Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Deux manières de croire que le respect des autres est un effacement de (...)

Deux manières de croire que le respect des autres est un effacement de soi

 Il y a aussi deux manières de croire que le respect des autres est un effacement de soi. Face à l'autre, on peut s'effacer en désactivant l'une ou l'autre de ses capacités. Par exemple, en ne percevant plus tous les actes de l'autre ; en ne portant plus de jugement moral sur ses actes ; en ne lui adressant plus la parole, pour lui dire ce qu'on pense de la moralité de ses actes et de leur influence sur soi ; ou en ne cherchant plus à agir sur sa propre vie dans sa relation à l'autre, en se laissant faire par l'autre. Il y a donc deux manières de croire que le simple fait de percevoir les actes de l'autre serait un manque de respect envers lui ; comme seraient un manque de respect envers l'autre : le fait de porter un jugement moral sur ses actes ; le fait de lui adresser la parole pour lui dire ce qu'on pense de ce qu'il fait ; ou le fait de ne pas vouloir se laisser faire par lui. Parfois, l'autre qu'on veut ou non respecter, ou l'autre face auquel on s'efface ou non, ne sont pas des individus mais des groupes d'individus, et parfois ce ne sont pas les mêmes individus ou groupes d'individus, mais on les confond plus ou moins (quand nous confondons plus ou moins un individu avec un groupe d'individus, cet individu devient à nos yeux, comme la représentation métonymique du groupe d'individus). Il y a donc aussi parfois, deux manières de croire que le respect d'un premier individu ou groupe d'individus, exigerait de s'effacer face à un second individu ou groupe d'individus différent du premier, mais qu'on confond plus ou moins avec le premier.

 Il y a la manière de celui qui veut exister face à l'autre, mais ne sait exister face à lui qu'en lui manquant de respect (trop de respect pour l'autre lui empêcherait donc d'exister comme il le veut) ; et il y a la manière de celui qui veut respecter l'autre, mais ne sait le respecter qu'en s'effaçant face à lui.

 Il est parfois très difficile de savoir comment respecter l'autre, sans s'effacer face à lui. Quand nous ne savons plus comment faire les deux à la fois, il se crée en nous une tension douloureuse, car nous avons à la fois besoin de faire les deux. Nous pouvons alors, ou bien supporter cette tension dans la recherche d'une manière de concilier les deux, ou bien lâcher prise, d'une manière ou d'une autre, en abandonnant le projet d'exister face à l'autre, ou bien le projet de le respecter.

 Le fascisme est l'attitude de celui qui lâche prise, en gardant le projet d'exister face à l'autre, tout en abandonnant le projet de le respecter ; et l'attitude de celui qui garde le projet de respecter l'autre, tout en abandonnant le projet d'exister face à lui, est la forme naïve de l'anti-fascisme.

 Comme des frères ennemis, fascisme et anti-fascisme naïf sont opposés sur la question de savoir s'il faut respecter l'autre en s'effaçant face à lui, ou bien exister face à l'autre en lui manquant de respect ; mais ils sont unis dans la croyance que les respect de l'autre et l'existence face à lui sont incompatibles. Cette croyance qui les unit est le présupposé de la question sur laquelle ils s'opposent.

 Le respect de l'autre est une exigence éthique. En défendant une conception de l'existence face à l'autre, incompatible avec le respect pour lui, le fascisme fait passer l'existence face à l'autre pour quelque chose d'éthiquement inacceptable. De plus, le fascisme considère comme de l'effacement de soi, et combat donc, les formes d'existence face à l'autre qui seraient un minimum compatibles avec le respect pour lui, c'est-à-dire les seules réalisables, parce qu'éthiquement acceptables.

