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Accueil du site > Actualités > Politique > Discours de Dakar : ne pas se tromper de procès

Discours de Dakar : ne pas se tromper de procès

Alors qu’il revient sur son fameux discours de Dakar dans un entretien récent pour enfoncer le clou de ses convictions et déclarations, pourquoi faire à Monsieur le conseiller et nègre du président un procès qui n’est pas le sien ?

Car il a raison de s’appuyer sur Braudel pour qui le cycle paysan - le retour du même - structure la pensée de l’avenir.

Mais là où le bât blesse c’est que la société africaine n’est plus une société paysanne et rurale... depuis déjà plus de trente ans. C’est là où effectivement il y a non racisme, mais paternalisme dépassé. C’est là aussi, dans cette Afrique que l’on continue à considérer comme rurale, que résident tous les malentendus culturels. Le roman africain continue, quand il est publié en France, à nous montrer, comme dans les années 50, le drame de la colonisation (Hampeta Ba, Camara Laye, Cheikh Diop, etc.) ; idem la filmographie (Sembene des années 70) alors que l’Afrique est devenue urbaine - majorité urbaine - depuis les années 80 (c’est bien ce que nous montrait le même O. Sembene dans ce merveilleux film visionnaire qu’est « le mandat ») et que le problème de l’Afrique est d ’abord un problème urbain (Cf. à titre d’exemple lesdites émeutes de la faim). L’Afrique a plus de grandes villes que l’Europe. Lagos est plus grand que Londres. Partant la perception de l’avenir n’est plus circulaire et cyclique, Monsieur le conseiller, mais bien linéaire. Elle débouche sur le néant et la mort.

Mais je voudrais aussi faire remarquer à Monsieur le conseiller du président et à ses velléités historiques que l’histoire de l’Afrique nous apprend qu’elle était déjà à l’époque de Soundjiata - XIII et XIVe siècle - plus urbaine, plus guerrière et commerçante, artisanale et industrieuse que rurale et que la France ne réalisa l’égalité urbain-rural que… vers les années 1920 soit avec quelques siècles de retard. Entre les deux, le retour à la ruralité porte un nom et à une cause, Monsieur le conseiller, cela s’appelle l’esclavage qui a détruit les empires et les royautés et tiré du pays, en quelques décennies, quelque millions de personnes.

On peut juger que cette ignorance, cette vision de l’Histoire, est raciste. C’est ce que pense, en France, M. B.-H. Lévy et, de façon plus sérieuse, le rapporteur pour les questions de racisme de l’ONU, M. Doudou Dienne. Je penserais, quant à moi, que cette ignorance, pour criminelle qu’elle soit - elle l’est par les actions qu’elle commande et sous-entend - n’est pas de l’ordre du racisme, mais d’un paternalisme bon teint qui entend protéger l’Afrique, comme un enfant, tout en continuant à l’envoyer aux mines, le protéger de lui-même en lui donnant et en protégeant des mentors soudoyés et incompétents.

Je n’en voudrais comme illustration que les politiques qui veulent depuis plusieurs décennies nous gaver des surplus européens obtenus par grasses subventions qui ont pour effet de ruiner notre agriculture, que les aides multiples accordées à des dirigeants ubuesques, cacochymes, qui sont ce que l’on veut sauf élus démocratiquement (on n’hésite pas alors à les aider par les armes. Qu’ils tuent leurs opposants ne pose pas de problème (Tchad)... Les exactions les dérives, les angolagates, gabonogates, elfgates, etc., sont tellement nombreux bref la politique menée depuis Paris est tellement conforme à cette vision paternaliste qu’il suffit d’ouvrir les yeux.


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41 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 28 juillet 2008 15:22

    "...le problème de l’Afrique est d ’abord un problème urbain ..." avez vous écrit,

    C’est le même problème partout. Le principe, savamment mis au point par le colonisateur méne à l’exode rural.
    90 % de la population des Comores vivent aujourd’hui sur deux îles de 90 Km carré, laissant les centaines d’autres au profit des premiers qui y installent les bases de leur propre tourisme.
    L’ensemble des terres exploitées au Brésil par les grandes compagnies au seul profit de la production des " hamburgers ", est concentré dans les favelas de banlieues absolument insalubres. 
    La plus grande part des terres touchées par le Tsunami a été confisqué au Thaïlandais, installés à l’intérieur des terres, et l’aide internationale a servi, entre autres, à aménager les centres de tourisme international côtier. D’ailleurs, l’info JT française n’est pas neutre, après cet évènement, on n’a entendu parler que de Pucket, haut lieu de la pédophilie mondiale...


    • sisyphe sisyphe 28 juillet 2008 15:57

      Merci de votre éclairage, kakadou n’diaye !
      Mais je vous trouve encore bien clément avec le Guaino ; même avec un i en plus, il n’a même pas la fonction utile d’engrais  de son presque homonyme 


    • kakadou n’diaye 28 juillet 2008 17:33

      c est effectivement le même problème partout. Mexico a 25 millions d ’habitants Sao Paulo 27 etc...la ruine sous l effet de la domination économique de l’Europe sur l ’Afrique des USA sur le Mexique a amené un exode rural important qui joint à la démographie galopante créent ces montres urbains . Mais le phénomène est récent - 30 ans. Dakar en 1980 était une petite bourgade de moins de cinq cent mille habutants !!!


    • camerone 28 juillet 2008 15:42

      salaud de blanc !


      • kakadou n’diaye 28 juillet 2008 17:38

        désolé sumarack mais il n y a pas plus de salauds blancs qu’il n y a de salauds noirs ..la bêtise, la méchanceté ne sont pas une question de couleur de peau. A peine si l on peut dire que les plus riches et les mieux formés sont peut-être moins enclins à voler ( mais les riches volent sous une autre forme - la délinquance en col blanc-) Le racisme pour à rebours qu’il soit est toujours un racisme. Et est toujours à combattre.>Dans son malheur l ’Afrique a plus intérêt à s ’en prendre à elle-même qu’aux autres pour blancs qu’ils soient. Mobutu a plus détourné que l’ensemble des blancs qui travaillaient et exploitaient le Congo !!!! et Mugabe tué plus de zimbabwiens -noirs-que le raciste blanc I Smith !!!!!!!


      • Leila Leila 28 juillet 2008 15:46

        Merci d’avoir attiré mon attention sur cette récente déclaration de monsieur Guaino. Comme Nicolas Sarkozy, Henri Guaino est fortement marqué par la pensée de Charles Maurras, avec tout ce que cela comporte de nationalisme et de racisme. Pas étonnant qu’il persiste et signe. Mais il a un sacré toupet pour oser invoquer Braudel, qui est tout à l’opposé de Maurras.


        Le couplet de Sarkozy sur le paysan africain, « en harmonie avec la nature » n’est pas sans rappeler la politique de Pétain en 1940 (Pétain était maurassien). Jugeant que le peuple français n’était pas à la hauteur du peuple allemand, par la faute de ses anciens dirigeants socialistes, il voulait lui imposer un humiliant retour à la terre.


