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Dette, production, les victoires morales de Bayrou

En lisant le sous-titre du dernier numéro du Point, « Bayrou l’emmerdeur : l’homme qui avait prédit la catastrophe de la dette », François Bayrou a souri. Un sourire jaune. On a souvent tort d’avoir raison trop tôt a-t-il dû penser… L’histoire se répètera t-elle en 2012 ?

Imaginer ce qu’aurait été la situation de la France en 2011 si François Bayrou avait été élu en 2007 relève bien sûr de la politique-fiction. On pourra toujours se demander si l’État aurait été vraiment plus impartial, si la construction Européenne aurait été vraiment relancée, s’il y aurait eu plus de justice sociale… Mais une chose est des plus probable : la France ne serait pas au bord de la faillite financière. A la surprise générale, François Bayrou avait fait du rétablissement des comptes publics le cheval de bataille de sa campagne de 2007. Sujet aride, impopulaire, et même complexe à expliquer pour un homme infiniment plus littéraire qu’économiste. Mais, peut-être mu par le bon sens paysan de ses racines, Bayrou avait anticipé l’abîme vers lequel la France se dirigeait avec ses déficits chroniques et une dette qu’il qualifiait déjà d’abyssale.
 
Dès 2007, il avait réclamé l’interdiction des déficits publics en matière de budget de fonctionnement (la fameuse « règle d’or »). Nul doute que la potion eût été amère pour nombre de Français : mis à part le budget de l’éducation qui aurait été préservé, les impôts des plus favorisés auraient été accrus, les niches fiscales rabotées, les dépenses de santé, d’équipement, de services, de sécurité calculées au plus juste. Il n’y aurait pas eu de loi TEPA, pas de défiscalisation des heures supplémentaires, pas de déduction d’impôt pour les intérêts d’emprunts immobiliers, pas d’exonération d’impôt sur les successions… Sa seule mesure couteuse, les fameux « 2 emplois nouveaux sans charge », très favorable aux PME, aurait nécessitée entre 5 et 8 milliards d’euros, mais aurait permis de faire reculer le chômage (et donc réduit les dépenses liées aux cotisations afférentes), et renforcé la compétitivité des entreprises (et donc accru les rentrées fiscales).
 
Comparé aux projets des candidats PS et UMP, le projet de Bayrou n’était sans doute pas assez sexy : pas assez de cadeaux fiscaux, pas assez de dépenses en faveur des électeurs… Alors que le coût supplémentaire des deux programmes des candidats favoris avaient été estimé à plus de 50 milliards d’euros chacun par des organismes indépendants, celui de Bayrou se limitait à une quinzaine de milliards seulement… pas assez pour être élu… Cette potion amère, l’Allemagne l’avait prise quelques années auparavant. Cela avait entrainé l’éclatement du parti Social Démocrate de Gerhard Schroeder, l’aile gauche opposée aux mesures de redressement imposées par le premier chancelier étant partie pour créer un nouveau mouvement, die Linke. Résultat : en 2011, malgré la crise, l’Allemagne a réalisé un tel excédent de recettes fiscales qu’elle a prévu de diminuer de 6 milliards d’euros les impôts en 2012, et d’accroître en parallèle de 10% son budget pour l’éducation et la recherche. Quant à la France… son déficit a atteint plus de 7% de son PIB en 2010, et demeurera à environ 5,7% en 2011, tandis que sa dette se dirige allègrement vers les 1800 milliards d’euros, environ 85% de son PIB (en 2007, nous en étions à 64%, un niveau déjà record…). Pour freiner la spirale infernale, le chef du gouvernement vient d’annoncer un second train de mesures d’austérité, après celui du mois d’août, et en attendant le suivant...
 
2012, bis repetita ?
 
Par delà les mesures nécessaires de rétablissement de la situation financière à court termes, imposées par la crise actuelle, on peine encore à distinguer aussi bien à l’UMP qu’au PS quelles stratégies de relance, et donc de reprise et d’espoir, ces deux partis comptent mettre en œuvre. Faute de compétitivité, notre économie se retrouve sans moteur de croissance, et donc de sources de recettes fiscales et d’emplois. Pour François Bayrou, le révélateur a été le déficit grandissant de notre commerce extérieur depuis une dizaine d’années, qui atteindra cette année le chiffre ahurissant de 80 milliards d’euros. Si ce déficit n’a pas d’incidence directe sur le déficit budgétaire (ce sont les français qui achètent en valeur bien plus de produits étrangers que nous ne vendons à l’étranger, et non l’État qui dépense à l’étranger), il est néanmoins révélateur de la perte de compétitivité de la France et donc, indirectement, des moindres rentrées fiscales.
 
Depuis plus d’un an, François Bayrou a ainsi axé l’une des trois grandes composantes de son nouveau projet présidentiel sur un sujet inattendu : produire, de nouveau, en France. Production industrielle bien sûr, mais aussi agricole, culturelle etc. Inattendue, cette proposition l’est, tant depuis une dizaine d’années la plupart des discours des économistes et de nombreux responsables politiques considéraient comme inéluctable, du fait de la mondialisation, la délocalisation de la production de base dans les pays émergents, et proposaient comme unique alternative viable le développement d’économies de services et de produits à très haute valeur ajoutée. Mais face à des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil qui investissent massivement dans l’innovation, et deviennent donc concurrents non seulement grâce à leur main d’œuvre moins chère mais aussi à partir de produits high-tech, cette dernière solution devenait obsolète.
 
Après avoir étudié en détail les raisons du succès de pays comme l’Allemagne ou la Corée du Sud, François Bayrou en a conclu que le problème français n’était pas tant à rechercher du côté du coût de sa main d’œuvre (coût équivalent en Allemagne par exemple) mais qu’il était surtout lié à l’inadéquation de nos productions par rapport à la demande. Des produits de qualité, et donc plus durables et environnementalement soutenables, des solutions adaptées aux différents profils de clients et de consommateurs, peuvent toujours être produit en France, à des coûts européens, et demeurer compétitifs. Mais notre tissu de PME ne semble pas avoir fait l’effort et surtout avoir été soutenu pour effectuer les innovations, investissements et transformations nécessaires, tandis que les grandes entreprises, très délocalisatrices, demeurent fiscalement favorisées.
 
Si quelques voix se sont élevées du côté du gouvernement, comme celle du Secrétaire d’État au Commerce Extérieur Pierre Lellouche, pour évoquer une réindustrialisation du pays, force est de constater que les mesures ne suivent guère. Quant au PS, cette réindustrialisation avait aussi été évoquée par Martine Aubry lors de sa campagne des primaires, mais de façon plus axée sur l’industrie lourde et traditionnelle, qui semble beaucoup plus complexe à relancer en France.
 
Pour François Bayrou, le défi est donc de faire en sorte que la justesse de son analyse ne soit de nouveau suivie d’aucun effet. Faire campagne sur un renouveau de la production française sans partir dans les grands élans démagogiques protectionnistes comme le font les partis extrémistes risque fort de nouveau d’être insuffisamment attirant pour l’électeur. Et pourtant, la France a besoin de retrouver compétitivité et croissance pour sortir de la crise et financer son modèle social. Dans son nouveau livre « État d’urgence », François Bayrou parle du nécessaire espoir qui doit être donné aux Français pour que les sacrifices actuels servent effectivement au redressement du pays. Transformer cet espoir en action, telle est la difficile route du leader centriste, alors que son horizon politique demeure incertain, et sa voie étroite.

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28 réactions à cet article    


  • FrédéricLN FrédéricLN 10 novembre 2011 09:36

    « celui de Bayrou se limitait à une quinzaine de milliards seulement… »


    Non, 11,2 milliards/an selon ce chiffrage (Institut de l’entreprise) contre 64,7 pour le programme Royal et 49,9 pour le programme Sarkozy. ( http://www.journaldunet.com/economie/les-dix/couts-mesures-de-barou-royal-sarkozy/11-programme-bayrou.shtml )

    Voir le détail ici :

    Cependant, sur les mêmes mesures, l’estimation était de 0 (solde équilibré) par François Bayrou et le député Charles de Courson : http://www.debat2007.fr/index.php?id=684

    La principale différence est que l’Institut de l’entreprise a considéré comme « inchiffrables » les économies de dépenses publiques proposées (et chiffrées) par François Bayrou… tout en acceptant des propositions d’économies de montant équivalent venant d’autres candidats. Même alors, la différence entre les programmes est assez évidente dans les chiffres publiés par l’Institut.

    • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 09:44

      J’accepte vos chiffres, qui sont de toute façon une estimation assez grossière tant il est difficile de chiffrer avec précision un programme présidentiel. L’important est sur le fond : Bayrou n’aurait pas creusé les déficits comme ses deux rivaux, en maintenant des recettes fiscales suffisantes et en limitant les dépenses. Cela aurait permis à la France d’être en bien meilleure situation pour aborder la crise, et nous aurions les resources disponibles pour relancer l’économie plutôt que d’avoir à paniquer face aux agences de notation...


