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Accueil du site > Actualités > Politique > Démocrature française et petites magouilles entre amis

Démocrature française et petites magouilles entre amis

Non à la loi dite de « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle ».

Non aux élections dites « primaires ».

 

« Et tous se demandent quelle est la meilleure couleur pour repeindre la clôture du jardinet qu’ils continuent d’entretenir sur les flancs du volcan déjà secoué de grondements. »

F. Lordon, Nous ne revendiquons rien, Le Monde Diplomatique, 29 mars 2016

Il y a quelque chose de grandiose avec ces équipes de politicards qui se succèdent, de droite, de gauche, tous plus mauvais les uns que les autres et qui reviennent régulièrement pour remplir leurs gamelles : il n'y en a pas une pour racheter l'autre. On fait de la politique comme du développement durable : c'est à dire que l'on continue de faire durablement ce que l'on a toujours fait – un petit fricot nauséabond, une petite cuisines électorale -, avec quand même ce passage délicat (un peu comme une sorte de dos-d'âne qui oblige le conducteur à ralentir) que représente l'élection présidentielle, « la Mère de toutes les élections », celle qui permettra de continuer à remplir (encore un peu) les gamelles précitées.

Les parts du gâteau étant déjà pré-distribuées suivant la règle bien comprise du « Tu me soutiens, je t'investis... », http://www.boursier.com/actualites/reuters/la-droite-verrouille-sa-primaire-consensus-sur-les-legislatives-188167.html?fil70 il ne reste plus qu'à écarter tous les obstacles afin, précisément, d'éviter de prendre une gamelle électorale.

Car voyez-vous, Chers Lecteurs, la politique (en France, tout au moins), est encore obligée de composer avec cette véritable plaie que représente le Peuple, un Peuple qui non seulement dispose d'un droit de vote mais encore entend l'exercer sans que l'on sache trop comment éviter qu'il puisse « mal » voter. Ces choses-là, désagréables, arrivent parfois. Il existe d'ailleurs des pays dans lesquels la question est définitivement réglée pour éviter, précisément, toute incertitude sur une interprétation hasardeuse de la notion ou de la catégorie politique dite de « démocratie populaire » : on n'y vote pas, sinon de manière très « encadrée »...

Démocrature

On voit donc apparaître des démocraties, mais aussi des « démocratures », néologisme intéressant qui semble caractériser la France dont les « dirigeants » réalisent avec inquiétude qu'ils ont en face d'eux des gens qui non seulement savent lire et écrire, mais qui plus est réfléchissent, finissent par comprendre la marche du monde, ont parfaitement saisi à force d'expérience, de tromperies, de promesses fallacieuses et d'espérances déçues la signification de notions aussi imagées que celles de « f. de gueule » ou « d'enfumage », ont des idées, mais en plus entendent les exprimer ! Et voilà que cinq années sont presque écoulées (« Comme le temps passe ! » aurait finement observé Brasillach) et qu'il est donc urgent (gamelle oblige) d'éviter que cette prochaine consultation électorale parte dans tous les sens (toujours cette notion polysémique de gamelle) et que les gens s'avisent de choisir (les ingrats !Avec tout ce que l'on fait pour eux !) une autre cavalerie différente de l'équipe de tocards et de chevaux de retour qui prétendent s'aligner pour 2017.

Le bipartisme est en danger ! L'alignement des planètes est de mauvais augure. L'équipe sortante est aussi mal en point que celle qui prétend lui succéder. La solution est donc toute trouvée avec l'élimination pure et simple de la concurrence et de toutes ces expressions possibles de la chose politique que représentent les « petits » partis, ceux qui ont déjà du mal à exister face aux gros partis qu'une conception bien comprise de la politique verrait bien interdire de concours : deux voitures de course sur l'autoroute ou le circuit, pas plus ! les autres guimbardes s'alignant comme elles le pourront, étant privées de logistique et priées d'emprunter les chemins vicinaux ou les départementales dont le profil limite la visibilité, la vitesse et donc l'heure d'arrivée.

 

Mais il se trouve que le temps est venu de priver ces honteuses écuries de politicards à la ramasse des moyens de rafler une fois de plus tous les prix.

