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Accueil du site > Actualités > Politique > Dette : on nous aurait menti ?

Dette : on nous aurait menti ?

La dette de la France est d’environ 2000 milliards, ce qui représente approximativement prés de 30 000 euros par habitant. Ces chiffres sont impressionnants, mais si vous même êtes propriétaire, vous avez un crédit, donc vous êtes endetté … mais vous n’êtes pas en faillite, vous possédez un capital immobilier. Il en est de même pour les administrations ; elles ont aussi des avoirs sous forme de bâtiments, de terrains, et des actifs financiers en France et à l’étranger ! Et quelle est la valeur de notre patrimoine culturel et touristique ou de nos infrastructures ? Si l’on attribue à chaque citoyen une dette de 30 000 euros, il faut admettre qu’il possède aussi un avoir de plusieurs centaines de milliers d’euros. La situation n’est donc pas catastrophique.

La dette est à comparer, non pas au PIB, mais au patrimoine du débiteur : fin 2012, le patrimoine économique national s’élève à 13 588 milliards d’euros d’actifs non financiers, (chiffre INSEE ) soit près de huit fois le produit intérieur net de l’année. Ce qui ramène la dette au alentour de 15 % du patrimoine. En outre, le pays possède 21 000 milliards d’actifs financiers, donc au final, la dette ne représente que 5,6% des avoirs de notre pays. C’est-à-dire rien… ou presque ! C’est seulement la charge de la dette qui est à comparer au PIB : cette charge n’est composée si je ne m’abuse, que de la part de remboursement de capital et des intérêts. La part des intérêts « odieux » doit être, à la louche, de l’ordre de 1% du PIB ? D’accord c’est encore trop !

D’autre part, la durée de vie moyenne des titres de dette est de 7 ans et 19 jours. L’honnêteté pour évaluer sérieusement la situation voudrait qu’on rapporte la dette à ce qu’il faudrait payer si on devait la rembourser en fin de course. C’est-à-dire 1 985 milliards d’euros de dette publique totale divisé par 2567 jours : cela fait 282, 24 milliards d’euros par an ! Soit à peine 13 % du PIB annuel ! On est loin des 93,6% agités sans cesse pour affoler le monde ! Car il est stupide de rapporter toute la dette à la valeur d’une seule année de production. Pourquoi le fait-on ? C’est un procédé mensonger, car le remboursement de la dette n’est pas exigible dans ce délai, il est donc absurde de comparer un stock pluriannuel à un flux annuel. C’est comme si pour acheter un appartement vous faite un prêt de 150 000 euros remboursables en 20 ans et qu’ensuite vous comparer cette somme à votre salaire annuel de 20 000 euros et vous en déduisez que vous êtes en faillite et vos enfants dans la M …. ! 

Il est malhonnête de parler de dette sans examiner les avoirs. On n’est pas en faillite simplement parce qu’on est endetté, mais seulement quand on a plus de dettes que d’avoirs. Par contre si l’on brade ses biens, comme le font les différents gouvernements, et que l’on continue à rembourser sa dette on se met soi-même dans une situation difficile. Un gouvernement qui baisse les impôts des plus riches et qui multiplie les cadeaux sans contrôle ni contrepartie, ne peut s’étonner de la hausse du déficit de l’État. L’argumentation de la dette publique n’est qu’un prétexte pour justifier de nouvelles privatisations au profit de grands groupes bancaires et industriels. Quand au remboursement des intérêts de la dette c’est 50 milliards d’euros qui transitent chaque année des finances publiques vers les caisses des banques ou des individus qui détiennent des bons du trésor… c’est a dire les mêmes qui profitent des privatisations et des baisses d’impôts !

La dette publique ne vient pas d’une hausse des dépenses, mais d’une baisse des recettes. L’État dispose d’un moyen dont les particuliers sont dépourvus : il fixe lui-même ses recettes par l’impôt, alors que ce n’est pas nous qui décidons de nos salaires ! Et quand on limite soi-même ses propres recettes, il faut bien trouver d’autres sources de financement : c’est l’emprunt. Et à qui emprunte-t-on sous forme d’obligations du Trésor ? Aux plus riches évidemment ; si au lieu de faire payer les plus riches par les impôts, le gouvernement leur emprunte, cela ne peut qu’aggraver le déficit ! Alors, pour payer, il faut vendre France Télécom, la Poste, EDF, GDF, autoroutes, aéroports, ouvrages d’art, patrimoine administratif, industriel, etc… Il faut vendre nos services publics aux services privés, réduire les effectifs de la fonction publique et nos dépenses sociales, fermer nos maternités, nos universités, nos hôpitaux. Il faut ouvrir le secteur public au secteur marchand. Il faut précariser les salariés du privé comme du public !

