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Accueil du site > Actualités > Politique > Des autruches, des baudruches et des cruches

Des autruches, des baudruches et des cruches

Je me suis amusé à m’efforcer d’oublier la prédisposition de l’échiquier politique, à gauche comme à droite, à ignorer le centre, et lui ai donné une autre configuration, en prenant pour facteur de disposition le comportement politique face aux responsabilités. Cela m’a donné des « autruches », des « baudruches », lesquelles ensemble tentent d’ignorer un troisième groupe : les « cruches ».

Les autruches
Les autruches, on les trouve et à gauche, et à droite.
Nous avons eu la longue période de la gauche gouvernementale depuis 1981 qui a ruiné le pays  : les nationalisations, l’explosion du nombre de fonctionnaires, l’endettement massif pour payer des prestations sociales dont le seul but fut de créer une clientèle électorale dépendante. Là, il faut bien reconnaître une vraie réussite mitterrandienne. A cela s’ajoute l’explosion du chômage, de la délinquance (souvenons-nous de la confession jospinienne), du « ni-ni », les 35 heures, la CMU, et on a l’archétype de l’autruche qui continue dans l’erreur en se disant que tout va bien et qu’il ne faut surtout rien réformer.
Et impossible de progresser avec la gauche, de devenir des sociaux-démocrates (voyez le sort fait à Strauss-Kahn, Rocard, Delors, Bockel, Migaud, Kouchner ou encore Védrine), de s’ouvrir au centre. Souvenons-nous de la réaction du premier secrétaire du PS dernièrement : “Si M. Bayrou trouve que le programme de la gauche est plus intéressant que le programme de la droite, alors bien sûr qu’il sera le bienvenu, pour voter à gauche.” François Hollande estime que la stratégie d’ouverture au centre voulue par François Mitterrand pour son second septennat « n’était pas la bonne stratégie », ou encore : “Ce n’est pas une offre d’alliance, c’est une offre de confusion. “ “Je négocie aujourd’hui toutes les alliances, mais pas avec l’UDF. Et si l’UDF la pose, ce sera non. L’appel à l’avenir ne nous intéresse pas, les électeurs ont besoin de clarté”, tranchait Bruno Le Roux, secrétaire national chargé des élections. Le mur de Berlin, ça avait quand même du bon, pour certains !
Je ne vous ferai pas de commentaire sur le programme calamiteux et totalement irresponsable du PS, on en a déjà parlé (pas de stratégie économique, fiscalité encore accentuée, extension des 35 heures, pas de réformes d’Etat, pas de lutte contre l’endettement, vision environnementale pitoyable, et sécurité envisagée par le retour de la police de proximité sans augmentation de personnels...). Bref, comme l’écrivait Semprun pour Montand : « Le PS a perdu toutes ses certitudes (heureusement) mais a gardé toutes ses illusions (malheureusement)  ». En cela, les sociaux-démocrates ou sociaux-libéraux ont de graves responsabilités dans l’archaïsme de la gauche française, en n’ayant pas eu le courage de franchir le Rubicon !

On a aussi la droite, chiraquienne. Le documentaire sur Chirac que chacun a pu voir dernièrement contribue je croie à illustrer mes propos. Je n’aborderai pas la question des « affaires », comme l’indiquait le documentaire : « J. Chirac n’est pas un homme d’argent , c’est vrai, c’est un homme de l’argent des autres... »
D’abord il a fallu faire battre VGE et sortir l’illustre Raymond Barre en faisant élire Mitterrand : c’est-à-dire arrêter le processus d’adaptation de la France engagé par Raymond Barre pour la faire plonger dans le « programme commun ». Et pendant que nos voisins européens se sortaient de la crise, nous, nous y plongions. Pour souvenir, en 1981 (après deux crises pétrolières consécutives), la dette n’existait pas, la France était le 1er pays exportateur d’Europe, le chômage était, si je ne m’abuse, à 1,5 million de victimes (et à l’époque, on ne trafiquait pas les chiffres).

Je ne reviendrai pas sur l’évitement de l’élection de Raymond Barre en 1988 permettant la réélection de Mitterrand, la nouvelle plongée dans l’endettement de Balladur en vue des présidentielles de 1995, la guerre fratricide entre balladuriens et chiraquiens (elles savent y faire, les autruches), les élections lamentables de Chirac avec Alain Juppé et ses droites bottes comme Premier ministre, la Dissolution (plus besoin d’adjectif, une majuscule suffit), les réformes vides ou d’évitement (encore), la tentative d’éradication de l’UDF (les autruches, ça aime la tranquillité), la guerre entre sarkoziens et antisarkoziens (quand je vous dis que les autruches savent y faire) provoquant des affaires du genre Clearstream (faut bien s’occuper), le CPE, et « j’en passe » qui ne sont pas forcément des meilleures. Si certains politiques ont des engagements, Jacques Chirac aura eu, lui, des emballements...

Résultat, la France est un pays hyper endetté provoquant une augmentation continuelle des charges, avec un chômage explosif, une délinquance diffuse et de plus en plus barbare, une immigration non intégrée, une jeunesse désintégrée, les classes moyennes et populaires appauvries (les Resto du cœur reconnaissent voir de plus en plus de gens nécessiteux ayant pourtant un emploi, comme on a de plus en plus de personnes obligées d’avoir deux boulots pour faire vivre leur famille), et les deux postes de dépenses dont les prix se sont envolés sont la nourriture et l’immobilier... La lâcheté de cette gauche et de cette droite que nous subissons depuis vingt-cinq ans a dès à présent des répercussions déplorables (1) .

