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Démographie, sujet tabou pour Eva Joly et les responsables Verts frappés de cécité

« Je vais vous parler ce soir du plus grave des dangers qui menace notre avenir : celui de la surpopulation, tant dans le monde qu'en France. » ainsi s’exprimait René DUMONT le 22 avril 1974 lors de son message à la Télévision pendant les Présidentielles de 1974. A cette date, la France comptait un peu plus de 50 millions d'habitants et la planète un peu moins de 4 milliards.

Excepté le député Européen Yves Cochet ou l'élu municipal Hugues Stoeckel, des militants de courants minoritaires d’Europe Ecologie Les Verts tel ‘’ Avenir Ecolo’’ d’Alexandre JURADO, et une majorité des membres du MEI d’Antoine WAECHTER, aucun parmi les responsables actuels d’Europe Ecologie les Verts, ainsi qu’Eva JOLY ne semblent s'intéresser franchement à cette question. Si tant est qu'ils en aient conscience. Pensent-ils que la population n'est pas prête à recevoir un tel message ou du moins que cette question est par trop clivante, ou simplement tabou parce que peu porteur sur le plan électoral ?

Il faut aussi se rendre à l’évidence, Europe Ecologie Les Verts, avec des dirigeants plus enclins aux combinaison politiciennes qu’à se préoccuper d’écologie est essentiellement anthropocentriste et elle ne se préoccupe que très peu des autres espèces. Par exemple, combien de militants et à fortiori la candidate au Présidentielle se soucient, du sort des tigres (dont 97% ont été éliminés depuis le début du XXe siècle), des gorilles ou des baleines à bosse, de l'Aigle Royal, de l’écureuil roux et autant d'autres espèces en voie de disparition……Il est vrai que l'empathie envers la mégafaune n'apporte aucun succès électoral et on se contente de surfer sur les préoccupations quotidiennes de nos concitoyens sans chercher à leur ouvrir les yeux ni à les sensibiliser sur des sujets plus profonds. Un écologiste qui en avait, en quelque sorte, fait son « fonds de commerce » en a d'ailleurs été pour ses frais lors des primaires d'EELV...

Par sa croissance Démographique, la réduction des surfaces fertiles, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles par une consommation effrénée des énergies fossiles, plus particulièrement dans les pays riches, l’Homo sapiens dernier représentant du genre Hominidé met en danger d’extinction rapide l’ensemble des espèces, dont la sienne.

C’est une illusion de croire que, grâce à la science, l’Homme pourrait échapper aux lois qui régulent l’équilibre général des espèces. Aucune espèce ne peut indéfiniment se développer au détriment des autres, comme le fait l’Homme sans se mettre elle-même en danger.

Ce dont l’humanité ne peut s’affranchir et qui rend désormais impossible la croissance, fût-elle teintée de vert, c’est l’augmentation de la population mondiale qui a quasiment doublé depuis 1970 (3,7 milliards à 7 milliards aujourd’hui) et progresse de 1,5 million d’habitants par semaine. Il est incontestable que la poursuite de la croissance démographique, si elle continuait au rythme d’un milliard d’habitants tous les 12 ans, comme pour la période 1999-2011, alors qu’il a fallu des millénaires pour atteindre le premier milliard, conduirait à l’effondrement de toute vie hautement organisée sur terre. Parallèlement, à l’échelle du globe la perte des terres arables est estimée à environ 100 000 à 130 000 km² par an. Autrement dit entre 1970 et 2010 (40 ans) c’est plus de 4 millions de km. Soit la superficie des 27 pays de l’union européenne… Situation aggravée par l’escroquerie des agro carburants, abusivement dénommés « biocarburants » qui confisquent des millions d’hectares à la culture des céréales destinées à l’alimentation. Il faut aussi compter avec le phénomène spéculatif auxquels ils participent, alors que la demande solvable en céréales ne cesse d’augmenter.

Bien qu’Eva JOLY et les responsables d’Europe Ecologie Les Verts soient aphone sur ce sujet gravissime, alors que la surpopulation, la disparition des terres arables avec l’étalement urbain et ses conséquences énergétiques et de rejet de gaz à effet de serre ont aussi des effets désastreux en France, il apparaît donc urgent d’actualiser et réhabiliter Malthus !

