Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Du Mouvement démocrate : une forme politique en antiphase avec ses forces (...)

Du Mouvement démocrate : une forme politique en antiphase avec ses forces politiques

Cet article examine le risque d’implosion du Mouvement démocrate. Analysant le phénomène de parti politique sous l’angle d’une structuration des forces politiques en des formes de protestation politique, il débouche sur une nécessaire remise en question d’un appareil organisationnel en antiphase avec des structures partisanes aux attentes rénovées. Cet article nous conduit à spéculer l’implosion d’un parti en même temps qu’à dégager un agenda de recherche renouvelé qui accorde une plus grande attention à la dimension discursive de la vie politique et sociale.

Plusieurs dizaines de candidats écartés froidement des législatives par un Mouvement démocrate à la stratégie déterminée... « Un mois de mai ordinaire », diront dans l’ombre les habitués de la « realpolitik ». « Un crime de lèse-majesté auquel nous habituent les formations politiques », diront les citoyens. Depuis l’émergence de nos démocraties représentatives, il n’est en effet pas rare de voir les bases militantes écartées au profit de représentants désignés. Notre régime politique est ainsi fait. L’histoire, c’est le temps. Le temps, c’est la mémoire. Et nos démocraties représentatives sont l’otage de stratégies d’action collective. Il ne nous faut jamais oublier cet enseignement fondamental de la science politique : les partis politiques sont un ensemble de mécanismes sociaux qui régulent des comportements collectifs en étroite compétition avec des comportements individuels.

Sur ce constat historique attristant, quels indices nous laissent présager la fin d’un mythe ? Quels soupçons nous laissent pressentir que l’UDF - Mouvement démocrate sera le premier parti à subir de plein fouet une insurrection militante ? Les partis traditionnels ont fait un usage séculaire de ces pratiques et sont toujours présents. Pourquoi le Mouvement démocrate serait-il une forme de protestation politique en inadéquation totale avec les forces politiques qui le soutiennent ?

C’est du noyau quintessenciel du mot « démocratie » que doit partir notre réflexion. Plus que l’histoire d’un parti, plus que le charisme d’une personne, le nom d’un parti, « Mouvement démocrate » exerce un contrôle informel sur les forces politiques qu’il structure. Alors que monsieur François Bayrou appelle à l’attente des citoyens de réformer le système politique français, il souhaite faire de ce nouveau parti « un mouvement de citoyens actifs, participant à la vie publique ». Il est en effet opportun de débattre du symbole qui résume son action et fédère aujourd’hui des dizaines de milliers de partisans. Sans explicitement décrire des règles, deux mots - Mouvement démocrate - peuvent en effet relier différentes personnes entre elles pour éclairer des valeurs qu’elles partagent et approcher leur source.

Prenons un exemple : « Le Mouvement démocrate sera le parti de la liberté ! » Dans cette expression d’un ex-candidat à la présidence de la République, le mot « démocrate » se réfère à l’une des mutations les plus imprévisibles de nos démocraties modernes. Les citoyens auxquels s’adresse François Bayrou ne sont pas seulement promis à la maîtrise de leur destinée ; ils sont promis à la possibilité de se relier à un pouvoir légitime garant de liberté. Dans l’immense entreprise de communication de l’ex-candidat à la présidence, la référence au Contrat social se laisse d’ailleurs subtilement deviner. Comme Rousseau, François Bayrou ne considère pas la volonté générale comme la somme des volontés particulières. Il considère la volonté collective comme ce qui procède de l’intérêt commun. Il indique qu’un problème objectif se pose à la collectivité, que des choix seront faits pour le résoudre et que des moyens seront mis en œuvre pour y arriver. Le discours séduit, semble fédérer des forces politiques. Il faut donc prendre constat. Comme nous le dit le sociologue Manuel Castells, tout ce qui se signale à l’ère de l’information est l’indice d’un nouveau mode d’existence de l’individu dans les horizons de la démocratie. Le mot « démocrate » serait-il structurant, comme le socialisme ou le libéralisme l’était, d’une force politique ? La question se posait à nous il y a un mois.

Après analyse du discours d’un échantillon aléatoire de militants, il apparaît crédible que le manque de consultation directe du peuple et la partitocratie (biais introduit par les mécanismes de la représentation) soient l’hémicycle du débat des générations intellectuelles qui portent le Mouvement démocrate. Du fait des différents caractères du mandat représentatif, et surtout de la liberté de désignation des mandataires laissée aux partis, les partis de la République et la forme de gouvernement à laquelle ils servent de socle peuvent en effet être en rupture avec les attentes citoyennes. C’est là tout l’intérêt de la science politique que de voir qu’un système qui se voudrait parfait ne l’est jamais que de l’opinion de la société.

En guise de conclusion à notre introspection, retenons que la révolution bayrousienne tient à ce qu’elle conjugue à une force politique (retour à une démocratie plus directe) une forme politique (le Mouvement démocrate) dans un climat de crise de la souveraineté qui n’est pas celle des mécanismes institutionnels qu’un bon aggiornamento remettrait d’aplomb. L’hypothèse d’un « nouvel ordre du centre » comme le résultat de l’inéluctable prise de conscience d’un nouveau mode d’existence de l’individu dans la société est donc crédible. Le Mouvement démocrate incarne en effet, plus que le centre ou l’UDF, une nouvelle forme de citoyenneté.

Ceci ne n’est pas sans impact sur le futur du parti. Alors que le MoDem se devrait d’incarner une forme d’organisation politique en phase avec les attentes de cette « nouvelle identité démocrate », il est aisé pour tout politologue de détecter au sein de l’organisation un paradoxe typique de l’action collective. Soyons clair. Comme dans chaque organisation politique, les intérêts de l’organisation et de ses dirigeants finissent toujours par supplanter ceux de ces adhérents. Tous les observateurs s’entendront, le Mouvement démocrate est un parti traditionnel. Les mécanismes de hiérarchisation sont toujours présents, déteignent sur la désignation des représentants, l’appareil de parti se fait le formateur d’une idéologie... Il n’est nullement la forme politique qu’attend la nouvelle citoyenneté : un bureau politique avec une structure hiérarchique qui refléterait celle du gouvernement dans la cité démocratique, des processus d’élection, de représentation et de délégation définis précisément par des statuts qui seraient l’écho d’une constitution démocratique. Il devrait ainsi y avoir, à terme, une inadéquation réelle entre la forme du Mouvement démocrate et l’attente d’une tranche représentative des réseaux citoyens qui le soutiennent.

Quel est l’objectif de monsieur Bayrou et de ses conseillers ? S’agit-il d’une stratégie de « démocratie du centre » ou d’une stratégie « d’occupation du centre » ? La première forme le distinguerait de Nicolas Sarkozy. La seconde l’en rapprocherait. Toujours est-il que les forces politiques sont toujours plus déterminantes que les formes. Et qu’au jeu de l’ « occupation », le Mouvement démocrate risque l’implosion. Peut-être pour cette raison monsieur François Bayrou lancera-t-il, dès l’été, de grands ateliers de réflexion autour des statuts de son parti... au risque de voir une génération de politiciens privés d’élection, au risque, diront les plus mauvaises langues, de voir monsieur Bayrou privé de la présidentielle en 2012. C’est là toute la gloire et tout le péril d’être démocrate...

Par Fabian GIORDANO et Jérémy DAGNIES, Chercheurs en Sciences Politiques à l’université catholique de Louvain - Facultés universitaires de Mons, Belgique.


Moyenne des avis sur cet article :  3.4/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • JL JL 28 mai 2007 11:53

    Je voudrais réagir d’une manière un peu détournée au problème qui fait débat et auquel le Modem de François Bayrou aspire à répondre, en copiant ici le billet que j’ai transmis à France Culture ce matin.

    « Comme d’habitude Mr Slama voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Selon lui  »la droite est pour la liberté et la gauche pour l’égalité, et c’est une très bonne chose". Je fais très court mais tout le monde comprend.

    Mr Antonio Négri, l’invité d’Ali Baddou ce matin infirmait cette vision en déclarant que la dialectique entre la liberté et l’égalité, incontournable certes, ne constitue pas le clivage de nos société mais que le réel clivage se trouve entre dominants et dominés. Cette remarque de Mr Négri rejoint l’analyse de Thorstein Veblen exposée avec clarté dans son ouvrage « Théorie de la classe de loisir », ainsi que la règle bien connue que « entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime ».

    De tout temps, il y a eu des dominants, grands prédateurs ou petits racketteurs. Et il est facile de démonter qu’historiquement c’est bien un clivage « dominants dominés » qui a produit ce discours droite gauche, et pas du tout l’inverse, un clivage « libertaires égalitaristes ». Les libertaires ne sont pas devenus dominants ni les égalitaristes dominés, ce sont les dominants qui sont devenus libertaires, des anarchistes de droite (bel oxymore) et les dominés qui se sont associés afin que le nombre les protège.

    Le conflit entre socialisme et capitalisme n’a plus aucun sens, le clivage politique d’aujourd’hui se manifeste entre le monde du travail (dominé) et le monde de la finance (dominant). Le libéralisme mondialiste, bien que farouchement opposé à toute idée de restriction de la liberté et de redistribution, n’est ni de droite ni de gauche, bien au contraire puisque gauche et droite sont manifestement des concepts nationalistes inventés par les dominants historiques en France. Droite et gauche ne sont plus aujourd’hui des concepts archaïques cependant qu’une politique libérale est tout simplement une politique de baisse du coût du travail, peu importe comment les états s’y prennent. Le libéralisme dont la seule idéologie est de n’en pas avoir ignore la morale, les notions de gauche, de droite, de liberté, d’égalité !

    François Mitterrand est l’exception qui confirme la règle : la présidence de la Cinquième république, pouvoir monarchique, ne saurait échoir à un leader de gauche appartenant nécessairement aux classes dominantes : il y aurait là comme un hiatus, une incongruité.


    • arturh 28 mai 2007 12:21

      Bon article, malgré la charabia intello qui parasite trop le propos.

      Un problème sur la définition du socle épistémologique : L’auteur parle de « nos démocraties », comme s’il y avait des démocratie. En réalité, il y a la Démocratie, et c’est tout. Bon, on peut l’excuser, de la part d’un auteur qui enseigne, semble-t-il à l’école Royale Militaire. Tout juste faudrait-il lui rappeler que s’il peut dire « ma démocratie » en parlant de la Belgique, la Belgique, avec son Monarque, n’est pas une Démocratie.


      • arturh 28 mai 2007 13:28

        Comme c’est triste, plus de deux siècles après la Révolution Française, que nous n’ayons toujours pas, en France, un Parti politique qui soit démocratique.


      • Nicolas C. 28 mai 2007 19:25

        arthurh : La France, avec ses elections de representants qui choississent pour les Francais, n’est pas non plus une démocratie au sens strict du terme...


      • tvargentine.com lerma 28 mai 2007 12:28

        Les électeurs de F BAYROU ont compris un peu tard qu’ils ont été manipulé à des fins personnels

        Le cas est quand même flagrant avec tous ses rats qu’ils ont quitté les navire BAYROU pour mieux aller se vendre à Nicolas SARKOZY.

        On a vraiment envie de vomir tellement c’est répugnant d’avoir manipulé l’opinion publique en laissant croire que les amis de F BAYROU faisaient de la politique autrement

        Voir l’exemple du nouveau ministre des Armées « centriste »


        • Alsips 28 mai 2007 15:26

          Il ne faut pas confondre : D’un coté, les partisans du modem dont F.Bayrou fait partis, et qui n’a manipulé personne ! C’est bien pour cela que tous les autres dirigeants politiques le considèrent comme un paria tout en reprenant ses idées, et en essayant de capter ses électeurs ! Et de l’autre ses « Ex Amis » qui eux n’on pas hésités à faire passer leur faim politique avant leur idéal.

          En votant F.Bayrou, je n’ai nullement été manipulé, et je reste comme beaucoup d’autres autour de moi, vigilant concernant la création de ce nouveau parti. D’ailleurs F .Bayrou n’a rien gagné dans cette élection, et n’a été se vendre à personne, pourtant le PS, tout comme Nicolas Sarkozy, l’aurai bien accepté juste après le premier tour.

          Ouvrez les yeux ! L’UMP et ses alliers s’acharnent sur Bayrou et le modem (traîtrises, dénigrements, minimisations ou ignorances, au choix selon les personnes). A Court terme, il n’y a pas de risque mais cela montre bien qu’a moyen terme ce mouvement inquiète, et qu’ils est préférable de le tuer dans l’œuf !

          Mais nous somme beaucoup (prés-inscrits et adhérents depuis peu) à nous investir dans la création du MoDem, et nous somme prêt a aller jusqu’au bout. Ce n’est qu’au final que vous pourrez dire si l’œuf a éclos d’un vilain petit canard ou d’un Cygne.


        • toto1701 28 mai 2007 13:27

          prendre partie sans parti pris...copyright@modem !l’auteur de l’article aurait pu developper une these differente s’il avait voulu. mais voyez vous l’hallalli a commencé depuis le début de regne du présidium supreme et donc telle de la poudre d’émail aspirée par le magnétisme audiovisuel de monsieur 65% d’opinions satisfaites (remake gaullien)tout ce que la FRANCE compte d’ntellectuels officiels s’activent a faire dons de leurs cerveaux reptiliens...j’arrete là !!!


          • toto1701 28 mai 2007 13:49

            « prendre parti sans parti pris » copyright@modem smiley


            • Jean-Pierre GALLEMAND Jean-Pierre GALLEMAND 28 mai 2007 15:19

              Félicitations pour la qualité de votre contribution. Deux éléments peuvent être précisés ; le MoDem vient de se créer, en urgence, pour répondre au calendrier des législatives mais les statuts définitifs feront l’objet de réflexions approfondies, c’est ce qui a été clairement indiqué par François Bayrou, dans les médias. [Il aurait été opportun de créer, le MoDEM avant les élections présidentielles ce qui aurait peut-être permis à des Bernard KOUCHNER et autres d’adhérer, avant ou entre les deux tours des présidentielles au MoDem.]. L’Internet a joué un rôle important dans la campagne de François Bayrou et continue, le site bayrou.fr fonctionne toujours très activement. Il ne faut pas être naïf, on ne gère pas un parti politique, encore moins la France avec les contributions d’un site Internet, mais il est possible de créer, une espèce de e-démocratie au sein du MoDem qui fera que ce parti aura des règles différentes des autres parties avec une gestion moins hiérarchisée, moins militaire. Sur le fond et la survie du MoDem y compris jusqu’en 2012 : le MoDem aura des difficultés sur le plan financier, sur le plan de sa représentation au sein de l’assemblée nationale, sa présence dans les médias etc. mais elles ne sont pas insurmontables car ce sera avant tout un parti de réflexion et de propositions constructives - on peut même espérer que ce soit un parti référent - si l’équipe dirigeante s’est mener ses troupes dans ce sens, le MoDem aura un rôle important en 2012.


              • vivelecentre 28 mai 2007 15:48

                «  »il aurait été opportun de créer, le MoDEM avant les élections présidentielles ce qui aurait peut-être permis à des Bernard KOUCHNER et autres d’adhérer,«  »

                encore faudrait il que l’ego du leader actuel fasse un peu de place à d’autres personnalités ce qui n’a pas été demontré pendant les 5 dernieres années de l’udf....

                «  »si l’équipe dirigeante s’est(sait) mener ses troupes dans ce sens, le MoDem aura un rôle important en 2012. «  »

                2012, Legislatives ou presidentielles ?

                encore faudra t’il entre temps faire eclore de nouvelles personnalités ou en seduire !


                • yquem 28 mai 2007 16:22

                  Il est clair que le Modem est confronté à un défi d’organisation ; Comment fédérer une masse de gens qui viennent d’horizons politiques si divers ?

                  Je suis étonnée que des chercheurs prédisent l’implosion de ce nouveau parti avant même qu’il ait fait la moindre tentative de structuration ,d’autant plus que l’émergence spontanée de cette force est un phénomène tout à fait nouveau. Plus étonnant encore, l’absence de toute référence à sa sociologie politique ; Et pour cause, il n’y en a pas encore !

                  Je ne suis pas sûre que l’« analyse du discours d’un échantillon alèatoire de militants »(comment, combien,dans quelles circonstances)dans l’état actuel des choses soit très crédible.En général, un chercheur donne des éléments précis de ses analyses lorsqu’il estime qu’elles peuvent conforter ses conclusions. Là, rien !

                  D’ailleurs il n’est pas besoin d’« analyse d’échantillon » pour constater que le Modem est, pour l’instant porté par ses « générations intellectuelles », du fait du manque de consultation directe.Vous en parlez,par moments, comme d’un parti structuré,alors qu’il s’agit d’un nouveau-né de 3 semaines et que nous sommes en pleines législatives !

                  Comme le dit ARTURH, le charabia intello parasite le propos.Je dirai aussi qu’il sert à en camoufler le vide.

                  Ce sujet m’intéresse pourtant beaucoup. Comme vous le dites :« s’agit-il d’une démocratie du centre ou d’une occupation du centre » ? J’aimerai bien connaître la réponse, que vous ne donnez pas et pour cause.Alors l’hypothèse d’implosion relève somme toute du parti pris politique le plus ordinaire,actuellement !


                  • Hervé Torchet 28 mai 2007 20:53

                    Cet article utile et intelligent émanant de nos amis et cousins belges de la prestigieuse université de Louvain met le doigt sur plusieurs enjeux du MoDem.

                    Tout d’abord, actualité oblige, les investitures aux législatives.

                    On a constaté dans ces investitures un mélange de résistance de certaines branches du vieil appareil UDF à la « modémisation » du centre. On a constaté un désordre qui a donné l’impression d’une impréparation. On a constaté enfin des décisions abusives qui réclament une réaction politique interne au MoDem.

                    Pour la vieille UDF, le tri se fait. Ceux qui acceptent le MoDem restent, ceux qui hésitent tanguent et ceux qui n’approuvent pas essaient de saboter tout en s’en allant. C’est le jeu politique avec toute la laideur que le concept même de MoDem combat.

                    Pour le désordre, il faudra y remédier à l’avenir, j’y reviendrai.

                    Pour les décisions abusives, la plus emblématique est celle de Quitterie Delmas. Voici une jeune femme, égérie de la blogosphère bayrouiste, que son propre parti a préparée aux législatives en l’envoyant sur tous les plateaux de télévision de France et de Navarre avec un écriteau « candidate dans la 10e circo de Paris » ; à la longue, on imagine que ses électeurs avaient fini par la repérer, d’autant qu’elle ne ménageait pas son temps non plus sur le terrain. Et voilà que moins d’un moins avant le vote, on lui substitue une inconnue (d’ailleurs sympathique)... C’est injuste, inhumain, et surtout contreproductif et absurde. La fédération de Paris du MoDem, présidée par Marielle de Sarnez, a fait là une grave erreur.

                    C’est pourquoi nous avons décidé avec Quitterie et autour d’elle de nous engager pleinement dans la rédaction des statuts du MoDem, à laquelle les internautes seront associés. Nous veillerons à ce que la lecture la plus libre, la plus moderne, la plus démocratique et la plus juste des intentions exprimées par Bayrou entre dans les textes internes du MoDem. Et nous poursuivrons cette initiative dans la constitution d’un véritable courant d’idées capable de s’incarner dans une liste de candidats aux prochaines élections internes du MoDem.

                    Il est vrai que, comme le disent les auteurs de cet article, les statuts du MoDem sont une quadrature du cercle, mais, pour relever les défis d’aujourd’hui, pour répondre aux attentes des électeurs de Bayrou, pour remédier aux désordres constatés dans les récentes investitures, nous ne ménagerons aucun effort.


                    • daniel 28 mai 2007 23:46

                      Pour etre un expatrie de Belgique, je pense que la France n’a pas besoin de recevoir de conseils voire de critiques de ces Belges qui nous parlent de democratie alors qu’ils ne representent pas l’opinion de toute la Belgique. Depuis quand la Belgique s’estime le droit de faire la leçon aux autres. Il y a d’autres problemes a regler !!


                    • Linda 28 mai 2007 21:26

                      @ Hervé Torchet

                      Nous sommes quatre à avoir assisté au meeting de jeudi dernier, pré-adhérents, à attendre de voir les statuts du Modem avant de nous encarter. Nous attendons de savoir si le mouvement démocrate sera aussi un mouvement démocratique. Nous avons trop peu de temps libre pour être des militants qui n’ouvrent la bouche QUE pour coller les timbres.

                      Il y a dans ce pays un énorme besoin de démocratie, d’être reconnu et écouté, la principale difficulté étant d’échapper aux questions du style « mes chiottes sont bouchées, qu’est ce que vous pouvez faire pour moi ? ».

                      Je suis d’accord avec FB sur le rôle des intellectuels mais je veux aussi pouvoir dialoguer, poser des questions, comprendre. Faire de la politique c’est aussi parfois éduquer.

                      Aucun parti politique ne pourra être crédible sur la démocratie s’il ne la pratique pas, en interne, avec ses militants.

                      Faire de la politique autrement ça va être compliqué, mais tellement passionnant !


                      • mélodie 28 mai 2007 22:13

                        trés belle analyse qui m’est connue, mais puisque vous avez tout compris, créer votre parti, devenez notre Président, je suis en effet fatiguée des idées magnifiques des élites pensantes qui NE voulent pas se commettre avec le bas peuple ou le délit de pouvoir Car ils préfèrent critiquer dans l’ombre d’un bureau, c’est sûr que comme cela vous ne vous exposez pas. Mais je pense que vous avez tort on est mal barré alors aux actes, milord. Mélodie


                        • Laurent Bervas Laurent Bervas 28 mai 2007 22:24

                          A voir les problèmes de démarrage du modem (et toutes les suspicions qui se sont exprimées), j’en viens à me demander si ce type de projet n’est pas voué à l’échec. Pourquoi un nouveau parti serait plus vertueux « et laverait plus blanc » comme le dirait Coluche ? Est-ce que ce n’est pas ce type de structure qui pose problème ?

                          Est ce que l’avenir n’est pas, pour les citoyens désireux de s’engager, de faire autre chose que de se placer derrière un chef et ses taire.

                          Pourquoi ne pas utiliser Internet de manière efficace et organisée pour peser sur les enjeux qui semblent important ? L’avenir n’est t’il pas au Cyber Lobying ?


                          • Fabian Giordano 28 mai 2007 23:33

                            @Tous, Dans des sociétés de plus en plus différenciées et fragmentées, la question de la production du politique se pose de manière nouvelle. A ce titre, dans la lignée des réflexions engagées depuis quelques années autour de la liberté académique, nous avons voulu ouvrir à chacun le débat sur les avancées proposées par le Mouvement Démocrate. Plus qu’un projet de recherche, le renouvellement des institutions démocratiques est un projet normatif qui doit réunir l’université et la société. Notre propos n’était donc pas de jouer aux intellectuels. De notre volonté, il était important de partager, de vous lire. Nous nous excusons d’avoir heurté certaines sensibilités. Cordialement, Fabian GIORDANO et Jérémy DAGNIES


                            • vivelecentre 29 mai 2007 07:16

                              lAURENT DIT/

                              «  »« Est ce que l’avenir n’est pas, pour les citoyens désireux de s’engager, de faire autre chose que de se placer derrière un chef et ses taire »«  »"

                              C’est pourtant le principal but du Modem ! Pour les fans et autre incionditionnels, pourquoi pas

                              Pour ceux qui veulent mener une reflexion politique, debattre et proposer des solutions, ce ne sera pas vraiment l’idéal !

                              Cela a un interet pour entretenir un espoir pour 2012 sur leur idole pour certain, aucun interet pour le debat ou les pratiques politiques !


                              • genX 29 juin 2007 18:17

                                @ auteurs Bonjour, merci bcp de cette très belle contribution au débat.

                                Je souhaiterai vous demander l’autorisation de publier votre article sur http://wikijournal.demosweb.eu/ afin de permettre à un public de sympathisants du MoDem de le lire et d’en débattre. Vous pouvez nous contacter sur redaction@demosweb.eu

                                Merci d’avance

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Fabian


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès