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Accueil du site > Actualités > Politique > Deux antilibéraux : Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy

Deux antilibéraux : Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy

Disons-le tout net : certes, le terme de « libéralisme » n’a pas bonne presse. Dans le champ médiatique, il est souvent amalgamé avec d’autres - « néolibéralisme », « ultralibéralisme », ou encore « capitalisme » - et réduit à sa dimension économique. Associé à la mondialisation, c’est-à-dire au fait que les échanges dépassent les frontières et se développent au niveau mondial (on parle aussi de « globalisation »), il renvoie à un système profondément injuste, qui ne profite qu’à quelques uns et qui accroît les inégalités sociales.

Mais ce n’est pas dans ce sens-la qu’il faut l’entendre ici.

Alors que viennent faire Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy là-dedans ? Voilà quelques éléments pour alimenter la réflexion, à quelques jours du 1er tour de l’élection présidentielle…

Le libéralisme, initialement, est politique, et il est lié aux Lumières dans leur lutte contre l’absolutisme ; le suffrage universel, à l’instar de la plupart des valeurs démocratiques, est l’une de ses conquêtes. Le libéralisme, en effet, place l’individu au coeur des relations sociales et entend limiter le pouvoir exécutif en assurant l’indépendance du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire ; il vise également la préservation de la liberté de conscience vis-à-vis de l’Eglise ; la fonction essentielle de l’Etat étant alors d’assurer l’ordre public qui conditionne l’exercice des libertés, en empêchant leur soumission à l’arbitraire.

D’où l’affirmation des libertés fondamentales mentionnées dans les différentes Déclarations des droits au XVIIIe siècle, dont le corollaire est la protection de l’individu par la loi et par l’Etat. Et de la Déclaration universelle des droits de l’homme aujourd’hui… 

Le discours de Jean-Luc Mélenchon : séduisant, mais…

Je le concède bien volontiers : le discours de Jean-Luc Mélenchon ne me laisse pas de glace. Ce tribun maîtrise l’art oratoire (il ne le cache pas, d’ailleurs), et sait susciter l’adhésion des foules. Son volontarisme affiché tranche avec la fatalité et la résignation qui accompagnent ces temps de crise. Mais la démagogie et le populisme ne sauraient tenir lieu de ligne politique.

Et puis il y a le fond. Il faut être attentif aux prises de position de Jean-Luc Mélenchon en matière de politique internationale. En 2008, l’année des Jeux Olympique de Pékin,il cautionne la répression chinoise au Tibet. En 2011, sur l’antenne de France Inter, il soutient que Cuba n’est pas une dictature. Des faits anecdotiques, sans rapport avec son projet présidentiel ?

Complaisant à l’endroit des Castro et des Chávez, Jean-Luc Mélenchon s’inscrit en réalité dans un fil idéologique qui, des altermondialistes affiliés au Monde diplomatique jusqu'à l’ancien parti stalinien qu’il est parvenu à récupérer, préfèrera toujours une « bonne dictature » à la démocratie libérale. Par anticapitalisme et par anti-américanisme, il appartient à cette gauche trouble qui est prête à faire le jeu de n’importe quel oppresseur, pour peu qu’il se positionne contre les Etats-Unis et leur modèle. De ce point de vue, il renvoie à ces « compagnons de route » dont Raymond Aron, dans L’Opium des intellectuels, disait fort à propos qu’ils finissent par soutenir des Etats dans lesquels ils ne voudraient pas vivre.

Ce que ne fait pas, à ma connaissance, Arnaud Montebourg au Parti Socialiste, en faveur duquel j’avais pris position lors des Primaires Citoyennes.

Au nom de la passion égalitariste, Jean-Luc Mélenchon préfèrera toujours un Etat fort à la préservation des libertés individuelles. Au nom de l’obsession de l’unité nationale, il n’hésitera jamais à réprimer toute reconnaissance d’une spécificité susceptible de la contrarier, de la même façon que la Chine entend réécrire l’histoire du Tibet. D’où son opposition, par exemple, à la ratification par la France de la Charte européenne pour la reconnaissance des langues régionales ou minoritaires

Dans une tribune publiée cette semaine dans Le Nouvel Observateur, Michel Onfray (qui en politique est un libéral qui s’ignore) explique avec lucidité :

« Parce que je ne veux pas de la botte chinoise sur la tête du Tibet, parce que je ne suis pas solidaire de gens qui envisagent la possibilité d’attaquer militairement Israël, parce que je me sens du côté du peuple iranien victime de ses dictateurs et de ceux qui, à Cuba ou en Iran, croupissent au fond des geôles parce qu’ils souhaitent vivre, penser, s’exprimer, publier, lire, éditer, voyager librement, parce que je n’aime la Révolution française que pour les progrès qu’elle a permis et non pour le sang qu’elle fit couler, […] je ne voterai pas pour Jean-Luc Melenchon… »[1]

Pour toutes ces raisons, moi non plus je n’envisage pas de voter Jean-Luc Mélenchon.

Et c’est bien François Hollande (cette fois à la différence de Michel Onfray) que je choisirai au 1er et, je l’espère, au second tour.

 

Sarkozy, lui, un multirécidiviste…

Dans une interview parue dans Le Nouvel Observateur en 2008, mal comprise à l’époque par ceux qui font du mot « libéral » le motif d’un anathème, Bertrand Delanoë assumait pleinement sa part de libéralisme :

« Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. […] Je suis donc libéral ET socialiste. »[2]

Avant de montrer finement pourquoi Nicolas Sarkozy, en revanche, n’était ni l’un ni l’autre, mais foulait aux pieds bon nombre d’acquis hérités des philosophes du XVIIIe siècle.

En particulier concernant les droits de la personne dans les procédures judiciaires, et le principe de la séparation des pouvoirs : 

« Sarkozy entrave les libertés individuelles, et il ignore les libertés collectives. Qu’est-ce que l’amendement sur les tests ADN, sinon une restriction imposée à la plus élémentaire des libertés : celle d’exister autrement que par sa naissance, celle de ne pas se définir par son code génétique ? Qu’est-ce que cette pratique politique, faite d’arrogance et d’égotisme ? M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c’est le contraire. »[3]

Nous ne saurions oublier, en effet, que le nombre des gardes à vue a explosé sous le mandat du président sortant. Nous ne saurions oublier non plus ses multiples effets d’annonce destinés à instrumentaliser les faits divers les plus morbides, en annonçant des sanctions exemplaires avant même que la Justice ne se soit prononcée. Autant de fois où la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire a été bafouée.

Dans La Corse et l’idée républicaine, j’avais du reste attiré l’attention, déjà, sur des agissements du ministre de l’Intérieur incompatibles avec le respect de l’Etat de droit :

« Le non respect de la présomption d’innocence a atteint un sommet lors de la conférence de presse donnée par Nicolas Sarkozy après l’interpellation d’Yvan Colonna [en 2003]. Le ministre de l’Intérieur se félicitait de la restauration de l’autorité de l’Etat en Corse en parlant de l’arrestation de "l’assassin du préfet Erignac". Le "présumé" habituellement de rigueur semblait devenu inutile, même pour la forme. »[4]

Depuis, Nicolas Sarkozy a récidivé. Ne s’était-il pas pourtant engagé à rendre la République « irréprochable » ? Nous sommes loin du compte, et la France a plus que jamais besoin d’alternance.

 

Daniel Arnaud

Auteur de La République a-t-elle encore un sens ?, L’Harmattan, 2011.

http://www.amazon.fr/Republique-t-elle-encore-sens/dp/229...

Retrouvez cet article dans son contexte original sur  :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/



[1] Le Nouvel Observateur n°2228, du 12 au 18 avril 2012, p. 53.

[2] Le Nouvel Observateur n°2272, du 22 au 28 mai 2008, p. 16.

[3] Ibid.

[4] L’Harmattan, 2006, pp. 111-112.


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33 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 16 avril 2012 09:28

    En 2008, l’année des Jeux Olympique de Pékin,il cautionne la répression chinoise au Tibet. En 2011, sur l’antenne de France Inter, il soutient que Cuba n’est pas une dictature. Des faits anecdotiques, sans rapport avec son projet présidentiel ?

    Un chapelet d’approximations :
    Rappeler que le régime des bonzes n’est pas une démocratie, n’est pas cautionner le régime chinois.
    Cuba, sous embargo depuis 50 ans par les USA (une grande démocratie !) est soumis à un états de guerre permanent. Ça n’est pas un climat idéal pour développer les libertés.


    • Laulau Laulau 16 avril 2012 09:37

      « Parce que je ne veux pas de la botte américaine sur la tête de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Turquie, de la Palestine, de la Norvège du Mexique, du Guatemala ........, parce que je ne suis pas solidaire de gens qui envisagent la possibilité d’attaquer militairement l’Iran, parce que je me sens du côté du peuple victime de ses dictateurs et de ceux qui, en Israël ou à Guantanamo, croupissent au fond des geôles parce qu’ils souhaitent vivre, penser, s’exprimer, publier, lire, éditer, voyager librement,....
      Je voterai Mélenchon !


      • Al West 16 avril 2012 10:30

        De quand date cette déclaration s’il vous plaît ?


      • Al West 16 avril 2012 11:10

        Il faut etre serieusement atteint pour voter negativement un commentaire qui se veut etre une simple question. Vous voyez une critique de votre Tout Puissant meme la ou il n y en a pas. Allez, recommencez.


      • Laulau Laulau 16 avril 2012 11:16

        @All west

        De quelle déclaration parles vous ?
        Je pense que votre message n’est pas clair et que ça n’est que cela que certains ont jugé négativement.


      • Al West 16 avril 2012 13:22

        Pardon Laulau, vous commenciez votre message par des guillemets, j’ai donc pense que vous citiez Melenchon, d’ou ma volonte de connaitre la date. Apparemment cela n’exprimait que votre propre avis, desole.


      • vfaup 16 avril 2012 09:39

        « Au nom de la passion égalitariste, Jean-Luc Mélenchon préfèrera toujours un Etat fort à la préservation des libertés individuelles. » -> Degré zéro de la philosophie politique. Lisez Jaurès : « Le socialisme est l’individualisme logique et complet. » Quel programme promet de garantir de nouveaux droits constitutionnels pour l’individu, si ce n’est le Front de gauche ?

        Vous êtes dans l’erreur commune : ce n’est pas parce qu’on est antilibéral en économie qu’on ne souscrit pas au meilleur de la philosophie libérale, de John Locke aux Lumières françaises. C’est ce que ne veulent pas entendre les analystes politiques, empêchés par des a-priori idéologiques datant de la guerre froide.


        • Laulau Laulau 16 avril 2012 09:41

          Suite du message d’Onfray :

          Et parce que finalement, je vis grassement en vendant mes bouquins je ne voterai pas pour Jean-Luc Melenchon et je me contenterai de me faire plaisir en votant Hollande, car je sais qu’avec lui rien ne changera, ou pas grand chose.


          • SamAgora95 SamAgora95 16 avril 2012 10:41

            Voter Hollande vous garantira au moins le peu de chose qu’il y a dans le pas grand chose.

            Votez Mélenchon = Votez Sarkozy, là par contre c’est grillé, retour à la case départ.

          • Al West 16 avril 2012 10:20

            Critiquer Mélenchon en prétendant soutenir Montebourg, un Young Leader de la French American Foundation, faut le faire.

            http://www.french-american.org/files/liste-yl-fr-81-10.pdf


            • lesp78 16 avril 2012 10:41

              @l’auteur

              Le Front de Gauche a sorti depuis des mois le programme le plus explicite et le plus cohérent.

              Lorsqu’on vous écoute, sa cohérence en termes sociaux, économiques, institutionnels et culturels est réduite à du « populisme » et de la « démagogie ».

              En revanche, vous vous épanchez sur des interprétations de déclarations tronquées pour justifier votre ralliement à la social-démocratie.

              Comme le disait un commentaire sur un article récent, beaucoup masquent un vote acquis d’avance au système dominant par des pseudos réflexions.
              La votre est certes érudite, mais elle n’en demeure pas moins d’une totale malhonnêteté intellectuelle ! Vous êtes de ces moutons savants qui se croient en dehors du troupeau, mais ouvrez les yeux !


              • JL JL1 16 avril 2012 11:02

                Bonjour Daniel Arnaud,

                Votre définition du libéralisme vous est très personnelle. Vous dites : « (le libéralisme) vise également la préservation de la liberté de conscience vis-à-vis de l’église ». Vous confondez avec laïcité. A vous en croire, le seul pays libéral en occident serait la France !!!

                Passons.

                Le libéralisme économique (puisqu’il faut préciser), n’est que le faux nez des possédants, de la droite, de l’impérialisme. On ne peut donc pas dire que celui qui ne se présente pas sous ce faux nez est anti-libéral. En revanche, Sarkozy est un keynésien pervers, en ce sens qu’il est pour l’interventionnisme, mais un interventionnisme « à l’envers » destiné aider les marchés à créer encore plus vite encore plus d’inégalités. C’est la mise en pratique de l’inique théorie du ruissellement, basé sur la croyance que ce qui est bon pour les riches est bon pour les pauvres. Par exemple, construire des yachts démesurés c’e serait bien au motif que ça fait travailler du monde. Et pour acheter ces yachts, ben, naturellement, il faut des riches ! Moi j’appelle ça du détournement de ressources, ou plus clairement, l’abus de biens sociaux.

                Voici ce que dit l’auteur de « L’empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa, écrit au sujet du libéralisme  :

                « Ramené à ses principes essentiels, le libéralisme se présente donc comme le projet d’une société minimale dont le Droit définirait la forme et l’économie le contenu. Cette croyance qu’une communauté humaine pourrait fonctionner de façon efficace sans prendre le moindre appui (autre que rhétorique) sur des valeurs morales et culturelles partagées, est néanmoins si étrange - au regard de ce que l’anthropologie et l’histoire nous apprennent – que les défenseurs de cette doctrine ont généralement prévu une position de repli plus présentable. Il existe donc une clause annexe qui invite à voir dans « l’esprit de tolérance » et « le refus du rejet d’autrui » une sorte d’éthique de substitution, que l’on devrait tenir pour une condition du système libéral ou, tout au moins, pour une conséquence heureuse de son fonctionnement quotidien. » (pp75)

                Venons en à Mélenchon. Vous avez lâché le mot : populisme ! Parlons en du populisme. Voici ce qu’en dit Michéa :

                 »Alain-Gérard Slama (l’inénarrable qu’on ne prése,nte plus) a écrit (fig mag, 6/1/07) que « les deux valeurs cardinales sur lesquelles repose la démocratie sont la liberté et la croissance ». C’est une définition parfaite du libéralisme ! A ceci près bien sûr, qu’AGS prend soin d’appeler « démocratie « ce qui n’est en réalité que le système libéral afin de se plier aux exigences définies par les « ateliers sémantiques » modernes (c’est ainsi qu’on désigne aux US les officines chargées d’imposer au grand public, à travers le contrôle des médias , l’usage des mots le plus conforme aux besoins des classes dirigeantes).

                « Ce tour de passe passe, devenu habituel, autorise naturellement toute une série de décalages très utiles. Si en effet, le mot ‘démocratie’ doit être affecté à présent à la seule définition du libéralisme, il faut nécessairement un terme nouveau pour désigner ce gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple où chacun voyait encore il y a peu, l’essence même de la démocratie.

                 » Ce nouveau terme choisi par les ateliers sémantiques, sera celui de ‘populisme’. Il suffit dès lors d’assimiler le populisme (au mépris de toute connaissance historique élémentaire) à une variante perverse du fascisme classique, pour que tous les effets désirables s’enchaînent avec une facilité déconcertante. » (pp85, c’est moi qui souligne)

                 Michéa poursuit : « Si l’idée vous vient par exemple, que le Peuple devrait être consulté sur tel ou tel problème qui engage son destin, ou bien si vous estimez que les revenus des grands prédateurs du monde des affaires sont réellement indécents, quelque chose en vous doit vous avertir immédiatement que vous êtes en train de basculer dans le »populisme« , le plus trouble, et par conséquent, que la »bête immonde" approche de vous à grands pas. En citoyen bien élevé (par l’industrie médiatique), vous savez alors aussitôt ce qu’il vous reste à penser et à faire. »

                De fait ce que vous appelez populisme de Mélenchon, c’est la démocratie à l’état pur. Et le reste n’est que poudre aux yeux.


                • MICHEL GERMAIN SO ! 16 avril 2012 14:09

                  JL1 bonjour,

                  Un type qui cite Michéa méritait un petit plus (je crois qu’on dit un plussage quand on est dans le coup) ; ce que je viens de faire pour vous...surtout autour du terme « populiste »...

                  Quant à l’auteur de l’article ça ne le dérange pas, un peu, de voir tout ces Pipoles autour des deux « libéraux » ? ( NS et FH) Il devrait lire Debord aussi et le dernier de Michéa justement « le Complexe d’Orphée »... 


                • JL JL1 16 avril 2012 17:43

                  Bonjour SO,

                  coïncidence, lucasdeparis a publié ce jour un excellent article dans lequel il fait la même citation que moi, dans sa critique du libéralisme.

                  Cordialement.


                • Melara 16 avril 2012 11:13

                  Comme c’est triste. Au lieu d’accepter un débat d’idées entre M. Hollande et M. Mélenchon, le PS milite pour le vote utile avec des éléments de langage dont le niveau est une insulte à ce que devrait être un débat politique.

                  Les arguments avancés sont des attaques sans fondement et bien loin d’une discussion constructive sur tel ou tel point qui vont définir notre avenir.
                  Ces appels au vote utile sont d’un ennui mortel et font craindre un manque de réflexion abyssal.

                  Non, mais des fois, c’est à se demander, si le PS n’a que l’antisarkozisme et l’anti Mélenchon en magasin pour espérer remporter la Présidentielle.

                  Ce serait intéressant que le second tour oppose FH et JLM pour qu’enfin le débat entre les 2 gauches advienne dans cette campagne.


                  • Traroth Traroth 16 avril 2012 11:40

                    Pendant les 5 dernières années, Sarkozy a baissé les impôts (des riches), promu le libre-échange (TCE), privatisé...

                    Noooon, il n’est pas du tout libéral ! smiley

                    http://cestquandquilpartsarko.fr/

                    Très bientôt...


                    • Valeska 16 avril 2012 12:14

                      Un article d’un socialo qui dénonce une fois de plus que PS et FDG sont deux partis différents.

                      Pourquoi donc nous parler de la Chine, de Cuba ou de l’Iran ? Vous n’avez rien plus tangible pour décrédibiliser le FDG ? Peur de faire une comparaison entre les 2 programmes ?

                      Vous pensez que ce sont des gentils bisounours qui sont aux commandes l’impérialisme US ? Vous allez voir ce que vous allez voir, comme le dit très justement un de ses porte-parole.

                      Vous ne comptez pas voter FDG ? Je vous rassure, je ne compte pas voter PS non plus, ni au premier, ni au deuxième tour.


                      • arobase 16 avril 2012 12:28

                        après avoir écouté tous les discours, ma conclusion est qu’il n’a y qu’un grand homme dans cette compétition et c’est manifestement nicolas sarkosy.


                        lui seul aborde les sujets essentiels pour la plus grande majorité des gens, comme par exemple
                        - « savoir où nous devons aller (comment voulez vous qu’on vous vende un billet de train si on ne sait où aller !), ou bien
                        -  »la grandeur de la France« (  comprise entre les latitudes 42°19’46 » N et 51°5’47« N, ainsi que les longitudes 4°46’ O et 8°14’42 » E. la géographie est de moins en moins enseignée !!)
                        -l’identité nationale (matérialisée par une carte de format 8X5 plastifiée, avec une photo, elle permet des contrôles fréquents sans s’abîmer).

                        voilà les sujets essentiels. pas comme ce hollande ou ce mélenchon qui ne s’intéressent qu’à donner du pouvoir d’achat et du travail aux gens, comme s’ils étaient nés essentiellement pour travailler et acheter, alors que sarkosy n’a qu’un but, faire en sorte que les gens (les moins nombreux possibles) aient les moyens d’acheter le plus possible sans travailler du tout !

                        ah quel brave homme !

                        • arobase 16 avril 2012 13:04

                          d’ailleurs, que n’a t-on vu dimanche ces deux grands guides- théoriciens du 21° siècle que sont patrick buisson et henri guaino, s’exprimer à travers leur porte-parole-exécutant-collaborateur-zélé sur la scène de la concorde.


                          ils ont fait savoir aux habitant de ce pays, ces deux co-gouverneurs de la France , ce qu’ils devaient penser et ce qu’ils deviendraient par la grâce de leur bon plaisir.

                          ont-ils été satisfaits d’avoir mis leur évangile dans la bouche du petit monsieur gesticulant devant les agités des « jeunes populaires » ? le scrutin le dira.

                          merci à ces deux grands hommes promis au panthéon, la classe possédante et repus reconnaissante.

                          • arobase 16 avril 2012 13:08

                            en tout cas pour faire plaisir aux gouverneurs guaino-buissson, que le ps et le fdg, sans oublier la verte, le mpa et la furie de lutte ouvrière, continuez à vous entre-massacrer allègrement pour le plus grand bien du peuple qui saura vous demander des compte très vite.


                            c’est aussi valable pour les appareils de partis que pour ceux qui sur le net, comme ici, trouvent un plaisir maso à donner toutes les chances à la droite en s’auto-détruisant..

                            • Lamouet 16 avril 2012 13:14

                              Le programme du FDG va susciter un véritable appel d’air aux candidats à l’immigration :
                              Régularisation systématique des sans papiers, simplifications des procédures de naturalisation, établissement d’un titre de séjour unique pour dix ans.
                              Il a été fort justement dit par des hommes politiques de droite comme de gauche que la FRANCE ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
                              Plusieurs événements récents ont posé les problèmes des sociétés multiculturelles (il ne s’agit bien sûr pas de "hiérarchiser ces cultures)
                              Ce programme signe la faillite économique et culturelle du pays.


                              • lesp78 16 avril 2012 13:46

                                Allez, cherchez un peu, vous n’auriez pas vous-même un aïeul étranger, comme la grande majorité des Français ?

                                Je me demande comment il est encore possible d’avoir une vision aussi restrictive de la France alors que notre pays a toujours été une terre de brassage culturel...

                                Mais j’imagine que vous êtes pour que la France respecte ses engagements internationaux en matière d’aide au développement bien sûr...
                                C’est la seule manière de réduire l’immigration, mais cela implique d’être solidaire avec les autres « civilisations ».

                                Alors ça marche ?
                                Si oui il faut voter FdG, c’est le seul mouvement qui propose de passer l’aide au niveau des 0,7% du PIB auxquels nous nous sommes engagés...


                              • Lamouet 16 avril 2012 13:54

                                Regardez autour de vous. Vous n’êtes pas dans la réalité...
                                Par contre je suis effectivement pour une aide aux pays en voie de développement mais le FDG n’est pas le seul à l’avoir dans son programme.


                              • lesp78 16 avril 2012 14:03

                                Nous sommes bien les seuls à proposer une augmentation drastique de l’aide, comme vous pouvez le voir ici : http://www.coordinationsud.org/wp-content/uploads/Dossier-de-presse-R%C3%A9ponses-des-candidats_mars-2012.pdf?9d7bd4

                                EELV propose bien de passer à 1% du PIB mais ne précise pas si c’est en intégrant les annulations de dette alors que le FdG les exclue.

                                Après, pour ce qui est de la réalité, j’ai grandi dans une ZUS et si vous voulez je vous fais un scan de mes photos de classe, je pense que je connais très bien la diversité.

                                Ceux qui tiennent votre discours sont, d’après les stats, ceux qui précisément n’ont jamais vécu dans un milieu interculturel. Le FN fait des scores assez faibles en région parisienne, du moins dans la proche couronne car pour les petits propriétaires de pavillons dans le 77 c’est autre chose..


                              • Traroth Traroth 16 avril 2012 15:43

                                Moi, je suis pour la fin de « l’aide au développement », qui se traduit le plus souvent par une aide militaire afin de maintenir en place des régimes oppressifs. Cette « aide » n’est pas une solution, elle fait partie du problème ! C’est un des nombreux moyens utilisés pour piller les pays pauvres. Les pays pauvres sont en train de crever de « l’aide » qu’on leur prodigue !


                              • Daniel Arnaud Daniel Arnaud 16 avril 2012 13:48

                                Cher JL1,


                                Vous écrivez  :

                                « 
                                Votre définition du libéralisme vous est très personnelle. Vous dites : « (le libéralisme) vise également la préservation de la liberté de conscience vis-à-vis de l’église ». Vous confondez avec laïcité. A vous en croire, le seul pays libéral en occident serait la France !!!  » 

                                En effet. 

                                Cette définition du libéralisme ne m’est pas personnelle. C’est la définition qu’on peut retrouver facilement, en prenant le temps de lire les textes fondateurs des XVIIIe et XIXe siecles, et pour peu qu’on mette ses a priori idéologiques de coté

                                Dans son ouvrage de référence, Les Libéraux (Gallimard, 2001), Pierre Manent inclut ainsi les écrits de Locke, Spinoza et Voltaire en matière de tolérance religieuse dans le programme libéral... 

                                Je soutiens, dans La République a-t-elle encore un sens ? (L’Harmattan, 2011), que la laicité en France, en tant que préservation de l’individu des groupes de pressions, est par définition une application du libéralisme. 

                                Et Jean-Fabien Spitz, dans Le Moment républicain en France (Gallimard, 2005), montre comment la république francaise s’est construite sur un projet d’émancipation de l’individu. De ce point de vue, oui, c’est une république libérale. 

                                Le fait que le mot libéralisme soit utilisé à tort et à travers dans le champ médiatique indique surtout que beaucoup d’intervenants du débat public ne savent pas de quoi ils parlent. Et que le fait qu’une erreur soit reprise par une majorité de personnes n’en fait pas moins une erreur.

                                Cordialement, 
                                DA


                                 


                                • vfaup 16 avril 2012 14:08

                                  Je suis d’accord avec vous pour ce qui est du libéralisme : mon opinion est que la gauche ne devrait pas abandonner le drapeau de la liberté aux mains de la droite. En revanche, que vous tiriez argument de cette position pour le PS, qui entend constitutionnaliser le Concordat, et contre le FdG, qui entend l’abolir et constitutionnaliser de nouveaux droits, voilà qui me paraît absolument incohérent.


                                • Traroth Traroth 16 avril 2012 15:49

                                  Il n’y a pas de rapport entre le libéralisme économique, qui est la seule forme de libéralisme que prônent réellement ceux qui se nomment des libéraux, et les libertés individuelles.

                                  En particulier, être contre le libéralisme économique, ce n’est pas être contre les libertés individuelles.

                                  Bien sûr, les libéraux entretiennent savamment la confusion. C’est un bon moyen de disqualifier leurs contradicteurs, alors qu’ils parlent de 2 choses différentes en faisant croire que c’est la même !

                                  Le Chili de Pinochet appliquait un programme économique libéral, mais ne respectait pas du tout les libertés individuelles. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres...


                                • epicure 16 avril 2012 18:46

                                  Donc le libéralisme économique en ne protégeant pas l’individu des groupes de pression économique, n’est pas du libéralisme.

                                  Tu oublies deux choses au sujet de la laïcité et de la république : c’est l’universalisme qui les soutient.
                                  Universalisme qui n’est pas toujours présent chez les libéraux et totalement absent dans le libéralisme économique. D’ailleurs les états-unis se veulent libéraux au niveau religion, mais n’ont pas du tout une attitude universaliste sur le sujet.

                                  Universalisme que tu reproches à ceux qui sont contre la ratification du traité sur les langues régionales. Puisque ce qui est reproché à ce traité ce ne sont pas des libertés, mais des pratiques particularistes, dont certaines en fait sont discriminatoires.
                                  Montres un article où Mélenchon dit qu’il est contre :
                                  - l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement public ou privé comme langues parmi les autres
                                  - contre la publication de littérature en langue régionale
                                  - contre des émissions ou chaînes de télévision en langue régionale
                                  - pour punir par des amandes ou de la prison les papys qui parlent patois dans leur village.

                                  SI tu nous démontre ceci alors je serais d’accord avec toi que Mélenchon est antilibéral sur des plans autre qu’économique. Sinon pour l’instant ton accusation repose sur du vent.


                                • JL JL1 16 avril 2012 19:01

                                  Traroth a parfaitement répondu à l’attaque.

                                  libéral ce n’est pas liberal ! Nos partis de gauche ont été pervertis par le fait que liberal (avec un « e ») en français se dit gauche et réciproquement. Le plus « libéral » (avec un « é ») d’entre nos politiques de gauche, s’est même fait piéger dans le pays qui donne des leçons de libéralisme (économique) au monde entier. Ce pays, les US est le moins libéral qui soit !

                                  D. Arnaud, vous avez le droit d’utiliser libéral au sens libertin, pas de nous imposer vos définitions ni celles de ceux qui disent comme vous. Cette définition n’a rien à faire dans le débat politique : aujourd’hui quand on parle de libéral, néolibéral, ultralibéral, c’est toujours d’économie qu’il est question.

                                  Vous auriez fait preuve d’honnêteté en répondant sous mon commentaire, et pas en citant une phrase sans la démonstration qui l’accompagne. Cette façon de faire est déloyale, voire impuissante.

                                  Je ne suis pas votre « cher JL1 ».

                                   smiley


                                • Lamouet 16 avril 2012 17:26

                                  @LESP78 : Il faut toujours se méfier des stats. Et je ne suis pas FN comme vous semblez le penser. Tout simplement réaliste.

                                  @TRAROTH
                                  vous avez malheureusement raison : ilne faut dispenser d’aides qu’en étant assuré qu’elles parviennent bien aux populations elles-mêmes. Ce qui, vu l’état du monde actuel n’est pas sans poser problèmes. Les solutions sont plus souvent difficiles à trouver dès lors qu’on se penche sur la réalité complexe des choses, ce qui ne semble pas être le cas de la majorité sur ce site qui ne se complait que dans l’invective quand on n’épouse pas leur point de vue.
                                  Cette dernière remarque ne s’adresse bien sûr pas à vous deux qui avez pris la peine d’argumenter..


                                  • Daniel Arnaud Daniel Arnaud 16 avril 2012 23:29

                                    @ Epicure

                                    Je vous répondrai quand vous serez poli.
                                    Je ne vois pas ce qui vous permet de m’interpeller par le tutoiement. A moins que nous ne nous connaissions... Mais dans ce cas pourquoi poster sous pseudo ?


                                    @ JL1

                                    Je n’impose rien. J’ai essayé de vous l’expliquer : le libéralisme se définit ainsi. Et ce n’est pas parce que le terme est exclusivement utilisé dans son sens économique dans le débat politique qu’il faut s’en satisfaire... Je suis pour la réhabilitation du libéralisme dans son sens politique. Je pense qu’elle permettrait de mettre au jour des clivages que l’on ne soupconne pas au premier abord.

                                    Par ailleurs, vous avez tort de vous emballer sur le fait que je ne poste pas sous votre commentaire. Rien de déloyal. C’est juste que je n’aime pas voir les interventions dispersées sur tout le fil.
                                    Quand il y en a beaucoup, on ne s’y retrouve plus. Je préfère répondre à la fin du fil en précisant à qui je m’adresse (comme cela se fait sur de nombreux forums).


                                    • JL JL1 17 avril 2012 09:08

                                      DA,

                                      -Humpty Dumpty : « C’est de la gloire pour toi ! » -« Je ne comprends pas ce que tu veux dire par gloire », répondit Alice. Humpty Dumpty sourit d’un air dédaigneux, -« Naturellement que tu ne le sais pas tant que je ne te le dis pas. Je voulais dire : c’est un argument décisif pour toi ! »
                                      - « Mais gloire ne signifie pas argument décisif », objecta Alice.
                                      - « Lorsque j’utilise un mot », déclara Humpty Dumpty avec gravité, « il signifie exactement ce que j’ai décidé qu’il signifierait - ni plus ni moins ». -« Mais le problème » dit Alice, « c’est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes ».
                                      - « Le problème », dit Humpty Dumpty, « est de savoir qui commande, c’est tout » !

                                      Le problème pour vous DA, c’est que le libéralisme aujourd’hui n’a plus de sens qu’économique. Quant au libéralisme à la papa dont vous vous faites le porte drapeau ici dans un combat d’arrière garde, je vous dirai ceci :

                                      L’égalitarisme libéral s’exprime par le fait que la vertu n’est pas une valeur ; un pervers aurait autant de mérite et pas davantage de culpabilité qu’un vertueux. Mais en revanche, si au nom du libéralisme les riches se permettent toutes les turpitudes, dans le même temps ils exigent des pauvres une vertu sans faille. La présomption d’innocence est un passe droit réservé seulement aux riches et qui leur permet de s’affranchir du principe de l’égalité devant la loi.

                                      A bon entendeur, salut.

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