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Accueil du site > Actualités > Politique > Des cailloux dans la chaussure

Des cailloux dans la chaussure

Dimanche, l’UMP a gagné la majorité à l’Assemblée nationale. Si la victoire est là, de nombreux doutes sont apparus, autant de cailloux dans la chaussure de notre président.

Une victoire à la perse.

La victoire quantitative est là, l’UMP a la majorité absolue à la Chambre, mais on ne peut pas parler de victoire qualitative. En effet, la droite régresse à l’Assemblée nationale, elle passe de 355 à 314 sièges. Dés lors, la victoire apparaît douteuse, elle existe mais on avait parlé d’une dynamique après la présidentielle ; cette législative devait apporter une Assemblée comme on ne l’avait jamais vue (plus de 400 députés annoncés). Malgré la victoire large du Président, un état de grâce depuis un mois, une couverture médiatique surabondante, un premier tour lui donnant une majorité plus qu’absolue, la droite a régressé. Pour la première fois, la machine UMP a eu des ratés. Bien sûr elle a gagné mais à quel prix ? En cela on pourrait la comparer à la bataille des thermophyles, l’armada UMP devait s’abattre sur la gauche, la dépecer et n’en faire qu’une bouchée, une gauche déchirée, désunie, qui n’attendait plus rien. Pourtant la machine UMP a trébuché, l’obstacle ici n’était pas un défilé mais simplement un peuple français qui, comme souvent, semble adorer les surprises. Alors bien sûr la victoire est là, il n’empêche que le doute s’est installé maintenant, la machine UMP menée par Sarkozy connaît des ratés et comme d’habitude, la chasse aux coupables commence.

La fin de l’unité UMP

L’unité affichée à l’UMP apparaissait comme une façade, cela s‘était vu lors de la formation du gouvernement, la victoire d’hier semble cependant ouvrir bien des failles dans la façade d’unité de l’UMP. Deux éléments jouent, des députés nouveaux n’ont pu être élus, ce qui en soi reste gérable même si cela peut empêcher l’émergence d’une nouvelle génération ; des députés ont perdu. C’est sur ce dernier point que le bât blesse ; ces députés ont fait confiance à un président pour se faire réélire, ils ne l’ont pas été, ils font cependant toujours partie de la machine UMP ; or, les déçus d’aujourd’hui font souvent les traîtres de demain. De plus le différentiel n’est pas maigre, c’est 41 élus qui se voient sortir de l’Assemblée, soit plus de 10 % de l’ancien groupe, cela risque de peser dans l’organisation du nouveau parti car ces ex-élus voudront des explications et des occupations en attendant la prochaine bataille. De plus, cette victoire à des répercussions inattendues au plus niveau.

Un gouvernement en danger

Le premier problème du gouvernement reste le problème Juppé : les personnalités de l’UMP ont eu beau dire, il ne sera pas si facilement remplaçable que cela. Deux problèmes se posent, celui de son remplaçant et celui de son ministère, les deux intimement liés. Que faire du ministère taillé pour Juppé, il ne semble pas séparable vu que Sarkozy l’avait décrété comme un superministère très important avec à sa tête un ministre d’Etat. S’il n’est pas séparable, alors qui mettre à sa tête ? Si Juppé apparaissait compétent sur le domaine, peu de personnalités à droite semblent avoir une légitimité pour récupérer le ministère. Les rumeurs qui circulaient hier sur Borloo ou Corinne Lepage pour le remplacer semblent loufoques, l’un a des compétences très moyenne en écologie, l’autre n’a pas la stature pour devenir numéro 2 du gouvernement. Drôle d’épine donc que ce ministère, trop important pour être divisé et trop exigeant pour mettre une personne à sa tête. L’issue la plus probable reste cependant l’explosion du ministère, ce qui remettrait l’écologie à un plan subalterne, ce n’est pas cela qui gênera le gouvernement sachant le peu de poids qu’avait l’écologie dans le discours de notre président.


Un autre point d’achoppement est plus fort, c’est le cas du ministre Borloo. Il apparaît en effet comme le bouc émissaire de la petite victoire à cause de sa déclaration en direct le dimanche du premier tour sur la hausse de la TVA dite sociale. Les députés vont lui en vouloir ; déjà dimanche Renaud Dutreuil lui demandait des explications. François Fillon aussi apparaît comme un porteur de responsabilités en tant que meneur de campagne.

Le nouveau gouvernement qui pensait se voir porté aux nues par une nouvelle majorité se voit donc déchanter très rapidement, en attendant, un absent de marque hier, Nicolas Sarkozy, sans doute la première journée depuis son élection où on ne l’a point vu.

Il a raison, qu’il profite du plus grand privilège du président de la République en France : une fois élu, pour reprendre une expression guignolesque, il est perché, irresponsable sur le plan judiciaire et politique jusqu’aux prochaines élections, il n’a plus à prendre de risques. Qu’il se méfie cependant, car malgré tout, c’est le Parlement qui fait la loi en France, or un Parlement peut tout à fait défier un gouvernement quel qu’il soit. Le risque est minime aujourd’hui mais des failles sont apparues.

Selon Sun Tzu, pour gagner, il faut savoir se rendre invincible et attaquer là où l’adversaire est vulnérable. l’UMP n’apparaît plus invincible, la crise n’est peut-être pas là où elle semble être.

Lien vers les résultas bruts de l’éclection :

http://fr.news.yahoo.com/17062007/5/composition-de-l-assemblee-nationale-apres-les-legislatives-2007.html


Moyenne des avis sur cet article :  4.53/5   (17 votes)




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23 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 18 juin 2007 12:18

    le résultat est là pour rappeler que seulement 25 à 30 % des inscrits soutiennent ce gouvernement . 40% d’abstention ( 58% des électeurs FN entre autres )

    On peut s’attendre à des nouvelles surprises , aux municipales par exemple , une partie étant élue à la proportionelle .


    • esca2008 18 juin 2007 17:39

      Je parle d’une victoire à la Perse en référence aux thermophyles. Quand le roi de Perse avec toutes ses légions se heurta à une poignée de spartiates. Xéres le roi de Perse gagna la bataille mais ces troupes en ressortirent affaiblis et diminués. La réputation d’invincibilité de son unité d’élite les immortels fut terni. Le président et ses ministres qui était donné gagnant avait avec eux la machine UMP, devant eux une gauche désunie, ils se sont pourtant heurtés à un os. C’est à cet épisode de l’histoire que je fais référence. Le terme de victoire à Pyrrhus me semble trop fort pour ce qui s’est passé, les pertes de l’UMP ne sont pas énormes, l’impact de ces pertes n’a cependant à mon humble avis pas fini de se faire sentir.


    • claude claude 18 juin 2007 17:14

      vous connaissez certainement la fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf... smiley on devrait peut-être réintroduire l’étude des fables à l’ena, science po, polytechnique ou autre grande école....

      http://www.coindespetits.com/fables/grenouilleboeuf.html

      La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf.

      Une grenouille vit un boeuf

      Qui lui sembla de belle taille.

      Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,

      Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,

      Pour égaler l’animal en grosseur.

      Disant : " Regardez bien ma soeur ;

      Est-ce assez ? dites-moi ; n’y suis-je point encore ?

      Nenni. - M’y voici donc ? - Point du tout.

      M’y voilà ?

      Vous n’en approchez point "

      La chétive pécore.

      S’enfla si bien qu’elle creva.

      Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

      Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,

      Tout petit prince a des ambassadeurs,

      Tout marquis veut avoir des pages.


      • moniroje moniroje 18 juin 2007 17:51

        Vous êtes magnifiques !!! Avant les résultats, vous criiez haro sur le pouvoir absolu d’un affreux Sarkozy élu et d’une Assemblée toute à sa botte.

        Aujourd’hui que vous l’avez quand même jusqu’au... poignet, hi hi, vous vous réjouissez de ne pas l’avoir jusqu’au coude !!!! Très bien la mauvaise foi si elle est optimiste ; mais désolé, c’est pas vous les gagnants ; c’est vous qui l’avez toujours dans le cul ! et vous êtes très rigolos.

