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Du #CNR à Stéphane #HESSEL : comment ILS tuent la Résistance…

La mort d’un homme comme Stéphane Hessel forcément nous fait mal A gauche pour de vrai ! Non pour son petit livre d’indignation, ni même pour son rejet d’une droite libérale et réactionnaire. Bien plus pour sa résistance à un système mortifère dans une époque où la résistance vous la payiez de votre propre vie. Bien plus pour ce que les résistants nous donneront alors en signe de la victoire totale sur l’obscurantisme et le mépris du genre humain. Ce don nous viendra du Conseil National de la Résistance. Ce don ne porte pas de nom, il n’est pas un bien matériel. Il est au delà. Ce don est un système social et politique qui voulait revendiquer une lumière et une confiance dans le genre humain. Finalement, le CNR nous a fait don de l’arme efficace contre l’obscurantisme, l’individualisme et la tentation du pouvoir absolu qui conteste l’expression démocratique et mène au désastre. Le CNR nous a offert le droit de vote pour tous. Le CNR nous a offert la retraite par répartition. Le CNR nous a offert une sécurité sociale solidaire. Mais ces biens précieux et d’une rare efficacité contre l’obscurentisme, ILS n’ont eu de cesse de les mettre à mal, ILS n’ont eu de cesse de vouloir les détruire. ILS y auront mis du temps. Mais ce jour, où Stéphane Hessel est mort, ILS sont sur le point de réussir leur entreprise. Qui sont-ILS. Comment s’y prennent-ILS ? Découvrons le ensemble…

ILS n’ont guère d’égard pour le genre humain. ILS vénèrent d’autres objets que la vie. ILS adorent les actions, les obligations et autres constructions financières qui servent à fabriquer une richesse invisible, virtuelle et finalement fictive, sauf pour eux mêmes. ILS n’ont que faire de la manière de vivre des autres, de tous les autres. ILS sont, en revanche, préoccupés, en permanence, par ce que les autres, tous les autres, peuvent faire pour accroitre leurs richesses boursières. ILS sont attentifs à détruire tout ce qui, de prêt ou de loin, est susceptible d’empêcher ou réduire l’accumulation de leurs actions, obligations et rendements spéculatifs. ILS n’ont pas véritablement de préférences politiques. ILS peuvent passer si facilement du bleu au rose du moment où leurs intérêts sont sauvegardés. Du moment où le politique s’évertuera à défaire discrètement ou ostensiblement ce que Hessel, Aubrac, Moulin nous ont légué comme seul rempart à l’obscur et à la détestation du genre humain. ILS forceront et obtiendront plus que de raison le saccage de l’héritage du Conseil National de la Résistance, héritage pourtant acquis au prix de la vie. Maintenant, vous savez qui ILS sont.

ILS ont tout de suite attaqué le principe de solidarité entre les générations. Les résistants voulaient que le lien entre tous soit si fort qu’il empêche la désagrégation de la cohésion sociale. Car durant la guerre, la seconde, la fasciste, ils étaient effrayés, les résistants, à l’idée qu’une guerre civile en Français puisse éclater sous leurs yeux au motif que le projet d’avenir des uns soit incompatible avec le projet d’avenir des autres. Le CNR a alors inventé la retraite par répartition. Plus qu’une idée, plus qu’un système, un ciment de la cohésion sociale. Ceux qui ont travaillé pour les jeunes, pour les éduquer et leur confier une tâche dans le tissu social, seront pris en charge par ces mêmes jeunes une fois ces derniers devenus des adultes. Les enfants du présent doivent tout à leurs ainés, alors adultes ils leurs rendront tout ce qu’ils peuvent. Puis vieux à leur tour, ils recevront tout, en juste retour. Tapis dans le noir, les chasseurs d’actions, d’obligations et de rendements savaient qu’en ce début de retraite par répartition ILS étaient isolés. ILS savaient également que dans un tel système de solidarité, ILS n’y trouveraient pas assez leur compte. Alors ILS ont patiemment attendu que l’heure devienne plus favorable. Mais ILS ne se sont pas contentés d’attendre. ILS ont fabriqué une arme de destruction économique politique et sociale massive : la dette. Les attaques se sont faites de plus en plus violentes. Elles ont alors ouvert des brèches. “L’état est trop généreux” et ne peux plus financer ce bien pourtant si précieux qu’est la cohésion sociale. Il faut capitaliser la retraite, l’introduire en bourse. Voilà la “solution” qu’ILS finiront par imposer à beaucoup. Les fonds de pension, les assurances vies deviennent autant de scuds contre l’héritage du CNR. ILS obtiennent que les pensions baisses. ILS obtiennent que le temps de travail s’allonge au point que plus personne ne percevra une retraite à taux plein. ILS obtiennent alors que les vieux se fassent à l’idée que leurs jeunes ne seront plus à leurs côtés pour les vieux jours. ILS obtiennent que les adultes se jettent sur leurs produits boursiers et abandonnent peu à peu cet esprit de solidarité. ILS obtiennent que le ciment d’une cohésion sociale rempart de l’obscurantisme s’effrite, sous le regard impuissant ou l’action volontaire de politiques complices de ce saccage de l’héritage du CNR.