    • Taverne Taverne 10 novembre 2011 10:03

      Un an ou deux après, nous serions peut-être proche de l’Allemagne qui a un taux de croissance à 3 % et qui, grâce à ses excédents, réduit les impôts des catégories modestes. Mais bon voilà...il paraît que Sarko - champion de tous les temps de l’augmentation de notre dette - remonte en flèche : 6 points de popularité. Vive la France masochiste !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 novembre 2011 10:45

      Oui, on peut rire jaune de la situation actuelle...et de vos interprétations spécieuses :
      la rigueur, ça fait plus de trente ans qu’on y est, et l’endettement structurel aussi.

      Sans doute pour ça que le programme de Bayrou en 2007 apparaissait aussi peu sexy...


      • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 10:56

        Parler de rigueur depuis 30 ans me semble une analyse très personnelle de votre part... Quant à l’endettement, il est normal de s’endetter de façon mesurée de façon à investir pour l’avenir (infrastructures etc.). le problème arrive quand on emprunte pour les dépenses courantes, ce qui est plus récent.

        En ce qui concerne les Etats-Unis, je ne me vois pas reprocher, à aucun candidat, de ne pas avoir prévu de mesures afin de répondre à la crise des subprimes US. En 2006-2007, peu d’économistes avaient avertis du problème, largement parce que les banques et établissements financiers maquillaient leurs comptes et les risques de leur portefeuille. On peut reprcher beaucop de choses aux politiques, mais là il faut un minimum d’honnêteté intellectuelle. Je ne demande pas aux politiques d’être des Mme Irma, mais simplement de prendre pour le pays les mesures normales pour assurer l’avenir.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 novembre 2011 11:00

        non personne ne peut jouer à Mme Irma et pronostiquer dans les détails ce qui se passera...

        Mais je me souviens d’une couverture de Marianne en...2000, qui pointait déjà les risques provoqués par l’endettement US excessif.


      • Nicolepoto 10 novembre 2011 11:12

        sexy pour presque 19% d’électeurs soit 7 millions de personnes... Beaucoup d’hommes et de femmes politique aimeraient avoir un programme peu sexy avec un résultat pareil.

        Cordialement

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 novembre 2011 10:49

        Pour continuer à rire jaune :
        Bayrou avait-il prévu (pas à la façon Mme Irma, non, mais au moins évoqué, envisagé, redouté) la probabilité d’une crise liée à l’endettement excessif américain en 2007 ?

        Non, pas plus que Sarkozy !

        Quelle meilleure preuve que ces borgnes doivent absolument nous gouverner ?


        • FrédéricLN FrédéricLN 10 novembre 2011 15:56

          La crise des subprimes, non ; sur la fragilisation des Etats-Unis et du dollar par leur surendettement public, vous pourrez trouver dans le discours-programme de février 2007 « pour une social-économie » :


          Pour servir la croissance, la confiance dans la monnaie est un facteur absolument essentiel. Aujourd’hui, la France emprunte sur les marchés financiers, pour financer sa dette, à 3,85 % à cinquante ans. (C’est la) confiance dans la monnaie (qui) entraîne (la) modicité des taux d’intérêt et, donc, (le) soutien à l’investissement. Ceci est extrêmement puissant comme levier pour la croissance et, donc, je ne participe pas à (la) recherche de bouc émissaire du côté de la Banque centrale européenne.

          En revanche, en matière monétaire, il y a en effet des impératifs que l’Europe, pour l’instant, n’assume pas (en faisant) silence sur le déséquilibre dans les monnaies de la planète notamment le taux actuel du Yuan.

          (La) concurrence (chinoise) repose naturellement sur le coût du travail qui est très bas, sur des contraintes écologiques qui n’existent pas, mais elle repose principalement sur la sous-évaluation de la monnaie chinoise.

          L’Amérique est empêchée (de s’y opposer, parce) que la puissance chinoise détient plus de mille milliards de dollars de titres sur le Trésor américain et que, donc, la menace d’ouvrir le robinet et de commencer à lâcher des titres libellés en dollars sur les marchés internationaux fait peser sur les décideurs américains un risque (d’) l’effondrement de leur monnaie.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 novembre 2011 10:58

          Je ne comprends pas trop :
          vous parlez de « restaurer la compétitivité française » (face aux paysans chinois ??), mais d’après Bayrou le problème n’est pas le coût de la main d’oeuvre, c’est l’inadéquation de nos productions.

          Quant à la réindustrialisation...une proposition toute neuve, millésime 2012, soulignée en 2002 (et avant) par Chevènement (et d’autres).
          Reste à y parvenir concrètement (comment favoriser un investissement défaillant ?)

          Encore quelques années et on sera au même point .
          Courage, on avance !


          • Taverne Taverne 10 novembre 2011 22:36

            Parler de « réindustrialisation » est plus concret que de brandir des slogans comme font souvent les socialistes, par exemple Montebourg avec sa démondialisation. « Démondialisation » cela sonne bien mais c’est très vague, c’est du vent, rien de concret. Alors qu’on sait depuis longtemps le programme de Bayrou : réindustrialiser en aidant les PME.