La solution est très simple : s'il faut espérer que le Conseil Constitutionnel puisse rappeler et dire le Droit en anéantissant ce tripatouillage électoral qu'une représentation parlementaire indigne tente de mettre en place au nom de formations politiques obsolètes qui ne représentent plus que la collusion de camarillas vivant dans la hantise d'être balayées par un vote de rejet, il faut utiliser cette arme absolue que représente la Constitution, cette Loi fondamentale de la République.

Voulue par son concepteur et ses rédacteurs comme la garante d'une expression politique et citoyenne hors partis, la Constitution porte en elle le moyen radical d'anéantir les combines politiques auxquelles les citoyens-électeurs sont priés d'assister avant que de s'y soumettre ou d'y consentir, étant entendu que d'ici 2017 les candidats autres que les « candidats institutionnels » seront pour leur part simplement écartés ou mis hors-jeu et leurs électeurs soit passeront à la trappe, soit s'abstiendront. Quant aux autres...

On rappellera en effet que depuis la révision constitutionnelle adoptée par Référendum le 28 octobre 1962 qui l'a introduite dans la Constitution, l'élection du président de la République s'effectue désormais au suffrage universel direct.

S'agissant de l'expression directe de la souveraineté nationale - et uniquement de celle-ci -, il en résulte que tout autre moyen qui viendrait soit à « aménager » ou à « réduire » l'expression de cette souveraineté est dès à présent inacceptable, qu'il s'agisse de loi électorale ou encore d'élections dites « primaires », celles-ci ne pouvant servir d'anti-chambre à l'élection présidentielle en « sélectionnant » des « candidats-maison » avec des « procédures-maison ».

Cette proposition de loi d'accession à l'élection présidentielle verrouille un système de plus en plus illégitime, un verrou qu'il faut briser, car aujourd'hui en France les partis politiques ne comptent que 365 000 adhérents, soit 0,5% de la population française.

Et les autres ? A eux de choisir en étant conscients de l'immense pouvoir dont ils disposent. Dix millions d'électeurs me suffiront pour valablement les représenter directement et traduire efficacement leurs suffrages.

 

Références :

 

F. Lordon, Nous ne revendiquons rien, Le Monde Diplomatique, 29 mars 2016

http://blog.mondediplo.net/2016-03-29-Nous-ne-revendiquons-rien

 

Pouvoirs publics : règles applicables à l'élection présidentielle.Proposition de loi organique de MM. Bruno LE ROUX et Jean-Jacques URVOAS et plusieurs de leurs collègues de modernisation des règles applicables à l'élection présidentielle, n° 3201, déposée le 5 novembre 2015 (mis en ligne le 10 novembre 2015 à 14 heures 20)
et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

 

http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/modernisation_regles_election_presidentielle.asp

 

http://www.boursier.com/actualites/reuters/la-droite-verrouille-sa-primaire-consensus-sur-les-legislatives-188167.html?fil70

 

https://www.change.org/p/thomas-moreau-non-à-la-loi-de-modernisation-des-règles-applicables-à-l-élection-présidentielle

 

Texte :

 

La notion de peuple, peut se définir par l'ensemble des personnes sur lesquelles s'exerce le pouvoir sans l'exercer eux-même directement. Les démocraties dites libérales ont émergé avec l'idée que ce peuple aurait à choisir une représentation parmi une offre politique pluraliste. Jusqu'à la semaine précédente, la France garantissait aux candidats, ayant obtenu le droit de se présenter à l'élection présidentielle, un temps de parole égal. Ce dispositif permettait au peuple d'entendre les différents prétendants sans que soient pris en compte les finances, les appareils politiques ou la notoriété de ces derniers. 

Bien que la 5e République puisse évidemment être critiquée, notamment en ce qui concerne l'accès restreint à une élection qui influence nécessairement celles à venir (dont les législatives), les règles établies permettaient l'émergence de candidats et de discours alternatifs, du moins le temps d'une campagne électorale. La philosophie de la nouvelle loi dont l'application sera visible dés la prochaine élection présidentielle porte atteinte à cette idée de pluralisme. 

En effet, en supprimant un accès réellement équitable au temps de parole (quand bien même ce terme est utilisé pour justifier et décrire l'écriture de la nouvelle loi), les partis majoritaires en termes de représentation (PS et LR) verrouillent de ce fait la seule élection qui intéresse encore les Français. Ces derniers ; profitant déjà d'une loi électorale leur permettant d'être surreprésentés à l'assemblée nationale, entendent réduire l'offre politique en France à un bipartisme qui s'avère être de plus en plus de façade. En effet ces derniers se lancent aux uns et aux autres des appels du coude avec l'évocation de moins en moins discrets à une recombinaison politique ou une nouvelle alliance qui irait de "Macron à Juppé". Ajoutons à cela un deuxième dispositif ayant pour but d'accroître la domination de ces derniers par la réduction de la période où seront comptabilisées les dépenses et recettes de campagne (de 12 à 6 mois).

Cette nouvelle loi inscrit donc dans nos institutions certaines idées qui me semblent aller à rebours de l'idée démocratique :

- il y a l'idée d'une légitimité à prolonger le pouvoir de ceux qui l'ont acquis et d'en éloigner ceux qui ne l'ont jamais eu (une nouvelle forme d'aristocratie)

- il y a l'idée que des discours méritent d'être entendus et d'autres non (un élitisme conforté par des cursus pour devenir homme politique)

- il y a l'idée d'une fusion/confusion entre certains partis et la République (on n'est plus très loin de dire que LR ou le PS sont consubstantielle de la République française)

 


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22 réactions à cet article    


  • 59jeannot 2 avril 08:09

    qu’en disent nos grands médias ? informent-ils suffisamment les citoyens ?


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 17:02

      @59jeannot

      Pour répondre à votre question, « nos grands médias » n’en disent rien.
      Il s’agit d’une Presse qui ne dispose plus d’indépendance financière et dont l’indépendance journalistique n’est en conséquence plus que l’ombre d’elle-même.
      Il existe encore quelques journalistes vraiment dignes de ce nom, qui sont en réalité des analystes sérieux, connaissent et travaillent leurs dossiers, dont la culture générale et la formation sont très solides et qui sont soucieux de réfléchir.Le reste, majoritaire, est constitué d’amuseurs ou de gens qui survolent les sujets du moment, tentant avec plus ou moins d’adresse de « transformer » les informations et dépêches reçues sur les fils d’actualité des agences.

      Un exemple de pseudo-informations : les « actualités » ou journaux distillés sur France-Inter, indignes de ce que devrait être une radiodiffusion d’informations sérieuse, avec des présentateurs incultes dont le premier défaut est caractérisé par un usage d’un langage d’une vulgarité et d’une pauvreté syntaxique affligeantes.

      Je ne parle pas des journaux télévisés et encore moins de ces émissions qui réunissent les mêmes têtes de gondole « spécialistes et experts en tout », incapables de traiter en profondeur les sujets qui, n’en doutez pas, ne manqueraient pas d’intéresser un public qui serait certainement sensible à des informations et à des informateurs de qualité.

      On voit bien par ailleurs que le modèle d’information, pour ne parler que de notre propre pays, ne tient que par la qualité des personnes. Sans doute suis-je de parti pris, mais je considère par exemple France Culture comme une radio de très grande qualité.


    • chambertin chambertin 2 avril 09:37

      Cet article résume bien la situation actuelle et à venir car tous les grands médias approuvent et collaborent avec ce nouveau système dont ils sont une pièce centrale. Les petits candidats seront éloignés voire ignorés de la lucarne TV qui, quoi qu’on en dise, reste primordiale pour se faire connaitre auprès d’une population qui ne lit pas les blogs et autres sites sur internet, c’est bien triste...


      • Fergus Fergus 2 avril 11:49

        Bonjour, chambertin

        Internet n’en prend pas moins une place de plus en plus importante. Et ce médium jouera incontestablement un rôle déterminant dans l’avenir.

        D’autant plus que les jeunes regardent de moins en moins la télévision et n’écoutent pas les chaînes de radio généralistes. Les nouveaux retraités eux-mêmes sont de plus en plus souvent connectés, et le phénomène ne fera que s’amplifier. 


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 17:06

        @chambertin
        Observation très juste. Le cadenassage de l’accès aux organes de presse, qu’elle soit écrite ou télévisuelles, est une réalité.
        Fort heureusement tout cela n’a qu’un temps.Ce qu’il se dit ou publie sur les réseaux finit par définition par rencontrer son public en dehors des canaux habituels.


      • Pierre Régnier (---.---.176.19) 2 avril 11:46

        Pierre Régnier :


        Hier, premier avril, je me suis amusé à poster des grosses bêtises sur Agoravox. Aujourd’hui, je regrette de voir le présent article daté du jour où lon a traditionnellement le droit de dire n’importe quoi mais, puisque c’est le 2 avril que je le commente, je peux le faire très sérieusement de cette manière :

         

        Merci Renaud Bouchard de publier ici, une fois de plus, un bon article nous invitant à réfléchir intelligemment à la situation politique actuelle de notre pays, et à ce qui menace très gravement son avenir.


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 17:12

          @Pierre Régnier
          Merci de votre compliment. Je ne fais que relayer d’autres informations qui, fort heureusement, n’échappent pas à la sagacité, à l’attention et au talent d’autres rédacteurs ou commentateurs qui visitent cette tribune.
          J’invite d’ailleurs les lecteurs à lire ou relire un excellent ouvrage intitulé...« Le Gâchis audiovisuel »


        • Fergus Fergus 2 avril 11:52

          Bonjour, Renaud

          Pourquoi s’élever contre les primaires, de droite comme de fausse gauche ? Avec ou sans elles, ce n’est pas des candidats issus de ces consultations que sortira une politique alternative à la ligne libérale suivie depuis des décennies.


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 17:38

            @Fergus
            Cher Fergus, bonjour.
            "Pourquoi s’élever contre les primaires, de droite comme de fausse gauche ? Avec ou sans elles, ce n’est pas des candidats issus de ces consultations que sortira une politique alternative à la ligne libérale suivie depuis des décennies.« , écrivez-vous.
            Il n’en sortira rien, effectivement, ce qui d’une certaine manière est rassurant dans la mesure où la place est désormais libre pour voir apparaître autre chose.

            Mon propos ne vise simplement en effet que le rejet de cette mécanique simpliste d’auto-cooptation effectuée par des machines politiques qui tournent en rond en évitant soigneusement de voir surgir en leur sein comme à l’extérieur des candidatures qui seraient susceptibles de menacer les caciques habituels qui se sont déjà distribués es places et les rôles.

            Il n’y a rien d’anormal à ce qu’une formation politique décide de choisir lequel de ses membres pourra utilement la représenter comme candidat à une consultation électorale, même si un observateur extérieur pourra s’étonner des conditions draconiennes qui font qu’aucun membre ou sympathisant de ces partis ne peut sérieusement prétendre, sauf adoubement et cooptation, envisager de devenir candidat à la primaire du mouvement politique auquel il appartient.Démocrats, mais pas trop...

            En revanche, qu’à l’échelle nationale plusieurs formations politiques, a fortiori des partis dits de gouvernement qui »tiennent le crachoir« depuis des années en organisant des simulacres d’alternance politique, s’avisent une fois encore de »baliser" le terrain en empêchant, je dirais même en truquant la course, multipliant les obstacles pour biaiser une expression démocratique à l’occasion de la seule véritable élection majeure qui intéresse les Français, est insupportable.

            On ne voit pas en effet pour quelle raison tout un corps électoral n’aurait à choisir qu’entre un groupe sélectionné de candidats au travers d’un système qui - hors partis institutionnels, point de salut !- s’apparente à un système de grands électeurs et à un système censitaire.

            D’où l’idée et surtout le rappel d’une constatation fondamentale - d’ordre constitutionnel, qui plus est - que l’élection du président de la république a lieu au suffrage universel direct.
            Si pour une fois les 20 millions d’abstentionnistes pouvaient se réveiller...


          • Fergus Fergus 2 avril 19:00

            @ Renaud Bouchard

            « Si pour une fois les 20 millions d’abstentionnistes pouvaient se réveiller »

            Il faudrait pour cela l’émergence d’un candidat tout à la fois charismatique et porteur d’un discours de réel espoir pour les Français en matière de démocratie renouvelée et de respect des légitimes attentes des classes populaires trop longtemps bafouées par des « élites » consanguines.

            Cela dit, je suis personnellement opposé au système présidentiel car il se traduit par un exercice monarchique du pouvoir. Je préfèrerais de loin un système parlementaire primo-ministériel. Mais ce ne sont pas les partis en place qui vont changer les règles d’un jeu qui leur garantit de garder le pouvoir dans le cadre d’une alternance trompeuse.

            Bonne fin de journée.


          • foufouille foufouille 2 avril 19:07

            @Renaud Bouchard
            « Si pour une fois les 20 millions d’abstentionnistes pouvaient se réveiller »
            franchement je vois aucun candidat me donnant envie de voter.


          • Alibaba007 Alibaba007 3 avril 23:00

            @foufouille « franchement je vois aucun candidat me donnant envie de voter. »



            Votations = Piège à cons

            L’élection met en place le pouvoir des oligarques. Arrêtons de nous suicider année après année.





          • Alibaba007 Alibaba007 3 avril 23:07

            @foufouille « ... me donnant envie de voter ... »


             smiley

            Votations = Piège à cons !

             smiley

            L’élection ne sert pas le peuple mais produit des maîtres fous et corrompus et maintient les oligarques au pouvoir.

            Arrêtons de nous suicider année après année. 

            Changeons de système, passons à une vraie démocratie !

          • jef88 jef88 2 avril 12:41
            « qui reviennent régulièrement pour remplir leurs gamelles »
            C’est au mieux de la désinformation !
            Ils n’ont pas de gamelles à remplir (ils les trainent) ...
            Par contre, au pire ils ont des porcelaines de Limoges avec des cuillers en argent et le plus souvent des services en or massif 
            il faut arrêter de dévaloriser nos pôvres politicards ! ! ! ! ! !

            • zygzornifle zygzornifle 2 avril 12:49

              Le politique vit sur le dos du citoyen comme une tique sur le dos d’un chien, si vous arrachez le corps et que vous laissez la tête il repousse encore plus goinfre qu’avant ....


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 17:41

                @zygzornifle
                Tiques dures, tiques molles, ce sont des acariens qui véhiculent des zoonoses dangereuses à long terme.
                Je propose un insecticide très puissant.


              • eric 2 avril 13:05

                Dans l’ensemble, j’ai l’impression de lire une succession de clichés « biens pensants et progressistes »

                Mise en cause des élus notamment au travers de leurs coûts. Oui, nous avons beaucoup d’élus, notamment dans des collectivités locales nombreuses, mais au niveau national, pas tellement plus que d’autres et avec moins de moyens. Il y a plus de députés français que de sénateurs américains, mais ces derniers ont un vrai pouvoir et des vrais moyens pour bosser.

                Nos élus sont censés diriger impulser et contrôler notre appareil d’État et nos différentes bureaucraties publiques ; Il n’est pas neutre que les analyses prétendant qu’ils sont trop nombreux, trop riches, trop impliqués dans la gestion de l’état sans en avoir les compétence, viennent historiquement des progressistes qui sont eux même des fonctionnaires. Vu la taille de nos fonctions publiques, il y aurait là, à soit ou seul une raison d’avoir plus d’élus que d’autres pays normaux....

                Un bon exemple, le Sénat, les gens hostiles à nos élus vous citerons toujours l’ensemble de ce qu’ils perçoivent comme des « revenus », comme si ils n’avaient pas vraiment des frais et vraiment des attachés parlementaires. Ils sont de mémoire un truc genre 385 ? . Avez vous entendu les apôtres de la baisse des couts, vous parler des 350 hauts fonctionnaires et 870 petits du Sénat. Si il y a séance de nuit, leur salaire est multiplié par 4 même si ils dorment...
                http://www.linternaute.com/actualite/interviews/07/yvan-stefanovitch/2-senateurs-ambassadeurs.shtml
                De leur prime de chauffage ? http://www.caminteresse.fr/economie-societe/senat-prime-de-chauffage-pour-les-fonctionnaires-du-senat-4623-euro-1156722/

                Et ce n’est rien !!

                Le budget du Sénat, rouage important de notre démocratie, c’est 300 millions au doigt mouillé !

                Avec 800 millions plus leur déficit, le comité d’entreprise de l’EDF nous coute donc presque trois fois plus cher avec une priorité aux dépenses administratives de fonctionnement par rapport aux interventions sociales, qui consistent pour une part à chauffer gratos des piscines privée de certains collaborateurs.http://www.leparisien.fr/economie/edf-la-cour-des-comptes-epingle-a-nouveau-le-comite-d-entreprise-21-09-2010-1077313.php

                Il est bon d’avoir des élus nombreux, bien payés, avec un peu de stabilité et de visibilité personnelle pour l’avenir. D’où l’intérêt du cumul des mandats.

                Si tu as un mandat, tu n’es pas fonctionnaire, tu le perd, tu es à la rue. Dès lors, seuls les très riches ou ceux qui ont la sécurité de l’emploi peuvent faire de la politique et on en est déjà largement là.

                Leur président hollande, qui s’en vante ( « je retourne à la cour des comptes... ») a définit la richesse. C’est au dessus de 4000 euros par mois. Xavier Bertrand, en abandonnant ses mandats, se trouvait à je ne sais plus 2300 ou 3000 euros net.

                Qui ne voit pas que c’est faire courir un risque à l’élu que d’être pauvre, en proie à la tentation environné de collaborateurs fonctionnaires mieux payés et avec la sécurité de l’emploi et soumis à toutes les tentations ?

                Tous cela, c’est du populisme démagogique fascisant mais pas gratuit.

                Quand au « droit » des mouvements non représentatifs« à ce que nos impôt leur payent des passages à la télé.Là, je suis carrément » indigné« .

                Ils ont le même sens de l’égalité que les 1% qui possèdent dans un pays 50% biens des et trouvent cela juste parce que le reste de la population aussi a 50% !

                Alors non ! Si il ne sont pas capable de se faire un auditoire sur internet ou c’est à peu prêt gratuit, pourquoi le contribuable devrait payer pour imposer leur présence dans les médias ?

                Si un »comique controversé« a plus d’audience sur You tube, qu’un politiciens ultra minoritaire dans les propagandes électorales officielles, il vaut mieux arrêter..

                 »Avoir des idées« ne donne pas un droit de tirage sur la république et sur les médias.

                Le contraire est vrai. Être  »interdit de média", comme Dieudonné, n’empêche pas de s’exprimer quand on a quelque chose à dire qui intéresse des gens.

                Solidarité avec nos élus ! Halte à la haine poujadiste ! Fonctionnaire au boulot et aux ordres des représentant du peuple ! Non au cumul entre salaire public et vote des dépenses publiques !


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 18:02

                  @eric
                  Tout est dit.
                  La photo est précise.

                  Il existe en Europe deux types de gestion des fonctionnaires : le système « carrière » qui exprime la volonté collective d’une nette séparation entre emplois publics et
                  emplois privés, le système « emploi » qui traduit la volonté de ne pas diviser les salariés et au contraire rapprocher la fonction publique de la majorité des modes de gestion de la société civile et des entreprises.Dans le système « carrière », ceux qui intègrent la fonction publique après leurs études, vont y rester toute leur vie active.

                  Leur statut relève du droit public et ils sont placés dans une situation unilatérale et règlementaire vis-à-vis de leur employeur.

                  Dans le système « emploi », les agents sont traités comme ceux du secteur privé. Ilssont classés selon l’emploi qui est le leur, recrutés pour leurs aptitudes. Aucune carrière n’est organisée.

                  Je considère pour ma part que ne devraient intégrer les services « carrière » que les fonctions régaliennes : Armées, Justice, Police.

                  Vous trouverez ci-après une notice très intéressante portant comparatif des fonctions publiques en Europe, par exemple :

                  http://www.clesdusocial.com/IMG/pdf/fonction-publique-en-europe.pdf

                  Un billet qui devrait vous mettre d’excellente humeur :
                  http://www.cguittard.com/article-senateur-et-questeur-la-vie-de-chateau-77924851.html
                   


                • SDM 94 SDM 94 2 avril 17:57

                  Il y a une autre pétition qui a déjà recueilli 40 000 signatures en 5 jours :
                  https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-loi-de-modernisation-de-l-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-pr%C3%A9sidentielleouverte ?

                  C’est sans doute plus efficace même si l’argumentaire de cette pétition est moins construit.


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 2 avril 18:04

                    @SDM 94
                    Très bien !
                    Peu importe la qualité de l’argumentation dès lors que l’idée est suffisamment précise.


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 avril 00:07


                    Aux lecteurs.
                    Plus de précisions sur la question :

                    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/04/01/temps-de-parole-vers-une-presidentielle-plus-inegalitaire_4894005_4355770.html

                    Tout sera-t-il plié le mardi 5 avril prochain, devant l’Assemblée...Nationale ?

                    Ci-après, une intéressante contribution :

                    "Passée inaperçu entre les remous de la loi travail El Khomry et les débats sur la déchéance de nationalité, le 24 mars a été adopté en seconde lecture à l’Assemblée nationale une loi liberticide dont l’adoption définitive est maintenant suspendue au dernier vote du Sénat. Elle vise ni plus ni moins qu’à restreindre le premier tour des élections présidentielles 2017 à une bataille à trois, qui se jouera entre le FN et les deux candidats désignés par le PS et Les Républicains. En effet l’accès aux grands médias va se voir singulièrement restreint dans la période intermédiaire : celle qui court de la publication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel jusqu’au début de la campagne officielle qui ne dure en réalité que les deux semaines précédant le premier tour.

                    Que dit la proposition de loi 3201 dans son article 4 à ce sujet ?

                    « À compter de la publication de la liste des candidats et jusqu’à la veille du début de la campagne, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel, le principe d’équité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne. »

                    Dans l’exercice de cette mission de contrôle, le Conseil supérieur de l’audiovisuel tient compte :

                    • 1° De la représentativité des candidats, appréciée, en particulier, en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections par les candidats ou les formations politiques qui les soutiennent et en fonction des indications d’enquêtes d’opinion ;
                    • 2° De la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral. »

                    Pour les candidats qui ne bénéficient pas du soutien d’un parti ou qui n’ont pas d’historique politique, cette loi est un déni de démocratie. Un article du Monde en date du 1er avril 2016 nous montre un graphique avec les gagnants et les perdants d’un tel système. Même si toutes les hypothèses ne sont pas précisées, il est clair que les partis de pouvoir sont les grands gagnants d’un tel système. Si le FN semble handicapé par ce calcul, il y a peu de doute que la dynamique qui lui profite actuellement l’emmènera jusqu’au second tour où le strict respect des temps de parole lui sera garanti. Seuls, Mélenchon et Bayrou sauvent les meubles avec ce mode de calcul. La pluralité des élections et la capacité à faire émerger une candidature alternative à gauche sont sérieusement menacées. Renforcer la visibilité médiatique d’un candidat hors des partis par un vaste mouvement citoyen sans antécédents électoraux ne sert plus à rien pour les présidentielles de 2017. Une hypothétique scission du PS entre le camp libéral et le camp des frondeurs ne changerait rien non plus à l’affaire, les instances du PS actuelles empêcheraient toute récupération du nom et des résultats électoraux.

                    Le système actuel de saisine du Conseil constitutionnel laisse peu d’espoir à un recours, le citoyen n’y a pas accès, sauf dans le cadre de la question préalable de constitutionnalité dans le cadre d’un procès. Il faudrait mobiliser 60 Députés ou Sénateurs pour déposer un recours : compte tenu de la représentation actuelle des partis de pouvoir dans les Assemblées, c’est sans grand espoir."

                    Et si l’on souhaite une candidature hors des partis pour dépasser le discours sans échos dans la population des partis traditionnels, il faut s’assurer une candidature avec un (ou plusieurs) domaine d’expertise et de compétence, effectivement.

                    Extrait de Michel Leis http://www.pauljorion.com/blog/2016/04/02/la-proposition-de-loi-3201-la-democratie-confisquee-par-les-candidats-discredites/#more-84143




                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 avril 08:43

                      Aux Lecteurs :
                      Et hop ! Encore un accroc dans le contrat électoral et le tissu politique et social.

                      Que change la réforme des règles de la présidentielle, adoptée par le Parlement ?Système des parrainage et temps de parole des candidats évoluent, à un an du prochain scrutin présidentiel.

                      http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/la-reforme-des-regles-de-la-presidentielle-definitivement-adoptee_1391821.html

                      http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/la-reforme-des-regles-de-la-presidentielle-un-attentat-contre-la-democratie-pour-les-petits-candidats_1380469.html

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