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Accueil du site > Actualités > Politique > Dette de la France : 40 ans de décisions politiques

Dette de la France : 40 ans de décisions politiques

1) La loi de 1973 Pompidou-Giscard : Interdit à la Banque de France de prêter à 0% d'intérêt à l'Etat français. Il doit donc emprunter auprès des banques privées à quelques % d'intérêts. Depuis, sur les 1700 milliards de dette, 1400 sont dus aux intérêts. En 2010, le service de la dette était de 150 milliards pour 300 milliards de recettes. Depuis 1973, la dette est passée de 20% à 85% du PIB qui a plus que doublé.

2) Article 104 de Maastricht (1992) : On passe au niveau européen : la Banque Centrale Européenne ne peut pas prêter aux Etats européens mais prête aux banques à 1% qui nous prêtent aux Etats à 3% ou plus en se faisant de confortables marges complètement injustifiées sinon par un système absurde mais qui a le grand avantage de profiter à la finance.

3) Article 123 de Lisbonne (2009) : On continue après le référendum de 2005 où les Français ont voté non à 55% : la BCE reste indépendante du pouvoir politique donc non démocratique comme la commission qui n'est pas élue. Sa mission est de contenir les prix, l'inflation : "The primary objective of the ECB’s monetary policy is to maintain price stability. This is the best contribution monetary policy can make to economic growth and job creation.".
Une autre manière de le dire est qu'on augmente le chômage, voir la courbe de Phillipps. Contrairement à ce que prétend le texte, le chômage diminue si le taux d'inflation est haut. Il faut néanmoins que les salaires augmentent avec l'inflation car l'argent stocké a une valeur qui diminue plus vite et donc cette valeur=temps de travail humain retourne dans la société productive.

4) Comment en sortir ?
Par construction, l'Europe n'est pas démocratique car le Parlement Européen, seul à être élu, ne peut pas rédiger les lois, c'est la Commission européenne non élue qui les rédige et le parlement dit oui ou non. De plus le droit européen est supérieur au droit français. Comme le soulignait déjà Philippe Seguin en 1992 au début d'un discours mémorable, le peuple français y perd sa souveraineté.

Dans ces élections présidentielles de 2012, 3 partis veulent sortir de cette dette illégitime :
Le Front de Gauche propose de changer le mandat de la BCE pour qu'elle puisse prêter aux Etats, mais vu la construction a-démocratique, subordonnée aux puissances d'argent de l'Europe, difficile est la tâche.
Debout La République et le Front National sont pour une sortie de l'Euro et revenir à la Banque de France qui prêtait au Trésor Public sans intérêt avant 1973.

 

Sources
Dans l'ordre :
Vidéo de Paul Grignon : L'argent dette
Vidéo d'Etienne Chouard : Privatisation de l'argent public
Site de la BCE : Mandat de la Banque Centrale Européenne
Wikipedia :
Service_de_la_dette
Budget_de_l'État_français
Courbe_de_Phillips
Site de l'assemblée nationale : Philippe Seguin et Maastricht
Vidéo des 3 candidats sur la dette : On Est Pas Couché


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24 réactions à cet article    


  • mbdx33 mbdx33 17 avril 2012 10:20

    @L’auteur

    Vous résumez très bien la situation.
    "Dans ces élections présidentielles de 2012, 3 partis veulent sortir de cette dette illégitime :
    Le Front de Gauche propose de changer le mandat de la BCE pour qu’elle puisse prêter aux Etats, mais vu la construction a-démocratique, subordonnée aux puissances d’argent de l’Europe, difficile est la tâche.
    Debout La République et le Front National sont pour une sortie de l’Euro et revenir à la Banque de France qui prêtait au Trésor Public sans intérêt avant 1973."

    seule la solution du FdG est réaliste car elle remet à sa place la commission européenne concernant la souveraineté des états et de l’Europe.
    Sortir de l’Euro est une avanture risquée dans laquelle la majorité de nos concitoyens perdraient plus qu’ils ne gagneraient. Car les pays européens sont aussi nos fournisseurs et nos clients, la dévaluation monétaire et l’inflation que cela provoquerait ruinerait toute l’industrie tournée vers l’export qui travaille pour l’essentiel vers l’Europe (car nos ex partenaires ne nous le pardonnerait pas et se tourneraient pour la plupart vers d’autres fournisseurs), les entreprises importatrices ne seraient plus compétitives non plus car elles devraient augmenter leurs prix et cela les pénaliseraient sur le marché intérieur.


