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Accueil du site > Actualités > Politique > Des Départements hors de la République ! ?

Des Départements hors de la République ! ?

Dans le Maine et Loire, plus de 80 communes n'ont pas d'école publique. ( se reporter à la carte jointe).

Il y a même dans une commune qui possède une école publique, un Maire qui en 15 ans de mandat ne l'a jamais visitée !?

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Non, je n’exagère pas !

Quand un Maire favorise l’école privée, la soutient et fait tout pour que sa commune dépourvue d’école publique en ouvre une, il est en dehors de la République, du moins de ses règles !

Les textes sont explicites et non appliqués dans de nombreuses communes de l’Ouest de la France

Rappelons les :

Article L. 212-5 du code de l’éducation.

Loi du 30 octobre 1886, art. 14.

Loi du 19 juillet 1889, art. 4.

Lois de décentralisation des 7 janvier 1983, 22 juillet 1983, 25 janvier 1985.

« Article L. 212 -2

Toute commune doit être pourvue au moins d'une école élémentaire publique. Il en est même de tout hameau séparé du chef -lieu ou de toute autre agglomération par une distance de trois kilomètres et réunissant au moins quinze enfants d'âge scolaire.

Toutefois deux ou plusieurs communes peuvent se réunir pour l'établissement et l'entretien d'une école. Cette réunion est obligatoire lorsque, deux ou plusieurs localités étant distantes de moins de trois kilomètres, la popu­lation scolaire de l'une d'elles est inférieure régulièrement à quinze unités.

Un ou plusieurs hameaux dépendant d'une commune peuvent être rattachés à l'école d'une commune voisine. Cette mesure est prise par délibération des conseils municipaux des communes intéressées. »

 

Quand un Conseil Général ferme un collège public parce qu’il ne recevrait pas assez d’élèves et qu’il finance le collège privé d’à côté qui accueille encore moins d’élèves, ce Conseil Général se met en dehors de la République.

La dépêche de l’AFP du 24/11 mérite notre attention

« Laïcité : des parents d’élèves dénoncent un « détournement des fonds publics » vers le privé

Source : La Gazette des Communes - Le Quotidien du Mardi 25 Novembre

2014 - Publié le 24/11/2014 • Par AFP •

La fédération de parents d'élèves FCPE a dénoncé ce lundi 24 novembre le manque de moyens affectés à l'école publique, évoquant un "détournement des fonds publics" au profit des écoles privées à caractère confessionnel.

 « On a beaucoup parlé ces derniers temps de la laïcité à propos des mamans voilées qui accompagnent les enfants lors des sorties scolaires », se souvient Rodrigo Arenas, dénonçant « un faux problème ».

« Le vrai problème de la laïcité, c’est le financement des écoles confessionnelles aux dépens des écoles publiques », a estimé le secrétaire général adjoint de la première fédération de parents d’élèves, lors d’une conférence de presse à Bobigny.

Selon lui, les écoles publiques « ne répondent plus à leurs missions car leurs moyens sont détournés ».

Selon la FCPE, de nombreuses communes sont dépourvues d’écoles publiques, notamment dans l’ouest de la France, où les parents sont souvent obligés d’inscrire leurs enfants dans le privé, faute d’alternative.

« On n’est pas contre l’enseignement privé », précise Guillaume Dupont, responsable FCPE du Maine-et-Loire. « Mais quand les parents souhaitent inscrire leurs enfants dans le public et qu’ils sont assez nombreux (…) l’Etat doit remplir sa mission ».

Dans ce département, 83 communes n’ont toujours pas d’école publique, selon la FCPE, alors qu’une cinquantaine d’entre elles ont une école catholique.

« Cette situation touche aussi le secondaire », souligne M. Dupont, qui évoque notamment le cas de Beaupréau (sud du Maine-et-Loire), où

30.000 habitants n’ont pas accès à un collège public.

« Ça fait 30 ans qu’on demande la construction d’un collège.

Aujourd’hui, si vous voulez scolariser vos enfants dans le public, il faut faire 20 kilomètres », s’agace le responsable de la FCPE, qui demande au ministère « de lancer les travaux à la place du Conseil général » si celui-ci « persiste dans son refus ».

En France, près de 84% des enfants en moyenne fréquentent l’école publique. Un chiffre qui tombe à près de 50% dans certains départements, comme la Vendée ou le Morbihan. »

 

Comme je me refuse, par choix et par déontologie de tronquer un texte, j’ai reproduit totalement cette dépêche.

Si je partage l’essentiel de son analyse, je regrette pourtant que cette fédération : la FCPE ne rajoute pas que si elle n’est pas contre l’école privée, elle demande l’abrogation des lois anti laïques et notamment de la loi Debré, de financement des écoles privées par les fonds publics.

Je regrette aussi la phrase peu innocente qui consiste à trouver que la présence de femmes voilées comme accompagnatrices scolaires procèderait d’un « faux problème » !

Cornec ! Reviens ils ont oublié que la laïcité constitue des principes intangibles à respecter.

Ceci étant dit et rappelé, OUI DES COLLECTIVITES TERRITORIALES NE RESPECTENT PAS LA LAICITE ET CELA EST INACCEPTABLE !

 

Jean-François Chalot


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15 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 28 novembre 2014 12:22

    Vous votez tous pour des « VEAUX » depuis le départ de De Gaulle....eh bien maintenant assumez.. !


    • lsga lsga 28 novembre 2014 12:33

      l’État Providence français est mort, et les gauchistes et la racaille réactionnaire se roulent dans son cadavre en se battant à coup d’éjaculations nécrophiles.

       
      Hey : l’État Providence national financé sur les politiques néo-coloniales de la France est mort ? VIVA ! Vive le vrai Socialisme, celui qui arrivera par la Révolution Planétaire !

      • CHALOT CHALOT 28 novembre 2014 12:41

        Isga ! Désolé, j’aime bien vos sauts d’humeur mais là vous vous trompez : les gauchistes sont peu ou pas laïques et je le regrette


        • lsga lsga 28 novembre 2014 13:24

          désolé d’avoir posté un commentaire provo sur votre article... Mais bon sang, il faut se battre pour le Socialisme maintenant ! L’école de la République Bourgeoise : ça suffit.... Franchement, l’Éducation Nationaliste faite par une petite bourgeoisie aux ordres de la bureaucratie républicaine, vous trouvez ça bien ? 


        • njama njama 28 novembre 2014 15:20

          Quand un Maire favorise l’école privée, la soutient et fait tout pour que sa commune dépourvue d’école publique en ouvre une

          c’est quoi la source de cette info ? où cela se serait-il produit ...
          Une école privée n’a pas besoin de l’autorisation du maire pour ouvrir. Une école privée est privée, dans des bâtiments privés, pas dans des bâtiments publics, et les mairies ne payent ni travaux, ni l’entretien des écoles privées ...
          Et une école privée qui ouvre (une nouvelle j’entends) ne peut être sous contrat d’association avec l’État qu’en ayant du personnel qualifié (diplômes d’Etat), qu’en en faisant expressément la demande, et après une période probatoire de 5 ans contrôlée par l’inspection académique, auquel cas, après, elle « pourrait » - sous réserve d’être conforme aux normes, programmes et objectifs de l’EN - passer sous contrat d’association avec l’Etat
          donc ce n’est pas gagné d’avance ... et encore moins systématique
          dans le cas de figure cité mais non sourcé, qu’est que la mairie a à voir là-dedans ? merci de nous le préciser Chalot


          • njama njama 28 novembre 2014 15:39

            Dans le Maine et Loire, plus de 80 communes n’ont pas d’école publique.

            c’est pareil dans plein de départements de province, y compris dans le nord pas-de-calais (j’en sais qqch pour avoir travaillé comme vrp en matériel pédagogique). Faute d’élèves, et de plus ayant les mêmes tranches d’âge, il y a d’inévitables regroupements, et les transports scolaires (minibus bien souvent *) sont organisés et financés par les communes comme par exemple dans le cas assez typique du magnifique film documentaire français « Être et avoir » qui se déroule dans la région Auvergne, dans une classe unique avec des enfants de niveau maternelle à CM2
            http://www.youtube.com/watch?v=d79sc72IN3s
            * voir dans le film de 3’37 à 5’40
            C’est un phénomène rural, et une cause économique puisque les campagnes se sont vidées de leurs habitants


            • njama njama 28 novembre 2014 16:04

              Dans ce département, 83 communes n’ont toujours pas d’école publique, selon la FCPE, alors qu’une cinquantaine d’entre elles ont une école catholique.

              L’éducation nationale en chiffres pour avoir une idée
              total nombre d’écoliers 6 760 600 / dont public 5 863 200 (86,7 %), ce qui donne un ordre d’importance au « privé » 13,3 %
              Il se trouve que ces écoles du « privé » sont inégalement réparties sur le territoire national, non pas pour des raisons politiques, mais pour des raison historiques. Quelques départements de l’Est, et la Bretagne et pays de Loire par exemple sont restés majoritairement plus catholiques que d’autres régions de France, contrairement aux Cévennes, régions de Nîmes, Montpellier, ... où la présence et la culture protestante laïque est restée forte .. .

              Les disparités d’implantations historiques de ces écoles s’expliquent pour ces raisons historiques culturelles régionales.
              Le cas cité dans l’article « le Maine et Loire » ne saurait donc être représentatif de ce qui se passe dans l’ensemble du territoire national, il apparaîtrait à mon idée comme caricatural.
              Il est vrai qu’en Bretagne dans nombre de communes on y trouve une école privée, et une école publique, et que cette région est assez symptomatique de la gué-guerre public - privé. Les fermetures de classe sont basées sur le nombre d’élèves. Les écoles privées sont exactement assujetties aux mêmes règles et quotas pour les ouvertures ou fermetures de classe.
              On comprend la frustration des parents quand une école ferme, mais faut pas croire que cela ne se produit pas dans le privé aussi


              • njama njama 28 novembre 2014 16:53

                le Maine et Loire fait partie de l’Académie de Nantes, celle qui en France a le taux le + élevé de « privé » en % par rapport au public 39,8 %
                Paris arrive en 3° position avec 29,1 % après Rennes 37,3 %
                voir graphique pour toutes les académies et dom-tom :
                Part de l’enseignement privé dans la scolarisation des élèves des premier et second degrés du ministère de l’éducation nationale en 2013 (en %)

                http://cache.media.education.gouv.fr/image/2014/05/3/Part_enseignement_priv e_354053.jpg

                source http://www.education.gouv.fr/cid57111/l-education-nationale-en-chiffres.html


              • eric 29 novembre 2014 08:43

                Il faut multiplier ce genre de situation car en effet, à en croire un rapport interne non publié de l’EN, une forte présence de l’école confessionnelle dans une zone géographique, a pour effet de faire monter le niveau du secteur public....

                J’ai vu passer ce document et de mémoire, les inspecteurs constataient que les écoles publiques ne mettaient pas en œuvre certaines circulaires pédagogiques, (au cas précis je crois qu’il s’agissait d’apprentissage de la lecture par la méthode globale) de peur que les rares parents qui leur restaient fuient eux aussi vers le privé. 

                Il était assez attendrissant de voir les dits inspecteurs constater que les résultats en lecture étaient meilleurs et le regretter....

                Ce qui est fantastique en Vendée, c’est à quel point les profs du public sont à l’écoute des parents....

                Mais de toute façon, le vrai enjeux, ce sont les millions de parents qui rêveraient de voir leur gosses échapper aux griffe de l’En et qui du fait des difficultés règlementaires et financières imposées par les syndicats, ont beaucoup de mal à ouvrir des écoles dignes de ce nom pour leurs gosses sans se ruiner.

                C’est particulièrement vrai du reste pour les plus défavorisés.

                Cette année encore j’ai été à la remise des prix du concours général. SI le public conserve 2 bastions ( Louis le grand et Henry IV, où, au prix d’une sélection France entière, il truste les prix de latin grec, dans l’enseignement technique, presque tous les prix reviennent à des établissement style Sainte Gudulle de la contraception.

                Parce que l’école confessionnelle a un effet incitateur pour le public, parce qu’elle est largement l’école de l’excellence pour le peuple, parce qu’elle est un exemple démocratique par l’association de tous les acteurs éducatif au sein d’une communauté du même nom, il est indispensable de favoriser plus son développement.

                Le développement du privé est aujourd’hui pratiquement le seul levier qui nous reste pour améliorer l’école de la république.

                Quand les parents ont le choix, les instits se consacrent à l’apprentissage de la lecture plus qu’aux journée de la jupe....


                • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 30 novembre 2014 04:46

                  Pourquoi les écoles privées n’ont-elles pas les mêmes obligations que celles du secteur public ? Elles sélectionnent leurs élèves et peuvent les renvoyer sans difficulté. Elles ne sont pas obligées non plus d"’appliquer toutes les réformes, par exemple celle des changements des horaires scolaires.
                  Les établissements privés ne sont pas toujours choisis par des parents qui donnent de l’importance à leur caractère religieux. Des vidéos et des sondages ont montré que les parents souhaitaient choisir le privé quand ils désiraient que leurs enfants fréquentent des élèves de la même classe sociale que la leur. Là, il s’agit de ségrégation contraire à notre égalité républicaine et ce choix prive les enfants de l’expérience de la réalité.
                  De toutes façons, il est obligatoire d’ouvrir des écoles publiques en nombre suffisant et, lorsque ce n’est pas fait, je trouverais personnellement normal que la commune ne paie rien aux établissements privés existants. Les parents doivent avoir le choix.


                • heliogabale heliogabale 29 novembre 2014 11:31

                  Le vrai problème de la laïcité, c’est le financement des écoles confessionnelles aux dépens des écoles publiques », a estimé le secrétaire général adjoint de la première fédération de parents d’élèves, lors d’une conférence de presse à Bobigny.

                  Supprimer les 7 milliards d’euros de subventions aux établissements privés est plus facile à dire qu’à faire...

                  Les parents des enfants scolarisés dans le privé sont ceux qui arrivent le plus facilement à se faire entendre... et essayez de réduire de 10 % l’enveloppe, il y aura 500 000 personnes à Paris pour défiler...

                  Le quinquennat Hollande est symptomatique dans ce domaine : Hollande s’est mis en quatre devant ceux qui ont le plus gueulé... ça a commencé par les pigeons, puis le patronat puis les familles gagnant 8000 euros par mois mécontentes d’une hausse de 1000 euros de leur IR, les bonnets rouges etc. Il a failli plier face à la manif pour tous mais au PS il est important de montrer sa différence sur le plan sociétal alors il a dû tenir bon...

                  Il n’y a pas de culture démocratique dans ce pays... et encore moins de l’intérêt général... et pourtant la Nation se construit autour de la défense de l’intérêt général...


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 29 novembre 2014 19:19

                    Certains voudraient faire croire que les « succès » du privé tient à la nullité du public et aux méthodes pédagogiques qui y ont cours. C’est peut-être vrai dans quelques cas. Mais on va aussi dans le privé pour échapper à la promiscuité avec la « racaille », sale et/ou noire et/ou bronzée... On y va aussi quelquefois parce que la pédagogie y est plus « ollé-ollé » que dans le public (eh oui ! il y a des écoles privées de prestige encore plus « pédagogistes » que ce qu’on recommande au public où l’on ne pratique qu’exceptionnellement la « méthode globale » d’apprentissage de la lecture.)


                    • njama njama 29 novembre 2014 20:11

                      j’habite non loin de Lille, j’ai travaillé en tant que vrp pour une maison d’Édition de matériel pédagogique, et je peux vous dire que des écoles du « privé » - 20 % dans l’académie de Lille - (écoles catholiques à + de 95 %) existent dans de très nombreux quartiers ouvriers, populaires et dans des zep ... leur implantation est traditionnelle depuis de nombreuses décennies, suffit de constater la vétusté de certaines écoles pour s’en assurer.
                      c’est facile à vérifier, aucun inspecteur d’académie (grand fonctionnaire de l’État) ne le nierait.
                      le mythe des écoles du « privé » dans les beaux quartiers a la dent dure, et d’ailleurs avec un peu de logique il ne tient pas la route, sachant que les « beaux quartiers » ne sont pas si nombreux en France, alors, on voit mal comment le « privé » pourrait se développer davantage (?)
                      école du « privé » = écoles de riches, c’est une caricature qui ne vaut pas mieux plus que écoles publiques = écoles de pieds-nickelés
                      Cette gué-guerre public-privé est absurde, la république du XIX° siècle a intégré ce qui existait.
                      Déjà de mélanger le cas des écoles maternelles & primaires dont le financement (hors salaires de l’académie) sont à la charge des communes, avec les collèges qui dépendent du département, c’est l’embrouille et l’enfumage garanti !
                      Il y a des écoles publiques riches, et d’autres pauvres, car tout dépend des budgets votés par les communes, et donc de la richesse fiscale des communes, et des priorités budgétaires communales. A l’inverse, chaque école du « privé » a une gestion autonome, il y en a des riches, et d’autres avec des bâtiments assez délabrés, suivant leurs implantations. Neuilly n’est pas le 9-3...


                    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 1er décembre 2014 11:19

                      Il n’y a pas besoin d’être riche pour vouloir soustraire ses enfants à certaines promiscuités...
                      Cela dit, il est vrai que dans certaines régions, l’école privée —catholique— répond à la volonté de certains de mettre leurs enfants sous influence religieuse. C’est d’ailleurs vrai pour ceux qui ont recours aux écoles juives... Je ne sais pas s’il y a l’équivalent pour les musulmans. En tout cas, il n’y a pas d’école privée professant l’athéisme !!!


                    • Montdragon Montdragon 29 novembre 2014 22:40

                      L’école publique ne sait p gérer les 10% les plus mauvais, et les 10% les plus doués ; et ça au-delà de la gentrification....quel choix pour les parents ?

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