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Accueil du site > Actualités > Politique > Ecole : Luc Chatel, un mondialiste de première classe

Ecole : Luc Chatel, un mondialiste de première classe

Il faut savoir décrypter les dernières grandes manœuvres de notre ministre de l’éducation dite nationale. En la matière, le rapport PISA de l’OCDE est considéré comme le baromètre de référence, et il y est encore fait recours en cette rentrée. Or c’est un classement mondialiste, les pays sont jugés à l’aune de sa propre prescription.

Les pays scandinaves sont le fer de lance sur notre continent, de la nouvelle politique éducative mondiale, le nouvel ordre éducatif mondial.

Ainsi caracolent en tête Finlande, Suède.
Il faut bien analyser tous les paramètres de ce rapport dont voici quelques éléments :
« Identifier les facteurs de succès, facteurs exogènes, notamment le milieu social économique et culturel des familles, le cadre scolaire offert par l’établissement, et le système éducatif national, mais aussi subjectifs, comme la motivation des élèves, l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes, les stratégies d’apprentissage qu’ils mettent en œuvre. »

Evidemment, et surtout par rapport aux pays nordiques, l’immigration nous plombe, mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en considération, et dans tous les cas, ce genre de rapports reste un leurre puisqu’il est destiné à nous arrimer sans résistance à cette galère.

Dans les pays en tête du classement, si l’immigration est très faible et assimilable puisqu’il s’agit surtout de populations russe ou rattachées, le système est très différent en amont de l’école.

En Finlande par exemple, les mères élèvent davantage leurs enfants en bas âge, et ceux-ci n’entrent à l’école proprement dite qu’à l’âge de sept ans, une fois que leurs parents leur ont appris à lire.

L’apprentissage traditionnel de la lecture est une donnée fondamentale dans la réussite scolaire. Les méthodes globales d’aujourd’hui ne structurent pas correctement le cerveau.

Bien sûr, les néopédagogues diront que la méthode globale a été abandonnée, c’est on ne peut plus faux ; sévit aujourd’hui et toujours davantage, une méthode très globale non seulement en lettres, mais encore en sciences et dans tous les autres domaines.

Une méthode globale est celle du part du général pour aller vers le particulier, or, une méthode logique, traditionnelle, part du plus petit élément pour aller vers le toujours plus complexe.

Les méthodes de mise en recherche pour que l’enfant trouve son propre savoir revient à mettre la charrue avant les boeufs.

Cependant ces méthodes fonctionnent moins mal chez des enfants d’ores et déjà structurés, comme le sont plus que nous les petits scandinaves.

Ils s’adaptent d’autant mieux au système d’autonomie qu’ils sont sages et donc attentifs, aucun d’entre eux ne viendraient détériorer quoi que ce soit, c’est un fait, et la mère de famille que je suis, ne peut ignorer que le fait d‘avoir été élevé « sous la mère », y est certainement pour beaucoup.

Et là encore, c’est l’immigration qui fait que des petits, coincés entre deux mondes, désorientés chez nous, se sentant de nulle part, sans attachements, n’ont guère envie d’apprendre quoi que ce soit, quand leur mal être leur permet à peine de vivre, toujours dans l’insatisfaction qui tourne à la haine.

Pour amplifier leur malheur, le système mondialiste les flattent dans leurs différences, ils deviennent comme les autres, le centre, l’enfant au cœur du savoir, or ce prétendu savoir est le néant.
Gangrénés par leur « modèle », nos propres enfants, si tant est que l’on n’est pas su prendre les devants, vont suivre, par mimétisme.

Le jeune en manque de caractère ayant cette fâcheuse tendance à se calquer sur celui qui semble le plus fort en gueule.

Tous ces paramètres amalgamés font de notre système éducatif, une véritable pétaudière, inculte, suffisante, où les laissés pour compte sont comme d’habitude ceux dont les parents n’ont ni les compétences ni les moyens d’y pallier, encore que l’ensemble de la population soit touchée, tout le monde subissant les méthodes mondialistes.
Même si elles sont pires pour les moins aptes à l’étude, elles ne sont pas non plus les meilleures pour les plus doués.

C’est à l’aune mondialiste qu’il faut encore analyser le voyage de Luc Chatel en Finlande et l'an dernier au Danemark, il va feindre de découvrir là-bas, le modèle exemplaire en matière de rythmes scolaires, or il sait pertinemment que ce sont des rythmes anglo-saxons sur lesquels ils veulent nous aligner.

D’ailleurs il était accompagné dans ce voyage, des deux coprésidents du comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires, Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Odile Quintin, ancienne directrice générale de l’éducation et de la culture à la Commission européenne.

Les représentants des fédérations de parents d’élèves étaient également du voyage, et Eric Charbonnier, expert de l’OCDE sur l’éducation, partie prenante.
Or ce sont les mêmes personnes que l’on retrouve dans les fora mondiaux sur l’éducation tout-au-long-de-la-vie ou LLL pour LifeLong Learning, initié par Jacques Delors qui en toujours le saint patron.

Luc Chatel va donc nous importer, sous prétexte de nous faire du bien, un renforcement de la perfusion mondialiste.

Le tout étant à terme de répondre à la demande éducative de chacun, en ouvrant le marché éducatif à ceux qui souhaiteraient une autre école, mais ce service-là ne sera pas public, ce sont les Traités que nos gouvernants ont signé en blanc, qui nous le disent.


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15 réactions à cet article    


  • Satournenkare 18 août 2011 11:30

    Si je devais résumer l’article je dirait : « comment déformer la réalité pour justifier son point de vue » ^^ J’inviterais l’auteur à se renseigner sur la COMPLEMENTARITE du GLOBAL et du SPECIFIQUE dans l’apprentissage et la compréhension et comment l’absence de l’un ou de l’autre entraine des carences dans ces domaines. . Et aussi de se renseigner sur les raisonnements DEDUCTIFS et INDUCTIFS ( la révolution de la Renaissance ! )
    Ce que d’ailleurs on bien compris les éducateurs nordiques, ceci expliquant peut être cela ^^


    • orianeborja orianeborja 18 août 2011 12:38

      Je ne remets pas en cause notre instruction depuis la Renaissance (qui n’avait rien inventé comme son nom l’indique, la transmission par essence a pris corps dans l’Antiquité et il faut croire que pour être arrivée jusqu’à nous, elle avait donné toutes les preuves de sa validité).
      Je remets en cause le nouvel ordre éducatif mondial qui s’est mis en place et comme par hasard, après les Accords de Bretton Woods.

      Les « éducateurs » -comme vous le dites si bien- nordiques en sont le fer de lance en Europe, premier de la classe de l’Ocde, monde marchand pour le compte duquel ils fabriquent de bons petits esclaves. Du reste le programme de l’Ocde et de la Banque mondiale (Cf. fiche Wikipedia en anglais du Lifelong Learning), ne prévoit en effet plus d’enseignants, mais des « encadrants », c’est largement suffisant.

      Libre à vous de concevoir ainsi le monde, et permettez-moi de le combattre.


    • JMK66 JMK66 18 août 2011 13:29

      @ Oriane
      Excellent article d’autant plus que j’ai cru comprendre que tu es dans l’enseignement.
      Pierre Hillard l’explique très bien lors de ses conférences. Il faut effectivement appauvrir l’éducation de nos bambins afin de les rendre plus maléables.(quitte à zapper notre histoire)
      Je suis à tes côtés dans ce combat ;
      Il ne faut pas laisser la médiocrité s’installer davantage et ainsi redonner à l’humain sa propre capacité d’analyse et surtout son libre arbitre .
      Paix sur Toi


    • missionaryman missionaryman 18 août 2011 12:03

      Je ne saisis pas votre critique : plus de 80% de réussité au BAC !
      J’étais persuadé que nous avions le taux de réussite scolaire le plus élevé au monde !
      Je ne vois pas ce qu’il y a à améliorer ? Ou alors tout cela serait-il bidon ?


      • TSS 18 août 2011 14:01

        Histoire -Geographie facultatives au bac où comment manipuler des gens qui ne connaitront

        plus rien à leur environnement et à l’histoire de leur pays..... !!


        • impertinent3 impertinent3 18 août 2011 18:07

          Permettez au modeste scientifique, chercheur-enseignant que je suis d’apporter son grain de sel.

          Lorsque vous dites :
          « Les méthodes globales d’aujourd’hui ne structurent pas correctement le cerveau. »
          dois-je comprendre que, parce que j’ai appris à lire par la méthode globale pure et dure, mon cerveau n’est pas correctement structuré ? À ma connaissance, ce n’est pas ce que pense mon entourage et les lecteurs de mes publications scientifiques. Mais, peut-être, fais-je preuve de fatuité.
          En tout cas, et en ce qui me concerne, la méthode globale m’a permis d’apprendre à lire couramment en quelques semaines. Aujourd’hui, alors que je dois lire beaucoup de publications, j’arrive à lire très rapidement simplement pour savoir si un texte est suffisamment intéressant pour que je me penche plus avant sur le sujet.
          Le bémol ? Une orthographe parfois olé-olé, avec de réelles difficultés pour les diphtongues, par exemple, j’hésite toujours sur l’orthographe du mot œil.

          Je constate que lorsque vous dites :
          « ...une méthode logique, traditionnelle, part du plus petit élément pour aller vers le toujours plus complexe... »
          vous vous inscrivez en contradiction absolue avec Descartes et le « Discours de la méthode », c’est votre droit le plus strict de le penser.
          Mais je dois vous dire que l’approche scientifique commence toujours par une phase analytique (du général au particulier) puis se prolonge, ensuite, par une phase de synthèse (du particulier au général), cette deuxième phase étant la plus difficile et la plus laborieuse. Les informaticiens connaissent bien cette méthode, approche analytique en premier, l’étude « top-down » et, ensuite, la construction du système en « bottom-up ».

          Maintenant, pour le « modèle » finlandais, c’est tout simplement une question de sous et d’organisation. L. Chatel peut faire tout les voyages qu’il veut en Finlande, tant qu’il méprisera le personnel enseignant et qu’il y aura des classes de 35 élèves, le système éducatif français fera piteuse image dans le monde.

          En Finlande, l’enseignement (du primaire à l’universitaire) est une profession tout à fait valorisée, qui jouit d’une grande considération publique et qui est bien rémunérée. On a, de ce fait, aucune difficulté à recruter les meilleurs. On fait confiance aux enseignants qui ne sont pas écrasés par une hiérarchie pléthoriques et coûteuse comme en France. Ils peuvent faire preuve d’initiative et d’innovation, choses impensables en France, où les enseignants sont crochés à un sacro-saint programme.

          Les classes comportent de 15 à 20 élèves, dès qu’un élève a une quelconque difficulté, il est immédiatement pris en charge par des cours d’appui personnalisés.

          Je parle de la Finlande, parce c’est un cas que je connais bien, mais je pense que c’est la même chose dans les pays scandinaves (pour rompre avec un cliché, la Finlande n’est pas considéré comme un pays scandinave).
          Il y a un abîme entre les systèmes d’éducation finlandais et français. Le système français coûte assez cher pour un résultat déplorable, ceci essentiellement à cause d’une hiérarchie pesante et coûteuse, de conditions de travail qui rebute les bons candidats.
          Le système finlandais coûte cher, mais avec de très bon résultats.

          Et si l’on en vient au résultat global au niveau de la société, il suffit de comparer les niveaux de vie français et finlandais pour en juger. Les Finlandais vivent bien mieux que les Français et pourtant dans une nature beaucoup moins riche et bien plus ingrate que la terre française.


          • orianeborja orianeborja 18 août 2011 19:35

            « Scientifique, chercheur-enseignant » : là déjà je me méfie, les « sciences » de l’éducation n’en sont pas, le postulat de base est erroné, elles n’ont pas montré leurs preuves alors justement que la transmission traditionnelle du fait d’avoir traversé et fait l’histoire, avait elle, démontré par a+b son efficacité, c’est le b a ba.

            Oui, la méthode globale ne structure pas le cerveau de façon satisfaisante, je me base, sinon sur le bon sens, sur les travaux du prix Nobel de médecine Roger Sperry, sur ceux qui Docteur Wettstein-Badour et les dernières recherches du neuroscientifique mathématicien linguiste et professeur au Collège de France, Stanislas Dehaene.
            Il est vrai que c’est plus complexe, je parle de résultats globaux, il ne faut pas se baser sur des cas particuliers car les travaux montrent en effet que certains cerveaux forcent leur sens logique, pour parler vulgairement, qu’il y a des données génétiques en prendre en considération.
            Autrement, oui, pour faire un petit chercheur qui répétera la pensée dominante qui ne fera jamais preuve de création autre que celle qu’on lui suggère sans jamais remettre en cause le système, la méthode globale (au sens où je l’ai définie), fait bien l’affaire.

            D’ailleurs voyez comme vous répétez en boucle la propagande de l’Ocde, les « scientifiques » comme vous sont les meilleurs suppo du système marchand.

            Pour revenir à la méthode, je parle de méthode d’apprentissage pour les enfants, qui n’ont, c’est une lapalissade, pas le cerveau d’un adulte, il ne faut justement pas prendre l’enfant pour un chercheur qui a déjà tout le bagage intellectuel de base pour commencer à travailler. Descartes et Voltaire et tout le génie français en général est issu des méthodes traditionnelles issues de l’école de la pensée par essence : le système alphabétique grec.

            Pour avoir étudier la Finlande, vous n’ignorez sans doute pas qu’elle pense à exporter son « modèle » en le vendant, ces méthodes intègrent parfaitement la révolution du marché éducatif à venir via le E-Learning.

            Son « modèle », c’est l’école de Summerhill (rien de nouveau même à l’Est ...), qui comme je l’explique un peu, ne s’adaptera, à défaut de donner des résultats en matière d’esprit critique et pour cause, qu’aux enfants sages de classes homogènes -que vous ne trouverez que dans ces pays (je disais scandinaves pour ne pas faire de répétitions, au sens large vous aviez compris ...)- la France avait pris l’habitude de voir plus grand dans son enseignement primaire.

            Donc, d’un part, le système n’est pas applicable du fait de la population française, et d’autre part, vous n’êtes pas sans ignorer la crise incommensurable dans laquelle nous plongeons, cette école qui coûte chère, ils vous nous la faire payer, et dans ces conditions, il ne fera pas bon être pauvre.
            Encore notre modèle français qui va en prendre un coup. Décisif ?



          • non667 19 août 2011 00:06

            à impertinent 3
            la base de l’ancienne pédagogie était jusqu’en 1965 environs :
            - d’aller du simple au complexe
            - du concret à l’abstrait !
            la méthode globale ne respecte pas ces 2 principes
            votre réaction :
            Je constate que lorsque vous dites :
            "
            ...une méthode logique, traditionnelle, part du plus petit élément pour aller vers le toujours plus complexe..."
            vous vous inscrivez en contradiction absolue avec Descartes et le « Discours de la méthode »,

            la parti du discours concernée est (de mémoire !) : pour un problème découper celui-ci successivement en autant de parti qui se puisse comprendre ........(puis remonter /synthétiser... )
            l’auteur en partant du plus petit élément n’est pas en contradiction absolu avec Descartes comme vous dîtes !

            on vous excuse vous avez été formé à la méthode globale  ! on voit ce que cela donne  ! smiley smiley smiley smiley smiley

             


          • Pépériclès Pépériclès 18 août 2011 22:25

            Voilà un débat intéressant.
            J’ai enseigné 12 ans l’histoire géographie dans le secondaire (surtout en collège) dans des établissements dits défavorisés et d’autres plus favorisés. Depuis 7 ans je suis enseignant-documentaliste en collège (je précise que je donne des toujours des cours liés à la recherche documentaire).
            La langue française est une des plus complexes au monde. Son apprentissage est difficile, ce n’est pas une langue à accentonique et on ne prononce pas toutes les lettres d’un mot contrairement aux langues anglo-saxonnes. Personnellement, je ne connaît pas de professeur des écoles ayant pratiqué intégralement la méthode globale ou la méthode syllabique. L’immense majorité applique une méthode semi-globale, alliant des deux pratiques. Dans la langue française vous n’écrirez correctement certains mots que si vous les avez vus écrits globalement. Prenez par exemple le mot « temple », en prenant le préfixe tem je peux l’écrire tan ou tam ou tem ou encore tant ou temps... Quand au e qui termine le mot vous ne l’entendez pas, il est muet. Les règles de grammaire, de conjugaisons, d’orthographe ont une logique toute relative avec de nombreuses exceptions qui trouvent leurs origines dans l’histoire de la langue.....
            Par expérience personnelle je peux dire que le maintien de jeunes enfants dans leurs familles n’est pas nécessairement un atout. La généralisation de la maternelle en France permet aux jeunes enfants de parents étrangers de mieux assimiler la langue française qu’aux enfants de parents non-allemands d’assimiler l’allemand en Allemagne où la scolarité n’intervient qu’à l’âge de 7 ans.
            Après presque 20 ans passés dans l’Education nationale, je sais ce qu’il ne faut pas faire, mais je ne sais pas ce qu’il faut faire pour amener les élèves à la réussite. La pédagogie est un mélange de réflexion et de pratique, une sorte d’artisanat. Personnellement j’ai été satisfait de ma formation en IUFM : mes enseignants étaient des professeurs du secondaire qui nous faisaient part de leurs méthodes et nous mettaient en activité.
            A propos des méthodes inductives et des méthodes déductives. Ma préférence a toujours été la méthode inductive : elle permet de mettre les élèves en activité quelque soit leur niveau culturel. Mais après la 5e-4e cela est plus difficile si l’on veut respecter les programmes ou aborder des notions complexes et abstraites.
            Pour avoir enseigné en ZEP je peux dire que les échecs scolaires des jeunes d’origine maghrébine viennent du fait qu’ils connaissent mal l’histoire, la culture, la langue de leurs pays d’origine. Leurs parents ou grands parents ne leur ont pas expliqué les raisons de leur immigration en France pour des raisons trop longues à expliquer (lisez « La question post-colonial » de Yves Lacoste). Conséquence : ils assimilent mal la langue française et parlent un sabir mi-arabe mi-français. A l’inverse, les jeunes d’origine chinoise parlent et écrivent la langue de leurs parents, connaissent la culture de leur pays d’origine et ont de bons résultats scolaires.
            Je suis d’accord avec ce que dit impertinant3 sur le poids de la bureaucratie, la hiérarchie de l’Education nationale. Quand aux conditions de travail...Dans les banlieues pauvres les ZEP n’ont jamais eues les moyens de fonctionner réellement. Leur échec programmé a entraîné leur suppression : « Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Depuis que j’enseigne j’ai tout entendu : que l’échec des élèves était dû aux enseignants, à leurs méthodes pédagogiques, à leurs manuels, aux parents, aux élèves eux-mêmes.... Je ne calcule plus le nombre de réformes.
            En réalité comme le perçoit orianeborja l’objectif est de privatiser le systême éducatif et de le soumettre à des impératifs marchands, comme cela est en train de se faire pour l’hôpital public. Pour cela il faut que les hommes politiques néolibéraux utilisent des critères soit disant objectifs, qui ne tiennent pas compte des spécificités de chaque pays : rapports PISA, de l’OCDE, de l’Union Européenne, peuplés de bureaucrates et « experts » néolibéraux. La démagogie faisant le reste et hop, le tour est joué !


            • orianeborja orianeborja 18 août 2011 23:58

              Je démontrerai et démonterai le Nouvel ordre éducatif mondial au fur et à mesure, le travail est déjà fait et il est surtout entre de bonnes mains pour les présidentielles (sinon, ma petite voix n’aurait guère d’intérêt). En, voici le sommaire :

               

               

              Sommaire

              I - Eléments de pénétration des discours mondialistes à l’école via les dites sciences de l’éducation, garanties de l’uniformatisation du système

              A- Les éléments de fond définis par l’Ocde

              B - Les éléments de forme (encadrement, structure)


              1) Les cycles des apprentissages



              2) La régionalisation

              4) Rythmes scolaires avec introduction du sport l’après-midi



              5) Livret de compétences expérimentales, vecteur d’une complémentarité nouvelle entre l’établissement scolaire et ses partenaires, notamment les associations de jeunesse et d’éducation populaire, les partenaires économiques

              6) Le fichier et le flicage des élèves

              7)La spécialisation

              8) Réforme LMD




              II - Marchandisation du savoir et des offres de formation

              A - Externalisation, sous-traitance

              1) Sciences, l’exemple de La Main à la pâte

              2) Voyages et sorties pédagogiques


              3) Les kits lecture

              B - Restauration scolaire et sponsoring

              C - Exploitation commerciale du temps de cerveau disponible

              D - Les palliatifs


              1) Marché du soutien scolaire

              2) Marché des logiciels ludo éducatifs

              3 ) Les réseaux d’influence, antirépublicains

              4) Les écoles hors-contrat, dérive libérale et problématique du Chèque éducation

              E - Internet, cartables net

              F - E-Learning et présentiel, la révolution éducative en marche


              1) Territorialisation de l’enseignement et concept de ville apprenante

              2) Concurrence des écoles virtuelles à la carte et monopole du modèle mondial des apprentissages


            • Pépériclès Pépériclès 19 août 2011 00:57

              Allons bon, la privatisation de l’éducation serait de la paranoïa. Ouf, J’attendais à être traité de tenant de la théorie du complot.
              Il faut lire entre les lignes pour voir apparaître ce qui est.
              Tout d’abord je vous conseille des lectures :
              -Les rapports de l’OMC sur les négociations visant à libéraliser l’économie mondiale
              -Le contenu du Traité de Lisbonne qui est une reprise mot pour mot du Traité constitutionnel de 2005 pour lequel nous avons voté non et pour lequel nos braves députés ont voté oui (concurrence libre et non faussée, mise en concurrence des services publics avec les entreprises privées..... et j’en passe).
              -Des livres comme « L’Etat démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse » (2010, Edition La Découverte) de Laurent Bonelli et Willy Pelletier. Vous y comprendrez comment on s’y prend pour fabriquer des déficits publics qui justifient des « Réformes » néolibérales au nom de l’adaptation à la mondialisation.
              -Les mécanismes de privatisation qui ont déjà été menés dans d’autres Etats depuis 30 ans sont bien connus : je vous conseille de lire « Le grand Bond en arrière » de Serge Halimi (chez Fayard) car il est toujours fatigant de rappeler des évidences
              La marchandisation et la privatisation de l’éducation sont déjà en place :
              -de plus en plus de parents font appel à des organismes de soutien scolaire privés
              -le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part en retraite prive l’école publique de moyens humains, réduit l’offre scolaire et entraîne des classes surchargées (alors que les générations en âge de scolarisation augmentent)
              -les établissements privés sous contrat sont également touchés
              -des remplaçants non formés et incompétents sont recrutés et payés 1000 euros par mois (je parle de ce que je vois dans mon établissement).
              -des idées sont lancées pour jauger les réactions de l’opinion : remise en cause de la scolarité en maternelle et des concours (donc de l’indépendance des enseignants vis-à-vis des pressions de tous ordres), rémunération au mérite (qu’est-ce que le mérite pour un enseignant ?)...
              -les frais d’inscription n’arrêtent pas d’augmenter dans l’enseignement supérieur
              La privatisation se fera naturellement en douceur. Les parents qui en auront les moyens enverront leurs enfants dans des écoles privées payantes quand ils constateront la dégradation du service public. De toute façon, les processus existe déjà dans les banlieues défavorisées.
              Il reste peu de services publics à privatiser : la Poste la SNCF vont être soumis à concurrence (directives européennes). L’hôpital public est sinistré, les patients qui en ont les moyens se tournent vers des cliniques privées. Reste l’Education nationale et la Sécurité sociale (déremboursements de plus en plus de médicaments, renforcement des assurances et des mutuelles en attendant les fonds de pensions).
              Vous dites que l’école ne va pas bien, ce qui est faux. L’école doit supporter les crises économiques, politiques, morales, financières actuelles. Savez-vous qu’il n’existe pas d’enfants pauvres ? Il existe tout simplement des parents qui sont pauvres. Qu’avez-vous à répondre à une adolescente qui vous dit qu’elle n’a pu faire son travail scolaire parce que la venue d’un huissier avait perturbé la famille ? Le père s’était retrouvé au chômage et ne pouvait payer le loyer de leur appartement. L’entreprise qui l’employait faisait des bénéfices et avait décidé de délocaliser ses activités en Tunisie. Amusant non ? D’autant plus que c’est une expérience vécue qui regarde « les réalités en face ».
              Des enseignants « rétifs à toute idées de changement » : cela fait 20 ans que j’entends cela ! Si vous parlez de réformes, effectivement je suis incapable de vous en citez une. Par compte je me souviens très bien de mes démarches pour perfectionner mes connaissances et mes méthodes pédagogiques avec les moyens que j’avais sous la main.

              « Celui qui ne voit pas ce qui apparaît est un aveugle soumis au pouvoir de celui qui sait ». Pépériclès


              • Raymond SAMUEL paconform 19 août 2011 08:38

                DOULOUREUX SUJET !

                Chacun devrait se questionner sur l’opportunité de remettre ses enfants entre les mains de tiers inconnus et sur les conséquences susceptibles d’en résulter.

                L’école maternelle serait indispensable parce que utile pour les enfants des populations immigrées, a dit un commentateur. Qu’ont dit les autres commentateurs à propos de l’école maternelle ? Rien.

                Qui a repris la mention par l’auteur du fait que les petits Finlandais ne vont à l’école « qu’à » partir de sept ans ? Personne.

                Qui a énoncé cette évidence qu’il est inhumain d’enfermer des enfants dès le plus jeune âge et sous la direction d’un censeur, sachant quels sont les besoins fondamentaux d’exploration et d’expérimentation (sous sécurisation parentale) de ces enfants, toutes couleurs, toutes origines confondues ? Personne.

                Qui a dit que les dispositions qui devraient primer en « éducation » (j’emploie le mot « éducation » faute de l’existence d’un terme adapté) sont celles qui permettraient aux enfants d’être heureux et d’arriver à l’âge adulte en bonne santé physique mais surtout psychique (examiner cette santé psychique chez les adulte sactuels anciens enfants) , bien avant celles qui peuvent éventuellement conduire à un diplôme à visées professionnelles (assez hypothétiques d’ailleurs) ? Personne.

                Résumons-nous : La première chose à faire ne serait-elle pas de nous demander s’il ne serait pas bon de respecter les enfants, de respecter ce que sont des enfants humains ?
                Une fois ce respect acquis, il serait alors possible de parler du reste.


                • Pépériclès Pépériclès 19 août 2011 13:40

                  Cher paconform, vais vous étonner, car je pense que l’idéal serait que l’instruction primaire et secondaire (et pas seulement l’éducation) soit confiée aux parents, ou du moins à un des parents. Il y a des familles qui font ce choix chaque année (l’instruction est obligatoire, mais pas nécessairement dans l’Education nationale). Ceci présente un avantage : les enfants instruits de cette manière mettent apprennent rapidement et ont beaucoup de temps libre. Le problème est que la majorité des parents n’a ni le temps ni une instruction suffisamment large pour cela. Cela entraîne aussi d’autres réflexions.
                  Autrefois l’instruction se faisait dans le cadre du milieu familial, la transmission des professions se faisait de père en fils, l’éducation des filles consistait à apprendre à tenir un foyer. C’est à partir du 16e siècle que les élites ont pris l’habitude d’envoyer leurs enfants dans des écoles (écoles de jésuites par exemple) pour être éduqués par des tier que paconform estime êtres des inconnus et des censeurs. Cette habitude a ensuite été prise par les autres classes sociales au cours des siècles suivants.
                  Dans les sociétés où l’enfant est instruit par les parents le conformisme règne, les préjugés, le respect des coutumes et des traditions, de l’ordre établit se transmettent de générations en générations. Cher paconform, lisez les psychologes et les psychanalystes, regardez autour de vous, et vous saurez que les névroses et les psychoses se transmettent dans le cadre familial, parfois sur plusieurs générations, et non pas par l’école. Boris Cyrulnik, le célèbre neuropsychiatre, dit qu’il existe des familles qui valent des camps de concentration (« Les vilains petits canards », édition Odile Jacob), lui -même sait de quoi il parle : il est juif et a été obligé des se cacher pendant la dernière guerre mondiale pour échapper aux nazis.
                  Cher paconform, comme beaucoup d’héritiers des Lumières (de Rousseau), vous partez du principe que l’Homme est naturellement bon et que les institutions (dont l’Education nationale) sont mauvaises. Depuis Freud nous savons que l’Homme n’est ni bon ni mauvais, mais mu par des pulsions parfois inconscientes qui peuvent le pousser vers l’irrationnel. Et puis, la famille est elle-même une institution, la première que rencontre l’individu dans sa vie. Les instituions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont ce qu’en font les Hommes.
                  Si, comme vous dites, les enfants étaient enfermés et mis en pâture aux mains de censeurs, notre société serait restée figée. Hors, justement, depuis le 16e siècle, l’Europe a entamé une série de mutations, de révolutions dans tous les domaines (religieux, politique, pensée, société, sciences...) provoquées par des individus formés par vos supposés censeurs : je cite en vrac Abélard (dès le 12e siècle), Rabelais, Galilée, Spinoza, Newton, Kant, Darwin, Freud...je vous laisse le choix des réformateurs politiques.
                  Par expérience, je sais que les meilleurs donneurs de leçons en matière d’éducation sont souvent des gens sans enfants. Moi même, j’ai une fille. Je l’ai scolarisée dès la maternelle. Les premières années, je ne l’envoyait pas à l’école l’après-midi pour ne pas la fatiguer. Je maintien que la scolarisation à partir de 3 ans est un atout : sociabilisation des enfants ( l’Homme est un être social qu’on le veut ou non), confrontation à d’autres individus de milieux différents, facilité des apprentissages futurs, et pas seulement pour les enfants issus de l’émigration.
                  Je vous rassure, l’enseignant ne reste pas bien longtemps un inconnu aux yeux des enfants, ces derniers savent très vite à qui ils ont à faire. Il reste un inconnu aux yeux des parents qui se désintéressent de l’éducation de leur progéniture, c’est sûr.
                  Contrairement à ce que vous dites, je n’ai jamais pensé que l’éducation avait comme objectif unique l’obtention d’un diplôme ou la formation à une profession. En enseignant l’histoire et la géographie j’ai toujours eu comme priorité des donner aux élèves des outils facilitant une compréhension du monde présent (qui passe aussi par un compréhension du passé) pour leur permettre de prendre en main leur propre destin, ne pas à avoir à subir une pensée unique. L’histoire est une matière sensible, une science humaine toujours en mouvement, toujours sujette à récupérations idéologiques (voire les lois mémorielles qui fleurissent depuis quelques années). Je ne confonds pas le fait de réussir sa vie et de réussir dans la vie.
                  L’Education nationale a été une chance pour moi, elle m’a permis de sortir de la pauvreté où j’ai grandi, d’assouvir ma passion de l’histoire, je n’ai jamais eu l’impression de travailler en suivant mes études ou en enseignant tant mon désir d’assouvir mes passions est grand.

                  « Il existe trois professions impossibles : enseigner, gouverner et psychanalyser ». Freud


                  • Raymond SAMUEL paconform 19 août 2011 16:57

                    Bonjour PERICLES,
                    Celui qui sait ? hélas, beaucoup savent, et tous ceux qui ont un pouvoir (celui d’enseigner par exemple) sont tenus de savoir et d’affirmer savoir, il ne peuvent d’ailleurs faire autrement parce qu’ils sont assisprofessionnellement et culturellement sur ce savoir.
                     Moi aussi je crois savoir. la différence est dans le fait que je sais surtoiut ce que j’ai appris par observation direce. Je ne méprise pas Périclès ni Freud ni ni ni, mais ils sont loin d’être des oracles et ils se sont certainement trompés parfois, comme Cyrulnik avec la résilience où Freud avec sa théorie de l’œdipe
                    Vous me déclarez disciple de Rousseau. Je ne le suis pas, même si j’ai de la sympathie pour ses vues. J’en prends et j’en laisse chez la plupart. Je prends chez Schaupenhauer quand il écrit : « que vaut l’opinion de cent millions d’hommes ? autant que, par exemple, un fait historique attesté par cent historiens quand on prouve ensuite qu’ils ont tous copié les uns sur les autres et qu’il apparaît ainsi que tout repose sur les dires d’une seule personne. »
                    Beaucoup d’idées, d’idéologies se portent bien et perdurent longtemps, tout en étant tout à fait contraires à la santé ou au véritable intérêt des enfants, uniquement du fait qu’ellest sont utiles à certains (l’Education nationale par exemple).

                    Surpris en effet, et heureux de votre préférence pour le primaire et secondaire en famille.
                    Mais pourquoi, alors, êtes-vous favorable à l’école à l’âge de trois ans ? Vous ignorez, ou bien vous voulez ignorer, comme le fait la majorité des adultes, les souffrances des jeunes enfants mis en collectivité trop tôt ?
                    Et s’il vous plaît, ne faites pas une règle des parents toxiques pour leurs enfants (ou alors faites une comparaison aussi exacte que possible entre les dégats causés par les parents déficients et ceux produits par l’école)
                    Si l’on veut aller dans le bon sens c’est à l’amélioration des compétences des parents qu’il faut porter tous ses efforts , tout simplement parce que les enfants peuvent se passer d’école alors que l’absence de parents est rédibitoire. La société est malheureusement partie dans le sens opposé à la réhabilitation de la famille et vous la soutenez.

                    La contradiction est utile pour avancer. Merci de votre message.


                    • Raymond SAMUEL paconform 19 août 2011 19:44

                      Periclès,
                      N’oublions pas la socialisation. je n’ai pas écrit le petit texte ci-après mais j’y souscris et je pourrais y ajouter beaucoup de choses.

                      - « Si se retrouver à trente du même âge dans un lieu clos dont on ne peut sortir qu’après avoir demandé la permission, se détendre dans une cour bétonnée, obéir au coup de cloche ou de sifflet, si c’est ça la socialisation, alors la prison doit être une excellente façon de socialiser les individus ».

                      Il y a moult raisons pour que le fait le plus saillant relevé par le « débat sur l’avenir de l’école » du ministre de l’E.N. Fillon ait été « la démotivation des élèves ».
                      COMMENT LES MOTIVER avait été la question posée à la cantonnade.
                      La question qu’il fallait poser était celle-ci : COMMENT LES ADULTES ONT-ILS FAIT POUR LES DEMOTIVER ?
                      Vous devez le savoir, les enfants naissent formidablement motivés pour la vie. Ils ont une capacité à apprendre phénoménale. Il suffit pour en être persuadé de les observer pendant leurs deux premières années de vie aérienne (pendant lesquelles les adultes leur nuisent déjà énormément).

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