    • Robert GIL ROBERT GIL 17 avril 2012 12:51

      Pour le NPA il faut en finir avec la soumission volontaire des gouvernements face aux banquiers et aux fonds de placement passe par l’annulation de la dette. Les banques doivent etre exproprié et reuni sous un seul monopole public.....
      http://2ccr.unblog.fr/2012/02/08/mais-que-veut-le-npa/


    • Historifieur 17 avril 2012 23:39

      Vous vous contredisez, si nous revenons au Franc et que nous dévaluons, nous exporterons plus facilement car nos produits seront moins chers pour les pays extérieurs.

      Certes il y aura un souci pour les importations, mais tant que ce sont des importations de matières premières et que nous construisons les produits finis, cela ne pose pas trop de problèmes, puisque la plus grande part de la plus-value nous reviendra.

      Analyse, identification des éléments, de votre message sur la forme : les termes globalisants du type « majorité » « ruinerait toute l’industrie » « l’essentiel » « la plupart » « les entreprises » sont le signe d’un discours émotionnel (synthétise d’un coup une grande quantité d’informations que nous ressentons sous la forme d’une impression).

      Je m’étonne que vous utilisiez le terme de « compétitivité » qui fait partie des termes des libéraux économiques qui favorisent l’accumulation du capital en organisant l’affrontement des entreprises. Vendre et produire moins cher n’est pas une fin en soi. Ce qu’il faut c’est produire ce dont nous avons besoin et que cela puisse bénéficier à la population. Mettre des taxes à l’importation résout l’affrontement avec les pays étrangers : les produits que nous fabriquons déjà sont taxés.

      Donc en dernier ressort le capital (masse d’argent qui tend à croître) doit avoir un intérêt suffisamment faible pour ne pas absorber trop de temps de travail humain=argent et que l’économie soit orientée vers le bien commun. Se concentrer sur ce qui est vital d’abord : nourriture, logement, hygiène, santé, écologie, énergie et bien entendu éducation de masse sans quoi tout cela ne peut pas exister.


    • ObjectifObjectif 17 avril 2012 10:23

      Article intéressant, mais vous vous trompez de cible !

      La dette publique ne représente que 10% de la dette de tous les citoyens européens, et si les intérêts sont illégitimes pour les Etats censés représenter les citoyens, ils le sont encore plus pour les citoyens, obligés de louer la monnaie qui leur appartient de fait, par définition.

      S’il vous plait, passez 5mn pour lire cet article, afin de comprendre le problème dans sa totalité...

      Par ailleurs, sachez que le problème ne date pas de cette loi de 1973 : il date de la privatisation des banques en France, car la création monétaire a été privatisée dans le paquet cadeau, sans nous le dire.

      Car depuis le 2 décembre 1945 toutes les banques et donc toute la création monétaire étaient nationalisées. Toute ? non, sauf 2 banques d’affaire sauvées par Gaulle, dont celle qui allait devenir Paribas.


      • Historifieur 17 avril 2012 23:49

        Bonsoir, je dévoile une partie du problème dans cet article, il me semble qu’il ne faut pas en dire trop d’un coup, sans quoi les non-initiés n’arrivent pas à intégrer les informations. Comme vous semblez initié à la création monétaire, je vais vous dévoiler le premier paragraphe que j’avais rédigé sur mon blog :

        1)La crise de la dette des Etats
        La crise est clairement provoquée par l’émission d’argent public par les banques privées avec intérêt. Elle organise la pénurie d’argent=temps de travail humain car si tout l’argent est émis par les banques privées, où trouve-t-on de quoi rembourser les intérêts ? On ne le peut pas à moins de faire un crédit.
        C’est un système sans fin dans lequel les banques privées absorbent de plus en plus de temps de travail humain qui ne va plus dans la société, grâce à de l’argent-dette  : l’anticipation de ce travail. Cet argent est créé de toute pièce et entre dans la société grâce à la dette puisque les banques privées n’ont que 10% de ce qu’elles prêtent.


