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Démission au Parti de Gauche : dérive à droite ? Dérive à gauche ?



L'Hérault du jour du 20 décembre (voir ci-dessous)

Tensions au Parti de Gauche... 

Disons-le sans fard, il n'y a aucune raison de se réjouir du départ de tel ou tel d'une organisation qui affiche vouloir rompre avec l'ordre existant. Pour avoir connu, à l'échelle, il est vrai, d'une scission en règle, cette situation, le NPA est bien placé pour savoir ce qu'il en coûte politiquement mais aussi affectivement de rompre avec des camarades et de subir les tirs à boulets rouges de ceux qui confondent critique politique et règlement de comptes. Concernant cette démission nous nous en tiendrons bien sûr, comme à notre habitude, à cette seconde option : avec Marc Dolez c'est un des membres fondateurs qui quitte le PG (1). Ce départ prend par là un sens politique d'emblée fort qui, probablement, va au-delà du seul personnage. On notera d'ailleurs qu'il est dans la lignée des précédents départs de Claude Debons et de Jacques Rigaudiat (en revanche il se trouve décalé par rapport à celui de Christophe Ramaux) qui soulignaient déjà la dérive supposée "gauchiste" du parti (Debons parle même d'un positionnement "néo-NPA" !) que pointe Dolez, ce qui, en clair, revenait, à regretter que les conditions d'un rapprochement avec le PS (tout en défendant son propre programme !) ne soient pas intégrées au schéma tactique, voire stratégique, du parti.

Le départ de Dolez s'inscrit donc dans une démarche que certains qualifieraient de "droitière" pour son indéniable tropisme de polarisation par un PS tombé dans les eaux glacées capitalistes du rapport Gallois mais avec l'inconvénient qu'un tel étiquetage vaudrait labellisation d'un cours de gauche pour identifier l'orientation suivie par le PG. Or, sans aller plus loin dans l'analyse de la question, on relèvera que le démissionnaire passe à côté de ce qui est, pour nous, la caractéristique essentielle de ce parti : l'articulation, d'une part, d'un verbe tout en radicalité assumant en effet le clash avec "Hollandréou", et, d'autre part, des déclarations (des pratiques aussi) ouvrant vers le Parti Socialiste. Pour ne prendre que l'exemple le plus récent, celui de la proposition faite par Jean-Luc Mélenchon, de devenir premier ministre, en lieu et place de Jean-Marc Ayrault, peu (aucun ?) d'analystes ont relevé son incroyable portée politique. Une fois enlevée l'écume indéniablement mégalomaniaque du personnage (qui renvoie à l'insupportable personnalisation, relevée par C Ramaux, qu'il imprime à tout ce qu'il touche, à commencer par son propre parti), il apparaît tout crûment qu'il veut, ni plus ni moins, gouverner en recevant l'appui du PS : "Il y a une majorité de gauche à l’Assemblée : je propose qu’elle change de centre de gravité. Je suis prêt à être Premier ministre" (2) ! En recevant paradoxalement l'appui de ce parti, le PS, cet "astre [pourtant] mort" qu'il est capable de descendre en flammes sans aucune pitié ! Oh ! certes, tant d'années passées, dans ledit PS, à trouver les meilleures combinaisons pour "monter" tantôt Rocard, tantôt Emmanuelli, ou encore Jospin, contre les "droitiers", ont laissé chez le bonhomme un sens aiguisé des opportunités : être premier ministre de ...Hollande ne pourrait se faire qu'en jouant, contre le pauvre Ayrault, les députés socialistes, du moins son aile gauche (ah ! l'aile gauche du social-libéralisme, cette belle contradiction dans les termes !), avec l'appoint des députés EELV désappointés par le cours gouvernemental. 

