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Accueil du site > Actualités > Politique > Éco-F.N. - Ça y est le p’tit zozio est sorti

Éco-F.N. - Ça y est le p’tit zozio est sorti

Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais craché trop fort sur le parti nationaliste. Ô pas que je sois un amoureux transi de la blonde qui le pilote, voire supporter de son géniteur auparavant, mais plus exactement pour des motifs me paraissant sains.

Mais avant de voir pourquoi, sachez je n'ai jamais apprécié Jean-Marie Le Pen et, ses saillies verbales, quand bien même, je lui reconnais de maitriser bien mieux que quiconque (en politique) la langue de Molière. Bon il n'est pas tout seul non plus. Mais si l'on prend Sarkozy, c'est vrai que celui-ci parait presque analphabète à côté du menhir.

Et je regrette que dans un processus démocratique, il ne soit jamais à vraiment siéger à l'Assemblée nationale, car c'est là qu'aurait pu et dû avoir lieu le combat contre des fausses bonnes idées soutenues par le président d'honneur du mouvement tendance droite dure.

Et, rejeter le contenu économique du Front national doit se faire à la lumière de certaines propositions et non pas sur des présupposés. Donc, c'est ce que j'ai fait je me suis rendu sur le site du F.N.

Ré-ouverture au chaland pour 2012

J'ai déjà fait part de mes doutes quant à la candidature de Marine Le Pen et j'ai surtout écrit que c'est face à ses incohérences économiques qu'il faut la mettre. Bien qu'avocate, ayant défendu la veuve et l'orphelin, je lui ai toujours trouvé un côté truffe en matière économique. Ce n’est pas son terrain et, bien souvent, elle se vautre.

Il faut savoir que sur le site du F.N. il y a plusieurs chapitres plus ou moins détaillés, mais que celui attrayant à l'économie avait été fermé pour maintenance. Ce fût en février que cette décision avait été prise, sans doute pour redonner un peu plus de corps à son précédent message dans ce domaine.

Je dis message et non-programme, car celui-ci tenait sur un timbre poste. Quelques lignes qu'un élève un poil doué de CM2 aurait pu écrire. Ça faisait quand même court pour une personne qui brigue le poste suprême. Bref, passons.

Depuis peu, cette rubrique est à nouveau accessible. Gloire à Dieu !

Et le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas forcément mieux. Si c'est avec cela qu'elle compte nous sortir de la fosse à purin dans laquelle nous sommes tombés eh bien, ce n’est pas gagné comme qui dirait l'autre.

Une bonne idée quand même


Je vais l'évacuer de suite et, tresser des louanges à la blonde. Sans que je sache qui d'elle ou de Mélenchon (voire Dupont-Aignan) a pris le soin de l'inscrire en premier dans sa programmatique. Tout n'est pas si noir.

Donc dans sa rubrique « Sortir de l'Euro » elle a au point n°5 une excellente initiative

Le fait qu'elle veuille revenir sur la loi Pompidou de 1973 qui accorde des privilèges indécents aux banques privées et, castre ainsi l'état de certaines possibilités, est une bonne chose. Car, un des soucis majeurs que nous connaissons aujourd'hui, provient de cette loi inique empêchant l'état de se financer à des coûts moindres.

Extrait Wikipédia : « Cette loi modifie l'organisation de la Banque de France et affaiblit les droits du Trésor public par rapport à celle-ci. L'article 25 interdit en effet au Trésor public d'emprunter directement à la Banque de France à un taux d'intérêt faible ou nul (par création monétaire), comme il en avait jusqu'alors le droit. Cet article prévoit : “Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France”. Les gouvernements français devront dès lors trouver d'autres sources de financement, principalement en empruntant à des taux d'intérêt plus élevés aux banques privées ou encore par des emprunts nationaux. »

Cette loi — appelée selon les mauvaises langues « loi Rothschild » — a simplement autorisé de pauvres banquiers nécessiteux à se faire payer des tonnes d'intérêt « rubis sur ongle » sur la bête de somme France. Merci Giscard au passage.

Notons également que le traité de Lisbonne reprend les mêmes dispositions avec son fameux article 123, souvent combattu par Nigel Farrage au parlement européen.

Reste les choses qui fâchent

Et c'est tout le reste ou presque. Prenons deux de ses points tels qui sont transcrits dans son volet « Sortir de l'Euro ».

Point n° 1 ou il faudrait négocier avec des pays la sortie de la monnaie d'Europe. Elle nous met en avant l'Irlande et l'Italie. Certes, ces pays ne vont pas bien, ils sont — un p'tit peu mou du g'nou — en ce moment. Mais pour les connaitre bien tous les deux (ai travaillé des années dans le premier et suis frontalier, 9 km, depuis toujours du second), elle se trompe sur un point, ils ne veulent pas sortir de l'Euro zone ou de la monnaie unique. Ils désirent s'en sortir économiquement (comme nous), mais sans claquer la porte pour autant.

Je saute à son point n°10 ou après avoir battu notre monnaie en fixant une parité égale de 1 pour 1 (franc/euro) on se retrouvant avec une baguette de pain à 1 franc (et non à 6.57) luttant à sa façon contre l'inflation réelle qu'ont connus les biens à la consommation courante depuis le mouvement franc/euro.
Sauf qu'elle oublie un détail crucial. Que vont faire nos boulangers-artisans par exemple finançant à crédit leur boutique et, qui l'ont payée au prix fort en euro. Pour définitivement les mettre sur la paille, il n'y a pas mieux. À moins que Marine ne contraigne les banques à revoir la copie des crédits effectués avec effet rétroactif ? Plus facile à dire qu'à faire.

Donc, pour la leader frontiste on l'aura compris, il s'agit d'un remake de « Retour vers le futur », ou chaque pays retrouvera sa souveraineté économique accompagnée de sa monnaie d'avant. Sauf, qu'il y a autre chose de plus pertinent à faire à savoir :

— abroger l'article 123 du traité lisboète

— ou se financer à des taux plus que préférentiels via une banque d'Europe.

Contrairement à ce que pense Marine Le Pen, l'Europe est une bonne chose, c'est ce qu'en a fait le système libéral bien aidé en cela par notre UM-P.S qui est à mettre dans de sordides poubelles. Si demain l'Europe devient cet outil protecteur unissant les citoyens là c'est respectable. 

Et ce qu'elle ne dit pas non plus est que le Front National a toujours été un parti assez libéral faisant la part belle aux nantis. Tout au moins dans la façon ou l'a construit son père. Se détrounera-t-elle de ce chemin... ?


Le bal des fantômes

Ce qui me surprend aussi ce sont les voix du silence. Celles censées apporter de l'eau au moulin économique du Front qui paradoxalement reste à sec ou avec des pales brassant du vide. Car, où sont ces fameux grands économistes qui devaient assurer que les propositions de madame Le Pen vont dans le bon sens ?

Hormis, la remise en cause de 1973 vue plus haut, je n'entends personne reprendre ou soutenir la frontiste.

Alors, effet d'annonce, poudre aux yeux ou miroir aux alouettes... chacun peut en tirer les conclusions qu'il désire.

A peluche
 


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