      • kiouty 18 avril 2012 08:29

        grâce à de l’argent-dette  : l’anticipation de ce travail.

        OUI, la dette c’est l’argent du futur travail dépensé aujourd’hui. ENFIN un qui a compris scrogneugneu, ça fait plaisir !!!!

        Cet argent est créé de toute pièce et entre dans la société grâce à la dette puisque les banques privées n’ont que 10% de ce qu’elles prêtent.

        Il n’est pas créé ex-nihilo, mais par TITRISATION. Y encore un peu de boulot pour combattre cette foutue théorie de la création ex nihilo, mais ça avance.


      • kiouty 18 avril 2012 08:32

        Oui et on omet aussi de dire que c’est grâce a cet argent dépensé aujourd’hui qu’on n’a pas que les pays comme les USA et la France ont un fort niveau de développement. Sans cet argent-dette, pas de problème de crise de la dette, mais pas de haut niveau de santé et de développement technologique non plus. Et c’est bien là tout le problème.

        D’ailleurs la correction qui s’annonce en termes de développement (cf. Grèce ou on est en pleine régression moyen-ageuse) suite à la bulle de la dette qui éclate est en réalité un retour à la normale. Le surplus qui a été donné d’une main est retiré de l’autre.


      • JL JL1 17 avril 2012 10:59

        Article d’une légèreté stupéfiante sur le sujet.

        Le FDG a tellement raison que même Sarkozy - dont les promesses ne valent plus rien désormais -, s’y met lui aussi. Ce matin sur France Inter il parlait d’emprunter à 1% à la BCE.

        @ ObjectifObjectif, il ne faut pas mélanger les choses : Si les banques étaient nationalisées et si l’État était le seul maître d’ouvrage de la planche à billets, croyez-vous que les banques nationalisées prêteraient sans intérêts aux particuliers ?

        Je crois que les intérêts des prêts aux particuliers (aux entreprises ?) devraient au moins tenir compte de l’inflation et du coût de gestion du crédit ; en outre, une prime d’assurance « à la carte » doit couvrir le risque du prêteur, càd en dernier recours, la collectivité. Il n’est pas normal en effet, que le collectif assume les mauvaises gestions privées.


        • ObjectifObjectif 17 avril 2012 11:39

          "@ ObjectifObjectif, il ne faut pas mélanger les choses : Si les banques étaient nationalisées et si l’État était le seul maître d’ouvrage de la planche à billets, croyez-vous que les banques nationalisées prêteraient sans intérêts aux particuliers ?"

          Oui, tout à fait, c’était le cas après le 2 décembre 1945, je connais plusieurs personnes qui ont eu de tels prêts.

          Mais attention, je n’ai pas dit que cela résolvait tout, posez-vous 5mn pour lire le raisonnement dans sa globalité smiley

          On pourra ensuite discuter sur l’origine de l’inflation smiley


        • Historifieur 18 avril 2012 00:15

          Comme le dirait Milan Kundera : Traiter légèrement les sujets graves et avec gravité les sujets légers. Plus sérieusement, vous affirmez péremptoirement une thèse, mais encore faut-il que vous me donniez des arguments.

          Les dogmes économiques libéraux sont aussi basés sur des croyances : ils pensaient qu’en imitant sur la forme les sciences physiques qui avaient permis l’avènement de l’ère industrielle, ils pourraient faire de l’économie une science.

          Seulement, les axiomes qu’ils ont choisis étaient soit faux (Main invisible de Smith, individu totalement informé de l’état du marché, honnêteté des acteurs) soit incomplets (individu consommateur du moins cher, avantages comparatifs de Ricardo, omission de l’impact du type de production sur le rapport de force), ce qui ne leur permettait pas de prédire l’évolution de l’économie, comme la physique prédit l’évolution des corps.

          Malgré tout, et au mépris de l’expérience historique, la « science économique » libérale a perduré, surtout parce qu’elle favorisait l’accumulation du capital (masse d’argent qui tend à croître, l’argent représentant du temps de travail humain) et donc les capitalistes avaient tout intérêt à la promouvoir pour justifier leur accumulation comme un phénomène naturel et non politique.