Résumons-nous : le gauchisme du PG déploré par Dolez n'est en fait qu'une "attitude" faisant combinaison avec l'autre attitude, celle bien pragmatique (droitière ?), envisageant très concrètement ce que, oh ! perversion de l'aveuglement du démissionnaire, celui-ci souhaite : se rapprocher du Parti Socialiste ! Avec seulement comme Grande Rupture le débarquement de Jean-Marc Ayrault, misérable et solitaire brebis galeuse du social-libéralisme, pour mettre le cap sur une politique antilibérale...parrainée par ... Hollande, toujours en tant que grand timonier présidentiel, et appuyée par les députés PS et EELV. Délaissant la "révolution par les urnes", nous serions ainsi embarqués dans une révolution...par le PS... Et dire que les Autain (Fase) ou les dirigeants de Gauche Anticapitaliste, aujourd'hui bien évidemment silencieux sur le sujet, nous juraient leurs grands dieux, quoique empêtrés dans les alliances "gouvernementales" nouées dans les collectivités locales par bien des représentants du Front de gauche avec les socialistes, que le Front de gauche avait définitivement abandonné l'idée de gouverner avec le PS !

Il y aurait bien d'autres choses à dire sur cette démission du PG, contentons-nous de conclure provisoirement que le départ de Dolez ne doit pas nous faire prendre pour argent comptant que le PG jouerait à l'extrême gauche ou révolutionnaire pas plus d'ailleurs que refuser de s'allier avec le PS, pire, appeler à le combattre serait, horresco referens, du gauchisme, donc de l'infantilisme politique, etc. Nous n'avons rien à gagner à développer des analyses hémiplégiques qui empêcheraient de comprendre ce qui rend impossible que le PG reçoive favorablement les propositions d'unité pour les luttes, autour des luttes, comme celles de Sanofi, Arcelor Mittal ou Peugeot, pour nous engager ensemble dans une opposition résolue au gouvernement. Posons la question qui, à défaut de tuer, fâche : pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il toujours rejeté être une opposition au gouvernement ? Convenons, à la lumière de ce que nous venons d'énoncer, que ce n'était "probablement" pas la voie royale pour recevoir l'appui parlementaire lui permettant de devenir premier ministre ! Précisons que nous distinguons bien Mélenchon et la direction du PG, qui l'entoure et soutient de telles aberrations politiques, des militants de ce parti que nous cotoyons dans les mobilisations et que nous voyons bien décidés à en découdre avec le social-libéralisme. La question étant celle de l'adéquation de cet engagement à se battre avec les désengagements à la lutte frontale de leur direction ! (3)

Nous avons affaire, à travers ces péripéties de l'acte de candidature de Jean-Luc Mélenchon au premier-ministériat ou du départ de Marc Dolez, aux aléas d'une stratégie politique, celle du PG, par ailleurs prise dans une convergence concurrentielle avec cet autre astre mort-vivant qu'est le PCF, qui se trouve dans une impasse : 1/ la séquence électorale étant provisoirement close, par laquelle seulement est envisagé l'accès au pouvoir ; 2/ le développement d'un mouvement social par la convergence des luttes en cours étant laissé à la seule initiative de directions syndicales, elles-mêmes spécialisées dans le désamorçage des risques de généralisation desdites luttes au profit de négociations à froid avec tout gouvernement en place (cf la mobilisation de 2010 sur les retraites) mais 3/ le mécontentement social grondant malgré tout, le PG cherche fébrilement à répondre présent : par du neuf, sur le terrain militant, à travers le récent forcing sur l'écosocialisme pour essayer de rabattre les écolos déçus et un maximum d'"indignés" vers lui et, par du vieux, du très vieux, du côté institutionnel, en faisant le coup de bluff de la candidature à succéder à l'actuel premier ministre en se servant du PS contre le PS qu'il s'agit de violenter (Mélenchon sait faire !) pour le régénérer ! Dolez préfère ne retenir que le premier point...alors que le deuxième condense bien le centre de gravité du PG : le travail pour recomposer politiquement autour de lui mais dans le cadre politicien en rêvant encore que ce qui fut impossible du temps du militantisme dans le PS sera enfin possible depuis un positionnement en extériorité tout en disputant le verbe gauchiste au NPA : faire venir les socialistes...à gauche. Ce qui, ma foi, pourrait convenir à un PC pourtant assez réticent sur la méthode employée car il est plus dépendant des socialistes dans ses alliances locales avec lui (les municipales de 2014 seront un rendez-vous des plus délicats pour lui). On conviendra, en tout cas, que là est bien ce qui rend malheureusement impossible une riposte unitaire de gauche au gouvernement comme l'appelle de ses voeux le NPA. Et ce qui soumet le PG, et par là tout le Front de gauche, à un jeu d'équilibrisme entre l'institutionnel et l'extra-institutionnel dont témoigne aussi la valse-hésitation des votes pour, contre ou en abstention des députés du Front de gauche. La quadrature du cercle n'a jamais fait une politique, le départ de Dolez en est une preuve, d'autres viendront, à une autre échelle peut-être, si rien ne change...mais le temps presse. Le social-libéralisme avance ses pions capitalistes et la souffrance du peuple s'accroît !

Antoine (comité NPA du Pic-Saint-Loup) 

(1) Voir l'article de L'Hérault du jour ci-dessous et les déclarations de Dolez à Libération

(2) La citation complète : "Il y a une majorité de gauche à l’Assemblée : je propose qu’elle change de centre de gravité. Je suis prêt à être Premier ministre, mais je peux aussi imaginer de ne pas l’être. Qu’une coalition se fasse avec des socialistes, des écologistes et des élus du Front de Gauche, sur une ligne de rupture évidemment avec la logique capitaliste et productiviste. C’est possible. A nous de faire la démonstration que nous sommes des partenaires fiables, idéologiquement stables, non dogmatiques."  

(3) Christophe Ramaux : "Je m’imaginais un parti ouvert, qui manque tant, où l’on réfléchit, discute, débat (ce qui n’empêche aucunement de trancher quand il le faut et de s’engager dans l’action). N’adhère-t-on pas à un parti d’abord et avant tout pour ses idées ? Le PG fonctionne, au contraire, comme une petit groupe « discipliné » (le mot est ouvertement revendiqué), qui a peur des débats, de l’expression des divergences (comme si quiconque pouvait avancer sans la critique). Cela est même inscrit à présent dans le marbre de ses statuts. Il faut en effet 20 % du conseil national sortant pour pouvoir présenter un texte alternatif à celui de la direction. Je n’ai jamais été membre du PS. Mais je m’interroge : avec une telle règle, Jean-Luc Mélenchon et ses amis auraient-ils pu y constituer leur courant ? Le résultat est là : un turn-over étonnant avec beaucoup d’adhésions (le « menu » est effectivement alléchant), mais aussi beaucoup de démissions souvent résignées et silencieuses." (cf sa lettre de démission

Illustration : 3132632.jpg


     

 L'Hérault du jour du 20 décembre
   



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www.npa34.org


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7 réactions à cet article    


  • eric 24 décembre 2012 11:31

    Éternel problème. Front populaire ou classe contre classe. La classe moyenne- moyenne sup socialiste fonctionnarisée a statut est en train de repartir les sacrifices sur les autres. Ainsi, par exemple, la MAP va frapper les familles les entreprises et la formation. L’avenir quoi !
    Pour la classe moyenne inférieure publique et para publique qui constitue la gauche de gauche, toute la question est de savoir si la collaboration de classe lui permettra d’arracher des miettes, ou si c’est par une confrontation et dans le rapport de force qu’elle peut obliger les parvenus du PS a partager un peu le gâteau. Il n’y a pas de réponse historique simple a cette question. Mais le gouvernement est aujourd’hui tellement affaiblit qu’il doit être quand même sensibilisé même aux desiderata de la base. D’un autre cote, l’affaiblir encore, conduit tout droit a une alternance avant terme.
    On a pu constater sur le terrain, que des élus de droite sont plus sensible a l’utilité réelle des uns et des autres pour le service public, qu’ a leur engagement en faveur de l’une ou l’autre gauche. On peut donc légitimement attendre d’un gouvernement de droite, qu’il partage les sacrifices plus équitablement. Des lors, la voie est toute tracée.


    • Fred94 24 décembre 2012 14:43

      La fracture entre les encartés de gauche et de droite se creuse, à mon avis, de plus en plus quand on voit la manière dont agissent les ténors au PS, à EELV, au PG et à l’UMP. Je pense que ceux qui veulent une nouvelle société ne devrait plus attendre que ce changement se fasse du sommet vers la base car avec une société décentralisée arrive la fin de la société pyramidale.