L’État n’est plus qu’une courroie de transmission qui sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres. Il n’y a donc pas transfert entre générations comme l’on veut nous faire croire, mais transfert entre couches sociales. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette ! Toute la rouerie de ceux qui prétendent que la dette est insupportable consiste à mélanger ces différents concepts. Nicolas Sarkozy, un expert en amalgame le disait naïvement à l’insu de son plein gré : « L’amalgame est l’arme des fascistes ».

Robert GIL sur Conscience Citoyenne Responsable

Voici un petit PDF à imprimer et à laisser « trainer » à la machine à café de votre entreprise ou dans le vestiaire de votre salle de sport : fichier pdf LA DETTE

« Le malheur a habituellement deux effets : souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et, non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres« … Antonio Gramsci

Lire : DORMEZ BRAVES GENS, ILS VENDENT LES BIJOUX DU PAYS …


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63 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 19 mars 2015 14:33

    Tout est dit. On fait payer à une majorité les cadeaux faits à une minorité.


    • Spartacus Spartacus 19 mars 2015 14:34

      Quel catastrophe en 2015 de voir de tels raisonnement d’enfant sur l’économie.


      La dette est un report des factures du présent sur le lendemain, c’est une « taxe sur les adolescents », un transfert de richesse des futurs contribuables vers les adultes du jour. Une irresponsabilité vis a vis des générations futures.l

      L’argent consacré à financer la dette ne peut plus servir à financer l’activité privée et notamment l’investissement. La dette prive le secteur marchand de ses ressources au détriment de ses investissements. La dette créée le chômage de masse.

      Il y a un oubli majeur : les personnes qui décident d’emprunter et faire la dette ne sont pas celles qui vont payer les intérêts ni rembourser le capital emprunté, ni non plus celles qui vont bénéficier de la dette. 

      Aujourd’hui la dette sert a payer des fonctionnaires trop nombreux à crédit sur le compte des générations futures. 

      • bibou1324 bibou1324 19 mars 2015 14:46

        @Spartacus
        Vous dites exactement la même chose que l’article : la dette c’est pas bien, ça rend les pauvres plus pauvres et augmente le chômage de masse.


        Ce que vous oubliez de dire, c’est que, comme le mentionne l’article, plus la dette est grande, plus ceux qui possèdent la dette ( = les riches qui possèdent des obligations d’état) en profitent. Dis autrement, les riches (qui sont copains avec le gouvernement) ont tout intérêt à voir notre dette augmenter, et à endetter le plus violemment possible les générations futures. Car les rejetons des riches, eux, sont à l’abris.

      • Spartacus Spartacus 19 mars 2015 17:33

        @bibou1324

        Personne ne devient riche avec un rendement à 1%.

        Ceux qui possèdent la dette sont les retraités, les classes moyennes qui disposent d’un fonds de sécurité en assurance vie, les pauvres gens qui disposent d’un livret A.

        Vous n’en avez pas mare de vivre dans l’irresponsabilité et l’ignorance ? 

        Accuser des coupables fictifs pour ne pas assumer la cause, ça vous aide a ne pas vous sentir coupable de spolier les générations futures ?

        La dette set des profits sociaux et de la connivence d’état à commercer par les fonctionnaires, LES agents de l’état, les entreprises publiques et leur montagne de privilèges.

        La population des irresponsables obligés de l’état qui cautionnent les dépenses supérieures aux recettes. la population qui regroupe les gauchistes à charge du secteur marchand.

        La dette pourquoi faire ? 
        Payer ton régime spécial ? Tes privilèges statutaires ? Ton absentéisme ? Tes carences payées et injustifiées ? Tes cotisations de fonctionnaire inférieures aux autres du secteur marchand.

        Les gauchistes font croire que la dépense publique c’est la société. 

        Non ! La dette c’est pour leur gueule, et pour eux égoïstement, et ce sont eus les seuls à défendre la dépense même si ils doivent mettre le secteur marchand et toutes les générations suivantes au chômage.
        Les gauchistes des services publics ont goutté aux privilèges de la dette. Il ne peuvent s’en passer. 

        Mieux vaut accuser une centaine de riches qui ne peuvent se défendre et ont mauvaise presse que de remettre en question 25% de la population qui se gave sur les 75% qui restent.