          Voir par exemple : Antimanuel d’économie, Bernard Maris. Le Capital, Karl Marx, Friedrich Engels. La mondialisation en 20 leçons, Anya Schiffrin, Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie).


        • JL JL1 18 avril 2012 08:57

          historifieur,

          Pour ma thèse (laquelle ?), ce n’est pas ici que je l’ai exposée. Si vous voulez en savoir plus sur ce que je pense, donnez vous la peine de lire ma page auteur, vous serez comblé.

          Maintenant, si j’ai parlé de légèreté (j’aurais du dire, superficialité pour vous éviter de convoquer un auteur qui n’a rien à faire ici), c’est parce que vous êtes pressé d’évacuer la solution que Mélenchon met en avant - et je l’ai dit, on va y venir en UE vu que l’ultralibéralisme (1) de l’UE est en échec -, pour placer la solution de l’extrême droite.

          En somme, votre article est un mauvais sophisme.

          (1) La conception ultralibérale qui assimile les États à des entreprises privées a pour corolaire l’acceptation des chefs de gouvernements à se financer sur les marchés financiers. Il suffit d’y mettre un holà : les États ne sont pas des entreprises privées (2) ; les États ne doivent pas accepter des règles qui sont faites par et pour des entités soumises à la concurrence.

          (2) N’en déplaise aux libéraux qui, par le moyen de la dette adossée sur les marchés financiers espèrent posséder des créances sur les États, faisant ipse-facto de ces derniers des entreprises privées dont le conseil d’administration serait la Bourse !


        • Historifieur 19 avril 2012 09:53

          Votre thèse est que je suis léger ou superficiel sur le sujet, et vous n’argumentez pas. Ce n’est pas à moi à aller voir votre profil, c’est vous qui mettez en cause mon analyse, donc c’est à vous de me donner des arguments. De la même manière, si je remets en cause votre analyse, c’est à moi de vous donner des arguments, ce que je fais.

          Deuxièmement vous me prêtez des intentions que je n’ai pas. Vous avez l’air de croire que je privilégie le FN, ce qui n’est pas le cas, je mets en lumière la difficulté de la tâche qui consisterait à subordonner la BCE aux Etats, qu’elle ait un contrôle démocratique. Il ne faut pas oublier que nous sommes beaucoup de pays à décider.

          Si je vous ai fait une réponse sur les dogmes économiques, c’est parce que les médias contestent le FN en se basant sur ces dogmes comme vous semblez le faire. Le préjugé est que ce serait une catastrophe. Mais les dogmes économiques sont faux, c’est ce que j’ai expliqué, et donc il ne vous suffit pas d’affirmer, il faut argumenter, à moins que vous ayez une boule de cristal qui lit l’avenir et sonde les âmes. Elle se trompe déjà sur mes intentions, je doute qu’elle soit très efficace sur le reste.

          Vous dites aussi que mon article est un sophisme, je ne vois pas non plus en quoi. De plus vous dites au sujet de mon article que les Etats ne sont pas soumis aux règles des entreprises privées et en même temps vous dites que les prêts aux particuliers ou entreprises privées doivent avoir des intérêts pour couvrir les risques, ce avec quoi je ne suis pas d’accord car justement l’Etat n’est pas une banque privée et il n’a pas besoin de couvrir les risques.

          A mon sens les prêts avec intérêts sont une absurdité pour ce qui est de l’investissement pour une raison simple : si tout l’argent est émis avec intérêts on ne peut pas rembourser les intérêts à moins de faire un autre prêt. Exemple : si toute la masse monétaire est 100 et est émise à 3% d’intérêts, où trouve-t-on de quoi rembourser les 3 supplémentaires ?

          Pour aller plus loin, il me semble qu’il faudrait trouver un moyen d’avoir toujours suffisamment d’argent en circulation pour les échanges car qui dit pénurie d’argent dit pénurie d’activité alors qu’il y a tant à faire. On ne peut pas laisser la masse monétaire être créée uniquement par des prêts. Ce que pourrait faire l’Etat ce serait faire des prêts pour les grands travaux mais non remboursés, du coup l’argent débloqué irriguerait les bons secteurs de la société sans être réabsorbés : transport, logement, énergie, éducation, agriculture, eau, santé, hygiène, allocations.

