Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Démocratie, oligarchie, doxocratie : les vrais enjeux des présidentielles

Démocratie, oligarchie, doxocratie : les vrais enjeux des présidentielles

En marge de la campagne des présidentielles, ou au coeur des débats que cette campagne qui commence devrait soulever : la nature de notre démocratie... et la nature de la crise qui la frappe... Question de fond (et de base) : les partis sont-ils des rampes de lancement pour des postes électifs ou des « familles qui défendent des idéaux, des intérêts, des objectifs communs » ?

Cette question en amène une autre : la démocratie dite « pluraliste », ou « à l’occidentale », est-elle un mode de sélection des « élites » chargées de gouverner ou une « grille de valeurs », une série de règles d’actions, un régime qui concilie les intérêts contradictoires des « individus » et de la « collectivité », de la liberté et de la solidarité, de « l’égale dignité » entre les personnes et de l’inégalité des conditions de vie ?

Comment ne pas reposer ces questions-clefs aujourd’hui, dans un paysage politique français qui est en pleine rupture avec le paysage sociétal français ? Et dans un contexte socio et psycho-politique qui favorise les pires des impostures en encourageant les plus artificielles ou les plus mensongères des postures. Sur plus d’un terrain et sur plus d’un plan... Et pas seulement dans les « élites ».

La crise de la démocratie dite « représentative » révèle une crise de la démocratie dont on ne sortira pas par des discours, généreux mais truqués, sur les « démocraties » dites « participatives », « délibératives », « interactives », « directes » ou autres...

medium_jacques_julliard.jpgJacques Julliard, avec pertinence, a parlé de doxocratie à propos du règne des sondages, de la « loi de la rue », des modes médiatiques, des doxa (ces pensées dominantes d’un moment), des snobismes quotidiens engendrés par le « système politico-médiatico-publicitéro-marketing », des élans contradictoires des « zappeurs-consommateurs », (des « zappanthropes » disait Cornélius Castoriadis) .medium_Castoriadis.jpg

Cette doxocratie peut-elle contribuer à sauver la démocratie d’elle-même ? Non. Parce que cette « démocratie » reste un idéal, un but à atteindre, un idéat, comme disait Spinoza, non une réalité accomplie. Parce que ce qui est contesté, c’est moins la « démocratie proclamée que « l’oligarchie » effective que les institutions (dites « républicaines » mais en fait césaro-maonarchistes) contribuent à perpétuer.

La doxocratie conduit au triomphe des populismes (de droite et de gauche) et de la médiocratie. Qui en a vraiment conscience ? Qui surtout s’en préoccupe, en ces temps où les crises s’additionnent (et se nourrissent mutuellement), économique, sociale, sociétale, politique, culturelle... ? Comment faire pour que cette campagne présidentielle se centre ou se concentre sur cette question-clef ?

medium_morin.jpgSOS Edgar Morin : c’est la « pensée complexe » qui est en panne, pour cause de simplisme généralisé et instrumentalisé...

Pourtant, nous devons sortir de cette spirale de l’échec de la pensée, qui risque de conduire au pire des crises : une humanité incapable d’assumer l’humain.

C’est politique plus que philosophique, ou, du moins, c’est de l’ordre de cette philosophie politique sacrifiée sur l’autel (stupide) desdites sciences politiques, comme si la politique (ou l’économie) était une science...


Moyenne des avis sur cet article :  4.29/5   (51 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 4 octobre 2006 11:25

    Et encore vous n’avez pas cité l’ochlocratie , le gouvernement par la foule !

    Voir sur Wikipedia : "L’ ochlocratie (en grec : οχλοκρατια, en latin : ochlocratia) est une forme de gouvernement dans lequel la masse a tous les pouvoirs et peut imposer tous ses désirs.

    « Si le terme « ochlocratie » est de nos jours quelque peu tombé en désuétude, la réalité qu’il recouvre a toujours été débattue dans les ouvrages de philosophie politique. Pour le définir, on peut tout d’abord s’en référer à la définition qu’en donne le dictionnaire Le Robert, qui précise (...) »

    « Ochlocratie » : 1568. Emprunté au grec okhlocratia, de okhlos, foule et -cratia, pouvoir. Inusité. Gouvernement par la foule, la multitude, la populace ».


    • Daniel RIOT Daniel RIOT 4 octobre 2006 12:16

      Vous avez tout à fait raison, merci.


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 5 octobre 2006 12:06

      Plus complet que le Petit Robert, et en ligne, il existe le Trésor de la Langue Française, édité par le C.N.R.S.

      http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm ;java=no ;


    • Bulgroz (---.---.247.234) 5 octobre 2006 12:10

      Courouve,

      Le lien ne fonctionne pas


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 23 septembre 2008 14:43

      Je viens de vérifier que les deux liens donnés fonctionnent.


    • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 12:57

      Parait que la pensée complexe est en panne, qu’il faut sortir de la spirale de l’échec ...

      No problem, je peux vous dépanner et gratos ou cratos. Il faut d’abord écrire le mot démocratie dans les petits rectangles blancs en haut des pages sur votre écran, ensuite ajouter les lettres D I R E C T E. Un petit effort supplémentaite et pouvez ajouter entre les deux le mot « semi ».

      Ensuite, et là c’est plus dur, il faut appuyer sur la touche ENTER ou cliquer sur ENVOI. Enfin, ouvrir les sites et ... lire. Ca vous changera du verbe « élire ».

      Yapadkoa


      • arturh (---.---.119.98) 4 octobre 2006 13:19

        Il n’y a pas de crise de la démocratie, puisqu’il n’y a pas de démocratie.

        Il y a une crise de la Vème République, certes, mais la Vème République n’est pas une démocratie (absence de séparation entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif, pouvoir judiciaire sous la tutelle du pouvor exécutif). Il y a donc uniquement une crise de la représentativité du pouvoir dans la République.


        • candidat007 (---.---.122.128) 4 octobre 2006 13:59

          « Comment faire pour que cette campagne présidentielle se centre ou se concentre sur cette question-clef ? »

          C’EST LA BONNE QUESTION ! mais encore faut il savoir ce que l’on demande.

          Tout d’abord ;
          - un postulat « la démocratie est et sera toujours en danger. » et ce n’est pas une échéance électorale qui répondra à toutes nos intérrogations.

          Ensuite ; régler le problème le plus urgent et le plus prégnant, que vous avez particulièrement bien cerné, à mon avis.

          il s’agit d’une crise de « la démocratie représentative » et d’une contestation de l’« oligarchie » effective que nos institutions contribuent à perpétuer".

          A cela une seule première réponse possible, pour débuter cette reconquête démocratique.

          - responsabiliser les élus sur leurs fonctions propres. et donc élire un représentant sur une compétence bien définie. (Département, région, assemblée nationale, sénat etc.. Donc un élu - une compétence ou un mandat.
          - limiter la constitution d’oligarchie en empêchant strictement le cumul des mandats et le renouvellement continuel des mandats.

          ENSUITE on peut s’intérroger sur la manière dont cette question pourra être au centre du débat présidentiel.

          ET LA, il y a un os, parce qu’aucun candidat membre d’un parti n’osera s’affranchir ou bousculer les pesanteurs de sa propre organisation. C’est pour celà, qu’il est nécessaire de trouver un candidat à la présidentielle courageux qui prendra l’engagement de procéder à cette réforme essentielle après son élection.

          Quand le moment sera venu, je ne vois qu’une seule pression possible sur les candidats à la présidentielle ; les menacer de s’abstenir lors de l’élection. Merci de votre attention. Voir mon blog ;


          • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 15:18

            007 tu peux toujours courrir avant de voir cumuls, imminutés et autres aberrations « démocratiques » disparaitre par le seul effet d’une magique baguette à 0,80 euros. Arrêtons de consommer du droite/gauche franchouillard.

            le seul contre-pouvoir face à l’oligarchie ambiante qui squatte le pouvoir c’est le référendum d’initiative populaire. Mode d’emploi parfaitement bien décrit parmi les 39 autres propositions du candidat Alain Mourguy. Cela revient à introduire la démocratie semi-directe en France par le canal de la « démocratie » représentative. Il suffisait juste d’y penser ... ! Mourguy l’a fait.

            Tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas.


          • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 15:28

            http://www.elysee2007.org/

            Si quelqu’un peut me dire comment fait-on pour creér le lien actif... Il touchera une forte récompense. Moi n’y arrive pas.


          • chantecler (---.---.4.88) 4 octobre 2006 16:31

            OUI,c’est ce que disait Napoléon III qui aprés avoir été élu président de la République à la faveur des évènements de 1848 (pour ceux qui reviennent toujours à 1968 !) s’est fait proclamé empereur à vie pour nous amener à la débacle de 1970,la Commune, écrasée par les Versaillais arrivés par la porte de Saint-Cloud (comme c’est curieux !)et qui a débouché sur la guerre de 1914/1918 à cause,entre-autre de la perte de l’Alsace et de la Lorraine.

            Lui aussi était partisan des référendum.


          • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 17:18

            Le référendum dont tu parles n’a rien à voir avec les référéndums d’initiatives poupulaires encadrées par une sécurité juridique. Le référendum auquel tu te référes est un coup d’Etat, vient du haut et ses résultats probablement truqués..... Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon Ier, un décret dissout l’Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel. Malgré quelques soulèvements, dans certains départements comme l’Yonne, les Basses-Alpes, le Var et le Lot-et-Garonne, vigoureusement réprimés, le coup d’État est approuvé par le peuple et le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d’avis favorables.


          • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 17:54

            32 départements sont mis en état de siège dès le 8 décembre 1851, les zones de « résistance » républicaine au coup d’État sont maîtrisées en quelques jours, les opposants sont arrêtés ou doivent s’enfuir, tel Victor Hugo qui part de lui-même à Bruxelles. 26 000 personnes sont arrêtées, 9 530 envoyés en Algérie, 250 au bagne de Cayenne.... Le « référemdum » dont tu parles (et non pas les référendums) plébiscite ensuite Napoléon III à 92 % des suffrages... Un score peu digne de foi, l’armée au côté de Napoléon III se chargeant de faire « respecter » l’ordre...


          • candidat007 (---.---.122.128) 4 octobre 2006 19:59

            à TB

            Si je le savais puisque j’ai été il y a déjà quelques mois voir le site de Mr Mourguy et que personnellement je suis pour l’établissement et le développement de la procédure de référendum citoyen. Sur le Principe, pas de problème, même Bayrou en prévoit un dans sa proposition de 6 éme république. (reste à voir les modalités de mise en oeuvre, les domaines sur lesquels il serait utile etc etc...). Les propositions de RIC sont extrêment nombreuses,( moi-même sur mon blog « changer la république », je m’y suis essayé) certains vont jusquà proposer des Référendums de révocation d’élus. enfin.. il faut voir...

            Le problème c’est que je ne suis pas convaincu par la pertinence du Référendum citoyen comme solution primordiale à la crise démocratique actuelle. D’abord il e peut résoudre tous les problèmes législatifs et toutes les questions de gestion de la vie publique. c’est évident. Ensuite, on ne peut pas solliciter les électeurs à tout moment et en permanence. Et puis il peut y avoir des dérives ou des abus..

            personnellement, je suis prioritairement pour la démocratie représentative et je pense que la première chose à obtenir est la limitation stricte du cumul des mandats et un renouvellement limité dans un même mandat.

            je peux courir. Sans doute, un peu, mais enfin le PS et l’Udf, Blanc, Mourguy aussi, demandent déjà le mandat unique pour les députés.

            Le débat ne fait que commencer. Il faut s’y investir d’une manière ou d’une autre. Et Monsieur Mourguy a raison d’insister sur des revendications démocratiques. C’est trés bien.


          • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 23:34

            007, merci pour ta réponse.

            les problèmes législatifs et toutes les questions de gestion de la vie publique relatives à la démocratie semi-directes sont déjà solutionnés. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la Confédération hélvétique. Non seulement ils ont résolu le problème mais évitent, par là-même, l’inflation législative galopante que la France connaît, monstruosité dénoncée par l’actuel Président du Conseil Constitutionnel Pierre Mazeaud.

            Les référendums d’initiatives populaires n’ont que des avantages : gains de temps et très grande économie financière en plus de voir s’exercer un pouvoir réellement en phase avec les citoyens.