 L'effacement face à l'autre est quelque chose qu'on ne peut supporter indéfiniment, sans sombrer progressivement dans la folie, ou sans exploser au bout d'un moment, basculant alors dans l'extrême inverse, c'est-à-dire dans le fascisme. Ne plus parvenir à percevoir les actes de l'autre, à juger la moralité de ses actes, ne plus parvenir à dire à l'autre ce qu'on pense de la moralité de ses actes, ou à agir sur sa propre vie dans sa relation à l'autre (cela fait penser à ce que les psychologues appellent des psychoses ou des névroses). En défendant une conception du respect de l'autre incompatible avec l'existence face à lui, l'anti-fascisme naïf fait passer le respect de l'autre pour quelque chose d'insupportable. En considérant comme un manque de respect pour l'autre, et combattant donc, les formes de respect de l'autre qui seraient un minimum compatibles avec l'existence face à lui, l'antifascisme naïf combat aussi les seules formes de respect de l'autre qui seraient supportables, et donc réalisables.

 Fascisme et anti-fascisme naïf combattent donc en fait tout autant ce qu'ils croient défendre que ce qu'ils sont conscients de combattre : tous deux combattent en fait, à la fois le respect de l'autre et l'existence face à lui.

 Il a beau être parfois difficile de savoir comment concilier respect de l'autre et existence face à lui, on peut pourtant être convaincu que ce n'est que sous des formes compatibles l'une à l'autre, et même dépendantes l'une de l'autre, que ces deux choses se réalisent pleinement.

 Dans sa plénitude, le respect pour l'autre est réciproque : il reçoit en retour le respect de l'autre pour nous, qui est une invitation que l'autre nous fait d'exister face à lui ; une reconnaissance par l'autre, que nous sommes au même titre que lui, quelqu'un qui a son mot à dire sur la dimension morale du monde commun qu'on partage avec lui(1).

 Et celui qui sent qu'il existe face à l'autre, aura peut-être plus facilement tendance à vouloir pour l'autre ce qu'il a pour lui.

 Les deux manières de croire que le respect de l'autre et l'existence face à lui sont incompatibles, sont donc finalement aussi, deux manières de renoncer au respect de l'autre dans sa réciprocité, et donc dans sa plénitude ; deux manières de se voir soi-même, ou de voir l'autre, comme quelqu'un qui ne veut ou ne peut pas jouer le jeu d'une telle relation réciproque : ne peut pas respecter celui qui est devant lui, ou n'a pas besoin d'exister face à lui (se voir soi-même autrement que comme on est, ou voir l'autre autrement que comme il est, cela fait à nouveau penser à des psychoses)(2).


Notes

 1. Livres sur la reconnaissance : Guéguen et Malochet, Les théories de la reconnaissance ; Savidan, Le multiculturalisme ; MacIntyre, Après la vertu ; Sandel, Le libéralisme et les limites de la justice

 2. Livres sur le rapport entre respect de l'autre et existence face à lui : Aimelet, Oser le conflit : Pour mieux s'entendre ; Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la communication non-violente ; Rojzman, Sortir de la violence par le conflit : Une thérapie sociale pour apprendre à vivre ensemble ; Marc et Picard, Les conflits relationnels


Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • philouie 15 septembre 2012 10:05

    (1). Dis, ô mécréants
    (2). Je n’adore point ce que vous adorez
    (3). Pas plus que vous n’adorez ce que j’adore
    (4). Je n’ai jamais adoré ce que vous adorez
    (5). Et vous n’avez jamais adoré ce que j’adore
    (6). Vous avez votre religion et moi j’ai la mienne.

    Salam,

    Comment ne pas penser en lisant votre texte à la question du débat sur l’identité nationnale. Chacun aura bien compris que ce débat résultait d’une crise d’identité « Qui suis-je face à l’autre, qu’elle sont mes valeurs ? ».
    La difficulté qui est alors apparu est d’affirmer ses propres valeurs sans que se soit un rejet des valeurs de l’autre (en gros moi je suis civilisé et vous n’êtes qu’un barbare)

    On a vu alors apparaître une incapacité complête à affirmer les valeurs de notre société (non pas du fait de la présence d’étranger mais bien du fait que nous avons détruits, nous même, nos propres valeurs) , c’est plutôt que de revendiquer notre gastronomie nous revendiquons le « pinard saucisson ».

    Nous sommes incapable de nous affirmer en nous même, il nous faut l’autre pour comparaison, pire, il nous faut abaisser l’autre pour arriver à croire que nous sommes grands.


    • samuel_ 15 septembre 2012 20:08

      Je suis dans l’ensemble assez d’accord avec ce que vous dites.

      Juste un peu plus optimiste sur notre capacité à nous affirmer autrement que par la domination ou l’ecrasement de l’autre.

      Intuitivement tres d’accord avec vous, pour dire que le debat respect de l’autre / affirmation de soi, et le debat respect des differences d’origine / affirmation d’une identite collective nationale, sont deux debats tres proches. Le fascisme a fait son possible pour pervertir le debat sur l’identite nationale, et l’anti-fascisme naif a essayé de l’empecher. Tous deux, chacun a sa maniere, le concevaient comme une agression contre les gens d’origine lointaine. On aurait aussi pu concevoir ce debat differement.

      Mais c’est quand meme plus compliqué de rentrer de maniere solide, dans le debat respect des differences d’origine / affirmation d’une identite collective nationale. Car il faut parler d’un etre collectif, une nation, qui n’aurait ni a s’effacer devant ses membres, ni a leur manquer de respect ? Ou alors, dire que cette nation fait partie de la vision morale du monde d’un certains nombres de gens dans ce pays, qui n’aurait ni a s’effacer, ni a manquer de respect aux autres ?


    • philouie 16 septembre 2012 12:31

      A mon sens, il est extrêmement clair qu’il faut être fort pour accueillir l’autre sans que sa différence nous déstabilise et sans lui en faire reproche.
      Par exemple , moi je suis croyant, dans une foi suffisamment établie et sereine pour que je puisse me sentir agressé par l’athée ou le croyant d’une quelconque religion.

      Je vais être agressif avec autrui, si je ne me sens pas bien dans mes basquets, si je nais plus où j’en suis, si mes valeurs sont incertaines.

      c’est ce qui se passe aujourd’hui en france, les français ne savent pas ce qu’être français veut dire, le tout est relatif de la morale fait que personne ne sait trop qu’elles sont les vrais valeurs qui compte et on en vient a s’attacher à n’importe quoi. le coup du « pinard saucisson » est quand même symptomatique.


    • samuel_ 16 septembre 2012 14:41

      D’accord pour dire que la destabilisation vient du fait que plus personne ne sait trop ce qu’etre français veut dire. Il y aurait besoin d’un projet de culture locale et commune qui remporte l’adhesion generale. Pour remporter mon adhesion il faudrait que ce projet se sente particulierement depositaire de tout ce qui s’est passé sur le territoire français dans l’Histoire. D’autres auraient peut etre d’autres choses a dire sur un tel projet pour qu’il leur plaise.

      Mais alors, meme quelqu’un de fort pourrait refuser de vivre sur un territoire dans lequel il n’y a pas de projet culturel local commun. On ne peut pas dire en effet, que le fait de laisser ses conditions de vie se degrader soit un signe de force. Or cette absence de projet commun est une degradation de nos conditions de vie.

      Si rien de ce genre ne se passe au niveau du territoire national, les gens se desinvestiront du territoire national et s’approprieront des espaces plus restreints, qui seront des proprietes privees collectives, ayant leur propre projet culturel commun, appartenant a des sous groupes de la population française. Une sorte de communautarisme ; ecoles privees, lotissements prives, boites de nuit privees, et pourquoi pas a terme, rues commerçantes privees ? Tel est en tout cas mon sentiment. C’est aussi ce qui me semble se passer, à lire « fractures françaises » de Guilluy, ou un livre sur la bourgeoisie des Pinçon-Charlot.


    • samuel_ 15 septembre 2012 13:19

      En même temps la phrase de Nietzsche est surement d’une grande cruauté. Car il sait bien que le recroquevillement du ver le conduira à la mort. Il sous entend que le ver a bien raison de faire ce qui le conduira a la mort, car il est un faible qui n’a pas sa place en ce monde. Je ne sais pas quelle notion du respect de l’autre a Nietzsche. Que pense Nietzsche de celui qui marche sur le ver ? Qu’il a bien raison, car celui qui respecte le ver bride sa propre existence face au ver ? Que la morale ne fait qu’empêcher aux forts d’exister pleinement ?

      Dans ce cas je dis que Nietzsche pensait comme un fasciste, et qu’il croyait que l’ennemi est le respect de l’autre, alors que l’ennemi est seulement sa conception perverse du respect de l’autre et de l’existence face a lui : selon laquelle ces deux choses sont incompatibles.

      Je suis plus attiré par Hegel que par Nietzsche.


    • alinea Alinea 15 septembre 2012 13:29

      On respecte ce qui est respectable : sinon c’est de la lâcheté ou de l’indifférence.
      Qu’est-ce qui est respectable ?
      Ce qui correspond à notre morale.
      Certes la morale peut être personnelle, mais tout de même, elle a des ramifications non ambigües dans la société dans laquelle nous vivons.
      Le respect - tel que je l’ai compris d’après ce que vous en dîtes- c’est pour moi soit de l’effacement, soit de l’indifférence : deux attitudes qui gomment le respect vrai !


      • epicure 15 septembre 2012 18:29

        le respect contient toujours une part d’indifférence, car pour respect l’autre il faut faire fi de choses qui ne nous conviennent pas, nous différencie personnellement, les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. En retour en demande la même chose à l’autre, c’est dans cette situation qu’il peut y avoir respect mutuel. Pour se respecter, il faut savoir mettre de côté ce qui divise, être indifférent donc aux différences de l’autre, et les aborder de manière détachée.

        Par exemple pendant les guerres il y avaient des ennemis qui avaient du respect l’un pour l’autre, car justement dans leur approche de cet ennemi, ils savaient mettre de côté le fait que c’était un ennemi, voir autre chose que l’Ennemi pour pouvoir le respecter. Parce qu’ils le respecter en dehors du fait qu’il soit un ennemi, ils pouvaient le respecter en tant qu’ennemi.

        En contre exemple, un bigot fanatique (qu’importe la religion), qui est très attaché à ses rites, à ses symboles, et ne supporte pas que les autres ne s’y soumettent pas, n’aura aucun respect pour les autres, et au contraire aura tendance à se montrer autoritaire, que ce soit vis à vis de ses coreligionnaires ou ceux d’autres croyances. Cet individu est incapable d’être indifférent aux différences des autres, et donc ne respecte pas les autres et ne se montre pas respectable.

        Mais il ne faut pas la confondre avec la soumission ou la lâcheté justement. C’est à dire quand on se couche devant l’autre et ce même si ses actes contreviennent à l’éthique universelle, s’il s’instaure une relation de domination. Il y a lâcheté, soumission, quand on se montre indifférent face à ce qui ne doit plus nous laisser indifférent.


      • epicure 15 septembre 2012 21:27

        il y a deux problématiques différentes dans cette histoire :
        - l’acceptation de l’autonomie des individus ou pas

        -la réciprocité ou la non réciprocité

        Ce qui permet de concevoir schématiquement le problème du respect, de l’attitude vis à vis de l’autre de quatre façons :

        - une attitude qui favorise à la fois l’autonomie et la réciprocité
         « vivre et laisser vivre », on se respecte tant que chacun n’impose pas son point de vu à l’autre, on met ce qui oppose de côté. On favorise le respect mutuel.

        - une attitude qui favorise l’autonomie mais sans la réciprocité des uns vis à vis des autres.
        Chacun fait ce qu’il veut, il ne faut rien dire même si cela nuit à autrui. C’est l’attitude relativiste.
        Mais, c’est l’attitude égoïste, au niveau personnel c’est la revendication de sa propre autonomie, qui doit s’imposer face à toute autre considération, « me montrer du respect, c’est pour les autre me laisser faire tout ce que je veux », c’est l’attitude sans gêne.

        - une attitude autoritaire/intolérante mais réciproque, égalitariste en fait, c’est à dire que soi et les autres on n’est pas libre de faire ce qu’on veut et tout le monde se soumet aux mêmes règles et contraintes, aux mêmes traditions, établies par le groupe majoritaire ou dominant.Le respect se gagne en devenant identique. C’est par exemple l’assimilation. Ce qui est rejeté c’est l’expression, la revendication de la différence, pas la personne si elle se dépouille de ses différences. C’est une intolérance conditionnelle.

        -une attitude autoritaire/autoritaire, intolérante , mais non réciproque, inégalitaire, l’autre est considéré comme inférieur et fondamentalement différent, et doit se soumettre à des contraintes qui ne s’imposent pas à soi, tandis que l’on revendique la supériorité de ses actions Il n’y a pas de respect possible. Contrairement à la conception précédente ce n’est pas l’expression de la différence qui est rejeté, bien au contraire, elle est recherchée, revendiquée, voire imposée, mais bien la personne de l’autre en tant que porteur de ces différences qui est rejetée comme possible égale. Nous avons donc ici une intolérance viscérale, inconditionnelle. S’il y a une attitude fasciste, c’est bien celle là.

        En fait l’attitude démissionnaire , soumise, est une logique intermédiaire entre les deux attitudes non réciproques, entre le relativisme qui laisse tout faire, et l’autoritarisme qui limite l’autonomie de l’individu et où ce dernier en fait s’efface devant d’autres considérations supérieures, ici l’individu limite son autonomie en se soumettant à des traditions, des coutumes, des croyances. Confondant la tolérance avec le laxisme, limiter des pratiques culturelles, religieuses ou autre, cela devient de l’intolérance à ses yeux, même si ces pratiques sont elles mêmes intolérantes, montrent peu de respect pour l’autre ( par exemple pratiques sexistes ). Mais contrairement à l’autoritaire non réciproque , il se met en dessous de l’Autre, de ses croyances, traditions etc... Donc il se soumet aux agissements de l’Autre, sinon il culpabilise de se sentir intolérant.
        D’un côté on crie à la tolérance, au respect, mais de l’autre on favorise les comportements les moins respectueux, les moins tolérants.


        • alinea Alinea 15 septembre 2012 22:23

          Le respect, c’est ce no man’s land entre « j’adhère » ( ou j’aime...) et « je ne tolère pas ».
          Quand on dit : je respecte Mr Dupond, dans le langage courant cela veut dire que vous ne l’aimez pas, que vous ne l’approuvez pas mais que vous le laissez vivre, probablement parce que lui aussi vous laisse vivre !
          Quand vous dîtes : je respecte la loi, c’est un peu comme un aveu de soumission aveugle, vous n’adhérez pas là non plus, mais vous acceptez.
          On peut accepter des choses qui nous contredisent voire nous gênent chez des bons amis ; on ne dira pas qu’on les respecte ! On dira, de manière triviale : ça m’emmerde mais je fais avec !
          Le respect est une distance que je n’aime pas avoir, elle semble que je sois redevable de quelque chose ( c’est pourquoi je ne pourrais dénigrer) ou que je sois inférieure par nature.
          la tolérance, c’est la même chose à l’envers : quand je tolère, c’est que je me place en haut. Ça, je n’aime pas non plus.


          • epicure 17 septembre 2012 04:41

            tu confonds le respect avec la tolérance.
            Ce que tu dis s’applique à la tolérance et non au respect.

            La tolérance c’est le pacte minimum du vivre ensemble, sinon soit c’est la guerre permanente, soit il faut vivre seul dans le larzac avec ses chèvres, si tu tolères les chèvres.

            Dans le respect il y a toujours la considération de l’autre. Quand on respecte quelque chose c’est que sur un certain aspect on a de la considération, de l’admiration, bref du respect, indépendamment des autres aspects de la personne. C’est pour ça qu’on dit que le respect ça se mérite, et que par exemple les religieux qui demandent le respect tout en faisant des discours intolérants vis à vis des non croyants ou hérétiques ce sont des hypocrites.

            Par exemple en sport tu as les sportifs adversaires qui se respectent, et ceux qui se respectent pas.
            Pour ceux qui se respectent sur le terrain c’est le plus fort qui gagne, mais une fois la compétition, la partie, le match etc... terminé, ils peuvent se comporter comme des amis ( surtout si ce sont des amis en fait ).
            Deux adversaires qui ne se respectent pas resteront froids et distants, sont capables d’avoir des propos et des gestes agressifs, méprisants vis à vis de l’autre, et s’évitent en dehors des compétitions.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

samuel_


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès