Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Droite-Gauche ! Quelles différences ? ...8 millions d’emplois (...)

Droite-Gauche ! Quelles différences ? ...8 millions d’emplois !

La question ainsi posée ne peut trouver de réponse évidente même si elle est niée par François Bayrou et son modeste modem.

Nous avions De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, dit de droite ( ?) et Mitterrand dit de gauche. L’inter mondialité de l’économie, le libre échange, avaient progressivement gommé les différences apparentes.
 
Faut-il rappeler, comme le fit Maurice Allais dans Marianne (1), seul prix Nobel d’économie français, que depuis 1974, l’Etat s’est interdit de créer de la monnaie et donc, d’emprunter auprès de la banque centrale. Cela a comme conséquence de payer beaucoup plus cher tout ce dont l’Etat a besoin et qui est désormais financé par le crédit qui enrichit les banques. (2)
 
Cette affaire de création monétaire nous coûte plus de 80 milliards par an d’intérêts pour la France, dont plus de 40 milliards à payer par l’Etat. C’est le libre échange soutenu par la droite qui conduit à cette conséquence.
 
C’est ainsi que prisonnier, Lionel Jospin signe le traité de Lisbonne qui consacre la disparition du service public à la française ; Chirac s’élève contre la fracture sociale en mangeant des pommes. Ont-ils le choix ?
 
Ce nivellement des différences, accompagné d’un langage feutré qui nous fait regretter les coups de gueules de Georges Marchais, dilue la politique dans un conglomérat mollasson du consensus rédempteur.
 
La conclusion pour les Français, devenait évidente. Tous pareils ! Elle fonda les discours et surtout les beaux jours de l’extrême droite qui se retrouva propulsée au deuxième tour des élections présidentielles en 2002. Fallait-il s’en étonner ? Pourtant, la recherche d’un consensus entre le capitalisme et le socialisme poursuivit sa dérive, laissant croire, que la social-démocratie fut, peut être, la réponse. En 2007, à l’élection Présidentielle, la gauche ne sachant plus trop ce que gauche ou droite voulait dire -Ségolène Royal allant même chanter sous le balcon de François Bayrou- les Français choisirent celui qui parlait le plus clair, celui qui avait les plus fortes convictions.
 
C’est ainsi que vint l’apparition de celui qui fait de la politique autrement ! Le premier geste est tout à l’image de son camp : « Tous au Fouquet » etc. ! Il ne sert plus à rien d’épiloguer sur ce qu’il fait ou ce qu’il ne fait pas.
 
Il est en fait un homme providentiel, non pas pour la France, mais pour la droite. La vraie, celle qu’on avait oublié. La droite mercantile. Celle qui privilégie l’individu à l’intérêt collectif. Celle qui préfère les taxes à l’impôt, l’assurance individuelle à la solidarité. Celle qui oppose l’entreprise privée au service public. Celle qui préfère les fonds de pensions aux retraites par répartition. Celle qui veut que l’individu soit placé au centre de tout, non pour faire société, mais pour assurer seul son propre développement, sans s’attarder sur ceux qui ne peuvent pas le suivre, etc., etc. L’homme de droite, riche, n’interdit à personne de s’enrichir et n’accepte pas que l’Etat puisse lui prendre « son argent » pour payer :
  • les fainéants, entendez chômeurs  ;
  • les parasites de la société, entendez les handicapés, les émigrés, même les syndicalistes  ;
  • les étrangers, entendez tous ceux qui ne sont pas comme eux, noirs, musulmans, immigrés, les dangereux gauchistes, etc., etc.
C’est ainsi que naissent les lois sur le « travailler plus pour gagner plus », le bouclier fiscal, les exonérations, le débat sur l’identité nationale, etc., etc. C’est ainsi que toutes les solidarités explosent, du fait d’un Etat qui ne joue plus son rôle de régulateur, mais qui, au contraire, aiguise l’individualisme. C’est ainsi que le slogan conscient ou inconscient des électeurs de droite est : Moi d’abord !
Le Président de la République en est le parfait exemple et se trouve tout naturellement porte parole de la majorité de ceux qui pensent comme lui, ou du moins, de ceux qui pensaient que la gauche et la droite, c’était la même chose.
 
La crise est venue rappeler combien il fallait remettre du sens dans l’économie qui est devenue, par les hommes de droite libres échangistes, non pas un moyen d’échange entre les hommes, mais un moyen de profit pour quelques uns. Les plus adroits, les plus affairés, les biens nés, s’en sortiront. Les autres ne sont pas la préoccupation de la droite.
 
Dans le même temps 400.000 chômeurs sont en fin de droits en 2010 sans aucune ressource, les solidarités sont sacrifiées (sécurité sociale, indemnisation des chômeurs, retraite)  ; les soupapes sociales sont négligées (syndicats, associations)  ; les jeunes sont abandonnés ; les petits patrons, les artisans, les petits commerçants, ceux qui veulent vivre de la terre, sont broyés par les règles du marché ; les salariés sont méprisés, placés en face d’objectifs inaccessibles et toujours réévalués, dans le seul but de faire triompher le profit et la finance.
 
