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Accueil du site > Actualités > Politique > Du déjà vu, déjà entendu ?

Du déjà vu, déjà entendu ?

L’état d’esprit réformiste et manichéen dont nous abreuve et tente de nous convaincre au jour le jour la classe politique dirigeante, ceci orchestré de main de fer par un omniprésent chef de l’état, commence à me donner des frissons dans le dos lorsque je fais le constat que cette déviance conduit automatiquement vers une autocratie avérée, où il y a peu de place à la parole du peuple.

 La liste des réformes iniques ayant vues le jour depuis le début du quinquennat Sarkosien est trop longue pour les éplucher toutes, je ne citerai que celle à Darcos qui fait encore débat et surtout les inventions de la dame Pécresse qui alimentent le courroux des enseignants chercheurs. Si je parle de ces deux réformes tant décriées se rapportant à l’enseignement c’est qu’il se trouve que je possède dans mes archives des exemplaires du Bulletin National de l’Enseignement Primaire de 1943 au nom engageant de : « Devant la vie ».

 Le choix de ce bulletin n’est pas anodin de ma part car, en effet, la date où il a été édité nous donne une idée de la façon dont les gouvernants de l’époque pouvaient concevoir l’éducation des futurs Français, et comme l’on sent poindre ça et là les relents de cette période nauséabonde le rapprochement s’imposait. La sujétion du retour d’un uniforme à l’école ou autre fantasme du genre de celui qui met en avant comme axiome que seule la valeur du mérite fait de bon citoyen, par exemple. J’ai donc épluché consciencieusement ces torchons et retenu dans le bulletin : J.31528-43, quelques extrait des entretiens d’Allevard de Léon Emery qui sont significatifs du sens que l’on voulait donner à l’éducation, et surtout sur la pente où nous entraine nos dirigeant avec la crainte que ces propos servent d’exemple. Je vous les donne à lire pour que chacun prenne conscience qu’il ne faut surtout pas cela, mais dont pourtant on en sent les prémices avancer insidieusement…

 « Suprématie du spirituel- La politique n’est pas une simple catégorie de l’histoire naturelle ; elle ne montre pas des sociétés qui poussent à la manière de castors ou de termites, ou une tribu de singes. Une société humaine est celle qui est entrée dans une sorte de mouvement ascendant et qui par conséquent, subit l’attraction d’un pouvoir spirituel capable de s’imposer à tout un peuple et capable de porter en lui ce qui est sa qualité maîtresse, c’est-à-dire le désintéressement, c’est-à-dire le souci de l’éternel… »

 Si je ne me trompe, il me semble avoir entendu des propos similaires du coté de Latran, mais ce n’est pas tout…

 « La maladie de le pensée. – Aujourd’hui encore le peuple français, cela se comprend certes, cela s’explique, cela s’excuse, est encore travaillé par des mouvements de délire intellectuel. Il se complait dans l’irréalité ; la politique tel qu’il la pense souvent en lui-même, est une espèce de sorcellerie incantatoire ; il attend le miracle, il cherche des grigris, il veut autour de lui discerner des magiciens et lorsqu’il ne les saisi pas autour de lui ; il les saisi dans les ondes des radios étrangères ou dans les rumeurs confuses qui ne cessent de circuler… »

 Cela ressemble à la négation qui fut faite récemment arguant que grâce à son action volontariste et celle de son gouvernement les grèves passaient maintenant inaperçues. C’est dans le même ordre d’idée et ce genre de discours abscons n’est que trompe l’œil et permet à l’autocrate de se conforter dans sa sphère intellectuelle qui est pour lui la seule vérité, du moins celle qu’il veut bien entendre. Il affirme d’ailleurs aussi ses pleins pouvoirs en prenant des décisions unilatérales comme la nomination de Pérol, la mise en chantier d’un second EPR, pour ne citer que ces exemples. Comme si de rien n’était, il n’écoute pas la voix du peuple et il continu a imposer un diktat de plus en plus pressant.

 A chaque instant, à chaque action, à chaque mot lâché par le Chef de l’Etat et ses sbires, nous devons apporter attention et démonter dans la mesure du possible les ficelles du conditionnement intellectuel que peu à peu on tente de nous imposer.

 Nous ne nous laisserons pas mener par une dictature morale accompagnée d’une répression physique que la police d’état accentue au fil du temps.


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3 réactions à cet article    


  • anny paule 14 mars 2009 17:04

    Vous avez mille fois raison, il faut apprendre à décoder les discours et rester très vigilants...
    47% de nos concitoyens ne s’étaient pas aventurés à plébisciter l’homme à talonnettes... mais hélas, 53% n’avaient rien compris, rien senti, rien décodé, rien vu venir...
    Seulement, à ce jour, nous sommes tous sur la même galère, que nous l’ayons voulu ou non ! Et, si le rythme se maintient, au bout du quinquennat notre pays sera exangue. Ah ! les "gros", les "nantis", les "riches" ,en un mot ,seront très satisfaits de ce petit monsieur-là... pour le reste, c’est tout autre chose. Mais il reste encore bien des pleutres et des collabos, des délateurs, même parmi ceux qui ne bénéficieront jamais du système... 
    Votre référence à l’école, au vieux BO de 43, à Vichy, et la comparaison avec les "réformes" de Darcos et compagnie est très intéressante. L’école, c’est le miroir de la société. Maurice Halbwasch a écrit que "L’école est le moyen le plus efficace dont dispose une société pour former ses membres à son image". Et, pour qui sait lire entre les lignes et analyser, cette école qu’"on" nous concocte a toutes les raisons du monde d’inquiéter ! Elle n’est pas seule dans ce cas, hélas !


    • Bobby Bobby 15 mars 2009 08:46

      Bonjour,

      Hélas, mille fois ! les programmes scolaires s’apauvrissent de jour en jour, l’esprit critique est exclu des formations pour être remplacé par une obéissance aux dogmes. Une,deux,une, deux... au pas ! Rendant à Yvan Illitch une raison d’autan meilleure. (cf : "Une société sans école")

      Condition sine qua non pour construire une société complètement décervelée, lobotomisée et par là, plus facile à manœuvrer car elle sera incapable de résister au pouvoir en place... ce qui semble bien déjà le cas aujourd’hui !

      Les projets ne manquent pas pour réduire à leur plus simple expression les libertés individuelles et renforcer les moyens de contrôle des populations... ce qui signifie peut être qu’il y aurait anguille sous roche ?

      Une personne rencontrée incidemment hier m’a parlé de manœuvres importantes du Norad aux états unis, si cela se vérifie, c’est que peut être, la crise là bas, est bien plus importante qu’ici... (le secteur automobile par exemple, est en pleine perte de vitesse et voit actuellement ses ventes chuter d’une bonne cinquantaine de % )... y redouterait-on des conflits sociaux majeurs ?

      La rentrée prochaine de la France dans l’otan ne peut que souligner une vassalité qui à mon sens nous mène droit dans le mur, mais à une vitesse que Monsieur François de Closset a parfaitement prévue (cf : "Toujours plus"), cette fois, augmentée selon une courbe exponentielle.

      Plutôt que de changer les bases de notre "way of live", l’état renfloue les industries produisant des inepties inadaptées (l’automobile) et les banques, plutôt que d’inviter à une réflexion sur la structure même et en changer... (le remplacement complet du parc de véhicules actuels par des véhicules électriques, aurait certainement des répercussions énormes sur toute la politique intérieure du Pays, sa dynamique, son équilibre sociologique... et son impact international).

      l’adoption pas les dirigeants français d’une politique d’alignement sur le grand frère américain, à pratiquement tous les niveaux me fait froid dans le dos !


      La "douce France, cher Pays de mon enfance" aurait-elle balayé tous les principes des lumières, les droits de l’homme au profit d’une "liberté" mortifère qui s’impose mondialement ? J’ en ai bien peur ! Ce ne sont pas les discours du timonier, même à talonnettes, qui vont me rassurer, au contraire !

      Aujourd’hui, il semble que le soleil ait perdu tout pouvoir face à l"underground" !

       

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