        Regardez les pleurnichards aux larmes de crocodiles. C’est avant tout la « solidarité » avec leur gamelle qu’ils défendent. 
        Vous avez vu remettre les gauchistes Français en question leurs régimes spéciaux que la dette fiance ? 
        Non parce que ma bonne dame, les riches, les USA, le capitalisme, les banques, l’économie de marché, vous comprenez c’est des droits zzzzzaaaaaaaquiiiiiiissssss. Qu’importe que se soit différenciés des autres et à charge sur les autres......

      • Allexandre 19 mars 2015 20:10

        @Spartacus
        Le discours type et formaté du parfait ultra libéral. Franchement ce n’est pas original. Soit dit en passant, la dette n’est pas due au paiement des fonctionnaires, mais au service de la dette. Quant à nos impôts sur le revenus, ils vont direct vers le remboursement des intérêts de la dette. Alors ton discours partisan de libéral hystérique.....


      • julius 1ER 20 mars 2015 00:17

        @bibou1324

        Personne ne devient riche avec un rendement à 1%.
        @Spartacus

        çà c’est sûr le pauvre qui place 10 000 euros à 1%..... çà lui rapporte 100 euros !!! peanuts.....
        par contre le riche qui place 100 millions çà lui rapporte quand même 1 million.....
        c’est bien là toute la duplicité et l’hypocrisie de ton discours Spartacus..... c’est sûr que lorsque l’on sait que depuis 40 ans l’intérêt moyen sur la dette publique tourne autour de 5% on peut calculer de combien de milliards les français ont été spoliés.........
        surtout quand on sait que lorsque l’état empruntait directement à la banque de France, les taux étaient proches de ceux des banques qui emprunte directement à la BCE cad 0,001% si je ne m’abuse...... il s’agit bien d’un marché de dupes et d’une escroquerie que tu dénonces sans t"en rendre compte Spartacus en voulant défendre ce système, tu t’enfonces encore plus et tu coules avec...... finalement tu es un piètre défenseur du système capitaliste heureusement que celui-ci n’a pas que des amis comme toi, car sinon il aurait déjà disparu !!!!!!!!!! 

      • Armelle 20 mars 2015 10:09

        @Allexandre

        Service de la dette ; 45 milliards

        Déficit ; 90 milliards

        Par conséquent 45 milliards constituent une perte structurelle, donc forcément liée en partie aux salaires des fonctionnaires

        Je ne vois pas bien ce que ce phénomène a de « libéral » ou de « formaté » ?!!?!?
        Ce sont des faits

        « Alors ton discours partisan de libéral hystérique..... »
        Excellent !!! Pour ma part, l’hystérie se ressent davantage dans les discours de gauchistes, rongés par la jalousie maladive, il suffit de parcourir ce site régulièrement pour le constater




      • Alren Alren 20 mars 2015 12:32

        @Allexandre


        Je vous trouve bien courageux de répondre à un Spartacus !

        Mais on ne peut pas laisser dire que le salaire des fonctionnaires est versé sans rien en échange par l’impôt des autres (que les fonctionnaires paient aussi) !

        En échange de leur salaires, ils rendent un SERVICE dont on ne peut pas se passer !
        Essayez de vous passer des enseignants, des policiers, des infirmères d’hôpital, des agents des douanes ou plutôt imaginez ce qui se passerait s’ils n’ataient pas là.

        D’autre part, il existe des enseignants privés, des vigiles privés, des infirmières libérales ou de cliniques privées qui reçoivent bien évidemment un salaire pour leur travail
        J’imagine qu’un Spartacus trouve cela normal.
        Réalise-t-il que si on privatisait toutes ces professions, ça coûterait beaucoup plus cher car il faudrait y ajouter le bénéfice de « l’actionnaire » (appelé ainsi parce qu’il n’agit pas et s’enrichit, lui, sans rien faire, sans travailler !) et des salaires plus importants car ces professions n’attireraient pas autant ceux qui les exercent par idéal. 


      • Spartacus Spartacus 20 mars 2015 13:12

        @Alren
        Vos revenus sont cotisés ? Votre part salariale est comparable à un salarié du privé ? Non ????Que c’est drôôôôôle. 

        Vous avez valorisé votre « part patronale » de fonctionnaire ? 150% ou 175% ? 5 fois celle d’un salarié du privé ????Non ????Que c’est drôôôôôle. 

        Vous ne savez pas ? Vous ne voulez pas savoir ? 
        Si les salaires bruts de brut étaient publiés, si on savait, croyez moi les gens ne voudraient pas payer vos revenus indirects d’avantagés du système.