La gauche c’est quoi ? Ce n‘est pas la droite ! Cette lapalissade est pourtant une réalité incontournable. C’est le contraire de tout ce qui précède.
C’est l’épanouissement de l’individu dans la société. Si ces mots ne vous parlent pas ou vous semblent ringards, on peut les changer par d’autres.
La gauche, c’est une plus juste répartition des richesses et des revenus :
  • entre le travail, la rente et le capital ;
  • entre les salariés, l’employeur et l’entreprise ;
  • entre les citoyens qui font société.
Allons plus loin. C’est donner à chaque individu naissant les mêmes chances. Nous ne seront jamais égaux, parce que la nature l’a voulu ainsi. Mais l’homme faisant société ne doit pas aggraver les inégalités de naissance par des injustices sociales. La société, pour ne pas dire la France, ou l’Homme, ou la République, mais philosophiquement la société, doit être organisée autour de ses membres, les hommes, pour permettre à l’excellence de triompher sans négliger aucun des siens.
 
Utopie, utopie, crient effectivement ceux qui n’ont besoin que de s’enrichir encore. Et l’argent ? Où allez-vous trouver l’argent pour payer les chômeurs ? Les retraités ? Les malades ? Les fonctionnaires ? Les vieux ? , etc., etc.
 
La gestion récente de la crise amène quelques solutions que nous ne pouvions pas imaginer avant qu’elle n’arrive. Nous ne pouvions un seul instant imaginer que des milliards virtuels pouvaient naître d’une décision politique. Nous pensions que l’argent, la monnaie représentait quelque chose de réel. La France était soi-disant en faillite. Elle a pu dégager des marges pour renflouer les banques qui annoncent aujourd’hui une santé florissante. Il n’est pas absurde de penser que le même type de marges pourrait naître d’une prochaine crise sociale. Mais à plus long terme, pour la gauche, les solidarités seront les seules réponses durables.
 
Illustrons : l’Etat vient de « donner » les autoroutes au secteur privé. Résultat : hausse des tarifs, suppression d’emplois par l’automatisation des péages. Il en est ainsi de l’eau, du gaz, de l’électricité, du téléphone, et la gangrène s’étend à l’hôpital, à la justice, à l’enseignement, à la recherche, etc. etc.
 
Citoyens, ou consommateurs ? Là se pose la frontière entre la droite et la gauche à laquelle s’ajoutent, des niches fiscales et sociales d’un côté, par nature pour quelques uns, et des hausses d’impôts pour les autres.
 
La France, pays riche, a les moyens de ses solidarités. Par exemple, la cour des comptes note 140 milliards d’exonérations de charges (3), auxquels s’ajoutent 20 milliards de niches fiscales, (4) etc., etc.
 
Qui profitent de ces sommes ? L’emploi ? Pensez-vous !
 
140 milliards par an, c’est l’équivalent de 8 millions de SMIC annuels, charges comprises ! C’est-à-dire que la France a les moyens de payer 8 millions de salariés au smic charges comprises, sans que cela ne coûte un centime de plus au contribuable !
Ce n’est pas le choix de la droite.
 
Etre de gauche, c’est penser que la richesse produite peut être répartie différemment.
Oui c’est vrai, tant qu’il y aura des déficits, des efforts seront nécessaires pour préserver l’essentiel des solidarités. Mais il faut une juste répartition de ces derniers et là encore, la droite reste figée, convaincue de sa bonne doctrine symbolisée par le bouclier fiscal et le refus officiel de toute augmentation des impôts. Le résultat est là et la crise n’explique pas tout, loin de là.
 
Lorsque les équilibres seront rétablis -rappelons qu’en 2002 la sécurité sociale était en excédent-  une véritable politique d’une société solidaire et reconnaissante pourra naitre de la gauche. Tout est question d’équilibre entre la richesse produite par les entreprises et la part qui peut revenir à la société.
 
Il serait trop long de présenter toutes les dispositions possibles à mettre en place pour atteindre ces objectifs, mais il est certain que les solidarités doivent remplacer les profits financiers.
 
Alors de droite ? De gauche ? Aucune différence ?
 
La droite est désormais identifiée par la doctrine de son Président et de son parti. Les années qui viennent doivent permettre d’identifier la gauche.
 
D-GARDARIST
 
Pour vous informer davantage :
  1. http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf
  2. http://www.lemonde.fr/europe/chat/2007/12/10/le-traite-europeen-de-lisbonne-est-il-fondamentalement-different-de-celui-rejete-en-2005_987730_3214_1.html
  3. http://www.marianne2.fr/La-Cour-des-comptes-debusque-140-milliards-de-niches-fiscales_a185059.html
  4. http://veilleur.blog.lemonde.fr/2010/02/10/les-derapages-de-la-mega-niche-fiscale-de-bercy/

Moyenne des avis sur cet article :  3.91/5   (44 votes)




Réagissez à l'article

60 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2010 09:44

    à l’auteur

    Etre de gauche, c’est penser que la richesse produite peut être répartie différemment. [ ... ] Alors de droite ? De gauche ? Aucune différence ?

    Selon vous, un Parti Capitaliste Français (PCF) serait-il de droite ou de gauche ?

    • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:33

      Le capitalisme n’est pas la question. C’est le libre échange des capitaux qui est en cause. Je vous invite à la lecture pour mieux cerner le contenu de mon papier.
      . http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf
      Peut-être faudrat-il créer un parti protectionniste ? de l’économie, de l’écologie, du social, des libertés et de la démocratie.


    • ffi ffi 26 février 2010 19:17

      Oui le protectionnisme est la seule solution.


    • geo63 26 février 2010 10:38

      Article d’une rédaction limpide, merci à l’auteur.
      Je suis particulièrement d’accord sur le fait (important) que : « La droite est désormais identifiée par la doctrine de son Président et de son parti ».
      On avait oublié cette dureté de la doctrine du profit individuel avec les « majorités » précédentes, plus diluées notamment par la présence de centristes.
      MAINTENANT ON SAIT !