          • Papybom Papybom 10 novembre 2011 11:32

            Bonjour Voltaire.

            Honnêtement, et j’avoue en le regrettant, je ne crois pas aux chances de François Bayou pour 2012.

            Plus solide que les fortifications de Vauban, le bipartisme est une institution contre la volonté du peuple. Derrière cette muraille de dédain, les deux clans ont massés leurs troupes. Ce ne sont pas des penseurs, juste des tueurs mercenaires.

            Le recrutement est aisé. Dans les communiqués de presse, on trouve souvent cette phrase :« Désigné en Conseil des Ministres ». Ce n’est, sommes toute, qu’une nouvelle définition du fait du Prince  !

            Autre protection plus solide que le Kevlar, la manne inépuisable de l’argent roi. Et je pense qu’il reste toujours des crédits pour nous vendre des explications peux crédibles. Le quatrième pouvoir n’est pas un mythe. En d’autres temps, on embastillé les empêcheurs de magouiller tranquillement. Maintenant, on ne construit plus de digues contre le flot des dénonciations, on canalise…

            Un exemple récent m’a fait sourire. Le député UMP Yves Jégo qui propose, accrochez-vous bien, de réduire d’un tiers les parlementaires. Mais silence dans les médias, rien au 20 heures. Bizarre en cette période de recherche d’économie.

            La crise de la dette n’ayant pas encore atteint une profondeur suffisante, l’énorme vague déferlante n’engendre pas encore un tsunami politique. Un peuple qui surnage, n’ai pas encore noyé. L’UMPS va nous offrir une rediffusion du film américain sorti en 1956, réalisé par Cecil B. DeMille. En écartant la contestation, pas les bras, les flots vont s’ouvrir et comme les esclaves hébreux, nous serons sauvés.

            Dans Antigone, de Sophocle, on trouvé déjà cette phrase : « Personne n’aime le messager porteur de mauvaises nouvelles ». Alors les messages de Monsieur Bayrou resteront inaudibles.

            On a souvent tort d’avoir raison trop tôt, doit-il penser. Espérons juste qu’il n’est pas trop tard !

            Dans les scénarios catastrophiques en préparation, nous avons le choix  :

            1. Le locataire actuel de l’Elysée est reconduit. Ne pouvant pas, suivant la constitution, espéré un troisième mandat, rien ne l’arrêtera...
            2. En cas d’alternance, l’Unité de façade du PS, n’engendrera que des divisions mais pas de solutions.

             

            Nous devons (et nous pouvons) nous réveiller ou accepter de tomber dans un profond sommeil démocratique  !

            Cordialement.


            • Nina888 11 novembre 2011 14:29

              Sans compter que l’election de 2007 etait trés louche avec sarko qui était garde des sceau à l’époque ... (étrange le cout du 30% au deuxieme tour , non ?)
              Tandit que Bayrou avait fait un score honnorable de 18 % ....
              Segolène royal etait moin crédible que Bayrou , donc manipuler l’opinion au deuxieme tour etait plus facile ... ce serait pas le cas d’un Bayrou vs Sarko ...
              Je pense qu’il à triché (comme le coup des élection amériquaine de Bush vs Al gore)

              voter si massivement pour sarko m’as fait pensée que les français n’avait pas de mémoire :
              -Sarko qui à traïe Chirac et qui retourne sa veste apres les éléctions ...
              -Sarko qui est ministre de l’intérieur et de l’économie et qui est plus responsable de la déconfiture du pays que Jospin ...
              -Sarko maire de Neuilli , la ville des richoux de France qui refuse de faire des logements sociaux pour les pauvres ...
              -Sarko qui à parler de Karcher en tant que ministre de l’intérieur pour stygmatiser les habitants gétaux sociaux ...
              -Sarko qui n’as pas régler le problème d’insécuritée alors qui promet de le régler en tant que président ...
              -Sarko qui à mis le plus d’argent dans sa campagne de manière outrageuse ....

              Je pense pas qu’il y ai 30 % de nantis en France ...

              Je pense qu’il as traïe la France ... et la contitution comdamne la haute traïsons pour les présidents Français qui sont même en fonction ...