        • Gilles Gilles 28 juillet 2008 17:08

          "Le "drame de l’Afrique" est que "l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire",

          heu, mais de quelle histoire parle t-il ? L’histoire vu de chez nous je suppose, celle écrite par les vainqueurs, de la colonisation à la mondialisation.

          Gaino est cette race d’idéologue, trés intelligent (je l’ai écouté...chapeau) mais borné, obtu, incapable lui même d’entrer dans une autre vision que la sienne qu’il juge universelle

          Ce sont ces gens les plus dangereux, surtout au pouvoir....sous la coupe d’un Duce, d’un Furher , sans contre pouvoir, qui sait ce que leurs certitudes réactionnaires produiraient comme catastrophes sanglantes


          • Coquille 28 juillet 2008 17:12

            Bonjour,

            Je dois être un peu simplette, mais je ne vois pas où se tient la différence fondamentale entre le racisme et ce soi-disant "paternalisme" qui ne s’interroge même pas sur la légitimité de la suprématie des uns sur les autres.

            En lisant ledit article du Monde, je relève entre autres la mention faite à l’union pour la Méditérranée. Et je me souviens des mots de l’allocution de Sarkozy en Tunisie :
            "J’ai fait un rêve, c’est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que ceux de l’Europe contientale". "Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée , nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation".
            C’est cela l’avenir "ensemble" ?
            L’impression d’entendre Michel Sardou "Au temps béni des colonies"... :
            Y a pas d’café, pas de coton, pas d’essence
            En France, mais des idées, ça on en a.
            Nous on pense,
            On pense encore à toi, oh Bwana.
            Dis-nous ce que t’as pas, on en a.
            ( Pour le vomi intégral, voir : http://www.paroles.net/chanson/22451.1)

            Je m’interroge en outre sur ce choix de revenir sur son discours à la date anniversaire.
            J’ai peur : le 26 Juillet va-til devenir la Saint Guaino en Sarkofrance ? La fête de son idéologie nauséabonde ?


            • kakadou n’diaye 28 juillet 2008 17:57

              Pour moi , désolé, mais le 26 juillet est la date anniverssaire du Mouvement du 26 juillet qui en 59 délivra Cuba de la main mise cruelle de Batista. Si je suis revenu sur le discours de Dakar c est d’abord que Guaino est revenu, lui ,dessus dans le genre je persiste et signe d’ailleurs ajoute -t-il Mbeki vient de me saluer et de saluer dans ce texte une authentique contribution au partenariat Europe-Afrique.
              A l’époque, j’étais alors au Sénégal, j ’avais peu réagi trouvant qu’ il avait fallu bien d espoirs et beaucoup d’illusions pour que ce discours soit si mal perçu. Que pouvions nous attendre d’un Sarkozy ecrivais je alors...Mais la différence entre paternalisme et racisme est évidente cependant. Le raciste commande, exige et maltraite. Le paternaliste suggère, soumet et vous passe volontiers la main dans le dos . L’un viole l’autre vous séduit...et pour vous séduire -et pour filer la métaphore -achète vos parents.
              D’où toute la partie première du discours sarkozien ; flatterie, compréhension, partage etc...Ce serait -il arrêté au premier chapitre que l’ensemble de l’Afrique aurait sorti les drapeaux et parlé d’un grand discours augurant une ère nouvelle.
              Cela dit : le problème est posé plus par le Zimbabwe que par le Sénégal. Je veux dire qu’il est le même mais plus clair chez Mugabe que chez Wade. Wade fut élu "démocratiquement" ( enfin presque) et même si le Sénégal coule, il coule doucement. Quand il s’agit au Zimbabwe il s’agit d’un naufrage rapide et total - l’espèrance de vie de la population est passé de 55 à 35 ans en 25 ans...
              La question est : pourquoi ? Pourquoi l’Afrique s’enfonce t elle dans la misère, dans l ’analphabétisme, dans la corruption ?
              Et ne me parlez pas du bon temps des colonies . D’abord parce que la situation est largement pire - en termes de santé ,d ’éducation,d’espérance de vie- ensuite parce qu’il y a 50 ans bientôt que l’Afrique est dirigée par des africains.


            • Coquille 28 juillet 2008 20:00

              C’est bien du retour de Guaino sur son propre discours -à la même date un an plus tard- dont je parlais. Non de votre article, qui commente ce retour. Mon interrogation portait sur l’importance que Guaino se donne en se célébrant de la sorte.

              Sur la différence paternalisme/racisme, vous dites :
              "Mais la différence entre paternalisme et racisme est évidente cependant. Le raciste commande, exige et maltraite. Le paternaliste suggère, soumet et vous passe volontiers la main dans le dos . L’un viole l’autre vous séduit...et pour vous séduire -et pour filer la métaphore -achète vos parents. "
              La métaphore a sans doute ses limites mais : qu’est ce qu’une séduction dans laquelle le séducteur ne laisse pas d’autre choix que la soumission sinon un viol ?
              Pas d’autre choix parce qu’il achète vos parents, parce que par la violence, il a pu instaurer un contexte qui fait de lui le plus puissant. Le maître sur son propre terrain qu’il impose à l’autre comme étant la seule réalité possible et souhaitable.
              Cela étant dit, il me semble que la métaphore rend davantage compte des différentes formes de domination que du refus de considérer l’autre comme un alter ego -au sens litéral. A mon sens, le sentiment raciste précède sa mise en acte. Qu’il résulte en oppression à la brutalité assumée ou en volonté d’hégémonie tournée en séduction perverse . Qu’il soit ensuite érigé ou non en idéologie de la supériorité des uns sur les autres pour justifier la domination. Qu’en pensez-vous ?

              Je trouve que du discours de Guaino suintent autant cette rationalisation idéologique d’une supériorité de la "culture occidentale" que le refus viscéral de s’ouvrir à l’autre, le connaître. A ses deux égards, je le trouve raciste.

              " Et ne me parlez pas du bon temps des colonies ."
              Je ne vous parlais pas du bon temps des colonies. Je notais juste une similitude entre l’allocution de Sarkozy - écrite par Guaino ? - expliquant sans gêne que le Nord avait l’intelligence et le Sud de la main d’oeuvre... et une chanson aussi ras-les-paquerettes et raciste que celle de M. Sardou. Façon d’exprimer mon indignation.

              "D’abord parce que la situation est largement pire - en termes de santé ,d ’éducation,d’espérance de vie- ensuite parce qu’il y a 50 ans bientôt que l’Afrique est dirigée par des africains."
              ... incompétents, pourvus, protégés et soudoyés par l’occident paternaliste. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est vous.
              Je suis incompétente pour commenter la politique intérieure des différents pays d’Afrique et l’attitude de certains dirigieants, j’en sais trop peu sur ce point. Pour l’instant.

