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Accueil du site > Actualités > Politique > Deux millions de manifestants peuvent-ils se tromper ?

Deux millions de manifestants peuvent-ils se tromper ?

Le dialogue entamé ce mercredi 18 février entre les partenaires sociaux et le gouvernement peut-il aboutir ?

On peut bien sûr, douter de la représentativité des organisations syndicales et souligner, une fois de plus, qu’elles sont financées par l’État, que leurs comptes sont opaques, qu’elles bénéficient d’un monopole de représentativité parfaitement scandaleux, que seulement 8% des salariés français sont syndiqués et que les chômeurs sont laissés pour compte.
Mais là n’est pas le fond du problème.

Sur fond de crise avérée ou attendue, plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé un peu partout en France le jeudi 29 janvier 2009.
Plus de deux millions suivant les organisateurs, un million selon la police (tradition oblige). Est-ce que un ou deux millions de personnes peuvent se tromper et défiler pour une mauvaise cause ? Y a t-il des précédents dans l’histoire ?

Avant de répondre à cette question il faut examiner ce que réclament ces manifestants. Le site www.29janvier2009.fr énumère leurs revendications :

  • Donner le priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique,
  • Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités,
  • Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat,
  • Une relance par la consommation.
  • Une politique de développement de logement social
  • Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire
  • Règlementer la sphère financière internationale
On le voit, les manifestants et leurs organisations syndicales demandent plus d’aides, en tout genre venant de l’État, plus de règlementations et plus de prélèvements sur les entreprises qui survivent encore sous la pression du "système social français". Le mythe de l’État providence a beau se fissurer de toutes parts, ils n’en démordent pas.
Alors que la balance du commerce extérieur s’effondre littéralement, que les comptes de l’État, déficitaires depuis 35 ans, virent au rouge vif, que le poids de la dette devient insupportable, dans une France qui était déjà en crise avant la crise, la solution consisterait donc à augmenter les salaires et à toujours plus pressurer le secteur privé, le seul capable de créer des emplois.

A l’appui des ces revendications, les syndicats dénoncent, comme d’habitude, les entreprises qui "font des bénéfices", c’est à dire ces fausses entreprises privées, ces oligopoles du CAC 40 que l’État protège et alimente à travers des concessions, des privilèges et des aides. Le vrai secteur privé concurrentiel lui, ne fait plus de bénéfices depuis bien longtemps et fond comme neige au soleil. Les fonctionnaires et assimilés vont bientôt pouvoir se prélever des taxes entre eux.

Ce refus de voir la réalité en face, ces manifestants qui ont peur de l’avenir mais qui veulent conserver leurs "avantages acquis", cette foule qui croit qu’elle va se sauver en répétant et en amplifiant les erreurs du passé fait cruellement penser à celle des manifestants algérois de mai 1958 descendus dans les rues pour défendre l’Algérie française et précipiter la fin de la 4e république.
Quand on y réfléchi il y a de nombreux points de similitude entre les deux situations : l’ampleur des manifestations, la vraie angoisse des manifestants, leur manque de lucidité devant leur univers protégé qui s’écroule ; les sacrifices qu’il leur faudrait consentir pour éviter la catastrophe, la démagogie des politiques

Les socialistes et les gaullistes ont bâti un empire social sans tenir compte de la réalité du terrain qu’ils prétendaient occuper. Ils ont cru que l’on pouvait établir des colonies sociales contre le marché, qu’ils considèrent avec le même mépris condescendant que nos parents portaient aux populations autochtones d’Algérie. Comme eux ils ont cru pouvoir planifier un modèle de civilisation et l’implanter à leur guise où bon leur semblait. La mécanique étatiste qu’ils ont mise en place ne fait qu’augmenter les inégalités. Elle ponctionne la société civile pour tenter de résoudre les problèmes qu’elle a elle-même créés avec ses contraintes absurdes et ses aides sélectives. Elle détruit les entreprises, pénalise l’emploi, subventionne les plus malins ou les plus malhonnêtes. Le salaire minimum décrété interdit aux plus faibles de trouver du travail et les plonge dans l’exclusion. La dégradation de la situation économique et sociale fournit à cette classe politique de nouvelles occasions pour augmenter ses aides et pour légiférer. La machine infernale se nourrit des dégâts qu’elle occasionne.

