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Des sondages en démocratie

La main de Panurge

D'un côté, les instituts de sondages, ou plutôt les médias qui relaient l'information, annoncent que Hollande est crédité de 30 %, Sarkozy de 23 %, Le Pen de 20 %, Bayrou de 13 %, Mélenchon de 9% et ainsi de suite. Puis ils affirment dans le même temps que 48% des Français n'ont pas encore fait leur choix.
Cela signifie que les 30%, 23% etc. s'appliquent en fait aux gens qui ont exprimé leur choix, soient 52% des sondés.
Or, 30% + 23% + ... = 100%.
D'un pur point de vue logique et mathématique, il vaudrait mieux présenter les choses comme suit : 
48% d'indécis ;
Hollande 15,60% d'intentions de vote (52% de 30%) ;
Sarkozy 12% (52% de 23%) ;
et ainsi de suite.
Cela mettrait en valeur le réservoir de citoyens qu'il reste à convaincre d'une part et relativiserait le "poids" réel des candidats d'autre part.


En fait, si l'on y regarde de plus près, ce prisme déformant est de même nature que celui qui a consisté à supprimer les votes blancs ou nuls des comptabilités électorales. En se recentrant sur les bulletins exprimés, on évacue tous ceux qui se déplacent aux urnes pour signifier qu'aucun des candidats ne leur convient. Si bien que meilleur moyen d'être visible pour ces citoyens est de s'abstenir, car au moins, les médias parlent de l'abstention, ne serait-ce que tout au long de la journée électorale. Mais alors, ces citoyens qui sont fondamentalement républicains puisqu'ils se seraient déplacés aux urnes sont jetés dans le même sac que les "dépolitisés".
On voit bien que derrière ces prismes déformants il y a la marque de l'oligarchie. Une forte abstention ne les dérange pas (bien au contraire ; si le peuple ne se mêle pas de politique, c'est tant mieux pour eux car ils peuvent faire leurs petites affaires tranquillement) du moment que les apparences sont sauves.
Pour revenir au cas des sondages, ce prisme joue également comme instrument d'injonction à se conformer à la tendance lourde, au mouvement de masse, qui est en fait un mouvement de pseudo-masse. Et c'est là que les sondages jouent pleinement leur rôle d'arme de manipulation massive.


L'école de Palo Alto, créée par Gregory Bateson dans les années 50, a étudié les phénomènes de psychologie des masses (à travers une démarche intellectuelle systémique) et mis en place des expériences démonstratives dont on peut trouver quelques descriptions dans le livre de Paul Watzlawick "La réalité de la réalité".
Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud) a quant à lui écrit un guide pratique de la manipulation des masses en démocratie intitulé "Propaganda" et publié en... 1928. Cet essai a été réedité en 2007 chez Zones avec une préface de Normand Baillargeon.


La lecture de ces deux ouvrages agréables à lire permet, sans tomber dans la paranoïa ni la théorie du complot, d'avoir un regard critique et analytique de la façon dont on nous présente les résultats des enquêtes d'opinion... et si l'on est un esprit libre de ne pas se laisser abuser ni impressionner par les sondages tels qu'ils nous sont présentés... et ainsi voter pour ses convictions. Car le vote utile pour la démocratie consiste à exprimer ses idées tandis que répondre à l'injonction des instituts de sondages est un vote utile... pour l'oligarchie !


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20 réactions à cet article    


  • gogoRat gogoRat 30 janvier 2012 19:13

    Les Français se trompent (ou sont trompés) sur la priorité des choix à réaliser entre :

    - pour qui voter ?
    et - quelles techniques de consultation citoyenne devrions-nous cautionner ?.