            • Marianne Marianne 10 novembre 2011 12:12

              Merci Voltaire pour ce billet essentiel, qui revient à l’essence des choses.
              En effet il faut vraiment revenir aux causes profondes de la dette, du chômage, des déficits sociaux, ... La France vit au dessus de ces moyens parce qu’elle ne produite pas assez. François Bayrou a vu juste comme en 2007 sur la dette. En effet c’est peut-être moins vendeur que la dénonciation de coupables : banques, Chine, élites, les riches, l’immigré etc., peut être aussi moins vendeur que la distribution d’enveloppes sociales, la société du « care », mais la vérité est là et François Bayrou est crédible, solide. Je pense qu’il a aussi l’autorité qu’il faut dans ces temps de crise en même temps que la réelle volonté de rassembler autour d’une majorité centrale.
              Pour vérifier avec rétrospectives les programmes comparés par thèmes des principaux candidats en 2007 ainsi que les chiffrages, j’avais en 2007 sur ce site de blog établi un tableau comparatif des projets présidentiels des 4 candidats situés en tête des sondages ; Tableau_projets_compares_elections2007_V5.doc Intéressant à relire en retrospective. J’aimerais faire de même pour 2012.


              • Scual 10 novembre 2011 13:12

                Ouah mais alors moi qui avais tout prévu bien avant Bayrou, je suis une sorte de génie incroyable non ?

                Il y a en fait des milliers de génies puisque je connais plein de gens qui savaient ce qui allait se passer aussi bien avant Bayrou...

                Malheureusement Bayrou est à coté de la plaque.

                Il n’y a pas de crise de la dette mais une grosse escroquerie pour commencer. C’est donc une crise politique. Cette crise n’est que le résultat du choix politique de transférer l’argent de l’État au capital privé. Elle peut être résolue en l’espace de quelques jours.

                Les banques n’ayant plus de fonds à part ceux que l’on imprime pour elles à travers la banque centrale, c’est donc notre argent, nos risques, notre capital... Ce sont donc nos banques. On nationalise gratuitement car elles ne valent rien. Et on annule les dettes que nous nous devons à nous même. On renégocie pour les autres... et politiquement le fait que nous détenions de grosses part de la dette de plein de partenaires nous assurera des tas d’alliés « inattendus » plutôt que la catastrophe diplomatique annoncée.

                Si elles ne veulent pas, on ne leur prête plus d’argent et elles font faillite dans la minute qui suit, et là on les nationalise gratuitement... et on y gagne puisque ça annulerait les dettes, autant dire que leur nationalisation sera appelée « sauvetage » et applaudit par toute la planète qui y verra la sauvegarde d’une partie de leur dette. De grès ou de force, elle ne peuvent de toute façon pas nous résister plus de quelques minutes.

                On annonce qu’ après ça, on en reprivatisera quelques unes une fois qu’on aura règlementé le secteur et stabilisé la situation pour bien faire comprendre qu’on ne se lance pas dans le collectivisme...

                L’autre mesure est très simple : on règlemente l’économie et la finance pour récupérer les impôts que les riches et les grandes entreprises ne paient plus et qui sont l’autre raison de la dette.

                Et voila fini, plus de crise !

                Si on y a ajoute une règlementation des salaires, des marges, des bénéfices, des investissements et bien sur, le protectionnisme nécessaire afin de créer un marché stable et fort et donner une vraie contrepartie aux relocalisations, en plus de la sortie de la « crise » ou plutôt de la fin du racket, on aura droit à une croissance forte.

                C’est quand même magique l’économie, chaque action entraine une réaction prévisible et il n’y a aucun problème qui n’ait pas une solution...

                Quand au choix de Bayrou, rigueur et export comme l’Allemagne, il aboutira à ce qui se passe en Allemagne : pauvreté, chômage et endettement, et même à moyen terme on abouti à une surproduction par manque de débouchés puisque tout le monde fait pareil dans l’espoir de vendre... à personne puisque tout le monde fait pareil.

                Non Bayrou n’est pas un génie du tout. C’est pareil que les autres : On ne touche pas aux causes de la crise.


                • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 13:32

                  Le simplisme est rarement efficace. Votre « solution » s’apparente à renouer avec le modèle économique de l’ancienne URSS... on a vu le résultat. L’entrepreunariat et l’innovation ont besoin de libertés. Cela ne signifie pas qu’il faut laisser faire n’importe quoi, mais on a besoin d’établissements financiers, et on vit dans un monde globalisé. Fermer fenêtres et volets et se replier sur son petit chez-soi n’est pas une solution.

                  Quant à l’Allemagne, ses résultats malgré le poids énorme de la réunification, sa situation est quand même très enviable. Chômage et pauvreté sont nettement inférieurs à la France, l’endettement est maitrisé, et les perspectives de croissance satisfaisante. Bien sûr, elle pourrait faire un peu plus de social, mais elle dégage d’abord des marges de manoeuvre pour le faire, ce qui est sage politique.