Les baudruches
Les présidentielles arrivent, et la plupart des médias nous imposent deux figures : Ségolène Royale et Nicolas Sarkozy. Les deux pratiquent souvent une démagogie qui alimente les journaux. Je les appelle les baudruches car quand la réalité s’imposera, et elle s’impose toujours, l’effet baudruche se fera.
Commençons par la gauche. Ségolène Royale joue à fond l’effet sondage et image (une femme, seul argumentaire de nouveauté). Elle veut donner l’impression qu’elle prend ses libertés avec le Parti socialiste, ce qui en soi prouve l’inanité de son programme. Se voulant moins dogmatique que son parti, plus sévère sur la délinquance, plus ouverte sur les réalités économiques, elle séduit. Mais à l’épreuve des faits (je me suis un peu penché sur son bilan), il suffit de se souvenir de son action au gouvernement que tous ses collègues définissent comme... nulle. Ou encore, à la présidence de la région poitevine, qu’elle met en avant comme laboratoire de son expérience, que d’aucuns jugent particulièrement autoritaire et sectaire (par exemple, le Futuroscope, parce que création de la droite, ne figure plus sur la carte des lieux touristiques de la région) ; inflation des dépenses de personnels (+ 23 %), suppression arbitraire de subventions (surtout pour le développement économique...), coups médiatiques, gaspillage (elle a essayé de faire payer par la région sa virée électorale au Chili, et il faut voir aussi le parc de voitures !), et clientélisme (elle fait profiter sa circonscription de 31 % des subventions de sa région, alors que celle-ci ne représente que 5,3 % de sa population). N’oublions pas non plus que Ségolène Royale clamait à la presse il y a dix ans qu’un salaire mensuel supérieur à 50 000 francs (7 620 euros) était anormal et constituait «  une incitation à la violence », elle qui gagne aujourd’hui environ 80 000 francs (12 178 euros) !
Ségolène Royale veut assouplir les 35 heures (« Les 35 heures ont dégradé la situation des plus fragiles », lu sur son site), flexibiliser les CDI, réformer la carte scolaire (que 40 % des enseignants ne respectent pas), augmenter le temps de travail des enseignants (commission du projet socialiste, le 18 janvier 2006), rendre l’Etat économe (« L’Etat doit réduire ses gaspillages, son train de vie et ses doublons », Les Echos, le 19 mai 2006). Et concernant l’Europe, a-t-elle un avis, ou attend-elle des résultats de sondages ? Partage-t-elle l’avis de Michel Rocard (2) sur l’extension de l‘Europe au Proche-Orient et au Maghreb ? Je pense qu’il ne faut pas prendre à la légère sa proposition de jury populaire qui correspond dans l’histoire de la démocratie à un vrai cheminement (3). Mais elle a gâché l’idée en ne la bordant pas.
En même temps Ségolène Royale veut être la candidate d’un parti en contradiction absolue avec ces différents points : soit elle ment au PS, soit elle nous ment ! Je penche pour la seconde proposition, car à chaque coup de sifflet du parti, elle se met au garde-à-vous.


Passons maintenant à la droite avec Nicolas Sarkozy. D’abord par l’exercice du pouvoir : ministre du Budget sous Balladur, les déficits et l’endettement s’étaient particulièrement accélérés durant sa période d’exercice. En tant que ministre de l’Economie et des Finances, pas de souvenir particulier, hormis la démagogique mise au rencard de la loi Galland, soi-disant pour faire baisser les prix, permettant surtout aux grands de la distribution d’accentuer le chantage aux marges arrière. Enfin avec le costume de ministre de l’Intérieur, le bilan est plus complexe. Il a dès le départ rédigé une loi qui prenait en compte la situation calamiteuse de la gendarmerie, et il y avait longtemps que cela n’avait été fait. Réforme aussi consistant à augmenter le nombre de policiers et de gendarmes : c’est vrai. Mais il est vrai aussi que cette augmentation n’a suffi qu’à pallier les 35 heures et départs en retraite. La baisse de la délinquance est sujette à caution car elle est surtout « zonée » : Nicolas Sarkozy a en réalité pris en compte le fait que le monde des médias vit à Paris et c’est donc sur cette zone que les efforts ont porté... Bien pour les Parisiens, moins pour le reste de la France. Quant à son dernier ouvrage (4) on y trouve un véritable tissu de généralités sans proposition concrète : allez voir les pages concernant la réforme de l’Etat, la fiscalité, les classes moyennes, bref tous les vrais enjeux, et vous serez atterrés.
Nicolas Sarkozy me donne surtout l’impression aujourd’hui de représenter la coterie de Neuilly, avec ses soutiens spécifiques, géographiquement et socialement parlant...