    La ficelle n’est pourtant pas neuve, et grosse comme une corde de pendu. ( Du genre : - choisissez entre la peste et le choléra ... mais n’ayez pas la prétention de vous préoccuper de médecine )

    rappel d’une remarque :
    concernant le référendum 

    concernat le sondage ( voir « l’Ivresse des sondages » -A. Garrigou)

    • La question est imposée
    • le choix de l’électeur est limité à 3 options officielles : * OUI / * NON / * abstention
    • les questions sont imposées, orientées
    • les réponses ne sont pas officielles, ni officiellement contrôlées !
    • les réponses, les résultats n’engagent pas officiellement le pouvoir politique
      - L’instant de la consultation est unique, fixé unilatéralement, imposé
      - La compétence, ou l’intérêt préférentiel des électeurs pour les sujets qui les intéressent ne peuvent pas être évalués relativement à l’ensemble des consultations.
    ...
     Mais malgré la kyrielle de candidats qui se présentent, aucun ne songe à lancer le débat nécessaire. Tout au plus certains se contentent-ils d’envisager certains changements limités de paramètres, en se cantonnant à des perspectives bien trop décrédibilisées par la sphère politico-médiatique pour donner lieu à une évolution plausible ( Référendum d’initiative populaire, « dose de proportionnelle », replâtrage de la constitution ... mais, encadré par le parti du prochain élu, élu selon le système à réformer ... etc.)
     Rien d’étonnant à cela : aucun des candidats n’aurait intérêt à voir brouiller les cartes d’un système dont ils ont tant étudié toutes les ficelles !
     Moralité :
      le premier devoir du citoyen est avant tout de réfléchir et autant que possible d’agir par lui-même.
     Aucun des résultats de vote ne changera cet impératif !


    • gogoRat gogoRat 30 janvier 2012 19:17

      oups, désolé : le copier/coller de tableau n’a pas donné l’effet affiché ...


    • Furax Furax 5 février 2012 13:10

      Le sondage, le plus révélateur, celui dont PERSONNE NE PARLE :
      Si Le Pen, Hollande et Bayrou sont absents Sarkozy serait en tête au premier tour !


    • Richard Schneider Richard Schneider 30 janvier 2012 19:15

      à l’auteur :

      Il est certain que les sondages - dans l’absolu - participent quelque part à la manipulation des masses. Cependant, il est juste de dire aussi qu’ils ne reflètent qu’un instantané de l’opinion publique à un moment donné. On ne peut donc pas les considérer comme des prévisions infaillibles sur plusieurs semaines. Les lecteurs avertis ne sont pas dupes : la presse entretient, le plus souvent pour des raisons commerciales, un faux suspense en diffusant régulièrement des rafales de sondages. Et que dire des sondages secrets que seuls les intéressés connaissent ?
      Cependant, si l’on étudie attentivement (donc objectivement) les intentions de vote des différents instituts sur un temps long, on peut quand même en tirer quelque enseignements :
      -les indécis sont passés de 56/58% début décembre à 44-48% (c’est selon les instituts) en janvier ; leur nombre a baissé et le rapport de force n’a pas été sensiblement modifié ;
      - les positions des uns et des autres : Le Pen stable (18/20%) ; Hollande en baisse puis stable (28% environ) ; Sarkozy : entre 23/24% stable en légère baisse ; Bayrou autour de 15% en hausse lente mais continue ; Mélenchon autour de 8/9% en légère hausse etc ...etc ... Ce qui est certain, c’est que le rapport Gauche-Droite n’a guère varié depuis plusieurs semaines : TOUTE LA GAUCHE : 42%, moins qu’en 2007 et surtout moins que dans les années 80. Et pourtant au 2e tour : Hollande l’emporte largement. Difficile d’ignorer que l’anti-sarkozysme est très fort. 
      Là où je suis d’accord avec vous, les indécis vont-ils voter en grand nombre en avril prochain ? si oui, pour qui ? Bien que la présidentielle soit l’élection la plus populaire de notre système politique, si les abstentionistes sont importants au premier tour (comme en 2002), les sondages ne peuvent rien prévoir. Je signale toutefois que Le Matin de Lausanne et un grand journal allemand (Süddeutchezeitung) avait prévu huit jours avant le 22 avril la défaite de Jospin.
      Vous semblez récuser les sondages : ils participent, comme déjà dit, à la manipulation du corps électoral. Mais avant la dictature de ces derniers, ne croyez-vous pas que cette manipulation était tout aussi efficace qu’aujourd’hui ?
      PS. Pour les favoris de la présidentielle (Hollande-Sarkozy), plus le nombre de non-votants (abstentions, votes blancs, ou nuls) est important, plus leur chance de l’emporter est aléatoire. Le non-vote créé souvent des surprises. Encore faudrait-il pouvoir cerner quelles sont les catégories de l’électorat qui refusent de se prononcer : c’est impossible à pronostiquer.