                  Tant que l’on parlera uniquement de boucs émissaires (les banques, les agences de notation etc.) dans cette crise plutôt que travailler à rétablir une économie saine, on se voilera la face sans résoudre le problème de fond, en voulant casser le thermomètre plutôt qu’en reconstruisant les fondations. Après, nous sommes bien d’accord que des garde-fous doivent être appliquer pour limiter les spéculations délétères, mais cela prendra plusieurs années et on ne peut se contenter de réguler le système financier sans bâtir d’abord et surtout une économie saine.


                • Scual 10 novembre 2011 14:23

                  Le résultat de l’ancienne URSS est catastrophique... mais largement plus brillant que ce qui nous attend si on continue. Mais ça c’est un autre débat.

                  En effet, c’est complètement hors-sujet puisque l’URSS n’a aucun rapport de près ou de loin avec ce que j’ai proposé...

                  « Entrepreneuriat et innovation ont besoin de libertés. » Où est-ce que vous voyez que je propose de leur en retirer ?

                  « mais on a besoin d’établissements financiers » où est-ce que vous voyez que je veux les supprimer ? Au contraire je propose de les sauver...

                  « Fermer fenêtres et volets et se replier sur son petit chez-soi n’est pas une solution. » où est-ce que vous voyez que je veux tout fermer ? Au contraire je veux attirer les investissements en offrant un marché solide... portes ouvertes oui, mais fenêtres fermées alors...

                  « Chômage et pauvreté sont nettement inférieurs à la France » Oh le gros mensonge... un type qui bosse une heure par semaine n’est pas compté en Allemagne et il est obligé de la faire cette heure sinon, il n’est plus inscrit. Peu importe le salaire d’ailleurs ! Même à 2 centimes de l’heure pour une heure par semaine il n’est plus chomeur... le taux de chômage est probablement comparable à celui de la France,mais le taux de pauvreté est lui largement supérieur : 20% de la population. Faut se mettre à la page c’est fini les années 90 et les allemands qui nous font rêver avec leur grosse Berlines...

                  « l’endettement est maitrisé » Aucun endettement n’est maitrisé dans un système où les taux sont fluctuant selon l’humeur des marchés. Au moindre problème les taux s’envoleront et mettront l’Allemagne exactement dans la même situation que tout les autres. L’endettement grec aussi était maitrisé il y a même pas deux ans... C’est ce que je propose de stopper d’ailleurs.

                  « les perspectives de croissance satisfaisante » C’est une plaisanterie ? L’économie Allemande repose sur le commerce avec les pays de la zone euro dont ils sont en train de tuer le pouvoir d’achat. Ils vont se ramasser brutalement.

                  Il n’y a pas d’histoire de boucs émissaires, mais des causes factuelles à la crise avec des responsables. Pas boucs émissaires : responsables. Votre histoire de thermomètre n’a aucun rapport de près ou de loin avec ce que je dis.

                  Bref je ne suis pas surpris, c’est pas la première fois que je répond à ce genre de discours... qui si il était vrai nous aurait mené depuis des années à la prospérité que l’on connait.


                • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 14:47

                  Pour ne reprendre que la comparaison avec l’Allemagne, son taux de chômage est d’environ 7% (contre 10% en France), à données comparables. Il est exact que ce chiffre sous-estime le nombre réel de chômeurs/eplois précaires, mais de façon similaire dans les deux pays (on radie aussi à tour de bras en France).

                  La dette allemande est effectivement assez similaire à cellede la France actuellement, mais détenue à 45% par des Allemands (contre 30% en France) et a servie à stimuler l’économie : la croissance en 2011 de l’Allemagne devrait atteindre 3% (moitié moins en France), et donc permettre d’engranger des recette fiscales nécessaires pour une diminution de cette dette.

                  Vous avez raison de souligner que cette croissance est susceptible de fortement baisser en 2012, en raison de la situation des autres pays, mais ce n’est pas quelque chose que l’on peut imputer à sa politique... elle va subir les mauvaises gestions des autres pays... Soyons clair, aucun pays européen n’a un marché intérieur de taille suffisante pour soutenir à lui seul un développement de l’ensemble de son économie. L’objectif est donc d’avoir des productions complémentaires pour avoir des équilibres au sein de l’Europe, et profiter de la croisance plus forte des pays émergents. Sur le très long terme, il est évident que l’on devra passer à un modèle de société plus soutenable et moins gourmand, mais actuellement, il existe encore les trois-quart de l’humanité qui sont en retard de développement.


                • Scual 10 novembre 2011 15:36

                  Bon on a chacun notre vision de l’Allemagne. Pour moi la situation économique de l’Allemagne ne vaut pas mieux que celle de la France. Sans oublier que ses perspectives à moyen terme sont carrément mauvaises puisqu’elle détruit ses propres débouchés que sont les PIGS en leur imposant l’austérité, et à long terme aussi c’est pas brillant ! Ne serait-ce que pour des raisons démographiques... celle là même qui font que leur modèle ne peut pas être importé chez nous de toute façon.

                  En tout cas c’est bel et bien la Politique qui a entrainé la crise de la dette des PIGS. (On peut désormais parler de PIIGS j’imagine...). Le problème de leur dette aurait pu être résolu facilement et ça a été un choix politique que de les tuer afin de tirer des bénéfices à court terme de leur dépeçage. L’Allemagne ne va pas subir la mauvaise gestion des autres pays mais sa propre mauvaise gestion, tout comme la France d’ailleurs. On n’assure pas l’avenir et on ne crée pas la confiance en tuant ses propres clients.

                  Pour conclure disons que je pense que notre but devrait être de donner au marché Européen, ou Français dans un premier temps si ça peut en décoincer certains, la taille et la solidité nécessaires pour soutenir la croissance et l’activité. Un marché ce n’est ni plus ni moins que de l’argent en circulation. Il y a l’argent nécessaire, largement, mais il reste dans le circuit fermé des casinos que sont les bourses. Je propose d’en injecter une grosse partie dans l’économie réelle et en plus de se débarrasser des actifs pourris qui plombent la finance afin de relancer le crédit. Le VRAI crédit, clair, pas cher, solide, bien règlementé et recouvrable... ça serait aussi une bonne chose de le faire dans un cadre permettant d’optimiser les effets de cette politique afin de ne pas transformer cela en coup d’épée dans l’eau, d’où la nécessité de quelques mesures protectionnistes, pourquoi pas limitées dans le temps...

                  Ça ne peut que marcher, ça a toujours marché. Si on parle vraiment de science économique, alors aucun économiste au monde ne pourrait remettre en cause mes propositions : 5000 ans d’histoire de l’économie ont démontré que ça marche à tout les coups. La redistribution a servit à déclencher des ages d’or depuis l’Égypte des Pharaons ! Si l’observation de la réalité est la base de la science, économique ou pas, alors mes propositions marcheront et c’est les partisans de l’austérité qui sont dans un déni dogmatique de l’ordre de la religion déconnectée de toute observation...

                  Si la méthode de la rigueur fonctionnait, aujourd’hui c’est l’Argentine qui serait la première puissance économique du monde. Au final après une catastrophe économique, ils ont du faire une quasi révolution pour appliquer certaines de mes propositions et miracle... ça va déjà beaucoup mieux, comme dans tout les pays pauvres d’Amérique latine qui ont décidé de tourner le dos aux « réformes structurelles ». L’ Afrique aussi devrait être devenue riche depuis le temps... quelle réussite la rigueur décidément !


                • bernard29 bernard29 10 novembre 2011 13:55

                  Je considère que le seul génie en politique en France est le peuple de France qui a voté non au TCE en 2005.
                  la preuve la crise de l’euro ! 


                  • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 14:14

                    Loin de moi l’idée de faire de Bayrou un génie... mais en termes de vision, c’est à mon avis le plus éclairé, et l’un des plus courageux.
                    Le TCE était un machin qui comprenait 10% d’éléments utiles et 90% de blabla. Il n’aurait jamais dû être soumis à référendum, et les français ont eu raison de repousser un tel texte. Pour autant, les chefs d’Etat européens auraient dû revoir leur copie et représenter un document simplifié qui permettre de dépoussiérer l’UE en simplifiant ses mécanismes d’action. On attend toujours... mais on a besoin d’un tel texte pour travailler à 27, bientôt à 30.

                    L’euro, c’était le traité de Maastricht il y a 20 ans, qu’on a eu là raison de voter (sans l’euro, la crise serait infiniment plus grave pour nous !).


                  • Hubert 10 novembre 2011 15:14

                    Bonjour l’auteur

                    Le constat qu’il faille produire plus en France est largement partagé.
                    Mais le sujet n’est pas d’être un bon commentateur, mais de faire des propositions concrètes.
                    Peut-être cela viendra-t-il mais pour l’instant ce qui fait référence est le livre « état d’urgence ».
                    Et là c’est le désert pour les propositions concrètes.
                    On parle d’un label - le sujet a d’ailleurs été abondamment et très bien discuté sous la houlette de Jégo suite à une mission qui lui a été confiée par NS - très bien mais cela suffira-t-il et est-il à la hauteur du problème ?
                    Sinon on parle de l’Allemagne et de son agenda alors on propose, c’est génial ! un agenda 2020 ? et quoi d’autre, tout cela ne fait pas un programme de gouvernement !
                    On pourrait parler du système fiscal des sociétés, de la fiscalité plus globale - il en est où sur la TVA sociale ? - c’est affligeant de le voir écrire qu’il n’a pas d’idée là-dessus - du système bancaire, des aides de l’état, des grands projets tout entier orientés vers les méga sociétés ... il y a beaucoup de choses à dire.
                    Bayrou n’a aucune chance d’être audible et pris au sérieux tant qu’il ne sera pas entouré par une équipe plus solide qui pourra dépasser le stade des idées et faire des propositions de gouvernement qui sortent des généralités.
                    Espérons que cela viendra mon seul souhait est bien qu’il fasse le plus de voix possibles


                    • Taverne Taverne 10 novembre 2011 23:26

                      Bayrou veut relancer le PIB par le PIB (Produire, Instruire, Bâtir) ! smiley


                      • excalibur excalibur 11 novembre 2011 08:17

                        Bonjour,

                        En effet Chevènement avait il y a bien longtemps mis en garde contre les dérives du capitalisme financier , le seul bémol c’est qu’il n’a jamais axé sa campagne des présidentielles en insistant là-dessus( ça n’est pas porteur !!)... c’est toute la différence entre quelqu’un qui aime la vérité et la dit et quelqu’un qui pratique l’obscurantisme (Pour les courants intellectuels et politiques progressistes, héritiers de la philosophie des Lumières, l’obscurantisme est une attitude d’opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit,définition Wikipédia ).

                        .. C’est ce qui a caractérisé notre classe politique depuis 35 ans : l’obscurantisme, qui, on le voit ,n’a rien à envier aux religions...est-ce que Mitterrand et Chirac n’ont pas pratiqué « l’étouffoir » , je vous invite à aller voir à cette adresse http://modem25.lesdemocrates.fr/2011/10/28/les-presidents-et-la-dette/ , édifiant non ?


                        • fred_le_vert 11 novembre 2011 18:16

                          J’observe sur le web, ici et là commencer à poindre les propos élogieux pour la position sincère, constante, avertie et centrale de notre compagnon Béarnais.
                          J’étais de ses ardents soutiens en 2007, mais cependant déjà à cette époque je trouvais son propos trop peu novateur. convenu, teinté d’une honnêteté provinciale, certes séduisante face aux harangues des deux bords mais non porteur d’un vrai projet d’avenir.
                          Il s’en est alors fallu de peu mais aujourd’hui cela ne suffira pas.
                          Je veux maintenant entendre sur fonds de Pyrénées l’annonce de la nouvelle société, l’exposé d’un autre référentiel de valeurs, la déclaration de guerre à l’électro-finance, l’énoncé de l’économie écologique, le tracé des lignes directrices pour mobiliser et enthousiasmer notre jeunesse.

                          « Il faut changer le logiciel ... », entendait-on en 2007 pour la forme, aujourd’hui c’est un pré-requis que de remettre en cause le fond en changeant le « système d’exploitation ».

                          A cette condition, les Français seront prêts à partager les efforts pour un nouveau mode de développement. L’actuel discours de la rigueur pour retrouver la croissance est totalement obsolète. Quelle croissance ? Celle qui nous a conduit au bord du gouffre des inégalités et des ravages écologiques ? Non-merci.

                          Est-ce cela le Bayrou 2012 ?


                          • excalibur excalibur 13 novembre 2011 07:49

                            Ben non ...ça n’est pas ce que j’ai lu dans « état d’urgence » . Mais lorsqu’on fait le constat des échecs de cette société de consommation , il faut proposer autre chose ...excusez-moi mais je n’ai rien trouvé ailleurs sinon de vieux chevaux sur le retour ,ou des théories écolos qui ne servent qu’à monnayer des postes.


                          • ddacoudre ddacoudre 13 novembre 2011 20:39

                            bonjour voltaire

                            même cela n’aurait pas suffit, nous avons vendu nos états au marché, ce n’est pas qu’il n’en faille pas un, mais il ne doit pas diriger politiquement, et cela était annoncé depuis que le CNPF est devenu MEDEF.
                            en 1999 j’écrivais cela

                            Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

                            Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

                            En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie ou y résister pour maintenir un ordre de vie existant, (mouvement féministe, écologiste, mouvement syndical etc. mouvements millénaristes, messianiques, mouvements religieux nouveaux, etc.). Cette idée veut dire aussi, nous sommes cela.

                            Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel.

                            Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

                            ddacoudre.over-blog.com.

                            cordialement.


                            • musashi 7 mars 2012 12:35

                              Comme le dit très bien F.Bayrou :
                              « Le fait d’avoir eu raison il y a 5ans n’est pas suffisant pour mériter d’être élu mais au moins le fait d’avoir eu tord ou de ne pas avoir su anticiper devrait être disqualifiant.... »
                              A méditer smiley

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