Les Algérois d’origine européenne de mai 1958 manifestaient parce qu’ils craignaient de tout perdre. Ils en appelaient au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l’Algérie. Leur intransigeance a ruiné les efforts de réforme, et ils ont tout perdu !

Est-ce que la fin de l’empire social français sera aussi dramatique que celle de son empire colonial ?
L’irresponsabilité des syndicats et de l’opposition, et les "je vous ai compris" de la majorité le font craindre.

Si cette analogie se vérifie, lorsque tout se sera effondré, il se trouvera certainement quelques vieux députés socialistes et gaullistes nostalgiques d’une époque révolue capables de mettre à l’ordre du jour de l’assemblée "la reconnaissance du rôle positif de l’interventionnisme".

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28 réactions à cet article    


  • tomasi75 18 février 2009 11:41

     Que les manifestants soient 2 millions ou 10 millions, le gouvernement restera sourd aveuglé par l’idéologie libéral de sarkozy, regradez son parcours, il n’y a que peu de succés
    la preuve :
    http://voxx.over-blog.com/


    • Alpo47 Alpo47 18 février 2009 12:21

      Peut être déconnecté des réalités d’un monde qui s’effondre, l’auteur nous délivre un énième prèche pro-libéral...
      Je le cite :"...Les socialistes et les gaullistes ont bâti un empire social sans tenir compte de la réalité du terrain qu’ils prétendaient occuper. Ils ont cru que l’on pouvait établir des colonies sociales contre le marché,..."

      Il est facile de lui rappeler, mais je suis certain qu’il ne l’entendra pas, que le système qui s’effondre est précisément celui qu’il décrit comme l’idéal à atteindre. Le "marché" ...
      Et notre système de protection sociale, que lui et les siens honnissent, va, très probablement, nous protéger de vivre la crise aussi intensément et tragiquement que les USA ou la GB...

      Un souci tout de même, Sakozy semble encore décidé à poursuivre son travail de destruction des services publics. La "fuite en avant" ...


    • alcodu 18 février 2009 14:28

      @ Alpo47

      Prétendre que la crise actuelle est due à la "folie des marchés" est un mensonge énorme mais les étatistes ne sont pas prêts d’abandonner leurs privilèges.

      La finance et de l’immobilier sont les deux secteurs les plus réglementés partout sur la planète.

      Les Etats, par l’intermédiaire des banques centrales, sont les créateurs de l’inflation, c’est à dire de la fausse monnaie qui ruine régulièrement nos économies. Le pouvoir des Etats allant croissant - il prélèvent à l’heure actuelle entre 40% et 50% de toutes les richesses produites dans le monde, l’amplitude des crises augmente également.
      Comme nous allons vers encore plus de régulation, donc encore plus de détournement d’argent par les Etats, la prochaine crise (dans dix ou vingt ans) sera encore plus grave que la crise actuelle.
      .


    • foufouille foufouille 18 février 2009 15:01

      immo, prix multiplie par 5 minimu en 10a
      quelle reguelation ?
      pareil pour les talibanquiers qui vendent 10x le meme truc


    • Alpo47 Alpo47 18 février 2009 16:33

      L’Etat ... l’Etat ... l’Etat... honni, rejeté, critiqué à outrance .... et supplié, appelé au secours, béni lorsque le système libéral et la mondialisation ont mis le monde sans dessus dessous et sont en ruine et, paniqués, appellent à l’aide .... les Etats et ..... les contribuables..
      Ce que l’on appelle généralement, la privatisation des bénéfices et la nationalisation des pertes. Vive le libéralisme.

      Supprimons donc l’état pour toutes ces banques ruinées qui appellent au secours, pour les fabriquants automobile ...etc... etc...et tout ira mieux. Non ?
      Il est hallucinant de voir les arguments développés par le "derniers libéraux", refusant d’admettre leurs erreurs, et, comme les anciens communistes, affirmant que si le système neo ou ultralibéral s’effondre, c’est parce que ce n’était justement pas assez libéral. La tentative de fuite en avant.

      L’art et la manière de refuser de reconnaitre "je me suis planté et je dois évoluer"... Suggestion tout de même, ne tentez pas d’aller répandre vos idées dans la rue. Autour de vous, il y a des contribuables, salariés... Vous y risqueriez le lynchage.

      Ah, dernière nouvelle pour vous, un de vos "maitres à penser", Allan Greenspan, (surement un coco masqué) vient de reconnaitre que la nationalisation de certains secteurs de l’économie pouvait, finalement, avoir du bon.

      Rien ne change, tout recommence .



    • titi 18 février 2009 17:10

      "Ce que l’on appelle généralement, la privatisation des bénéfices et la nationalisation des pertes. "

      Pour votre info l’Etat prélève chaque année 33% des résultats des entreprises et globalement 50 % de la richesse. Il nationalise donc allégrement les bénéfices.

      D’autre part s’agissant de prêts et non pas de dons, l’état ne nationalise pas les pertes.

      Alors de grace ne nous ressortez pas votre poncif habituel.

      Notez que sur le fond je suis contre cette pratique :
      1) en prêtant l’argent qu’il n’a pas l’Etat alourdit sa dette 
      2) il résoud un problème de trésorerie en créant une charge future (les interets) sur les entreprises 
      3) tot ou tard le problème de la dette ressortira et il faudra qu’il prélève encore plus n’ayant pas le courage de se réformer.

      Evitez comme la plupart des intervenants de confondre situation de trésorerie (améliorée par un prêt) et résultat d’exploitation (amélioré par un don).


    • alcodu 18 février 2009 17:26

      Il n’y a pas de système libéral en place.
      Il y a un système Keynesien qui est en train de se planter royalement.

      En France, tout le monde est anti-libéral. La droite, la gauche et les extrêmes. Et les étatistes ont le culot d’imputer leur échec au "libéralisme". Ils s’inventent des adversaires qui n’existent pas, alors qu’ils gouvernent le pays depuis 60 ans !!

      Nous sommes dans le pays le plus étatiste et le plus dirigiste d’Europe. Notre économie coule lentement mais sûrement. Nous ne créons plus de richesses, l’Etat providence est en train de se saborder tout seul.


    • Alpo47 Alpo47 18 février 2009 17:37

      "...D’autre part s’agissant de prêts et non pas de dons, l’état ne nationalise pas les pertes....’

      Et, comme dit Sarkozy, cela ne va rien couter au contribuable, car je suppose qu’il n’y a pas besoin d’emprunter sur le marché et de rembourser ?
      Le plus grand risque est, effectivement, d’endetter l’Etat (honni), alors que les banques vont continuer de s’effondrer et bientôt faillir. Qui remboursera alors l’Etat prêteur ? Bon, heureusement, les contribuables sont là ...





    • Alpo47 Alpo47 18 février 2009 17:40

      Notre économie coulera sans doute bien moins profondément que les "modèles" Anglo Saxons, justement grace (à cause) des divers systèmes de protection sociale, ainsi que de la fonction publique, pourtant bien abîmés depuis 20 ans.


    • titi 19 février 2009 08:52

      Notre système est en faillite depuis 30 ans mais aucun politique n’assume la rédaction du certificat de décès. Comment pouvez vous affirmer qu’il résiste ?

      Le système anglo saxon se casse la gueule avec la crise : en fait il rejoint le notre qui est dans cette situation depuis 30 ans.
      Mais ce anglo-saxon engrangera lorsque l’économie repartira. Alors que dans notre cas que l’économie aille ou n’aille pas nous ne bouclons pas notre budget, nous ne résorbons pas notre chomage.
      Lorsque la crise sera terminée, les EU, le royaume uni, et tous les autres re crérons les milliers d’emplois supprimés. Pas nous.

      Je n’encense pas le modèle anglo-saxons, mais il n’empêche qu’en 1995-2000 lorsque l’économie allait, nous avons été incapables d’arriver ne serait ce qu’à équilibrer le budget.
      Pire certains irresponsables ont inventé le concept de "cagnotte" faisant croire que le budget était excédentaire. Belle opération de comm qui a des conséquences sur le budget actuel : on continue de répartir la cagnotte alors qu’elle n’existe plus, et qu’elle n’a jamais existée.


      Aujourd’hui, alors que les pays comme l’Espagne ont des réserves pour juguler la crise, nous n’avons d’autres solutions que d’emprunter encore et encore.
      Celà ne pourra pas durer.



    • Yena-Marre Yena-Marre 18 février 2009 12:01

      Il ne s’agit pas d’un dialogue , mais de la "révélation de la parole divine" en primeur , à des syndicats fréquentables aux yeux de sa majesté . Sa grandeur au bon peuple servira sa logorrhée à l’heure (à la place) de la soupe !


      • Tristan Valmour 18 février 2009 12:11

        Bonjour Alcodu

        Je suis d’accord avec vous pour dire que l’Etat ne doit pas aider les entreprises. Il doit effectivement laisser faire le marché. Encore faut-il que les règles du marché soient respectées, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui. Les règles sont définies par les grandes entreprises, et la loi n’est qu’une variable d’ajustement. Ces multinationales n’hésitent pas à défier les lois pour parvenir à leurs fins, écrasant toute possibilité de concurrence. A ce sujet, voir l’étonnante histoire de DYSON, la marque d’aspirateurs. Les gros actionnaires ont des intérêts dans plusieurs entreprises, souvent du même secteur, et cela fausse aussi le marché.

        La liberté du marché, oui, mais d’un marché vertueux. Et des peines extrêmement sévères (saisie de tous les biens) pour ceux qui ne respectent pas les lois du marché. Ainsi naîtra une vraie concurrence. 

        Un marché vertueux signifie aussi la garantie de consommer selon l’accord d’un consentement libre et éclairé. Or, le consentement libre et éclairé du consommateur n’est nullement garanti. Les contrats sont trop longs, écrits en petits caractères, formulés de manière incompréhensible, avec de nombreux astérisques, etc. Les vendeurs mentent effrontément. Des milliers de sociologues, psychologues, éthologues, mathématiciens étudient le comportement des consommateurs pour mieux les connaître et contrôler. Le consommateur est donc seul et ignorant face à un groupe savant : son consentement est vicié. De plus, les publicités, qui intègrent le travail des spécialistes cités plus haut éveillent les instincts, l’affect, et ne s’adressent pas à l’intellect. Sur ce plan, le consentement du consommateur est aussi vicié puisqu’il y a manipulation par la répétition d’un message qui s’adresse au cerveau reptilien et limbique. On fait naître le besoin et le désir par des techniques de manipulation employés par les sectes ! Dans les hypermarchés, les produits que l’on veut vendre sont à hauteur d’yeux, et les autres inaccessibles soit parce qu’ils ne rentrent pas dans le champ de vision - ils ne sont pas évoqués (représentation mentale d’un objet perceptif) -, soit parce que des paramètres physiques (taille, âge) ne permettent pas d’atteindre les produits du haut ou du bas. Et je peux continuer en énonçant des dizaines d’expériences de psychologie pour prouver combien le consommateur est privé de sa liberté.

        Une fois la liberté d’un marché vertueux assurée, il sera possible d’envisager plus de souplesse dans la gestion des ressources humaines (pas de rémunération plancher, embauche et licenciement facilités, etc.), moins de régulation et plus de liberté. A condition que l’Etat assure à tous un minimum vital (logement, nourriture, habillement, accès à la culture et aux relations sociales, électricité, etc.) pour mener une vie digne et humaine. C’est la condition sine qua non.

        Et pour que le tout fonctionne, il faut plafonner les revenus et la fortune. Des fortunes trop élevées créent un déséquilibre du marché, un déséquilibre du pouvoir.

        Déréguler sans avoir pris en compte ce qui est exposé plus haut (liste non exhaustive) conduira à soumettre la majeure partie de la population à un régime proche de l’esclavage. Or il n’est pas plus enviable d’être l’esclave d’une grande entreprise que de l’Etat. A maints égards, une grande entreprise se conduit d’ailleurs comme un Etat, et elle en a de nombreuses caractéristiques (voir les cours sur la théorie des organisations).


        cordialement


        • iris 18 février 2009 12:24

          Qui pour surveiller et punir ??


        • foufouille foufouille 18 février 2009 15:03

          le marche vertueux et magique
          on a vu ca avec les banquiers


        • alcodu 18 février 2009 19:17

          Je suis globalement d’accord avec vous.

          Un marché vertueux c’est un marché que l’on laisse s’organiser pour offrir plus de transparence au consommateur.
          Pour que le marché puisse s’organiser en ce sens et pour que le consommateur puisse se protéger lui-même, il faut favoriser les "class actions" et donner des moyens juridiques au consommateur. Ces moyens ont été régulièrement refusés aux consommateurs par l’Etat socialo-gaulliste.

          Il faut également et en tout premier lieu que l’Etat cesse de créer des monopoles ou des oligopoles. Le rôle de l’Etat doit être de briser les ententes et d’établir un Droit identique pour tous.
          L’apartheid sociale entre les fonctionnaires et le secteur privé concurrentiel, est un vrai scandale indigne d’un Etat de Droit.

          En régime libéral, sans clientélisme sans corruption, sans patriotisme économique et avec une vraie concurrence, les sociétés privées auraient beaucoup de mal à établir un monopole durable, mais si elles y parvenaient, le rôle de l’Etat serait de le briser. Fermement.

          L’Etat joue un rôle exactement contraire dans notre société.... et se plaint du "pouvoir" des multinationales qu’il a lui-même contribué à créer avec ses aides ses protections, ses regroupements (Suez GDF).



        • Kalki Kalki 18 février 2009 13:24

          Oui bon en fait le nombre de manifestant ( comme le nombre de personne ayant voté pour sarkozy ) sert mal dans une discussion.

          Deux millions de personnes peuvent se tromper et tous ensemble c’est pas vraiment la question ...

          IL faut ajouter pour éviter l’erreur, que les manifestant n’avaient pour une fois pas du tout les meme revendications, plusieur revendications, plus centaine peut etre meme, mais tout le monde n’est pas concerné par tout...

          C’est un peu ce que veux utiliser le MEDEF, pour diviser, en disant qu’on a tellement de revendication qu’on ne peut y répondre, et qu’on a pas la capacité a communiquer ...

          VOIR LAURENCE PARISOT SUR AGORAVOXTV
          http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21903

          IL VA FALLOIR LEUR APPRENDRE LES BONNES MANIERES POUR QU ILS RESPECTENT LES ETRES HUMAINS.




          	Je propose de commencer à ouvrir les horizons

          Sur Agoravox tv :


          Espoir : AUROVILLE, la ville dont la Terre a besoin


          http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21905

          Depuis 1968, dans le Sud de l’Inde, une ville utopique se développe et attire des habitants de tous les pays du monde. Auroville est une expérience ambitieuse et unique, une sorte de laboratoire d’où sortira peut-être la ville du futur idéale.
          Depuis toujours, l’homme rêve de construire un monde meilleur, d’inventer une autre manière de vivre grâce à laquelle il pourrait s’affranchir du racisme, de la religion, de la politique, de la pollution, et surtout de l’argent.

          A voir au moin la première video, qui est la bande annonce.


          • Blé 18 février 2009 14:44

            Je cite : "Ce refus de voir la réalité en face, ces manifestants qui ont peur de l’avenir mais qui veulent conserver leurs "avantages acquis", cette foule qui croit qu’elle va se sauver en répétant et en amplifiant les erreurs du passé fait cruellement penser à celle des manifestants algérois de mai 1958 descendus dans les rues pour défendre l’Algérie française et précipiter la fin de la 4e république."

            Ces manifestants qui ont peur mais qui veulent conserver leurs avantages acquis, .....

            A vous lire je soupçonne que les membres qui composent les élites industrielles et financières n’ont aucun "avantages acquis" !!!! Le bouclier fiscal est destiné au R M iste ou au smicard, les baisses de charges patronales, les aides de toutes natures pour l’emploi profitent avant tout aux chômeurs.

            Le programme du Comité National de Résistance n’était pas un mythe et c’est bien pour cette raison que le MEDEF via le Petit s’applique consciencieusement à le bouziller. Ils faut dire qu’ils n’ont pas de mal à recruter des larbins pour les basses oeuvres de votre nature et pour leur tenir les pissetières.


            • alcodu 18 février 2009 15:39
              • A vous lire je soupçonne que les membres qui composent les élites industrielles et financières n’ont aucun "avantages acquis" !!!!

              Je crois que vous lisez mal.

              Je dis au contraire que le secteur "pseudo privé" (les sociétés du CAC 40) et beaucoup d’autres, sont des sociétés privilégiées qui bénéficient d’aides de l’Etat. Les dirigeants (généralement très médiatiques) de ces entreprises sont également des privilégiés. Un privilège (privata lex) c’est une Loi particulière qui favorise un groupe ou une personne.
              Un riche n’est pas obligatoirement un privilégié. Malheureusement dans notre pays et dans beaucoup d’autres, les très riches sont souvent des privilégiés, c’est à dire qu’ils bénéficient de concessions, d’aides ou de droits spéciaux de la part de l’Etat.

              La concurrence n’est pas encouragée dans notre pays. Bien au contraire l’Etat s’évertue à créer des monopoles dans tous les domaines (entreprises, syndicats, enseignement, assurances). Le MEDEF est d’ailleurs un exemple frappant de monopole de fait créé de toutes pièces par l’Etat.



            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 18 février 2009 15:42

              "Est-ce que un ou deux millions de personnes peuvent se tromper et défiler pour une mauvaise cause ? Y a t-il des précédents dans l’histoire ? "

              Au moins les électeurs d’Adolf Hitler, il me semble ...


              • loco 18 février 2009 21:22

                 Si le Président est libéral, la chose est simple :

                - le banquier a merdé, donc il est nul, donc il fait sa faillite normalement, et adieu. Mais, non, hop, un petit coup de pouce avec des sous virtuels, les notres, et la casse pour nous, demain. 

                - le constructeur auto ne peut pas vendre ses voitures, inadaptées au souhait réel du vrai client (pas celui qu’imaginent les pseudos sondages intox), ou honteusement trop chères (comparer l’augmentation des salaires des ouvriers-consommateurs avec celle du prix des véhicules), il a merdé, donc il est nul,........ et adieu. Mais, non, hip, un petit............. demain.
                 C’est la LOI du Marché, appliquée tant que le medef dit oui, mais pas quand il dit non. Et on se cache pour la défendre, cette prétendue loi qui ne fonctionne pas, derrière des artifices du genre "oui, mais dans un marché vertueux"...... tour de passe-passe qui abrite le dogme si pratique pour cacher une politique de prévarication.
                 Ce qui est dommage, c’est que ceux qui jouent ce jeu sont aussi ceux qui critiquent l’idéal communiste en s’appuyant sur le réel de l’URSS stalinienne, sans aucunement accepter l’idée d’un communisme vertueux...... C’est vrai que personne ne les paierait pour cela.


                • alcodu 18 février 2009 22:08

                  Cher loco,

                  Sur les deux points que vous citez Alternative Libérale a clairement prix position.

                  Lorsqu’une banque "merde" (selon votre expression) nous préconisons de la laisser couler. Il en va exactement de même avec un constructeur automobile. L’Etat ne doit jamais intervenir pour aider des entreprises. Cela les responsabilisera et cela contribuera certainement à ce que leurs PDG soient moins payés.

                  La socialisation des pertes est totalement inacceptable pour un libéral.

                  Puisque M. Sarkozy intervient massivement pour aider les entreprises, j’espère que vous en déduisez que M. Sarkozy n’est pas un libéral...


                • alcodu 18 février 2009 22:48

                  Par ailleurs je tiens à modérer mon commentaire ci-dessus qui s’applique à une économie libérale. Or nous ne vivons pas du tout dans une économie libérale.

                  Comme je l’ai indiqué les gains de la fausse économie privée (le capitalisme de connivence) ne résultent pas de la seule adoption de ses produits par le marché mais de privilèges et d’aides d’Etat.

                  Mais il en va de même pour ses pertes. Renault et Peugeot ne sont pas les seuls responsables de leur déconfiture.

                  Le gouvernement a pressuré les automobilistes comme des vaches à lait. Il les a taxés, rançonnés, découragés, il les a désigné comme des pollueurs. Plusieurs collectivités locales dont Paris ont clairement affiché leur intention d’instituer "un enfer pour les automobilistes" (et elles ont réussi).

                  Chose extraordinaire, les ventes d’automobiles baissent ! incroyable !

                  Après avoir tout fait pour décourager les automobilistes le gouvernement semble s’aperçevoir que la production automobile va en souffrir . Ils découvrent. Ils n’avaient pas prévu ça.

                  Et voilà que le gouvernement injecte de l’argent dans l’automobile (6 milliards), ce qui va faire augmenter les émissions de CO2, tout en ayant ratifié le protocole de Kyoto (coût 300 milliards) pour les faire diminuer.

                  C’est beau l’interventionnisme !


                • Le péripate Le péripate 19 février 2009 06:59

                   Les prétendus réglages fins (fine tuning) du keynésiannisme finissent toujours par être de grossières embardées, des violents coup de barre dans un sens puis dans l’autre.


                • loco 18 février 2009 21:27

                   J’ajoute que le titre de votre article "peut-il aboutir" pose la question d’une façon inacceptable, puisqu’il DOIT aboutir (rien n’autorise personne à laisser perdurer ce drame) et est extrèmement méprisant vis à vis de notre Président pour lequel "vouloir c’est pouvoir" .


                  • jmarc 19 février 2009 03:17

                     
                    Deux millions de manifestants peuvent-ils se tromper ?
                    Le rédacteur d’un article, lui, le peut !


                    - Les syndicats financé par l’état ? Ah oui ? Si c’est vrai, prouvez-le !

                    - Monopole de représentativité ? Avec le nombre de syndicats qui existent en France ? Qui n’est pas représenté ? Et s’il ne l’est pas, pourquoi, il ne fonde pas un syndicat ?

                    - Il y a des chômeurs syndiqués.

                    Mais il ne s’agit que des grossières erreurs du chapeau de l’article. Là n’est pas le fond du problème, comme vous dites.

                    Quel aveuglement (volontaire ?) de dire que "l’Etat providence se fissure" alors que les économies qui connaissent les plus grands impacts de la crise (US, Grande Bretagne, Espagne) sont ceux qui ont le plus versé dans le libéralisme. Quant à comparer les manifestants à ceux de l’Algérie Française, ça serait insultant si ce n’était pas - je m’en excuse - d’une ânerie abyssale.

                    Non, j’allais m’énerver, mais je me rend compte que vous devez être un farceur de gauchiste, un de ces alter-mondialistes, peut-être même un de ces trotskystes qui tente de faire passer les libéraux (auxquels on est cependant en droit de demander des comptes) pour plus bornés, idiots et cuistres qu’ils ne le sont... 









                    • alcodu 19 février 2009 10:51
                      • Les syndicats financé par l’état ? Ah oui ? Si c’est vrai, prouvez-le !
                      Votre ignorance sur ce sujet est assez étonnante. Le financement des syndicats par l’Etat n’est contesté par personne, ni par les syndicats ni par l’Etat. Ce sont les montants qui font débat. Une loi de 1884 autorise les syndicats à ne pas publier leurs comptes. Ce dispositif parfaitement scandaleux autorise toutes les magouilles et institue de fait des "paradis syndicaux". Ce qu’on interdit formellement aux sociétés privées est permis aux syndicats.
                      François Chérèque lui même a avoué que 30% des 40 millions de budget de fonctionnement de la CFDT sont financés par l’Etat. Ca c’est ce qu’il a avoué. La réalité est certainement toute autre. Et il y a également l’ensemble des fonctionnaires qui sont mis gratuitement à disposition des syndicats.

                      Voir une étude ici  :

                      • - Monopole de représentativité ? Avec le nombre de syndicats qui existent en France ? Qui n’est pas représenté ? Et s’il ne l’est pas, pourquoi, il ne fonde pas un syndicat ?
                      Cher jmarc encore une fois, renseignez vous avant d’écrire. Le monopole irréfragable de représentativité institué après guerre a été aboli très récemment en tant que manifestation de la loi.
                      C’est la loi du 20 aout 2008 qui a mis fin au monopole légal. Mais il demeure un monopole de fait. Ce sont toujours les mêmes organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) qui ont le droit de dialoguer avec l’Etat. Il n’y a eu aucun changement puisque le tribunal d’instance n’a pas reconnu de nouveau syndicat représentatif.

                      J’inclus d’ailleurs dans ce monopole le MEDEF qui est aussi un monopole de fait et qui représente avant tout le capitalisme d’Etat et non le capitalisme concurrentiel.

                      • - Il y a des chômeurs syndiqués.
                      Juste pour rire, c’est quoi la proportion des "chômeurs syndiqués" ?

                    • foufouille foufouille 19 février 2009 11:27

                      le nombre de chomeurs syndiques est tres tres faible
                      mal vu par les syndicats, les chomeurs
                      par contre il y a des collectifs de chomeurs et precaires. leur subvention sont tres faible ou inexistante


                    • jmarc 19 février 2009 15:42


                      Je lis votre article (celui du think tank libéral auquel vous êtes affilié ?), et constate que les syndicats ne sont pas financés par l’Etat, mais seulement en partie par l’état. De même on ne s’accorde pas sur le terme "monopole" : il y a bien plusieurs syndicats en France et tous n’ont pas la même sensibilité. Mais passons sur votre présentation partielle car partiale. 

                      Je maintiens que votre article est une pure farce, qui mêle le péremptoire (ah, l’Etat providence...) au grand guignol : le rapprochement des manifestants avec ceux de l’Algérie française est une aberration sociologique ou/et une provocation puérile.

                      Je susi prêt à entendre les arguments libéraux, ne suis pas d’accord mais respecte l’opinion, cependant cet article fantaisiste et caricatural dessert votre cause...





                      .




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