Les politiques seront également complices ou acteurs volontaires de l’autre saccage, celui de la sécurité sociale solidaire. Pourtant, cette idée est, elle aussi, plus qu’essentielle à la cohésion sociale. Durant la guerre, les résistants ont vu venir à eux des hommes, des femmes qui ne voulaient pas du totalitarisme nazi sur le territoire de la révolution. Ce nazisme qui instaure, en principe intangible, l’injustice qui frappe “au hasard” pour entretenir la peur, donc son maintien en place. Ces hommes, ces femmes ne voulaient pas d’un système social qui planifie méthodiquement puis qui industrialise la mort au motif de ce que le hasard de votre naissance vous lègue. Ces hommes et ces femmes utiliseront une arme redoutable pour se protéger de la traque nazi, la solidarité. Chacune, chacun dépendra de chacun et de chacune. Les réseaux seront des maillages où tous seront sous la protection de tous. Chacune, chacun viendra en aide à chacun et chacune dès que la menace de l’injustice qui frappe au hasard ou sur ordres menacera de s’en prendre à l’une ou à l’un. Ces hommes et ces femmes, au sortir de la guerre, et formidablement enrichis de cet esprit de solidarité qui protège de la mort, fabriqueront ce bouclier social qui fait rempart à l’injustice de la maladie et qui frappe au hasard. Ces femmes, ces hommes nous donneront cette sécurité sociale. Surtout, ce bouclier social rend chacune et chacun égal devant la loterie de la maladie, rend chacune et chacun égal face à la médecine. Ce bouclier efface l’héritage de la naissance, héritage qui peut tuer. Mais les chasseurs d’actions, d’obligations et de rendements ne peuvent supporter que la santé ne soit pas une marchandise comme les autres. Tapis, ILS attendront. Puis utiliseront leur arme de destruction massive : la dette. Les médicaments sont de moins en moins remboursés. Les hospitalisations de moins en moins prises en charge. Les hôpitaux publics de moins en moins entretenus. Les fonctionnaires de la santé de moins en moins payés. Dans le même temps, le secteur privé se développe. Les mutuelles, puis les assurances santé privées deviennent obligatoires pour chacune et chacun. A la condition de pouvoir se les payer. Peu à peu, ILS finissent là aussi par triompher et introduisent en bourse la sécurité sociale. ILS se serviront du scud nommé TVA anti social et qui adosse le financement de la solidarité non plus à la mutualisation salariale entre les citoyens, mais à leurs consommations, c’est à dire l’achat de produits dont les sociétés qui les fabriquent sont côtés sur les marchés financiers

