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Accueil du site > Actualités > Politique > Deux claques au lieu d’une

Deux claques au lieu d’une

Le titre fait allusion à une fort célèbre claque d’un candidat à la présidentielle. À travers le cas, assez peu évoqué par les médias, d’une grande ville de l’Ouest, il démontre comment à la fois l’UMP et le PS ne sortent pas grandis de ces élections municipales.

Maurice Szafran dans Marianne titre « Une claque » dans un assez vif commentaire sur l’échec électoral du président et de son parti, l’UMP. Et pourtant tout semble avoir été fait pour relativiser cet échec, y compris sans doute comme le souligne Arrêt sur images en tardant à rendre publique et évidente la plus faible participation électorale depuis 1959 (!), en prétextant un cafouillage informatique... ainsi que les résultats de l’Outre-Mer... Pour la première fois de l’histoire des municipales, la ministre de l’Intérieur s’est uniquement fendue d’un communiqué des plus sobres - au lieu de la traditionnelle intervention télévisée sur toutes les chaînes.

Une première claque

La première claque est sans doute l’échec patent de la destruction du MoDem, savamment organisée dès le mois de mai 2007 par la présidence en personne, notamment à travers la création d’un parti fantoche, le Nouveau Centre, dont les résultats ont confirmé la vacuité et l’inexistence - aux rares expressions près des rares notables implantés qui ne se différencient déjà plus de l’UMP, comme tous ceux qui l’ont ralliée par le passé.
Comme le dit si bien M. Szafran, « Nicolas Sarkozy a organisé avec méticulosité, avec méthode, la destruction du MoDem de François Bayrou [...] au point d’acheter Jean-Marie Cavada, l’incarnation de la traîtrise en politique, afin qu’il se présente et échoue, à Paris dans le 12e arrondissement ». « Mort à Bayrou, mort au centrisme indépendant qui ne se couche plus devant la droite au pouvoir, qui complique les clivages traditionnels, en soutenant l’UMP Juppé à Bordeaux » et le socialiste Guérini à Marseille.

Le MoDem aura certes relativement peu d’élus : mais l’opération n’en a pas moins échoué comme le premier tour en fournit la démonstration, y compris à Rennes où l’UMP, dans une terre historiquement démocrate-chrétienne, s’est délibérément positionnée au « centre », voire au centre gauche, en se démarquant chaque fois que possible de l’encombrant parti officiel (malgré la venue récurrente des ministres fort visibles) et en affichant partout, jusqu’au bulletin de vote, la « Gauche moderne », le « Nouveau Centre » et même le regretté « Parti radical », à égalité avec l’UMP... Sans oublier bien sûr, à l’occasion, en récupérant au-delà de toute décence, l’« UDF-MoDem », certes un peu isolé dans une liste de 61 noms, dont on oubliait volontiers un tout petit « ex- » préalable, mais qui n’en était pas moins mis systématiquement en avant.

Or, à Rennes, la droite obtient son plus mauvais score historique et ne dispose, avant le second tour, d’aucun réservoir de voix. Car même le FN n’avait pu se présenter.

Une des principales conséquences a été la fuite éperdue dans toute une série de villes importantes, notamment de l’Ouest, des électeurs bayrouistes vers la gauche, favorisant la victoire de maires de gauche qui n’en espéraient pas tant il y a quelques mois encore. À Rouen, ville qui bascule dès le premier tour, l’ironie veut que c’est un maire qui avait quitté l’UDF en mai 2007 pour devenir subitement « indépendant » - qui est écarté sans appel et avec fracas. Comme le souligne Marianne, « le TSS (« tout sauf Sarkozy ») tourne à plein régime quand il est actionné par des... centristes ». « Ce sont eux, et eux avant tout, les déçus les plus implacables de ce président longtemps persuadé » de pouvoir les récupérer, « de les reconquérir en se contentant de quelques œillades et discours à tonalité humaniste ».

Une deuxième claque

La seconde claque n’est pas mise en avant par Marianne - qui souligne néanmoins que « la victoire qui s’annonce n’appartient guère [aux socialistes] » et précise que « même si Toulouse, Strasbourg ou même Marseille ‘‘tombent’‘ à gauche dimanche prochain, emportant au passage un pan entier de la Sarkozye, le PS ne sera pas dispensé d’intelligence  ».

Il est donc hautement vraisemblable que Rennes reste à gauche pour six ans de plus. Mais peut-on vraiment parler de victoire, quand malgré un bilan unanimement apprécié - par les Rennais qui l’ont plébiscité à 87 % -, le dauphin adoubé obtient seulement un peu de plus de 30 000 voix - sur 118 000 électeurs inscrits ? Où étaient les Rennaises et les Rennais follement enthousiastes de son futur mandat ce dimanche ? Certes, il lui manquait, à sa décharge, l’appui (d’une partie) des Verts, mais la liste qu’il présentait ne négligeait aucun sous-parti de la gauche traditionnelle et moins : outre le PS dominant, y figurent les transfuges de « Rennes Métropole écologie », les irréductibles du PCF, les quasi-inexistants du PRG, les à peine bretonnants de l’UDB et même des prétendus « Rouge & Vert » ! Dans une ville qui a voté Ségolène Royal à près de 63 %, on ne peut pas dire que l’amour pour le maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, Daniel Delaveau, qui se présente à Rennes ait été transcendant.

Il est tout aussi remarquable qu’Ouest-France apprenne aux Rennais, seulement au lendemain du premier tour, que M. Delaveau a bien voté... dans la ville voisine qu’il continue d’habiter, puisque l’ancien maire, et toujours conseiller municipal de Saint-Jacques, « n’a pas encore déménagé à Rennes » « ce qui devrait être fait dans l’année » comme l’assurait néanmoins Nathalie Appéré, sa directrice de campagne. Un parachutage très local en quelque sorte. Qu’elle soit remerciée pour cette assurance qu’on aurait aimée plus prompte. Il est vrai qu’il s’est déjà proclamé candidat unique à la présidence de Rennes Métropole, poste qu’il va sans doute continuer à cumuler avec quelques autres fonctions, y compris celles de P.-D.G.

