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Accueil du site > Actualités > Politique > E. Macron ou l’homme qui s’était trompé d’époque

E. Macron ou l’homme qui s’était trompé d’époque

"Depuis que les jours raccourcissent, avec l'hiver qui approche, on se lève à 5 heures au lieu de 4 heures ; de vrais horaires de banquier, hein ?"

Neal Cassady, in Un Truc très beau qui contient tout, Lettres 1944-1950, Editions Finitude.

 

Au moment où s'achève l'écriture de ce billet il devient évident que ce que l'on aura appelé la « Loi Macron » a vécu, déjà morte et enterrée avant même que d'avoir été ou non adoptée ou rejetée, ce qui dans les circonstances actuelles signifie la même chose.

 

I- Alerte incendie

Voulue comme le navire amiral du gouvernement de M. Valls, cette loi a même été présentée comme déjà adoptée avant l'heure par un communiqué de presse du ministère de l'Economie imprudemment publié ce mardi 17 février à 10h19 avant que d'être rectifié à 11h17, le temps pour ses parrains de réaliser qu'une majorité d'une trentaine ou d'une quarantaine de députés socialistes « frondeurs » pouvait compliquer sinon en enrayer le processus.

Soumis au vote de l'assemblée nationale après presque 200 heures de discussions en commission et en séance, le projet de loi porté par le ministre de l'Economie « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » était dans une position critique telle que le Premier ministre, après avoir déclaré que « sans dramatiser », au moment où il s'adressait aux députés PS, « le texte ne passait pas », a alors pris la décision de réunir à 14h30 un Conseil des Ministres extraordinaire pour recourir en catastrophe avec l'onction du président de la République à la mise en oeuvre de l'article 49.3 de la Constitution , obligeant ainsi les députés à adopter la loi sans vote sous peine de mettre le gouvernement en minorité.

Nul besoin d'être constitutionnaliste pour apprécier l'entorse faite au principe du libre choix des représentants de la Nation invités à découvrir que M. Manuel Valls qui a alors endossé la cape de Mandrake le Magicien vient de les initier au tour de la « carte forcée ».

Ce même article 49.3 dont la dernière utilisation remonte à 2006 pour permettre à M. D. de Villepin de faire passer son projet de loi sur l'Egalité des chances instaurant le contrat de première embauche ( suscitant, on s'en souvient, une réaction « démocratique » de l'opinion) vient donc de redistribuer les cartes en toute hâte.

 

La vérité est qu'il y a effectivement le feu car, conséquence de l'utilisation de cet extincteur procédural, la loi Macron sera considérée comme adoptée à moins qu'une motion de censure ne soit déposée demain avant 16h30 ... et votée.

Véritable aveu d'impuissance à faire voter ce texte crucial pour l'équipe actuelle, cet incident dont la gravité ne saurait être minorée constitue un point d'orgue de l'action gouvernementale de M. E. Valls.

 

II- La fête est finie

La fête est donc finie et l'on voit bien qu'en recourant à un texte fourre-tout qui ressemble fort à un minestrone politico-législatif dans lequel les mesures économiques cotoient les mesures sociales dans un bazar invraisemblable beaucoup plus limité par une ligne à ne pas franchir qu'un fil conducteur, le projet Macron tente de gaver l'oie citoyenne en insérant dans l'entonnoir une pâtée immangeable faite de mesures portant entre autres extension du travail le dimanche et en soirée, statuant sur l'épargne salariale dans les PME, traitant des conditions d'entrée et d'exercice tarifaire des professions règlementées, mettant sur le même pied la libéralisation des transports en autocar et les cessions d'actifs de l'Etat, puisque tout est désormais à vendre ou brader au profit d'intérêts étrangers prêts à payer pour s'emparer des pépites industrielles (Alstom, aéroports etc.).

Véritable mesure cosmétique « Potemkine » destinée à faire accroire l'existence de réformes de fond, voire de réformes dites structurelles – ce qu'elle n'est pas -, ce Combinat crypto-soviétique à la sauce archéo-libérale voulu par le trio Macron-Hollande-Valls n'est en réalité rien d'autre qu'un ensemble creux et sans consistance d'idées révolues, elles-mêmes produites par un logiciel économico-libéral obsolète.

Qui peut en effet croire, à l'heure du co-voiturage, par exemple, qu'un réseau d'autocars (sans doute une nostalgie des vieux Saviem des « Courriers » assurant la désserte des chefs-lieux de régions ) soit en mesure de doper la croissance économique de la France ? Même le Mexique qui a racheté voici quarante ans les vieux Greyhounds à bout de souffle qui sillonnaient les Etats-Unis est passé à un autre mode de transport...Et là, que voit-on, sinon une pitoyable resucée des politiques économiques et sociales expérimentées au siècle dernier par le trio Thatcher, Blair et Schröder avec le succès que l'on a vu, fondées, comme le déclare André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme, « sur ce tryptique dévastateur » pour les peuples européens que représentent la déréglementation tous azimuts, la concurrence sauvage et la régression sociale, le chômage et la précarité.

C'est à se demander si MM. Valls, Macron, Hollande lisent ou comprennent les journaux, écoutent, regardent , voyagent et sont au courant de ce qu'il se passe autour d'eux en Grèce, en Espagne, partout où le modèle politique, économique et social que la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) s'acharne à imposer au nom du Dogme de l'Austérité fait l'objet d'un rejet profond et massif.

 

Le coup de tonnerre qui sonnera la chute inéluctable du gouvernement Valls sera une bénédiction pour enfin passer à autre chose.

Je suis prêt.