      • sleeping-zombie 26 février 2010 10:46

        Merci pour cet article, qui a le mérite de poser les concepts avant de parler des personnes...

        Maintenant, une petite question toute bête : d’après toi (et la définition de la gauche que tu as posée), qui est de gauche ?


        • jps jps 26 février 2010 11:54

          @ auteur

          Vous écrivez : « Lionel Jospin signe le traité de Lisbonne qui consacre la disparition du service public à la française »

          Ceci n’est pas exact, la consécration de  la disparition du service public à la française s’est faite par l’accord général sur le commerce des services (AGCS). Pendant la phase de l’Uruguay Round fut négocié l’AGCS, entre 1988 et 1991, les gouvernements de l’époque (notamment gouvernement Rocard) et les accords concernant l’AGCS en été signés en avril 1994 (Gérard Longuet) et proposé à ratification la même année (gouvernement Balladur).

           

          Comme sleeping zombie, je m’interroge. Qui est de gauche ?

          Une réponse déjà : certainement pas DSK qui est le ministre de l’économie qui a le plus privatisé.


        • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:46

          Sont de gauche, ceux qui préfèrent les solutions collectives aux réponses individuelles, la solidarité à l’assurance, les impôts sur le revenu plutôt que l’extension des taxes, etc.. je ne vais pas reprendre mon article. Si la question est d’identifier le parti qui porte ses valeurs, je sais qu’il y en a, ils se réclament et ils sont de gauche. Ceci étant je ne peux que vous inviter à lire l’appel de Maurice ALLAIS, pour vous faire comprendre que celà ne se fera pas tout seul.

          http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf


        • Christian Delarue Christian Delarue 27 février 2010 18:17

          Gauche ! Laquelle ? C’est même la première chose à préciser aujourd’hui pour être crédible mais aussi pas simple honnêteté intellectuelle. Il y a un monde entre le PS et le reste de la gauche. Il n’y a qu’un pas à franchir pour aller à droite pour certains socialistes.


        • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:52

          Il serait intéressant que vous consultiez les charges patronales figurant normalement sur votre bulletin de paie. Vous verrez qu’elles sont loin de représenter les 100% du salaire que vous exposez. S’agissant du régime communiste je pense que ce n’est vraiment pas une référence économique.
          Je préfère lire la pensée du seul prix Nobel d’économie Français, Maurice ALLAIS. Il pense comme vous et se dit libéral socialiste. La gauche et la droite n’ont de sens que dans la pensée et les actes. Il ne sert à rien de fustiger les hommes.


        • Cogno2 26 février 2010 11:14

          L’auteur ne m’a pas convaincu qu’il y ai une différence fondamentale entre la gauche et la droite, en théorie, oui, en pratique, non.
          Sur la forme, il peut y avoir une différence, mais avec l’Europe et la mondialisation, il ne peut plus y en avoir sur le fond.

          Aujourd’hui le travail est racketté par l’état

          Dommage pour le terme racketté, ça vous fait perdre en crédibilité
          Comment appelez vous les banques et autres entreprises, prêtes à bénéficier de subventions, d’exonérations, mais ne donnant jamais rien en échange.
          Le terme racketté est idiot, mais je vais le réutiliser.
          Quand on sait que l’impôt sur le revenu sert à payer les intérêts aux banques, je dis que ce sont les banques qui rackettent.
          Je paie des impôts, et je préfère payer des impôts et vivre dans un pays avec un minimum de solidarité sociale, que de me retrouver dans d’autres pays, à vivre selon la loi de la jungle, du chacun pour sa gueule, et du plus fort.

          La mentalité de droite, c’est une mentalité animale, primaire, pragmatique, et profondément égoïste, ça n’apporte rien à l’humanité, au contraire.
          La mentalité gauchiste est intellectuelle, compliquée à mettre en oeuvre, qui demande de voir plus loin que son compte en banque, mais c’est la seule qui puisse améliorer l’humanité.


          • LE CHAT LE CHAT 26 février 2010 11:27

            à moins d’établir un régime comme en Corée du nord (non merci ) , ça existe pas ton concept ! ils sont tous vendus à l’idéologie Bilderberg !


            • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:55

              L’amalgame est un raisonnement inespéré pour le système en place. Poursuivez !


            • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:58

              Pour ma part, il me semble que le voilier ne va pas dans le bon sens et qu’il est en train de couler. C’est pourquoi il convient de changer de bateau. (lire l’article) http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf


            • Thierry LEITZ 26 février 2010 12:16

              Jacques Brel se désolait des riches disant d’eux « qu’ils ne pensent qu’à l’argent qui leur manque ».

              On pourrait actualiser sa réflexion ainsi : « ils ne pensent qu’aux impôts qu’ils doivent payer » et plus aux revenus afférents qui font que leur situation est bien meilleure que ceux qui payent peu ou pas d’impôts.

              Tout le monde devrait payer des impôts directs, pour l’utilisation qu’il fait des services publics (enseignement, ordre, routes, etc.) mais à hauteur de ses revenus : c’est la progressivité.

              En exonérant les bas revenus on a flatté l’électeur de base tout en donnant un argument aux riches qui peuvent se placer en victime de l’impôt, alors que les (sales) pauvres, eux en « profitent »...

              En effet la taxe avantage les riches qui proportionnellement en paient moins par rapport aux nécéssités de la vie qui consomment la totalité des revenus modestes. De plus, les contribuables aisés sont experts en gestion comptable et fiscal, ce qui leur permet de contourner au maximum l’obligation de contribution publique.

              C’est un travailleur indépendant qui vous le dit. A contre pied du discours -également recevable il est vrai- « on nous assassine de charges ». Ce qui renvoie à la destination réelle des fonds gérés par les organismes sociaux. Autre débat, non moins utile.


              • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 19:09


                Je partage votre point de vue, sauf en ce qui concerne la gestion des organismes sociaux. L’Etat compte un déficit de 140 milliards et la sécurité sociale qui a un budget supérieur à celui de l’Etat n’en compte « que »
                En 2008 le déficit de la sécurité sociale était de 10 Milliards ; il est passé à 20 milliards en 2009 par les effets de la crise (baisse de la masse salariale et donc des recettes)
                Dans le même temps et pour un budget inférieur, l’Etat est en 2009 à 130 milliards de dettes dont 80 milliards pour payer les seuls intérêts.

                extrait du 2ème lien de l’article :
                En 1974 a eu lieu la dernière émission de monnaie par la Banque de France et depuis, l’Etat s’est, de fait, interdit de créer de la monnaie. Concrètement, il s’est interdit d’emprunter auprès de la banque centrale. Cette affaire de création monétaire nous coûte 80 milliards par an d’intérêts pour la France, dont plus de 40 milliards à payer par l’Etat.


              • finael finael 26 février 2010 12:27

                J’ai l’impression que la distinction « droite-gauche » n’a plus guère de sens :

                - Sortis des mêmes écoles (donc formatés identiquement)

                - Fréquentant les mêmes lieux, les mêmes personnes (et se fréquentant mutuellement).

                - Carressant danslesensdu poil les mêmes bailleurs de fonds.

                Quelle différence ?


                • Croa Croa 26 février 2010 22:53

                  Enfin un lucide sur ce forum !

                  La différence est dans le costume, les gens de gauche osent parfois se présenter sans cravate (pour les dames c’est en pantalon au lieu du tailleur.)

                  A part ça ce sont tous des fantoches fidèles serviteurs d’une oligarchie qui oeuvre en coulisse pour nous ruiner.


                • zelectron zelectron 26 février 2010 13:44

                  @l’auteur
                  "140 milliards par an, c’est l’équivalent de 8 millions de SMIC annuels, charges comprises !
                  C’est-à-dire que la France a les moyens de payer 8 millions de salariés au smic charges comprises, sans que cela ne coûte un centime de plus au contribuable !"
                  ...et pendant combien de temps ?


                  • ffi ffi 26 février 2010 14:22

                    Si ces millions de gens travaillaient pour mettre en place des infrastructures mises au compte des biens communs, cela pourrait fonctionner très longtemps.


                  • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 19:15

                    pendant tout le temps ! puisque tous les ans, ce sont 140 milliards qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat pour exonérer soit les entreprises soit les contribuables. Si ces exonérations étaient supprimées, l’Etat aurait 140 milliards de plus dans ses caisses...le déficit serait alors résorbé et le gouvernement n’aurait plus d’argument pour remettre en cause la retraite, les services publics, etc.. Alors il continue d’exonérer.


                  • Romain Desbois 27 février 2010 22:52

                    Sans oublier le trou de la Coface comblé tous les ans par l’Etat et qui est l’équivalent du trou de la sécu selon David, le président de la Coface lui-même. !

                    40 milliards de fraudes fiscales estimées par le fisc.


                  • ffi ffi 26 février 2010 14:19

                    @ l’auteur :
                    Sur cette histoire de création monétaire (qui coûte effectivement très cher), la droite et la gauche sont identiques : ni l’une ni l’autre ne remet en cause ce fonctionnement...

                    Aussi loin que l’on regarde à gauche et à droite, d’ailleurs.


                    • Croa Croa 26 février 2010 23:07

                      Tout à fait !

                      Seul un groupe indépendant peut remettre en cause ce fonctionement, ainsi que la croissance qui nous mène à notre perte.

                      Concernant la « gauche » rappelez-vous Maastrich (Dont l’article 104 confirme l’assujetissement des états aux banques privées) et la comédie de Mitterrand qui s’est fait opérer au moment stratégique pour que ces couillons de Français votent oui !


                    • non667 26 février 2010 15:54

                      un nartic pour nous faire croire que la gauche existe encore ,alors qu’elle a abdiqué face au FMI et au mondialo-capitalisme depuis 1983 ??? c’est du trollage !!!!


                      • logan 26 février 2010 15:55

                        C’est faux, toute une partie de la gauche ( la gauche radicale ) remet en cause ce fonctionnement. Cela bloque encore au niveau des débats internes, ce n’est pas facil de faire ouvrir les yeux aux gens, surtout à ceux qui font de la politique depuis longtemps.
                        A droite, Nicolas Dupont Aignan est le seul dans tout le champs politique pour l’instant à proposer qqchose sur ce thème dans son programme.
                        La politique est en mouvement, il est faux de dire que personne ne remet en cause ce fonctionnement, on n’est tout simplement pas majoritaires pour l’instant, ce qui est différent, mais on progresse.

                        Alors ne jugez pas trop vite et de manière trop approximative la réalité des choses.


                        • ffi ffi 26 février 2010 17:25

                          Simple petite pique, pour enfoncer le clou.
                          Je suis encarté (gauche pas radicale), j’évoque ce sujet depuis 2007 (merci Holebeck et Chouard...) et je vois combien les réflexes idéologiques sont tenaces (surtout plus on monte en hiérarchie).
                          Pas majoritaire, certes, tant que les ignorants de ce fait importantissime, continue de la ramener avec leur fatuité, mais je vois bien l’évolution des consciences. Ce genre de rappel de la loi 73-7 était tellement rare, il y a peu, aujourd’hui, cela ressemblerait presque à un Raz-de-marée.
                          J’ai en effet entendu Emmanuelli (ancien banquier) dire « qu’il était pour autoriser le rachat des titres de la dette » ou bien Michel Sapin (ancien ministre des finances), auquel je rappelais ces quelques faits, « pointer le problème des investissements causé par le fonctionnement actuel ».

                          Allons-y les gars, nous vaincrons ! Il faut mettre au trou tous ces arrivistes qui se disent « hommes politiques » et qui se contentent volontiers uniquement du salaire de la fonction, sans vraiment en accepter la charge.

                          Le blocage principal de la gauche (quelle qu’elle soit) et plus largement des politiciens de tous bords, c’est sa croyance en la possibilité d’une « autre Europe ». Comme si la politique française pouvait décider des actions que prendront les autres pays européens ?

                          L’UE a été construite par les banques et pour les banques, l’histoire le montre bien, d’où la nécessité imposée aux candidats d’abdiquer leur souveraineté monétaire.

                          La seule solution est de quitter l’UE et l’euro.

                          Mais ça fait décidément trop mal au cul des impérialistes de gauche de l’envisager pour le moment, eux qui rêvent en secret de pouvoir dicter leur loi aux autres pays européens.

                          Si je devais me définir, ce serait patriote républicain de gauche

                          Jaurès disais :
                          Sans la république, le socialisme est impuissant, sans le socialisme la république est vide.


                        • eric 26 février 2010 16:27

                          A l’auteur. Même si il reflète les réflexions de beaucoup de gens qui pensent à gauche, votre article est profondément inepte. Cela ne serait pas très grave si ce genre de pensée n’était à l’origine du coté poussif du fonctionnement de notre démocratie française.

                          Il est inepte de comprendre la société comme vous le faites. Sur le plan politique et culturel : Une infime de minorité de « méchants » un peu cons mais très malins, qui font toujours triompher leurs intérêts purement mercantiles. Une autre minorité de grands penseurs qui comprennent tout mais ne parviennent à rien en pratique, vous et semblables. Une grande majorité de « cons » qui se laissent manipuler par la première minorité faute d’être assez intelligents pour comprendre la seconde. Avec un telle vision, vous ne pouvez qu’être sourd aux enjeux sociaux économiques. Qualifiant les demande du « peuple » de populisme, et celles des entrepreneurs d’égoïsme, comme si il existaient des catégories sociales bonnes et intelligentes et généreuses par nature, ou comme si le fait d’appartenir à une catégorie sociale prédéterminait entièrement une personne dans ses qualités et défauts.

                          Sur les plans économiques et social, vous décrivez notre société comme l’aurait fait vos illustres prédécesseurs de la moitié du 19ème sciécle. Une sorte de jungle sociale. Nous et les autres démocraties libérales, sont les sociétés les moins inégalitaires qu’il y ait jamais eu dans l’espace et dans le temps. les plus soucieuses des plus défavorisés, celles dont les systèmes sociaux sont les meilleurs que l’on ait jamais vu. En ce qui concerne plus spécifiquement la société française, celle qui consacre la plus grosse part de sa richesse aux services publics. Le tout, il faut bien le dire grâce au efforts conjoint des droites et des gauches, même si en général la droite gouvernait et la gauche revendiquait pendant la plus part des périodes. Ainsi, l’écrasante majorité des acquis sociaux durables ont été décidés, votés en mis en œuvre sous des gouvernement de droite en France.

                          Votre présentation manichéenne et simpliste débouche sur deux conséquences, un profond conservatisme : vous appelez essentiellement à la sauvegarde d’un âge d’or situé dans le passé. Un coté très conflictuel. Comment peut on négocier si le partenaire est fou méchant et égoïste ?

                          Or, si nos systèmes sociaux sont très comparables à ceux des autres pays libéraux, ils se signalent par des couts élevés et une faible efficacité. C’est le pire d’europe, un euro de cout de gestion pour redistribuer un euro à ceux qui en ont besoin. ( source OCDE) et encore, ceux qui en ont besoin... Il se traduit en pratique essentiellement par un grand brassage d’argent au sein de la classe moyenne. Tient, pour reprendre votre exemple, des charges sociales délirantes et des reversement pour permettre aux moins qualifiés d’accéder malgré tout à l’emploi, au lieu de simplement baisser les charges.

                          Dés lors que la moindre tentative d’améliorer cette situation se heurte à des levée de bouclier de gens comme vous aux hurlements de ’touche pas à mon service public« , toute réforme est extrêmement laborieuse à mettre en œuvre. Au lieu de viser ensemble à un optimum social en tenant compte des intérêts et égoïsmes de chacun, dans un dialogue »franc et viril« comme cela se passe dans les pays normaux, cela devient un conflit frontal entre ceux qui ne veulent toucher à rien par principe et ceux qui visent seulement le maximum de réformes possible sans guerre civile. C’est pourquoi nous faisons moins bien moins vite que les autres, que nous avons plus de chômeurs que les pays comparable et un service public moins efficace avec le plus grand nombre de fonctionnaire par habitant de la planète.

                          La responsabilité d’idées comme les vôtres dans tous cela est écrasante. Elle n’a pas d’excuse. Elles sont à l’origine des spécificités du chômage, plus élevé, et de l’exclusion sociale, plus durable, qui caractérisent la France par rapport à des pays comparables.

                          Vous êtes à l’origine de la plus part des blocages et pesanteurs qui interdisent de combattre plus efficacement encore les problèmes sociaux et le tout, et cela est particulièrement exécrable, aux gémissement de »solidarité, partage, et c’est la faute des riches « . Je ne sais pas si c’est cela que vous appelez »la gauche", mais si c’est le cas, on ne peut que se réjouir de son dépérissement avancé.


                          • bobbygre bobbygre 26 février 2010 17:27

                            Il serait vraiment important que l’auteur réponde à ce message !

                            « Il est inepte de comprendre la société comme vous le faites. »
                            C’est votre vision qui est totalement inepte et totalement idéologique sans aucun rapport avec les faits historiques.

                            "Ainsi, l’écrasante majorité des acquis sociaux durables ont été décidés, votés en mis en œuvre sous des gouvernement de droite en France.« 
                            C’te bonne blague ! Le front populaire, mendes-france, mitterand, c’était de la gnognote ; je devine votre réponse car bien sur vous parlez d’ »acquis sociaux durables« sous entendu les acquis sociaux de la gauche sont intenables sur le long terme.

                             »Nous et les autres démocraties libérales, sont les sociétés les moins inégalitaires qu’il y ait jamais eu dans l’espace et dans le temps. les plus soucieuses des plus défavorisés, celles dont les systèmes sociaux sont les meilleurs que l’on ait jamais vu. En ce qui concerne plus spécifiquement la société française, celle qui consacre la plus grosse part de sa richesse aux services publics.« 
                            D’abord, comment le savez-vous ? Personne n’a vécu les siècles précédents et personne ne peut affirmer que notre vie est plus douce aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Et si notre époque était si formidable, pourquoi consommerions-nous autant d’anxiolitiques ? Pourquoi aurions-nous un taux de suicide aussi énorme, première cause de mortalité des jeunes ? Car notre société est désespérante d’égoïsme ! C’est cela que souligne notamment l’auteur et qui est une réalité !
                            On a inventé tout plein de systèmes sociaux lourds et contre-productifs et parallèlement à ça, une idéologie égoïste et à courte vue a pris le dessus dans la psychologie humaine : l’appât du gain a tout balayé, la méfiance a remplacé les solidarités de classe, les consommateurs ont remplacé les producteurs, les syndicalistes veillent à la paix sociale là où autrefois il veillait à la justice sociale etc, etc...
                            Bien sur, pour vous, seule la richesse matérielle compte et de ce point de vue, effectivement, notre société n’a jamais vécu de manière aussi confortable. Sommes-nous heureux pour autant ? Est-ce que l’accès aux ressources matérielles est suffisant ou même essentiel au bonheur ? Notre époque prouve que non ! Le respect, la reconnaissance, la solidarité, la liberté, l’égalité, la justice sont autant voire plus essentiel encore au bonheur de l’humanité. On ne peut pas dire que les nombreuses réformes ayant visé à accroitre notre confort matériel ait eu beaucoup d’effets positifs sur tous ces points.

                            Nous vivons le règne du mensonge, de l’injustice, de la corruption et de l’égoïsme mais vous ce qui vous tracasse ce sont »des blocages et pesanteurs qui interdisent de combattre plus efficacement encore les problèmes sociaux et le tout, et cela est particulièrement exécrable, aux gémissement de "solidarité, partage, et c’est la faute des riches « . Discours typiquement libéral appelant à la modernité, à lutter contre l’ »archaïsme". Ce qui est plutôt ironique quand on sait (par expérience, ça fait 30 ans que ça se répand cette maladie !) que le libéralisme nous rapproche de plus en plus du servage du moyen-age.


                          • ffi ffi 26 février 2010 17:56

                            Je ne suis pas d’accord avec ce commentaire. Il n’y a pas à s’étonner que la révolte sociale gronde quand sont remis en cause les acquis sociaux. Certes cette grogne concerne plutôt les employés du publics, les employés du privé étant efficacement baillonnés et sommés par leur hiérarchie de jalouser ces fonctionnaires qui jouissent de la sécurité de l’Emploi.

                            Mais les gens ne sont pas dupes. Ils voient bien la direction que choisit le système « la tiers-mondialisation » du pays.

                            Les petits commerçants et artisans contestataires, portés instinctivement vers le front national, qui propose aussi ces recettes libérales, vont commencer à comprendre que, avec une classe moyenne (fonctionnaire ou non) tiers-mondisée, c’est une bien grande partie de leur marché qui va disparaître... Et donc que la faillite va poindre.

                            Quand les dominos commencent à tomber, peu importe que l’on soit dans les premiers ou les derniers, on peut être sûr d’une chose, chacun tombera à son tour au moment venu.

                            Toute cette situation n’est conséquence que d’une chose : l’abdication par la nation du contrôle de ses instruments de crédit (loi 73-7), qui a fait enfler la dette à un point inimaginable.

                            Les seules réponses depuis 20 ans ont été privatisation et remise en cause des acquis sociaux (ie démantèlement des moyens d’action effectif de la république). Vous connaissez la propagande libérale par coeur. Elle n’est basée que sur des sophismes.