La porte violemment refermée au nez de Nicole Kiil-Nielsen (Verts) qui était pourtant sa troisième adjointe pendant six ans constitue la démonstration flagrante d’une volonté hégémonique et de son absence de volonté d’ouverture - et sans nul doute d’écoute. Près de 6 000 voix de Rennais seront ainsi reléguées aux oubliettes, malgré la majorité confortable qu’il affichera à la fois à Rennes et à Rennes Métropole.

Implantation

Avoir, en cette circonstance, sans aucune aide nationale, sans ténor ni trompettes, réussi à s’imposer comme une autre voie possible, comme le « troisième homme » (pardon, la « troisième dame ») est incontestablement un succès. Un succès modeste, haut de près de 6 700 Rennaises et Rennais qui ont cru au projet démocrate en glissant dans l’urne un bulletin orange. Un avertissement - à droite et à gauche - qu’il ne leur reste qu’à amplifier au second tour. L’intelligence du cœur et la vraie différence seront alors au rendez-vous demain.

Vincent Guglielmelli


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37 réactions à cet article    


  • JL JL 12 mars 2008 11:12

     

     

     

    Article difficile à lire, qui mélange les considérations nationales, locales et les préférences de l’auteur. L’on ne voit pas quel est le message.

    Voici pour ceux que ça intéresse, les résultats à Rennes :

     

     

    Liste conduite par

    Voix

    % Exprimés

    RENNES, VILLE CAPITALE

    LMAJ

    M. Karim BOUDJEMA

    17084

    26,11

    RASSEMBLEMENT DEMOCRATE P

    LCMD

    Mme Caroline OLLIVRO

    6692

    10,23

    RENNES VERTE ET SOLIDAIRE

    LVEC

    Mme Nicole KIIL-NIELSEN

    5841

    8,93

    RENNES, UNE AMBITION

    LSOC

    M. Daniel DELAVEAU

    30735

    46,98

    POUR LES SERVICES PUBLICS

    LEXG

    Mme Carine WEBER

    661

    1,01

    RENNES A GAUCHE !

    LEXG

    Mme valérie FAUCHEUX

    3263

    4,99

    LUTTE OUVRIERE

    LEXG

    M. Raymond MADEC

    1151

    1,76

     

    Nombre

    % Inscrits

    % Votants

    Inscrits

    117927

     

     

    Abstentions

    50793

    43,07

     

    Votants

    67134

    56,93

     

    Blancs ou nuls

    1707

    1,45 

    2,54

    Exprimés

    65427

    55,48 

    97,46

     


    • JL JL 12 mars 2008 11:20

      Bon, Excel ne passe pas, essayons Word :

       

       

      Article difficile à lire, qui mélange les considérations nationales, locales et les préférences de l’auteur. L’on ne voit pas quel est le message.

      Voici pour ceux que ça intéresse, les résultats à Rennes

       

      RENNES, VILLE CAPITALE (LMAJ) conduite par M. Karim BOUDJEMA :17084 (26,11%)

      RASSEMBLEMENT DEMOCRATE P (LCMD) Mme Caroline OLLIVRO : 6692 (10,23%)

      RENNES VERTE ET SOLIDAIRE (LVEC) Mme Nicole KIIL-NIELSEN : 5841 (8,93%)

      RENNES, UNE AMBITION (LSOC) M. Daniel DELAVEAU : 30735 (46,98%)

      POUR LES SERVICES PUBLICS (LEXG) Mme Carine WEBER : 661 (1,01%)

      RENNES A GAUCHE ! (LEXG) Mme valérie FAUCHEUX : 3263 (4,99%)

      LUTTE OUVRIERE (LEXG) M. Raymond MADEC : 1151 (1,76%)

       

      Inscrits : 117927  

      Abstentions : 50793 soit 43,07 %

      Votants : 67134 soit 56,93 %

      Blancs ou nuls : 1707 soit 1,45 %

      Exprimés : 65427 soit 55,48 % des inscrits


    • JL JL 12 mars 2008 11:21

      @ Agoravox : pourriez-vous retirer mon premier commentaire (et celui-ci) ? Merci.


    • Mescalina Mescalina 12 mars 2008 11:23

      Article difficile à lire... que dire de votre commentaire JL


    • Mescalina Mescalina 12 mars 2008 11:38

      7 listes à Rennes.... une liste " POUR LE SERVICE PUBLIC"... Et pourquoi pas une liste "CONTRE LE ROND POINT AVENU TRUC MUCHE" ???? QUAND CESSERA CETTE CONNERIE BIEN FRANCAISE  ????


    • JL JL 12 mars 2008 12:12

      Mescalina, ce n’est pas de ma faute si la page qui correspond à "Voir ce message avant de le poster" n’est pas WISIWIG.

      Ceci dit ce n’est pas non plus mon pb, ni le votre excusez-moi, s’il y avait 7 listes à Rennes.


    • kiribati62 12 mars 2008 13:08

       Faut-il nécessairement un message transparent ou orienté ? Il s’agit bien d’une tribune, donc d’une opinion. Je considère que Rennes est symptomatique de l’illusion, de droite et de gauche, d’avoir "gagné" ou "sauvé les meubles". Non, les Français boudent encore leur démocratie et le MoDem a d’ores et déjà trouvé sa place, toute sa place, même si elle reste modeste.

      Je reconnais cependant que sans connaître exactement la situation locale à Rennes, certaines finesses ne sont pas accessibles à tous. Mais les clés sont là. Merci de l’attention.


