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Du marketing écologie

Comme le dit Yann Arthus-Bertrand dans « Vu du Ciel », veillons à ce que l’Homme apparu le plus tard sur terre ne prenne pas le risque de tuer et détruire tout ce qui l’a précédé, et donc, préparé. A moins qu’il ne s’agisse pour sauvegarder l’Homme et sa planète, de premièrement « sauver l’Amour » entre les peuples selon la chanson du regretté Daniel Balavoine. Parfois, cet art supposé mineur en dit beaucoup plus long que le verbiage carriériste des uns et des autres, tel l’actuel ‘marketing écologie’

Alors il y a eux, ils sont les savants et les sages et se sont élus eux même responsables de la Planète, et bientôt de l’univers. L’auto-élection est télévisuelle et au suffrage de l’audimat. Ils sont les gentils. Et puis il y a nous, tous les autres, irresponsables citoyens, coupables de consommation folle de yaourts et boites de conserve sources de déchets susceptibles de recouvrir le désert entier. Il y a nous, les vilains, les criminels par pollution anticipée du cosmos suite aux fumées de cigarettes. Qui sont-ils, eux, les sauveurs héros de la Terre ?
 
Ils sont chanteurs en manque d’inspiration ou de cause noble à vendre avec leurs disques. L’un d’entre eux serait prêt à nous faire croire à la disparition par inondation de son « Île aux oiseaux  ». Du reste il aurait quitté cette île pour les projecteurs dévoreurs d’électricité du star-système, celui des producteurs en série de chauves à boucles d’oreille nous laissant comme eux, sans voix.
 
Elles sont ex-sportives de haut niveau du Vent des Globes tombées bien bas sur le canapé rouge vivement dominical. On s’attendrait à les voir tout au plus présenter la météo, elles conversent de l’avenir du monde et des étoiles, certes pour la ménagère cible de moins de cinquante ans. Elles sont aussi actrices un peu fanées s’improvisant porteuses d’oracles prophétiques sur le réchauffement climatique, et la découche d’ozone. Ces savants « chantent  » volontiers au resto publicitaire des Enfoirés, polluant à l’occasion le bel héritage du grand Coluche. Les nouveaux Docteurs de l’Environnement proviennent à l’occasion de notre respectable Assemblée Nationale, retrouvant ainsi un peu de mission d’intérêt général, alors qu’ils ne gouvernent plus que le nombril de leur petit monde. Enfin, il y a les couvertures de la Presse people, pressée surtout de vendre son âme au diable ‘audimaniaque’. Comme dans un supermarché, les « articles  » nous inviteraient presque à porter un pull même en été pour résister à l’appel du chauffage. Bref, l’écologie est reine au royaume du marketing et plan média. La secte des anges verts remplit nos caddies d’idées toutes faites et produits bio.
 
Comme le font les gourous ridicules, ils commencent toujours par nous faire peur. Avec une fausse sincérité masquant la démagogie la plus opportuniste, ils annoncent leur millénarisme cataclysmique environnemental. Toutes les idéologies ayant disparu, notamment celle des Rouges, l’heure serait de se mettre tous au vert. Que disent-ils ? Le menu s’ouvre sur la fonte des glaces qui va noyer nos amis esquimaux, jusqu’à nous faire prendre à tous le bouillon glacial, parallèlement au réchauffement solaire qui nous transformera en brochettes toutes bronzées. Les derniers temps du nouveau déluge seraient proches, non plus celui de Noé, mais plutôt celui d’un sombre cadeau de Noël. Les voyants passés aux Verts s’accordent tous sur cette date, en 2012 ! Vite, convertissons-nous tous à ‘l’écolaudimat’… !
 
Être détenteur du savoir est toujours gratifiant pour l’ego...logique ! Même si nous pêchons gravement en roulant en 4/4 en cachette, n’oublions pas d’économiser l’eau en rinçant nos petites dentitions encore blanches. Et s’il le faut, exigeons l’abolition immédiate de tous les lave-autos et lavomatics. Bientôt, récupérer l’eau de nos larmes ? A les en croire, la survie se gagnera goutte-à-goutte… ! Nous sommes pareillement invités par ces grands maîtres à ne plus fumer dans nos bureaux et restos en pleine bio-mutation, même si nos usines et jolis avions continuent de faire le plein de fumée pour nos poumons, en versement direct depuis le ciel. Pour l’adhésion à cette confrérie, les baptêmes et bénédictions se reçoivent sur petit écran, juste après ou pendant la grand messe du vingt heure. Stop !
 
Gardons que 400 milliards d’euros sont dépensés chaque année dans notre pays, pour financer les frais de publicité venant accroître notre conso-pollution. Gardons que l’Europe accumule 40 millions de tonnes de déchets informatiques par an (l’équivalent de 4000 Tours Eiffel...), et que chaque année le Monde agrège 4000 Tonnes de déchets de tous type, chaque heure.
 
Que retenir de plus ? Que vraiment notre gouvernement est admirable pour avoir imaginé la Taxe carbone (car, bonne, conscience... ?). Assurément, elle va permettre de changer le cours funeste du monde décrit par les grands manitous médiatiques Verts. Pour le moins on peut taxer nos gouvernants d’être à la hauteur des enjeux, ou presque. Selon la directive du 28 Novembre 2006 cette « chère » nouvelle taxe sera incluse dans la base habituelle d’imposition de la TVA, comme pour tous les autres impôts et prélèvements. Le produit de la taxe sera d’environ 4,1 milliards d’euros, dont 2,65 seront acquittés directement par les ménages, verts ou pas. Telle est l’évaluation préalable à cette réforme publiée parallèlement au projet de Loi de Finance. Alors que le Gouvernement assure que l’effort consenti par les citoyens (les plus pauvres aussi) sera restitué en totalité à tous en un second temps. L’Association UFC-Que Choisir affirme au contraire qu’une partie des recettes de TVA induites par la Taxe carbone sera retenue par l’état. Tel est le sort général de toutes les nouvelles taxes, rapidement détournées de leur but initial (comme la vignette jadis). A l’image des savants évoqués précédemment, il n’est pas exclu que la « com » prenne ici et surtout, la place première.L’écologie se vend bien, en politique aussi.
 
Sans contester tout ce que la thématique qui nous occupe peut avoir de bénéfique, notamment le fait de resituer l’Homme dans une seule et même « famille » Humaine résidant sur une seule et unique planète, il nous reste précisément à revenir sur Terre, réellement proches les uns des autres et de la Nature. A l’évidence, le brouhaha de la mode écolo permet d’abord bien des rebonds de carrière et habiles stratégies géo-politiques. Cela ne doit pas masquer l’essentiel.
 
Que le sol des pays « pauvres » cesse donc d’être pillé pour alimenter notre mode de « vie » fondé avant tout sur la consommation de tout et de tous. Cessons de considérer notre planète comme inépuisable en ressources et matières premières. Que l’être humain prenne enfin partout sa même valeur, sans égale. Depuis le film porté par Al Gore jusqu’à celui de Nicolas Hulot, en passant par celui de Yann Arthus-Bertrand, la situation est connue et reconnue. Agissons !
 
Guillaume Boucard
 
Source
Yann Arhus Bertrand « Vu du Ciel »
Autres.

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6 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 24 novembre 2009 08:15

    bonjour guillome

    excellent article dans l’analyse. nous allons certainement répéter l’erreur que nous avons commise avec la science. nous avons cru qu’elle allait nous ouvrir les portes du bonheur, sauf que ce sont les marchands qui l’on prise en main ignorant la plus part du temps des effets secondaires néfastes que nous ne pouvions pas envisager avant qu’ils ne se cumulent pour devenir visibles et mesurables.

    l’écologie est entrain de prendre la même voie, les marchands s’en emparent et leur souci n’est pas d’envisager autre chose que de faire de juteux retours sur investissement.

    le rôle de l’homme politique se fait supplanter par la « peoplelisation » que tu soulèves, car faute de débats efficients chacun tourne autour de son nombril, et pour dire tout le bien de l’écologie ajoute plus de pollution que ce que l’impact ses paroles éliminerons.

    cordialement.


    • zelectron zelectron 24 novembre 2009 11:28

      Oui, ddacoudre, c’est comme l’exemple d’internet désormais monétisé alors que lorsque j’ai commencé nous n’étions « que » 2 à 300 000 (1993/94) et en pleine liberté. Les marchands du temple continuent à distiller leur venin...


    • Triodus Triodus 24 novembre 2009 11:38

      Planete, Climat.
      Grippe Machin N1.
      Crise économique, chomage.

      Comme par hasard, ça nous cantonne droit dans les deux premiers étages de la pyramide de Maslow et ainsi on risque pas de les emmerder en atteignant les étages du haut..


      • joelim joelim 24 novembre 2009 12:08

        Une règle de base devrait être de se permettre d’inciter les autres à plus de gestes écologiques, SI ET SEULEMENT SI on ne fait pas pire soi-même.

        Sur ce plan fondamental, la plupart des pipoles, Hulot compris, nagent dans l’hypocrisie la plus totale. 

        Voyages en avion, caisses climatisée, aucune vélléïté de demander une réduction des déchets à la source (ex : dépliants qui vont direct à la poubelle), seul compte pour eux de tenter de culpabiliser le manant, et tout çà pour se donner bonne conscience. Une bonne conscience trompeuse, plutôt toxique et pas du tout biodégradable.

        • Nometon Nometon 24 novembre 2009 12:17

          La marchandisation de l’écologie se fait, hélas, avec la connivence de la plupart des écolos professionnels, élus ou conseillers dans les cabinets de mairies, de régions, d’entreprises, patrons de grande association aux subsides douteuses mais au nom doucereux (« Greenpeace », la paix verte...).
          Le carbone est bel et bien devenu un marché, un marché inique qui a pourtant reçu leur bénédiction !

          Quand les écolos dispensent la peur et l’effroi, invoquent nos enfants « qui nous accuseront », ils emploient la technique bien connue en politique du marketing de la peur et de la culpabilisation. Peur qu’ils sont de plus en plus nombreux à entretenir, non pour la planète qu’ils oublient en chemin, surtout lorsqu’elle ne sonne pas la même mélodie que leurs chants religieux, mais pour un intérêt beaucoup plus trivial : le leur propre.
          Nous vivons un changement de génération, des écolos précurseurs vers les écolos des prébendes et des charges, des titres et des postes.

          A mes yeux, l’écologie sincère, celle de la symbiose, celle de la « nature réelle » (comme le « pays réel ») ne survivra qu’en se libérant de l’emprise indue de ces nouveaux clercs, de ces parangons de fausse vertu et de tronqués ultimatums.


          • Raphaël Zacharie de Izarra Raphaël Zacharie de Izarra 5 décembre 2009 17:32

            POLLUEZ !

            Pour contrer les adeptes de l’hérésie millénariste du « Veau d’Or vert » en proie à l’hystérie climatique qui annihile jusqu’aux plus critiques et érudits des esprits de ce monde aliéné à la vérité médiatique unilatérale, je propose l’électro-choc izarrien : la libération effrénée des particules vivifiantes de l’intelligence dans l’atmosphère de la pensée contemporaine polluée, enfumée, sclérosée par les versets écologiques.

            Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, tout le pétrole sera brûlé, d’une façon ou d’une autre. Nos lois anti-pollution et « moteurs propres » ne sont que décrets de fourmis et agitations de papillons au regard de leur impact réel sur la planète : insignifiant.

            Plus vite on brûlera nos réserves d’hydrocarbures, plus vite le problème psychologique de la « pollution » sera réglé.

            Car le problème de la pollution est plus dans les têtes que dans les faits.

            Puisque de toute façon notre énergie fossile sera consumée (plus ou moins vite il est vrai, mais là encore à l’échelle géologique un an, un siècle ou mille ans reviennent au même), autant mener rondement l’affaire en profitant pleinement des bénéfices que cela nous apporte. Culpabiliser pour « la planète » comme disent les messies d’opérette et leurs disciples infantilisés, (tous persuadés de « rouler propre » avec leurs voitures thermiques), n’empêche pas les hydrocarbures de brûler. Ni ne fait qu’ils se consument plus légèrement...

            Au passage il est intéressant de noter que les termes « pour la planète » sont en voie de devenir magiques : l’argument purement émotif se suffisant à lui-même. Vide mais efficace. De l’ordre du superstitieux.

            Dans leur acception intrinsèque les voitures propres n’existent pas. Rappelons que « polluer moins », c’est comme « tuer moins », « empoisonner moins », « détruire moins ».

            Faire « moins sale » n’a jamais fait propre.

            Ou plus exactement, parce que quand il s’agit de brûler les réserves de pétrole la notion de « polluer moins » n’a plus aucun sens, il serait plus juste, plus honnête de dire : POLLUER PLUS LENTEMENT A L’ECHELLE HUMAINE.

            Ce qui revient à dire polluer à l’échelle de la psychologie collective. Mais non à l’échelle géologique. Ce qui dans les faits, et rien que dans les faits, est dérisoire. Encore une démonstration éclatante que la pollution de la planète est surtout dans les cerveaux !

            Non l’humanité n’est pas folle au pont de se suicider, asphyxiée par ses propres exhalaisons ! C’est sous-estimer l’Homme et son génie que de lui prêter de si piètres instincts ! Les écologistes ne sont que les manifestations hystériques de l’humanité, une fausse alarme, non ses anticorps.

            A l’échelle mondiale l’écologie est une fièvre passagère, une réaction épidermique, un frisson d’obscurantisme.

            Une diarrhée bruyante mais peu virulente.

            Les écologistes sont très actifs. Le monde malgré tout poursuit ses activités industrielles et économiques, les émanations carboniques de la Chine étant la preuve réconfortante de la bonne santé de l’humanité qui heureusement ne s’arrête pas de respirer pour une simple allergie locale.

            De toute façon nous ne polluerons jamais plus que nos réserves ne nous le permettent. Or, à entendre les Verts, nos rejets nocifs sont comme des vannes de plus en plus larges ouvertes sur le ciel, toutes issues de puits intarissables... Fumée ! Hystérie ! Absurdités !

            Ce n’est pas parce que les écologistes font plus de bruit que les cheminées des usines qu’ils ont raison. En général les malades se plaignent avec fracas : ils gémissent, crachent, pleurent, crient.

            Tandis que les bien-portants restent discrets.

            Polluons donc sans remords car la pollution n’existe pas, du moins ses effets concrets sur les éléments sont insignifiants. L’homme qui a plus d’un tour dans son sac et jamais ne dit son dernier mot trouvera toujours des solutions à ses problèmes. Plus vite nous épuiserons nos réserves d’énergie fossile, plus vite nous trouverons d’autres « sources de vie » pour faire tourner nos moulins.

            Dans cette perspective, polluer c’est oeuvrer indirectement pour le progrès. Plus nous « polluerons », plus l’ingéniosité humaine brillera pour inventer des soleils, mettre de la lumière dans nos moteurs, de l’intelligence dans nos centrales électriques.

            Polluez, polluez au lieu de vivre dans la peur et la culpabilité, polluez et vous serez sauvés de l’inanité des Verts -amis des bêtes et ennemis des hommes, laudateurs des oeuvres de la friche et détracteurs de la Civilisation- qui à force d’imaginer des noirceurs finissent par voir rouge quand -et c’est dans l’ordre réel des choses, la loi douce de l’évolution- l’avenir s’annonce définitivement rose.

            Raphaël Zacharie de IZARRA

            =======

            SUITE

            (réponse à un détracteur me reprochant ce présent discours)

            Comme la plupart des irresponsables complices de l’hystérie collective, vous êtes simplement victime du discours médiatique qui vous sert son mets préparé favori. Les médias depuis des décennies ont proposé pleins d’autres plats plus ou moins racoleurs, plus ou moins dans l’air du temps et c’est la purée verte qui a eu le plus de succès : elle est donc devenue vérité officielle.

            Infiniment plus urgent, plus vital et réel est le problème de la faim ou le problème de la malaria, fléaux REELS complètement tus par les médias.

            La pollution est une hérésie médiatique reprise par certains politiques et répercutée sur les populations repues plus réceptives aux idéaux « modernes » (idéaux gratifiants en terme d’image socio-culturelle) qu’aux soumissions à des nécessités pesantes. « Sauver la planète » -qui n’a jamais été en péril- donne du lustre à l’ego, à la communauté.

            Comme si 100 millions de bras pouvaient renverser les océans, abattre les montagnes, déplacer les continents...

            Bref, les moutons écologistes bêlent en choeur dans leur pré vert pendant que leurs frères humains du sud souffrent dans un silence médiatiquement correct.

            Chaque époque a cru à la fin du monde : comètes, sorcières, athéisme, an mille, avènement de la poudre à canon, de l’imprimerie source de diffusion de toutes les hérésies, etc... Les prétextes les plus absurdes faisaient entrevoir le pire.

            A chaque siècle ses névroses.

            Raphaël Zacharie de IZARRA

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