          Afin d’éviter l’augmentation des prix, l’Etat pourrait organiser la productions de quelques biens vitaux à des prix bloqués : nourriture de base, eau, logement, transports publics, en favorisant les productions écologiques.


        • JL JL1 19 avril 2012 10:31

          historifieur,

          vous devriez indiquer le nom de l’intervenant à qui vous vous adressez. Vous pouvez bien entendu faire ce que vous voulez, ça vaut aussi pour la lecture de ma page auteur.

          Vous me faites grief que j’aurais dit : " les États ne sont pas soumis aux règles des entreprises privées et (en même temps vous dites que) les prêts aux particuliers ou entreprises privées doivent avoir des intérêts pour couvrir les risques« .

          A quoi vous ajoutez : » ce avec quoi je ne suis pas d’accord car justement l’Etat n’est pas une banque privée et il n’a pas besoin de couvrir les risques".

          D’une part, il n’y a aucune contradiction entre mes deux propositions. D’autre part, votre réponse est erronée puisque sans rapport avec mon argument. Relisez bien : je ne suis pas dans la même perspective que vous.

          Pour la suite, vous partez dans des considérations qui ne me concernent pas, puisque vous argumentez contre le fait que l’État emprunte aux mêmes conditions que les entreprises privées, ce que je fais aussi, d’une autre manière. Vous passez d’un extrême (l’Etat banquier) à l’autre (l’Etat entreprise). Moi je me situe au centre : l’État arbitre (*).

          nb. Pourquoi je dis que l’État doit pouvoir se financer auprès de la banque centrale à un taux qui n’est pas nul, et égal au maximum à celui que la BCE prête aux banques  ? Parce que je suppose que c’est de bonne guerre. Mais si on me prouve que zéro % c’est possible et c’est mieux, je serai d’accord.

          ps. Je reviendrai voir votre réponse, mais svp, essayez de mieux comprendre ce que j’écris et faites moi une réponse en rapport. Sinon, ce n’est pas la peine.

          (*) L’Etat arbitre, c’est-à-dire un Etat fort et une économie de marché, position intermédiaire entre l’ultralibéralisme (État entreprise) et le socialisme (État tout puissant). Oui à une économie de marché, non à une société de marché. Nuance.

          Cordialement..


        • Historifieur 19 avril 2012 18:40

          @JL1 Vous avez raison, c’est peut-être mieux que je dise à qui je m’adresse.

          Donc si je vous suis, je ne vous comprends pas, ce qui est fort possible.

          Je reviens donc à ma question : pourquoi trouvez-vous que mon analyse est superficielle ?

          Deuxièmement, économie de marché mais pas société de marché, formule de Jospin, vous trouvez qu’il y a une nuance, pas moi, car l’économie n’est pas déconnectée de la société, elle l’irrigue. De plus j’estime qu’une économie de marché où il y aurait des échanges plus ou moins libres n’existe pas selon moi. Il y des rapports de forces, et ces rapports il vaut mieux que ce soit la politique qui l’édicte par la loi. Autrement ce sont les grands groupes qui font la loi et ils n’ont qu’une chose en tête : leur propre pouvoir via leurs profits.

          En dernier lieu, l’institution qui produit la monnaie ne peut pas le faire même à 1% d’intérêts car inexorablement cela amorce le cycle d’une dette sans fin parce qu’il faut emprunter à nouveau pour rembourser les 1% supplémentaires. La monnaie est nécessaire à l’activité économique et sa masse doit correspondre aux richesses produites et non pas fluctuer au gré des prêts et des remboursements.


        • Benoît RIVILLON Benoît RIVILLON 17 avril 2012 12:46

          L’inflation n’est pas directement l’augmentation des prix, mais l’augmentation de la masse monétaire en circulation.


          Aujourd’hui on a des augmentations de prix mais pas d’inflation, la BCE veille ! c’est de l’idéologie pure, mais elle y veille.