    • Jocrisse Jacques 12 mars 2008 14:50

      L’auteur,

      Vous affirmez que le Modem a trouvé sa place . Mais où ?

      Les alliances pour le second tour démontrent plutôt tout le contraire et rendent le projet Modem illisible.

      Le comportement de ses dirigeants rappelle le fonctionnement de la 4ième république à ses plus beaux jours.

      En outre, si Sarko avait voulu flinguer Bayrou, il pouvait le faire facilement pour les législatives.

      Mais il va se noyer tout seul et sa devise sera : Tout va bien, le bateau coule normalement.


    • Jocrisse Jacques 12 mars 2008 15:04

      Voltaire,

      La réalité politique est que le MoDem a réussi à imposer sa marque

      Votre affirmation m’apparait abusive et j’estime au contraire que sa manière de procéder est désolante.

      S’allier dans chaque ville avec le parti qui a le plus de chance de remporter l’élection est selon vous la marque de profondes convictions.

      Pour mon compte, je considère cette tactique utilisée, il y a 5O ans par les petits partis de la 4ième, comme de l’opportunisme qui n’apporte rien au paysage politique, mais le brouille. C’est d’ailleurs exactement l’image que je retiens de Bayrou, celle d’un "farfouilloux" ambitieux et prétentieux, mais qui n’a pas les moyens de ses ambitions et ne cherche qu’à exister, ce qui va devenir de plus en plus difficile.


    • Ceri Ceri 12 mars 2008 11:22

      Rennes, 62% pour le PS au deuxième tour ! faisons scission !


      • Nemo 12 mars 2008 11:45

        Je l’avais dit il y a longtemps, et aujourd’hui cela se réalise : mais par où commencer ?

        Commençons par le début :

        1) le Modem est à gauche. A Roubaix, Tourcoing, comme dans beaucoup d’autres villes, ils sont partis avec le PS, dont la moitié des militants a voté non en 2005, dès le premier tour.

        Au second, ils lèchent les bottes de la gauche, et ils y vont avec d’autant plus d’ardeur que la gauche est en passe de gagner. Ca va à la soupe, ca y va gaiement.

        2) Le Modem est un groupe sectaire, désorganisé, qui ne représente rien dans la politique française, rien de plus que les adorateurs idolâtres du couple Bayrou-Sarnez. Rassembler 3,69% des voix au niveau national, c’est faire moins bien que Besancenot à la présidentielle, à peu près autant que Dominique Voynet.

        Les scores réalisés par les listes Modem sont ridicules : moins de 7% à Lille, à Paris, seulement deux arrondissements dépassent les 10%, quasiment rien à Marseille, Bordeaux, Lyon. Les donneurs de leçons sur de leur bon droit qui n’arrêtaient pas de se prévaloir du score de Bayrou à la présidentielle en sont pour leurs frais : leur véritable étiage, c’est celui des municipales. Le différentiel, c’est le centre droit, l’UDF historique, qui ne se sent en rien représenté par Monsieur 2012.

        3) La fin des mensonges. Le nombre des adhérents tout d’abord : un parti qui a 60.000 militants ne fait pas 3,69% au niveau national pour les municipales, ou alors c’est qu’ils sont tous nuls, ce que je ne crois pas. Dans la réalité, sur le chiffre des 60.000, il y en a moins d’1 sur 6 qui est actif. Un parti qui a vraiment 60.000 militants, il ne fait pas un score aussi faible. Tous les autres, ceux qui étaient les vrais militants UDF, ceux qui croyaient en Bayrou ont été profondément déçu qu’il trahisse ses idées dans l’espoir de faire la culbute en 2012.

        L’ouverture aux nouveaux talents ensuite. Les investitures ont complètement été verrouillées par Sarnez et Bayrou. Tous ceux qui avaient des idées un peu indépendantes, tous ceux qui pouvaient représenter quelque chose de l’ancienne UDF ont été systématiquement sacqués. Pourquoi croyez vous que Quitterie Delmas n’a pas pu se présenter dans le 13ème à Paris ? Le résultat est là, des scores piteux pour une clique sans projet, sans ligne politique, méprisante des militants.

        Le fait que le score de Bayrou était un score d’adhésion. Il n’en est rien, c’était un score de "faute de mieux". Parmi les 18% qui ont voté Bayrou aux présidentielles, très nombreux sont ceux qui ont voté pour lui en se disant que Ségolène était vraiment une gourde, et que Sarko était vraiment trop rigide. Alors faute de mieux, on votait pour le Béarnais. Et comme au lieu de faire passer ses idées et son projet, il a privilégié sa petite ambition de 2012, ces gens là ne l’ont pas suivi. Bayrou a raté une occasion historique d’installer le Centre comme un point fort de la vie politique en France, ce qu’il annonçait pourtant vouloir faire. Mais comme il a eu les jetons (c’est un trouillard), il s’est planté.

        4) La stratégie mène droit dans le mur. Le tout ou rien est une stratégie de perdant orgueilleux. C’est illusoire de croire au XXIème siècle pouvoir faire passer ses idées sur ses propres forces, en attendant éternellement tous les 5 ans d’être élu Président de la République. Parce qu’à ce compte là, on finit comme Jospin, à annoncer son retrait de la vie politique sans avoir rien prouvé. E je prends date aujourd’hui, c’est ce qui va se passer quand il va se planter en 2012.

        5) Bayrou n’en a rien a foutre de l’Europe. Sur les deux députés qui sont encore Modem à l’Assemblée Nationale (lui et Lassalle), Lassalle a voté contre, et lui "s’est absenté". ABSENTE. Il n’a pas eu les c... d’aller voter sur l’Europe !!!!!! Ce gars est nullissime, c’est un vrai gros tocard pour le coup. Et si j’avais eu la moindre justification de m’inscrire sur les listes électorales à Pau, vous pourriez être sûr que je l’aurais fait, juste pour voter contre lui.

        Quant aux militants du Modem, ceux qui croient aux valeurs du Centre, aux valeurs de l’UDF, ceux qui croient à l’Europe, je vous appelle à ne pas gaspiller votre temps et votre énergie avec un pseudo-leader, qui n’en a rien à faire de votre pomme, qui n’a pas de valeurs et qui ne pense qu’à lui et à sa maîtresse. Il n’a aucun avenir car il a roulé dans la farine ses cadres, ses militants, ses sympathisants, ses électeurs. Et peu à peu, tout le monde s’en rend compte.


        • Voltaire Voltaire 12 mars 2008 13:08

          Il ne me parait pas utile de commenter l’intégralité de votre diatribe, mais il faut néanmoins corriger un élément majeur, celui du score du MoDem à ces élections.

          Le chiffre que vous citez est celui compilé par le ministère de l’intérieur pour l’ensemble des listes dans les villes de plus de 3500 habitants, en fonction de l’appellation de la liste. Dans cette analyse, vous remarquerez qu’on ne retrouve pas les chiffres de l’UMP, du PS, et même d’aucun autre parti sinon le MoDem... la raison est que le ministère de l’intérieur, dans sa grande neutralité, a compilé d’un côté tous les résultats des UMP, NC, RV, DVD et autres partis de droite, de l’autre tous les PS, MRC, DVG, RG, Verts etc..., et laissé tout seul au milieu, bien en vue, ceux du MoDem considérés comme inclassables. Nous attendons donc avec impatience que vous nous fournissiez, pour comparaison, les chiffres obtenus par les autres partis suivant la même méthode de calcul !

          La réalité des faits est que de très nombreuses listes ne sont pas affichées avec une étiquette de parti, et se retrouve donc en DVD ou DVG. De plus, ces résultats prennent en compte toutes les villes, y compris celles où il n’y a pas de liste MoDem... Le score de ce dernier est donc très artificiellement rabaissé : d’abors parce que très peu de villes de moins de 10.000 h ont des listes avec une affiche politisée, ensuite parceque cela ne tient pas compte des villes où il y a eu accord lors du premier tour...

          La réalité du score du MoDem est donné par son score dans les villes où ce parti a présenté une liste, soit environ 350 villes de plus de 10.000 habitants. Ce score dans ces villes est d’un peu plus de 15%...

          C’est bien sûr la raison pour laquelle le MoDem est si courtisé par le PS et l’UMP au niveau local, en totale contradiction avec les déclarations des leaders nationaux de ces partis. Du côté alliances, seul le MoDem a en effet une attitude sans ambigüité, annoncée deuis plusieurs semaines : accords à la carte en fonction du projet, avec droite et gauche modérée. L’UMP et le PS ont eux des discours totalement schizophréniques, où les leaders diabolisent le MoDem tandis que les élus locaux proposent des alliances... Tout cela ne grandit pas la démocratie.

          La réalité politique est que le MoDem a réussi à imposer sa marquedans une élection très difficile pour lui ; son résultat en nombre d’élus sera sans doute important, et il aura fait bouger les lignes dans de nombreuses villes. Cela ne constitue certes pas un triomphe, mais sa survie politique est assurée, jusqu’aux prochaines élections intermédiaires (européennes et régionales) où le mode de scrutin proportionnel lui sera plus favorable.


        • Bulgroz 12 mars 2008 16:22

          Voltaire a raison, 15%, c’est un simple problème d’arithmétique. Moi, je fais plus fort, en comptant qu’un vote modem vaut 30 PS et 60 UMP, le modem est de loin et de manière écrasante le premier parti de France.

          En attendant, je déconseille de raconter la vie de Bayrou le looser aux petits enfants, de 27 députés UDF + 2 apparentés en 2002, le Modem n’a pas été en mesure de constituer un groupe à l’Assemblée nationale en 2007.

          « Refusant le choix effectué par les Français le 22 avril, Bayrou s’enfonce, chaque jour un peu plus, dans une aventure personnelle et narcissique, multipliant accusations grotesques et dénonciations mensongères, alors que la majorité des députés de l’UDF a déjà appelé à voter Nicolas Sarkozy ».

          François Bayrou confond « débat politique, boulimie médiatique et dénonciation permanente »

          François Bayrou « ne parle pas de la France, il veut parler de lui. Il ne parle pas des préoccupations quotidiennes des Français, il veut parler manoeuvres et petits arrangements d’appareil, en créant son sixième parti politique en 30 ans ». François Bayrou « ne parle pas de la construction européenne ou de l’action de la France dans le monde, il préfère ressasser sa déception et son amertume de ne pas avoir été qualifié pour le second tour ».

          Bayrou ne sera pas maire de Pau.

          Bayrou, ou la vraie vie d’un total looser.
           


        • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 08:08

          Me voilà obligé de plusser Bulgroz...

          Tout peut arriver grace au Modem.... Arffff


        • MagicBuster 12 mars 2008 11:46

          Le plus navrant c’est l’absence de débat sur le contenu (au dela des 2-3 mois à venir).

          La plus grosse claque arrive et ça va être pour nous tous.


          • vivelecentre 12 mars 2008 12:01

            a l’auteur , puisque vous êtes apparemment dans le sein des seins modemistes

            Une rumeur circule sur des forum modem, comme quoi, pour frapper un grand coup et donner une impulsion décisive à sa campagne à Pau, Françoias Bayrou annoncerait qu’en cas de victoire, il demissionnerait de son mandat parlementaire pour se consacrer pleinement à sa ville

            ceci pour répondre au principal argument des autre candidats sur le "maire à plein temps " et aussi pour mettre en accord son comportement et ses convictions sur le non cumul

            Savez vous si c’est vrai et quand il va l’annoncer, ?

            moi qui ne suis pas le plus fervent défenseur du Béarnais, je serais le premier à saluer ce panache !!!