Pour tout cela, il faut aux chasseurs d’actions, d’obligations et de rendements un salariat aux ordres, soumis grâce à la peur du chômage, en concurrence face au salaire. ILS se serviront alors des femmes comme instrument de l’inégalité. La résistance avait pourtant ouvert les yeux sur elles qui étaient venues renforcer ses rangs en même nombre que les hommes. La résistance avait ouvert les yeux sur ces femmes qui prenaient les mêmes risques que les hommes. La résistance avait compris que sans les femmes rien, absolument rien n’aurait été possible. La résistance savait, comme tous, qu’elles n’étaient pourtant pas l’égal des hommes aux yeux de la République. Elles n’avaient pas le droit de vote, ces femmes, qui, comme les hommes, avaient pris les armes, en citoyennes, pour former des bataillons de résistance. Elles avaient, pareilles aux hommes, contribué au jour de gloire contre nous de la tyrannie. Le CNR mettra fin à l’injustice la plus cruelle et fera de la femme cette actrice majeure du genre humain, à 50/50 avec les hommes. Elles iront à la conquête de chacune de leur victoire : l’IVG, l’indépendance bancaire et autres symboles si important. Mais jamais on ne fera pour elles une loi qui les rendra égales aux hommes au travail. Elles percevront des salaires inférieurs, travailleront à temps partiel dans des industries pénibles qui exploitent. Elles seront licenciées en premier, recrutées en dernier. Car il leur faut aux chasseurs d’actions, d’obligations et autres rendements spéculatifs cet outil dénommé “peur” pour signifier au salariat qu’il dépend d’eux, exclusivement d’eux. Les gouvernements savent faire des lois pour faire de l’amour un droit pour tous. Les gouvernements ne savent pas faire une seule loi pour faire du travail et du salaire des droits égaux pour tous. Pire, les gouvernements laissent faire ou encouragent des lois qui finissent par soumettre le salariat aux chasseurs d’actions, d’obligations et autres rendements en précarisant leur sort et leur vie au travail. En définitive, chaque salarié doit vivre les conditions de travail que les femmes subissent depuis si longtemps.

Maintenant vous savez comment ILS font. Vous savez comment ILS attendent que le temps efface des mémoires l’action exemplaire de nos anciens. Vous savez comment ILS insinuent et finissent par convaincre que notre héritage coûte trop chère pour nous imposer une vie invivable. Nous devons en retour savoir comment résister. A gauche pour de vrai !, chaque fois que nous participons à une action militante et que nous entendons scander “résistance”, nous sommes pris d’un profond malaise. Car chaque fois nous repensons avec émotion à nos anciens si exemplaires. Mais nous, nous ne risquons pas nos vies. Chaque fois, A gauche pour de vrai ! nous repensons à ce jour où, malade et allongé sur notre lit d’hôpital, cet ami, Xavier, et aussi médecin, nous a rendu visite pour nous réconforter et à glissé dans nos mains ce témoignage de 1000 pages de Daniel Cordier. Ce livre* a changé notre vie à jamais, sache le Xavier. Nous ne pouvons nous empêcher de penser, avec effroi, que nous galvaudons ces femmes, ces hommes, ces résistants et le CNR. Puis, nous regardons autour de nous. Et nous voyons ces politiques qui conduisent en Grèce comme en France, desEuropéens au suicide face à une vie invivable. Nous voyons ces hommes et ces femmes, sur le sol d’Europe,s’immoler. Nous voyons les instances de l’UE refuser l’expression des peuples qui crient, avec leurs bulletins de vote, comme en Italie ces jours ci, leur refus de poursuivre sur cette route sombre qui mène à l’obscurité. Nous voyons cette commission qui ordonne aux Européens de se taire, qui ordonne aux nouveaux élus d’appliquer la doctrine édictée par des oligarques qui eux n’ont jamais été élus. Nous voyons ces sociaux libéraux qui valident une à une les actions et les pensées de ces chasseurs d’actions, d’obligations et de rendements au point que des Berlusconi ou des Sarkozy se voient “réhabilités”. Nous voyons, depuis l’ombre d’où ils surgissent, ces bruns et ces brunes qui comptent les points et misent sur un « playback » de l’histoire. Alors A gauche pour de vrai !, avec d’autres, de plus en plus nombreux, nous optons pour le rouge, ce rouge qui fait le cri du peuple, ce rouge qui conduisit à 1789, ce rouge qui conduisit à la loi de 1905, ce rouge qui conduisit au Front Populaire, ce rouge qui conduisit à mai 68. Et avec tous ces autres, de plus en plus nombreux, A gauche pour de vrai ! nous crions… “RESISTANCE” !