              Cordialement




            • hurlevent 28 juillet 2008 21:18

              "le 26 juillet est la date anniverssaire du Mouvement du 26 juillet qui en 59 délivra Cuba de la main mise cruelle de Batista"

              Je comprends mieux, à la lumière de ce commentaire, pourquoi tant de pays africains sont dirigés par un dictateur.

              Quand on voit, après tout ce que l’on sait sur Cuba, l’auteur encenser Fidel Castro, on comprend comment des dictateurs prennent place partout en Afrique. Bien sûr, chaque fois qu’un dictateur sévit en Afrique, on le met sur le dos de l’Occident ... mais que ce soit dans les pays sans aucune présence étrangère (Sierra Leone) ou avec l’hostilité de l’Occident (Zimbabwe), c’est toujours des dictateurs qui sont en place.

              Ne serait-ce point la responsabilité des Africains ?


            • kakadou n’diaye 29 juillet 2008 14:47

              "le sentiment raciste précède sa mise en acte" écrivez vous et je ne saurais qu’applaudir à la formule qui résume bien ce que je pense et écris depuis déja plusieurs décennies. La place me manque ici, ou plutôt ici n est pas la place pour développer une pensée sur le racisme qui tend à le considèrer comme partie d’un mal plus large et profond qu’est le mépris. En deux mots le racisme n est qu’une forme du mépris - basé sur la race-et du sentiment d’une supériorité sur l’autre. Ce mépris peut prendre aussi d’autre forme, celle du citadin sur le rural ( ce cul-terreux) de l’aristo sur le manant, du riche sur le pauvre etc...


            • Bof 5 août 2008 09:03

              Monsieur, vous posez une question qui me tourmente depuis très longtemps. " La question est : pourquoi ? Pourquoi l’Afrique s’enfonce t elle dans la misère, dans l ’analphabétisme, dans la corruption ?" Je ne puis vous répondre et vous vous en doutez. Mais je redoute que ce ne soit contagieux. Je m’ explique : j’ai constaté que l’Afrique a connu la population avant l’Europe . Les Africains sont un peu comme un grand frère pour moi et ’" le grand frère ’" on regarde comment il se comporte afin d’essayer de traverser cette vie en évitant ses erreurs et en imitant ses réussites. ET, j’ai des points qui commencent à se transformer en certitude. Une terre cultivée déclanche une arrivée d’humidité . Ceci fut prouvé aussi bien lors de mise en culture que lors d’arret comme il fut fait en Algérie où la belle et bonne terre qualifiée de grenier à blé d’Europe s’est transformée en désert en moins de trois ans après le départ des Français. La corruption a comme origine le manque de "droiture", et ceci commence par l’utilisation plus ou moins innocente de capacité à agir dans l’environnement Humain dont son mental et de tout fonctionnement agissant sur la Vie. Pour la misère et l’analphabétisme...nous aurions 22% d’illétrés ou presque et 30% sont enfermés dans des zup...et ma crainte est que l’on commence à agir sur la Liberté afin de permettre l’apport de nourritures ! Comme vous le suggérez : ’ on ne donne pas le poisson, on apprend à le pecher’

              Alors, il faudrait revenir à l’origine lointaine , très lointaine de vos erreurs pour cause d’ancienneté de votre part . On dit souvent que le mensonge est cause de tous les maux dans mon village. Mais, je crois qu’il y a une cause à l’arrivée du mensonge ..l’utilisation , hors respect des lois de la Vie , de possibilités d’action sur les Êtres Humains. Par exemple pour nous, il fut utilisé honteusement sur l’écran de télévision d’envois de messages subliminaux pour une élection présidentielle. La preuve est que ce fut interdit ! (après l’élection , bien sûr) . Je pense donc que nos grands Frères devraient trouver ’’’’’’’’’’’’’’’’ ’ La Solution’ ’’’’’’’’’’’’’’ afin d’éloigner l’Humanité de telles dérives. Pour ce faire, peut être d’accepter de réfléchir à l’origine et si cette origine est découverte de la dénoncer courageusement car je crois que c’est la seule façon de sauver l’Humanité. Du coté de la mentalité, il faudrait réussir à diminuer l’égoïsme des individus MAIS sans éloigner l’instint de conservation de sa Vie...vaste programme...MAIS ...Programme de Politicien.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 28 juillet 2008 18:10

              "...Je n’en voudrais comme illustration que les politiques qui veulent depuis plusieurs décennies nous gaver des surplus ..." De heurrk !

              Nous avons, dans un magnifique et unanime effort de sacrifice humanitaire, dopé notre politique agro-alimentalo-industrielle locale pour mieux nous enorgueillir de sauver l’Afrique de la famine permanente qui la circonscrit depuis des dizaines de millénaires au point qu’il était temps que nous nous penchions dessus avant qu’elle ne meure de malnutriion dans d’affreuses douleurs...J’en fait un peu trop, là... ? Non !

              Nous nous privons nous-même de notre magnifique réseau de médecine rurale, afin de constituer les formidables soutiens m&dicaux extra-légaux superhumanitaires et eux même, financés par des campagnes quotidiennes télévisées où les heureux gagnants de concours bidons et coûteux pourront, par leur science et culture 99 % télévisuelle sauver avec mille euros, des pôvres sous-animaux non définis de la morsure...la mort sûre...ou les deux ! Ca va là ? Ouais c’est bon ! 

              Pendant que nous formons à moindre frais, puisque c’est les petits contribuables qui payent, des bataillons de médecins de toutes origines qui, en fait, restent tranquillement dans nos hopitaux sous-payés, nous formons ces magnifiques cordons humanitaires destinés à accompagner ces peuples démunis vers ces camps humanitaire et ainsi les délivrer de leurs terres malsaines que nous nous activons à déminer-raliser et surtout, à désintoxiquer contre la radio-activité ambiante qui affecte depuis des millénaire leur peau devenue noire par le cancer chronique...C’est bon ? Parfait, tu peux arrêter. 

              Bon, alors, je ne ferais pas un bon président ?
              Non.. mais sûr, un conseiller... 

               


              • kakadou n’diaye 29 juillet 2008 14:59

                Lisa, vous en faîtes trop ? Oui.
                Car l’Europe n ’a pas "dopé" sa production agricole pour subvenir aux besoins alimentaires des pays africains en ruinant du même coup leur propre production, elle a déversé ses surplus sur l’Afrique, avec plein de bons sentiments mais aussi un sens aigu de son intérêt. Nestlé continuait à deverser sur l’Afrique à fort bas coût- ce qui aurait encombré ses entrepôts- des laits premier enfance alors qu’il était prouvé que ces laits commercialisés en Afrique en lieu et place de l’allaitement maternel, mélangés à des eaux pas très pures, augmentaient de façon conséquente la mortalité infantine et contrevenaient par ailleurs aux coutumes de régulation qui voulaient qu’un homme n’ approche pas sa femme tant qu’elle allaitait.
                Quant aux médecins....Lisa, voyons, soyons sérieux. Il y a de part le monde environ 2 peut-être trois mille médecins qui constituent le réseau humanitaire dont vous parlez...Il faudrait, de part le monde 300.000 médecins supplémentaires pour obtenir un couverture sanitaire équivalente à ce que nous connaissons en Europe. L’assistance humanitaire couvre 1% des besoins. Elle ne départit pas les centres européens.