            • Emile Red Emile Red 12 mars 2008 12:56

              Il peut annoncer ce qu’il veut il n’a aucune chance d’être élu...


            • HELIOS HELIOS 12 mars 2008 12:17

              Hélas, ViveLeCentre, si FB est elu à Pau, je doute qu’il abandonne son mandat parlementaire.. parce que chez ces gens là, monsieur, on ne renonce pas.

              Le pouvoir c’est une drogue. Et l’ego, l’ambition et le dévouement """ pour votre bien et le bien de la France """ à la mesure du maire d’Aulnay, par exemple, ne tolère aucune faiblesse.

              Désolé, je n’y crois pas, pas plus que je crois à la sincérité d’Estrosi a Nice qui souhaite demissionner de son secretariat, s’il etait élu maire. J’espère personnellement qu’il ne sera pas élu et qu’il sera débarqué du gouvernement, car je me souviens bien de son voyage a New York qui nous a couté 135 000€ pour qu’il puisse prendre quelques petits four à Paris.


              • noel 12 mars 2008 14:10

                desolée soit je me suis trompée de touche, soit un probleme technique empeche de voter oui, oui au commentaire de Voltaire qui rétablit la vérité


                • La Taverne des Poètes 12 mars 2008 16:58

                  Le système UMPS se manifeste plus que jamais pour tenter d’étouffer le pluralisme. Cetains leaders font preuve d’ouverture : Juppé qui appelle au succès de Bayrou à Pau (contre l’UMP ! c’est courageux), Aubry à Lille qui intègre le MoDem dans sa liste bien qu’elle n’en avait pas besoin pour gagner mais qui veut par cette démarche mieux réussir sa politique en prenant à ses côtés des personnalités compétentes.

                  Hélas, le système UMPS, un système aveugle et totalitaire, veut toujours imposer ses vues : fermeture d’esprit de Delanoë qui défend farouchement son camp (ça nous promet un beau présidentiable !) et se dit "choqué" par le MoDem, ce nouveau parti fondé par de neufs démocrates enthousiastes, "choqué" par la démocratie ? Royal qui veut réduire Bayrou à sa conception du "sens de l’histoire" (sur France 3 en direct dimanche soir). Sarkozy qui rameute les électeurs du FN à Toulon, promet des cadeaux à Marseille, soutient personnellement un opposant socialiste de Bayrou (Où se trouve le chef de l’Etat de la Vème République "au-dessus des partis" ?)

                  Le MoDem a bel et bien donné une claque à ce système que les Français rejettent de plus en plus. Il a amorti le retour fulgurant de la gauche (vague rose), fait ravaler son arrogance à l’UMP.

                  Le MoDem prône la fin de la politique du "malheur aux vaincus" qui donne tout à un camp contre l’autre, système qui nuit tant aux administrés.

                   


                  • Nemo 12 mars 2008 17:45

                    A mourir de rire !!! Aubry intégrant le Modem dans sa liste alors qu’elle n’en a pas besoin ??? Vous ne connaissez rien à la politique, ou vous jouez juste à l’idiot du village pour tromper les autres ?

                    Aubry a pris Richir dans sa liste parce qu’elle a besoin des petits maires tels que Olivier Henno pour conquérir la Communauté Urbaine.

                    Aurby désintéressée ! AHAHAHAHAAHHAHAAHAHAH !


                  • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 08:11

                    La Taverne ou la politique du pire.

                    Le Modem ou la politique du meilleur du pire.

                    Bayrou c’est le pire tout pire...


                  • pyfima 12 mars 2008 19:13

                    Mon cher Nemo, il ne faut pas s’énerver ni appeller les adhérents MoDem a arrêté de perdre leur temps dans un parti avec un "pseudo leader" car vous confondez beaucoup chose. Vous mélangez élections présidentielles et municipales tout en sachant que le taux d’abstention n’est pas le même et que surtout l’enjeu est différent. Pourquoi un score aussi faible ? La réponse est fort simple. Le MoDem n’a pas présenté des listes dans toutes les communes de France et donc moins que le PS et l’UMP. Tous les calculs et les pourcentages diffusés dans les médias nationaux sont basés sur la totalité des voix exprimées. Puisque le MoDem n’a pas présenté de listes partout il est normal qu’il possède moins de voix. De plus les calculs ont regroupé comme l’a si bien dis Voltaire les partis de droite ensemble et la même chose pour les partis de gauche. Les listes d’alliance qui sont aussi nombreuses pour le MoDem dès le premier tour ne sont pas comptabilisés.

                    Mon cher Nemo, vous ne faîtes que recracher bêtement ce que les médias vous servent. Je pensais qu’agora vox était justement là pour éviter la concentration des informations et leurs modifications. Le MoDem ne fait pas alliance avec le plus fort forcément, à Marseille il aurait été préférable de soutenir Gaudin pour s’assurer un place. Ici il s’agit d’un pari. C’est le cas dans de nombreuses villes. De plus, les médias oublient très vite de parler de toutes les listes MoDem autonomes qui vont se maintenir et qui ne rejoignent pas le plus fort. Pour prendre le cas de la Bretagne : les listes MoDem de Saint Malo, de Rennes et de Quimper se maintiennent mais bon qui en a entendu parler ? .... C’est bien ce que je pensais. Bayrou a décidé de se lancer tout seul face à un ex-PS étiqueté UMP et une nouvelle candidate PS à Pau. Il le fait seul sans l’aide d’autres gens. D’ailleurs cette situation est assez drôle, un appui sarkozyste pour écraser Bayrou.

                    Dire que le MoDem est un groupe sectaire c’est surtout insulter les militants. Je suis militant MoDem depuis sa création mais UDF depuis début 2006. Je me reconnais entièrement dans ce que propose Bayrou , et Marielle de Sarnez, et Corinne Lepage, et Benhamias, et Philippe Nogrix, et Jean Arthuis. Les médias ne se focalisent que sur quelques grandes figures. Le parti manque d’élus (le courage ne paye pas... )du fait de la création d’un magnifique parti soumis à l’UMP (financièrement et politiquement) j’ai nommé le Nouveau Centre (... la soumission oui). Le parti regorge de militants et de sympathisants qui souhaitent que le monde politique français change.

                    Vous voyez global alors que l’on parle municipales et donc d’élections locales. Le MoDem a fait de très bons scores (plus de 10% ) dans de nombreuses villes et c’est pour cela que tout le monde veut de lui. Même François Hollande qui pourtant est très critique envers les alliances du MoDem, est content qu’il soit là dans certaines villes. Le MoDem dérange. Tout le monde sait que ce n’est pas facile de vouloir se faire une place sur la scène politique française quand les grosses machines UMPS se sentent menacer. Regarder l’attitude de Royal et de Sarkozy pendant la campagne des présidentielles tirant à volonté et de manière collective sur Bayrou. Regarder les nombreuses actions orchestrées pour détruire le MoDem : création et financement de partis centristes fantoches (Nouveau Centre de Morin, Les Progressistes d’Eric Besson, la Gauche Morderne de Bockel et Avenir Démocrate de Cavada), l’appui de l’UMP à Pau pour faire barrage à Bayrou, les appels officieux de retrait de listes dans de nombreuses villes sous peine de maintien de listes dans d’autres villes où le MoDem est en passe de gagner mais où il faut conforter l’avance en rassemblant le plus grand nombre de voix. On essaye de le détruire ce parti car il fait peur, pas forcément à causes des résultats électoraux mais plutôt à son devenir. Il ne faut pas qu’un nouveau parti puisse s’offrir une part au soleil sur la plage politique. J’entendais sur I-Télé que Bayrou n’avait pas proposé de projet pour les législatives (nouvelle tentative pour le discréditer). Qui se fout de la gueule du monde là ? Aucun parti n’a présenté de véritables projets législatifs. Ces projets là ont été portés par les candidats aux présidentielles et tout le monde l’a bien compris. La majorité UMP a été élue sur les propositions faites par Sarkozy, même chose pour le PS et Royal et de même pour Bayrou et l’UDF-MoDem.

                    Finalement, en tant que militant MoDem, je suis heureux de voir que les personnes qui ont quitté Bayrou pour rejoindre le Nouveau Centre alors même qu’ils avaient défendu le projet de Bayrou pendant les présidentielles et qu’ils avaient déversé toute leur bile sur Sarkozy , ont des problèmes dans leurs villes. Rouen est passé à gauche dès le premier tour, Albertini (le premier a être parti doit s’en mordre les doigts), Blois où Perruchot est mal placé,... Il n’y a guère que Morin dans sa petite commune qui a résisté.

                    Bref, arrêtons un peu de taper sur le MoDem. On peut ne pas être d’accord sur le positionnement du MoDem tout en étant un minimun objectif : dire que si vous aviez pu voter à Pau vous auriez voté contre lui me semble soit puérile soit contre-productif. Vous auriez voté par colère ou pour un projet ? La politique n’est pas une histoire de vengeance et de colère mais de fond en tous cas c’est ce que je pense. Le MoDem n’aura pas beaucoup d’élus et ce n’est pas grave car le moment viendra où des personnes de tous bords politiques viendront nous rejoindre pour former un grand parti social-démocrate pour faire progresser les choses en France. D’ici là il faut être sur le terrain, présent au niveau local dans l’opposition ou dans la majorité. Je vous invite tous à lire la lettre de Jean-Luc Benhamias sur les prétendues "limites politique" organisées par les partis politiques (sur le site du Mouvement Démocrate)


                    • Nemo 12 mars 2008 22:55

                      Un parti, c’est fait pour faire passer avant tout un programme, pas une organisation du paysage politique qui convient mieux à untel ou untel. Et ce que vous appelez "faire de la politique autrement" s’appelle en réalité "je demande au Père Noel de me modeler le paysage politique français autour de ma personne géniale qui condescent à venir sur Terre pour changer le monde".

                      La différence est grande. Sauf que le gourou réussit tout de même à convaincre quelques esprits lassés d’une gauche minable, anti-européenne, et avec comme seul projet de se tirer indéfiniment dans les pattes en interne ; et une droite dure qui lèche les bottes au CAC40 et qui dit "c’est pas bien il ne faudra pas recommencer la prochaine fois" quand un abruti de patron se faire prendre la main dans le pot de confiture (franchement, il pouvait s’arranger pour que cela ne se voie pas).

                      L’UDF - je dis bien l’UDF - avait monté un vrai projet présidentiel, que Bayrou a porté au premier tour, avec 18 millions de voix. Et au lieu de transformer l’essai en s’alliant comme c’était le cas depuis 40 ans, avec la droite, mais en position de force, Môssieur le Pur, Môssieur 2012 s’est drapé dans son blanc manteau pour se construire une image d’opposant à Sarko.

                      Parce qu’à l’époque, entre les deux tours, avec 18 millions de voix, il y avait largement de quoi négocier avec Sarko, et exiger à la fois un certain nombre de circonscriptions (beaucoup plus nombreuses que les 25 qu’il restait à l’UDF, mais aussi un poids plus important au gouvernement avec l’assurance d’avoir les mains libres pour mettre en oeuvre les points les plus essentiels du programme de l’UDF.

                      C’est ca que je lui reproche, et c’est ca que je ne lui pardonnerait jamais, c’est d’avoir sacrifié le programme sur l’autel de son hypothétique élection en 2012.

                      Et en attendant, on fait quoi ? Eh bien on laisse champ libre à la droite, pour appliquer son programme, tout son programme, rien que son programme, sans aucune atténuation, ou en tout cas, avec une atténuation réuduite à son miniimum (les 20 dépués du Nouveau Centre). Au lieu que le centre ait 150 députés, il n’en a que 22, dont les deux Modem (Bayrou et Lassalle) s’assoient avec grandeur sur leurs ex-valeurs européennes. Le premier s’absente lors de tous les votes sur l’Union Européenne, et l’autre con vote contre (encore heureux qu’il n’ait pas trouvé là une occasion de nous en remettre une couche avec ses grèves de la faim à la con).

                      Eh bien sachez, chère Madame, ou Mademoiselle, que des salauds (et je pèse mes mots) qui sacrifient leur programme, leurs idées et leurs valeurs pour se construire artificiellement une posture en vue de l’élection présidentielle suivante, j’en fais des ennemis à abattre politiquement. Car ces faux-culs ne méritent pas une seule seconde de représenter le moindre français.

                      Tout le blabla qu’il vous sert n’est qu’un rideau de fumée par rapport à sa vraie nature, et si vous saviez comment les investitures se sont passées à Paris avec la Maîtresse de Sarnez, vous auriez une vision beaucoup moins idyllique (oserais-je le dire ?)... - allez je me lâche il est tard - de cette salope.

                      Les militants historiques, qui avaient tout donné pendant la campagne présidentielle, qui, voulant encore y croire, étaient restés au Modem, malgré la danse du ventre à Ségolène Royal, pitoyable comme celle que fait Sarnez à Delanoe, eh bien ces militants ont été traités comme des chiens. Aucun d’entre eux n’a pu à peine espérer une présence même symbolique sur les listes parisiennes. Toutes les places ont été trustées par la clique de Sarnez, qui se voyaient toutes et tous en train de parader au Conseil de Paris, aux côtés de Delanoe, en prenant la place des Verts.

                      Alors je vous le dit tout net : ces gens là ne méritent pas une seule seconde de rester dans le paysage politique. Il faut le mettre directement en retraite anticipée, parce que ce sont des nuisibles qui salissent la démocratie et l’engagement politique.


                    • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 08:21

                      Pas faux Nemo.

                      Seulement un problème dans votre démo, un centre (NC) allié à la droite n’est qu’une composante de la droite.

                      Un centre sans programme (Modem) n’est qu’une absurdité, et quand cette absurdité est au pied d’un catho trad, il y a des questions à ce poser sur la manipulation que ce parti mène, il est vrai que les Français, à part quelques évaporés, sont relativement sages et ont compris le stratagème.


                    • Nemo 13 mars 2008 10:37

                      A cause de Bayrou, tout est à refaire. On avait ramé pendant des années pour faire en sorte que le Centre devienne une force politique majeure. On avait réussi en rassemblant les 18% aux présidentielles. Et là, patatras ! Au lieu de capitaliser, de réaliser la synthèse, en entrant au gouvernement, en appliquant le programme, en MONTRANT DANS LES ACTES et pas seulement dans les paroles qu’on était capables de faire de la politique autrement, Bayrou s’est assis dessus et a choisi l’option personnelle.

                      Qu’est-ce qui nous empechait d’essayer ? On négociait sur le programme, sur le nombre de députés, on mettait Bayrou 1er Ministre, et on mettait en oeuvre ce qu’on avait promis. Et pour Sarko, ça n’aurait pas été la même histoire, il n’aurait pas eu tout le champ libre pour faire les conneries qu’il a fait. Aux municipales, rebelote, on capitalise, et avec la popularité que l’on aurait eu (un espoir enfin non déçu), on aurait multiplié par 2 le nombre d’élus locaux qu’il n’y aura réellement en additionnant Modem + NC.

                      Et comme Sarko ne peut pas s’empêcher, il aurait fini par imposer des choses inacceptables, Bayrou démissionne, le Centre devient une force d’atténuation de la politique de droite pour le reste de la mandature, et on vire cette droite bête et méchante en 2012.

                      Le seul problème dans ce scénario, c’est qu’il aurait fallu que Bayrou ait un minimum de c... et qu’il ne pense pas qu’à lui et au risque de se "griller" en acceptant d’être 1er Ministre de Sarko.


                    • Papybom Papybom 12 mars 2008 19:13

                       

                      Pour moi, qui ne suis pas un spécialiste, je remarque :
                       
                      1° F BAYROU fait peur à N.S.
                      2° Si F.BAYROU avait été au deuxième tour, il serait président actuellement. Son programme est toujours en ligne  : http://www.bayrou.fr/propositions/  
                      3° Je pense qu’il aurait fait un meilleur travail et que la France serait plus digne.
                      4° Je me demande comment Madame VEIL, accepte encore N.S.
                      5° La gauche ne voulait pas de Madame ROYAL.
                      6° Les casseroles n’empêchent pas la réélection.
                      7° Faut-il voter pour N.D.A ? Son programme : http://www.nda2007.fr/Ses-101-propositions.html
                       
                      Que reste-il selon vous ?
                       

                      • Papybom Papybom 12 mars 2008 20:46

                         

                        Le gouvernement, c’est cela ! La justice est en DIOR et les truands en sursis.
                         
                        L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua a été condamné aujourd’hui à 18 mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire du financement illégal de sa campagne électorale des européennes de 1999.
                        Me Lef Forster, l’avocat du sénateur UMP des Hauts-de-Seine qui était absent, a immédiatement annoncé que son client ferait « vraisemblablement appel » de sa condamnation. La 16e chambre correctionnelle a suivi les réquisitions du parquet en infligeant 18 mois d’emprisonnement avec sursis à Charles Pasqua, qui a été reconnu coupable de faux, financement illégal de campagne électorale et abus de confiance.

                        L’enquête, menée par le juge d’instruction financier Philippe Courroye, devenu aujourd’hui procureur de la République à Nanterre, avait soupçonné qu’une partie du produit de la vente par Robert Feliciaggi (empereur des jeux en Afrique assassiné à Ajaccio en mars 2006) d’un casino à Annemasse (Haute-Savoie) pour 1,1 millions d’euros avait servi à financer la campagne du RPF en 1999.
                         

                        • jef24 12 mars 2008 21:16

                          Trop facile de justifier un positionnement irréaliste au sevice d’une ambition démesurée qui n’aura comme résultat qu’ouvrir dans plusieurs villes un boulevard à une gauche sans programme et qui n’a toujours pas fait sa révolution interne.


                          • Christoff_M Christoff_M 13 mars 2008 01:24

                             Un chef de file inexistant, des voix attribuées sans réelles consignes, des petits arrangements locaux....

                             Le modem qui croyait etre différent et novateur ?! Bayrou tres moyen à PAU et De Sarnez qui se prend une claque à PARIS avec le refus de DELANOE, refus qu’il va peu-etre regretter....


                            • kiribati62 13 mars 2008 05:16

                               La plupart des observateurs reconnaissent au moins au MoDem d’avoir un leader, son unique président. Peut-on en dire autant au PS — il est vrai que l’UMP a un monarque qui a refusé de laisser sa place, même par intérim, à quelqu’un d’autre que lui, nonobstant les statuts — vu ce qui se passe à Neuilly, avait-il pour une fois raison ?

                              Quand on analyse les scores obtenus, par des équipes qui n’étaient pas, la plupart du temps, notables et expérimentées, les résultats sont très satisfaisants. Le MoDem ne présentait pas de listes autonomes partout (dans moins de 75 % des villes seulement). À Bordeaux et à Dijon, il a fait les rois dès le premier tour. Or ces voix ne sont pas comptabilisées dans les résultats (et ces deux villes auront des adjoints MoDem — et pas seulement des roues de secours).

                              Alors, on pourra toujours ironiser sur le MoDem qui s’allie (ou pas) avec l’un ou l’autre… mais pourquoi ne voit-on pas les nombreux appels du pied de l’UMP ou du PS, parfois pressants, parfois plus discrets. Une alliance ou un cartel, ça ne se fait pas tout seul.

                              Ma seule déception, c’est Delanoë à Paris : en refusant le MoDem et en lui préférant les Verts — qui l’ont desservi pendant 7 ans —, il fait, selon moi une erreur stratégique pour l’avenir. Et je précise que j’ai une forte fibre verte.

                               


                            • Emile Red Emile Red 13 mars 2008 08:37

                              Parcequ’avoir un "leader’ serait une preuve de bonne santé ? Ne serait-ce pas comme un corps privé d’un organe, celui de la discussion, du débat ?

                              Bayrou est le pendant de Sarjo avec une soit disant couleur un peu moins brune, mais au fond il est autant à droite, seuls les militants du Modem sont bernés.

                              Le but de Bayrou est de ne pas resté un second couteau de l’UMP comme les Morin et autres magouilleurs que le centre a toujours généré, pourtant ce Bayrou a toujours été dans la lignée Chiraquienne, et c’est parceque le Nabot fait peur que Bayrou a trouvé une ouverture le mettant en lumière. Sarko a fait Bayrou, mais ils ne sont pas si différents sur le fond, seul la forme peut tromper. 

                              Il est déplorable de voir des socialos qui ne savent plus où est le vent, traiter avec ce parti ridicule qui ne représente rien qu’une autre image de la droite dure sous apparence soft.

                              Quant à savoir si Delanoé a fait une erreur, il est plutôt clair qu’il a vu le jeu du Modem qui ne peut être qu’un loup dans la bergerie, les verts au moins ont toujours été nets dans leurs alliances et il faut reconnaître au maire de Paris une parfaite clairvoyance.


                            • vivelecentre 13 mars 2008 10:04

                              """"La plupart des observateurs reconnaissent au moins au MoDem d’avoir un leader, son unique président"""

                              son unique président...sic... ! Il faut se prosterner ?? pourquoi pas sa sainteté pendant que vous y êtes !

                              et pour moi, c’est bien cela le problème du Modem, l’idolâtrie et l’hyperegocentrisme autour de Bayrou !

                              tout est fait pour lui donner un parcours chevaleresque dans le but naturellement de finir par incarner pour les français l’homme du recours, l’homme providentiel , un super dupont de la politique qui aurait triomphé de toute les adversités,seul contre tous

                              et tempis s’il n’a jamais rien démontré de probant en 30/40 de vie politique sinon l’anéantissement d’une grande force politique, l’udf démocrate et liberale tombée de plus de 200 députés dans les années 90 a à peine 3 aujourd’hui ! 

                              Comment peut on considérer comme normaledans un parti qui se dit démocrate que l’investiture aux présidentielles ne soit m^me pas discuté, en 2002, en 2007 et en 2012 !

                              A part le FN ou LO , c’est du jamais vu dans un parti "moderne"

                              Jusqu’à quand et où les compagnons devront ils se sacrifier pour l’hypothétique gloire du Béarnais ?

                               


                              • chmoll chmoll 15 mars 2008 10:34

                                en conclusion, ça n’est plus des élections municipales ni cantonales,c’est une guerre de territoire

                                 


                                • vivelecentre 15 mars 2008 19:02

                                  Amusant, tout les sujet de la semaine à la gloire du modem sont revenu dans la selection du jour (voir du week end )...

                                  Au cas ou on ne saurait pour qui voter dimanche....


                                  • moebius 16 mars 2008 21:21

                                    Bayrou n’est ni de gauche ni de droite, il est logique que le modem ne soit ni sur une liste de droite ni sur une liste de gauche. Ses électeurs se sont reportés sur la gauche qui a gagné ses élections 

                                     

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