Sydne93


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20 réactions à cet article    


  • ELCHETORIX 28 février 2013 09:45

    Bonjour l’auteur et merci pour cet article que j’apprécie dans sa totalité sauf à la conclusion qui met sur le même plan la formidable avancée sociale de 1789 et la « petite  » révolution de Mai 1968 qui n’était à mon sens que la révolution actuelle des « printemps arabes » de certains pays musulmans qui n’ont malheureusement , pour le moment , rien changé au « système » prédateur des banksters et autres rentiers et pilleurs de ressources naturelles et humaines que sont ces 1% d’affameurs de la planète .
    Mais les vrais résistants seront toujours là pour empêcher cette abomination qui est d’asservir et diviser les peuples pour mieux s’enrichir et profiter égoïstement des bienfaits que la nature et l’homme dans son ensemble procurent par le travail et la solidarité , son humanisme en quelque sorte !
    Hasta la victoria , siempre , et que le créateur protège ce grand homme qu’est SH .
    RA.


    • La mouche du coche La mouche du coche 28 février 2013 16:13

      Comment croire que la gauche de l’auteur va enfin faire ce qu’elle a dit qu’elle veut faire et qu’elle ne fait jamais quand elle a le pouvoir. smiley


    • ELCHETORIX 7 mars 2013 16:29

      oui , julius , la fin des privilèges de la noblesse et le droit de cuissage des seigneurs et autres engeances royales !
      pour le reste la classe bourgeeoise ne fait pas mieux avec son esclavage moderne , mais tôt ou tard eux aussi payeront pour toutes les turpitudes qu’ils font subir aux classes populaires !
      Pour ma part , le moment venu j’en pendrai haut et court un certain nombre de ces profiteurs du système actuel et avec délectation , pourtant je ne ferai pas de mal à quelque animal qui soit .
      RA.


    • mac 28 février 2013 10:04

      La résistance y compris au capitalisme n’est pas qu’une affaire de gauche.
      Le CNR, je vous le rappelle, comportait aussi des gaullistes et le général de Gaulle qui n’était peut-être pas de gauche pensait à développer une troisième voie qui a été la sienne puisqu’il était parvenu à mettre la main sur le moitié des leviers économiques de se pays et que ses successeurs ( y compris François Mitterand) se sont empressés de les refiler aux marchés.
      Mai 68 dont certains leaders ce sont largement convertis au libéralisme via leur engagement européen sans concession, a contribué à affaiblir le général pour laisser ensuite la place à des politiques de droite et de gauche qui n’ont fait que servir le capitalisme.


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 28 février 2013 10:08

        vive le CNR pour les jeunes indignés par LE CYNISME des politiques cumulards et lobbyistes..............

        et une pensée pour nos anciens comme mr HESSEL

        RESISTONS

        CNR : CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE


        • eric 28 février 2013 11:02

          Le Conseil National de la résistance, a été voulu, organisé, contrôlé par le Général de Gaulle.

          Il y a là les résistant de « juin 41 » Ils ne s’inclinent devant la démocratie qu’a cause du rapport de force militaire et politique. Notamment, comme la suite le prouvera, beaucoup de leur militants sont prêt à suivre De Gaulle plus que Moscou. On a réussi a déterrer quelques socialistes et radicaux qui ne soient pas a Vichy. Même en 43 beaucoup sont en effet encore « en attente ». Du reste, toutes les figures de premier plan de VIchy, viennent de la gauche. C’est aisément vérifiable sur internet.
          Et pendant que le CNR tient sa première réunion au domicile d’une de mes tantes, Mitterrand, pistonné par deux copains de la cagoule, se fait remettre la Francisque a tout hasard. Thorez qui a déserté sur ordre reste a Moscou.

          La preuve que tous cela est un projet gaulliste, c’est qu’il y a tous le monde. Vous imaginez comme Debut-Bridel, Laniel ou BIdault auraient été invités si cela avait été organisé par le PC ou le PS ! Quand a l’élaboration des projets genre sec soc, il n’est que de regarder les profils de Laroque ou De Vogue et ceux des représentant du PC pour comprendre qui a conçu le bébé techniquement.

          Mais il est toujours compliqué de lutter contre le révisionnisme historique.

          Il est plus difficile de nier que les progrès issus entre autre de ce programme, se sont épanouis sous le gaullisme et que tous cela a commencé a s’enrayer a partir de 1981.

          A partir de là, au lieu que l’argent collectif serve a la solidarité, il sert au recrutement de 2 millions de fonctionnaires et 1,8 millions d’employés « associatifs civils civiques citoyens ». Cela débouche de l’avis général de toutes les gauches, syndicats en tête, sur « une dégradation profonde et continue de la qualité du service public » a budget perpétuellement croissant....

          Il y a certainement quelque chose de sincère dans vos regret de cet âge d’or ou la droite était au pouvoir.....
          Il y a une grande hypocrisie a invoquer des « ils » pour expliquer comment, avec beaucoup, beaucoup plus d’argent collectif que jamais, on a des fonctionnaires en beaucoup, beaucoup plus nombreux et de la solidarité en moins....


          • Yvance77 28 février 2013 11:24

            Salut,

            Moi j’ai vomi... quand j’ai vu Copé lui rendre hommage... un non-sens !


            • Yohan Yohan 28 février 2013 11:41

              T’es une petite nature 


            • jaja jaja 28 février 2013 12:51

              Bien entendu le salut anti-système viendra des Julius32 qui vantent « l’aspect le plus important du CNR, la réconciliation entre droite et gauche, que ces mêmes abrutis de gauchistes rejettent aujourd’hui »... Donc un Julius32 qui vante une collaboration entre un PCF sorti en armes de la Résistance et un patronat qui avait majoritairement collaboré comme aimait à le rappeler de Gaulle qui devint leur chef mais sans trop aller fouiller dans leur passé ignoble...

              Des « anti-systèmes » véritables, comme les aime Julius32, auraient pu, auraient dû, tenter de s’emparer du pouvoir et de renverser la bourgeoisie capitaliste...et non se contenter de ce qu’elle était alors prête à lâcher pour conserver son hégémonie.
              Concessions que la bourgeoisie finit de nous reprendre aujourd’hui... ce qui démontre que la collaboration de classe est une hérésie, que l’Union nationale ce n’est que l’intérêt du Capital et de tous ceux qui nous exploitent.

              De toutes façons une vraie gauche, représentant la classe dominée, c’est-à-dire la classe ouvrière et ses alliés, ne peut jamais s’allier dans un gouvernement avec son ennemi de classe.

              Sa tâche historique reste de renverser la bourgeoisie en s’’appropriant collectivement (socialisation) l’outil de production et toutes les banques pour parvenir à l’égalité sociale entre toutes et tous.
              Tout le reste n’est que diversion...


              • jaja jaja 28 février 2013 13:18

                « Servir le système » c’est servir ce système patronal exploiteur que tu ne dénoncera jamais toi-même.... Je suis moi pour la disparition en tant que classe du patronat. Plus de patrons, plus d’actionnaires privés, plus de banquiers tu comprends ? Toutes les ressources de la société socialisées et aux mains des travailleurs et de la population...

                C’est servir le système ça ? Les gens comme toi se donnent beaucoup de mal pour masquer qu’ils sont pour conserver la propriété privée des moyens de production et d’échange et qu’ils refusent le partage égalitaire des richesses entre toutes et tous...

                Qui sert ici ce qui n’est pas qu’un vague « système » mais qui s’appelle le système capitaliste à son stade ultime de développement : l’impérialisme....


              • jaja jaja 28 février 2013 13:26

                Et arrêtes de jouer les sous-doués.... Ce que tu appelles l’hyperclasse n’est que la fraction dominante de la classe bourgeoise et ce que tu nommes « la haute finance » la couche supérieure de la finance...

                Moi je socialise le tout en expropriant tous les actionnaires de cette hyperclasse, mais aussi les « petits » capitalistes que tu qualifieras de « nationaux » pour mieux les sauver et, bien entendu, je suis pour socialiser la haute comme la basse finance. Tout y passe... smiley plus de moyens de production ou d’échange privés, plus de politiciens professionnels...

                Seule une Révolution et la force du nombre nous permettra d’atteindre ces objectifs...


              • satyam 28 février 2013 13:03

                La Résistance n’appartenait ni aux communistes (qui étaient pro nazis pendant le pacte germano-soviétique et ensuite aux ordres de Moscou) ni aux socialistes et franc maçons, comme une honteuse propagande voudrait nous le faire croire.
                 En effet , on ne peut plus lire un ouvrage ou voir un film sur la Résistance sans trouver 200 fois le mot communiste dans le texte et on ne peut pas lire un ouvrage écrit par d’anciens Résistants sans que les mots socialiste, communiste et franc maçon n’apparaissent 200 fois , comme si c’était un honneur ! parlez nous plutôt de vos actions, de vos citations, de vos médailles...le reste on s’en fout !.)
                Quant au merveilleux esprit de la Résistance, il s’est bien terminé début 44 ou les coups bas, les magouilles politiques des partis et les ambitions personnelles l’ont fait éclaté.

                Il y a eu un homme qui s’appelait le général de Gaulle(il se trouve qu’il était de droite !) , qui a réuni(certains FTP n’ont pas voulu de cette unification, dont Jean Moulin avait été chargé , mais , comme il leur fallait des armes, des fonds et du matériel,la plupart se sont ralliés) tous les groupes hétéroclites de Résistants pour en faire une armée digne de ce nom, l’armée de l’ombre, dont l’action a été décisive à la réussite du débarquement.
                 J’admire ces hommes qui en furent ; beaucoup de héros méconnus en font parti, et il y eu autant de « gaullistes »(même si ce mot vous écorche la bouche) dans la Résistance que de résistants de gauche .
                Il faut aussi savoir qu’en1940 , ils n’étaient pas nombreux les Résistants, un tout petit peu plus de 40 à 43 ; mais en 44, après la Libération, il y en avait « des tonnes ». Beaucoup de certificats de complaisances ont été fait...ou marchandés.
                C’est comme cela qu’un certain nombre d’anciens collabos ou même miliciens et autres gestapistes se sont retrouvés « résistants », comme un certain nombre qui avaient « résisté » assis sur leur chaise !

                Et il est sûr que Jean Moulin (par exemple) restera dans la mémoire collective pour son héroïsme et son action, et non pas pour son appartenance à un quelconque parti

                Les récupérations politiques de « la pensée unique » sont minables.
                L’histoire n’est pas de la propagande, ni la Résistance, et :

                 « l’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie » disait Gandhi.


                • JP94 28 février 2013 23:38

                  Dîtes-ça à un résistant  !
                  Des communistes pro-nazis ...
                  Vous apprenez l’histoire dans les manuels scolaires ?

                  Il y a eu un pacte germano-polonais en ... 1934 , du temps de Pilsudski et de Hitler . ( le même Pilsudski qui , Polonais sans Pologne en 1914 pris la tête d’un détachement polonais ad hoc pour attaquer la Russie en août 14 , avant tout le monde ! et finit après tout le monde )
                  Dès mars 1933 , , 2 semaines après la venue de Hitler au pouvoir , les communistes étaient internés dans les premiers camps de concentration comme Sachsenhausen au Nord de Berlin . Je doute qu’ils fussent pro-nazis ...Hitler appelant du reste à la croisade anti-judéo bolchévique . ( les Juifs n’étaient pas pro nazis , on est d’accord ? )

                  Il y a eu Münich , mains libres données à Hitler par les puissances occidentales contre leur allié tchécoslovaque pourtant une démocratie .

                  Et , de Mûnich au pacte germano-sovietqiue , l’URSS a tenté à de multiples reprises de signer des traités d’alliance avec la Grande-Bretagne et la France , qui ont refusé systématiquement : pourquoi ?
                  C’est dans les archives et la secrétaire de Marcel Déat l’a relaté , jour par jour si on peut dire .
                  Lisez au-delà des manuels .
                  N’insultez pas la mémoire des résistants . Eux ont donné leur vie .
                  Ce soir il y avait Alexis Tchakarian , le dernier survivant du groupe Manouchian lors de la projection de l’Affiche Rouge : vous voulez aller lui enseigner ce qu’il pensait en 1939 ?

                  Il saurait vous répondre bien mieux que moi ...

                  Mais moi je ne dis pas n’importe quoi .


                • Yohan Yohan 28 février 2013 13:55

                  Les vrais résistants ne sont plus là pour témoigner, ils sont morts jeunes. En revanche, on a surtout vu beaucoup de résistants auto proclamés de la dernière heure, qui ont sorti le fusil alors que les allemands étaient déjà en déroute. On nous a sorti Hessel de derrière les fagots socialistes, bizarre qu’on n’ait jamais entendu parler du bonhomme avant. J’ai écouté beaucoup de témoignages d’anciens résistants, ça parle aux tripes. Quand Hessel parle de sa vie, de ses évasions, j’ai l’impression qu’il nous récite du Martine chez les boches...Ce type est bizarre, en tout cas, c’est l’effet que ça me fait...


                  • jaja jaja 28 février 2013 14:08

                    Avoir un doute, pourquoi pas ? C’est humain.... Par contre sortir ce doute publiquement sans pouvoir l’étayer, tout en insinuations, là ça ressort du salaud de base, celui qui salit.... des intervenants comme hélas on en trouve un peu trop sur ce média.....


                  • Yohan Yohan 28 février 2013 14:18

                    Je t’invite à voir le témoignage de Hessel (reportage d’Arte). Ne connaissant pas le bonhomme quand je l’ai vu pour la première fois, je n’avais donc au départ aucun a priori sur lui, d’autant qu’il n’avait pas encore pondu sa daube. L’écouter raconter son histoire m’a mis dans un certain malaise, ce qui n’était pas le cas pour les autres témoignages du film. Et ce n’est pas la première fois que je l’écris (sur Avox au moment de la sortie de son livre). Maintenant, il dit peut-être la vérité, mais sa manière de raconter est franchement décalée.


                  • tesla_droid84 28 février 2013 15:35

                    La résistance, elle est en train de se faire mais sans la plupart d’entre vous, trop occupé à se battre entre droite et gauche, à se traiter de facho, de complotiste...


                    Venez à l’UPR, nous somme un rassemblement de TOUT bord politique et nous avons déja le texte CNR 2.0 qui va meme plus loin que l’original. 

                    Nous venons d’etre rejoins par le colonel Chamagne 
                    Un mot rapide pour signaler l’arrivée à l’UPR, comme responsable des questions de défense, du colonel Régis Chamagne.

                    Voilà un ancien pilote de Mirage 2000, qui a rédigé un manuel de straégie aérienne, un républicain, qui opte pour l’UPR après avoir été tenté par le Front de gauche.

                    Son annonce est à lire sur cette page, je me permets juste d’en extraire une partie de la conclusion :

                    « J’ai découvert l’UPR par hasard.

                    C’est en visionnant les conférences de François Asselineau que j’ai entendu la théorie d’une Union européenne comme outil de la suprématie étasunienne. Compte tenu de mon parcours dans l’armée, il est symptomatique et affligeant que ce soit la première fois que j’aie entendu semblable décryptage de la situation. Pourtant, cette explication, très argumentée, a soudain mis du lien et donné de la cohérence à mes observations et réflexions antérieures.

                    Après quelques mois pour digérer cela, pour vérifier l’exactitude de certaines affirmations, et pour approfondir certains sujets, j’ai décidé d’adhérer à l’Union Populaire Républicaine – le seul parti de libération nationale - et d’y prendre des responsabilités en fonction de mes capacités.

                    Depuis lors, je constate avec bonheur que l’UPR rassemble des personnes venues vraiment de tous les horizons politiques. C’est un cas unique sur tout l’échiquier politique français et c’est une caractéristique qu’elle partage avec la Résistance française des années 1940 (et dont porte notamment témoignage le beau livre d’Henri Fresnay La nuit finira). »



                    • mac 1er mars 2013 08:38

                      Si l’UPR veut unir les français, que certains de ses sympathisants arrêtent de tirer dans le pattes de Dupont Aignan ça sera plus constructif.


                    • CHRISTIAN LARIVIERE CHRISTIAN LARIVIERE 28 février 2013 22:13

                      Les « réacs » s’indignent dirait-on !

                      Un « homme debout » vous effraie à ce point ...
                      Mais que se passera-t-il quand ils seront des millions ?

                      Détendez-vous !


                      • titi 28 février 2013 23:44

                        Faudrait aussi qu’ILS arrêtent de raconter des histoires sur AV.

                        Les allocs c’est 1933.
                        La retraite par répartition c’est Pétain.

                        Ceci étant dit...

                        Qu’est ce que le CNR ?

                        Le CNR c’est un compromis pour fédérer toutes les mouvements de résistance pour éviter la guerre civile à la libération. Car, et même si on ne l’apprend plus dans les écoles, la résistance, c’est aussi les royalistes, les cathos et même l’armée de Vichy... et pas que le PC... bref tout un petit monde qui n’aurait demandé qu’à s’écharper à la libération.
                        Le CNR c’est avant tout cela : un pacificateur.

                        Ce réclamer du CNR pour créer un clivage, c’est tout sauf l’esprit du CNR.
                        C’est montrer l’étendue de son ignorance.

                         

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