            On ne peut pas solliciter les électeurs à tout moment et en permanence. Tout à fait d’accord. Mourguy aussi et il le dit dans sa 3ème proposition. 3 ou 4 référendums par an en moyenne en Suisse permettant un autre avantage : les citoyens se responsabilisent un peu plus, ce qui ne me déplais pas, bien au contraire. En France, trop de gens sont soit résignés soit se défaussent derrière un candidat qui réfléchira à leur place. Inadmissible.

            C’est quoi « RIC » ?


          • candidat007 (---.---.122.128) 5 octobre 2006 00:05

            à TB

            RIC = Référendum d’Initiative Citoyenne.


          • T.B. (---.---.21.162) 6 octobre 2006 16:17

            Merci, très RIChe ton blog.


          • armand (---.---.103.233) 7 octobre 2006 09:56

            Personne ne nie la brutalité avec laquelle le régime de Napoléon III s’est installé - mais tous s’accordaient à dire, à la veille de la guerre de 1870, que l’exécutif jouait le jeu parlementaire, promouvait des avancées sociales, respectait la liberté d’expression (les figures montantes de la Commune se sont fait entendre, et il y a même eu des tentatives de conspiration, avant la chute du régime dans la funeste guere de 1879). Napoléon III, en libéralisant le système, aurait dit aux parlementaires : « la politique c’est vous, la sécurié je m’en charge ».


          • Le Herisson (---.---.46.229) 4 octobre 2006 14:29

            Cela dit, Jacques Juliard et le Nouvel Obs sont « Royalmaniaques », c’est à dire, ont pris apparemment parti pour une candidate qui entend surfer sur la « loi de la rue ». Comment expliquer ce phénomène ?


            • Edgar de l’est (---.---.64.135) 4 octobre 2006 14:32

              A chaque fois que le systeme capitaliste est dans une impasse il y a -Une guerre si possible mondiale -Un Krach boursier .Après il se réorganise en nouvelle féodalité ,ce n’est que du marketing !


              • chantecler (---.---.4.88) 4 octobre 2006 16:08

                Cela fait un certain temps que je n’achète plus le N.O... Je trouve particulièrement piquant la position de Jacques Julliard ,que j’ai donc perdu de vue,spécialiste es doxocratie.Le l’ai lu pendant des mois ressasser les mêmes arguments au sujet du TCE,avant et un an aprés...Et d’interpeller ceux qui prônaient un plan B caustiquement et de façon monomaniaque.Il aurait pu justement relancer la démarche,s’il avait consenti à descendre de son piédestal.Je le classe parmi les« maîtres à penser » imbitables. Par ailleurs,je ne fais plus confiance en des journaux qui sont truffés de publicité et quelle publicité !(comment avoir confiance en leur indépendance ?).C’est dommage parceque je trouvais certaines plumes et dessinateurs trés interessants.

                Si le Nouvel Observateur soutient Ségolène Royal,je trouve que ce n’est pas un cadeau qu’il lui fait.Désolé.


                • chantecler (---.---.4.88) 4 octobre 2006 16:17

                  Je pense par exemple à Jean-Claude Guillebaud qui en gardant une certaine distance est un journaliste de grand talent et qui fort heureusement écrit dans d’autres journaux, et à bien d’autres : Reynaert,DDT,...


                • (---.---.140.101) 4 octobre 2006 16:46

                  Quoi qu’il advienne, nous ne ferrons plus rien de bon, sans une prise de conscience et un règlement à l’échelle mondiale.

                  L’Europe a failli dans ce domaine, ce qui nous laisse un grand pessimisme pour l’avenir.

                  La France et les Français ne peuvent rien attendre ni des politiques, ni des institutions. Ils sont livrés à eux-mêmes avec des dérives croissantes.

                  Nombreux sont ceux, qui comme vous l’ont dénoncé, depuis un certain temps déjà. Mais ces belles paroles ne suffirons pas, nous le savons tous très bien.

                  Philgri


                  • T.B. (---.---.21.162) 4 octobre 2006 17:28

                    Pour moi, les belles paroles se traduiront par un geste concret, sans équivoques .... Lors du 1er Tour : je mettrai dans l’urne le bulletin avec écrit dessus MOURGUY .


                  • Le Herisson (---.---.121.162) 4 octobre 2006 17:27

                    Moi aussi, je me suis désabonné du Nouvel Obs (après 10 ans d’assiduité tout de même) après une énième couverture sur Royal.


                    • chantecler (---.---.4.88) 4 octobre 2006 18:45

                      Voila qui ne manque pas de piquant !Apparemment tu te situes au centre !Bonne chance !


                    • arturh (---.---.119.98) 4 octobre 2006 18:23

                      Il y a beaucoup de grands mots pour peu de résultat en terme d’analyse dans cet article.

                      Pourquoi ne pas être plus concret et pragmatique ?

                      Par exemple l’auteur écrit : « Comment ne pas reposer ces questions-clefs aujourd’hui, dans un paysage politique français qui est en pleine rupture avec le paysage sociétal français ? Et dans un contexte socio et psycho-politique qui favorise les pires des impostures en encourageant les plus artificielles ou les plus mensongères des.... » etc, etc,

                      Concrètement, où l’auteur veut-il en venir ? J’aimerai savoir par exemple comment il analyse le fait que le Parti Socialiste va obligatoirement présenter un énarque comme candidat à la présidentielle.


                      • pedrolito (---.---.71.140) 4 octobre 2006 20:20

                        Strauss-kahn n’en est pas un ?!


                        • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 20:58

                          @ Arthur:tu as raison:les énarques ne sont sans doute pas les meilleurs pour diriger le pays.Mais je préfère un énarque à un con,bourré de préjugés,qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Certes, au Front National, il y a moins d’énarques et peut-être pas du tout, mais ce n’est pas pour cela que je lui confierais la direction du pays,et les clés de notre force nucléaire.Votre déférence en votre leader vieillissant ne cesse de m’étonner et franchement je suis consterné qu’autant de jeunots se laissent appâter par tant de démagogie.JMLP n’en a rien à foutre de gens comme toi:mais il est au minimum comme une secte:tant de voix lui rapporteront tant de fric.Demande- lui publiquement de s’engager à ne pas recevoir un Kopek de l’état suite à l’élection et on en reparlera.


                          • Jyjy (---.---.204.61) 4 octobre 2006 21:30

                            Connaissez-vous « la France en Action » ? http://www.lafranceenaction.com/ Si oui, comment appelez-vous ce que propose J-M Governatori ? Vous pouvez écouter une de ses interview par le net, dont celle-ci à RMC : http://www.1001podcast.com/podcast/RMCInfo/channel49/080806_ggjour.mp3 Vous trouverez un certain nombre de propositions évoquées plus haut. J’ajouterai à ce qu’a écrit arturh le 4 octobre 2006 à 13H19 que NOS représentants ne représentent plus grand chose puisque le gouvernement décide, la discipline de groupe majoritaire entérine et, circulez ! Exemple ahurissant : la « fusion » GDF SUEZ dont SArko ne voulait pas il y a peu ! Donc il n’est pas utile de rémunérer 577 députés alors que 1 par groupe suffirait (poids de son vote au prorata du % aux législatives) 1 seul ministre, le 1° avec un vice 1° ministre et basta. J’exagère ? Si peu. smiley


                            • Jyjy (---.---.204.61) 4 octobre 2006 21:34

                              Désolé, il y a erreur sur l’adresse du fichier MP3. N’en tenez pas compte, je vais essayer de vous trouver le « bon ». smiley


                            • Jyjy (---.---.204.61) 4 octobre 2006 21:37

                              Décidément ! « Attendre le contre-ordre avant d’exécuter l’ordre ! » Pour le MP3 c’est la bonne adresse !  :/-(


                            • FredSud37 (---.---.114.163) 7 octobre 2006 14:29

                              « Je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et GDF ne seront pas privatisés. (.....) Le Président de la République l’a rappelé solennellement lors du Conseil des Ministres au cours duquel fut adopté le projet. Mieux, le Gouvernement acceptera l’amendement du Rapporteur prévoyant de porter de 50 à 70 % le taux minimum de détention du capital d’EDF et de GDF ».

                              Nicolas Sarkozy à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2004.


                            • arturh (---.---.119.98) 5 octobre 2006 09:59

                              @ Dugenou.

                              J’ai du relire mon post deux fois pour comprendre pourquoi vous en tirez la conclusion que je suis un partisan de JMLP ! Ca me fait dresser les cheveux sur la tête !

                              Mais c’est intéressant. Oui, je maintiens que aujourd’hui, en France, trois choses sont impensables : 1- Que le prochain Président ne soit pas énarque. 2- Que le candidat du PS ne soit pas énarque. 3- Que le candidat de l’UMP ne soit pas énarque.

                              Il y a une raison à ça.

                              L’auteur de l’article croit qu’il y a une crise de la démocratie. Je lui ait répondu qu’il n’y a pas de crise de la démocratie, puisqu’il n’y a pas de démocratie. JMLP en est la preuve, d’ailleurs, puisqu’il est impensable qu’un JMLP soit en position (théorique) d’être élu chef suprème du pouvoir exécutif d’une démocratie alors qu’il est un ennemi déclaré de la démocratie.

                              Il n’y a donc pas une crise de la démocratie. Il y a une crise de la Vème République qui n’est pas une démocratie. La constitution de la Vème République a été écrite par un comité d’experts qui étaient tous Haut-Fonctionnaires. Il est est donc normal qu’aujourdhui la Haute Fonction publique occupe l’essentiel du pouvoir. Le Président est énarque, le premier ministre est énarque, le futur président sera aussi énarque.

                              Je faisais juste remarquer à l’auteur de l’article qu’un baratin bobo du style : « Jacques Julliard, avec pertinence, a parlé de doxocratie à propos du règne des sondages, de la « loi de la rue », des modes médiatiques, des doxa (ces pensées dominantes d’un moment), des snobismes quotidiens engendrés par le « système politico-médiatico-publicitéro-marketing » n’est qu’une logorrhéé qui ne sert qu’à illustrer comment ces journalistes des « grands médias » abondamment critiqués sur Agoravox pour leur complicité avec le pouvoir en place, fabrique du discours vide de sens pour éviter de parler de la réalité.

                              Mais dans un sens vous avez raison : JMLP est un produit de cette réalité, qui n’a plus, comme on l’a vu le 21 avril 2002, comme seule rssource pour se maintenir au pouvoir au nom de la « démocratie », que de nous dire : « C’est nous, ou JMLP ».


                              • Dugenou (---.---.4.88) 11 octobre 2006 10:55

                                @ Arthur:je comprends ta réaction:je me suis rendu compte de la méprise trop tard:c’est l’inconvénient avec le net:il est parfois malaisé de prendre du recul, surtout quand on a passé trop de temps à surfer:toutes mes excuses donc !


                              • Le Hérisson (---.---.46.229) 5 octobre 2006 11:53

                                Pour répondre à certains, non, Dominique Strauss Kahn n’a pas fait l’ENA même s’il y a enseigné parfois. Il a fait HEC et l’IEP. Cela dit, halte à l’ostracisme... Quelqu’en soit le sens. Si l’on peut regretter qu’autant de décideurs soient énarques, le fait de les éliminer systématiquement du pouvoir serait autant regrettable.


                                • arturh (---.---.119.98) 5 octobre 2006 13:26

                                  « On » ne peut pas éliminer les énarques, puisque le pouvoir est fait par eux, pour eux.

                                  Non, Strauss-Kahn n’a pas fait l’ENA. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’a strictement aucune chance d’être le candidat du PS.


                                • (---.---.151.103) 5 octobre 2006 21:50

                                  et na et na et nana c’est certe facile mais avez vous lu nana de zola ou préferrez vous le coca cola. Sérieusement nous sommes en démocratie, « la preuve je peux cliker ou je veux... » quant à la « crise de la représentativité » depuis le temps qu’on en parle, savez vous encore de quoi il s’agit ? Il y a une sacré foutu différence entre se faire sonde le trou du cul et « UN ACTE POLITIQUE »


                                • chochotte (---.---.4.88) 5 octobre 2006 21:55

                                  Peuchére:monsieur n’y va pas avec le dos de la cuillère !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès