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Accueil du site > Actualités > Politique > Des indécis, des sondages et de la stratégie électorale

Des indécis, des sondages et de la stratégie électorale

C’est du jamais-vu ! A maintenant moins de deux semaines du premier tour des élections présidentielles, ce sont plus de quatre électeurs sur dix qui déclarent hésiter encore quant au bulletin qu’ils glisseront dans l’urne le 22 avril (sondage CSA pour Le Parisien Dimanche du 8 avril 2007 et réalisé sur un échantillon de 3587 personnes). Cela signifie que plus de 18 millions de Français, parmi ceux appelés à voter dans moins de quinze jours, n’ont encore rien décidé qui soit définitif. Cela signifie que les chiffres avancés jour après jour par les sondages, et déjà entâchés de beaucoup d’incertitudes, voire de suspicion, sont définitivement à ne pas prendre en compte, ou du moins avec une extrême prudence.

Plus intéressant encore, en entrant dans le détail de ces électeurs indécis, on constate que ce sont 60% des jeunes entre 18 et 24 ans qui se déclarent hésitants, ou encore 56% des moins de 30 ans (contre 33% des plus de 50 ans). Quand on constate par ailleurs que c’est précisément aux plus de 50 ans que Sarkozy devrait d’être placé en tête par les instituts de sondage, on comprend combien cette place est fragile. En comparaison sa rivale directe possède une marge de mobilisation beaucoup plus importante et on peut d’ores et déjà avancer que c’est de cette mobilisation en faveur de Ségolène Royale que dépendra en partie l’issue du premier tour et en réalité, par la dynamique que celui-ci créera ou non pour le second, de l’issue de l’élection elle-même.

Un dernier chiffre, à mettre en comparaison avec celui de ces 18 millions d’indécis. Si l’on retient une hypothèse moyenne de 20% d’abstentionnistes, 1% équivaudrait à 350 000 électeurs, seulement ! Compte tenu des écarts très faibles entre les quatre candidats principaux, il est assez probable qu’une fois encore le premier tour puisse se jouer à 100 ou 200 000 voix qui se seront ou non dispersées - rappelons qu’il avait manqué moins de 200 000 voix à Lionel Jospin pour passer devant Jean-Marie Le Pen en 2002. Les électeurs doivent ainsi être plus conscients que jamais de l’importance de leurs voix : la voix de chacun est susceptible de modifier le cours de l’élection et chacun sera susceptible de se mordre les doigts d’avoir opté pour un calcul stratégique un peu trop subtil.

A chacun également de garder à l’esprit que des élections législatives suivront où il sera alors possible de faire les ajustements nécessaires et d’exprimer plus subtilement sa sensibilité politique - pour autant que la ligne générale aura été tracée victorieusement lors des présidentielles. On peut même aller jusqu’à poser les choses encore plus clairement : la seule indication que livrent à ce jour les sondages - et sans doute plus encore le bon sens - est que seuls trois candidats sont susceptibles d’être élus président de la République le 6 mai prochain : Nicolas Sarkozy sur un projet type "droite dure", François Bayrou sur un projet type "droite classique" et Ségolène Royal sur un projet "gauche responsable". Puisqu’il s’agit bien de ça, élire le président de la République, la seule stratégie raisonnable - autrement dit "utile" - est pour chaque Français de se prononcer dès le premier tour en choisissant parmi ces trois propositions celles qui se rapprochent le plus de sa sensibilité politique - ou celle qui s’en éloigne le moins...

Précisons que, bien entendu, il est tout à fait envisageable de ne pas voter stratégiquement et d’opter donc au premier tour pour un candidat qui ne soit pas l’un de ces trois-là, dès lors que c’est celui qui porte le projet qu’on voudrait pour la France. Il est simplement nécessaire de faire ce choix en conscience, c’est-à-dire en ayant à l’esprit les conséquences possibles de ce "choix du coeur".

Il faut également avoir à l’esprit que les chances de François Bayrou d’accéder au second tour apparaissent tout à fait minimes, non seulement parce qu’il a toujours été placé en troisième position par les sondages, mais aussi - et peut-être surtout - parce que c’est parmi les sondés qui expriment une intention en sa faveur que l’indécision est la plus grande. Il est en réalité assez probable qu’en définitive Jean-Marie Le Pen se place devant lui au soir du premier tour - voire même devant l’un ou l’autre des deux autres prétendants, ce qui serait une nouvelle fois catastrophique pour la santé de notre démocratie.

Enfin, insistons une nouvelle fois sur le fait que, s’il faut grandement se méfier des sondages qui concernent le premier tour, il est tout à fait aberrant d’accorder la moindre valeur à ceux qui concernent le second tour. L’expérience montre que les résultats d’un premier tour conditionnent de manière tout à fait déterminante la formation de l’opinion des électeurs pour ce qui concerne le second. C’est au soir du premier tour que se crée ou non une dynamique en faveur de l’un ou l’autre candidat. C’est au soir du premier tour que se dessine une nouvelle situation politique qui prolonge cette dynamique. C’est au soir du premier tour, et seulement alors, que les électeurs sont à même de se projeter dans le second et d’envisager concrètement celui-ci.


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42 réactions à cet article    


  • Hansi Kürsch (---.---.38.74) 10 avril 2007 11:29

    Il est clair qu’à ce jour on ne peut absolument pas savoir quels candidats entre Sarko, Ségo, Bayrou et (malheureusement) Le Pen seront au 2nd tour. Ils ont tous leur chance, avec selon moi plus de chances pour Sarko, moins pour le peine, et 50/50 sur Bayrou et Ségo.

    Bref il ne faut pas du tout croire en ces sondages qui sont déjà très limités dans le panel et calculés par pondération on ne sait trop comment au bonheur des puissants...

    Il ne faut pas que les français soient aveuglés par ces sondages et qu’ils votent selon leurs convictions intimes, le seul vote utile sera celui de nos véritables convictions ! :)


    • PasKal (---.---.201.240) 13 avril 2007 12:28

      Beaucoup à gauche ont attendu en espérant que Royal arriverait à démontrer qu’elle pourrait battre Nicolaï Sarkösy-de-Nagy-Bòcsa au 2nd tour mais l’encéphalogramme (comprendre les sondages) continue d’indiquer, qu’à maintenant une semaine du scrutin, que ce ne sera pas le cas ; ça ne pourra pas être le cas, c’est ainsi...

      C’est FOUTTU POUR ROYAL. Elle ne pourra plus battre Sarkösy-de-Nagy-Bòcsa. Ce n’est plus une évidence ; c’est désormais une CERTITUDE !

      BAYROU, LUI, LE PEUT ! Et à ’coup certain’ en plus !!! TOUS les sondages le prouvent.

      Y’a pas : faut maintenant se poser la question de ce qui est le mieux pour le 1er tour...

      Voter Royal pour l’amener (pour RIEN) au 2nd tour et faire ainsi élire Sarkosy et sa clique (avec le risque d’une alliance UMP/FN à terme, car ne nous aveuglons pas, c’est ce qui se prépare avant la fin du quinquennat si Sarkosy était élu ; les cleins d’oeil snt beaucoup trop voyants désormais pour qu’il y ait doute) ?

      Voter Bayrou pour le propulser au 2nd tour et se donner ainsi les moyens de battre Sarkosy et d’étouffer dans l’oeuf dès maintenant l’alliance UMP/FN qui se profile pour dans le courant du quinquennat si Sarkosy était élu ?

      Il est désormais temps de SE RANGER A LA RAISON et de choisir l’option la plus raisonnable (et LA SEULE !) pour le Pays, et pour nous TOUS : SEUL BAYROU PEUT BATTRE SARKOSY ! ; ...IL FAUT DONC VOTER BAYROU.

      S’acharner à vouloir PLACER ROYAL AU 2nd TOUR NE SERVIRAIT A STRICTEMENT R.I.E.N ...SI CE N’EST A FAIRE ELIRE SARKOSY.

      Cela signifierait alors que la gauche ne serait pas présente au 2nd tour pour la 2nde fois ? Bah oui, mais si ce n’est que pour avoir une « candidature de témoignage PS » au 2nd tour, vu que Royal ne peut en AUCUN cas l’emporter, alors Oui, mieux vaut ne pas y être dans l’intérêt du Pays et mieux vaut que ce soit le SEUL candidat en mesure de l’emporter et de battre Sarkosy qui y soit : MIEUX VAUT QUE CE SOIT FRANCOIS BAYROU !

      Ensuite, et tout naturellement, ls PS se rapprochera de lui et pourra ainsi : 1) éviter la ’casse’ monstre et semi-fascisante qu’entraînerait l’élection de Sarkosy (sans compter l’alliance UMP/FN qui en découlerait à terme), et 2) de faire passer une (bonne ?) part certaines idées du PS en s’associant avec Bayrou.

      Au moins, là, tout ne serait pas perdu pour les socialistes !!!

      J’imagine bien que c’est un crève-coeur pour les socialistes que de ne pas voter pour leur candidate, mais c’est le mieux à faire.

      IL FAUT VOTER BAYROU DES LE 1er TOUR !

      Une semaine avant le 1er tour et pour Royal : toujours pas UN seul petit sondage la donnat gagnante d’une confrontation avec Sarkosy, pas l’ombre d’un petit bout d’un espoir de victoire, rien, tout est plat ; C’en est fini, il faut se rendre à l’évidence. Il n’est que temps...

      Même Rocard, dans le Monde, le dit désormais. ROYAL C’EST FINI, MIEUX VAUT SE RAPPORCHER DE BAYROU...

      CHAQUE VOIX QUI SE PORTERA SUR ROYAL AU 1er TOUR PROPULSERA SARKOSY(et le FN dans la foulée de l’UMP) AU POUVOIR !, ne l’oublions pas au moment de mettre le bulletin dans l’urne...

      CHAQUE VOIX QUI SE PORTERA SUR BAYROU AU 1er TOUR POUR L’AMENER AU 2nd TOUR PERMETTRA D’ECARTER SARKOSY (et le FN dans la foulée de l’UMP) DU POUVOIR !, ne l’oublions pas non plus à l’instant fatidique de se déterminer, que ce soit ’par choix’ pour certains, ou par ’faute de mieux’ pour d’autres...

      A une semaine du 1er tour nous savons TOUS désormais qu’au 1er tour, VOTER ROYAL = FAIRE ELIRE SARKOSY (car c’est faire le choix de la défaite inéluctable face à lui) ; qu’on le veuille ou non, que cela plaise ou non.

      POUR NE PAS AVOIR SARKOSY à l’Elysée (et un raz de marée UMP/FN à l’Assemblée dans la foulée !) , il n’y a plus qu’UN SEUL VOTE POSSIBLE : LE VOTE BAYROU AU 1er TOUR ; quelque soit le crève-coeur que cela représente pour certains à gauche et dans l’électorat PS notamment.

      Vous voulez un pouvoir entre les mains de l’UMP, qui se transformera inévitablement en alliance UMP/FN au cours du quinquennat ? ? ? Vous voulez vraiment « SARKOSY/LE-PEN » au pouvoir ? ? ? BIEN SUR QUE NON ! ; Alors, IL FAUT VOTER BAYROU !

      Pour ma part, JE PRENDS MES RESPONSABILITES :

      JE VOTE BAYROU AU 1er TOUR

      et

      JE VOTE BAYROU AU 2nd TOUR !!!


    • Dedalus Dedalus 13 avril 2007 13:05

      ... pour une victoire à gauche au second tour !

      On le sait, mais on évite de le dire. On le sait, mais on n’ose y croire. On le sait, mais l’ensemble des médias s’efforcent à grands coups de sondages de laisser penser le contraire. On le sait : AU SOIR DU PREMIER TOUR, C’EST UNE NOUVELLE CAMPAGNE QUI COMMENCE. On le sait : LE SECOND TOUR SE GAGNE SUR LA DYNAMIQUE CREEE LORS DU PREMIER TOUR.

      On voudrait casser à l’avance toute dynamique à gauche qu’on ne s’y prendrait pas autrement. En distillant jour après jour l’idée que la présence de François Bayrou au second tour n’est pas impossible, en laissant entendre, jour après jour, que seul Bayrou serait à même de l’emporter face à Nicolas Sarkozy, en brandissant, sondage après sondage, l’épouvantail d’une défaite annoncée de Ségolène Royal face à ce même Nicolas Sarkozy, on sème le doute dans l’esprit des électeurs et on fait pression sur eux afin qu’ils soient nombreux à renoncer par anticipation, le plus nombreux possible à glisser dès le premier tour un bulletin Bayrou dans l’urne ce bulletin plutôt qu’un autre !

      A l’occasion de cette élection, on a insidieusement réinventé le concept de vote utile, une sorte de vote utile à trois bandes - bien dangereux en vérité - et on a perverti le mode de scrutin majoritaire à deux tours en le renversant cul par-dessus tête. Plutôt que de choisir au premier tour les deux candidats qui s’affronteront au second, tout se passe en effet comme si l’on jouait d’abord le second - par sondages interposés, lesquels persistent à prétendre qu’ils ne sont en rien prédictifs - afin d’éliminer au premier tour les perdants annoncés du second. C’est Madame Irma qui s’en va voter en regardant dans sa boule de cristal !

      C’est pis que cela : on assiste à une formidable manipulation de l’opinion. La commission des sondages à beau avoir - très timidement - rappelé que les sondages portant sur un second tour réalisés avant que le premier n’aie livré ses résultats n’ont aucune signification, les instituts de sondages ne cessent de produire des sondages de second tour et les médias de les commenter. Et l’on va jusqu’à même tester des hypothèses de second tour qui en regard des intentions de vote mesurées pour le premier tour n’ont pas lieu d’être. En résumé : ON TESTE DES HYPOTHESES IMPROBABLES AVEC DES OUTILS ABSURDES !

      Et ce n’est pas une manipulation innocente. La preuve en est dans la constatation suivante, laquelle est irréfutable : un sondage est un instrument de mesures statistiques qui possède, comme tout autre instrument de mesure, une marge d’erreur irréductible, un biais qui est intrinsèque à la mesure et qu’on ne peut gommer - pour un sondage, on s’accorde pour dire que celle-ci est peu ou prou de 4%, en sus ou en moins ; et pourtant, l’hypothèse d’un second tour Sarkozy-Royal a été testé près d’une centaine de fois depuis janvier, donnant chaque fois Sarkozy vainqueur avec entre 51 et 54% des suffrages, CE QUI EST STATISTIQUEMENT IMPROBABLE, C’EST-A-DIRE DANS LES FAITS IMPOSSIBLE ! IL EST IMPOSSIBLE QUE PAS UNE FOIS SEGOLENE ROYAL NE SOIT APPARUE COMME VAINQUEUR DE CE DUEL. On voudrait dissimuler cette éventualité qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

      Tout est organisé afin que cette opinion dont on prétend mesurer les intentions en vienne à penser qu’une victoire de Ségolène Royal sur Nicolas Sarkozy lors d’un second tour ne serait pas une éventualité crédible. L’objectif est clair, et il n’est pas tant de favoriser l’accès au second tour de François Bayrou, ce qui reste tout à fait improbable, que de casser par avance cette dynamique en faveur de Ségolène Royal qui, si elle s’enclenchait, conduirait en réalité à la victoire de celle-ci sur Nicolas Sarkozy. On cherche à disperser les voix de la gauche, semer le doute et obtenir qu’un certain nombre de ces voix se retrouve ailleurs, c’est-à-dire sur François Bayrou, dans le but de tasser autant faire se peut le score de Ségolène Royal. On tente en particulier d’éviter le probable coup d’arrêt à la stratégie de Nicolas Sarkozy que serait un premier tour plaçant Ségolène Royal devant le candidat de l’UMP.

      La cerise sur le gâteau de cette tentative de dilution des voix serait qu’on soit parvenu tant et si bien à tasser le score de la candidate socialiste qu’on permette en définitive à Jean-Marie Le Pen de rééditer son « exploit » du 21 avril 2002. C’est que Nicolas Sarkozy a retenu sa leçon : le candidat de la droite n’est jamais autant assurer d’emporter le morceau, pardon l’élection, que s’il se retrouve opposé à l’extrême-droite.

      Mais voilà, il vient d’y avoir un petit accroc dans la belle mécanique médiatico-sondagière, une sorte de lapsus qui pourrait bien faire grain de sable et qui a été commis par Le Monde, lui-même, sous la plume de Jean-Baptiste de Monvalon, lequel dans un article intitulé Mme Royal menacée au premier tour, M. Sarkozy au second, paru dans l’édition de ce 12 avril, souhaitait visiblement enfoncer le clou en pronostiquant la défaite de Mme Royal dès le premier tour. Mais voilà, donc, ce qu’il laisse échapper :

      « Les responsables d’instituts de sondage s’accordent en effet à relativiser fortement la signification des sondages de second tour, qui donnent tous M. Sarkozy vainqueur d’un duel avec Mme Royal. »La qualification de Ségolène Royal provoquerait un choc positif majeur pour la gauche et ouvrirait un contexte nouveau", note M. Giacometti.

      — - « Une fois passé le premier tour commencera une seconde campagne », souligne aussi Stéphane Rozès (CSA). Selon lui, le premier tour se joue sur « la compétence, la capacité à résoudre les problèmes » - domaine qu’aurait privilégié M. Sarkozy -, alors que le second accorde plus de place à « la dimension d’incarnation et de rassemblement », à laquelle serait davantage identifiée Mme Royal. En suivant cette analyse, on pourrait en conclure que la candidate socialiste aurait paradoxalement plus de chances de l’emporter au second tour que de se qualifier à l’issue du premier."
      — -

      Tout est dit et tout est maintenant bien clair : gardons-nous du défaitisme qu’on tente d’instiller, gardons-nous de nous disperser en des stratégies mortifères, gardons-nous des égarements auxquels on voudrait nous voir céder, et concentrons-nous sur l’essentiel : la victoire de Ségolène Royal... et le moyen d’y parvenir : CREER DES LE PREMIER TOUR LA DYNAMIQUE DE CETTE VICTOIRE.

      Car - et nous l’avons peut-être un peu oublié à force de craindre le pire - il ne s’agit pas QUE de battre Nicolas Sarkozy, il s’agit également d’offrir à la France et aux français des raisons d’espérer. Or voter Bayrou pour éviter Sarkozy revient à choisir de se précipiter dans le vide pour échapper aux flammes. On veut nous faire croire que toutes les issues sont condamnées : rassemblons-nous pour enfoncer la porte !

      CAR CE SERAIT LE PIRE DES RENONCEMENT QUE DE SACRIFIER L’ESPERANCE AU NOM DE LA CRAINTE LEGITIME QUE LE PIRE NE SURVIENNE !


    • tvargentine.com lerma 10 avril 2007 11:39

      Sarkozy doublé sur sa droite par LEPEN

      ROYAL éliminée car n’aura pas su rassembler son camp et vote étalé sur l’extrème gauche et sur Bayrou

      Deuxieme tour entre BAYROU - LEPEN


      • Asu Asu 10 avril 2007 13:01

        j’espérais secretement cette éventualité depuis plusieurs mois mais... Avec l’énormité de M. Sarkozy ce week end, et la sortie pas trop entachée de M. Lepen à Argentueil... c’est de plus en plus probable...

        oulala que ce serait bon... autant ca me ferait qd meme chier d’avoir le FN au 2nd tour, autant je trouverais l’explosion des 2 gros partis politiques tout a fait savoureuse...


      • Voltaire Voltaire 10 avril 2007 11:52

        Article qui aurait pu être intéressant, mais qui est malheureusement entâché d’erreurs flagrantes due à son caractère partisan.

        Sur le fond général donc, comme le suggère le premier paragraphe de l’auteur, il faut en effet être particulièrement prudent en ce qui concerne l’aspect prédictif des sondages, comme sur la valeur absolue des estimations actuelles.

        Sur ce constat, il est donc surprenant par exemple de voir l’auteur indiquer que François Bayrou n’aurait quasiment aucune chance d’accéder au second tour (alors qu’en incluant les marges d’erreurs, il est clair qu’il est impossible de le départager d’avec Ségolène Royal).

        L’auteur écarte ensuite toute signification des estimations faites pour le second tour, qui sont défavorables à son souhait de victoire de Mme Royal. Pour lui, le vote utile n’existe qu’au premier tour, en faveur de Mme Royal, mais pas pour le second tour, en faveur de Mr Bayrou...

        Il renforce ce message en qualifiant le projet du candidat centriste de « droite classique », alors qu’une vision objective devrait le conduire à le situer à égale distance de la droite et de la gauche. Quant au projet de Mme Royal, qualifié positivement de « gauche responsable », on pourrait tout autant le qualifier de « gauche classique », si l’on ne veut pas être trop désagréable (car « gauche floue » conviendrait tout autant).

        Enfin, nous avons le droit au couplet habituel de vote utile de premier tour dans le brandissement de la menace Le Pen , qui pourrait bien, d’après l’ateur, se retrouver en seconde position si ces électeurs inconscients ne font pas le bon choix de voter Royal. Mais, comme décrit auparavant, notez bien que ce « vote utile » ne peut être qu’en faveur de la candidate socialiste, puisque les estimations qui indiquent cette dernière toujours battue au second tour sont « tout à fait abérrantes », et qu’il ne faudrait surtout pas que ce vote utile se fasse en faveur de Bayrou, donné lui toujours vainqueur au second tour smiley

        Bref, un article pas trop fin en faveur de Mme Royal, mais qui a le mérite de faire sourire.


        • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 13:16

          le propre de la politique, cher Voltaire, est de prendre parti. je le fais et je ne m’en cache pas. vous le faites... et vous vous en cachez bien mal.

          vous voulez parler des sondages de second tour. soit - je maintiens pour ma part qu’ils n’ont aucune signification, mais puisque vous m’invitez sur ce terrain : il setrouve qu’actuellement les sondages donnent face à Sarkozy, Ségolène Royal à 48 contre 52, et François Bayrou à 51 contre 49. Nierez-vous que la marge d’erreur étant de plus ou moins 4%, ceux-ci ne prédisent en rien une victoire de l’un ou de l’autre. Parier sur Bayrou pour cette seule raison, je le maintiens, serait pour le moins bien hasardeux...

          aussi, je maintiens pour ma part, que la création d’une dynamique Royal est la meilleure façon de battre Sarkozy. et ce n’est certes que mon opinion... que je tente de faire partager ici : cela s’appelle débattre.

          ceci posé au-delà du fait que je pense en effet que (et après lecture des différents projets) :

          - Sarkozy porte un projet type droite dure, réactionnaire et porteur de régression sociale ;

          - Bayrou porte un projet type droite classique, conservateur et libéral, mâtiné d’immobilisme tant à dire vrai il est proche du rien (beaucoup d’intentions et peu de propositions concrètes - et rien en tout cas de très nouveau) ;

          - Royal porte un projet type gauche responsable, ou classique si vous voulez - pour ma part j’avais voulu éviter de dire "gauche ambitieuse -, porteur de changements profonds et de mieux-disant à la fois institutionnel, économique et social.

          Or je crois que créer une dynamique sur un projet creux est plus difficile que d’enclencher cette dynamique en s’appuyant sur un projet volontaire de transformation et de progrès.

          Je pourrais même ajouté que si l’hésitation des français venait à aboutir à une dispersion de leurs voix sur Bayrou et Royal, ce serait faire le jeu de sarkozy qui se trouverit alors en très bonne posture pour aborder le second tour, et ce quel que soit son second - lequel pourrait bien tout autant être un Le Pen qui profiterait de cette dispersion pour coiffer au poteau les deux autres.

          C’est pourquoi je plaide pour une dynamique en faveur de Ségolène Royal dont le socle électoral est plus solide - celui de Bayrou, plus faible, est également marqué par davantage d’indécision.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 avril 2007 13:21

          Cher Voltaire, une autre analyse de l’indécision électorale

          à lire ici, bienvenue tous

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22150


        • Cratyle (---.---.37.13) 10 avril 2007 15:13

          Toujours la même chose dedalus : vous avancez des idées partisanes non justifiées. Et vos chiffres du second tour sont faux (il y a bien plus de 4% d’écart dans les derniers sondages plaçant Bayrou vainqueur au second tour).


        • Cratyle (---.---.37.13) 10 avril 2007 15:28

          Ifop du 8 avril : Bayrou 53,5% - Sarkozy 46,5% soit 7% d’écart. Pour l’auteur qui s’obstine à fournir un chiffre inventé sans donner aucune référence.


        • Voltaire Voltaire 10 avril 2007 15:29

          @l’auteur

          Vous êtes libre de vos interprétations, mais vos informations sont fausses.

          Sur 6 instituts de sondages, les estimations de score de second tour pour leurs derniers sondages (avril) donnent :

          Sarkozy-Royal : 4 instituts à 54-46, un à 52-48, un à 51-49

          Bayrou-Sarkozy : 2 fois 54-46, une fois 53,5-46,5, une fois 52-48

          Aucune estimation de second tour n’a jamais donné Royal gagnante au second tour face à Sarkozy ou Bayrou ; aucune estimation n’a jamais donné Bayrou perdant face à Royal ou Sarkozy.

          Même en considérant ces estimations avec prudence, et une marge d’erreur de 2-3%, les chances de Mme Royal au second tour demeurent très faibles, contrairement à celles de Mr Bayrou. Et cela pour une simple raison : depuis 1995, l’électorat prêt à voter pour l’ensemble de la gauche en France est d’environ 45%, contre 55% à la droite. Il faut donc au candidat de gauche des circonstances exceptionnelles pour gagner le second tour : un fort rejet de la droite, la capacité d’attirer le vote modéré de centre-droit, un candidat meilleurs que ses opposants. En 2007, les circonstances ne sont pas réunies, et Mme Royal ne peut espérer gagner qu’en cas de fautes graves de ses adversaires.

          Chacun est ensuite libre de faire son choix, par conviction ou par défaut.


        • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 15:58

          @ TOUS : vous me gonflez avec le qualificatif de « partisan » ! Être partisan est prendre parti et je le revendique. Et ce qui est « gonflant », c’est que les partisans de Bayrou qui pullulent sur Agoravox sont... partisans, par définition et eux-aussi. Ce serait très bien s’ils l’assumaient. Mais c’est justement la stratégie de Bayrou, faire de la politique en avançant masqué avec l’air de ne pas vouloir y toucher. Faire de la politique s’est s’engager, défendre des idées, débattre, convaincre, échanger des points de vues nécessairement partisans.

          Il n’y a pas de réalité politique objective. Il n’y a pas de solution miracle. Bayrou voudrait nous faire croire le contraire en ne proposant rien, de l’immobilisme béat et du consensus mou. Or la situation des français est telle que l’action est nécessaire, que d’évidence il est nécessaire de « changer ». Bayrou, c’est le contraire du changement, c’est une posture. L’essentiel pour Bayrou est d’être élu et il adopte la stratégie de celui qui ne fâche personne. Mais si par malheur il était élu, il faudrait bien qu’il fasse. Avec qui ? La droite. Quoi ? Une politique de droite. Quelles conséquences ? Les mêmes que celles que nous pouvons constater après 5 années de droite à laquelle les partisans de Bayrou ont pleinement participé, en évitant juste que ça ne se voient de trop, mais votant la quasi totalité des lois et quatre budget sur cinq !!!

          Par ailleurs, la meilleure preuve de la manipulation des sondages, y compris ceux du second tour (dont la publication est en soi déjà une manipulation tant on sait qu’ils n’ont aucune signification) est justement dans cette extrême stabilité des résultats autour des 52%. En effet, la marge d’erreur étant intrinsèque à la mesure et de l’ordre de 4%, il est statistiquement improbable, et donc en réalité totalement impossible (hors manipulation) que parmi une centaine de sondages successifs aucun n’aie donné, par exemple, Royal devant Sarkozy à 51/49. Ce simple fait, incontestable, illustre qu’on cherche à orienter notre vote, à le manipuler. Ce simple fait décrédibilise l’ensemble des instituts de sondage. Ce simple fait montre que voter Bayrou au prétexte qu’il serait plus apte à battre Sarkozy revient à se faire piéger par les manipulateurs

          Demandez-vous à qui profite le crime !


        • non666 non666 10 avril 2007 12:01

          Ceci dit, le mecanisme du vote utile n’est pas a sous-estimer, surtout a gauche.

          Il jouera dans les deux sens, d’ailleurs.

          Les uns, sacrifiant leurs utopies , voteront Royal en se bouchant le nez, histoire de rever que la gauche ait une candidate au second tour.

          Les autres, convaincu que passer le premier tour ne leur donnera que peu de chance de passer le second, au vu des rapports de force Gauche Droite, prefereront voter pour le chretien democrate social(Bayrou) que d’avoir a choisir entre Lepen et Sarkozy...

          A droite , c’est un peu la meme chose. Certains croient que Sarkozy est le compromis ideal entre Lepen et la respectabilité « republicaine », d’autres regardent son bilan et sourient... D’autres enfin, qui aurait suivi une UMP menée par DeVillepin ou Alliot Marie ne sont pas pret a se soumettre aux interets anglo-saxons et israeliens et voteront plus a droite (Lepen) ou plus au centre(Bayrou).


          • Ramito (---.---.25.115) 10 avril 2007 12:08

            Pourquoi je ne voterais peut-être pas pour MG Buffet.

            Sarko est le plus grand populiste et le plus dangereux car la France risque de l’élire. Deux exemples : - notamment, quand il dit que Sego et Bayrou sont dans le camp des fraudeurs et des délinquants, - également il y a 1 ou 2 ans quand il disait qu’il ne voulait plus permettre aux Musulmans d’égorger le mouton pour L’Aid dans leur baignoire. Et j’en passe, ...tout ceci est Déguelasse, dans ces 2 cas, les journalistes n’ont pas réagi, pourquoi ? Tout d’abord, je pensais que cela provenait de la connivence Media/Politique, il doit y avoir un peu de cela mais malheureusement je pense à quelque chose du plus grave. Si c’était Le Pen qui avait dit cela, tous les journalistes seraient montés aux créneaux car il y a consensus sur la personne. En fait dans le cas de Sarko, à mon avis, les journalistes sentent biens que s’ils relevaient seulement l’aspect populiste (voire Poujadiste) de ses phrases, leur rédaction recevrait très rapidement un coup de téléphone ou alors carrément ils seraient virés une fois Sarko élu. Pour moi Sarko est allé trop loin, et il est encore possible que je change mon vote du 22 avril. En effet, mon désir premier serait de voter pour Marie-Georges Buffet mais étant donné le risque d’avoir Sarko Président, je voterais utile c’est à dire Bayrou car lui seul à coup sûr, le battrait (pour moi, Bayrou est tout à fait respectable, lui).


            • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 13:24

              la manipulation médiatique va en réalité bien au-delà de ce que vous dites. elle va jusqu’à laisser entendre que Bayrou l’emporterait à coup sûr sur Sarkozy en dépit même du fait que les sondages les donnent aujourd’hui à 51/49 dans l’hypothèse d’un tel second tour... lequel est, qui plus est, tout à fait improbable : le but est d’affaiblir au maximum la gauche dès le premier tour car la leçon qu’ont tirée les conservateurs du 21 avril est que le meilleur moyen de battre la gauche est qu’elle soit absente du second tour et de priver les français d’un vrai débat entre deux projets de société réellement antagonistes. On sait bien où sont les intérêts de la classe dirigeante... Ne nous laissons pas faire !


            • troll (---.---.82.129) 10 avril 2007 14:00

              ca c’est rigolo un communiste : vous avez quel age ?


            • Ramito (---.---.25.115) 10 avril 2007 15:27

              C’est encore moi alias Ramito : qui je suis ? un non communiste qui a voté Non au référendum, car (pour faire simple) j’ai refusé de voter une constitution incompréhensible, un simple traité de 2 pages aurait été suffisant. Pourquoi je n’envisage plus de voter Royal, car je ne pense pas que le partie socialiste (j’avais toujours voté pour eux) soit capable d’introspection, pour exemple :
              -  à la suite 21 avril ils se sont contenté de dire que les responsable de la défaite c‘étaient les autres (Chevènement, Tobira ETC ...), mais pas d’analyse sur leur programme.
              -  Après le référendum, ce serait le vote populiste le responsable, avez-vous regardé le nombre de sympathisants socialistes (comme moi) qui a voté Non ? et pourtant nous sommes profondément EUROPEEN. C’est tellement facile de dire c’es pas moi c’est les autres !

              Si je vote à gauche je préfère voter pour madame Buffet, même si je ne suis en accord avec toutes ces propositions par contre c’est la seule qui représente pour moi l’aspect Fraternité de notre République (l’Egalité étant illusoire et la Liberté nous l’avons déjà)

              Par contre, en effet je pense que le vote utile « pour battre Sarko » est de voter Bayrou, Pourquoi, tout simplement par l’effet de rejet de Sarko et de son UMP chérie et ce rejet va du Centre droit à l’extrême gauche. Le soi-disant sondage Sarko 49 et Bayrou 51 dont vous parlez, est, je pense, bien en dessous de la réalité et de plus, beaucoup d’autres résultats de ce même type de sondage n’ont pas été révélés car favorables à Bayrou et donc par la même occasion, défavorable à Royal.

              Vous dites que le but est d’affaiblir la gauche, mais ouvrez les yeux, la gauche est déjà faible puisqu’elle totalise (sans Bayrou) environ 35 % (des socialistes à l’extrême gauche). Oui, je suis d’accord le schémas Sarko / Bayrou serait normalement improbable par contre, il est le seul à pouvoir assurer une défaite de Sarko, par contre, avec Royal rien n’est sûr.


            • COLÈRE (---.---.176.16) 10 avril 2007 18:11

              bonjour ramito,

              Donc, si j’ai bien compris, vous avez voté socialiste, puis non au référendum, puis vous voulez voter buffet, et finalement vous allez voter bayrou. C’est ça ? Encore quelques années, et vous allez essayer qui ?


            • Ramito (---.---.127.174) 14 avril 2007 08:45

              Bonjour Colere

              Je ne fait que m’adapter aux circonstances du moment, si Bayoux se trouve au second tour face à Sarko, il va lui mettre une branlé 55 % contre 45 % (surtout avec les dernières déclarations de Mr Talonette ) Sarko smiley Ramito smiley


            • COLÈRE (---.---.43.186) 14 avril 2007 09:25

              Bon week end, RAmito,

              « s’adapter aux circonstances », c’est idéal pour survivre dans la jungle. Bravo. Mais calculer à trois bandes votre futur vote, c’est faire bien peu de cas de vos opinions politiques et de vos convictions. C’est un souscrire à un jeu d’appareil assez médiocre.


            • Dedalus Dedalus 14 avril 2007 09:26

              Voter Bayrou pour éviter Sarkozy revient à sauter dans le vide pour échapper aux flammes : c’est sans espoir...

              Bayrou ne sera pas au second tour, il est pointé maintenant à 17,5% et sept points derrière Ségolène (et seulement 3,5 points devant Le Pen) - sondage IPSOS du 14 avril (et tous ceux qui précèdent : http://www.tousmenteurs/sondage/graphiques.php )

              Battre Sarkozy, c’est voter Ségolène dès le premier tour afin de créer une dynamique victorieuse.

              Lire : http://sarkononmerci.fr/files/sur%20la%20terre%20comme%20au%20ciel.html


            • Zigomard (---.---.183.175) 10 avril 2007 15:05

              Est-il bien utile de dépenser toute cette énergie pour écrire et répéter ce que l’on peut lire partout : Bayrou a peu de chance d’arriver au second tour parce que son électorat est indécis... Est-cela, « penser » ? Et si, au contraire, le fort taux d’indécision confirmait la fragilité, voire la caducité, du clivage droite/gauche et profitait in fine au candidat centriste ?! RV le 22 avril au soir, pour une surprise qui devrait en laisser plus d’un sans voix...


              • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 16:00

                @ TOUS : vous me gonflez avec le qualificatif de « partisan » ! Être partisan est prendre parti et je le revendique. Et ce qui est « gonflant », c’est que les partisans de Bayrou qui pullulent sur Agoravox sont... partisans, par définition et eux-aussi. Ce serait très bien s’ils l’assumaient. Mais c’est justement la stratégie de Bayrou, faire de la politique en avançant masqué avec l’air de ne pas vouloir y toucher. Faire de la politique s’est s’engager, défendre des idées, débattre, convaincre, échanger des points de vues nécessairement partisans.

                Il n’y a pas de réalité politique objective. Il n’y a pas de solution miracle. Bayrou voudrait nous faire croire le contraire en ne proposant rien, de l’immobilisme béat et du consensus mou. Or la situation des français est telle que l’action est nécessaire, que d’évidence il est nécessaire de « changer ». Bayrou, c’est le contraire du changement, c’est une posture. L’essentiel pour Bayrou est d’être élu et il adopte la stratégie de celui qui ne fâche personne. Mais si par malheur il était élu, il faudrait bien qu’il fasse. Avec qui ? La droite. Quoi ? Une politique de droite. Quelles conséquences ? Les mêmes que celles que nous pouvons constater après 5 années de droite à laquelle les partisans de Bayrou ont pleinement participé, en évitant juste que ça ne se voient de trop, mais votant la quasi totalité des lois et quatre budget sur cinq !!!

                Par ailleurs, la meilleure preuve de la manipulation des sondages, y compris ceux du second tour (dont la publication est en soi déjà une manipulation tant on sait qu’ils n’ont aucune signification) est justement dans cette extrême stabilité des résultats autour des 52%. En effet, la marge d’erreur étant intrinsèque à la mesure et de l’ordre de 4%, il est statistiquement improbable, et donc en réalité totalement impossible (hors manipulation) que parmi une centaine de sondages successifs aucun n’aie donné, par exemple, Royal devant Sarkozy à 51/49. Ce simple fait, incontestable, illustre qu’on cherche à orienter notre vote, à le manipuler. Ce simple fait décrédibilise l’ensemble des instituts de sondage. Ce simple fait montre que voter Bayrou au prétexte qu’il serait plus apte à battre Sarkozy revient à se faire piéger par les manipulateurs

                Demandez-vous à qui profite le crime !


                • Voltaire Voltaire 10 avril 2007 16:02

                  C’est tout vu !

                  Sarkozy préférerait affronter Royal plutôt que Bayrou au second tour

                  Par Nadège PULJAK

                  PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy préférerait, dans un second tour présidentiel, se retrouver face à la socialiste Ségolène Royal plutôt qu’à l’UDF François Bayrou, selon plusieurs proches du candidat UMP.

                  D’accord sur ce constat, l’équipe rapprochée de M. Sarkozy diverge sur les raisons de cette préférence. Certains plaident pour une clarté du débat gauche droite, mais d’autres l’avouent : battre le candidat UDF leur paraît « plus compliqué ».

                  « Si Ségolène Royal était au second tour face à Nicolas Sarkozy, le choix serait plus clair. Ce serait souhaitable pour un débat de fond », a affirmé Manuel Aeschlimann, chargé à l’UMP de l’étude de l’opinion.

                  Certains estiment cependant que leur champion, de toute façon, battrait la personnalité, quelle qu’elle soit, qui lui ferait face s’il est qualifié pour le 6 mai.

                  « Royal ou Bayrou, Sarkozy s’en moque un peu. De toute façon, on en revient aux fondamentaux : les Français choisiront celui qui a le mieux compris où étaient leurs problèmes et sera le plus capable d’y apporter des solutions », assure un proche.

                  Selon le même, « en 1981, les Français ont choisi Mitterrand parce qu’ils pensaient qu’après 23 ans de pouvoir de la droite, il les protègerait le mieux du chômage. En 2002, ils ont réélu Chirac parce qu’il prenait le mieux en compte les problèmes d’insécurité. En 2007, ils choisiront celui qui a le plus d’idées : Nicolas Sarkozy ».

                  Mais un autre membre de l’équipe souligne : « François Bayrou risque de fédérer autour de lui tous les mécontents, qu’ils soient de droite ou de gauche. C’est donc Royal qu’on veut au second tour ! »

                  « C’est parce qu’on veut la candidate socialiste au deuxième tour qu’on n’est pas beaucoup montés au créneau contre son +contrat première chance+, laissant la gauche de la gauche faire le travail à notre place ! », glisse un sarkozyste.

                  Le président de l’UMP, tout en continuant à dire que « rien n’est joué », affirme ne pas craindre son rival centriste. « Il sera même plus facile à battre que Ségolène Royal », lui arrive-t-il de confier.

                  Voire. Les sondages disent le contraire. En cas de duel Sarkozy/Bayrou, le candidat centriste bat systématiquement celui de l’UMP. Selon une enquête Ipsos mardi, Sarkozy l’emporterait largement sur Royal (54% contre 46%), mais serait largement battu par Bayrou (53,5% contre 46,5%).

                  Encore faudrait-il que ce dernier accède au second tour, ce qu’aucun sondage n’a montré jusqu’ici, les courbes Bayrou/Royal ne s’étant jamais croisées. Selon le même Ipsos, Bayrou arrive 3è, à 19,5%, derrière Sarkozy 30,5% et Royal 23%.

                  Il n’empêche : les amis de Sarkozy, qui scrutent chaque sondage, préfèrent ne pas prendre de risque et « votent » Royal au premier tour.

                  L’UMP et son président se sont donc efforcés d’accentuer le clivage droite/gauche, avec par exemple les développements sur immigration et identité nationale ou sur la sécurité.

                  Une manière de renvoyer dans les cordes le candidat centriste dont le principal axe de bataille est de transcender cette différence.

                  « Entre les deux tours, il sera temps de rassembler. Ce sera alors une autre campagne, avec une autre affiche, un autre slogan », souligne un ministre sarkozyste.


                • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 16:26

                  propagande contre propagande, s’il faut jouer à ce petit jeu, je viens de recevoir ceci :

                  Sujet : AUX ARMES CITOYENS, C’EST URGENT !!! > >EHESS - École des Hautes Études en Sciences Sociales

                  L’heure est grave car ce que nous redoutions tous est en train d’arriver.

                  Il ne s’agit plus de sondages, d’informations des médias mais d’informations extrêmement fiables fournies par le CEVIPOF (Centre d’Études de la Vie Politique en France) qui depuis plus de 20 ans a toujours donné les résultats des élections avant le vote sans jamais se tromper. Il n’y a jamais eu aucune erreur tant leurs enquêtes sont fiables. Ce sont les seuls qui avaient signalé en 2002 que LE PEN serait au second tour. Et là, tenez vous bien, voici les résultats de leur dernière vague d’enquêtes :

                  PREMIER TOUR : LE PEN arrive en tête avec 20%, suivi de SARKOZY 19%, SEGOLÈNE ROYAL 18%, BAYROU 11% et le total de tous les autres candidats de la Gauche de la Gauche, à peine 5% tous réunis.

                  Ségolène Royal serait éliminée au premier tour et ce que nous craignions tous est en train d’arriver, un second tour LE PEN / SARKOZY.

                  Pouvons-nous imaginer deux secondes, si nous prenons le temps de réfléchir, ce que représentera un second tour LE PEN / SARKOZY ? Quel choix pour nous ? Entre LE PEN, symbole de la haine, du racisme, contre un SARKOZY ultralibéral, qui fera tout pour ses amis les patrons et les riches et qui mettra la France au pas, à sa botte, oserais-je dire. Quel choix ! Je ne peux pas, je ne veux pas y croire et pourtant la réalité nous rattrape. La France et les Français seraient-ils tombés si bas ?

                  Pouvons-nous laisser tout cela sans rien faire ? Il est encore temps de réagir, de nous battre, de convaincre pied à pied, nos amis d’abord bien sûr, nos collègues de travail, de facs, nos voisins, tous ceux que nous rencontrons. Dites leur la vérité masquée par tous les instituts de sondages et les médias. Parlez leur des résultats de cette étude et pour ceux qui doutent encore et qui ne voudraient pas me croire, allez sur le site INTERNET du CEVIPOF et lisez, vous serez comme moi effrayé.

                  Vous aviez décidé de voter pour un des candidats, Laguiller, Besancenot, Schivardi, Buffet, Voynet ou Bové, réfléchissez bien, tous réunis ils ne dépasseront pas 5%, Ségolène Royal sera éliminée et nous aurons un second tour LE PEN / SARKOZY !

                  Vous vous êtes dit que vous n’étiez pas convaincus par Ségolène Royal et du coup vous vous apprêtiez tranquillement comme tant d’autres à voter BAYROU, Ségolène Royal sera éliminée et nous aurons un second tour LE PEN / SARKOZY !

                  Pour nous, qui sommes attachés à la GAUCHE, à ses valeurs, même si certains d’entre nous, ne sont pas convaincus et cela est légitime, quoi que nous pensions, quoi que nous fassions, une seule candidate est capable et est à même de pouvoir arriver au second tour et si nous sommes tous réunis, à gagner et battre SARKOZY, c’est Ségolène ROYAL.

                  Alors, bon sang n’hésitons plus, si comme moi vous ne voulez pas d’un second tour LE PEN / SARKOZY, nous n’avons plus qu’une solution, c’est de voter Ségolène ROYAL. Je sais certains rechignent déjà en brandissant l’idée du vote utile. Et bien OUI, il s’agira d’un vote UTILE. J’ose le dire et même à affirmer qu’il sera TRÈS UTILE car il nous permettra d’éviter ce cauchemar d’un second tour LE PEN / SARKOZY. Battons nous, il est encore temps, le 22 avril à 20 heures, il sera trop tard. Faites circuler cette information et cet appel au maximum de vos contacts, nous devons réagir.

                  >Le Baromètre Politique Français (BPF) est à ce jour le dispositif d’enquête électorale le plus complet jamais réalisé en France. Il s’inscrit dans la lignée des grandes enquêtes électorales académiques réalisées par le CEVIPOFdepuis plus de vingt ans (1978, 1988, 1995, 1997 et 2002), tout en renouvelant les perspectives de ce type d’enquêtes.

                  Il se compose de quatre vagues d’enquêtes (entre mars 2006 et janvier 2007), réalisées auprès d’échantillons représentatifs des électeurs français inscrits sur les listes électorales et régionalisés. Le dispositif représente un instrument d’étude de la conjoncture politique et de la manière dont les opinions, jugements et comportements politiques se structurent à l’approche des échéances électorales de 2007.

                  La taille des échantillons est de 5600 personnes pour chaque vague, au total 22 400 personnes interrogées en tout, ce qui va permettre des analyses détaillées (notamment de sous-groupes peu étudiés en raison de leur faiblesse numérique dans les échantillons habituellement réalisés).

                  Le Baromètre Politique Français présente des caractéristiques exceptionnelles et novatrices sur deux aspects : le fait de disposer de quatre vagues d’enquêtes et le fait de pouvoir combiner les niveaux d’analyse nationale et locale. En ce sens, le BPF participe d’un important renouvellement des méthodes de l’analyse électorale et d’un retour dans ce domaine des explications en termes de contextes (de temps et de géographie).


                • Voltaire Voltaire 10 avril 2007 19:28

                  Il manque 25% de l’électorat dans votre « propagande » (mon article n’était qu’une dépêche AFP, comme propagande on a vu lieux...) cher auteur... ce qui ridiculise bien sûr le propos.


                • non666 non666 10 avril 2007 16:50

                  Comme je l’ai deja ecrit une dizaine de fois, si les resultats publiés des sondages chantent toujours les memes chansons, les données techniques en chante une autre.

                  Comme vous n’y accederez jamais, sauf a etre dans les staff Sarkozy/Royal ou avoir un proche dans les hautes spheres de ces instituts, je vais vous donner (je suis trop bon) une methode infaillible pour les observer.

                  1) Cherchez sur Intenet le « politest » (test politique en ligne). Après quelques questions, il vous dit avec 95% de reussite pour qui vous votez habituellemnet(famille politique) Les questions qui sont posées sont EXACTEMENT les memes que celles des questions preliminaires des sondages (les fameuses données techniques) Convaincu de leur verité, vous serez aptes a conprendre le 2)

                  2) Les données techniques indiquent aux candidats professionels quels chansons ils doivent chanter pour gagner la star-ac 2007. Si les français sont preoccupés par les sans-abris, les revenus, les immigrés ou les voyoux, cela se mesure aussi

                  C’est la qu’interviennent nos bon vieux Socrate, Platon, le mythe de la caverne avec du feu dedans... Vous pouvez ne pas voir le feu, l’objet qui est devant, mais si vous voyez l’ombre pour pouvez avoir une bonne idée de ce qui se trouve devant le feu...

                  Alors si par hasard, vous voyez des candidats qui se mettent tous a chanter la Marseillaise, a glorifier le bleu blanc rouge, a reciter qu’ils prendront en compte l’immigration illegale.... vous ne voyez peut etre pas les données techniques, mais vous avez une petite idée de ce qu’elles indiquent.

                  Après il y a le franchissement du tabou, de la culpabilisation de certains votes, des votes de « substitution » qui viennent s’offrir pour vous permettre de boire une boisson qui a l’apparence de l’alcool mais qui n’est que du canada dry...

                  Dormez bonnes gens pendant que les sondeurs et les medias s’occupent de vous, laissez vous influencer par leurs interets. Eux ils connaissent les données et ils vont tous faire pour situer le debat entre Nicolas et pimprenelle, Ken et Barbie, puisque c’est ce qu’ils ont a vendre.


                  • COLÈRE (---.---.84.154) 10 avril 2007 18:39

                    Bien vu Dedalus ! bien sûr qu’on est partisan, cela va de soi, je revendique même d’adhérer aux convictions d’un parti et non pas de me décider sur la tête du client. Pure hypocrisie, ici, censée nous faire taire, mais la ficelle est tellement grosse. Je propose une nouvelle définition de « partisan » sur Avox : « un partisan est une personne de gauche qui émet des opinions partiales et de fait sans objet ni légitimité. Il peut arriver que certaines de ses idées soient au moins amusantes »

                    Sinon, bravo pour votre remarque sur l’impossibilité statistique que Royal n’ait jamais été devant dans les sondages, ni Bayrou derrière, alors qu’ils sont souvent très à l’intérieur de la marge d’erreur. C’est statistiquement IMPOSSIBLE ! C’est une PREUVE, irréfutable, que les chiffres sont trafiqués, et toujours dans le même sens, anti-Royal.

                    Alors ? c’est partisan, cela ? ça vous fait toujours sourire ?


                    • adrien (---.---.46.14) 10 avril 2007 18:48

                      Pauvre chou. smiley

                      Cela t’évite de te poser des questions que les chiffres soient trafiqués contre ta championne. Mitterand disait que le rapport de force droite/gauche en France est en défaveur de la gauche (60/40). Je suis d’accord avec Voltaire pour dire qu’un président de gauche doit arriver à séduire le centre pour être élu. Or, la renaissance du centre est « apparement » en cours car il ne se retrouve pas dans Royal. En gros, les sondages de second tour n’exprime qu’un rapport de force et une intention très incertaine (puisque la question ne se pose pas, il faut passer le 1er tour).

                      Si les sondages de 2nd tour sont incertains, la seule chose que je constate c’est que le message est toujours le même : « c’est moi le meilleur pour battre Sarkozy. ». Par contre, les arguments sont restés au vestiaire pour savoir qui devrait l’affronter.


                    • davaro (---.---.94.26) 10 avril 2007 20:20

                      • phyletta (---.---.49.254) 10 avril 2007 20:41

                        Bonsoir à tous,

                        Décidemment, cette politique des sondages à outrance fonctione bien, les pronostics valent bien ceux que l’on ferait sur un champ de course.

                        Pour autant, que représente encore ce type d’élection face à un monde que l’on dit de plus en plus ouvert, et où le politique apparaît comme de plus en plus impuissant à infléchir « le cours des choses » ? n’est il pas dérisoire de placer la confiance des électeurs dans l’élection d’une seule personne ?

                        N’est ce pas s’avouer à demi-mot que finalement, l’inconscient collectif de la France n’a jamais vraiment su faire le deuil de la monarchie ?

                        De Gaulle ne s’y était pas trompé : aarivé à pas feutrés, il a joué d’abord en 1958 (par référendu tout de même) un président de la république qui avait toutes les chances d’inaugurer les chrysanthèmes, pour ne pas heurer les parlementaires. Et pourtant, le discours de Bayeux inaugurait bien le fond de sa pensée, sur le devenir de cette future constitution, ce que les circonstances exceptionnelles de la fin de la guerre d’Algérie, la recherche d’un « mentor » face au délabrement et la puissance coloniale définitivement perdue pour ses nostalgiques,allait lui offrir sur un plateau...

                        la trnasformation du septennat en quiquennat a de ce point de vue exacerbé les contradictions de cette république : où le président gouverne, et tout un chacun sait qu’il fait plus que nommer le premier ministre, et dans ce cas, on se rapproche sensiblement du modèle présidentiel américain (sauf mode d’élection, je sais). Ou bien le premier ministre joue pleinement son rôle (d’ailleurs aucun d’entre eux n’a pu accéder ensuite à la fonction suprême, saud démission et divorce annoncé d’avec le président)et auquel cas, le président retourne à ses chers chrysanthèmes, sauf à s’octroyer de fait un domaine réservé, non prévu par la constitution, mais tellement cher aux nostalgiques de la grandeur de la France....

                        Deuxième avatar démocratique : du coup, puisqu’on vote pour une personne, la personnalité, l’impression, le culte de l’image, la communication prennent le pas sur le programme : la forme prime sur le fond ;

                        Compter sur les médias pour relever le niveau ? Certainement pas ! jeme permets de renvoyer les leceurs potentiels (s’ils en ont le temps) à une réponse que j’ai déjà écrite suite à l’article paru dans AGORAVOX concernant les avatars de FR3 fin mars avec N. SARKOZY : l’autocensure « bien née » conduit effectivement, mais de leur propre fait,à voir d’honorables journalistes traités comme des valets de pied par un homme politique qui ne les craint plus, parce que le quatrième pouvoir a depuis longtemps perdu son âme...dans la haute finance qui les finance...et dans le « politiquement correct » représenté par le gentil, très gentil M ; DRUCKER. les questions susceptibles de déranger sont posées dans des émissions de « politique show » oùle brave citoyen lambda, lorsu’il arrive à décoller des pâquerettes, sert de bouclier au journaliste, transformé en simple spectateur, ou entremetteur d’un rôle qui n’assume plus.

                        Alors évidemment, il ne reste plus q’à gloser sur les sondages, les impressions, le resenti, avec quelques coups médiatiques bien ciblés sur les problèmes d’insécurité....c’est reparti comme en 2002, décidemment, l’excellent documentaire diffusé sur FR3 justement il y a quelques semaines sera resté lettre morte.

                        Question civisme, je voterai par procuration cette année. mais par moment je regrette ce geste, tant l’inutilité de cette élection, renforcée par le caractère très médiocre des « reportages », m’ont définitivement convaincue qu’il serait effectivement temps de supprimer cette élction ringarde, d’un autre âge, où bizarrement, à cette époque là aussi, les hommes politiques avaient me semble t il une plus haute idée de la France, un plus grand sens de l’Intérêt général, et sans doute, beaucoup plus de modestie vis à vis d’eux mêmes ...Bien sûr ceci n’a jamais excli les calculs et es coups bas (voir campagne avortée de Chaban D ;lmas) peut être a t on les hommes politiques que l’on mérite, mais là, je pense sincèrement que ce serait faire injure aux électeurs, qui ne les ont pas choisis justement : avez vous remarqué que la France est pratiquement le seul pays européen où la culture de l’échec (politique) est encouragée à ce point ? En Espagne, en Angleterre, celui qui perd perd aussi toute capacité à représenter son parti...En France, principe de précaution oblige, tous nos chers, décidément très chers, députés se sont très prudemment octroyé de confortables et durables indemnités en cas de non réélection....

                        Non décidemment, au fur et à mesure que le 22 avril approche, sans vrai débat, sans écorcher les candidats sur des questions de fond (par exemple, l’éviction du recteur de l’Académie de Lyon aurait pu constituer un point de départ à un débat sur la laïcité appliquée à l’école, sur la place du ministère de l’intérieur face à celui de l’EN, etc...,) au lieu de nous abreuver de petites phrases assassines et de mesurettes (ha ! les petits drapeaux aux balcons, comme c’est mignon !), qui conduisent, je veux bien le croire, 18 millions d’électeurs à ne pas savoir pour qui voter à 10 jours du scrutin.

                        Il y a là beaucoup d’amertume, je voudrais bien savoir ce qu’en pensent nos concitoyens européens, nous qui sommes toujours aussi prompts à donner des leçons (de démocratie), en se tourant encore vers le glorieux passé de 1789....

                        Bien à vous, en attendant pas mal de contradicteurs, cela me remontera le moral, je voudrais bien finalement m’être trompée sur toute la ligne....


                        • TR63 (---.---.106.203) 10 avril 2007 21:02

                          Proverbe d’avril : si tu votes Royal, tu mets Sarko à l’Elysée


                          • Dedalus Dedalus 10 avril 2007 22:47

                            Dynamique pour Ségolène en avril, Sarkozy à la trappe en mai

                            je m’essaye à l’argumentation bayrouiste : faire bien creux pour que ça sonne mieux, éviter le fond pour avoir l’air moins c..


                          • Nico (---.---.151.29) 11 avril 2007 01:55

                            C’est sans précédent qu’un futur président potentiel de la France puisse susciter autant de nausées chez une part aussi importante de la population française. Je n’ai jamais vu autant de personnes detester à ce point un homme politique comme monsieur sarkozy. Il doit quand même y a voir un problème chez cet homme là. Peut-être que ces messieurs de l’UMP qui ont des kilomètres de probabilités, de sondages et d’études marketing sur la crédibilité de leur poulain auraient la réponse à nos interrogations. Peut-être est-ce son physique ? Non ! On ne peut pas s’arrêter à ces choses là ! Peut-être sont-ce ses idées alors... ? AIdez-nous messieurs à y voir plus clair. Merci.


                            • Dedalus Dedalus 11 avril 2007 09:29

                              peut-être un début de réponse ici : http://sarkononmerci.fr/psychosondage/sarkozy.php


                            • (---.---.141.115) 11 avril 2007 07:43

                              Les sondages ont une fois de plus frappé !

                              Malgrés leur critique, nous les commentons !

                              Vous y croyez aux indécis ? Non ! sans blague, cela s’apparente à de la naïveté...

                              Soit vous êtes heureux et confiant dans une société sécurisante et vous voterez L’UMPS, soit vous vous dites, comment les envoyer balader, et votre choix se tourne vers Le Pen / Bayrou...

                              Simple, non ? Mais, pas simpliste ! Le Pen s’en retrouve conforté, car il représente bien l’antisystème !!! Surtout par rapport au non du TCE en autre...

                              Tout Blabla est donc inutile, les Français n’ont jamais été indécis, par contre manipulés, ils en ont marre...


                              • AËlendrius AËlendrius 11 avril 2007 09:12

                                >> dans le cas où les déclarés indicis ont une idée plutôt précise pour qui il vont voter : la il m’est difficile de de dire quoi que ce soit... :/-(

                                >> si les indécis son vraiment indécis. Je regarde les politoscope du figaro régulièrement(le dernier : http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Politoscopie13.pdf ). Ces derniers temps, j’ai l’impression que les réponses des indécis aux questions tendent souvent vers la réponse de ceux de droite. Que peut-on y voire ? à chacun son avis. Moi je me dis que c peut-être signe qu’au moment de mettre le bulletin, ces personnes vont se dire « ok, pour qui voter. Pffff, bon, globalement machin était pas mal à ce sujet, blablabla » et au final il voteront pour celui qui a laissé la meilleur impression au cours de la campagne. S’il est difficile (sinon impossible) de savoir pour quel candidat exact ils voteront, je me dit que c quelqu’un de droite qui en bénéficiera....


                                • Hansi Kürsch (---.---.140.83) 11 avril 2007 11:24

                                  Je pense en effet que, malheureusement, si Ségo passe au 2nd tour, c’est victoire assurée pour Sarko.

                                  Donc il parait clair que Sarko et ses amis les média feront tout pour que Bayrou ne soit pas au 2nd tour, quitte à ressortir un gros truc d’insécurité au risque maximal de faire finalement passer Le Pen devant Bayrou et Ségo...

                                  ... et là je vous raconte pas, si y a Sarko-Le Pen au 2nd tour, c’est abstention record et 2 semaines de manif/grèves voire pire que ça encore (j’ai peur pour les banlieues par ex :( ...)

                                  Donc de cette perspective, le vote utile semble véritablement être Bayrou. Histoire d’éviter la victoire de Sarko et de conserver un débat intéressant entre les 2 tours...


                                  • Dedalus Dedalus 11 avril 2007 11:50

                                    un second tour Bayrou-Sarko ça donne un débat « la droite parle à la droite », car au-delà des postures, entre un petit énervé qui promet tout et un grand mou qui ne propose rien, les programmes sont les mêmes et, surtout, les intentions, l’idéologie...

                                    mais ça n’arrivera pas, Bayrou ne sera pas au second tour, ce n’est qu’une illusion entretenue complaisamment par les médias et par la droite : il s’agit d’affaiblir au maximum la candidature de gauche, qu’un maximum de voix viennent à lui manquer, éviter la dynamique victorieuse qui se créerait en faveur de Ségolène s’il se trouvait, par exemple, qu’elle vire en tête le 22 avril, voire qu’elle flirte avec les 30%.

                                    c’est cela que la droite veut éviter, que la dynamique s’enclenche à gauche, que les français aient droit à un vrai débat, projet contre projet, que la droite finisse enfin par devoir porter son bilan, bilan désatreux d’une politique que propose de poursuivre Bayrou et que propose d’aggraver Sarkozy.

                                    le vote Bayrou, c’est la stratégie de la dillution, de l’affaiblissement de la gauche par dispersion des voix. la réalité est double :

                                    1- Bayrou ne sera pas au second tour

                                    2- Royal peut l’emporter sur Sarkozy

                                    tout vient de là, tout part de là, le reste n’est que manipulation de l’opinion.


                                  • Kaine 12 avril 2007 00:40

                                    Les sondages, c’ est bien. Mais qu’ est ce qui peut aider la France : l’ économie, l’ emploi. Bayrou propose à ce que les entreprises puissent embaucher jusqu’ à deux employés sans charges. Vous imaginez la création d’ emploi que ça va faire en quelques mois. Et c’ est le moyen de créer une dynamique : les entreprises qui ne pouvaient pas embaucher vont pouvoir le faire, créer de la valeur ajouter, pouvoir embaucher plus dans le temps. Les futurs salariés seront de fait, futur consommateur. Un des gros problèmes de la France c’ est le chômage. Non, pardon, le plus gros problème des Français c’ est le chômage. Et là on a une solution en or.

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