        Y’a de la marge pour les bénéfices des actionnaires. Ajoutez l’efficience....

      • Le421 Le421 20 mars 2015 14:21

        @Spartacus
        Dites-donc Spartacus !!

        Je ne sais pas si transférer de la dette sur mes gosses c’est mal.
        Par contre, je sais que je vais aussi leur laisser un beau petit patrimoine.

        Donc, quand on veut le beurre et l’argent du beurre (sans parler des fesses de la crémière), ça ne peut pas marcher...
        Je me trompe ??

        Je veux bien qu’on me file dix millions de dette à payer si on m’en donne cent au préalable...


      • Spartacus Spartacus 20 mars 2015 18:04

        @Le421

        Donner une dette, c’est très mal car ils partent avec les conséquences de votre choix, par leur choix. et c’est donc une entrave à leur libre arbitre. 

        Un patrimoine d’un individu ne fait pas le patrimoine de tous les individus.

        Quand au patrimoine, par essence c’est une valeur élastique.

        Nul ne sait ce que deviendra votre « patrimoine ». 
        Une nouvelle autoroute, une nouvelle prison à coté d’un bien immobilier, le rendra caduque des bons placements peuvent devenir mauvais un autre moment. 


      • simir simir 22 mars 2015 08:11

         A qualification égale un fonctionnaire est moins bien payé qu’un salarié du privé.
        Suis entré comme technicien aux PTT en 1974. C’était l’époque où l’on passait du 22 à Asnières au téléphone des années 90 le plus moderne du monde (1er opérateur à avoir numérise à 100 % ses transmissions et la commutation.)
        Suis sorti des 9 mois de cours et des entreprises comme AOIP et LMT cherchaient à nous débaucher.
        Salaire doublé et paiement des indemnités aux PTT.
        10 ans avant la retraite je suis parti chez TDF et pour une même qualification mon salaire fut multiplié par 1,3 et en plus un CE que les fonctionnaires n’ont pas Idem pour les tickets restaurant.
        je cheh de centre lui qui avait 150 personnes sous ses ordres ne gagnait même pas le double d’un technicien.

        Ce Sparagus raconte vraiment des conneries.
        A mon avis il a essayé de passer un concours de la fonction publique et a échoué ce qui lui vaut cette rancune tenace.


      • Spartacus Spartacus 22 mars 2015 19:55

        @simir
        Le fonctionnaire dispose d’un revenu indirect différé. Alors elle est bonne la retraite de fonctionnaire mieux calculée ?


      • bubu123 23 mars 2015 11:35

        @Spartacus

        La dette c’est donc à cause des fonctionnaires, la bonne blague !

        Avant de parler de dette, il faut savoir comment fonctionne la création monétaire, et surtout savoir QUI contrôle la création monétaire, le jour ou les gens vont ouvrir les yeux sur ça, le monde changera


      • fred.foyn Le p’tit Charles 19 mars 2015 16:39

        Source Les Echos....

        En tenant compte des engagements hors bilan, la dette de la France atteindrait près de 260% du PIB contre 96 %, au sens de Maastricht.

        Dans cette question de dette publique, on abreuve les médias d’informations sur les quelque 2 000 milliards de dettes au sens de Maastricht et on demeure peu disert sur près de 3 300 milliards d’engagements hors bilan que l’Etat a contractés.




          • jef88 jef88 19 mars 2015 18:25

            - c’est l’état qui a créé la dette et en bénéficie
            - le train de vie de l’état coute 56% du PIB et nourri plus de 50% de la population
            - ce sont les pov’cons des classes moyennes qui payent un max et s’appauvrissent.....

            Et tout cela date de l’époque ou la caste ENA a pris le pouvoir avec ses affidés.....


            • Jean Keim Jean Keim 19 mars 2015 20:19

              Quand est-ce que nous allons nous réveiller, la dette est une convention économique, une invention de l’esprit, un montage juteux pour qq, uns et préjudiciable à la multitude, bref la dette n’a pas d’autre réalité que celle que nous lui donnons, il est possible de la supprimer d’uns simple décision, autrement dit il suffit de changer la convention et de décider par exemple que seul l’état à le droit de prêter de l’argent comme il y a la solution de se débarasser de ce fléau (l’argent pas l’état quoique ...).


              • Alren Alren 20 mars 2015 12:34

                @Jean Keim


                Bravo ! C’est exactement ça la réalité !

              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 mars 2015 16:27

                @Jean Keim


                Sans doute jamais.On ne se reveillera sans doute jamais, car une partie sigificative de l’État travaille a nous endormir et la masse des medias, qui aujourdui sont en pratique de connivence avec l’Etat, relayent des nouvelles soigneusement falsifiées et mettent en place des dogmes aussi absurdes que quelque autre religion. Nous avons, sans le dire, un Ministere de la Propagande. On a abêti la population... Et ca, c’est en supposant généreusement qu’elle n"était pas déja tres bete...

                OUI, on pourrai facilement, elegammen et engtoute justice rregler la question dette.... Mais on ne le fera que si la situartion envenime.... Notez que qudnd DSK en a dit un mot au FMI,....ca ne s’est pas bien passé pour lui.... Christine a nsuite fait marche arriere sans faire de vagues,,,,


                PJCA


              • Encabane Encabane 19 mars 2015 21:25

                De ce ramassis de sottises, pour ne pas dire de contre-vérités, je ne relèverai que l’assertion mâlement assénée que « La dette publique ne vient pas d’une hausse des dépenses, mais d’une baisse des recettes ». Il suffit de jeter un oeil à la courbe des dépenses publiques pour s’apercevoir qu’en France, elles n’ont JAMAIS cessé d’augmenter, pour représenter aujourd’hui 57% du PIB. C’est un chiffre que l’on ne retrouve, historiquement, que dans les pays en guerre ou menacés d’invasion. Les prélèvement obligatoires, eux non plus, n’ont jamais cessé de croître, c’est juste qu’ils ont crû moins vite, d’où déficit, d’où dette. Donc oui, la dette est dûe à l’augmentation des dépenses. Une augmentation qui n’est pas le résultat du hasard, de la fatalité ou du réchauffement climatique, mais de politiques poursuivies en toute connaissance de cause par les gouvernements de gauche et de droite depuis 40 ans. Une politique destinée à faire la guerre à la pauvreté, à éradiquer la pauvreté. Aujourd’hui, aucun pays au monde ne consacre autant de ressources aux dépenses sociales. 10% des dépenses sociales dans le monde sont le fait de la France. C’est ça qui a créé la dette.

                Mais les résultats sont là, puisqu’en France, aujourd’hui, il n’y a plus de pauvreté.


                • Alren Alren 20 mars 2015 12:44

                  ri@Encabane


                  Les dépenses publiques croissent avec l’accroissement des richesses produites par ceux qui travaillent pour une production de biens et de services.
                  Mais elles augmentent moins que les profits ôtés par les plus riches qui retirent ce « lubrifiant » des circuits en boucle de l’économie pour frauduleusement les « dénationaliser » dans des paradis fiscaux avant de les investir dans des économies concurrentes des nôtres ou alimenter la spéculation financière des swaps, subprimes et autres magouilles capitalistes.



                • Le421 Le421 20 mars 2015 14:25

                  @Encabane
                  Les gouvernements de gauche et de droite depuis quarante ans...
                  Ah oui. C’est vrai. Le PS, c’est la gauche...de la droite !! Ben oui, fallait y penser.

                  Parce que depuis 59 ans que je suis né, je n’ai jamais vu un véritable gouvernement de gauche en France.

                  C’est tout.
                  10/10ème à chaque oeil.

                  Je rajoute. L’histoire du FN « ni de gauche, ni de droite », ça, ça fait longtemps qu’on a compris.


                • Hervé Hum Hervé Hum 19 mars 2015 23:03

                  il faut toujours rappeler que ce n’est pas le taux d’imposition qui freine la capacité d’un pays à produire et prospérer, donc de ne pas avoir de dettes, mais les règles de circulation du flux monétaire. A savoir, si ce flux circule entre les acteurs de l’économie ou bien si une part plus ou moins importante est sortie de la circulation pour remplir les poches d’une petite minorité.

                  Tout le monde connaît la réponse.

                  Tant que le système économique est fondé sur la propriété des moyens de productions et de financement, rien ne peut changer, le jeu est fait pour eux.

                  Il n’y a d’autres alternatives que de collectiviser les moyens de productions industriels et les moyens d’investissements.

                  Pour cela, il n’y a pas besoin d’avoir de hiérarchie pyramidales, mais au contraire, fondé sur l’investissement personnel de chacun. C’est à dire, en se passant de propriétaires et de politiciens.

                  Que croyez vous, que la bourse et la monnaie sont des instruments réservés au système capitaliste ?