              • Plus robert que Redford 28 juillet 2008 19:33

                Parler de l’Afrique et des Africains est, pour un européen, un sujet hautement radioactif : faut prendre de très gros gants, et l’idéal serait de ne pas y toucher du tout !...

                Le contentieux colonial, esclavagiste, post-colonial, et même les relations actuelles, tout cela est tellement exacerbé et hypersensible qu’aucune position ne peut être argumentée sans susciter au mieux la méfiance, au pire la haine...

                Combien faudra-t-il de générations pour qu’enfin les ressentiments s’apaisent, les esprits s’ouvrent, les cultures s’entre-respectent ??

                La Chine, qui longtemps a été membre du club des opprimés par "le Blanc", n’a pas cette image a-priori plombée et voit s’ouvrir à elle un boulevard sur le continent Africain...
                Pourtant déjà des voix s’élèvent contre ces chinois uniquement préoccupés de commerce et pas moins intéressés que les blancs par les ressources immenses de ce continent...

                L’Homme Noir serait-il condamné au sanglot éternel ??...


                • kakadou n’diaye 29 juillet 2008 15:10

                  tout à fait d’accord avec vous.
                  Mais je vis en Afrique. Mais j’ai passé ma vie en travaillant en et sur l Afrique, nourri de la pensée, des recherches et des sentiments d’individus dont je ne savais s’ils étaient noirs ou blancs africains ou européens ou autres. J’ai déja cité Samir Amin, Jalée, Dumond, Ziegler et beaucoup d ’autres .
                  Il y a l’espace d’un travail car le conflit n est pas un conflit culturel ou raciste mais d’abord un conflit social et économique. En ce sens il s ’apparente à la lutte des classes et participe de l’internationalisme prolétarien. Un satrape qu’il soir noir ou blanc est un satrape. Un mineur qu’il soit d’Afrique du Sud ou de Lorraine ou de Russie un mineur. Le film de Rogotin "come back Africa" par exemple qui relate un accident dans une mine en Afrique du Sud semble avoir été filmé en Lorraine. Par extension -pour encore une fois filer la métaphore -je dirais que tous les travailleurs tous les exploités sont noirs quelle que soit la couleur de leur peau.


                • TEO TEO 28 juillet 2008 19:35

                  "Le "drame de l’Afrique" est que "l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire"...

                  ça ne vaut pas guère la peine de relever ce genre de propos de "demi-lettré" comme aurait dit Bourdieu. Le seule problème c’est que les niais qui écrivent ce genre de niaiserie et les niais qui les prononcent ne comprennent pas qu’ils ne reconnaissent alors qu’une porte pour entrer dans l’histoire, Dien-Bien-Phu ou le 11 Septembre. Dieu fasse que les Africains soient moins bêtes qu’eux. Du reste quant à nous ne soyons pas bien pressés... nous en sortons déjà, de l’histoire.


                  • hurlevent 28 juillet 2008 21:07

                    Il semblerait qu’il soit impossible de faire la moindre critique à l’égard des Africains. Leur continent est en état de sous-développement, il est très loin d’être en auto suffisance alimentaire, la dictature est généralisée ... et pourtant, dès que quelqu’un ose critiquer les Africains, tout le monde lui tombre dessus.

                    "Mais je voudrais aussi faire remarquer à Monsieur le conseiller du président et à ses velléités historiques que l’histoire de l’Afrique nous apprend qu’elle était déjà à l’époque de Soundjiata - XIII et XIVe siècle - plus urbaine, plus guerrière et commerçante, artisanale et industrieuse que rurale et que la France ne réalisa l’égalité urbain-rural que… vers les années 1920 soit avec quelques siècles de retard. Entre les deux, le retour à la ruralité porte un nom et à une cause, Monsieur le conseiller, cela s’appelle l’esclavage qui a détruit les empires et les royautés et tiré du pays, en quelques décennies, quelque millions de personnes."

                    Certaines civilisations africaines ont effectivement eu leur heure de gloire, et étaient plus avancées que l’Europe, mais attribuer leur déclin à l’esclavage, des seuls européens qui plus est, est très réducteur.

                    Ce sont les Africains qui ont démaré la pratique de l’esclavage. Lors des guerres inter-ethniques, la tribu perdante était mise en esclavage par la tribu gagnante. Lorsque les premiers marchants Arabes sont arrivés, le commerce des esclaves avec le monde musulman a commencé. Ce n’est que bien plus tard que les Africains ont vendus des esclaves aux Européens.

                    Les premiers pays à avoir abolis l’esclavage sont les pays Européens. Ensuite seulement, certains pays arabes ont abolis l’esclavage. Lors de la colonisation les puissances coloniales européennes ont forcé les pays colonisés à faire cesser cette pratique.

                    Faire porter tout le chapeau de l’"évolution à l’envers" qui caractérise l’Afrique est stupide, d’autant plus que le commerce des esclaves n’a porté que sur une partie seulement de l’Afrique. Or, lorsque la colonisation a démarré, après l’abolition de l’esclavage, l’état de développement de l’Afrique était extrêmement bas.


                    • Innsa 29 juillet 2008 01:08

                      Toujours les mêmes critiques de ceux qui ne connaissent rien a l’Afrique et veulent faire porter le chapeau aux africains et aux arabes.
                      Vous dites : « Ce sont les Africains qui ont démaré la pratique de l’esclavage. »
                      Je vous réponds que l’esclavage a été reconnu comme crime contre l’humanité, et que les africains aient commencé ou pas l’esclavage ne change pas le crime. Les communistes ont commencé l’épuration éthique… Et alors ? ca ne peut pas être un argument ou une excuse pour les Nazis.
                      Oui les arabes ont eux aussi pratiqué l’esclavage… et alors ? il s’agit d’une excuse ou d’une circonstance atténuante pour la France ?

                      Vous dites : « Les premiers pays à avoir abolis l’esclavage sont les pays Européens. » vous oubliez ensuite, qu’ils ont remplacé l’esclavage par la colonisation et les travaux forcés. Quelle différence pour les africains ? réponse : aucune

                      Tant que vous ne comprendrez pas que les frontières tracées arbitrairement par les occidentaux (parfois avec une règle) sont la cause des conflits en Afrique, vous n’aurez rien compris : les mêmes peuples se sont retrouvés du jours au lendemain dans deux pays différents. Des ethnies ennemies se sont retrouvées dans le même pays, la même ethnie a été divisée en deux (majoritaire dans un pays et minoritaire dans l’autre) etc.
                      Oui, toutes les frontières du continent africain ont été tracées sans prendre en compte quoi que se soit des spécificités locales par le colonisateur. Pourquoi ? Pour continuer a piller les richesses de pays instables sans problème.
                      Oui, nous avons une lourde responsabilité quant a ce qui se passe en Afrique. En oublier le soutien aux dictateurs Africains par notre président.


                    • hurlevent 29 juillet 2008 18:11

                      "Je vous réponds que l’esclavage a été reconnu comme crime contre l’humanité, et que les africains aient commencé ou pas l’esclavage ne change pas le crime. "

                      Oui, et alors ? L’Europe a subit et pratiqué l’esclavage. L’Afrique a subit et pratiqué l’esclavage. Et pourtant, ce sont uniquement les Africains qui pleurnichent à propos de l’esclavage, comme s’il pouvait être responsable de leurs maux actuels.

                      "vous oubliez ensuite, qu’ils ont remplacé l’esclavage par la colonisation et les travaux forcés. Quelle différence pour les africains ? réponse : aucune "

                      De quels travaux forcés parlez vous ?

                      "Tant que vous ne comprendrez pas que les frontières tracées arbitrairement par les occidentaux (parfois avec une règle) sont la cause des conflits en Afrique, vous n’aurez rien compris : "

                      Tant que vous n’aurez pas compris que TOUS les pays au monde ont eu des frontières tracées arbitrairement (parfois avec une règle , voir la frontière USA-Canada), vous n’aurez rien compris.

                      "Des ethnies ennemies se sont retrouvées dans le même pays, "

                      Vous exposez ici le problème numéro 1 de l’Afrique : le racisme entre ethnies.

                      "Oui, nous avons une lourde responsabilité quant a ce qui se passe en Afrique. En oublier le soutien aux dictateurs Africains par notre président. "

                      Vous oubliez de dire que les pays africains sans présence occidentale (Sierra Leone, Ethiopie, Soudan) ont eux aussi des dictateurs. Et que les pays africains dont les occidentaux sont hostiles (Zimbabwe) ont eux aussi des dictateurs. Que les pays occidentaux aient une présence dans les pays africains, ou non, ou leur soient hostiles, cela ne change rien, ce sont des dictateurs que les Africains ont porté au pouvoir.

                      C’est facile de faire porter la responsabilité des problèmes africains à l’Occident. Mais quand on regarde objectivement la réalité, c’est tout autre.


                    • Innsa 30 juillet 2008 00:29

                      Vous etes la première personne qui soutienne qu’il n’y avait pas de travaux forcées dans les colonies. Je suppose donc que selon vous, pendant la colonisation,  les negres étaient payés pour servir le colon et pour travailler.
                      Je suppose aussi que la colonisation ne servait pas a piller les ressources de l’Afrique, mais a aider les africains.

                      Pour le cas du Canada et des USA : mauvais exemple : les colons ont exterminé les locaux pour s’installer. Ce sont des pays d’immigration, composés de toutes les nationalités. Donc rien a voir avec l’Afrique

                      Enfin pour le racisme inter ethnique, vous etes tout simplement un imbécile.


                    • hurlevent 30 juillet 2008 18:12

                      Vous êtes prisonnier de votre idéologie anti-occidentale et angélique envers les Africains. Essayez de voir la réalité en face, renseignez vous.

                      Pour le "travail forcé", je vous demande simplement des liens, des preuves. Et sinon, il y a bien eu du travail salarié des Africains dans les colonies. Pas forcément pour "servir le colon", mais pour travailler dans les diverses entreprises. Ce travail salarié se poursuit actuellement.

                      "Enfin pour le racisme inter ethnique, vous etes tout simplement un imbécile. "

                      Ce n’est pas en insultant ceux qui ne partagent pas votre point de vue que vous ferez valoir vos idées.

                      Et dans la réalité, je vous soutient qu’il y a eu des conflits inter-ethniques innombrables en Afrique avant la colonisation, et après la colonisation. Voir le Kenya et le Rwanda pour les exemples les plus récents.


                    • Nathan Nathan 28 juillet 2008 21:08

                       Bonjour Monsieur,

                      Très bon texte, très intéressant, au plaisir de pouvoir échanger avec vous à l’avenir. L’Afrique m’intéresse.

                      Au sujet du discours de Guaino, j’avais suivi la polémique à l’époque. Le texte était en parti philosophique et je le trouvais bon. Evoquer Hegel, maître en philosophie de l’Histoire au sujet de l’Afrique était intéressant bien que maladroit. Le ton était en effet un brin colonialiste, trop dans la veine de la campagne présidentielle, trop ... français ... pour l’Afrique.
                      Je crois que l’Afrique d’aujourd’hui évolue à 100 à l’heure et qu’ils ne vont pas tarder à nous impressionner dans bien des domaines.

                      Cordialement.


                      • kakadou n’diaye 30 juillet 2008 18:59

                        merci de votre commentaire. Je me tiens toujours à votre dispostion pour mettre mes réflexions expériences et connaissances à votre disposition.


                      • maggie maggie 28 juillet 2008 23:13

                        Article très intéressant. Je ne sais pas si Guaino est raciste, en revanche, il est éthnocentriste. Il n’envisage le monde qu’au mètre-étalon de l’Europe centrale. C’est un point de vue assez récurent parmi "l’élite européenne". Les notions de bien-être et de développement économique ne sont définies que par rapport au mode de vie européen. L’image de l’Africain dans sa case et sa brousse (tout juste si on ne l’imagine pas avec un étui pénien) façon Tintin au Congo est resté gravé dans les mémoires occidentales.


                        • frédéric lyon 28 juillet 2008 23:44

                          Plusieurs dizaines d’Africains, dont de nombreux enfants dont on a balancé les cadavres par dessus le bord, sont morts cette semaine des méfaits de la décolonisation.

                          Soixante ans après !

                          Et cela ne donnerait pas à réfléchir ?

                          En 1962, un certain Dumont écrivait un livre qui déja souleva les polémiques, son titre : "L’Afrique Noire est mal partie". Ce qui prouve que des connaisseurs de l’Afrique pouvaient déja prévoir le pire au moment même où l’on procédait à la décolonisation !

                          Sans boule de cristal.

                          Ils ne se sont pas trompés d’une ligne et l’on peut voir aujourd’hui que l’Afrique n’était pas partie du tout et ne risquait donc pas d’arriver quelque part.

                          A qui la faute ? Laissez moi répondre à cette question, chers petits amis, cela vous épargnera le soin de dire vos bêtises habituelles : c’est de la faute à qui on voudra, à la vitesse du vent, à la hauteur des nuages, sauf de la faute des Africains eux-mêmes.

                          Les Africains sont des mineurs, qui ne sauraient assumer aucune responsabilité, et ils fuient leurs indépendances pour venir se réfugier chez leurs anciens colonisateurs en risquant leur vie tous les jours.

                          Seulement voilà, nous n’allons pas accepter de recueillir les rescapés de l’aventure et de nous faire insulter et accuser de tous les maux par tous ceux qui sont ébahis de voir l’ampleur de la catastrophe qui a résulté de la décolonisation, au point de nous cracher dessus et de nous prendre pour des boucs emissaires.