          • Historifieur 17 avril 2012 22:48

            L’inflation n’est pas directement l’augmentation des prix mais le levier de la BCE pour essayer de contenir les prix est de contenir l’inflation, c’est à dire de ne pas émettre trop de monnaie puisqu’elle ne peut pas fixer les prix arbitrairement.

            Le souci c’est que les banques privées qui n’ont que 10% de ce qu’elles prêtent font tourner la planche à billets afin d’amasser le plus d’intérêts possibles, ce qui augmente la masse monétaire pour un temps, mais lorsque la masse monétaire diminue à nouveau par les remboursements, l’économie s’affaiblit.

            Les politiques d’austérité ne sont que cette deuxième phase du mécanisme : le remboursement de l’argent prêté par les banques avec intérêts et qui irriguait l’économie. Les intérêts trop importants du capital (masse d’argent qui tend à croître) détruit l’économie au lieu de la développer.


          • Robert GIL ROBERT GIL 17 avril 2012 12:52

            La force du système monétaire actuel est que tout le monde croit que c’est le gouvernement qui crée la monnaie, et que les banquiers prêtent l’argent qu’ils ont dans leur coffre. Il est grand temps de se réapproprier le droit de créer la monnaie, pour que l’argent puisse servir au bien commun et non seulement à des intérêts privés..........................
            http://2ccr.unblog.fr/2011/05/07/creation-dargent-et-endettement-public/


            • titi 17 avril 2012 23:23

              Sauf que la France ne s’endette pas pour financer des « grands projets ».

              La France s’endette pour payer « son fonctionnement ».

               

              « En somme et comme toujours dans l’histoire du monde, faire payer aux pauvres les bétises des riches »

              Turlututu... ce n’est pas la bêtise des riches, c’est la bêtise des gouvernants. Mais qui sont suffisament fins politique pour faire porter le poids de leur connerie sur d’autres.


            • Historifieur 18 avril 2012 00:36

              @ursulin : Comme le dit Franck Lepage dans Incultures (trouvable sur le net) qui reprend Herbert Marcuse , il s’est opéré un changement des mots qui ne nous permet plus de penser négativement le capitalisme. Le capital étant une masse d’argent qui tend à croître.

              On peut remarquer d’ailleurs que ce mot est redevenu disible sur la scène médiatique après la crise de 2008 parce qu’il désigne un rapport de force et donc une violence que les médias avaient occulté.

              En effet si l’on n’appelle plus un pauvre un exploité, c’est à dire le résultat d’un processus que l’on peut changer, mais un défavorisé, c’est à dire quelqu’un qui n’a pas eu de chance, on évacue la question politique et les choix qui ont amené les pauvres à être pauvres.


            • jacques lemiere 17 avril 2012 19:20

              Mais en quoi la dette est elle illégitime ? 

              Le fait que le système ait changé ne le rend pas illégitime.
              Vous prouvez  au mieux que les homme politiques sont irresponsables au vrai sens sud terme car ils contractent des emprunts dont ils ne sont pas responsables...mais sont ils illégitimes pour autant ?
              Pas la peine de perdre de temps pour discuter de morale... 

              Pour être honnête vous devriez faire la critique ou l’analyse de l’ancien système...qui forcement n’est pas parfait et qui m’apparait surtout comme arbitraire

              • ObjectifObjectif 20 avril 2012 19:55

                Ce qui est à coup sûr illégitime, ce sont les intérêts de la dette : car les banques privées ont créé de la monnaie officielle lors de l’attribution des crédits,pour environ 17 000 milliards d’€ actuellement, et ceci gratuitement.

                Il n’y a aucune raison qu’ils bénéficient de ce revenu inconditionnel. Seuls les citoyens devrait le recevoir, réparti entre eux en parts égales.

                cf http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-systeme-monetaire-112936


              • Historifieur 18 avril 2012 00:40

                Pourquoi la dette est illégitime ? La réponse était rédigée dans le premier paragraphe du texte d’origine sur mon blog :

                1)La crise de la dette des Etats

                La crise est clairement provoquée par l’émission d’argent public par les banques privées avec intérêt. Elle organise la pénurie d’argent=temps de travail humain car si tout l’argent est émis par les banques privées, où trouve-t-on de quoi rembourser les intérêts ? On ne le peut pas à moins de faire un crédit.
                C’est un système sans fin dans lequel les banques privées absorbent de plus en plus de temps de travail humain qui ne va plus dans la société, grâce à de l’argent-dette  : l’anticipation de ce travail. Cet argent est créé de toute pièce et entre dans la société grâce à la dette puisque les banques privées n’ont que 10% de ce qu’elles prêtent.