                  Un outil dépend de son utilisateur. Il suffit de modifier les réglages de ces machines pour que le système fonctionne dans le sens inverse (non pas opposé !). C’est à dire, où le système n’est plus uniquement fait pour satisfaire les propriétaires, que ce soit des moyens de productions ou de son financement, mais pour satisfaire les agents productifs, qui est l’ensemble de la population, selon des règles d’équités. C’est à dire, basé sur l’équilibre entre droits et devoirs et non dans son déséquilibre où certains n’ont que des droits, d’autres des droits et devoirs, d’autres encore que des devoirs. et enfin, ceux qui n’ont ni droits ni devoirs.

                  La fonction éthique d’une société, est de réunir des forces et compétences particulières de chacun en une force et capacité collective, afin d’abord d’assurer la survie de tous par le soutien de chacun envers chacun, puis de permettre l’épanouissement de chacun selon la nature de chacun.

                  La bourgeoisie ne disparaitra pas,
                  mais elle n’a plus à imposer sa loi.


                  • philippe913 20 mars 2015 09:20

                    @Hervé Hum
                    plusieurs choses.
                    —> si le tx d’imposition importe peu, mettons un taux à 100% alors non ?
                    —>vous dites que de l’argent sort du circuit pour remplir les poches etc. vous pensez qu’ils agissent comme picsou et mettent tout dans un coffre ? et bien non, cet argent repart aussi sec en investissements...
                    —>l’investissement de chacun, c’est bien, mais sans propriété, comment voulez vous motiver les gens à faire plus ?
                    —>j’aime bien : ’il suffit de... selon régles d’équité, ... équilibre droits et devoirs ...etc." conceptuellement admirable, mais pratiquement une usine à gaz innomable qui va tout bloquer. C’est celà que vous ne comprenez pas, c’est que votre système, confronté à la réalité, s’effondrera et entrainera une paupérisation de masse.


                  • Le421 Le421 20 mars 2015 14:27

                    @philippe913
                    Conclusion : Nous sommes sur la bonne voie, continuons !!


                  • julius 1ER 20 mars 2015 00:29

                    ce qui est gonflant avec tous ces pseudos économistes c’est cette propension à toujours rapporter la Dette d’un pays en la comparant à un ménage.... un pays on ne le dira jamais assez çà ne fonctionne pas comme un ménage, car un ménage s’endette pour acquérir des biens ...pas le pays qui lui s’endette pour créer de l’activité, c’est de l’investissement !!! et l’investissement est nécessaire souvent pour faire décoller une activité, la plus belle illustration et la plus proche est... l’internet pur produit à usage militaire de prime abord, payé par le contribuable américain puis cédé au privé pour une poignée de cerises !!!!


                    • alphapolaris alphapolaris 20 mars 2015 06:01

                      @julius 1ER

                      C’est aussi que contrairement à un ménage ou une entreprise, un état ne peut pas faire faillite. Comment le pourrait-il ? en mettant la clé sous la porte et en virant toute sa population ?

                      Et surtout, une réduction des dépenses dans une entreprises ou un ménage se traduit immédiatement par un gain net. Ce n’est pas le cas pour un état où tous ces « fournisseurs » sont ces « clients » : les fonctionnaires et fournisseurs paieront des impôts en retour. Non, un état n’est pas une entreprise.

                      Ainsi, une part de l’argent dépensé par l’état lui revient sous forme d’impôt. Combien ? c’est le « coefficient multiplicateur » qui le dit. On lui donne habituellement la valeur de 0.5 (100 millions de dépenses produisent 50 millions d’impôts), et c’est sur ce chiffre que l’on a créé tous nos traités européens. Grosse erreur : c’est une absurdité que de graver dans le marbre des règles budgétaires basées sur ce coefficient car il peut varier dans le temps. En particulier, en période de crise, il s’approche de 1 voire même le dépasse. Autrement dit, une dépense de 100 millions donnera de 80 à 120 millions d’impôts. Oui, l’austérité est une erreur, c’est le FMI qui le dit.

                      Mais qu’importe, l’orthodoxie néolibérale allemande est passée par là : les traités nous placent en mode de pilotage automatique sur les choix budgétaires. Toute dépense se voit interdite par un NEIN ! On n’a plus le choix, hors dénonciation de ces traités. Il n’y a pas que les traités, il y a les esprits aussi. Toute tentative d’évoquer une politique autre que cette austérité se voit sanctionnée par le mepris, « car on sait bien que ça ne marche pas comme ça », « car on n’a plus d’argent », et « qu’on ne s’y connaît rien en économie ». Il suffit de lire certains commentaires précédent pour s’en convaincre. Ce sont des diafoirus économiques qui disqualifient vos propos d’un argument d’autorité en oubliant que leur modèle appliqué en Europe ne marche pas.


                    • Encabane Encabane 20 mars 2015 08:18

                      @julius 1ER Euh... si, c’est le taux d’imposition qui freine la croissance d’un pays. Personne ne va monter une boîte dans un pays qui lui promet de lui prendre 80% de ce qu’il gagne sous prétexte de justicesociale.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2015 09:41

                      @Encabane

                      Non, le taux d’imposition ne freine pas la croissance, c’est un mensonge, du bourrage de crâne fait pour les idiots qui répète ce qu’on leur dit de répéter tel un perroquet.

                      Tout simplement parce que ce taux ne dit rien sur le mode de redistribution de l’impôt car au cas où vous ne le sauriez pas, l’impôt a vocation à être réinjecté dans le circuit économique et non à être capitalisé ou thésaurisée par ses récipiendaires comme dans une économie où l’impôt est réduit au minimum. Ainsi, vous présentez la justice sociale comme une injustice économique alors que c’est l’injustice économique qui oblige à pratiquer des taux d’impositions élevés, non pas pour la justice sociale, mais pour la justice économique.

                      Il ne saurait y avoir de justice sociale sans la justice économique.

                      Idem pour la croissance, celle ci dépend de son mode de calcul, or, ce fameux taux a été établi par et pour le système capitaliste.


                    • philippe913 20 mars 2015 11:29

                      @Hervé Hum
                      mettons un taux à 100% alors si ça ne freine pas la croissance. Et vous pensez que les gens vont se casser le fion si on leur prends tout ?


                    • bakerstreet bakerstreet 20 mars 2015 12:34

                      @julius 1ER

                      Je pense que vous prenez vos désirs pour la réalité. 
                      Croyez vous vraiment qu’un pays s’endette, en bon père de famille, pour créer de l’activité ?
                      Bien sûr vous trouverez des bons exemples, mais il en de fâcheux, et qui sont pléthore. 

                      Car pour en revenir à l’exemple de la Grèce, cet argent n’a été que très peu investi, mais a servi par exemple à faire des achats militaires hors de prix. L’argent qui tombe peut être la pire des choses, vous installant dans une situation de rente, pensant que vous n’aurez jamais de compte à rendre, qu’il suffira de faire une nouvelle ligne d’emprunt.

                       En 2010, juste avant son crack, la Grèce était le quatrième importateur d’armes au monde, et s’apprêtait à acheter 6 milliards de corvette à la France, sous réserve que la France lui avançait les fonds.
                       
                      On, peut bien sûr appeler cela, de l’investissement.

                      De plus, la comparaison avec l’économie d’un ménage n’est pas fausse.Un ménage peut, pour développer vos propos, très bien s’endetter pour développer une activité, hors l’achat de sa maison.

                       Dommage qu’on ne la respecte pas davantage, on n’aurait moins de mauvaises surprises. Car les faillites d’états ne sont pas rares, même si elles ne se passent pas tout à fait de la même façon. On ne mettra pas les pays dehors chez eux, mais vous trouverez par contre les habitants des pays en question vivant dans les rues ;..


                    • Alren Alren 20 mars 2015 12:50

                      @Encabane


                      Il se trouve que la France est un des trois pays les plus attractifs du monde.

                      Pourquoi donc ? 

                      Du fait de la qualité de sa main d’œuvre et de ses infrastructures, deux chose qui sont dues à des investissements publics (dont l’éducation qu’il est de coutume de décrier quand elle est publique en ne s’attachant qu’à ceux qui sortent sans diplôme sans voir la qualification supérieure de la grande majorité des autres.)

                    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2015 13:25

                      @philippe913

                      relisez mieux mon commentaire, j’écris que tout dépend du mécanisme de redistribution. Selon le dispositif, celui ci favorisera l’assistanat ou l’initiative.Le système actuel vise à favoriser l’assistanat et interdire l’initiative, de manière à pouvoir dénigrer l’impôt et justifier l’accumulation du capital. Sauf que cette accumulation est elle même un impôt privé, prélevé sur le prolétariat à moyen et faible revenus, mais n’ayant pas vocation à être réinjecté et redistribué dans l’économie, mais au contraire à accroitre le contrôle et la pression économique sur le prolétariat.

                      Votre raisonnement est celui d’un ultra propriétaire, j’espère que c’est votre cas !
                       