                          Il va falloir que cela rentre dans les cranes, mêmes les plus obtus : Nous ne voulons pas de ces gens chez nous, car ils n’ont rien à y faire.

                          Le developpement phénoménal de l’Asie aujourd’hui, et singulièrement des deux pays les plus peuplés de la planète que sont l’Inde et la Chine, contraste de plus en plus cruellement avec la situation qui perdure en Afrique, mais il montre que le sous-développement n’est pas une fatalité.

                          Il faut donc aller traiter le problème sur place et renvoyer tous les immigrés chez eux. Un encadrement plus étroit des soi-disant gouvernements de ces pays soi-disant indépendants sera nécessaire, il faut l’organiser sous l’égide des Nations-Unis. 


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 29 juillet 2008 00:54

                            Nous nous privons nous-même de notre magnifique réseau de médecine rurale, afin de constituer les formidables soutiens m&dicaux extra-légaux et super-hu-man-itaires et eux même, financés par des campagnes quotidiennes télévisées où les heureux gagnants de concours bidons et coûteux pourront, par leur science et culture 99 % télévisuelle sauver avec mille euros, des pôvres sous-animaux non encore parfaitement définis de la morsure...de la mort sûre...ou des deux ! Pendant que nous formons à moindre frais, puisque c’est les petits contribuables qui payent, des bataillons de médecins de toutes origines qui, en fait, restent tranquillement dans nos hopitaux sous-payés, nous formons ces magnifiques cordons humanitaires destinés à accompagner ces peuples démunis vers ces camps de fortunes et ainsi les délivrer de leurs terres malsaines que nous nous activons à déminer-raliser et surtout, à la désintoxiquer contre la radioactivité ambiante qui affecte depuis des millénaire leur peau devenue noire par le cancer chronique...

                            vous voyez, frédéric lyon-tigre, rentrez vos griffes, les africains ont besoin de nous comme nous avons besoin d’eux. Sans eux, notre sécurité sociale serait bien plus déficitaire...


                          • Cug Cug 29 juillet 2008 11:15

                            Ces Guaino et Sarko ce sont deux gros c..s.
                            Pas rentré dans l’histoire le "renoi" ?
                            N’importe quoi !
                            Je dirai qu’il y est rentré de force par l’esclavage et la colonisation. Si l’Afrique connait de sérieux soucis c’est en majeur parti à cause de la colonisation qui aujourd’hui encore montre son ignominie. Je ne crois pas que ces deux gros c..s soient en mesure de donner des leçons, ils feraient mieux de balayer devant leurs portes.
                            De plus, au cas ou ils ne l’auraient pas remarqué les "renois" nous ont donné beaucoup d’hommes plus que talentueux, James Brown, Senghor, Césaire et j’en passe beaucoup d’autres qui ont donné peaucoup plus pour l’Humanité que Sarko et Guaino.

                            Et je précise aussi qu’à cause des occidentaux, de nombreux peuples n’ont pas pu rester dans l’histoire, je pense en particulier aux indiens des Amériques.


                            • Allain Jules Allain Jules 29 juillet 2008 11:29

                              Drôle de prose qui élude les vrais questions, ne donne aucune réponse au racisme, que dis-je, à la condescendance de Guaino.

                              Le problème c’est qu’il s’appuie sur Braudel en sortant sa citation de son contexte. Je ne comprends pas cette magnanimité envers cet homme.

                              Bon, chacun ses convictions.

                              http://allainjulesblog.blogspot.com/


                              • armand armand 29 juillet 2008 13:08

                                Les Africains étaient tellement de ’grands enfants’ qu’ils ont accepté d’endosser l’uniforme français et se faire massacrer par milliers à travers l’Hexagone. Trahis par un haut commandement qui aurait dû prévenir les Allemands que pour chaque tirailleur assassiné, on supprimerait un prisonnier boche.

                                C’est vrai qu’il faut être bien ’enfantin’ pour attaquer des Panzers au coupe-coupe.
                                Comme les Polonais qui y allaient à la lance !


                              • sisyphe sisyphe 29 juillet 2008 14:11

                                Je pense que je préfère mille fois avoir affaire avec un africain (ou un maghrebin, ou un chinois) intelligent qu’à un français con comme une bite ; et que sur ce site, on a malheureusement plus souvent l’occasion de rencontrer les seconds que les premiers ; vos posts en sont la démonstration flagrante.


                                • armand armand 29 juillet 2008 23:26

                                  Le problème dans mon cas c’est que j’estime avoir plus en commun avec un Africain francophone et instruit (et il y en a des qualtitiés), avec un Haïtien aussi, qu’avec un Bulgare (et je ne dis pas cela pour rabaisser les Bulgares...).


                                  C’est pour cela que je trouve que la ’nationalité’ européenne est arbitraire et injuste.


                                • Dolores 29 juillet 2008 18:03

                                  L’auteur est bien trop indulgent envers Sarkosy et Gaino, son "nègre" (pardonnez l’expression).

                                  En fait, il s’agit bien là de racisme, ce qu’on appelle le "racisme ordinaire".

                                  Bien sûr, il est hors de question pour eux de le reconnaître sans soulever un tollé général, ce serait aller
                                  contre l’opinion admise.

                                  Pourtant tous les ingrédients y sont :

                                  - la supérioté de l’intelligence de l’européen sur l’africain qui induit le mépris envers les hommes de ce
                                  continent,

                                  - la négation de l’Histoire de l’Afrique,

                                  - la négation de la capacité à être indépendants de l’europe

                                  - la chasse aux émigrés en France, leur rétension inhumaine et dégradante,

                                  - les "reconduites aux frontières" brutales qui causent parfois des morts

                                  - le refus du droit des familles à vivre ensemble, même pour les émigrés légaux, sauf conditions
                                  draconiennes pratiquement impossiblies à réaliser.

                                  Ajouter à cela ce que d’aucuns appellent le néo-colonialisme qui consiste à aider militairement les
                                  dictateurs "élus démocratiquement" à conserver leurs postes, contre le désir des peuples.
                                  Le tout sous prétexe de la "stabilité" du pays, en réalité pour permettre aux Français d’exploiter les
                                  richesses du pays, en dépouillant les Africains, grâce à la complicité de ces gouvernements corrompus.

                                  Le recours à un philosophe pour se justifier pue... Ca ressemble à Gobino et ses races inférieures.

                                  C’est la couleur du racisme d’aujourd’hui pour maintenir les peuples d’Afrique dans un état de
                                  dépendance qui les appauvrit économiquement,les empêche d’être véritablement libres et qui fait de
                                  ses émigrés des personnes sans droits ni dignité.

                                  Je ne suis pas africaine, je suis indignée par un tel discours, alors si je l’étais.......









                                  • armand armand 29 juillet 2008 23:34

                                    Dolores :

                                    Je comprends votre point de vue ’épidermiquement’ - voir mon post ci-dessus.

                                    Le problème c’est la structure familiale française actuelle qui ne correspond pas du tout à la structure africaine.