      • ddacoudre ddacoudre 24 décembre 2012 18:32

        bonjour antoine

        je suis attentivement l’évolution du FG, Mélenchon en est l’animateur, et parfois quand comme vous d’ailleurs au NPA il préconise des ces possible maintenant je me demande toujours s’il s’agit d’une posture stratégique ou si vous croyez réellement au fait qu’il soit possible de socialiser le capitalisme.. les socialistes ont succombé, les communiste s’y sont dissous et vous comme lutte ouvrière et les petits partis, êtes devenu insignifiants. ne voit pas en cela une quelconque agression de vos idéaux. Mais il y a toujours des instant ou il faut s’interroger et quand source Cevipof, 92% des citoyens veulent réformer ou s’opposent au capitalisme il est curieux qu’ils délaissent ceux qui s’y opposent ouvertement pour voter régulièrement pour leur soutient PS ou UMP. j’ai donc un jour écrit "Mélenchon sera-t-il une autre histoire. http://ddacoudre.over-blog.com/article-melenchon-sera-t-il-une-autre-histoire-
        66109770.html
        Naturellement s’il s’agit pour lui d’aller remplacer Ayrault l’histoire sera courte et suicidaire, j’en ai d’ailleurs,dans un commentaire, expliqué les raisons à syne93 qui s’en faisait l’écho sur ce site. L’on ne peut certes pas ignorer les stratégie d’acteurs mais la situation ne demande pas un changement de chef, un changement de socialisme, ni une opposition au capitalisme, mais d’inventer un nouveau paradigme de notre organisation social économique. Je n’imagine pas que quelqu’un puisse l’inventer de toute pièce et qu’elles ne s’inscrive pas dans le déroulement de notre existence, mais elle ne peut plus s’inscrire dans le développement exponentiel de la croissance matérielle sous sa forme actuelle. Mélenchon semble s’ouvrir vers cette voie, mais ils se trimbalent encore des concepts populistes éculés du monde qui est entrain de s’effondrer durablement et lentement.

        C’est donc dans le rôle d’un innovateur de la pensé ou d’un idéal ou rêve ou projet de société à construire que je le vois plus que dans un fauteuil de premier ministre qui serait sa chaise électrique.

        Mais il ne le fera pas seul, souvent j’écris qu’il faut réunir les restes du mur de « berlin » pour créer un appel à l’espérance autour d’un nouveau parti pour préfigurer le remplaçant du capitalisme qui s’imposera de fait dans la souffrance, vous et d’autres trouvaient les raisons d’une frilosité pour rester accroché à vos propres dogmes qui ne prospèrent plus. Que vous ayez des différents il me semble bien que ce soit normal, comment voulez vous qu’émerge une nouveauté sans qu’elle s’ajuste pour se viabiliser. Malheureusement ce n’est pas ce que vous soutenez qui prospère mais ce que vous combattez. Mon dernier article le touche du doigt.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=128013


        cordialement et bon noël.


        • simplesanstete 24 décembre 2012 22:56

          Aucun intérêt, pour ces trafiquants et missionnaires ./ Vraie gauche, fausse gauche depuis 140 ans, vive la baisse tendancielle du taux de......... croyance celle dont n’a jamais parlé Max.


          • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 26 décembre 2012 10:46

            Il ne s’agit pas de s’accrocher à des dogmes mais de proposer un cadre politique et de le rendre crédible par des mesures concrètes. Que le NPA ait échoué pour l’instant dans cette entreprise est une chose, que ce qu’il propose se résume à la perpétuation de dogmes est, me semble-t-il, aller vite en besogne : le travail de contestation politique du capitalisme implique que l’on tâtonne, que l’on « se plante », que l’on rectifie, etc. Le déséquilibre des forces, vous le reconnaissez d’ailleurs, est énorme : les détenteurs de capitaux ont en main l’essentiel des cartes et en jouent à leur avantage. Ce n’est pas faire du complotisme que de dire cela : c’est constater que ce que l’on appelle l’air du temps « travaille » pour le capital. Que ce soit par les solutions qui sont présentées comme les seules crédibles (le libéralisme via le PS ou l’UMP) ou par simplement en diffusant le sentiment d’impuissance ou d’échec qui mine les chercheurs d’alternative. C’est pour cela qu’il est particulièrement contre-productif, si du moins on opte pour combattre cette société inégalitaire, de parler sans plus de précisions de dogmes : dire « tout ce qui est un rapprochement avec le PS participe d’un affaiblissement de la pensée stratégique d’alternative antilibérale ou anticapitaliste » n’est pas un dogme mais une proposition politique étayée par des faits et mise en forme argumentée. Je ne parle pas de preuves, il n’y en a pas vraiment en politique. Il s’agit de confrontation argumentée de points de vue, soyons modestes.

            Les choix écosocialistes du NPA sont par ailleurs le signe de quelque chose de relativement nouveau pour ce qui, d’une manière ou d’une autre, s’inscrit dans le sillage de la LCR tout en ne se résumant pas à celle-ci. Lisez les textes de Daniel Tanuro (en vidéo ici et ici) qui, à l’échelle internationale (il est belge), participe des choix du NPA : il y a un vrai travail de relecture critique, mais sans démagogie « air du temps », de Marx au miroir de l’écologie. Et il y aurait mille autres exemples qui indiquent qu’il vaut mieux cibler des points précis au lieu d’en rester à des généralités, un peu faciles, sur les dogmes de tel ou tel qui souvent ne le sont (des dogmes) que parce qu’ils ne sont pas vraiment...pensés ! Sans vouloir vous vexer.

            Quant à Mélenchon et à sa proposition d’être premier ministre de Hollande, il est bon de rappeler qu’il y a eu des précédents d’ouverture vers les socialistes prétendument...de gauche et que cela forme une cohérence. Cela a donné par exemple en octobre 2011 ce retournement vertigineux qui l’a amené à créditer Montebourg pendant les primaires d’être autonome vis-à-vis des Hollande, Aubry, etc. avant de devoir, piteux, reconnaître, deux jours après, que ce n’était pas tout à fait cela : "Montebourg ne leur [= Aubry et Hollande] fait pas davantage de cadeaux après qu’avant. Un communiqué a clos les rumeurs qui le disaient prêt à soutenir François Hollande. Il reste donc autonome et indépendant. [...] Montebourg est sorti du rôle de gauche d’appoint à la direction du PS. Il a donc élargit l’espace de la gauche dans l’opinion.« puis : »Montebourg un temps a relevé le gant. A présent la vie du PS reprend, avec sa grisaille et son eau tiède, ses batailles d’organigramme de campagne et ses luttes de places au futur gouvernement. [...] Les dernières heures de la primaire socialiste ont failli me jouer un mauvais tour." (Mélenchon et Montebourg, dérapage mal contrôlé). Mais ce n’est pas tout, en janvier 2012 le voilà qui fait les yeux doux à...Chevènement. Apprenant que celui-ci se désistait pour la présidentielle, notre fringant champion du Front de gauche déclare sans gants « « Ce serait un honneur de l’avoir avec nous. »  ». Et tant pis si ce personnage incarne ce que la gauche peut faire de plus réactionnaire en matière d’immigration (Valls est son fils « spirituel », guillemets de rigueur !) : pour plus de renseignements sur ce dérapage chevènementiste de JLM : Chevènement renonce, Mélenchon et Hollande lui font les yeux doux

            Tout ceci pourrait faire apparaître Mélenchon comme un homme sans...dogmes. Or cette apparente qualité cache souvent un gros travers politicien : l’opportunisme qui, à sa façon, s’ancre dans un beau dogme (il faut savoir être souple !). Et qui permet, par-delà les grands moulinets radicalement antilibéraux, de perpétuer le capitalisme !


            • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 26 décembre 2012 10:51

              Tout le monde aura rectifié dans l’article :

              "le NPA est bien placé pour savoir ce qu’il en coûte politiquement mais aussi affectivement de rompre avec des camarades et de subir les tirs à boulets rouges de ceux qui confondent critique politique et règlement de comptes. Concernant cette démission nous nous en tiendrons bien sûr, comme à notre habitude, à cette première option"

              Le rédacteur de l’article : Antoine (Montpellier)


              • Tzitzimitl Tzitzimitl 13 janvier 2013 03:48

                Dans la Vème République, le président et le premier ministre ne sont pas forcément du même bord, ça s’appelle une cohabitation, et dans ce cas le Président perd tout pouvoir politique... Je ne crois pas que Miterrand était d’accord pour la chasse aux immigrés de Pasqua, ni Chirac pour les 35h de Jospin, une cohabitation ce n’est pas gouverner ensemble.

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