 

Références :

http://www.liberation.fr/debats/2015/02/17/loi-macron-la-consecration-d-un-archeo-liberalisme_1203923

http://www.pauljorion.com/blog/2015/02/17/derriere-lintransigeance-allemande-par-francois-leclerc/

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/17/97002-20150217FILWWW00270-tsiprasla-grece-n-acceptera-pas-de-compromis-avec-la-zone-euro.php


Moyenne des avis sur cet article :  4.32/5   (53 votes)




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111 réactions à cet article    


  • Garance 17 février 2015 20:29

    Déjà que le bilan d’Hollande à mi-mandat est plus catastrophique que celui complet de l’horrible Sarkozy


    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/13/20002-20150213ARTFIG00221-emploi-hollande-fait-deja-pire-que-sarkozy.php

    Voici la touche finale pour prendre une avance encore plus grande dans la médiocrité par rapport au Nabot : le 49/3

    Sarko n’avait pas osé : Hollande l’a fait

    Les pourris ça osent tout : c’est à ça qu’on les reconnait

    • septikettak septikettak 17 février 2015 20:42

      Mais non Garance, il faut le féliciter : il a battu tous les records en matière de chômage. smiley


    • diogène diogène 17 février 2015 21:36

      à Garance


      SVP
      pourriez-vous retirer la photo pornographique de votre vignette, c’est indécent !

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 février 2015 22:20

      @Garance et DiogènePhoto choquante. Il y a peut-être des enfants qui nous lisent.


    • Fergus Fergus 18 février 2015 09:52

      Bonjour, Garance.

      Ne dites pas du mal de Hollande car c’est lui qui a tenu le propos le plus juste dans cette affaire : « Recourir au 49.3 est un déni de démocratie » 

      La belle parole que voilà !

      Hélas ! c’est en 2006 que Hollande s’exprimé ainsi, à propos de la Loi sur le CPE, validée de cette manière par Villepin. Là encore, il a retourné sa veste !


    • soi même 22 février 2015 16:36

      @Renaud Bouchard, Juriste - Géopoliticien - Economiste (Doctorant CEMI-EHESS) - Français et Europée (  ? ) , vous pouvez m’explique cher monsieur à quel reconnaissance attendez vous de nous ?

      Jusqu’à présent se genre de compétence sont pour servir le Pouvoir, en quoi vos propos doit être pertiment si vous décrétés ce que nous devons pensé ?

      Où en sonnes vous mettez en lumière votre originalité de pensé autrement les choses , si ce n’est de nous ramenez à un classicisme de pensé écomonique qui ne fait plus ses preuves si ce n’est de vouloir gagné le Pouvoir à son profit !

      Ne ne dites pas que vous êtes un grand humaniste, car c’est bien une matière que l’on apprend pas à l’école, vous l’êtes où vous l’êtes pas, et un signe qui ne trompe pas, ce fait de décrété d’autre le son pas et la meilleurs preuve que vous êtes pas habilité sur le sujet pour avoir un jugement pertinent, car vous êtes juge et partie !

      Ce qu(à jamais été Rudolf Steiner !


    • Parrhesia Parrhesia 17 février 2015 21:02

      Sans être joueur, mais afin d’animer le débat, je veux bien parier trois francs-six sous qu’à l’heure où nous écrivons tous les deux nos lignes, la loi Macron est loin d’être morte, et encore plus loin d’être enterrée.

      Que reste-il, en effet, entre l’article 49/3 et la promulgation ? Il reste la motion de censure !

      Or, comment se présente notre affaire ? La loi Macron n’est qu’une tentative de la pseudo-gauche pour nous faire passer un train de reculs socio-économiques de la plus pure conception de pseudo-droite ! La pseudo-droite n’a donc aucun intérêt réel sur le fond à bloquer une telle loi dont elle aurait très bien pu être l’instigatrice !

      Le seul intérêt de la pseudo-droite dans cette situation est donc d’amuser la galerie en faisant semblant de ferrailler avec ses acolytes de fait, les pseudo-socialistes !

      Ils vont donc déposer ladite motion de censure à laquelle il va manquer les quelques voix qui nous auraient permis de prendre quelques distance avec l’actuel gouvernement.

      Et passez muscade… le tour sera joué et nous aurons une nouvelle régression économique sur les bras ! Enfin… sur les bras, si je puis dire !

      En outre, je tiens à souligner le côté cocasse de la situation en voyant la coterie Sarkosiste frénétiquement agitée par l’indigence démocratique de l’actuel gouvernement alors que nous avons encore tous en mémoire son silence assourdissant lorsque son « leader » a fait l’usage que l’on sait du Référendum National sur l’Europe.

      Mais je peux me tromper. Et si tel est le cas je reconnaîtrai ipso facto mon erreur, et rendrai ici-même hommage à votre clairvoyance sur ce sujet !

      Ceci étant, je vous souhaite une bonne soirée, monsieur Bouchard.


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 février 2015 22:18

        @Parrhesia (Félicitations pour le pseudonyme...)


        Votre analyse est très juste, vous ne vous trompez pas. 

        Il serait effectivement surprenant que la motion de censure puisse être valablement accueillie, chacune des formations politiques jouant sur le bout des doigts la partition que chacun attend de l’autre, de telle sorte que « tout change pour que rien ne change », comme chacun sait.

        Tout le monde a parfaitement compris que la représentation parlementaire ne comprend que les deux faces de la même médaille, un jour à toi, un jour à moi.
        Jusqu’au moment où - divine surprise - ladite médaille tombe sur la tranche.

        Et l’on peut alors se mettre à imaginer que le mécanisme s’enraye, que certains députés puissent avoir une lueur d’intelligence et hésiter, voir se cabrer en comprenant l’impasse vers laquelle les mène la politique inepte à laquelle on leur demande d’adhérer ou qu’on leur demande de soutenir.

        Une politique que leur électorat désavoue.

        Il s’est d’une certaine manière produit quelque chose d’approchant dans la mesure où MM. Macron et Valls, se seraient très probablement passés de cet incident de parcours.

        Cordialement,
        Renaud Bouchard



      • JL JL 18 février 2015 09:43

        @ Parrhesia,

        d’accord aussi, avec cette analyse.

        Quand vous dites : pseudo gauche, on comprend droite.

        Mais quand vous dites : pseudo droite, à quoi pensez vous, svp ?


      • Parrhesia Parrhesia 18 février 2015 12:08

        à Renaud Bouchard,

        Merci pour votre réponse sur laquelle je suis évidemment, également d’accord.

        à J.L.

        Grosso modo, à mon humble avis, le schéma politique Français « se décompose » désormais ainsi :

        1) Ce que je nomme généralement « prétendue » ou « pseudo-gauche », et qui comprend principalement les restes des différents Partis Socialistes traditionnels associés, avec des heurs et des malheurs, à l’impayable ensemble rouge des verts. Il s’agit évidemment d’une pseudo-gauche dans la mesure où, faux-nez du mondialisme ; ce sous-ensemble s’applique essentiellement à faire passer les directives mondialiste qui lui sont généralement données par notre actuelle « contre-Europe », et quelques-fois même, directement par les U.S.A. et quelques autres collègues.

        2) Ce que je nomme semblablement « prétendue » ou « pseudo-droite, comprenant principalement l’U.M.P. et les « pseudo-centristes », eux-mêmes héritiers des Républicains indépendants de Mr. Giscard-d’Estaing. Ce sous-ensemble fonctionne exactement comme celui de la pseudo-gauche, ès-qualité (si l’on peut dire) d’activistes du capitalisme exclusivement financier. En effet, nous remarquons que celui-ci n’est jamais ni officiellement, ni efficacement remis en cause par quiconque dans leurs rangs !

        Pseudo-gauche et pseudo droite, si l’on néglige comme faire se doit, leurs grimaces politiques destinées à nous faire gober l’ensemble de leurs couleuvres socio-économiques, ne représentent dans les faits que l’extrémité de ce que je nommerai une « extrême droite capitaliste-financière », laquelle sacrifie systématiquement tous les intérêts humains, les uns après les autres, aux seuls intérêts financiers.

        Quant à la Droite et à la Gauche traditionnelles, que cela plaise ou non, elles sont désormais respectivement représentées par le mouvement « Bleu Marine » de madame Le Pen et par le mouvement de M. Mélenchon. Vous remarquerez d’ailleurs qu’au sujet de cette nouvelle gauche, les medias, empêtrés dans le vice de leur dialectique ne peuvent plus dire « extrême gauche », mais bien « gauche de la gauche » !!!

        Les véritables extrêmes, eux, ne sont plus officiellement représentés en France. En règle générale sous influence étrangère, très bien armés et mieux organisés et financés que l’on pourrait le croire, ils sont passés à la clandestinité. Ils ne se manifestent plus que le couteau entre les dents dans des attentats répugnants ou, plus discrètement, à travers certaines campagnes médiatiques scientifiquement orchestrées dans lesquelles nous avons peine à retrouver quelque véritable intérêt français ou quelque véritable intérêt Européens que ce soit !!!

        Mais comme je ne voudrais pas passer pour un pessimiste, je vais, en dépit de tout cela, vous souhaiter une bonne journée, J.L.


      • JL JL 18 février 2015 12:26

        Merci pour cette réponse, et bonne journée à vous également, Parrhesia.


      • soi même 18 février 2015 16:51

        @ Parrhesia pensez vous sérieusement aujourd’hui que le concept politique gauche droite authentique soit en réel mesure de rétablir une société plus juste , plus saine, plus viable ?

        Et bien j’en doutes, car il est évident que ceux qui pense que c’est viable dans la pérennité de nos traditions, oublie juste une chose qui est de taille cela est toujours d’actualité :

        ( - Aujourd’hui, l’homme qui s’intéresse à la vie publique dirige habituellement son attention sur des choses qui sont, pour cette vie, d’importance secondaire. Il fait cela parce que ses habitudes de penser l’amènent à considérer l’organisme social comme une structure unitaire. Mais on ne peut trouver, pour une telle structure, un mode de suffrage qui lui corresponde. Car, dans chaque mode de suffrage, les intérêts économiques et les impulsions de la vie juridique doivent se contrarier à l’intérieur du corps représentatif. Et ce qui résulte de cette perturbation doit mener à des ébranlements de l’organisme de la société. Le premier objectif impératif que la vie publique doit se fixer aujourd’hui est donc de travailler à établir une séparation radicale entre la vie économique et l’organisation juridique. En vivant l’expérience de cette séparation, les organisations qui se séparent trouveront, de par leurs propres ressources, les meilleurs modes d’élection de leurs législateurs et de leurs administrateurs. Actuellement, dans les décisions qui demandent à être prises, les questions de mode électoral passent au second plan, bien qu’elles soient en elles-mêmes d’une importance fondamentale. Là où existent encore les anciennes conditions, il s’agira de partir de ces conditions mêmes pour travailler en vue de la nouvelle séparation esquissée. Là où l’ancien s’est déjà désagrégé, ou bien se trouve en voie de désagrégation, il faudrait que des personnes individuelles ou des fédérations de personnes prennent l’initiative d’une formation nouvelle, qui s’oriente dans la direction indiquée ici. Vouloir, du jour au lendemain, amener une transformation de la vie publique est reconnu, même par les socialistes raisonnables, comme l’emballement déraisonnable de l’esprit exalté. Ces derniers attendent d’une transformation appropriée, graduelle, la guérison qu’ils envisagent. Mais, éclairé par des faits de portée considérable, celui qui observe sans prévention peut apprendre que les forces du développement historique de l’humanité rendent actuellement nécessaire une volonté raisonnable tendant vers un nouvel ordre social. )

        ( On entend aujourd’hui parler de « socialisation » comme d’une nécessité de l’époque. La socialisation ne sera pas une voie de guérison, mais un palliatif de charlatan, peut-être même un processus destructeur pour l’organisme social si les âmes et les coeurs humains n’arrivent pas - ne serait-ce qu’instinctivement - à reconnaître la nécessité d’une triarticulation de l’organisme social. Pour agir sainement, l’ensemble social doit former de manière organique trois parties.  ) 

        ( De même que la technique et le capitalisme ont donné en fait à notre vie sociale son caractère actuel, de même est-il indispensable que les plaies qu’ils lui ont nécessairement causées soient guéries par le fait qu’on place l’homme et la vie sociale humaine dans un rapport correct avec les trois membres de l’organisme social. La vie économique a pris simplement des formes bien déterminées et acquis, par le rôle unilatéral qu’elle a joué dans la vie de l’homme, une place prépondérante. Les deux autres n’ont pas encore été à même de s’incorporer à la vie sociale, avec le même naturel et la juste manière, conformément à leurs lois propres. C’est pourquoi il est nécessaire qu’à leur égard, avec le sentiment dont nous avons parlé, chacun, à la place où il se trouve, s’occupe de mettre en pratique la partition de l’organisme social. Car, dans le sens de cet essai de solution de la question sociale, chacun a sa tâche à accomplir, dans le présent et dans le proche avenir.

        ( Dans cet organisme social, formé jusqu’ici à travers le devenir historique de l’humanité, et qui est devenu, par le siècle du machinisme et par la forme capitaliste moderne, ce qui donne son empreinte au mouvement social, la vie économique a une emprise plus grande qu’elle ne devrait dans un organisme social sain. Actuellement, dans le circuit économique où ne devrait circuler que la marchandise, la force de travail humain et les droits circulent aussi. Dans le corps économique, qui repose sur la division du travail, on peut, à l’heure actuelle, non seulement échanger de la marchandise contre de la marchandise mais, par le même processus économique, échanger de la marchandise contre du travail, et de la marchandise contre des droits. (J’appelle « marchandise » toute chose transformée par le travail de l’homme et qui, là où on l’a transportée, est mise à la disposition des consommateurs. Cette acception peut sembler choquante ou insuffisante à bien des professeurs d’économie politique ; elle peut cependant rendre de bons services pour la compréhension de ce qui est du ressort de la vie économique. [* Dans un exposé qui se veut au service de la vie, il ne peut être question de donner des définitions qui proviennent d’une théorie, mais des idées qui donnent une image de ce qui, dans la réalité, joue un rôle plein de vie. « Marchandise », dans le sens précédent, évoque quelque chose dont l’être humain peut faire l’expérience. Tout autre concept de « marchandise » exclut ou ajoute quelque chose, si bien que le concept ne correspond plus au processus vivant ; il ne recouvre plus la réalité.] Quelqu’un achète un terrain ; cet achat doit être considéré comme un échange : échange du terrain contre de la marchandise, que représente l’argent. Dans la vie économique, le terrain lui-même n’agit cependant pas comme une marchandise. Il s’insère dans l’organisme social par le droit d’utilisation qu’en a l’homme. Ce droit est essentiellement différent de la relation dans laquelle se trouvent le producteur d’une marchandise, et cette marchandise. Dans cette dernière relation, se trouve fondé par son essence le principe qu’elle n’empiète pas sur les rapports d’une tout autre espèce qui s’établissent d’homme à homme, par le fait que l’utilisation exclusive d’un terrain revient à quelqu’un. Le propriétaire entraînera dans un rapport de dépendance, des hommes qui, afin de subvenir à leurs besoins, travailleront pour lui sur ce terrain, ou qui devront y habiter. Par contre, si l’on échange des deux côtés de la véritable marchandise, que l’on produit ou que l’on consomme, aucune dépendance ne s’établit, qui agisse ainsi d’homme à homme.  ) 

        [02/32] La vie économique sera de cette manière soumise de deux côtés à ces conditions nécessaires : du côté des ressources naturelles, que l’humanité doit prendre comme elles lui sont données ; et du côté de la base juridique qui doit être créée, du fond de la conscience du droit, dans l’Etat politique, indépendant de la vie économique.

        http://www.triarticulation.org/arch...

        Il est évident avec la débandade politique que l’on ne pourra exépèrer une véritable question de fond à ce qui est évoqué ici, et ni Mr  Renaud Bouchard qui à la prétention de nous représente, ni les attardés politisés non véritablement conscience du véritable enjeux qui est soulevé là, et pour cause, il sont encore dans leurs désir devienne des réalités !

        Pourquoi, car il vivre dans l’attraction du bon sentiment d’être dans le vrai, le bien le bon et non aucune visibilité que Tantale veille !

         


      • Parrhesia Parrhesia 18 février 2015 20:00

        @soi même

        Où avez-vous lu, tant dans ma réponse à Mr. Bouchard que dans celle à J. L., que le concept politique gauche-droite authentique serait en réelle mesure de rétablir une société plus juste, plus saine, plus viable ?

        Mais puisque vous abordez le sujet sous cet angle, je vous répondrai, je crois en toute logique, qu’une conception moins corrompue, moins déloyale et moins malhonnête de notre camembert politique actuel ne nuirait certainement pas à une évolution, plus juste, plus saine et plus viable de notre société. J’y ajouterai même : plus respectable !

        Pour le reste, à chacun ses idées. Je prends donc acte des vôtres.


      • marmor 18 février 2015 21:20

        @Parrhesia
        Je pense, moi, que cette loi est mort-née. Elle sera retoquée au sénat,qui comme vous avez, a basculé à droite.
        Les frondeurs ne voteront pas la motion de censure, trop accrochés à leur poste et à ses privilèges, donc retour à l’assemblée. Soit Valls ressort le 49/3, ce qui m’étonnerait, soit ses menaces d’exclusion envers les frondeurs portera ses fruits, ce qui m’étonnerait aussi.


      • JL JL 19 février 2015 08:08

        @marmor

        cette loi retoquée par un Sénat à droite ? Vous plaisantez ? Ou bien vous n’avez pas suivi les débats ?

        Ce n’est pas pour faire passer de force la loi Macron que que le gouvernement a recours au 49.3, c’est pour ne pas le faire avec les vox de la Droite, laquelle ne demandait qu’à la voter, cette loi !

        J’ajoute que les Verts ont même annoncé qu’ils ne voteraient pas la censure parce que je cite : ’’avec la droite au pouvoir, ce serait encore pire’’.

        Bon, perso, sur ce dernier point, je commence à douter.


      • soi même 22 février 2015 16:57

        @Parrhesia, et bien temps qu’il auras un vinaigrette entre la Politique et l’Économie, et bien aucuns partie prit peuvent résoudre le problème social, pourquoi , c’est bien simple à comprendre les lois économiques sont antidémocratiques et s’oppose à la vie politique , le débat démocratique contre car la vie économique, c’est par la séparation en deux entités distingues que l’on peut avoir une réflexion plus juste sur la question, d’ailleurs, l’auteur ne pousse pas le raisonnement sur ce sujet et pour cause, il sait pertinemment que c’est antinomique et inconciliable et préfère que l’on reste à une vision marxiste du problème !
        Car soulevée problème est en définitif c’est perde le contrôle du Pouvoir, perdre son Pouvoir !
        On n’est pas ingénieur pour rien, et cette question, il la connaît parfaitement et son rôle est bien que l’on aborde jamais ces questions !

         


      • soi même 17 février 2015 23:12

        Bonsoir à tous , ex : moi pour les fautes , je vais essayer d’être clair !

        Ce qui vient d’arrivé n’étonne pas un seul instant, pour les causses , il est évident une réforme ne pas se faire si ce n’est pas une réforme, un replâtrage n’est jamais une réforme, c’est un replâtrage .

        Et les frondeurs certes avaient raison de frondés, mais sur le fond quand l’on fronde c’est que l’on est aussi dans un processus d’être désespéré accroché aux anciens ameublement et de rien apporté de nouveaux sous le soleil, oui c’est pathétique, triste et surtout de la part de ces personnes déplorables d’avoir passé tellement de temps à s’ accroché à des veilles lanternes, et de pas voir en réalité que cela fait bien long temps que leur lubies sociales ne peut pas être viable et surtout pas faire le poids face à ce que l’on va être appeler à faire face, à une décrépitude total de nos sociétés !

        Et pour causse, personnes veulent réellement pensé, l’on pense à travers le parti , mais jamais d’une manière véritable, et ce qui devait arrivé arrive, et ce n’est pas en changeant de canasson que le problème seront réglé mais bien en se posant les véritable question , par exemple avec ce texte :

        ( - Aujourd’hui, l’homme qui s’intéresse à la vie publique dirige habituellement son attention sur des choses qui sont, pour cette vie, d’importance secondaire. Il fait cela parce que ses habitudes de penser l’amènent à considérer l’organisme social comme une structure unitaire. Mais on ne peut trouver, pour une telle structure, un mode de suffrage qui lui corresponde. Car, dans chaque mode de suffrage, les intérêts économiques et les impulsions de la vie juridique doivent se contrarier à l’intérieur du corps représentatif. Et ce qui résulte de cette perturbation doit mener à des ébranlements de l’organisme de la société. Le premier objectif impératif que la vie publique doit se fixer aujourd’hui est donc de travailler à établir une séparation radicale entre la vie économique et l’organisation juridique. En vivant l’expérience de cette séparation, les organisations qui se séparent trouveront, de par leurs propres ressources, les meilleurs modes d’élection de leurs législateurs et de leurs administrateurs. Actuellement, dans les décisions qui demandent à être prises, les questions de mode électoral passent au second plan, bien qu’elles soient en elles-mêmes d’une importance fondamentale. Là où existent encore les anciennes conditions, il s’agira de partir de ces conditions mêmes pour travailler en vue de la nouvelle séparation esquissée. Là où l’ancien s’est déjà désagrégé, ou bien se trouve en voie de désagrégation, il faudrait que des personnes individuelles ou des fédérations de personnes prennent l’initiative d’une formation nouvelle, qui s’oriente dans la direction indiquée ici. Vouloir, du jour au lendemain, amener une transformation de la vie publique est reconnu, même par les socialistes raisonnables, comme l’emballement déraisonnable de l’esprit exalté. Ces derniers attendent d’une transformation appropriée, graduelle, la guérison qu’ils envisagent. Mais, éclairé par des faits de portée considérable, celui qui observe sans prévention peut apprendre que les forces du développement historique de l’humanité rendent actuellement nécessaire une volonté raisonnable tendant vers un nouvel ordre social. )

        http://www.triarticulation.org/arch...



        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 février 2015 23:45

          @Soi-même/Vous-même


          Bonsoir et merci beaucoup pour votre contribution.

          Votre commentaire a retenu mon attention et que vous puissiez illustrer votre pensée avec une référence à Rudolf Steiner particulièrement bien choisie est tout à votre honneur.

          Je retiens cette considération :[02/20] 

          « Un organisme social sain exige comme second membre, à côté du corps économique, la vie de l’Etat, politique et indépendante. Dans le corps économique indépendant, les hommes parviendront, par les forces mêmes de la vie économique, à des institutions qui serviront la production et les échanges de la manière la plus favorable. Dans la sphère de l’Etat politique, s’instaureront des institutions qui orienteront les relations réciproques des hommes et des groupements humains, en conformité avec la conscience juridique de l’homme. »
          Un peu d’humanisme ne peut pas faire de mal, n’est-ce pas ?

          Cordialement,
          Renaud Bouchard



        • soi même 18 février 2015 00:20

          Merci pour votre commentaire , Mr  Renaud Bouchard, comme disait Rabelais, vous avez retenue la Substance Moelle, pourvue que d’autre en face de même et que cela ne reste pas une curiosité philosophique de Salon !


          Cordialement,
          P E


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 février 2015 08:36

          soi- même,
          Les lubies sociales comme vous les appelez, ce sont des acquis sociaux, péniblement obtenus par des générations de salariés, et dont vous avez bénéficié toute votre vie, avant de cracher dans la soupe : les nationalisations qui appartiennent à tous les français et le droit du travail, sont dans la ligne de mire de Macron.


          La Loi Macron est en train de mettre fin à 100 ans de combats syndicaux, à la demande expresse de la Commission européenne et du MEDEF.
          Et vous venez nous sortir vos salades ésotériques comme cataplasme ?

          Vous pouvez bien croire à ce que vous voulez, mais la méthode Steiner est d’intervenir de manière dissimulée sous des apparences d’humanisme, alors que vous avez en horreur tout ce qui relève du rationnel.
          L’endoctrinement dans les écoles Steiner par un ancien haut responsable de l’Anthroposophie.

        • JL JL 18 février 2015 12:10

          ’’la méthode Steiner est d’intervenir de manière dissimulée sous des apparences d’humanisme’’

          Bien dit Fifi.

          Le grand bond en arrière, par Serge Halimi ou « Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde », une histoire d’une idéologie, le néolibéralisme : ‘Gauche caviar’ = ‘progressistes en limousines’. « Le programme libéral ne peut pas réussir à convaincre sous ses couleurs : il faut qu’il avance masqué. »


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 février 2015 13:36

          JL,
          Je ne crois pas que nous parlions de la même chose. Mais d’accord avec vous pour le système libéral TINA qui s’est implanté discrètement par les Think tank, et autres Comités, pour noyauter les leaders d’opinion. Ce sont les fameux « experts » qui sont d’accord sur tout, et font semblant de s’opposer. 


        • soi même 18 février 2015 14:41

          @ Fifi, ( Les lubies sociales comme vous les appelez, ce sont des acquis sociaux, péniblement obtenus par des générations de salariés ) à oui, je sais tu fais allusion propos au sujet du Plan du CNR, et bien désolé, la Liberté n’a jamais été prise en compte dans cette affaire , elle n’est pas respecter et d’ailleurs tu le voies bien comment la gestion de la finance à pris le pas ce qui en apparence pouvait paraître généreux, c’est vrais que la gestion automatique de tes droit c’est plus commode à pensé que de repenser une société saine sur des basses saines où le principe autoritarisme du pouvoir ne peut plus fonctionné !
          En même temps t’es très pathétique comme réaction, tu as une nostalgie profonde de Saint Louis rendant la justice sou un grand chêne à Vincennes , et tu espères que cette nostalgie profonde va réapparaître, tu aurras beau te concentré sur Saint Louis, Henri IV, Louis VI, De Gaulle, leurs impulsions et leurs réalisions, leurs conceptions du Monde et liées aux passées !
          Tu auras beau gobé qu’il doit avoir un nouveaux Vercingétorix , cela donnera certes la force de mordre, mais en aucun le mode d’emploi de repensé la société.
          En réalité tu d’indignes comme tous ceux qui peuvent ce reconnaître dans cette basse cour, qu’un grand représentant du principe de la Bourgeoisie détruit et bouscule la Noblesse de Cour, d’ailleurs ce n’est pas Mr  Renaud Bouchard qui va te contredire , il est tous Ouïes à ta révolte, regarde ses diplômes et tu comprendras que Mr  Renaud Bouchard n’est pas un habitué à un pouvoir collégialité .

          En réalité l’on est devant les même ressort de la Révolution français, cela a juste changé de dimension ,et au final, c’est toujours la même question entre les rétrogrades, les légalistes, et les réformateurs qui des trois va le reporter avec le risque du renforcement d’un pouvoir Totalitaire,

          C’est un grand principe humain, quand on en vient aux mains, c’est le plus fort qui gagne, et si ce n’est pas une brute épaisse, il saura ménagé les perdants, un bon perdant et celui qui pourra compté à rallié à son pouvoir personnel,( pouvoir Totalitaire ).

          Quand à ta réponses en forme d’attaque en appuyant sur un prétendue haut responsable de l’Amtroposophie, et bien sache pour ta gouverne, c’est simple profeseur très ambitieux qui a probablement une personne fort déçus qu’il n’a pas été reconue à sa juste valeur !
          C’est procédé qui n’a rien exceptionnel, en réalité très courant, il est même bon que de temps en temps, ce genre de personage sorte, car en réalité, il rende un grand service interne à tous ceux qui pense que dans ce mouvent l’on peut faire carrière comme en politique où dans une entreprise !

          ( la méthode Steiner est d’intervenir de manière dissimulée sous des apparences d’humanisme, alors que vous avez en horreur tout ce qui relève du rationnel. ) , il serait déjà bon avant de porté crédit à détracteur, de lire un tant soit peut que qu’il pense et ne pas assibilé des dérives personnelles de membres pour est prit pour de la pensé profonde de Steiner ?

          En réalité que reproches tu en réalité ? des apparences d’humanisme où horreur tout ce qui relève du rationnel ?

          En ce qui concerne les  apparences d’humanisme , tu sais aussi bien que moi, que le jugement personnel est de ce qui a de plus subjectif , et le fait de dire apparence, c’est que l’on reconnaît une chose qui existe l’ humanisme et par ailleurs elle dérange car elle brûle , les intérêts personnels qui souhaiterait ce l’’approprie sans effort ! 
          Tu es d’accort avec moi, c’est un problème de modestie froissé cette affirmation ?

          Quand à la notion du véritable dilemme n de cette accusation, horreur tout ce qui relève du rationnel !

          Et bien la réponse est un grand éclat de rire, car je ne peu que éclaté de rire, comment un Docteur en Philosophie et en Physique puisse avoir une horreur tout ce qui relève du rationnel ?

          Tiens demande au bon Mr  Renaud Bouchard de ce qui pense des Diplômes, il y a visiblement aussi une tiare.....

          Quand à cet arguments, il est simple a démonté, le Monde des Idées vie dans un équilibre, et prétendre qu’il ne peut être que rationnel est omettre que le rationnel ne peut se définir par son opposition !

          Donc cela revient à se demandez qu’est l’Erreur est Utile ?

          donc quand tu auras la réponse fait moi signe ?

           

           


        • soi même 18 février 2015 14:45

          @ JL ,

          ’’la méthode Steiner est d’intervenir de manière dissimulée sous des apparences d’humanisme’’

          Bien dit Fifi. "

          J’ai un doute sur votre sincérité ?


        • soi même 18 février 2015 18:00

          Aller Fifi remballe ton Orchestre Rouge, visiblement tu comprends ce qui te fais plaisir à entendre !


        • soi même 21 février 2015 14:22

          @Renaud Bouchard, 
          Un peu d’humanisme ne peut pas faire de mal, n’est-ce pas ?
          En réalité vous vous adressez à qui  ?
          Au fait que je ne crois pas un mot à votre discourt, car visiblement jusqu’à pressent le système vous agrès où tous simplement par que vous avez des merdailles universitaires que vous autorises à être hors sol et pensé ce qui est humaniste de ce qui l’est pas ?


        • soi même 21 février 2015 14:27

          @Fifi Brind_acier, tu sais ce qu’est la cararectique d’une pensé fachau, c’estt faire un procés d’intention sans vérifier la validité de l’accusation .
          Et bien désolé, tu es devenue officiellement aujourd’hui une Mussoliniènne de l’ UPR !


        • Samson Samson 18 février 2015 00:21

          « C’est à se demander si MM. Valls, Macron, Hollande lisent ou comprennent les journaux, écoutent, regardent, voyagent et sont au courant ... »

          Ils sont les premiers à lire et comprendre journaux et sondages mais affectent fort étrangement n’en avoir cure.
          Cette mystérieuse volonté de persévérer dans la ruine que provoque l’application des dogmes néo-libéraux de la Pensée Unique, ce refus d’écouter une colère qui gronde toujours plus frappe indifféremment tous les zélateurs €uropéens formatés par ce « logiciel économico-libéral obsolète », ce qui paraît confiner à un véritable « autisme » de nos dirigeants.
          Alors même que le peuple grec se dresse pour restaurer sa dignité bafouée et nous montre la voie d’une alternative démocratique au pillage du bien public, nul ministre des finances €uropéen ne lui tend la main dans un ultime sursaut de décence.
          Et en un pathétique aveu de la mascarade à laquelle elle réduit maintenant la démocratie, la Commission €uropéenne prétend imposer la prééminence de traités consacrant l’asservissement €uropéen à la botte de la financratie sur les droits de l’homme et la vox populi.
          A cette aune, peu importe pour qui voter, « Delenda Carthago ! »  smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 février 2015 08:40

            Samson,
            Vous vous faites bien des illusions, je crois, sur Syriza.
            Il veut mener des politiques intérieures nationales, alors que c’est interdit par les Traités, dont il ne demande pas la modification.
            Tirez-en vous même les conclusions.

            Il obtiendra sans doute quelques milliards de la dette passés à pertes et profits, et tout continuera comme avant.


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 10:00

            @FiFi et Samson


            Ci-après une étude intéressante sur l’impossibilité de se départir unilatéralement d’un traité


            On se dirige, avec la Grèce et l’UE, vers l’élaboration de quelque chose de nouveau.
            La Grèce ne cédera pas. 
            Syriza a été élu sur un programme dont ils ne peuvent pas se démarquer.
            Si la Grèce n’était pas un problème on ne s’y intéresserait pas autant.
            La vision de la Grèce à la Patrick Artus est stupide (cf. BFM « Les Experts »)

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 février 2015 13:43

            Renaud,
            Je connais le Traité de Vienne. Il faut que tous les Traités internationaux disposent d’une clause de sortie. Sauf que notre cher Attali s’est débrouillé pour qu’il n’y ait pas de clause de sortie à l’euro.


            Légalement parlant, il n’existe que la clause de sortie de l’ UE, c’est l’article 50.
            Logiquement, on sort de l’euro (et de l’ OTAN) après être sortis de l’ UE.

            On parle de la Grèce parce que la Gauche radicale en fait son navire amiral.
            Pour l’instant, c’est Merkel qui a la main. Mais je ne sais pas encore pour en faire quoi ?

          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 16:01

            @FIFI


            Bonjour FIFI.

            Les propos de J. Attali qui affiche une mauvaise foi évidente (je connais cette video que je vous remercie de mettre en lien) n’empêcheront pas la Grèce d’envoyer paître W. Schaüble, M. Jäger, I. Dissjelbloem et toute cette équipe de l’Eurogroupe dont il ne faut rien attendre.

            A. Merkel est gênée par des contraintes électorales locales mais laisse les rênes libres à W.Schaüble et à J. Dissjelbloem qui est vexé de s’être fait rembarrer par Y. Varoufakis.

            Non seulement la Troïka a vécu, mais avec elle le TSCG et le MES dont la Grèce ne veut pas.
            La pitoyable opération de passe-passe de l’Eurogroupe ne peut que conforter chez n’importe quel observateur la volonté affichée de pousser la Grèce à une sortie de l’Euro et à un défaut qui existent de facto.

            Le crime de la Grèce se résume à son rejet complet du Dogme d’une intégration monétaire et politique ratées.

            On n’obligera plus dix millions de personnes à accepter de concourir à leur survie.
            Le reste n’est que littérature.

            Cordialement,
            Renaud Bouchard




          • Fergus Fergus 18 février 2015 16:27

            Bonjour, Renaud Bouchard.

            Je ne suis pas aussi optimiste que vous, mais il me semble évident que les traités européens en vigueur sont en sursis, compte tenu de la pression des peuples sur les instances par trop libre-échangistes et libérales. Ces traités sont destinées à être rapidement bafoués avant d’être par la suite renégociés sur des bases nettement plus conformes aux attentes des peuples européens. Et cela se fera sans que quiconque ne sorte, ni de l’UE, ni même de la Zone euro.


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 16:43

            @Fergus

            Bonjour Fergus.
            Je souscris à votre analyse : les traités européens en vigueur sont en sursis. 
            A l’image de la construction européenne ils sont devenus ce millefeuille législatif et procédural que personne ne connaît vraiment.
            Leur remise en cause ne peut se faire que par une reprise de fond qui prendra la forme soit d’un rejet pur et simple, soit d’un enrayement du dispositif.
            La Grèce et sa relation à une zone Euro qui ne lui convient pas en est l’illustration.
            Après tout, il existe d’autres pays qui, hors zone Euro, ne s’en ortent pas plus mal.

          • soi même 18 février 2015 19:40

            @Fifi Brind_acier, arrêtez d’être une vantarde , tu sais pertinemment que l’idéologie ne règle rien, si mettre de l’huile sur le feux !


          • emilie 20 février 2015 16:23

            @soi même Oui, de l’huile sur le feu....


          • lsga lsga 18 février 2015 01:56

            Le Capitalisme est en crise, les profits des entreprises s’effondrent, DONC, logiquement, nécessairement, sans qu’il n’y ai d’alternative possible, Macron diminue le niveau de vie de la population française pour tenter de relancer un peu les profits. Étant donné la gravité de la crise économique et sa profondeur, c’est vain. Toutefois, c’est fort logique.

             
            L’alternative consistant à instaurer un État Providence financé par une politique néo-coloniale n’est plus possible : tant mieux. 
             
            Maintenant, reste la Révolution Planétaire, l’abolition de la propriété privée des moyens de production, l’abolition du salariat, l’instauration d’un Socialisme démocratique de conseil. Il faudra un peu de temps pour que ce choix-là rentre dans les esprits. Dans les pires des cas, on aura une guerre mondiale avant.
             


            • Ben Schott 18 février 2015 06:49

              Une bonne petite guerre, et hop, le grand soir et les lendemains qui chantent...

              Quelle lucidité !


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 09:28

              @Isga


              Bonjour Isga. 

              Merci pour ce commentaire qui met le doigt là où cela fait mal.
              Il serait intéressant de développer les points évoqués :

              Le Capitalisme est en crise, les profits des entreprises s’effondrent, DONC, logiquement, nécessairement, sans qu’il n’y ai d’alternative possible, Macron diminue le niveau de vie de la population française pour tenter de relancer un peu les profits. Étant donné la gravité de la crise économique et sa profondeur, c’est vain. Toutefois, c’est fort logique.« 

              Je crois que la logique qui guide E. Macron n’en est pas une,
              Ce garçon ne connaît rien au libéralisme dont il n’a qu’une vision édulcorée, ce qui explique qu’il construise un raisonnement erroné sur des prémisses fausses. D’où échec garanti.

               »L’alternative consistant à instaurer un État Providence financé par une politique néo-coloniale n’est plus possible : tant mieux."

              Je crains de me méprendre sur le sens de cette phrase. Une précision serait la bienvenue.

              RB

            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 février 2015 09:29

              @Ben Schott.

              Quelle impatience !

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