Les cruches
Existerait-il une autre voie ?
Il y a quelque temps, j’ai eu la divine surprise de lire un appel commun lancé par Bockel du PS, Lambert de l’UMP et Blanc apparenté UDF. J’avais d’ailleurs pour ce dernier un a priori positif. Cet appel consistait à déclarer que la lâcheté gouvernementale n’était plus supportable et que ces trois politiques plus qu’intéressants ne soutiendraient qu’un candidat qui assumerait ses responsabilités face à la dette et la réforme de l’Etat. Cela me paraît être le bon chemin à suivre, sauf que la conclusion de leur prise de position se transforme en ridicule : Lambert déclare que malgré tout, il soutiendra Nicolas Sarkozy, pour Bockel ce sera de toute façon Ségolène Royal, et Christian Blanc... sûrement pas François Bayrou ! Donc espoir déçu devant cette unanimité divisée.
Il y avait aussi le bon boulot de Gilles de Robien. Mais sa vision de la politique qui ferait de son parti, l’UDF, une remorque de l’UMP, ou encore voyant dans Dominique de Villepin un leader de qualité m’a particulièrement refroidi. Bien sûr, je pense que Blanc et Robien ont toute leur place à l’UDF, sinon ce ne serait plus non plus l’UDF, mais ils sont, d’après moi, dans l’erreur.
De même, j’ai laissé tombé depuis longtemps l’espoir d’une voie sociale-démocrate ou sociale-libérale, car ceux qui auraient pu l’incarner n’ont aucun courage et préfèrent rester otages du PS.
La situation est pourtant grave, notamment pour la jeunesse. En effet, d’un côté est accentuée une extrême flexibilité pour la jeunesse et les étrangers par rapport à une protection totale pour les salariés du secteur public et les CDI des grandes entreprises privées.
Il serait temps que les gouvernants se rendent compte que ceux qui ont vingt, trente ou quarante ans aujourd’hui ne connaissent pas l’âge doré de 1968 :

- les diplômes ne sont plus une garantie d’accès à l’emploi ou de progrès social.

- Ceux qui avaient vingt, trente ou quarante ans en 1968 ont connu une forte période de croissance où le mérite (travail, études) était récompensé. Ce n’est plus le cas.

- Les salaires augmentaient en moyenne durant les Trente Glorieuses (jusqu’en 1975) de 3,5 % par an. Depuis la moyenne est passée à... 0,5 % par an.

- En 1968, quand un jeune cadre ou cadre sup rentrait sur le marché du travail et qu’un cadre ou cadre sup le quittait, l’écart de salaire était en moyenne de 20 %, aujourd’hui l’écart est de 40 % (5)

- Cette génération qui nous dirige s’est battue pour avoir plus que celle qui la précédait. Aujourd’hui, on se bat pour essayer d’avoir au moins autant que la génération d’avant...

- Les jeunes n’ont plus pour ambition de s’élever mais de « s’en sortir ».

- 70 % de la richesse appartient aux soixante ans et + / la pauvreté chez les moins de vingt-cinq ans s’accroît chaque année depuis dix ans.

- On nous laisse un système éducatif dans un état déplorable, une dette publique abyssale, des retraites à payer aux coûts mirobolants (prestations que nous ne connaîtrons pas nous-mêmes).

Trois autres points me paraissent vitaux :

- il est un fait qu’une certaine flexibilité des contrats permet une embauche plus aisée pour l’employeur. Je souhaite donc que la période d’essai passe à dix ou douze mois pour tout le monde, bref, que l’on se tourne vers un contrat unique.

- Il ne faut pas se tromper d’objectif : qu’est-ce qui est le plus important, protéger le contrat ou protéger les revenus ? Je pense que c’est le revenu qui doit être protégé, et l’exemple danois (la flexisécurité) me paraît percutant sur le sujet.

- Enfin, tant que la réforme de fond, c’est-à-dire le désendettement, ne sera pas adoptée, la situation continuera à se dégrader. Ce n’est pas le coût du travail ou les salaires qui ont dérapé, c’est l’augmentation continue des charges qui empêche d’accroître les capacités de production, c’est-à-dire de créer de l’emploi et d’investir dans la recherche et dans le développement. L’impôt sur le revenu ne suffit plus à rembourser l’intérêt de la dette. Il faut donc trouver les ressources ailleurs : soit on réduit des prestations de l’Etat, soit on augmente les charges, soit les deux en même temps. Et depuis un quart de siècle de dépenses à-tout-va, les différents gouvernements ont opté pour la dernière solution : un Etat moins efficace et des charges toujours en hausse. Je pense qu’il serait opportun de faire un audit de l’Etat (organisation et dépenses) et d’associer partis et syndicats dans une réforme de l’Etat, seule capable de réduire les dépenses, de les rationaliser tout en baissant les charges. Cela me semble un bon moyen pour permettre aux entreprises d’investir et d’employer réellement !

Pour ma part, je soutiendrai un candidat qui prendra en compte cette réalité sociale et assumera ses responsabilités devant les réformes à prendre. Or, il apparaît de plus en plus aux Français que seuls deux candidats semblent comprendre (au sens d’intégrer) leur situation : Jean-Marie Le Pen et François Bayrou.
François Bayrou semble aujourd’hui un démocrate qui se rebelle devant la réalité sociale et répond de façon responsable et cohérente (6). Sa proposition d’un gouvernement d’union avec des personnalités dites de gauche (que j’ai déjà nommées) ou de droite (Lambert, Borloo, Barnier, etc. ?) m’enthousiasme. Et en tant qu’européaniste convaincu, goûtant peu au racisme débile (au sens sénile pour Le Pen) et détestant le populisme (comme je l’ai écrit ailleurs, populaire n’est pas populiste), j’ai une préférence pour la politique de l’ambition, de l’avenir et des responsabilités. Le Pen, c’est la France du retrait, la France du regret, la France de la régression !
Je ne tomberai pas pour autant dans un militantisme béat ni dans un panégyrique bayrouiste, j’attends de voir ses propositions claires concernant la réforme de l’Etat, l’éducation, le développement durable (réponse à apporter à N. Hulot ?), la sécurité, etc. Mais nul ne peut nier que François Bayrou a pris le chemin de la réalité populaire, et tant qu’il le suivra, je lui répondrai : chiche, à la revanche des cruches !

(1) Nos enfants nous haïront, D. Jeambar et J. Remy
(2) Peut-on réformer la France et Dialogue sur la France, duo Rocard / Bolkestein
(3) La contre-démocratie, P. Rosenvallon
(4) Témoignage, N. Sarkozy
(5) Génération 69, L. Guimier et N. Charbonneau
(6) Au nom du tiers état, F. Bayrou


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34 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 10:45

    Bon article que j’ai eu plaisir à lire

    j’aurais mis Segolène dans les nunuches....

    Il y a aussi la catégories de perruches , vertes et rouges , qui font beaucoup de bruit et jacassent, mais sortent pas de la cage du PS


    • LE CHAT LE CHAT 14 décembre 2006 09:58

      pour complèter mon propos d’hier , il a suffit d’une poignée de graines de tournesol du sieur Hollande pour que les perruches Chevenement et Taubira cessent de cacqueter ;le cacatoes Bové est parti déployer plus loin sa crête tant il est agacé par les chamailleries des inséparables rouges besancennot et Buffet .les perruches ondulées voynet , liepitz et mamerre sont très prolifiques et multiplient les courants et tendances .Les perroquets gris du Gabon vivent très longtemps , la vieille Arlette jacasse les mêmes fredaines depuis des temps immémoriaux..........


    • lolokerino (---.---.41.177) 13 décembre 2006 10:46

      completement orienté, completement partial, pompeux et sans interet A reserver pour le forum interne de l’udf et leur methode coué Bien surl’udf n’est absolument pas responsable de ce qui s’est passé en France depuis les trente dernieres années....


      • le sudiste (---.---.58.219) 13 décembre 2006 14:26

        Orienté ? Partial ? Tant mieux.

        Mettre un bulletin dans une urne, ça aussi c’est orienté. C’est le principe. Donc oui à la « propagande » surtout lorsqu’elle se fait ainsi. Jaime beaucoup...

        Chacun amène sa pierre. Chapeau bas. Bel exercice et joli travail.

        Keep fighting...


      • Rules (---.---.65.12) 14 décembre 2006 16:56

        Orienté, biaisé ? C’est cela être citoyen.C’est prendre position et l’affirmer bien haut !

        Les temps de la frilosité, de la supposée objectivité n’existe plus.

        Le droit de parole, ce n’est pas écrire des articles neutres, insipides. C’est affirmer ce que l’on croit, en être fier.


      • (---.---.141.246) 15 décembre 2006 08:27

        @lolokerino,

        La réalité vous fait-elle déjà peur ?

        @l’auteur Soseki,

        Article plus que bien vu.

        @Tous,

        Petit cours de mathématique politicienne, appelé aussi "vases communicants “

        À l’heure où les petits arrangements occultent les débats de fond, il serait urgent que l’UMPS se range derrière l’UDF dès le premier tour, pour sauver la mise.

        En effet, Sego et Sarko, n’ayant aucune possibilité de s’entendre pour une coalition, il leur reste un dénominateur commun François Bayrou. C’est leur seule chance de sauver la mise, devant un Jean-Marie Lepen triomphant.

        Ne pas le comprendre, l’accepter et le mettre en œuvre serait suicidaire pour ces trois parties qui n’en font qu’un depuis longtemps !

        Mais après tout, qui peut vraiment commencer le grand ménage, Le Pen ou Bayrou ?


      • Bill Bill 13 décembre 2006 11:01

        En effet, je me demande aussi si nous ne verrons pas un deuxième tour Bayrou-Le Pen. Personnellement je suis convaincu que l’Europe est une catastrophe annoncée ! Et je regrette qu’il n’y ait pas plus de candidats « souverainistes », dans ce cas de figure donc, j’hésiterai surement ! C’est d’ailleurs ce qui bloque Bayrou, sur certaines choses il propose tout simplement une rencontre entre chef d’état européens... !

        Pour le reste, j’ai beaucoup apprécié votre article, c’est d’une réalité flagrante ! Comme le chat, le terme de nunuche 1ère me parait approprié dans l’un des cas. L’UMPS est bien loin des réalités et ne voit rien venir, une fois de plus... !

        Bien à vous

        Bill


        • Fred (---.---.235.182) 31 décembre 2006 17:54

          Bayrou ne propose t-il pas de remettre au référendum un texte apuré de Constitution Européenne contrairement à Sarko qui soumettrait l’existant au parlement ?


        • Romain Baudry 13 décembre 2006 12:38

          La candidature Bayrou est intéressante, mais elle ne m’inspire pas actuellement une confiance telle que je puisse envisager de donner ma voix au président de l’UDF.

          Certes, Bayrou et l’essentiel de l’UDF ont manifesté une certaine indépendance vis-à-vis de l’UMP au cours des dernières années. Mais est-ce vraiment une manifestation de leurs convictions ou seulement un positionnement médiatique destiné à attirer l’électeur ? Les pré-campagnes de Royal et Sarkozy exploitent à fond le thème du renouveau, dont on sait qu’il se révèle particulièrement porteur. Mais est-ce que Bayrou ne fait pas exactement la même chose avec sa « troisième voie » centriste ?

          Objectivement, même s’il se dit centriste, l’UDF a clairement été un parti de droite jusqu’à une période récente. Il était solidement allié au RPR et Bayrou lui-même a été ministre de l’éducation sous Balladur et Juppé. Les choses ont-elles véritablement changé ou s’agit-il en grande partie d’une stratégie médiatique ?

          Les hommes politiques qui veulent se faire élire font toujours montre d’un optimisme inébranlable et il est donc très probable que François Bayrou n’évoquera pas l’éventualité d’un second tour sans lui. Du reste, on ne construit pas sa crédibilité personnelle en annonçant d’avance et de façon certaine à qui on se ralliera au second tour. Mais c’est pourtant cette incertitude qui, à mon avis, brouille le vote Bayrou. Que fera-t-il si le miracle espéré ne se produit pas ? Que fera-t-il si le duel du second tour est vraiment Sarkozy-Royal ? Se ralliera-t-il automatiquement à Sarkozy en échange d’une alliance aux législatives ? La perspective d’une candidature qui échappe aux clivages habituels est séduisante, mais s’agit-il vraiment de cela ou de l’expression d’un courant minoritaire de droite, façon Christine Boutin ou Corinne Lepage ? L’indépendance de l’UDF vis-à-vis de l’UMP survivra-t-elle si Bayrou ne dépasse pas le premier tour ?

          La réponse à ses interrogations clarifierait considérablement la candidature Bayrou. L’exemple récent de Chevènement montre assez que les candidatures qui se disent indépendantes peuvent décevoir amèrement les espoirs qu’on a placé en elles. Une déclaration d’intention résolue de François Bayrou (affirmant que, le cas échéant, il ne se rallierait pas nécessairement à Sarkozy et pas seulement en échange d’un certain nombre de circonscriptions) contribuerait donc grandement à asseoir l’originalité et l’intérêt de sa candidature.

          Je dois avouer que, pour l’instant, je n’y crois pas.


          • le sudiste (---.---.58.219) 13 décembre 2006 14:41

            « Une déclaration d’intention résolue de François Bayrou (...) contribuerait donc grandement à asseoir l’originalité et l’intérêt de sa candidature. »

            Ce qui serait largement plus efficace serait que Bayrou propose dès aujourd’hui un poste à Sarkozy ET à Royal. Ce serait terrible ça ! Après tout, ces deux là veulent faire avancer la France non ? Ils sont prêts à se donner pour le peuple ? Alors qu’il se donne...

            Bayrou n’est pas franchement tordu mais gagner sans être « méchant » est un pari risqué voire impossible. Qu’il les mette au pied du mur les deux starlettes...


          • le palois (---.---.82.131) 13 décembre 2006 16:39

            connaissant bien l’action de Bayrou au quotidien dans notre sud ouest (j’ai meme ete avec sa fille en prepa a Barthou), je peux vous assurer que je ne donnerais pas un kopek a ce gars... chez nous entre le detournement de subventions (voir iphb.org), le tunnel du somport, voire nos ours, lui et ses amis n’ont jamais rien fait de vraiment terrible pour notre region... je ne parle meme pas de la greve de la faim pathetique de l’autre guignol de Lassalle (UDF)...

            pour voter UDF, il ne faut pas etre du Bearn !


          • Juste Milieu (---.---.252.253) 13 décembre 2006 21:43

            Merci Romain. Tu poses les bonnes questions que se posent beaucoup sur le positionnement de Bayrou, de son parti et de sa possible attitude en cas d’échec au 1er tour. Mais pour l’accompagner depuis pas mal d’années il faut savoir que : 1. Il a coupé depuis 2001 - et même avant dans sa tête - le cordon de la sainte alliance des années 80-90 : « UDF-RPR » . Ses amis Rossinot, Douste, Mehaignerie,Longuet sont eux restés dans cette sainte alliance droitière devenue UMP. Les militants qui sont venus à l’UDF depuis sont sur cette ligne d’indépendance qui a été démontrée par la faible existence du courant Robien. Les plus récents sont encore plus « libres » notamment par ce que bien souvent ils voient en Bayrou un candidat social-démocrate alors que DSK a échoué dans sa tentative au sein du PS. 2. Au plan européen, il a souhaité que l’UDf quitte le PPE qu’il ne reconnaissait plus notamment avec les conservateurs anglais eurosceptiques et les berlusconistes. L’UDf est membre du groupe libéral avec les lib dem anglais et les italiens de Prodi et Rutelli notamment ou encore le polonais Geremek dont il aurait voulu faire le président du Parlement européen. 3. le vote contre le budget puis la motion de censure ont été des gestes forts de son indépendance politique.

            Il y a eu aussi la tentative des régionales avec des listes dépassant toujours 10% mais il est vrai des fusions avec l’ UMP du fait de ce scrutin a 2 tours.

            Aujourd’Hui Bayrou raisonne non par mégalomanie mais par conviction sur une participation au deuxième tour et non sur un possible ralliement à tel ou telle candidat(e), avec des institutions renouvelées , un gouvernement de large rassemblement. Pour éviter de se poser la question du choix du centre au deuxième tour (Ségo ou Sarko) il faut faire en sorte que ce soit Sego ou Sarko qui aient à se poser ces questions...


          • tof (---.---.204.162) 13 décembre 2006 22:31

            Ca c’est une idée qu’elle est bonne ! Petit César of Neuilly ET Queen Chabichou CONTRAINTS à siéger autour du béarnais pour MANIFESTER DANS LES ACTES LA REALITE DE LEURS SLOGANS ! (et leur amûur désintéressé de la Frâââânce)

            On parie quant à leurs réactions enthousiastes ?

            Bon ben l’internaute qui a trouvé ça a décroché la martingale 2.0.0.7 : nous qui voulons NI de Sarko NI de Ségo, eh ben on se les emballe de force sur la liste à Bayrou ! On le fait ? Hein ? On le fait ?


          • Le sudiste (---.---.58.8) 14 décembre 2006 19:19

            Si si... Moi je verrais bien Sarkozy ministre des Dom-Tom ! Côtoyé au quotidien des blacks de 1 m 90, ça va nous le calmer !

            Pour la Ségolène ? Je ne sais pas, j’hésite. Il semble qu’elle ait des idées pour l’éducation nationale...

            Et puis faut pas oublier. Ministre, t’as théoriquement une obligation de résultat. Pour les flinguer définitivement ce serait une bonne idée. Va savoir, cela permettra peut-être au PS et au RPR, oups, à l’UMP de nous sortir quelqu’un d’autre.

            Pour nous, c’est tout bénéf. Pour eux c’est dur. Et alors ?


          • jp (---.---.95.155) 16 décembre 2006 12:46

            totalement d’accord. « c’est au mur que l’on reconnaît le maçon »... et il est bien branlant le mur actuellement...

            mais surtout de normandie au sud, cela fait plaisir de s’apercevoir qu’il y a de l’écho sur l’état calamiteux, moins de la france, mais en tout cas de nos politiques.

            et ce sont leurs apprentis-laquais qui nous accusent de déclinologes... la même gente... le même moule... pour les mêmes postes. peut-on accuser des C. imbert, d. jeambar, j. marseille ou encore m. baverez d’être de vulgaires déclinologues ? il y a longtemps que les grandes plumes de la presse, du nouvel obs au point en pasant par marianne et l’express, dénoncent cette classe politique irresponsable qui fait le lit d’1 le pen, besancenot ou bové. c’est vrai que j’aimerais que bayrou reste naturel, bref, qu’il se laisse aller à faire la distribution de claques que les français rêvent de faire. et ce n’est pas populiste, juste un « réflexe démocrate ».


          • Fred (---.---.235.182) 31 décembre 2006 18:51

            Ce propos en dit trop ou pas assez...


          • Stassin (---.---.9.191) 13 décembre 2006 13:41

            S’il y avait une stratéfie à avoir, l’UDF serait dans l’UMP. Ils ont préféré l’indépendance de la pensée et son pluralisme, choix courageux qui leur a valu beaucoup de dommages plus que collatéraux. Arrêtons de croire tout le temps que quand qqun fait qqchose cest pas interet. C’est souvent le cas certes mais là il y a eu prise de risque, refusant les facilités. Voilà tout....

            http://stassin.ublog.com


            • le sudiste (---.---.58.219) 13 décembre 2006 14:48

              « le FN qui est le parti le plus visionnaire »

              On ne doit pas avoir les mêmes lunettes... Au fait ? Elle a des gosses la Marine Le Pen ? Qu’on sache un peu qui prendra la suite...


            • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 18:10

              merde alors , on saura pas si elle a aussi un calbut rose !


            • le sudiste (---.---.58.58) 13 décembre 2006 18:29

              Rose ? surement pas ! Il est bleu blanc rouge !


            • LE CHAT LE CHAT 14 décembre 2006 09:35

              Bonjour sudiste , tu as raison , bleu blanc rouge , ça va de soi ! et avec son prénom , la marque c’est petit bâteau ?


            • Le sudiste (---.---.58.8) 14 décembre 2006 19:24

              C’est pas petit bateau...

              C’est Bismark.


            • jp (---.---.95.155) 16 décembre 2006 12:31

              bismark pour elle, attendant son blond u-boot.

              mais titanic pour nous...


            • ifelhim (---.---.137.41) 13 décembre 2006 14:45

              Ayant 26 ans, je ne peux qu’approuver l’article, qui m’a cependant inspiré une légère crainte de partialité, à l’évocation de Bayron et Lepen. Heureusement qu’il a été rajouté l’importance des propositions (encore floues) avant de se prononcer.

              Néanmoins, comme il est dit plus haut, et dans bon nombre de commentaires (voir ceux en réponse à l’article de Corinne Lepage) : Comment faire confiance à d’anciens adhérents du système. Comment être sur qu’il ne s’agit pas d’une posture électorale. Il n’y a aucun moyen de savoir.

              Je n’ai aucune confiance dans ces personnages politques qui nous gouvernent. De plus, j’ai déjà posé la question en réponse à l’article de Corinne Lepage : Comment voteront les bénéficiaires du système ? comment voteront les futurs « jeunes retraités » des services publiques bénéficiant d’un statut inique (cotiser 0.5 pour toucher 1 de retraite lorsqu’un ouvrier cotisent péniblement 1 pour toucher à peine 1).

              Une chose dont je suis certain, c’est que les tenants d’un « virage à gauche » ou du statu quo, ne peuvent que nous conduire dans le mur : virage frontiste ou faillite comme en Argentine... Ayant 26 ans, je peux leur garantir une chose, je n’aurais de repos avant qu’ils n’aient payé leur dû, qu’ils aient assumé leurs responsabilités. Ils ruinent notre avenir tout autant que ceux qu’ils fustigent.

              Plus d’état, c’est plus de réglements, c’est plus de lois, moins de libertés, l’argent qui a encore plus d’importance alors qu’elle en a déjà trop. La gauche est a coté de la plque, elle trahit les petits et la liberté. L’extrême gauche, l’espoir des jeunes ? Vous avez vu leur âge ? Ils sont les fruits d’une époque révolue, celle de l’avant 1989, celle où la guerre froide permettait de faire illusion. Ils ne valent pas mieux, pour avoir voulu créer mon entreprise je suis sur d’une chose : leurs solutions sont encore pires...

              La seule solution, c’est de diminuer l’importance de l’argent et la seule possibiliter de le concrétiser, c’est d’avoir moins d’état, moins de lois, mais des lois qui protègent l’essentiel : 1. L’intégrité physique de tout être vivant 2. L’intégrité morale, psychologique et intellectuelle et tout être humain, indépendament de toute considération de sexe ou d’âge. 3. L’utilisation raisonnée des ressources naturelles (Nous avons industrialisé et automatisé parfois plus que de raison) 4.Réformer notre manière de consommer (Nous sommes ce que nous faisons, pas ce que nous consommons contrairement à ce mensonge véhiculé par le marketing) 5. La liberté d’entreprendre tant que les 4 points précédents sont respectés...

              Mais cela ruinerait beaucoup de politiciens ainsi que ceux qui les soutiennent ou dont ils sont les marionnettes...

              Alors il ne reste que la révolution mondiale et la SUPPRESSION de l’argent qui réduira bien des maux (recherche de la gloriole et du pouvoir, les hiérachies ayant perdu une bonne part de leur sens). C’est sans doute le grand échec de Marx : garder l’argent et le materialisme alors qu’il faut moins d’argent et plus de spirituel (au sens liberté de croire ou non, mais sans religions => si un dieu monothéiste existe, alors il est forcement unique et toutes les religions ont tout faux, de plus il ne demande alors rien d’autres aux humains que de tenter de vivre en harmonie en respectant l’autre et ses libertés... en toute réciprocité, ainsi que respecter la nature et les ressources).

              Mais c’est tellement simple, tellement logique que je dois me tromper...


              • orwell (---.---.239.46) 13 décembre 2006 15:55

                Au passif de Bayrou, un passage à l’éducation nationale, où il n’a rien fait, alors que le poids de l’enseignement supérieur est pour une grosse part dans la panne de l’ascenseur social, la paralysie économique et l’absence d’innovation.


                • jp (---.---.95.155) 16 décembre 2006 12:52

                  faux, il n’a pas « rien fait ». exp : l’élaboration du guichet unique pour étudiants, mise en valeur des savoirs primordiaux pour l’élémentaire, etc... toutefois, il a surtout passé son temps à empêcher la « guerre civile » voulue par le rpr contre les enseignants ! c’est sans doute cette expérience qui lui a enlevé ses dernières illusions sur la droite conservatrice.


                • Jöe (---.---.133.108) 13 décembre 2006 16:51

                  Journal d’un jeune branleur

                  OLIVIER DOMBRET 128 pp.

                  Ed. Maelström [Réf : MAELS00057]

                  Prix 11.00 €

                  Extrait :

                  « ... Mais assez de toute cette merde, finies les conneries ! On est là pour s’éclater, pas vrai ? Vous inquiétez pas vous en aurez pour votre pognon, je suis à vendre. Comme tout le monde. Emmenez-moi sur les plateaux de télé, j’ai plein de trucs à dire. Comment la jeunesse a vendu son âme à MTV. Pourquoi j’ai envie de tuer tout le monde. Pourquoi tout le monde a envie de tuer tout le monde. Pourquoi la télévision est la seule réalité. Tout ça et bien plus encore ! Venez. Vous êtes tous invités... »


                  • Le Hérisson (---.---.121.162) 13 décembre 2006 18:53

                    Bon, à lire votre article (en diagonale il est vrai tellement il est partial), je me demande ce que vous attendez pour, soit, vous tirez une balle dans la tête, soit pour aller dans un autre pays... La déclinologie, non merci.


                    • jp (---.---.95.155) 16 décembre 2006 12:55

                      ta réponse relève aussi de la diagonale du fou : lis attentivement, et ton jugement-sentence évoluerait sûrement. mais surtout, j’ai souvent remarqué qu’on accusait de déclinologues ceux qui préféraient le courage des responsabilités à la facilité du clientélisme.


                    • (---.---.16.1) 14 décembre 2006 08:27

                      De toute façon ,ceux qui critiquent cet article sont les mêmes que ceux qui nous mettent les mains dans le portefeuilles....ils ne veulent surtout pas que cela change et pour cause !!!!! Votre article et d’une réalité tellement évidente .....


                      • jani-rah (---.---.233.64) 14 décembre 2006 08:38

                        C’est une classification amusante, mais sans intérêt, tendant à montrer que seul Bayrou aurait une vision, un intérêt... Appliquons lui la même grille de lecture qu’aux autres : son parti en mal d’identité, entre centre, droite, voire gauche ( 56% des sympatisants udf disent voter Sarkozy au second tour si Ségo-Sarko, contre 32%), avec une culture et des cadres encore de droite, ce qui occasionne des tensions internes. L’expérience gouvernementale de Bayrou n’est pas particulièrement brillante. Son début de réforme des universités à même été un modèle d’irréalité et d’aberration bureaucratique ( partant d’une bonne intention bien sur)

                        Il est un peu facile de critiquer tout le monde, pour finalement jeter les gens dans les bras de Le Pen, Bayrou étant ambigu et pas toujours convainquant, même si démarche intéressante... Donc arrêtons le discours décliniste et le pessimisme béat, les erreurs d’hier ne seront pas celles de demain. Ce n’est pas avec un argumentaire simpliste ( notamment de dénigration complètement à coté de la plaque de Royal, bien plus complexe que ça, et porteur d’espoir je le pense)que Bayrou sera le mieux soutenu.


                        • jp (---.---.95.155) 16 décembre 2006 12:57

                          appeler « complexe » la pratique royaliste ou la personne relève de la dérision. c’était ton intention, n’est ce pas ?


                        • www.jean-brice.fr (---.---.170.27) 18 décembre 2006 19:58

                          Votre analyse n’est pas mauvaise, mais vos solutions ou orientations ne sont pas crédibles ! Seule une prise de conscience de la MAJORITE des Français est capable de nous sortir d’une situation, plus que diffiçile ... Lisez RUEFF Jacques, peut-être cela vous donnera des idées ...


                          • yupi (---.---.127.9) 21 décembre 2006 19:41

                            Médias : l’esquive “Royal”

                            Ségolène R devait initialement passer Vendredi 17/11/06 au journal du soir de Claire Chazal sur TF1, elle a préféré attendre le Lundi 20/11. Est-ce parceque PPDA aurait un faible pour les femmes,, sait truquer les interviews (cf : fausse interview de Fidel Castro), ou accepterait les montages raccords d’interviews préenregistrées(faux direct = non signalé lors de la diffusion) avec prompteur si nécessaire ? Ne parraissait-elle pas avoir hyper progressé depuis ses dernières apparitions , des 16 et 17 novembre à la TV ?

                            Comment Ségolène Royal conçoit le débat démocratique et le rôle des médias dans la campagne présidentielle.

                            Contactée lundi 11 décembre pour être un de ses contradicteurs à l’émission Ripostes de dimanche 17, Mme PECRESSE a accepté avec enthousiasme, ravie de pouvoir enfin débattre des questions que soulèvent chez moi certaines de ses attitudes ou de ses récentes prises de position politiques qui me font personnellement douter de sa stature présidentielle. Mais deux jours plus tard, j’apprenais que Mme Royal refusait de débattre avec moi. Elle s’opposera ensuite à une confrontation avec mes collègues Nadine Morano et Patrick Devedjian. Au total, Mme Royal refuse tout dialogue qui pourrait tourner en sa défaveur...

                            Pressée néanmoins d’accepter un contradicteur de l’UMP par une équipe journalistique lassée de ses exigences, elle choissira elle-même le thème du débat - celui qui la met le plus en valeur, l’environnement, dont elle a été ministre ! On comprend bien qu’un dialogue entre elle et mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet, spécialiste de ce sujet et donc finalement retenue pour l’émssion, sera un tout autre débat, que celui que Mme Royal aurait eu face à des contradicteurs exerçant des fonctions politiques à l’UMP .

                            Cet exemple est une illustration de la “méthode Royal", aux antipodes de ses déclarations sur la démocratie participative : je vérouille les émissions de télévision, je choisis les thèmes de discussion et je récuse les interlocuteurs qui pourraient me mettre en difficulté. Combien de temps pourra-t-elle encore esquiver le débat ? Royal impériale

                            La contradiction entraîne un débat où le candidat ne peut s’exprimer complètement ; il n’est pas inutile d’avoir des émissions où il peut développer à fond et sans entraves sa pensée.Mme Royal avez donc peur qu’il ne risque de la convaincre ?

                            Il est d’ailleurs amusant de voir que sur son site, ce que reprochent la majorité des intervenants à l’émission « Ripostes » de Ségolène, c’est qu’il y ait eu des contradicteurs (forcément perfides et de mauvaise foi) qui ont osé la contredire et ne lui ont pas permis d’aborder certains sujets.

                            En somme, l’idéal, ce serait : des émissions sans contradicteurs pour Ségolène (ou alors avec des contradicteurs qui seraient d’accord avec elle), et des émissions avec contradicteurs virulents pour Sarkozy.

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