Certes, en ayant eu le tort d’avoir raison deux siècles trop tôt, Thomas Robert Malthus, lors de la révolution industrielle, en 1798, avait pris le risque de proclamer que la population de son pays, l’Angleterre, croît plus vite que les ressources et que cette disparité allait induire une misère grandissante, alors que contrairement à ses affirmations l’Angleterre connut une croissance tant économique et démographique que la misère prit la tangente. Il est vrai qu’en 1800 La population Mondiale s'élevait à quelque 900 millions d'habitants. L’Europe comptait 187 millions. 8 Millions en Angleterre et 29 Millions en France…


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46 réactions à cet article    


  • sdzdz 13 mars 2012 11:00

    La transition démographique se met en place surtout en lien avec une hausse du niveau de revenu par habitant.


    Une large partie du continent africain est sous peuplé pour deux raisons historiques, la traite et le colonialisme, ce qui se révèle un peu paradoxalement comme une opportunité aujourd’hui. il y existe une marge de manoeuvre. D’ailleurs l’IRC a mis en avant tout un projet de coopération francophone en ce sens.

    Mais ne mettez surtout pas en avant une logique contraignante supplémentaire qui déboucherait immanquablement sur des guerres d’extermination de masse et autres mécanismes équivalents, comme la spéculation sur les céréales pour l’alimentation de base.





    • Rémi Manso Manso 13 mars 2012 14:12

      La notion de surpopulation existe bel et bien : par exemple trop d’êtres humains par rapport aux ressources disponibles, ce qui est sans doute d’ailleurs déjà le cas au niveau planétaire.

      Ceci étant, le concept de sous-population (régionale donc) est moins évident et mérite que l’on s’y penche.
      En effet, on peut parler de sous population relative et dire par exemple que tel pays est sous peuplé par rapport à tel autre (en comparant par exemple leurs densités). Par contre, dans l’absolu cette notion est subjective et surtout anthropocentrée : si l’on pouvait poser la question aux autres espèces, et en particulier à la méga faune (Tigres, Lions, Grands singes, ...) elle répondrait sans doute qu’elle préfère un monde avec un minimum d’humains, à moins que ça ne soit pour « se les mettre sous la dent » dans le cas des grands fauves...

      On entend aussi parfois l’argument qu’il existe un niveau de population au dessous duquel il n’est pas possible (ou rentable) de construire certaines infrastructures : comme si il était écrit que tous les êtres humains devaient vivre de la même façon et éventuellement polluer tout autant.

      Et puis, pas sûr qu’une majorité des habitants se plaindrait d’une Terre peu peuplée si l’on avait l’idée (et le courage) de leur poser la question. 
      En fait, cette notion de sous-population humaine me semble tout simplement anti-écologique.




    • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 15:03

      Ceci étant, le concept de sous-population (régionale donc) est moins évident et mérite que l’on s’y penche.
      Oui. Objectivement des pays comme le Canada et la Russie peuvent être considérés comme sous-peuplés si on fait le rapport de leur superficie sur leur population et si on prend en compte les immenses richesses qu’ils contiennent dans le sous-sol (énergétiques ou minières).
      Mais que se passe-t-il en fait ? Ces pays exploitent leurs ressources et les exportent en directions du monde extérieur qui lui est surpeuplé (comme l’Europe avec ces 500 millions d’habitants).
      Donc si ces pays ajustaient leur population pour vivre en autarcie, il ne pourraient plus subvenir aux immenses besoins des régions déficitaires car trop peuplées.
      La Russie a beau être sous-peuplée selon les critères actuels, le tigre de Sibérie disparait quand même à tel point que le gouvernement a lancé un grand programme de sauvetage (que j’estime sincère).
      En fait le triplement de la population russe entrainerait la disparition d’une grande partie de la taïga, comme c’est le cas pour l’Amazonie aujourd’hui.
      En définitive, il existe encore quelques zones sous-peuplées, heureusement !


    • Asp Explorer Asp Explorer 13 mars 2012 19:49

      La traite n’a eu d’influence qu’à la marge sur la démographie africaine, quant à la colonisation, elle a eu au contraire un effet positif (au sens de : la population s’est accrue). La raison de la sous-population africaine est que ce continent est par essence malsain, des régions entières étant naturellement inhabitables par cause de maladies endémiques telles que la malaria, la maladie du sommeil, la dengue etc... Ce n’est qu’à l’arrivée de l’hygiène occidentales, de la médecine moderne, des insecticides et des antibiotiques que la population africaine a pu prendre son essor.


