C‘est incroyable ! Les adversaires politiques de J.L Mélenchon sont ignobles : ils reconnaissent en ce génie de la démocratie un être vil et démagogue dont la sincérité laisse à désirer. Sans parler, colporte-t-on, qu’il aurait intimidé la brebis Le Pen pourtant plus dure à fondre que les cloches de Notre-Dame affirment les gars de son club.
C’est insupportable ! Mélenchon avec ses propos de charretier dit leurs quatre vérités aux grands de la classe politique et s’offre l’outrecuidance de les moquer et les critiquer à la télé, les yeux dans les yeux. C’est sûr ! Si la Marine n’avait pas été instruite par papa d’enfiler cette foutue jupe qui entrave le mouvement, elle n’aurait pas esquivé l’attaque.. Elle aurait quitté le plateau sur le champ pour, en coulisse, honorer d’un pied botté l’arrière-train du sacrilège. Se battre oui, débattre non, la tête couronnée du bonnet phrygien, elle est comme ça la Marianne du Front ! Elle vous bouterait démocratiquement hors des frontières tous ces avaleurs de bouffe Halal qui vous digèrent les aides publiques sans maux d’estomac et vous sniffent les tapis hallucinogènes de la mosquée du Jardin des Plantes ou le macadam bitumeux des caϊds marseillais. Du reste, elle l’affirme, à juste titre, au provocateur chagrin en lui rabattant le caquet : ils ne sont pas du même monde électoral.
Mais l’inquiétant slogan de campagne de Mélenchon, en dit plus long que tous les projets de ses concurrents : Prenez le pouvoir ! De quoi rêver après cinq ans de servitude sous un potentat qui offre la liberté aux peuples de la Méditerranée en ruinant celui qu’il est censé servir. Toutefois, diront ceux qui savent : la générosité du Jean-Luc ne coûte rien à la nation. Cette suggestion insidieuse de l’affiche, si elle laisse croire au bon peuple qu’il en serait le mandataire dévoué, rappelle la proposition de son mentor, F. Mitterrand, prônant « Si je suis élu » une mandature présidentielle quinquennale lors de la campagne de 1981. Une promesse qu’il s’est toujours bien gardé de concrétiser.
Sans compter que, tout bien considéré, le peuple a déjà le pouvoir puisqu’il possède la souveraineté et peut la déléguer par le suffrage en la divisant au gré des mandats prévus par la Constitution et le code électoral. Voilà pourquoi l’habile Chirac fit en sorte que les législatives coïncident ou presque avec la présidentielle pour ne plus réitérer la dissolution. Elle lui offrit la cohabitation, un régime mauvais pour les affaires même si il est aisé de s’arranger avec les durs du PS. Delanoé et Sarkozy nous l’ont confirmé, tandis que les futurs candidats au primaire se gardaient de prendre position. Mais comme dit Madame Morano c’est indigne de rappeler le Fouquet’s. Je vais donc poursuivre dans l’indignité.
Mélenchon ne propose rien de neuf au peuple de France. Si ce n’est, peut-être, un mode d’emploi parmi d’autres.
Pour assainir une classe politique qui méprise et profite de celui auquel elle doit son gagne-pain, il propose à la ronde, si le pays en a l’audace, une constitution qui rétablisse l’autorité du mandant, c’est-à-dire du peuple. Ce, contre tout démantèlement de sa souveraineté comme celui auquel il assiste impuissant, sous la tutelle d’un Parlement félon, représentant de partis et non du peuple dont il tient son mandat. Cela vaut-il la peine d’y réfléchir ? A chacun de juger.
En ce sens le souhait de Mélenchon ne s’adresse pas seulement à ceux qui ont oublié leur droit de cité. Ces écœurés qui doutent, à juste titre, de la classe politique et usent peu ou prou leur droit de vote. Ici, Mélenchon, hugolien drapé de probité candide, semble se désintéresser du pouvoir et vouloir en chasser les Thénardier Réécrire les Misérables, version Zola pour réhabiliter Monsieur Madeleine ? Une telle vision inquiète le bourgeois bien-pensant qui fréquente la synagogue, la mosquée ou l’église et voit en lui un irrévérencieux, briseur de porcelaine, de tabous et pourfendeurs de Dalaï Lama.
Les autres candidats s’arrangent, font leur petits meetings, leur petites affaires, bricolent leur trésorerie trop chiche à l’aide d’expédients pour y faire pousser l’oseille, s’invectivent avec mollesse et retenue. Tout recommence comme du temps où, avec Angela Germaine, Bruxelles brucelait à Lisbonne… Romantique exacerbé de la politique, Mélenchon, lui, tempête et trépigne. Renversant le code de la malséance électorale provinciale, il en bouleverse les règles non écrites et les transforme avec l’agressivité provocante d’un Rastignac de banlieue. Pour emprunter à M. Smet, un soutien du César Birotteau du faubourg Saint-Honoré, il met le feu à la campagne électorale comme d’autres incendient nos carrosses au 14 juillet.
Inadmissible ! Pour faire la nique à ses adversaires préférés ! Ce pied-noir fourbe à la Camus, ne déteste même pas les Maghrébins, ces potes qui lui filaient, sans regarder à la défonce, des avoines salées à la récré parce qu’il était enfant de chœur ! Il vécut pourtant ses dix premières années à Tanger.
Cet homme, sans rancœur n’est pas normal ! Il possède même cette qualité chère à Sarkozy : il est travailleur. Que dis-je c’est un tâcheron. Il connaît les dossiers en profondeur, étudie ses concurrents et leurs discours, sait les analyser et discerne avec précision leurs points faibles et leurs insuffisances politiques. Cultivant à haut niveau l’art oratoire, il est un rhéteur remarquable et sait de quoi il parle, il écrit ses discours lui-même. Hollande et Sarkozy ne se donnent guère le temps de corriger ceux de leurs nègres qu’ils apprennent par cœur comme au théâtre.
Voici qui fait de lui un duelliste redoutable, aussi s’abstient-on souvent de le croiser, voire de l’attaquer. Ses concurrents l’évitent et l’ignorent. Un désavantage, certes, car en dépit de ses éclats, sur le fond, il demeure peu connu du peuple dont il tente de provoquer la réaction et de secouer la soumission tacite aux partis et aux candidats traditionnels qu’ils lui imposent.
Alors, démago ou pas ? Ce calculateur, talentueux et habile, utilise-t-il les frustrations et le mécontentement pour, tel François Mitterrand ou d’autres, parvenir à ses fins ? Est-il sincère, faussement sûr de lui, convainc-t-il les masses ou le couteau entre les dents destine-t-il ses opposants au goulag ? La campagne n’est pas terminée, les Français y répondront le 22 avril.

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Je dirai même plus : vinthyrambique.
05/03 06:13 - Gars d’Affij’ai regardé sur « arrêts sur images » de schneiderman ,un debat entre Emmanuel Todd et (...)
05/03 01:14 - TSSà foufouille Je ne sais pas sur quelles bases peut on tenir un raisonnement pareil (...)
04/03 22:37 - ApexAh, cette fois ci les juges ne sont pas en service commandé quand çà vous arrange (...)
04/03 10:58 - volpaSoit réaliste mon intervenant.
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