                • Théodore Six Théodore Six 18 avril 2012 18:59
                  LE SCANDALE D’UNE ÉPOQUE DESTRUCTRICE !

                  L’ancien Directeur Général de la Banque Rothschild que fut M. Pompidou, était tout indiqué, pour réaliser, de piètre façon au vu des résultats aujourd’hui, ce que plus tard l’on appela, “le nouvel ordre économique international”.

                  M. Georges Pompidou, homme averti s’il n’en faut, de la transition économique, qui allait s’avérait être désastreuse pour la France depuis la fin des années 60, avait tenu en personne, lors de l’élection de M. Jacques Chirac le 8 mai 1967 comme secrétaire d’État à l’emploi, à l’affublé du surnom de : « mon bulldozer » ! Ce fut donc quelqu’un qui savait très bien ce qu’il envisageait ! Mrs Pompidou et Chirac, suivi de tant d’autres dont les principaux furent, Pierre Mesmer, Jean-Pierre Fourcade, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, Michel D’Ornano, Balladur, et tant d’autres qu’il est impossible de les nommer tous ici, portent une responsabilité écrasante et désastreuse, des choix économiques qu’ils ont imposé au pays, à la sortie des trente glorieuses, et qui de fait ont dramatiquement entrainé le pays dans une spirale destructive infernale, qui nous a conduit à la situation des plus délabrée d’aujourd’hui.

                  L’exemple de cette attitude marquée vers le monde de la finance fut donné aussi lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 décembre 1974, lors du vote de la Charte des droits et devoirs économiques des Etats Résolution 3281, où la France de Giscard s’abstient et prend ainsi une démarche économique spéculative funèbre qu’elle ne quittera plus. L’économie quelque peu toujours unifiée et respectant encore un tant soit peu l’allongement du processus de production, ou “l’économie de papa”, comme l’appelait alors M. Pompidou, tout cela fut terminer !

                  Alors aujourd’hui parler de “règle d’or”, lorsque l’on revoit ainsi les faits réels, tout au long de ces dernières décennies, des années 70 à aujourd’hui, nous donne un profond dégout et une révolte sourde nous étreint. Entre l’État républicain, citoyen et l’État Libéral, les rendez-vous sont à venir. Tous ceux nommés plus haut sont condamnables et seront condamnés par l’Histoire pour leurs actions néfastes envers leur pays, tout simplement. La liste serait bien longue de leurs larcins et de leurs responsabilités écrasantes dans la disparition, y compris physique, de citoyens-travailleurs des villes et des campagnes, des PME-PMI, industrielles ou artisanales, des entreprises agricoles....etc

                  Ils portent tous du sang sur les mains, leurs procès à eux tous est déjà inscrit dans la mémoire des peuples conscients de leurs politiques mortuaires.


                  • Historifieur 19 avril 2012 12:00

                    Très instructif, merci beaucoup. Contre les dogmes économiques libéraux qui ne font que justifier les profits, c’est pour cette raison qu’ils sont soutenus par les dominants, il faut faire de l’histoire économique, l’histoire des élites économiques.
                    Annie Lacroix-Riz : Le choix de la défaite, et Jacques Pauwels : Le mythe de la bonne guerre, se sont attelés à la tâche pour les années 30 et 40 et ont montré que les banques et les multinationales soutenaient les régimes autoritaires car ils comprimaient les salaires et réprimaient les manifestations sociales, ce qui était très bon pour les profits.
                    http://www.dailymotion.com/video/x5njza_le-choix-de-la-defaite-annie-lacroi_news
                    http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_school

                    Plus près de nous, le rôle du FMI et de la Banque Mondiale dans l’effraction des marchés et la facilitation de l’augmentation du capital (masse d’argent qui tend à croître) : Bernard Maris : Antimanuel d’économie, Anya Schiffrin, Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie) : La mondialisation en 20 leçons.

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