    • alberto alberto 13 mars 2012 11:04

      Bonjour Daniel Martin,

      Vous avez hélas raison, la bombe P (Population) est insidieusement la plus destructrice à terme.

      Faut-il pour cela accabler Eva Joly qui n’en peut mais, tandis que l’ensemble de la classe politique est muette sur le sujet ?

      Et comment faire ? Avez vous des solutions, un programme ?

      Comment éradiquer cet instinct de se reproduire inscrit dans nos gènes depuis la nuit des temps ?

      Et quand bien même une partie de la population prendrait-elle conscience de cette course vers l’explosion démographique la plus grande partie de la population continuera de croitre exponentiellement !

      Puisque écolo vous même vous devez bien savoir que ce que l’homme est incapable de contrôler, la nature s’en charge et toujours de façon radicale...

      Merci pour votre article, bien à vous.


      • momo momo 13 mars 2012 11:30

        ça fait des années qu’on le dit à « poil à gratter » et à « démographie responsable » : http://poilagratter.over-blog.net/article-6430617.html

        Rejoins-nous camarade


      • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:22

        Faut-il pour cela accabler Eva Joly qui n’en peut mais, tandis que l’ensemble de la classe politique est muette sur le sujet ?
        Oui je pense qu’on peut accabler PLUS Eva Joly, parce que c’est son fond de commerce. Elle incarne l’espoir pour les électeurs qui ressentent l’urgence écologique (qui résulte essentiellement de la pression démographique). Ne pas dénoncer la cause première de tous les problèmes est autant une erreur qu’une trahison.
        Quand on étudie le mouvement vert en France et l’histoire de ses leaders on constate qu’ils sont souvent tombés là par hasard, faute de mieux. Le mouvement verts apparait comme un refuge pour des gens ayant vu leurs idéaux (souvent totalitaires) s’effondrer.


      • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:56

        L’écologie d’Eva Joly c’est un cautère sur une jambe de bois. Pire cette écologie bobo-compatible empêche de poser les véritables problèmes.
        Je ne vois guère d’autre solution. On ne peut de toutes façons rien imposer au niveau mondial, on ne peut donc prêcher que par l’exemple. La perméabilité des frontières réduit à néant tous les efforts qu’une nation peut faire en matière de contrôle démographique. Pourquoi une population ferait des efforts en matière de gestion de la natalité si son territoire sert de vase d’expansion à des populations n’ayant aucune de ces préoccupations ?
        Ce genre de raisonnement simple suffit aujourd’hui à vous faire traiter d’eugéniste, de raciste et de nazi (le tout pour le prix d’un on ne fait pas de détail). J’en ai pris mon parti.


      • Croa Croa 13 mars 2012 20:44

        « Faut-il pour cela accabler Eva Joly qui n’en peut mais, tandis que l’ensemble de la classe politique est muette sur le sujet ? »

        Oui, puisqu’elle se prétend écologiste !


      • credohumanisme credohumanisme 13 mars 2012 11:50

        @ l’auteur

         je suis parfaitement d’accord avec vous. Ce sujet est parfaitement tabou, or c’est bien la question centrale qui se pose sur le long terme.

        Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la consommation globale de la planète correspond au produit de la population par la consommation moyenne.

        Or la consommation moyenne tend à augmenter, chaque individu, chaque pays souhaitant améliorer son niveau de vie. Peut-on reprocher à un chinois ou à un indien de souhaiter posséder un réfrigérateur, un vélomoteur alors que nous possédons deux voitures par famille et que l’Etat nous donne une prime pour les détruire et en acheter de nouvelles ?

         

        C’est pourtant ce que font les occidentaux quand, à Kyoto, ils cherchent à imposer aux pays en voie de développement (ceux qui ne consomment pas encore autant qu’eux) des quotas CO2 globaux et non per capita. C’est avec une grande arrogance que l’on vient dire à tous ces peuples, que l’on a consommé et pollué sans compter et qu’eux, aujourd’hui doivent faire des efforts.

         

        On me rétorquera que le niveau de vie ne se mesure pas à la seule consommation. 

        C’est bien sûr exact pour nous occidentaux riches. Pour tous ceux plus pauvres, la simple satisfaction des besoins vitaux, se nourrir, se vêtir, s’abriter décemment, s’éclairer, boire une eau potable … induit la création d’une consommation minimale pour qu’ils sortent de la pauvreté extrême.

         

        Imaginons que chaque habitant de la planète utilise ne serait-ce que la moitié de ce que nous utilisons !

         

        Consommer mieux, économiser l’énergie, trier nos déchets … oui bien sûr, mais l’efficacité au niveau mondial reste, au mieux, marginale.

         

        Alors quelle solution ? Aucune. Aucune à court terme « développement durable » est un oxymore.

        Par rapport à la situation actuelle de la planète la décroissance de la consommation et de la population au niveau mondial  représente la seule option. Il faudra des décennies pour briser les tabous, des siècles pour inverser la tendance. Certains http://terresacree.org/population.htm évaluent la population optimale de la terre à 1 ou 2 milliards.

         

        L’écologie d’Eva Joly c’est un cautère sur une jambe de bois. Pire cette écologie bobo-compatible empêche de poser les véritables problèmes.


        .


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:07

          je suis parfaitement d’accord avec vous. Ce sujet est parfaitement tabou, or c’est bien la question centrale qui se pose sur le long terme.
          (à mon avis )Sur le court terme.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:12

          On me rétorquera que le niveau de vie ne se mesure pas à la seule consommation.
          En somme il ne faut pas confondre le ’niveau de vie’ (mesure de la consommation), avec la qualité de vie, qui dépend de nombreux paramètres incluant la qualité du système éducatif, le niveau des soins, la sécurité des biens et des personnes, la qualité de l’environnement et une pression démographique acceptable.
          NB : je fais quelques remarques ponctuelles mais dans l’ensemble j’approuve votre intervention.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:15

          Par rapport à la situation actuelle de la planète la décroissance de la consommation et de la population au niveau mondial  représente la seule option. Il faudra des décennies pour briser les tabous, des siècles pour inverser la tendance.
          Nous ne disposons malheureusement pas de ce délai. L’urgence est plus grande que vous ne le supposez. Certains scientifiques, peut être un peu pessimistes, pensent qu’il est déjà trop tard.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:46

          C’est bien sûr exact pour nous occidentaux riches. Pour tous ceux plus pauvres, la simple satisfaction des besoins vitaux, se nourrir, se vêtir, s’abriter décemment, s’éclairer, boire une eau potable … induit la création d’une consommation minimale pour qu’ils sortent de la pauvreté extrême.

          Nous avons aujourd’hui les moyens de définir ce que sont les besoins fondamentaux de l’humanité. Ces besoins concernent le logement, le chauffage, l’alimentation, la santé, l’éducation et nous pouvons y inclure quelques loisirs (l’homme ne vit pas que de pain). Ces besoins ne dépendent en fait que des latitudes où chacun vit.

          Il est aussi facile de calculer ce que la terre peut produire, en particulier dans le domaine agricole en ayant recours à des techniques ne faisant pas appel à des sources d’énergie dont l’épuisement est en cours ou à des techniques dues à l’emploi massif de produits chimiques (engrais et pesticides). Partant on peut savoir à peu près quelle quantité d’humains la terre peut supporter sachant que nous devons également faire une place aux autres espèces.

          Certains http://terresacree.org/population.htm évaluent la population optimale de la terre à 1 ou 2 milliards.
          Cela me parait une estimation raisonnable, mais c’est peut-être un peu plus.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:49

          L’écologie d’Eva Joly c’est un cautère sur une jambe de bois. Pire cette écologie bobo-compatible empêche de poser les véritables problèmes.
          Oui, elle prive de voix les écologistes véritables et décrédibilise le mouvement.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 20:03

          Je ne vois pas ce qu’il y a de tabou là-dedans.
          Il est tabou pour la classe politique, pas pour le commun des mortels. C’est un problème volontairement ignoré car peu susceptible d’apporter des ralliements de masse (touche pas à mes allocs !!!).
          Il est tabou parce qu’il va à l’encontre de la croissance salvatrice.


        • Didier Barthès 13 mars 2012 13:06

          Evidemment tout cela est une évidence et la myopie d’EELV sur ce point est désesperante. Combien de fois faudra-t-il marteler ce que dit depuis plusieurs années l’association Démographie Responsable ? Combien de fois faudra-t-il rappeler que tous nos efforts en matière d’environnement seront réduits à néant si notre nombre continue d’augmenter ? Quels que soient nos comportements si nous sommes trop nombreux, nous détruirons tout. La biodiversité en particulier. Il n’y a pas d’alternative, on ne peut pas protéger les animaux si on occupe l’espace pour nous mêmes. Les grands animaux ont besoin de beaucoup d’espace, un tigre à un territoire de plus de 100 km carrés (10 x 10 km) cela fait beaucoup, mais l’équilibre écologique et la beauté de la planète sont ainsi constitués, aucune idéologie politique ne changera ces règles-là. C’est vraiment le point déterminant, c’est le plus grave. Si nous éliminons les animaux nous serons à jamais moralement déconsidérés et nous aurons commis l’irréparable ou presque, car c’est en millions d’années que se comptera le temps nécessaire pour recréer des espèces aussi belles par exemple que les grands félins. Nous aurons commis une faute contre la beauté du monde.

          Il faut de toute urgence nous engager vers une baisse sensible de notre fécondité, c’est même probablement la meilleure expression de l’humanisme de demain. A tous ceux que ne seraient pas sensibles au sort des animaux je rappelle que si nous voulons que nos enfants aient droit eux-mêmes à avoir des enfants à leur tour et s’ils veulent vivre dans un monde supportable, l’humanité doit réduire sa pression sur la nature et pour cela d’abord ses effectifs. Puissent les représentants de tous les mouvements écologistes le comprendre plutôt que se satifaire de la dénonciation de boucs émissaires même si celle dénonciation leur parait politiquement plus rentable. 


          • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:17

            Puissent les représentants de tous les mouvements écologistes le comprendre plutôt que se satifaire de la dénonciation de boucs émissaires même si celle dénonciation leur parait politiquement plus rentable.
            Bonjour Didier,
            Et puissiez-vous être entendu !


          • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:04

            Bonjour Daniel Martin,
            J’approuve sans aucune réserve la totalité de votre article.
            J’ai soumis hier à la rédaction un article dont le contenu va dans le même sens.
            En particulier j’y ai inclus un lien vers une publication du président de notre association.
            Cette publication essaie de donner une explication à l’aveuglement réel ou simulé, de nos verts.
            Compliments !


            • Al West 13 mars 2012 14:26

              Il est remarquable de constater qu’au cours de ces dernières décennies, pas mal de choses ont freiné l’avancée démographique : le SIDA, la pilule, le préservatif, la pornographie, les produits stérilisants (RoundUp, bisphénol A, j’en passe et des meilleurs), et maintenant ils parlent de stériliser les enfants. On a muselé la Bête, ne reste qu’à détruire les restes. Au revoir démocratie. 


              • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:35

                la pornographie,
                Tiens faudra nous expliquer ça !
                La plupart des gens se passent des films X pour se stimuler un peu non. Donc tout ce qui donne envie de baiser freine la natalité.
                Curieuse logique !
                Vous mélangez tout.


              • Al West 13 mars 2012 14:51

                C’est évident pourtant. La pornographie fait office d’exutoire, et certains s’en contentent. 


              • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 14:32

                On ne peut être dénataliste sans être décroissant économiquement et vice-versa, c’est une évidence.
                Le malheur est que la croissance reste le credo de tous les politiciens qui sévissent actuellement en France comme ailleurs. Aucun n’ose encore renverser la vapeur.
                Le défi du 21-ème siècle c’est la décroissance soutenable. Car cela doit se gérer, il ne suffit pas de mesures contraignantes concernant la natalité (pas d’angélisme) , il faut préserver l’acquis et maintenir notre niveau technologique tout simplement parce que nous n’avons pas le choix. Il est de nombreux domaines où l’on ne peut faire marche arrière. Une société qui voudrait mettre fin au nucléaire doit contrôler de toute façon cette énergie. Pour arrêter une centrale et la détruire il faut savoir comment elle fonctionne !
                Sous peine de mettre notre espèce en danger nous devons régénérer les élites (intellectuelles et scientifiques) au moins en qualité. Nous vivons dans un monde complexe et il faut se garder des idéologies passéistes.


                • Al West 13 mars 2012 14:56

                  Ne vous inquiétez pas, les élites vont très bien, vous n’êtes juste pas dans leur plan :


                • Croa Croa 13 mars 2012 22:10

                  « et maintenir notre niveau technologique tout simplement parce que nous n’avons pas le choix. »

                  Exprimé ainsi nous pourrions croire que la technologie est forcément nuisible !

                  Les technologies sont issues des progrès humains. Comme les autres progrès cela dépend de ce que l’on en fait. Si cela sert la guerre ou la croissance on pourrait le penser en effet... Mais est-ce si sûr ?

                  Bref, il serait idiot de se contenter d’un « maintient » du niveau technologique alors que nous pourrions continuer à progresser afin d’améliorer l’efficacité énergétique par exemple smiley


                • PascalR 13 mars 2012 16:13

                  Les écologistes, les verts ... sont pires encore que les autres car, sous le couvert d’humanisme, de vérité, de transparence, d’écologie, ils sont l’hypocrisie incarnée. Effectivement, la surpopulation mondiale est le facteur n°1 de la destruction planétaire, c’est indéniable et était déjà mis en avant par Cousteau et Lévy-Strauss.
                  Le comble, c’est que ce sont les pays les plus pauvres qui font le plus d’enfants, autant se tirer une balle dans le pied.
                  Et le cercle infernal se complète lorsque la médecine moderne prolonge la durée de vie des individus, et lorsque de sombres calculs économiques poussent nos pays à mettre bas pour financer les retraites.
                  La race humaine est-elle à ce point folle et dégénérée ?
                  Ma réponse est irrévocable : OUI.


                  • Croa Croa 13 mars 2012 22:24

                    « Effectivement, la surpopulation mondiale est le facteur n°1 de la destruction planétaire »

                    Non c’est le second, le principal c’est la surconsommation.

                    Pour te faire plaisir on admettra que les deux s’additionnent, et encore parce que nous ne parlons pas des même populations ! (sinon la croissance globale serait produit des deux croissances primaires smiley )


                  • nenecologue nenecologue 13 mars 2012 16:23

                    Voila un scenario tout a fait plausible : nous sommes en 2050 , nous sommes 10 milliards sur terre … La nina a frappé très fort cette année : on sait qu’on ne pourra pas nourrir tout le monde sur terre cette année … qu’est ce qu’on fera à ce moment là ?


                    Concernant la pollution :
                    Entre 1970 et aujourd’hui la population a augmentée de 100%
                    Augmentation des émissions de CO2 par l’homme depuis 1970 : 60%
                    Si la population mondiale était restée stable la pollution aurait diminuée ...

                    • Rémi Manso Manso 13 mars 2012 18:40

                      Les 10 milliards ne devraient être atteints qu’à la fin du siècle, c’est du moins ce qui ressort des dernières prévisions (moyennes) de l’ONU. Mais de toute façon pour 2050 ou 2100 c’est beaucoup trop et il faut se mobiliser pour empêcher cette catastrophe.

                      Pour 2100, un autre « scénario tout a fait plausible » est décrit par Hugues Stoeckel dans son récent ouvrage « La faim de monde » qui reprend la conjecture de Paul Chefurka : « en 2100, le flux d’énergie par humain se trouvera, grosso modo divisé par 10. »

                    • Asp Explorer Asp Explorer 13 mars 2012 19:52

                      Pour reprendre votre ébauche de scénario, si « la Nina frappe très fort », cela se traduira par une dénutrition des populations dont les bassins agricoles seront touchés par les intempéries. Dans le pire des scénarios, quelques centaines de milliers de sud-américains mourront de faim. Toutefois, comme l’essentiel des flux de nourriture sur terre sont locaux, cela n’aura qu’un impact marginal sur le prix de votre kilo de pomme de terre, et c’est bien là l’essentiel.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 20:15

                      Toutefois, comme l’essentiel des flux de nourriture sur terre sont locaux, cela n’aura qu’un impact marginal sur le prix de votre kilo de pomme de terre, et c’est bien là l’essentiel.
                      Purée, mais c’est bien sûr ! Pas de raison de se fritter.


                    • Croa Croa 13 mars 2012 22:41

                       smiley Sophisme !  smiley

                      Les émissions de CO2 proviennent à 95% des pays riches.

                      On fait plus d’enfant dans les pays pauvres (les populations des pays riches augmentent encore légèrement, mais par effet retard, à terme elles devraient diminuer.)

                      Bref, rien ne dit que la « pollution » aurait diminué avec une population stable (le lien supposé n’a pas de réalité.)  


                    • nenecologue nenecologue 14 mars 2012 02:27

                      Oui mais comme les enfants des pays pauvres viennent habiter dans les pays riches ...


                    • Rémi Manso Manso 13 mars 2012 19:44

                      Au passage, je me permets de rappeler ici que notre pays tire, grosso modo, les trois quarts de son électricité du nucléaire dont justement Mme Joly veut nous sortir. Et donc laisser la population française croître de 350.000 personnes (et donc de consommateurs d’électricité mais aussi d’énergies fossiles importées) par an est une difficulté supplémentaire dont nous pourrions nous passer avec bonheur.

                      D’autre part, du fait de cette croissance démographique, et même si c’est aussi dû à un mauvais aménagement du territoire, notre pays est amené à bétonner l’équivalent d’un département de la superficie de l’Isère tous les 10 ans : jusqu’à quand allons nous éliminer nos espaces naturels ?...

                      Maintenant, si l’on estime (comme le pense) que les pays peu développés ont légitimement le droit à un standard de vie convenable, il me semble qu’ils l’obtiendront plus facilement en limitant leur croissance démographique.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 13 mars 2012 19:58

                      La France n’est pas concernée par la surpopulation. Notre pays dispose de quelques-unes des terres à blé les plus riches du monde, ce qui a fait sa force au cours des siècles, ce sera donc bien le dernier pays touché en cas de famine mondiale.

                      Un des problèmes des écologistes, c’est cette manie de vouloir tout globaliser. µPour l’essentiel, les problèmes environnementaux sont pourtant locaux : usines polluantes, eau insuffisante ou de mauvaise qualité, déforestation, saccage des écosystèmes naturels, surexploitation des sols... voici des problèmes concrets, qui peuvent être géré par les habitants, au niveau national, voire local. Mais ça intéresse moins que les fariboles sur le réchauffement climatique, l’ozone et autres faux problèmes sur lesquels on gaspille notre énergie sans arriver à rien.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 20:09

                      ce sera donc bien le dernier pays touché en cas de famine mondiale.
                      Donc on s’arrête de se biler. 100 millions de français vont se goberger devant 10 milliards d’humains qui vont les regarder les bras croisés en salivant.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 20:12

                      Le vrai problème serait que tous ces individus veulent vivre comme on vit en France aujourd’hui.
                      C’est vrai que le mode de vie du Bangladesh est assez tentant aussi.
                      Donc la seule chose que pourrait proposer Eva Joly c’est que les pays pauvres et peu développés .... restent pauvres et peu développés.

                      Et que nous devenions à notre tour pauvres et peu développés.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 13 mars 2012 20:17

                      La France n’est pas concernée par la surpopulation.
                      Et puis d’abord, la France n’est pas concernée par ce qui se passe dans le monde.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 14 mars 2012 08:06

                      La France n’est en effet pas concernée par le fait que 10 milliards d’êtres humains crèvent de faim, vu que nous disposons de moyens militaires nous permettant de défendre efficacement notre territoire. Je suis navré de devoir vous le rappeler, mais les fondements de la politique internationale n’ont pas changé depuis l’âge des cavernes : quiconque a des richesses serait bien inspiré de se procurer les moyens de les défendre.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 14 mars 2012 11:15

                      ça n’est pas en faisant 350 000 bébés de moins que la France va sauver la planète !
                      La marche de 1000 lieues commence par un pas (Lao Tseu).
                      Tout ce qu’un pays comme la France entreprend et le fait savoir a valeur d’exemple. Il est clair que si l’exemple n’est pas suivi, cela ne sert à rien. Mais il faut bien commencer par quelque chose. Il semble, Alchimie que vous cantonniez dans un rôle de contradicteur né et quel que soit l’argument avancé dans ce domaine comme dans d’autres, vous être contre, semble-t-il par principe.

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