        Le gouvernement en place gouvernera avec une majorité à l’assemblée ; donc ils ne déchantent pas tant que vous le dites. Le tsunami bleu, c’est les socialistes relayés par les médias qui ont usé du terme et non pas les sarkozistes. Que ceux-ci re-ajustent leurs stratégies et leurs hommes prouvent qu’ils sont pas stupides et vous auriez fait de même... peut-être...

        Perso, je me réjouis du résultat : puisque la droite a été choisie pour gouverner, qu’elle le fasse, qu’elle tienne ses promesses ; et le peuple a eu la sagesse de lui opposer un contre-pouvoir de poids : pour la démocratie, on ne pouvait pas faire mieux ; bravo le peuple ! Maintenant, aux hommes politiques, de droite comme de gauche, à bien jouer leur rôle... et ce seront les Français qui y gagneront : ce qui est le but.

        Alors, au lieu de baver sur les vainqueurs, ramons de gauche comme de droite pour que la barque avance.


        • esca2008 18 juin 2007 19:47

          Je ne sais pas quel article vous avez lû, je ne penses pas que cela soit le mien. Je ne remets absolument pas en cause la victoire de l’UMP, je me borne juste à dire que face à la vague bleue prédite de toute part même au PS, il n’est arrivé qu’en fait qu’une baisse de l’UMP à l’Assemblée. Cette baisse du groupe UMP même faible lui assure la majorité, il n’empèche qu’un parti va bien quand il gagne et quand il avance. Aujourd’hui, l’UMP a perdu des sièges cela signifie que des personnes dans ce parti vont demander des comptes. Au PS, la crise existait déjà et a été commentée maintes foi, les failles qui me semblent apparaitre dans l’UMP date d’hier. En effet depuis hier, Juppé n’est plus ministre, Borloo commence à se faire attaquer sur sa gaffe. Ce n’est pas faire preuve de folie de dire que l’UMP va moins bien aujourd’hui qu’hier. Il suffit de se rendre sur Yahoo actualités pour voir que les premières tensions apparaissent. Je n’ai jamais dit que la droite déchantait, je dis que la situation se complique pour le président et son premier ministre.


        • Niamastrachno Niamastrachno 19 juin 2007 10:17

          @ Minoroje

          « au coude, dans le cul » me laissent perplexes...

          Quand à dire que ce sont les français qui au final seront gagnants, j’aimerai que tu nous précises LESQUELS ? pour voir comme çà...


        • vivelecentre 18 juin 2007 21:30

          «  »« je me borne juste à dire que face à la vague bleue prédite de toute part même au PS »«  »

          surtout l’un des arguments des socialistes ou de bayrou

          je ne me souviens pas des membres du gouvernement ou des elus ump avoir dit « on va vous mettre une raclée, vous allez voir une vague, un tsunami... »"

          par contre, ce qui est vraiment dommage, c’est que cette élection ne nous ait pas débarrassé d’éléphant voir de pachyderme socialistes

          quand on voit encore Guigou , lebranchus, lang ,Emmanuelli, Melanchon, Hollande et bien d’autre, on en a pas finit avec l’archaïsme du ps...

          par contre des gens « valable » comme Peillon et d’autre ont malheureusement été éliminés !


          • Foudebassan Foudebassan 18 juin 2007 22:47

            Après avoir voté contre Nicolas Sarkozy, les Français ont voté contre la TVA sociale. Dans les deux cas, les électeurs ont voté PS, tout comme ils auraient voté pour le MoDem si celui avait été présent aux seconds tours.

            Le PS n’a donc rien gagné, sauf de l’argent et des places pépères pour ses dirigeants.


            • kolymine 19 juin 2007 03:29

              La Droite ne peux gagner facilement que dans des elections nationales comme le sprésidentielles, et dans les coins perdus ou y a pas de militant, pour le reste, bye bye la Droite, au niveau local la télé ne joue plus, les amitiés avec les grand patrons non plus, ce qui compte c’est le tract, l’affiche, le militant qui perd son week end a faire du porte à porte, c’est CA qui fait gagner la gauche, et avant que la droite ai des vrai militant, on as encore beaucoup de temps devant nous, parce que charles henry pour venir se bourré la gueule à con corde, il sait faire, mais apres, quand il faut TRA VAIL LER plus pour gagner plus (de voix) il connais pas.. et vu la repartition dans la pyramide des ages des vote de droite, meme s’il avait des militants, le temps qu’il boite 10 tract la campagne serait finie..

              Bref, on remercie la droite, qui à réussi à perdre 50 siege. on remercie la droite, qui nous offre les municipales sur un plateau d’argent, et on se felicite que les regions soient à gauche, et bientot les villes, villages, et autres bourgades.

              La droite, on en veut pas !


            • Niamastrachno Niamastrachno 19 juin 2007 10:23

              Les votes ne se sont pas seulement tournés contre la TVA sociale, la franchise médicale ne rappelle rien à personne ?

              Le titre de « cailloux dans la chaussure » convient très bien à la situation : l’UMP est en droit de mettre en route son programme, il n’y a qu’un seul paramètre à ajouter, l’absolu certitude d’être omnipotent pour les quelques 3/4 années à venir (parce qu’après il faudra commencer à songer à faire plus soft, histoire de se faire réélir).

              Il n’y a pas de triomphalisme dans ce discours, tout juste une sorte de soulagement (non la france n’est pas constituée uniquement de néolibérales en colère).


            • vivelecentre 19 juin 2007 07:18

              c’est qui on ?

              certainement la France minoritaire ! celle du conservatisme, de la sauvegarde des privilèges, de l’adepte du temps libre plutot que l’effort et le travaille

              La France nostalgique du collectivisme sans limite et du confort que c’est supposé apporter, qui s’oppose à la France courageuse et volontariste !

              La France qui préfère se réfugier dans ses chimères, ses illusions( faire l’autruche) plutot que de faire preuve d’audace et de courage


              • Niamastrachno Niamastrachno 19 juin 2007 10:28

                Vous me faites marrer avec vos « privilèges » !

                Lorsqu’il s’agit de parler des cadres du privé, on appelle çà des avantages, pour le public de privilèges. Il n’y aurait pas un problème dans ce discours ?

                Des abus, il y en a PARTOUT. Quelque soit l’environnement de travail, quelque soit la tendance politique, la nature humaine faisant que la tendance élue a tendance à tirer la couverture vers elle et ça recommence à chaque élection !

                NS ne va faire qu’une chose : déshabiller PAUL pour habiller JACK, çà a déjà commencé.

                Niamastrachno qui jouit « d’avantages » certains


              • vivelecentre 19 juin 2007 19:34

                des privileges ce sont des avantages qui decoulent du statut et en particulier la garantie de l’emploi, les regimes particuliers pour certain

                les avantages des cadres du privé, ils sont concedés que si vous faites le job et supprimés si vous êtes viré !

                petite nuance !

                le jour ou vous admettrez au moins cela, la France aura progressé et on prendra mieux en compte vos autres arguments !


              • LE CHAT LE CHAT 19 juin 2007 09:06

                @calmos

                salut minou , c’est vrai qu’il y avait un néant idéologique ; notre député communiste ici avait pour seul slogan , le seul vote utile pour vous défendre , mais à part ça rien ! c’est surtout son trône d’aparatchik qu’il défendait . Comme sur sa profession de foi , il avait rangé le modem à droite , eh bien je lui ai fait plaisir !  smiley mais ça n’a pas suffit , des décennies de bourrage de crâne ont lobotomié l’electeur , la gauche ici c’est clientélisme à donf !


              • LE CHAT LE CHAT 19 juin 2007 10:36

                @calmos

                s’il tenait qu’à moi , je banierai les faucilles et les marteaux par respect pour toutes les victimes dans les pays nouvellement entrés dans l’europe , au même titre qu’on a interdit les croix gamées . notre député a encore une salle « maurice thorez » à port de bouc , une figure du stalinisme , quelle horreur !


              • Greffière 20 juin 2007 13:53

                OK pour banir la faucille et le marteau mais à quand un calcul même approximatif des victimes du capitalisme triomphant ? (guerre de 39-45, crèves-la-faim morts dans les usines de l’Angleterre industrielle, suicidés des grandes entreprises pour ne citer que quelques faits)


              • moniroje moniroje 19 juin 2007 08:51

                Je m’excuse pour la grossièreté que j’ai utilisée dans mon post précédent.

                J’en profite pour m’apitoyer sur ceux qui disent : « La droite, on en veut pas ! » Il va leur falloir supporter pendant cinq ans la droite au pouvoir !

                Mais j’avoue que je ne m’en apitoie pas trop ; voilà un slogan de militant conçu pour se battre et des militants, il en faut à n’importe quel camp. A ceux-là, il est impossible de faire entrer dans le crâne qu’on est en 2007, au troisième millénaire, dans le XXI° siècle : que la vie est compliquée ; que Borlo aurait été un excellent socialiste, enfin : un socialiste idéal : un qui agit. Que Ségolène aurait pu gagner... que après le règne Chirac, le PS devait gagner parce que les Français étaient las de ce gouvernement de droite depuis si longtemps, qu’il fallait que ça change... et le PS n’a pas gagné... pas été foutu de gagner ce fruit mûr... pourquoi ??? pourquoi personne n’en parle ??

                Non, ces questions, on ne se les pose pas ; pour dormir tranquille ; on préfère recevoir les instructions : la droite, c’est les vieux, parce que les vieux sont nantis, les riches ; et comme il y a plein de vieux, c’est pour ça que la droite a gagné... et qu’on soit jeune ou vieux, parce que on a la carte, on assène partout jusqu’à Agoravox que Sarkozy a été élu que par les vieux... C’est rassurant.Sans se dire que le jour où vous deviendrez vieux, selon votre raisonnement,vous ne voterez plus PS parce que vous serez devenus riches et donc vous voterez pour Sarkozy junior...

                Hum... je vois autour de moi des vieux qui votaient Mitterrand, puis Jospin et qui ont voté Ségolène : sans conviction aucune mais se sentant obligés... Comme quoi, on peut être vieux et rester... un militant. Oui, mais il y a aussi des vieux qui ont voté Miterrand (moi) puis Jospin et qui, au vu de leur expérience, ont voté centre ou Sarko ou Le Pen...

                Et les jeunes !!! surprise !!! des jeunes de banlieue qui votent Sarkozy !!! non pas la banlieue dorée que vous allez me rétorquer mais la mienne : avec ses barres de béton, ses bandes de djeunns haineux contre la France, ses patrouilles de police, etc. ben oui, ce Mohamed vote Sarko et cet handicapé aussi ; et plein de jeunes qu’on ne voit pas parce que ils bossent ou ils étudient : ils ne votent pas tous à droite ; mais beaucoup plus qu’on pourrait l’imaginer.

                Alors, cessez de ranger dans des tiroirs ceux dont vous voulez et ceux dont vous ne voulez pas. Ce n’est pas ainsi que vous rallierez à votre juste cause d’autres voix. Moi, j’aurais voté Ségolène ; longtemps ici, j’ai pris sa défense ; mais elle ne m’a pas convaincu et surtout, elle a eu un langage d’agressivité aveugle contre Sarkozy en personne et ça, la médisance, les accusations personnelles, la méchanceté mesquine, je ne peux pas voter pour.


                • Niamastrachno Niamastrachno 19 juin 2007 10:47

                  Il est clair qu’on ne peut pas nier que NS a la réthorique superbe qui lui a permis de détourner les esprits des plus fidèles partisans des partis opposés.

                  On ne peut pas nier qu’une partie de l’électorat est issue des « vieux » mais ce n’est pas un critère en soi.

                  Avoir peur de perdre ses « richesses » et voter NS est entre la mesquinerie et une grosse blague. Les seuls « riches » à se préoccuper de leur patrimoine et à connaitre un véritable impact pour leur substantiel budget suite aux projets de loi annoncés par NS le sont tellement qu’ils regardent çà depuis leur terrasse à Dubaï et s’en contrefoutent parce qu’ils jouissent d’un régime encore bien plus profitable.

                  Ces mêmes riches que les riches sympthisants de NS ont un mal de chien à faire revenir en métropole, car avec ces modifications ils sont de toute manière perdants.

                  Je ne suis pas PS, même si j’ai une certaine sympathie envers quelques idées qui me semblent indispensables à notre contrée et remises en cause aujourd’hui par une partie de l’électorat qui ne sait pas mettre de nom à son mal être et qui ets prêt à prendre toutes les perches foireuses qu’on lui propose. NS en ce sens a été plus qu’efficace il s’est montré maître.

                  Tu as raison de dire que peu de gens parlent du pourquoi de la défaite du PS. Elle est flagrante cette raison : nulle archi nulle leur campagne, c’est certain.

                  Mais il ne faut pas déraper complètement non plus. La france n’est pas un pays de Coco, pas plus qu’elle n’est néolibérale. Elle est un mélange de sensibilités qui permettent de penser qu’il serait une grave erreur pour notre nation de jouer à Thatcher ou au Bush.

                  C’est de cette idée que nait le soulagement des législatives. La gauche a tout son temps et toute latitude pour se reprendre, comme de modérer les objectifs de NS. Ce qui est une excellente chose pour la démocratie, je pense que beaucoup d’entre nous en convient. L’inverse cependant aurait été catastrophique, pour tout le monde. J’aimerai que les quelques ultra militants se rendent compte que lorsqu’un parti est élu, il engage un peuple tout entier, mais que ce parti ne représentera jamais l’ensemble d’une population.

                  La gauche doit savoir composer avec l’UMP soit. L’UMP va devoir composer avec la gauche, c’est comme çà... et ça fait plaisir.


                • ogier 19 juin 2007 10:31

                  Il me semble que l’évolution du paysage politique lié au modem n’a pas encore été totalement intégrée par les analystes . L’effondrement du front national , et la tendance du modem à s’affirmer comme un parti de centre gauche plutôt que de centre droit font que nous avons une UMP ayant une base solide (35-40%) , mais dont les réserves sont plus que réduites , contrairement au P.S qui lui peut compter sur l’extrème gauche , bien qu’émiettée , et d’une majorité de voix du modem , les électeurs de centre droit ayant déserté ce parti dès le premier tour. Maintenant , il aurait suffit de quelques points de participation en plus au premier tour pour permettre des triangulaires P.S/Modem/U.M.P , ce qui aurait entrainé une autre configuration de l’assemblée. Le seuil de maintient aux municipales étant de 10% des exprimés (et non 12,5% des inscrits comme aux législatives) , les projections que certains font d’ores et déjà sur les municipales me semblent donc plus qu’hasardeuse ...

                  Maintenant , sans aller jusqu’à penser que cela était voulu par l’UMP , cette majorité moins large que prévue n’est peut-être pas une si mauvaise chose pour eux , car elle obligera une solidarité entre leurs députés , qui savent que rien n’est acquis définitivement .


                  • judel.66 19 juin 2007 17:22

                    juste un mot pour les Miaou ...sur la porte de vos coco collez une faucille et ecrivez :«  » ne cherchez pas le marteau il est a l’intérieur«  »....


                    • Gantor 20 juin 2007 10:52

                      Vous avez remarqué le respect que Fillon s’est attiré, en promettant que parmi ses ministres candidats aux législatives, seuls ceux qui seraient élus resteraient au gouvernement ? Beau signe d’honnêteté politique, de loyauté, n’est-ce pas ?

                      Et la séparation des pouvoirs (ministre=exécutif, député=législatif), on en fait quoi ?? Et le cumul des mandats, on en fait quoi ??? Avant, c’était encore une chose honteuse ; ceux qui en bénéficiaient essayaient de se dédouaner par des arguties (ex. : Trautmann qui restait au gouvernement Jospin en restant « simple conseillère municipale », comme si ça ne faisait pas deux mandats ?)

                      Aujourd’hui, ce cumul des mandats n’a plus rien de honteux, mais il est revendiqué, que dis-je, gentiment imposé aux Français comme un « plus » démocratique.


                      • poetiste poetiste 21 juin 2007 09:09

                        Ingouvernable France, horribles cailloux !

                        Un président de la République est élu, un gouvernement est à peine formé et voilà que les vieux démons de la dichotomie et du manichéisme français resurgissent. Tout ce que fait le président est sujet à caution bien que élu avec 53% des voix sur un programme bien précis et bien précisé. Imaginez deux équipes de foot se lançant des invectives après que l’une ait gagné la partie et que l’autre l’ait perdue, ce qui est la règle. Les poissons rouges sont encore mécontents de l’eau de leur bocal. Laissez-lui donc une chance à ce nouveau président avant la mise à mort ! L’opposition bornée est insupportable et les médias en rajoutent. En France, on aime ce qui ne va pas pour satisfaire une grande propension à se plaindre. Comme j’aimerais voir les Français sortir de ce tropisme et devenir politiquement généreux et adultes ! Certains défendent leurs idées comme d’autres défendent leur propriété privée, avec défense d’entrer : quel manque d’accueil ! Quel repli sur soi ! Si les opposants systématiques pouvaient prendre conscience qu’ils nuisent à l’intérêt général par des attitudes aussi sclérosées, la France ne s’en porterait que mieux. Les ministres transfuges du parti socialiste sont appelés traîtres alors qu’ils sont bien dans le courant d’une volonté de changement du peuple français excédé par la guéguerre stérile d’une moitié de la nation contre l’autre. Ils n’abandonnent pas leurs convictions sociales. La gauche ankylosée est en train de démobiliser ses propres électeurs par des comportements figés qui sont du passé. Seul Monsieur Sarkosy aurait-il compris que l’ouverture, la largesse d’esprit étaient le désir des Français ? Madame Royal a rendu le parti socialiste attractif, on a l’impression qu’on ne lui pardonne pas d’avoir élargi le style, d’avoir osé changer au risque de se tromper, c’est-à-dire de ne plus être dans la ligne directive du parti. Ce qui a changé la donne au dernier tour des élections législatives c’est que les bastions de la petite propriété privée se sont sentis en danger. La sacro-sainte propriété privée, le sacro-saint individualisme Français nous ont conduits et continuent de nous conduire à un immobilisme étroitement pensé. Je ne suis pas fier de cette France ingérable parce que non généreuse. Si celui qui ne pense pas comme vous est toujours suspect, c’est que vous avez une incapacité totale de vous remettre en question. En proposant la participation, madame Royal projette des plans sur l’avenir ; sur une prise en mains de leurs problèmes par un maximum de Français par opposition à cette délégation de pouvoirs qui vient pervertir l’esprit de démocratie. Les syndicats en sont encore à la revendication simpliste de la rue plutôt que de défendre leurs intérêts avec la seule arme qui ait cours aujourd’hui, à savoir : l’argent, la participation aux actions de l’entreprise. Il y a là une responsabilité qui semble trop lourde à prendre dans une tradition de la revendication et de l’assistance ; peut-être une vieille pudeur typiquement française. Doit-on rappeler ce truisme qu’une démocratie est composée de chacun de ses démocrates et que sa qualité dépend de la remise en question et de la volonté d’engagement de chacun. C’est à se demander s’il n’eût pas mieux valu un plus fort coup de fouet dirigiste à cette France recroquevillée sur le passé pour cause « d’individualisme », cet euphémisme qui cache un inavouable manque de largesse d’esprit et de générosité. Comment ne pas avoir mal du côté gauche quand ce mal tient de la maladie de longue durée ? Je n’aime pas particulièrement le personnalisme mais quand Madame Royal propose des solutions et des corrections à apporter à cette « gauche », quelles que soient ses raisons, je ne peux que l’approuver. Elle est dans une dynamique du futur et si elle ne parvient pas à concrétiser ses idées, c’est que Monsieur Sarkosi les aura mises en pratique avant elle. Mais pour l’instant, c’est lui qui en porte tout le poids et la raideur du parti socialiste ne va pas l’aider. Messieurs les politiques, lâchez vos arguments et vos armes, les Français veulent des dirigeants passionnés de l’intérêt collectif. On dirait que cela vous échappe. Plutôt que de courir vers un plateau de télé, allez stimuler et promouvoir la participation. La démocratie vous en sera reconnaissante. Merci d’avance.


                        • dimanchesoir 23 juin 2007 12:12

                          C’est faux, l’UMP est loin d’avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, votre billet est donc discrédité d’emblée.

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