                                    Effectivement, je n’ai pas envie de payer des allocs pour des familles à fratries multiples. Mais cela vaut autant pour les familles du Nord, que pour celles des cathos des beaux quartiers.

                                    En somme, mes réserves concernant mon voisin éboueur sont les mêmes que par rapport à Gaymard et sa ’tribu’.

                                    Je pense qu’il serait beaucoup plus sain (et cela permettrait d’évacuer les relents racistes du débat) si on traduisait les allocations familiales en bons alimentaires, en logements subventionnés, mais en les démonétisant.

                                    je pense aussi (mais en cela je suis peut-être angéliste) que si l’Education nationale remplisait son rôle d’assimilation, les flux migratoires, loin de représenter des ’problèmes’, seraient au contraire des atouts.


                                  • kakadou n’diaye 30 juillet 2008 10:15

                                    Je ne vois vraiment pas ce que les allocations familiales viennent faire là dedans !!!Les A.F participent d’une volonté, pour un état ,de favoriser ou non sa démographie. Et je ne vois pas pourquoi il se priverait d’une carte alors que tant d’autres sous prétexte de libéralisation lui sont retirées. Les africains non nationaux ne percoivent pas les AF. En Afrique, où le taux de natalitré est de plus de 3 -contre quasi 2 en France et 1,5 pour le reste de l’Europe-il n’y a pas de soutien aux familles et à la démographie. Pour des raisons de coût mais je rappelle que la densité en Afrique est faible et que les difficultés ne doivent rien au nombre d ’enfants


                                  • kakadou n’diaye 30 juillet 2008 19:16

                                    Dolores, votre indignation vous honore.
                                    Mais les choses, je veux dire la réalité ,est plus complexe que cela.
                                    Il est en grande partie faux de dire comme cela que la France exploite l’Afrique.
                                    Cela ne veut rien dire.
                                    Au Sénégal il n y a rien à "exploiter". Rien. un peu de légumes, un peu de coton, l’arachide qui ne se vend plus,...et les contrats sont le plus souvent assortis de dessous de table qui bouffent les bénéfices possibles d ’autant que les dettes contractées ne sont jamais remboursées. En fait ce n est pas la France qui exploite mais un certain nombre réduit de sociétés qui font payer la France pour des travaux en Afrique. La France paie et ce sont les grandes sociétés qui en profitent. Les grandes machines coloniales - Bollore pour le port de Dakar etc...ne sont que des engins à détourner du fric..ou à la blanchir. Le nègre est un espace de blanchiment. Voir Elf et le Gabon. Elf et Sessou ; Voitr le Tchad l ex Oubangui.
                                    Quant aux indépendances . Encore heureux que l’Afrique n est pas isolé et qu’elle a des rapports avec l Europe. ! Le monde est depuis plus d’un siécle imbriqué qu’on le veuille ou non.
                                    L’Afrique c est aussi des pays pétroliers - Nigéria, Congo, Gabon , Angola entre autre+ Zaire+ à un degré moindre le Darfour-Soudan
                                    des pays miniers - Niger ; Zaire, Afrique du Sud, + Oubangui, Ghana pour les diams
                                    des pays agricoles Cote d’Ivoire
                                    et des pays ou il n y a rien ,que des yeux pour pleurer. Ils constituent les 3/4 des espaces.
                                    Si on part du principe que les exploitations favorisent pour la moitié les exploitants ( français, belges, américians, anglais ...)et pour l’autre moitié les gouvernements au pouvoir ..il ne reste rien ou quasi rien pour le pays et les peuples ; Illustration : Areva avec l ’uranium du Niger. C’est l’archétype des relations France-Afrique ou Europe/ Afrique. Le salud n est pas seulement là où on le pense.


                                  • kakadou n’diaye 4 août 2008 16:04

                                    qui ne saurait être d ’accord avec vous...qui ne saurait voir, en dehors de quelques aveugles volontaires et bornés, que l’Africain est aujourd’huii l objet d’un mépris généralisé et délétère même parmi les bien pensants.
                                    Mais là n ’est pas le problème, désolé. Ne nous trompons pas de discours.
                                    Le racisme pour ignoble qu’il soit.
                                    Le racisme pour frein qu’il soit au développement.
                                    N ’est pas le principal problème que rencontre l’ Afrique aujourd’hui.
                                    Les bateaux de la mort qui quittent la petite cote du Sénégal ne marchent pas à l’essence du racisme.
                                    et ce n’est pas le racisme qui pousse les africains à les prendre d ’assaut sachant qu’ils ont grande chance de mourir en route.
                                    Ce n’est pas non plus l’esclavagisme quoique je trouve quand meme fort de café qu’on ose comparer l’esclavagisme qui eut cours en Europe aux premiers siécles de notre ére avec celui du 18 ET 19 ème qui détruisit plus de la moitié des forces productives africaines !!!! faut être ignare, aveugle et de mauvaise foi pour oser comparer les deux choses.
                                    Cet aparté refermé je voulais juste dire que ni le racisme ni l’esclavagisme n ’éxplique l effondrement de l’ Afrique dans les 40 dernières années, cette descente aux enfers, dont Guaino n est pas responsable pas plus que Sarkozy même si, et c était l objet de l’article, le discours tenu bà Dakar continue à nous bercer et à bercer tout le monde d’illusions qui ne servent qu’à perpetrer la machine, l’exploitation, l ’aveuglement, la misère et partant le racislme.


                                  • Kieser 31 juillet 2008 09:21

                                    Si l’on veut être plus complet dans la collecte d’informations, il faut aussi lire les articles écrits par des africains et édités sur le Web suite au "discours de Dakar".

                                    Sur Africultures :

                                    http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=6784

                                    http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=6816

                                    http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=6819

                                     

                                    Sur le site Sénateurs des Français du monde

                                    http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/senateurs/archives/279/le-discours-inacceptable-nicolas-sarkozy.html

                                     

                                     

                                    Revenons cependant sur un des aspects essentiel de ce discours : la référence, implicitement universelle, au décours de l’Histoire, mue par le progrès et par un temps linéaire.

                                     

                                    H. Guaino insiste sur le caractère hors l’Histoire de l’Africain, il s’adresse, en insistant, aux jeunes africains, ni aux intellectuels ni aux paysans, les incitant ainsi à rejoindre le cours de cette Histoire prétendument universelle et, par suite, les invitant à une rupture de la chaîne des héritages culturels issus de leurs ancêtres.

                                    H. Guaino fait référence à l’anthropologie culturelle dont, sur le fond, il ne connaît rien, car, si l’on fait référence au progrès, présenté comme un accroissement des vertus du savoir, nous sommes forcément conduits à définir la notion de culture et ses liens sociaux qui en découlent. (J’y reviendrai)

                                    H. Guaino, dans sa réponse à BHL revendique son expertise d’anthropologue. Époustouflant sous la plume d’un individu qui est demeuré jusque là dans l’ombre et qui n’a jamais fait œuvre d’anthropologue, en premier lieu à l’écoute d’autres cultures, dans le respect des différences ainsi dévoilées.

                                    Époustouflant, car jamais aucun anthropologue francophone ne lui a répondu. On s’étonne de ce silence car il y avait beaucoup à dire, notamment sur cette fameuse inscription dans le cours linéaire de l’Histoire.

                                    Bref !
                                     

                                    Du cours cyclique de l’Histoire comme archaïsme. H. Guaino fait de cette cyclicité une sorte d’archaïsme dont les jeunes Africains doivent se défier. Et, pendant ce temps son président défend becs et ongles les intérêts de ses paysans et des pêcheurs. La contradiction est flagrante car la question se pose du mode opératoire des agriculteurs européens, sont-ils dans le temps linéaire de l’Histoire ? Il serait aberrant de le prétendre. S’agit-il alors de sortir ces « primitifs » de leur attachement à l’inlassable cours des saisons et du lent retour du temps sur lui-même ?

                                    Quant aux pêcheurs, ne sont-ils pas un reliquat du passé prédateur de Sapiens-sapiens. La pêche intensive dans son état présent, est une des dernières réminiscences de l’homme antique et des tribus de chasseurs-cueilleurs. Qui insiste sur cette collecte intensive des biens de l’océan sans souci d’une véritable gestion des ressources, sur le mode du « progrès » tant vanté ? Par exemple en arrêtant définitivement la pêche comme l’on a depuis longtemps limité la chasse à l’exercice d’un loisir.

                                    Qui voudrait, sous nos cieux du Nord, comme bénéfice légitime du progrès, une part cuisseau de cerf dans son assiette ? Plus personne ! Pourtant nous continuons de trouver « normal » la consommation de cabillaud, de thon, voire d’oursin... reliquat des temps des tribus de chasseurs cueilleurs.

                                     

                                    Avant d’évoquer l’archaïsme des autres, il conviendrait d’abord de se confronter à celui de nos sociétés du Nord.

                                    Avant d’affirmer : « J’assume le discours de Dakar ligne à ligne, mot à mot, à la virgule près. » H. Guaino ferait bien de revenir aux éléments essentiels de la rigueur épistémologique nécessaire à toute avancée anthropologique.

                                    La France, de ce point de vue, ne sort pas de sa réputation habituelle de donneuse de leçon... Et il est si facile de donner des leçons à l’Afrique quand on s’y sent encore comme dans la chambre de sa bonne.

                                     

                                    En invitant les jeunes africains à rejoindre le cours du progrès, donc l’Histoire, H. Guaino commet une injonction criminelle. Et ça, pas un anthropologue ne l’a dénoncé. Pourquoi ?

                                    Tout être humain a besoin de s’inscrire dans une chaîne de continuités représentées par la succession des lignes ancestrales. Il s’agit d’une nécessité vitale. La culture suppose la continuité et non le déracinement par le moyen du « progrès ». Tout comme l’embryon qui se développe récapitule notre histoire du genre humain (phylogénétique) la psyché humaine refait l’expérience vitale des leçons de l’humanité antérieure (le culte des ancêtres). Nos racines plongent dans les profondeurs des humains qui nous ont précédés, là où nous sommes nés, dans l’environnement global où nous vivons et c’est de ces racines que nous alimentons nos visions du futur. Comment pourrions-nous avoir prise sur le futur, comment pourrions-nous l’intégrer si nous ne nous sentons pas dépositaires de l’expérience humaine de ceux qui nous ont précédés. Une éducation purement technique, purement pratique, matérialiste et « mécanique » ne fournit aucune protection contre les illusions des fausses lumières déshumanisantes du « progrès ». Il manquerait, à coup sûr, cette culture essentielle dont la loi la plus profonde, la plus charnelle serait l’inscription dans la continuité des générations.

                                    De ce point de vue, parce que l’Homme Africain a précisément gardé un lien avec la cyclicité de la Nature, il a des leçons à donner à l’Homme Blanc du Nord. Celui-là même qui se perd dans les dédales de la nostalgie d’une nature perdue, dans la « préservation des espèces en voie de disparition » – nourri seulement par la seule crainte des méfaits de son fameux « progrès –, sans voir qu’il projette ainsi sa problématique interne : une rupture décisive et aliénante avec ses ancêtres et il voudrait aussi entraîner ceux qu’ils croient encore sous sa dépendance dans cette spirale infernale. C’est ce que l’on nomme en psychologie un enchaînement pervers (l’alcoolique entraîne les autres dans sa dépendance, le pervers cherche une victime qu’il pourrait initier, le mélancolique entraîne sa famille dans la mort)

                                     

                                    En incitant les jeunes africains à une rupture avec leurs lignées d’ancêtres, l’anthropologue imposteur, H. Guaino, voudrait entraîner ces jeunes dans sa propre aliénation. Le discours sur le progrès n’étant, là, qu’une rationalisation opportuniste.
                                    Les inviter à rejoindre le cours de l’Histoire, c’est les attirer dans le piège de la mélancolie et des tribulations insensées des cultures du Nord, c’est les livrer à l’illusion et à la fascination des eldorados du Nord, c’est fabriquer des immigrés de tous genres, sans papiers, sans dignité. (La perte de la dignité individuelle et collective dans les cultures du Nord est déjà un fait)
                                    Il conviendrai que l’anthropologue de service à l’Élysée soit cohérent avec la politique de son seigneur.

                                     

                                    Il serait bien plus intéressant d’inviter les jeunes et les anciens, les fellahs et les intellectuels africains dans nos universités populaires – sûrement pas dans les universités d’État – pour nous initier au culte des ancêtres, comme support d’un retour à une humanisation du monde, hors du cours mortifère de l’Histoire.

                                    Illel Kieser ‘l Baz, anthropologue


                                    • Bof 5 août 2008 10:52

                                      @Kieser : vous écrivez : "Tout être humain a besoin de s’inscrire dans une chaîne de continuités représentées par la succession des lignes ancestrales."...OUI, pour vous peut être mais les généralisations, nous commençons à en avoir assez.

                                      Des ignobles individus ont osés déclarer : "Tout être veut être en retraite" ....et bien, NON et il suffit de voir la courbe de mortalité autour de cet âge et il faut en plus bien suivre les professions des défunts pour bien vérifier que c’est ’" la mise en retraite qui tue quelques individus en France que l’égoïsme honteux des majoritaires essaient de faire taire . Ils osent même faire des manifestations pour maintenir leur saloperie de retraite Obligatoire."’ !

                                      Alors, si des "’
                                      anthropologues "’ en sont certain qu’ils restent avec leur certitude d’ êtres juste bons à devenir expert ou bien à aller enseigner ces choses dans les "’ GRandes écoles ’ " ....mais, personnellement , je préfèrerais avoir un avenir moins sombre et de loin plutôt qu’à connaitre mes ancetres qui devaient être de peau blanche Mais, le sort des habitants de l’Afrique m’inquiete et je suis certain avec raison puisque l’Humanité progresssera ensemble ou bien chutera ensemble. Le fait historique de la mondialisation nous l’a bien fait comprendre !

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