      • gogoRat gogoRat 30 janvier 2012 19:30

        vos « catégories de l’électorat qui refusent de se prononcer » ignorent d’emblée d’autres catégories de citoyens pourtant tout aussi respectables que les autres : - ceux qui ne peuvent se résoudre à cautionner l’un quelconque des candidats en lice ; ou - ceux qui boycottent l’actuel système de consultation du peuple ... Ces catégories de citoyens se « prononcent » pourtant comme elles le peuvent, à défaut de pouvoir se prononcer comme elles souhaiteraient en obtenir les moyens.



      • bobbygre bobbygre 31 janvier 2012 11:09

        Bonjour,

        Vous semblez sous-estimer la nocivité des sondages.

        "

        Vous semblez récuser les sondages : ils participent, comme déjà dit, à la manipulation du corps électoral. Mais avant la dictature de ces derniers, ne croyez-vous pas que cette manipulation était tout aussi efficace qu’aujourd’hui ?"

        La propagande ne date pas des sondages mais ils en sont un outil des plus efficaces... Pour toutes les raisons qu’a données l’auteur de son article (phénomènes psychologiques qui finissent par faire adherer une personne a des idées qui ne sont pas forcément compatibles avec les siennes de départ), mais là où elles sont particuliérement efficaces, c’est qu’elles sont données par des pseudo-scientifiques et des journalistes, donc des gens qui se presentent comme neutres et objectifs. Rien de tels que les gens neutres et objectifs pour nous faire abdiquer toutes nos defenses psychologiques naturelles contre les influences exterieures.

        Les sondages sont efficaces car ils manipulent sans que ça se ressente (Bernays expliquait bien que pour que la publicité... euh, la propagande pardon (ce sont ses propres termes) fonctionne, il est indispensable que la cible n’ait pas conscience qu’on tente de l’influencer. D’où l’utilisation des émotions et des phenomènes psychologiques primaires (comme le gregarisme ou la recherche systématique de boucs-émissaires).

      • Fergus Fergus 31 janvier 2012 11:30

        Bonjour, Richard.

        J’ajoute à cet excellent commentaire que l’auteur me semble avoir commis une erreur importante : il n’y a pas 48 % de personnes sondées qui n’expriment aucune intention de vote, mais 48 % de personnes qui affirment pouvoir encore changer d’idée, bref des « indécis », mais des indécis qui, majoritairement, ont indiqué vouloir voter plutôt pour tel ou tel candidat ; des « indécis » dont l’intention à un moment M est par conséquent bien prise en compte dans les pourcentages affectés aux différrents candidats. Et cela, c’est radicalement différent car cela augmente d’autant, et très fortement, la fiabilité du chiffre annoncé pour chacun. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, comme vous l’avez souligné pertinemment, les équilibres ne changent pas, ou très peu, alors que le nombre des « indécis » diminue de manière significative.

        Cordialement.


      • non667 30 janvier 2012 19:29

        àreggha
        sans tomber dans la paranoïa ni la théorie du complot,

        complot =
        sens1 :
        Projet secret élaboré par plusieurs personnes contre une autre ou une institution. Synonyme ruse Anglais plot
         Sens 2 : Conjuration

        le terme de théorie du complot, a été inventé par les comploteurs pour discréditer les complotistes !
        le fait que vous l’utilisiez inutilement vous range du côté de comploteurs

        les sondages peuvent toujours être justes avec la précision que l’on souhaite il suffit que l’on augmente la taille de l’échantillon ,évidemment c’est plus cher mais comme c’est le contribuable qui paie (insee ,autres ) !!!!!
        leurs manipulations ne doivent rien au hasard mais sont bien le fruit d’un complot pour influencer les électeurs !

        vous avez raison de nous mettre en garde contre eux !
         


        • bobbygre bobbygre 31 janvier 2012 11:11

          Oui, je le crois également. L’illusion de la démocratie est essentielle au maintien de l’oligarchie actuelle.
          D’où ces injonctions à aller voter coute que coute...


        • Richard Schneider Richard Schneider 30 janvier 2012 20:14

          à gogoRat :

          Quand je parle de « non-votants », il est évident que j’y inclus les citoyens qui ne veulent pas prendre part à la consultation, pour des raisons aussi diverses que refus de cautionner le système, rejet personnel à l’égard des candidats etc ... Par ex., il me semble que le vote blanc (donc régulier) devrait être décompté comme un vote « ordinaire ».

          à non 667 :

          Effectivement au lieu de parler de « complot universel », il serait plus judicieux de parler de « manipulation des masses ». On ne peut pas ignorer que l’industrie du sondage influe indiscutablement sur l’inconscient collectif. Et que ces derniers influencent peu ou prou les choix des électeurs - Cf. Les écrits de Chomsky, la théorie de Sylvain Timsit.
          Mais, avant la mode des sondages, cette manipulation des masses était tout aussi efficace pour bourrer le mou des citoyens ... Quelque soit le système politique, économique en place ...

          • jef88 jef88 31 janvier 2012 10:47

            Il y a un certain temps............ Cela passe vite j’avais commis un post : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/statistiques-la-part-de-6528 
            Je m’aperçois qu’il est toujours d’actualité...


            • Pelletier Jean Pelletier Jean 31 janvier 2012 14:05

              Il n’y a pas que les sondages qui participeraient à « une manipulation » de l’opinion, mais aussi les articles de presse, les reportages à la télévision, les émissions de radio, les discussions entre amis, les courriers que l’on reçoit, les mails, les discussions sur les réseaux sociaux etc…

              Si on prend en compte tout cela, on devient vite parano.

              Il y a aussi une autre manière d’envisager la chose. Peut être que les sondages (je préfère l’expression la mesure des intentions de vote…) et le reste, c’est ce qui, avec l’expérience et l’éducation de chacun, fabrique des convictions au mieux, au pire des opinions.

              C’est parmi cet ensemble que les intentions de vote délivrent une information relative et momentanée…

              C’est aussi l’éducation, sous toutes ces formes, qui prépare les citoyens à faire ce travail d’évaluation, d’appréciation et de formulation.
              http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


              • docdory docdory 31 janvier 2012 16:16

                @ Regcha

                Il n’y a pas lieu d’imaginer que les intentions définitives de vote des indécis présentent une différence statistiquement significative en pourcentage de celles de ceux qui ont déjà pris leur décision. 
                On peut imaginer qu’une petite moitié des indécis n’ira pas voter, et que l’autre moitié ira voter pour la même chose et dans la même proportion que ceux qui ont déjà choisi.
                Il faudrait vraiment qu’il y ait un gros pourcentage de différence entre les deux populations pour que ça change le résultat définitif. Une différence d’intention de vote de 2 ou 3 % ne bouleverserait pas la donne.

                • REGCHA REGCHA 31 janvier 2012 17:28

                  Ce que vous dites est raisonnable dans les situations de stabilité. Il me semble cependant que cette élection est singulière car elle se situe dans un contexte de changement de paradigme géopolitique, économique, écologique et philosophique. Du reste on n ’avait jamais vu autant d’indécis à trois mois du vote.

                  Je pense qu’il peut y avoir de très gros changements d’ici à l’élection.


                • Richard Schneider Richard Schneider 31 janvier 2012 17:10

                  Bonjour Fergus,

                  Vous faites la même réflexion que docdory : en principe les indécis s’ils votent ne changent pas fondamentalement la donne à un peu plus de 80 j. de l’échéance - à moins d’un imprévu cataclysmique (guerre mondiale, terrorisme, désistement accidentel d’un des trois candidats favoris etc ...). 
                  Je viens d’étudier le sondage du jour (BVA - Paris Match) : les tendances « lourdes » restent quasiment inchangées depuis des semaines - le Sarko-show n’a pas eu une grande influence sur les intentions de vote. 
                  Cependant, l’écart entre Sarkozy et Hollande me semble bien trop important : forcément, il va se réduire de quelques points (surtout au 2e tour 58-42, c’est énorme !). Mais, effectivement, si l’on admet les + et - 3% de marge, on devrait donc assister au duel prévu. Car, contrairement à ce que j’ai pensé il y a encore quinze jours, ni Le Pen ni même Bayrou (à moins d’un effondrement de Sarkozy : le béarnais serait alors le candidat de rechange idéal pour la droite modérée de l’UMP - mais je n’y crois plus) ne pourront, en principe, dépasser les 20%.
                  Il reste un hic : le nombre des abstentions ; il pourrait à la limite bouleverser les prévisions. Comme en avril 2002.
                  Mais si l’électorat se déplace en nombre aux urnes, comme en 2007, les prévisions de février devraient se vérifier au soir du 1er tour. (Rappelons que Royal était déjà quasiment battue début février 2007).

                  à Viktor : 
                  Les gens qui ne s’inscrivent pas sur les listes électorales - ou qui ne sont pas inscrits pour des raisons diverses - ne peuvent pas être pris en compte concernant des intentions de vote. On ne peut donc pas contester les chiffres (42% pour la gauche et 58% pour la droite). Car personne ne peut affirmer que les non-inscrits sont d’un bord ou d’un autre.
                  Aux USA, le nombre de votants aux présidentielles (sauf en 60, élection de Kennedy) est très bas par rapport au nôtre : cela n’empêche pas le président élu de gouverner le pays.
                  Enfin, une dernière remarque : si les bulletins blancs « normaux » étaient pris en compte, je pense que l’on aurait une meilleure appréciation de l’avis des électeurs sur les différents candidats.

                  Bonne journée,
                  RS

                  • Domi92 31 janvier 2012 17:34

                    Bonjour : je vais me permettre d’apporter une petite précision à votre calcul. En 2007, Il n’y avait « que » 44.472.733 inscrits et il n’y a eu « que » 85% de votants. A l’arrivée, certains candidats ne pèsent pas aussi lourd que l’on veut bien nous le faire croire...


                    • Richard Schneider Richard Schneider 31 janvier 2012 17:38

                      Domi :

                      Utile précision ... 85% de votants, c’est énorme. Il n’est pas certain que ce chiffre soit atteint en avril prochain. 


                    • Domi92 31 janvier 2012 17:36

                      Autre précision pour les élections à venir : le premier tour tombe pendant les vacances scolaires et le second pendant un week-end prolongé....


                      • ilan ilan 1er février 2012 17:24

                        "La lecture de ces deux ouvrages agréables à lire permet, sans tomber dans la paranoïa ni la théorie du complot, d’avoir un regard critique et analytique…"

                         Si l’on a réellement un regard critique sur l’Histoire, et que l’on cherche vraiment à travers tous les réseaux, on aboutit non pas à une théorie du complot mais bien à l’exécution du complot.

                        Je trouve cela triste, lorsque j’entends quelques fois sur les ondes ou ailleurs, parler des magouilles et autres malversations qui vont à l’encontre du bien des citoyens et cette conclusion : "A mais, ne tombons pas dans la théorie du complot…"

                        On a l’impression que l’on va devenir un pestiféré si par malheur on évoque la possibilité qu’un groupe de personnes influent fomenterait contre le peuple. Mais surtout le plus délirant, -comme l’animal qui va à l’abattoir- la majorité déverse cette phrase comme un seul homme. S’en est presque devenu un slogan de bon goût dans les cocktails parisien. C’est exactement comme le doute au sujet du 9/11. Hallucinant de naïveté, d’infantilisation, de  négationnisme devant la vérité des faits. Comme je le dit souvent, la fameuse théorie du complot et son exécution est écrite noire sur blanc. On peut la trouver dans une grande quantité d’ouvrages et croyez moi, ses promoteurs sont fières de leur projet.

                         Voyons ce que nous ont laissé certains hommes de l’histoire ? Je vous fais quelque chose de rapide. Mais bon, il suffit de chercher : (excusez la mise en page)

                        " Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix et conspire contre elle dans les temps d’adversité […]. Le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains. "

                         (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).

                        . Nous pouvons vaincre la démocratie parce que nous comprenons les fonctionnements de l’esprit humain, l’arrière plan mental qui se cache derrière la persona.

                          Il est nécessaire que nous disposions d’une imagination constructive oeuvrant au sein d’un vaste réseau d’individus influents qui sont aujourd’hui les vecteurs du pouvoir, pour produire cette culture aristocratique dévouée, consciente d’elle-même, hautement sélective et ouverte d’esprit qui représente, me semble t-il, la prochaine étape nécessaire du développement des affaires humaines.

                        Lord Alfred Milner

                        1903

                        Carol White,

                        The New Dark Age Conspiracy

                        Le complot du nouvel âge sombre,

                        New benjamin franklin House,

                        1980, p 5.

                        Estulin

                        p 60

                         

                        "Trois cents hommes, dont chacun connaît tous les autres, gouvernent les destinées du continent européen et choisissent leurs successeurs dans leur entourage."

                         

                        Walther Rathenau

                        (1867-1922)

                        Ministre des affaires étrangères

                        de la République de Weimar.

                        Déclaration au journal autrichien :

                        Wiener Frei Presse.

                        24 décembre 1912

                         

                         "Le capital doit assurer sa propre protection par tous les moyens possibles, grâce à la coalition et à la législation. Les dettes doivent être collectées et les hypothèques interdites le plus rapidement possible. Lorsque les personnes ordinaires perdent leurs maisons à travers le processus de la loi, elles deviennent plus dociles et peuvent plus facilement être dirigées grâce au bras fort du gouvernement représenté par les principaux intervenants qui s’appliquent désormais à créer un impérialisme permettant de gouverner le monde. En divisant les votants grâce au système de parti politique, nous les manipulons afin qu’ils dépensent toute leur énergie pour des problèmes n’ayant aucune importance. C’est donc grâce à une action discrète que nous garantirons la pérennité de ce que nous avons si bien planifié et accompli."

                        US Banker’s association Magazine :

                        1924

                         

                        "Comme la civilisation devient plus complexe, et que la nécessité d’un gouvernement invisible a été démontrée de façon croissante, les moyens techniques par lesquels l’opinion publique peut être enrégimenté ont été inventés et développés. Avec la presse écrite et les journaux, le téléphone, le télégraphe, la radio et les avions, les idées peuvent êtres rapidement répandues, voire instantanément, à travers l’Amérique toute entière."

                        Edward Bernays (1891-1995),

                        auteur et ancien dirigeant de CBS Television,

                        dans son livre « Propaganda », publié en 1928


                         "Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appellée souveraineté."

                        Arnold Toynbee (1889-1975),

                        historien et philosophe anglais,

                        lors d’un discours à Copenhague, en 1931

                         

                        « Qu’on le veuille ou non, nous aurons un Gouvernement Mondial. La seule question qui se pose est de savoir si ce gouvernement mondial sera établi par consentement ou par conquête. »

                        James Paul Warburg

                        fut à la tête de la réserve fédérale US (fed)

                        dès sa création en 1913.

                        Un des principaux directeurs

                        du C.F.R (1921 à 1932)

                        au Sénat américain

                        17 février 1950

                         

                        Car nous sommes confrontés, dans le monde, à une conspiration monolithique et immuable qui s’appuie essentiellement sur des moyens publics pour élargir sa sphère d’influence, sur l’infiltration plutôt que l’invasion, sur la subversion plutôt que l’élection, sur l’intimidation plutôt que la liberté de choix, sur la guérilla nocturne plutôt que les armées en plein jour.

                        Discours fait à la presse,.

                         J.F.K appelle les médias à lutter avec lui contre la dissimulation.

                         le 27 avril 1961

                         Si après ce petit florilège le doute ne s’installe pas… J’ai remarqué ces derniers temps que beaucoup citaient ou faisaient l’analyse d’ Edward Bernays, mais sans jamais aller jusqu’au bout du processus de sa pensée. Bernays parle clairement dans « Propaganda » d’un gouvernement invisible. Je cite, premier chapitre, les deux premières phrases :

                        La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masse joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays.

                        Le personnage ouvre son livre sur ce texte !!! De quoi est-il question ? De référundum d’Initiative Populaire. Bernays, même mort est resté le maître à penser du business électoral US. Donc, Européen et plus tard mondial.

                        Excusez-moi mais, qu’est ce qu’il vous faut d’autre ?


                        • Georges Georges 5 février 2012 19:50

                          bonjour,

                           zones publie ses livres sur Internet ; pour propaganda, c’est ici !
                          l’influence des sondages est en effet néfaste dans le sens où
                          elle joue nécessairement sur le choix des élécteurs : monsieur
                          tout le monde ne vas pas aller voter pour un candidat n’ayant
                          qu’un pourcentage infime d’intentions de vote.

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