                    • Spartacus Spartacus 20 mars 2015 13:26

                      @Alren
                      C’est un chiffre qui ne veut rien dire. Il est à 90% bidonné à cause du finance back



                      Une boite Française si elle fait des bénéfices taxés à 34% et investi directement en France. Elle n’apparaît pas dans l’attractivité Française.
                      La même boite, remonte ses bénéfices sur une Holding en Hollande taxé à 15% et réinvesti en France ce qui de toute façon aurait été investi en France. Cette opération entre dans les chiffres de l’attractivité.

                      Par exemple Renault sté Française à Holding Pays Bas, l’investissement dans ses usines est compté comme investissement étranger...

                    • philippe913 20 mars 2015 13:43

                      @Hervé Hum
                      un ultra propriétaire ? késaco ?
                      et de quel raisonnement parlez vous ?
                      celui qui dit que prendre 100% de ses bénéfices à qqun le fera arrêter de se casser le cul ?
                      celui qui dit l’argent récupéré par le grand méchant capital est réinvesti ?
                      ou celui qui dit que votre société avec ses règles de droits et de devoir sans droit de propriété avec un état tout puissant qui va rediriger au plus juste les flux de capitaux est complètement utopique et irréalisable ?


                    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2015 14:06

                      @philippe913

                      Un ultra propriétaire c’est un riche, mais je trouve qu’écrire ultra propriétaire c’est plus stigmatisant.
                      Ensuite, vous êtes passé de 57% à 80 et maintenant à 100%, mais peu importe, même dans le cas extrême de 100%, je maintien ce que j’écris car vous n’avez toujours rien compris à mon commentaire.

                      Prenez un salarié, il fournit 100% de son travail à l’entreprise et les propriétaires de celle ci lui redistribuera une partie de son travail tandis qu’elle gardera le reste pour elle. Pour autant, elle est capable d’inciter le salarié à se casser le cul...

                      Vous voyez maintenant ce que signifie « redistribuer »  ?!

                      Pour ce qui est du grand capital, il ne réinvesti jamais que pour lui même et laisserait crever les autres sans état d’âme si ces derniers n’avaient pas quelques forces de revendication.

                      enfin, sachez qu’écrire qu’un état soit tout puissant ne veut rien dire, est vide de sens, tout simplement car un état est un outil, une machine et qu’une machine ne décide de rien, elle se contente d’exécuter ce que son utilisateur lui commande et donc encore et toujours, tout dépend de qui est le maître de l’outil, de comment et pour qui il l’utilise.

                      Bref, vous confondez le marteau avec la main qui le tient. J’imagine donc que si je vous tape sur les doigts avec mon marteau, il me suffira de vous dire que la faute en revient au marteau et non à ma main, pour que vous soyez rassuré. Je vous laisserai même vous venger sur le marteau en y tapant dessus avec votre main. Voyez comme je suis bon !


                    • Le421 Le421 20 mars 2015 14:29

                      @philippe913
                      Je voudrais bien payer 300.000€ d’impôts. Sûr et certain.
                      Est-ce que cela réponds à votre question ? Réfléchissez.


                    • philippe913 20 mars 2015 14:34

                      @Hervé Hum

                      La différence entre le salarié et le patron est l’implication et la responsabilité qui vont créer la véritable plus value. Mais si vous n’avez jamais été patron, vous ne pouvez pas comprendre ce qu’implique cette motivation de travailler pour soi et d’en être responsable, vous ne saisirez jamais pourquoi un homme libre et responsable de ses échecs et de ses réussites (l’entrepreneur et son capital) fera toujours mieux qu’un salarié, quand bien même le salarié est très compétent.
                      Vous ne comprendrez jamais pourquoi un PDG payé des millions peut faire la différence entre réussite et faillite là où des centaines de salariés en sont incapables, car leur rôle est « simplement » de faire tourner la boutique (travail nécessaire mais dont le gain marginal individuel est faible), et continuerez à jalouser ces riches.

                      L’Etat, comme vous dites, et je suis d’accord avec vous, n’est qu’un outil. Mais qui va gérer cet outil qui va tout gérer au quootidien ? la bureaucratie administrative, vous n’y couperez pas, et cette bureaucratie est incapable de tout gérer par manque de responsabilité, de motivation et d’implication, tout simplement. Vous vivez dans un rêve.


                    • philippe913 20 mars 2015 14:41

                      @Le421
                      sûr et certain ? même si après ces 300k€ d’impôt il ne vous reste que 30k ? Vous vous serez donc échiné à ramener 330k pour n’en avoir, au final, que 30k ?
                      Pas sûr, surtout si, par exemple, avec 100k avant impôts il en reste 28k après...

                      Réfléchissez...

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Robert GIL

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