                            Il suffit de sortir du cadre de ce système financier.

                            Reprise en main des instruments du crédit. Mise en chantier de la Nation pour améliorer l’efficacité des infrastructures économiques. Mise au travail des millions de gens qui en sont privés pour constituer des biens communs (services publics) qui seront mis à disposition de tous les agents économiques. Mise en place du protectionnisme pour protéger les infrastructures économique du pays.


                          • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:21

                            (à l’attention de Eric)
                            Monsieur,
                             Je ne peux que vous inviter à lire la lettre de Monsieur Maurice ALLAIX seul prix Nobel d’économie Français qui inspire ma réflexion, dont le lien vous était proposé. http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf
                            Je ne doute pas que vous ayez une vision plus éclairée que la sienne.
                            Pour ce prix Nobel, « Si aucune limite n’est posée, dit-il, il se passera une augmentation de la destruction d’emploi et une hausse dramatique du chômage » Pour lui, « il est indispensable de rétablir une légitime protection. Il faut corriger les marchés par une redistribution sociale des revenus illégitimes »

                             Concernant la crise économique que nous traversons il fustige les explications officielles : « Les causes de la crise, telles qu’on nous les présente, relèvent d’une incompréhension de la réalité économique »

                            Merci pour votre contribution qui permet d’illustrer son propos.


                          • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 18:26

                            suite pour Eric

                             Concernant la crise économique que nous traversons il fustige les explications officielles : « Les causes de la crise, telles qu’on nous les présente, relèvent d’une incompréhension de la réalité économique »
                            Merci pour votre contribution qui illustre parfaitement son propos.

                             


                          • Le péripate Le péripate 26 février 2010 18:43

                            Formidable, Éric.


                          • logan 26 février 2010 18:46

                            Beaucoup d’inepties dans ce que raconte éric.
                            Si effectivement beaucoup de progrès sociaux ont été acquis alors que c’était la droite qui gouvernait, c’est une méconnaissance assez incroyable de notre histoire que de penser que ces progrès sociaux étaient ainsi le résultat des choix volontaires de ces gouvernements de droite, conjointement, en toute harmonie main dans la main avec la gauche ...
                            Au contraire, tous ces gouvernements se sont toujours opposés à ces progrès sociaux, systématiquement, en usant toujours des mêmes arguments que l’on peut entendre encore aujourd’hui. ( l’épouvantail de l’exode des entreprises, l’exode des capitaux, la faillite de la france etc ... ) et pourtant ces progrès sociaux ont au contraire toujours donné lieu à des progrès en général, même économiques, à l’image de l’abolition du travail des enfants ou des congés payés, de la sécurité sociale ou de la retraite ...
                            Ces progrès sociaux ont toujours été obtenus contre la volonté de ces gouvernements de droite aux moyens de hautes luttes sociales, ce fameux droit de grève qui est aujourd’hui à juste titre systématiquement attaqué et rogné autant que faire se peut par les gouvernements de droite successifs ...
                            C’est quand même assez incroyable de ne pas savoir cela.
                            La seule période où la droite a travaillé avec la gauche c’est après la guerre, après 1945, avec le conseil national de la résistance, mais il ne s’agissait pas de n’importe quelle droite, il s’agissait de la droite républicaine, la fameuse droite gaulliste, qui a disparue en réalité, avec le général De gaulle ... Tradition aujourd’hui réduite au très esseulé Nicolas Dupont Aignan dont le score électoral dépasse difficilement les 1% ...


                          • ZEN ZEN 26 février 2010 18:50

                            Il a dit : « Formidable Eric ! » smiley


                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 février 2010 18:53

                            @ l’auteur

                            Je ne peux que vous conseiller de lire ce drolatique texte, moulte fois cité, qui tord le cou définitivement au protectionnisme : Pétition des marchands de chandelle


                          • Garnier Denis Gardarist 26 février 2010 19:22

                            Comme vous m’y avez invité j’ai répondu à Eric.
                            Merci pour votre contribution solidaire


                          • logan 26 février 2010 20:36

                            Ce texte tord surtout le cou à l’aveuglement des libéraux qui visiblement n’arrivent pas à faire la différence entre la lumière naturelle du soleil et le pouvoir artificiel et quasi absolu du propriétaire d’une entreprise dont il abuse pour rémunérer une misère le travail des enfants qu’il exploite, avec la bénédiction du gouvernement de l’état corrompu où l’entreprise est délocalisée, et ainsi en tirer de meilleurs profits.
                            Quoi de plus légitime que de se protéger, de protéger ses concitoyens, contre ce genre de prédation ? Il n’y a nul astre naturel en jeu dans l’histoire.


                          • Croa Croa 26 février 2010 23:18

                            à ffi : Pas mal sauf que « Les seules réponses depuis 20 ans » sont en fait un accompagnement. Car tout ça est très cohérent en réalité.


                          • eric 27 février 2010 02:35

                            a bobbygre

                            Je suis presque tenté de recopier votre commentaire et de vous le renvoyer à l’identique !

                            1 Oui, le front popu et Miterrand c’est de la gnognotte. Quand a Mendes, il n’a jamais été aux affaire assez longtemps pour réellement mettre en œuvre ses bonnes intentions. C’est assez simple, vous prenez les grandes lois qui définissent ce que l’on a coutume de nommer le modèle social français et vous regardez quand elles ont été votées Vous regardez les 5 semaines de cong pay et vous regardez quand elles ont été obtenues, vous regardez la diminution du temps de travail depuis 70 ans et vous constater qu’elle diminue régulièrement à part l’a coup violent de la pèriode Miterrand qui, entre autre,a conduit à ce que l’on sait ( rigueur, blocage des salaires, contrôle des changes.

                            2 Un truisme : Bien sur qu’ à titre individuel on peut être plus heureux en étant pauvre que riche, au 18ème siècle qu’au 21ème. Qu’est ce que cela a a voir avec la justice sociale et le souci de plus pauvres et la qualité de nos filets de protection sociale ; ? SI vous préférez l’époque ou l’on bossait 12 heures par jour au fond des mines avec une espérance de vie de 40 ans, au motif que les syndicats étaient plus combatifs, c’est sans doute que vous n’êtes pas mineur. Si la situation sociale des enfants pauvres du 19ème vous inspire une vague nostalgie au nom des beautés de la solidarité qui existait à l’époque entre exploités, c’est que vous préférez vos rêves aux réalités.
                             

                            Vous projetez sur l’ensemble des gens, des problèmes qui sont sans doute les votre. Il y a une preuve statistique, démographique. Il existe en France des familles nombreuses. Elle font délibérément le choix d’être moins consommatrices, de vivre moins bien au quotidien que leur homologues de mêmes niveau de revenu parce qu’au fond, l’argent et les choses matériel les préoccupent moins que les joies familiales. Il se trouvent aussi que ce sont ces familles qui sont les plus actives dans le milieu associatif, ’parent d’élève par exemple), l’aide aux plus démunis ( restau du cour theleton ; il se trouve aussi qu’elles sont souvent catho et pas franchement à gauche.

                            Toutes les institutions dont vous déplorez le dépérissement sont vos organisations, syndicats professionnalisés et politisés qui découragent les bonnes volontés, partis d’apparachiks qui se bouffent la tête entre eux. C’est complètement nombrilique et montre une méconnaissance des « vrais gens » dans la « vraie vie ». Sur la base des déclarations en préfecture, il n’y a jamais eu autant de gens engagé dans l’action associative solidaire qu’aujourd’hui. Les mécanismes anti corruption sont si nombreux qu’ils en deviennent parfois même une gêne à l’efficacité économique vous avez entendu parler du destin de la loi Scrivner par exemple ?. Oui la gauche républiciane et sociale abandonne largement l’action de terrain dans les banlieues mais elles est remplacée par d’autres acteurs, et comme « le niveau monte », des « locaux »Au lieu que ce soit le prof du lycée du coin qui venait expliquer aux pauvres comment ils doivent vivre avec des arrières pensées politicienne, du style, « on ne poura rien faire tant que je ne serai pas au pouvoir pour changer le système » cela se passe plutôt mieux.
                            Oui il y avait 14 000 écolos bruyant à jour de leurs cotisations au dernier congrés vert, mail il y a quelques centaines de millier de chasseur à courre ( voir pinçot charlos) qui communient dans la mixité sociale, la défense concrète de la nature etc...
                            Oui, il y a 8000 retraités à la ligue de droits de l’homme qui se concentre sur des enjeux de politique politicienne, mia sil y a de 400 à 600 000 protestant évangélique engagés dans l’action sociale, etc..

                            Vous pleurez sur VOS sépulcre blanchis, mais il ne reflète pas l’état de la société française

                            Vous avez l’air de n’en connaître que des clichés d’instituteur gaucho pour le passé comme pour le présent. Apprenez que le servage, dés le moyen âge, est essentiellement un statut formel hérité du passé, très limité quantitativement sans grande conséquences pratique dans la vie des gens. De facto il a déjà disparu. En revanche, avec les Saint chômés, il y plus de congés que de nos jour. Je vous renvoie au début de votre texte. Si les gens étaient plus heureux, mons dépressifs, plus solidaires et que le libéralisme nous y ramène, alors vous devez être un fervent libéral....... !


                          • eric 27 février 2010 03:19

                            A l’auteur : je vois pas ! ni mon commentaire ni votre article ne traitent de protectionnisme. Quant à la question de la taxation et redistribution de « revenus illégitimes » c’est une question essentiellement symbolique. Quant on est à prêt de 60% de prélèvements de la richesse nationale ( impôts+ emprunts+fonds gérés sous logique étatiques) et à peut être 5% de bénéfices après impôts redistribués, il est clair que la vraie question si on a un souci d’efficacité sociale plus que de raccourcir ce qui dépasse, n’est pas d’augmenter les prélèvements mais d’optimiser l’utilisation de ceux qui existent.
                            Quand à protectionnisme et chômage, certes ! La polémique pour savoir si le commerce international crée ou détruit des emplois dans les pays riches n’est pas close. Mais : 1 vous déconsidérez votre discours sur la solidarité et la redistribution si vous affirmez que le travailleurs chinois ne saurai s’enrichir que si il ne touche pas aux revenus des nantis relatifs de l’occident. 2 Les taux à ouverture économique comparable varient du simple au triple en Europe. Les Pays Bas ne sont pas notoirement plus protectionnistes que la France, réglementation européenne oblige, il n’est pas non plus avéré que le travailleur hollandais soit payé au lance pierre, mais ils ont deux fois moins de chômeurs. A mon avis, cela établi bien que les facteurs endogènes ont une place déterminante dans les niveaux relatif de chômage. Dés lors, une préférence affirmée pour le protectionnisme dénote sans doute plus d’un désir de contrôle étatique accru que d’une réelle volonté de lutte contre le sous emploi.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès