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Accueil du site > Actualités > Politique > Election : les plus déçus, ce sont les pauvres !

Election : les plus déçus, ce sont les pauvres !

A l’annonce de l’élection de F. Hollande, les commentaires fusaient sur facebook : « la France est un pays d’assistés » « le vrai changement c’est dans cinq ans » « on était fier d’être français maintenant on va survivre » « la France va devenir un pays musulman » « les riches vont partir, on aura plus rien » « maintenant ça ne sert plus à rien d’avoir un bon job » « avec un Smig à 1500 euros on va payer des impôts » « merci au 52% des français qui ont mis les autres dans la merde » « il va ruiner la France, déjà que les caisses sont vides » « il va embaucher des fonctionnaires pour nous appauvrir » « moi j’arrête les études je ne veux pas travailler pour rien »…j’en passe et des meilleurs !

Ces commentaires proviennent de gens qui galèrent, qui vivent de petits boulots, de précaires qui bouclent difficilement les fins de mois, bref en majorité des gens normaux, plutôt issus des classes populaires et qui comme beaucoup de pauvres n’aiment pas la gauche. Alors je les rassure tout de suite : le PS n’est pas gauche, ils n’ont rien à craindre, les plus riches continueront de les exploiter comme de la main d’œuvre docile et bon marché. Qu’ils continuent tranquillement à se lâcher sur facebook, c’est un bon défouloir qui ne changera rien à leurs problèmes, bien au contraire, à travers ces messages ils servent de fait la pensée dominante.

Les classes dirigeantes ont réussi en quelques décennies à domestiquer les plus pauvres. Aujourd’hui ils développent spontanément le « syndrome du larbin ». Ce syndrome extrêmement dangereux risque de contaminer leur progéniture, car les seuls remèdes sont la réflexion et la prise de conscience, qui sont minutieusement altérées par les élites dans l’indifférence quasi générale. En outre, par un tour de passe-passe incroyable, ils font en sorte que les classes populaires acceptent qu’on les prive de ces remèdes pour les remplacer par un virus de destruction massive auquel ils ont droit de manière illimitée : la télévision !

Je ne sais pas pourquoi, les chiffres les rassurent ; pendant la campagne présidentielle, ils étaient à l’affut de chiffres et de pourcentages. Au boulot il y a un collègue qui au premier tour a hésité entre Le Pen et Mélenchon, finalement il a voté Le Pen parce que son programme était mieux chiffré ! J’ai halluciné, lui qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois, qui se laisse avoir par les organismes de crédit, qui n’arrive pas à gérer son budget, qui ne sait pas lire une fiche de paye et qui a du mal à faire une division, et bien il a jugé la validité d’un programme économique d’un pays par rapport à un autre !

Faut croire que les chiffres rassurent l’opinion et que les pourcentages sont un gage de sérieux, même si au final ils sont faux ou complètements farfelus, comme cela s’est déjà vu. L’avantage avec les chiffres c’est que l’on peut leur faire faire des tas de contorsions et leur faire dire tout et n’importe quoi.

Par contre si certains chiffres comme les 172 milliards de niches fiscales dont bénéficient les grosses entreprises, les 600 milliards que les riches ont fait disparaitre dans les paradis fiscaux ou les 200 milliards annuels qui sont passés des revenus du travail aux revenus du capital les laissent indifférents ; il n’en est pas de même pour les deux milliards que vont « coûter » les 60 000 fonctionnaires que veut embaucher Hollande ! Comprenne qui pourra, au final, les pauvres méritent peut-être leur sort  ? On peut les voler, les détrousser, les exploiter tant que l’on veut, l’important, c’est que leur voisin ou leur collègue de boulot ne puissent améliorer leur situation par rapport à la leur, ou profiter d’un « avantage » auquel eux-mêmes n’auraient pas droit !

Yan HAMAR pour Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/05/08/election-les-plus-decus-ce-sont-les-pauvres/


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52 réactions à cet article    


  • Annie Stasse penseelibre 10 mai 2012 08:20

    Je me pose la même question, sans l’avoir écrite sur mon blog, je ne savais pas par quel bout la prendre. Vous avez réussi.


    • Cigogne67 10 mai 2012 09:20

      le PS n’est pas gauche, ils n’ont rien à craindre

      encore un coup de...JARNAC ?


        • lloreen 10 mai 2012 10:12

          Ces hommes politiques, de quel bord soient-ils , n’ont qu’un seul objectif : confisquer le droit aux autres de disposer d’eux-mêmes.
          Or, il me semble bien que l’être humain est libre et souverain.


          • Hermes Hermes 10 mai 2012 10:25

            Oui, l’être humain peut devenir libre. S’il l’était déjà tout celà n’aurait pas lieu,. Aucun parti politique n’a intérêt à libérer les gens..... Et personne n’attend ça d’eux au fond. Au contraire l’homme espère seulement pouvoir dormir tranquille.

            Mais même dans cet objectif, il se trompe de cible : les meilleurs somnifères ne donnent pas un bon sommeil  smiley


          • bernard29 bernard29 10 mai 2012 10:59

            qui êtes vous pour traiter les gens de « larbins » ? je croyais que le Front de Gauche c’était « l’humain d’abord » . Si vous prenez comme références, les commentaires sur facebook et le net, pour vous faire une opinion, il serait temps de prendre un peu de recul.

            Ce n’est parce que votre collègue de boulot vous a donné une raison pour laquelle il préfére le vote Le Pen, que c’est sa vraie motivation. Peut être voulait’il clore la discussion avec vous et vous énervez parce qu’il n’aime pas Mélenchon. ?? 


            • arnulf arnulf 11 mai 2012 00:14

              Ah ! Cher ami, ce qui me frappe le plus dans les réactions de mes tantcomporains c’est le refus de croire que l’élu n’est pas de bonne foi. A la campagne c’est tout juste si ils ne donneraient pas du « notre bon maître » en baissant la tête au maire ou au conseiller général, au député. Cela ne vous frappe pas de voir des paysans qui savent qu’ils en mourront dans les pires douleurs faire des épandage de produits hautement toxiques ? Avez- vous essayé de discuter dans un café de village de ce problème ? Vous les avez vite tous contre vous. Pourquoi ? Parce que pour changer les choses il faut se heurter à « notre bon maître » qui tient l’argent. Ils refusent de voir. Ils savent. 
              En 1975 je me suis heurté plusieurs fois à des pêcheurs en Loire-Atlantiques au sujet des filets de 5, 10, 20 km de long qui allaient vider la mer. « Eh couillon ! La mer est tellement grande qu’on n’y arrivera jamais. Etc.. ». Puis les menaces. Qui est couillon aujourd’hui ?
              Pareil dans les entreprises pour les ouvriers contre-maîtres et petits cadres les DRH jouent sur cette volonté de ne pas « croire » (voir) qu’on va les essorer. Les vider ensuite. Ils refusent de voir. Ils savent.
              Pourquoi Mme Lepen a-t-elle eu tant de voix ? Parce qu’avec elle c’est simple : c’est la faute de ton voisin. Elle désigne le coupable de la situation et il est reconnaissable - accent, couleur, religion.Il n’y a pas à se heurter aux puissants - à notre bon maître- l’ennemi est fragile. Ils savent que quelque chose cloche mais c’est si simple avec elle.
              Alors au bout du bout si on mettait tous les étrangers dehors, que resterait-il sinon une bonne guerre simple facile qu’on remporterait rapidement, la fleur au fusil, en quelques jours presque sans mort, l’ennemi est si bête.
              Les médias formatent les cerveaux et mieux que nous ne l’aurions cru. Entre les deux tours qui restaient-il ? NS, FH et MLP. Point. Les candidats du système. Exit les autres sauf N. Arthaud parce qu’elle tapait sur Mélenchon leur seul ennemi sérieux. Même quand la campagne officielle était en cours il n’y avait de commentaires que pour eux. Et avant ..
              Non les gens ne sont pas idiots mais les médias les ont formatés pour que la tâche de changer soit pour eux une idée folle. « On n’y peut rien. Ça a toujours été comme ça et ce sera toujours comme ça ».
              Prendront-ils conscience que ce n’est pas vrai nous verrons.


            • arobase 10 mai 2012 11:30
               « les plus déçus, ce sont les pauvres ! »

              déjà ??? ça n’a pas encore commencé et déjà les oiseaux de mauvaise augure jettent leurs cris d’effroi !

              ils auraient voulu quoi les pauvres ? lepen ? sarkosy ?

              si déjà ils avaient voté un peu moins lepen et sarkosy , les pauvres, peut-être qu’en donnant un maximum à mélenchon et à hollande ils auraient influé dans le bon sens pour la suite !! NON ?

              ils en attendaient quoi, de lepen et sarkosy qui a bien failli être élu à cause de leur vote ? il les a pris où les 20% supplémentaires du 2° tour ? 

               ils auraient été moins déçus aujourd’hui s’il avait été réélu ??

              la deuxième chance est aux législatives. si 300 députés sont verts, FDG, MPA, MRG, PS, 
              ça poussera forcément dans le sens des plus démunis !!
              chaque électeur a dans son bulletin de vote son avenir entre les mains.

              alors agissons au lieu de pleurnicher, et n’écoutons pas les slogans concoctés par la droite faits encore une fois pour diviser, comme toujours !




              • TOHT 10 mai 2012 11:46

                Allez un peu de provoc. A vous lire vous vous définissez de « gauche », curieux les Marinistes sont bien moins insultants que vous dans leurs propos concernant le peuple, les pauvres.


                • arobase 10 mai 2012 11:54

                  je met au défi un seul français de dire ici de façon précise quelles sont les solutions réalistes et réalisables qu’il appellerait de ses voeux pour faire son bonheur et qu’il mettrait lui même en oeuvre s’il était président de la république.


                  déçus ? mais sait t-on ce qu’on veut ?

                  • HELIOS HELIOS 10 mai 2012 15:24

                    La reponse a votre question ne peut se faire en quelques lignes, mais pour etre rapide et synthetique, oui, il y a des solutions.

                    La premiere est de regarder son pays comme un pays qui doit vendre pour acheter. A partir de la le plus simple est de diviser le pays en 2 parties, ce qui est concurrentiel et ce qui ne l’est pas (les services publics par exemple). Ces derniers ne sont pas competitifs, leurs couts est reparti selon un algorithme, peu importe, il faut l’assumer et en tirer les consequence, on commence par ne pas faire de cadeaux aux entreprises qui viennent sur ces secteurs, point barre, ils s’adaptent ou vont ailleurs.

                    Pour le secteur concurrentiel, il est immediat et obligatoire de ne pas etre le dindon de la farce, les moyens informatiques d’aujourd’hui sont quasi illimités, ils doivent servir a quelque chose d’autre que le profilage de facebook et google. donc, on applique des regles de douane pour amenager les mecanismes anormaux... dumping social, dumping economique, bilan ecologique etr pourquoi pas politique... les taux peuvent etre faible et fort en fonction !

                    Ces deux points la doivent obligatoirement redonner du pouvoir d’achat et du travail aux français.

                    Mais cela n’est pas suffisant. coté entreprise, le fait de n’etre pas exposés a une concurrence deloyale n’implique pas un fonctionnement correct, où l’entreprise est, et reste, un acteur social et joue son role. il faut redefinir rapidement leur financement en mettant des regles simples et precises permettant de « lever » des fonds localement et que les dividendes de ces fonds restent dans les zones de proximités : plus d’associes « personne morale », des bourses regionales, des quota d’associes « voisins » des sieges sociaux etc et autoriser des acteurs bancaires locaux egalement avec des regles de couvertures plus strictes... tout cela regules par une fiscalisation adaptée ET contextuelle a l’economie locale et globale (retour de l’insee comme source independante pour les indicateurs ... sur le taux de chomage local et global, sur le taux de personnel des secteurs economiques, le poids des investissements etc).

                    Ceci devrait donner de l’air aux createurs d’entreprises et aux pme-pmi qui ont des vocations regionales - ou globales mais a volumes faibles - pour restaurer un tissus economique viable.

                    Enfin le volet « travail »... sur un gateau economique a partager, il est evident que le partage ne peut pas rester libre, car l’auto-regulation ne marche pas.
                    Il faut, outre la formation dont on se repeint tous les matins le cerveau, il y a la gestion des equilibres, par le temps de travail qui devrait etre examiné dans une fourchette sectorielle et non pas globale (le boulanger, ce n’est pas un fonctionnaire de mairie), mais il faut egalement, et helas, il faut le constater, on ne peut pas augmenter l’offre indefiniment sans consequence sur son cout. Il faut, toujours avec l’insee, etablir comme pour la monnaie et le serpent monetaire, des couts sectoriels (rien a voir avec le smic, qui devraitt rester un revenu de dignité) auquels les employeurs devraient adherer. on ne doit plus trouver des pans economiques sans employés alors que pole emploi regorge de chomeurs. Le marché du travail existe et doit fontionner. Cela aurait egalement un avantage sur l’immigration qui trouverai du coup un salaire decent et interdire aux employeurs de tordre le marché.

                    cel devrait redonner a l’emploi sa place.


                    Tout cela n’exclu pas de nombreuses autres mesures, mais celles ci deviendraient alors des ajustement plutot que des lois structurelles desquilibrantes.Vous voyez, cela s’adresse aux acteurs même de leur avenir, et pas du tout a des politiques dont les objectifs sont a Londres ou aux Caimans. C’est un programme de droite, non communiste, mais encadré pour que la derive predatrice soit verrouillée avant son action nefaste, car rappelons le, les marches n’existent pas quand une poignee d’acteurs imposent leur « verites ».

                    tout le monde s’y retrouve...


                  • HELIOS HELIOS 10 mai 2012 15:30

                    ... suite (et fin)...

                    Je ne suis pas candidat à rien, mais il existe de nombreuses mesures RAPIDES, EFFICACES et ECONOMIQUES qui pourraient tout changer en peu de temps, sans ouvrir le porte monnaie.

                    Mais cela ne va pas dans le sens du pouvoir economique, puisque cela reparti ce pouvoir au plus grand bien de ceux qui en recupereront une partie.

                    Le citoyen, lui s’y retrouve...


                  • John_John John_John 10 mai 2012 13:44

                    L’industrie n’embauchera plus personne, on n’est plus au 19ème siècle. L’avenir de l’emploi est ailleurs, et ce n’est pas en décourageant l’entrepreneuriat qu’on résoudra le problème !


                  • mbdx33 mbdx33 10 mai 2012 17:08

                    @ John_John
                    L’industrie n’embauchera plus personne, on n’est plus au 19ème siècle. L’avenir de l’emploi est ailleurs, et ce n’est pas en décourageant l’entrepreneuriat qu’on résoudra le problème !

                    Je vais dire Nous, parce que je pense que je suis loin d’être le seul à penser cela. Nous ne sommes pas plus bêtes que vous John, et nous savons parfaitement que depuis le XIXe l’industrie a évolué. Ceci étant l’industrie française a baissé avant 2007 car nombre de nos fleurons industriels ont été privatisés, puis par le biais d’OPA hostiles ou d’alliances contraires aux intérêts nationaux ( mais faites alors avec la bénédiction des différents gouvernements) la plupart, je dis bien la plupart, c’est important de le savoir de ces grandes entreprises françaises ont été démantelées mécaniquement, je dirais même minutieusement par leurs acquéreurs qui n’étaient autres que les ex concurrents. Tout cela sous les yeux impuissants des pouvoirs publics. Un premier ministre qui croyait avoir un bon bilan pour devenir président, mais qui avait laissé faire cela, en a fait les frais en se faisant battre au premier tour en 2002.

                    Depuis 2007, la part de l’industrie a effectivement baissé de 18% à 12% ce qui est énorme en 5 ans.

                    On nous a tanné pendant des années, avec les pays du Maghreb, royaume de la confection, puis ensuite avec la Turquie laïque te tournée vers l’Europe, la Roumanie et surtout la Chine que les médias qualifie d’usine du monde. On nous a expliqué à grands renforts de graphiques, de tableaux et de statistiques débiles pondues par des pseudos spécialistes, bien penseurs de la mondialisation et du néo libéralisme que l’avenir ce n’était plus l’industrie, que l’on pouvait s’en passer. Comme on pouvait se passer de la plupart des gens qui travaillent dans le secteur primaire, l’agriculture et que notre orientation devait être les technologies et les prestations à fortes valeurs ajoutées, la recherche et les services.

                    In fine, maintenant quand on regarde de près ce qui se passe.
                    Les agriculteurs ont augmenté la taille de leurs exploitations et ont acheté des tracteurs plus gros que l’on importe. Parce que nous n’avons plus d’industrie. Ils sont obligés pour faire les récoltes d’employer massivement de la main d’œuvre immigrée qui vient des pays du Maghreb ou des pays de l’est. parce que l’on ne regarde pas si la France produit assez, on veut exporter nos productions, parce que les métiers manuels ont été dévalorisés, et parce que la taille des exploitations ayant augmenté, la part des exploitations familiales a baissé ce qui entraine le recours à une main d’œuvre (hors entourage familial) plus abondante. Et je ne parle pas des prix d’achat des produits agricoles ...
                    Dans l’industrie, on a supprimé la plupart des grandes industries, sans ne tenir aucun compte des emplois directs et surtout induits. La perte des technologies et des savoir faire, cela a fait pression sur les salaires et a favorisé l’exode rural et la fermeture des services publics dans les campagnes. On a pas filé un rond à la recherche, pire on a emmerdé certains chercheurs avec des tracasseries administratives qui les ont contraints à l’exil.
                    Car toutes les entreprises ne peuvent pas être dans les créneaux des hautes technologies, tout le monde ne peut pas être ingénieur, tout le monde ne peut pas être enseignant, infirmier, commerçant, aide à domicile et j’en passe.

                    Ce qui est très grave c’est que notre pays a manqué de vision industrielle depuis 20 ans, et qu’il faut un FN a 18%, une crise financière et spéculative d’une violence inouïe pour que nos politiques se rendent compte de cela. Favoriser entrepreneuriat ce n’est pas faire des allègements de charges sur les salaires ou des niches fiscales.

                    Cette politique de la réduction des charges est une ENORME connerie. C’est un pis aller.

                    Pourquoi ? Parce que les politiques de baisses de charges ne sont bonnes, et encore sous certaines conditions de croissance, que pour les entreprises exportatrices. Pour le reste c’est du flan. Si votre entreprise est une industrie qui fabrique des téléviseurs dont 100% des ventes se font sur le marché français et que le prix de vente moyen de vos produits est de 1000€, Si vous payez le SMIC à 2000 euros et que vous payez toutes les charges, et que la baguette de pain est 2€, et que le reste des prix est à l’avenant. Alors vous n’avez pas de problème.

                    En revanche quand vous décidez d’importer d’autres produits, vous devez vous assurer que les produits que vous importez sont éthiquement, économiquement, socialement et humainement produits dans les mêmes conditions. Faute de quoi vous devrez avoir recours à un ré- équilibrage taxatoire pour que la concurrence soit loyale et non faussée. Or précisément c’est ce que l’OMC, l’Europe néo-libérale ne veulent pas faire. C’est pour cela que notre industrie est mal en point. Nous n’avons pas su imposer ce point à nos partenaires européens.


                  • John_John John_John 10 mai 2012 20:49

                    L’emploi industriel aurait disparu de toute manière, ça en change donc rien au final.

                    Cela dit, le fond du problème réside bien évidemment dans la rigidité monétaire imposée par l’euro qui a forcé tous les capitaux à sortir des pays les moins compétitifs, dont la France, pour aller vers l’Allemagne et autres pays. Sarkozy n’est pas le responsable du déclin de l’industrie française, loin de là. Les technocrates européens avec l’euro, la mentalité anti-entreprises française, la structure réglementaire et fiscale du pays, voilà les vrais coupables. Dans un système de monnaies libres, une monnaie faible permet de conserver sa compétitivité. Dans l’Euro, les usines ferment, et c’est bien logique. En l’occurrence, la fin de l’emploi industriel vient de la mécanisation, comme ce fut le cas avec l’emploi agricole, et des politiques interventionnistes de l’Etat qui viennent causer des mauvaises allocations de capital, et décourager voire faire fuir les diplômés, les entrepreneurs et les capitaux.

                    Vous évoquez ensuite le protectionnisme, qui est critiquable pour des raisons morales : le protectionnisme est l’expression de la loi du plus fort, celle de l’état, qui favorise arbitrairement certains producteurs aux dépens d’autres (étrangers ou non) ; ainsi que pour des raisons économiques : contrairement à ce que beaucoup pensent naïvement, le protectionnisme ne profite pas aux pays qui le pratiquent. Son seul effet, résultant de la fermeture du marché, est d’augmenter les coûts des produits dans le pays protectionniste, et ceci au profit de quelques producteurs qui s’enrichissent indûment. Bref, le protectionnisme ne peut se faire qu’au détriment de tous le monde sauf d’une poignée de producteur proches du pouvoir. Bonjour l’égalité des droits, on en revient au système actuel : du capitalisme de copinage, du capitalisme d’Etat, bref une forme parmi d’autre de socialisme anti-libéral.

                    Ensuite, je ne peux m’empêcher de relever les présupposés faux de votre discours. L’Etat n’existe que pour arbitrer la société, certainement pas pour prendre parti ! Qu’une entreprise privée délocalise, c’est son droit, elle n’est pas en prison dans un pays donné. Et quand on est entrepreneur, qu’on a créé des tas d’emplois, payés des tas d’impôts, et qu’en récompense ceux-là même que vous faites travailler vous crachent à la gueule et vous traitent de voleur, on comprend parfaitement que l’on ait envie de changer d’air et d’aller créer des jobs pour des gens moins ingrats, jaloux et malveillants.  

                    Finissons sur une citation à propos : « Tout au long de l’histoire, la pauvreté a été la condition normale de l’homme. Les avancées qui ont permis d’échapper à cette norme, de temps à autre, ici et là, sont le fait d’une minorité extrêmement réduite, fréquemment méprisée, souvent condamnée, et presque toujours en butte aux bien-pensants. Chaque fois que cette minorité a été empêchée de créer, ou, comme cela s’est parfois produit, a été écartée de la société, le peuple est retombé dans la pauvreté la plus abjecte. » (Robert A. Heinlein) 


                  • lulupipistrelle 11 mai 2012 00:50

                    Ah bon, l’Etat ne prend pas parti ? ben c’est la Commission Européenne qui s’en charge... en appliquant par exemple les recommandations de la commission Reach, en changeant la règle du jeu... de telle manière que seules les multinationnales de l’Industrie Chimlique puissent la respecter, entrainant de fait la disparition des PME-PMI qui leur faisaient concurrence...

                    Sans l’intervention de l’Etat ( ou de son super-avatar la Commission Européenne) les grandes entreprises ne pourraient pas lutter contre l’initiative des petites boîtes qui montent, qui innovent... les grandes entreprises seraient des monstres anté-déluviens...en voie d’extinction.

                    Votre modèle ce n’est pas le libéralisme, qui favorise l’innovation et le progrès, mais l’ultra-libéralisme...qui pipe les dés...


                  • winston smith 11 mai 2012 02:30

                    @john_john

                    J’admire Heinlein, mais comme il est mort depuis plus de 20 ans je doute qu’il soit bien informer sur les développements actuels de la sociologie, de l’anthropologie, ou de la paléo-anthropologie, et de l’histoire de l’économie. On peut lui pardonner ce genre de propos à l’emporte pièce complètement douteux historiquement. 

                  • John_John John_John 11 mai 2012 09:50

                    « Ah bon, l’Etat ne prend pas parti ? ben c’est la Commission Européenne qui s’en charge... en appliquant par exemple les recommandations de la commission Reach, en changeant la règle du jeu... de telle manière que seules les multinationnales de l’Industrie Chimlique puissent la respecter, entrainant de fait la disparition des PME-PMI qui leur faisaient concurrence... » >> Précisément, preuve que l’UE, et l’Etat en général, ne doit pas intervenir et laisser les PME libres de détruire les monopoles des grosses boites, et proposer des services meilleurs et moins chers aux consommateur.

                    « Sans l’intervention de l’Etat ( ou de son super-avatar la Commission Européenne) les grandes entreprises ne pourraient pas lutter contre l’initiative des petites boîtes qui montent, qui innovent... les grandes entreprises seraient des monstres anté-déluviens...en voie d’extinction. » >> EXACTEMENT. Arrêtons donc tout de suite ces interventions de l’Etat, et laissons les grosses boites couler pour le bien de tous. 

                    « Votre modèle ce n’est pas le libéralisme, qui favorise l’innovation et le progrès, mais l’ultra-libéralisme...qui pipe les dés... » >> Donc vous ne m’avez pas lu. Mon modèle, c’est le libéralisme véritable, qui favorise l’innovation et le progrès ; le néolibéralisme n’est qu’une forme de plus de socialisme. 


                  • John_John John_John 11 mai 2012 09:56

                    @ Winston Smith


                    Les développements actuels de la sociologie, de l’anthropologie, ou de la paléo-anthropologie, et de l’histoire de l’économie tendent à détruire les prémices du socialisme et du marxisme, donc en soi ça ne modifie pas trop la validité de son approche. 


                  • Connolly 11 mai 2012 18:55

                    « le néolibéralisme n’est qu’une forme de plus de socialisme ». 


                    Encore une remarque aberrante dont notre ami John_John a le secret. Heureusement pour vous que le ridicule ne tue pas.
                    Vous nous faites ici la preuve de ignorance crasse cher ami. Ne savez-vous donc pas ce qu’est le socialisme ? N’avez-vous donc jamais lu Marx, Fourier, Owen, Proudhon, Kropotkine, Jacques Duboin... ? Force est de l’admettre en tout cas. Mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, ce qui vous évitera à l’avenir de vous répandre en de telles inepties.

                  • John_John John_John 12 mai 2012 00:08

                    Le socialisme est une idéologie politique, qui est aussi ancienne que les premières communautés humaines. Cette forme d’organisation politique se retrouve chaque fois que les individus, appréhendés comme un unique tout (collectivisme), sont considérés soit comme les membres interchangeables d’un troupeau à guider, soit comme sujets bailleurs d’un unique propriétaire, soit encore comme administrés relevant d’une même bureaucratie. Que cela relève d’une véritable bienveillance (despotisme) provenant de l’idée que seul un ordre dirigiste ou dictatorial est nécessaire pour assurer la vie en commun des hommes (par ailleurs obligés par nature de coopérer) ou bien que cette dictature soit établie pour servir des desseins peu avouables, et ce quel que soit le régime politique choisi (monarchique, oligarchique ou démocratique), son objectif est alors d’instaurer une propriété commune du capital et une redistribution des richesses ; sinon de façon égale, tout du moins avec les seules inégalités justifiées par le prétendu intérêt public.


                    Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. Cultivez vous un peu.

                  • Connolly 12 mai 2012 22:41

                    Non,  cher ami, ce n’est point tout à fait cela.

                    Première erreur : le socialisme n’est pas une idéologie politique – contrairement au nationalisme et ses expressions extrêmes que le fascisme et le nazisme -, mais une théorie à caractère essentiellement socio-économique. Une théorie relativement récente puisqu’elle est née au 19e siècle. Laquelle se fonde (pour synthétiser ses diverses obédiences) sur une gestion égalitaire et démocratique des moyens de productions et des services par l’ensemble des travailleurs (toutes catégories confondues) pour le bien-être de tous. Le but premier de l’économie n’étant plus l’enrichissement individuel (qui dans les faits aboutit à l’enrichissement d’une poignée au détriment de la masse), mais de répondre aux besoins essentiels de l’ensemble des humains.

                    Le socialisme, par ailleurs (là encore toutes tendances confondues), vise soit la destruction immédiate de l’Etat (les anarchistes) soit son dépérissement graduel (toutes les autres tendances et notamment les marxistes). Ce qui signifie qu’il est intrinsèquement anti-étatique puisque l’Etat n’est nullement une fin en soi et doit de toute façon disparaître à terme. Pourquoi ? En premier lieu, parce que L’Etat moderne est, selon les socialistes, consubstantiel à la bourgeoisie et au système qui l’a porté au pouvoir, à savoir le capitalisme. D’où leur volonté de le détruire in fine pour aboutir à une société humaine autogérée par l’ensemble des individus libre et égaux politiquement, socialement et économiquement. Libre économiquement au sens où à la faveur de la sécurité matérielle que lui procurera notamment le revenu universel, l’individu pourra (ou pas suivant la nature de l’activité) coopérer et s’associer avec la ou les personnes de son choix.

                    Vous avez donc tort lorsque vous assimilez le socialisme aux formes organisationnelles évoquées dans votre post. Tort en premier lieu parce que jamais le socialisme n’a connu d’application concrète sur une grande échelle (c’est-à-dire au minimum à l’échelle d’un pays). Ce que l’on a appelé « communisme » ou « socialisme réel » n’était rien d’autre que du capitalisme sous une forme étatique poussée à son paroxysme. Les seuls cas d’application socialiste, véritablement réel cette fois, ne se sont produit que dans un cadre limité du point de vue territorial et / ou temporel. Expérience que l’on peut qualifier de « micro-socialiste ». Sur ce thème, je vous recommande notamment l’article que je lui ai consacré.http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/vingtieme-anniversaire-de-la-chute-106460

                    Pour résumer : le socialisme se résume à tout ce qui s’est fait de plus négatif, à vos yeux, depuis la nuit des temps. Relève donc du socialisme selon notre ami John_john : l’esclavage, le servage, le féodalisme, le capitalisme d’état, l’étatisme, le fascisme, le nazisme, la monarchie absolue, le centralisme, la ploutocratie, l’oligarchisme, l’aristocratisme, la mafia, le clientélisme, le nationalisme, le néo-libéralisme...

                    De deux choses l’une pour conclure : ou vous êtes ignorant soit vous êtes intellectuellement malhonnête à des fins bassement propagandistes.


                    « Cultivez vous un peu ».

                    Comme on dit chez nous : « c’est l’hôpital qui se moque de la charité »


                  • Connolly 12 mai 2012 22:53

                    Autre sujet (pendant j’y suis, autant faire d’une pierre deux coups) : à propos de la théorie de la plus-value dont vous niez la validité.

                    Pour justifier votre assertion, vous affirmez que l’humain stricto sensu n’est pas une marchandise contrairement au travail humain. Or, cher ami, dissocier l’homme de son travail comme vous le faites, c’est justement faire de l’humain une marchandise comme une autre. Le travail de l’homme lui appartient en propre au sens où c’est tout son être (corps et esprit) et donc sa propre personne qu’il va vendre ou louer pour effectuer pour autrui une tâche moyennant finance. Ce n’est pas comme s’il louait ou vendait une machine (un tracteur par ex), voire un animal (un cheval par ex), comptant au nombre de ses biens pour effectuer tel ou tel travail pour tel ou tel personne. En l’occurrence, ce n’est pas lui qui effectuera le travail mais sa machine ou son animal.

                    Conclusion : l’humain et son travail ne faisant qu’un, considérer le travail humain comme une marchandise (c’est-à-dire au même titre que le travail d’une machine ou d’un animal) équivaut donc à considérer l’homme comme une marchandise. Ce qui valide la théorie de la plus-value.

                    Vous dites, par ailleurs, que si un individu crée 1000 fois plus de valeur qu’un autre il est normal qu’il touche 1000 fois plus que lui.

                    Or vous oubliez que sans le travail de tout ceux qui ont soi-disant créé 1000 fois moins de valeur que lui, il n’aurait pu justement créer toute cette valeur. Du travail des « petites mains » dépend justement les performances des « stars » de l’entreprise.

                    La production d’une entreprise est le résultat d’un travail collectif compris comme l’agrégat du travail des individus constitutifs de celle-ci. Tous les éléments de l’entreprise sont donc interdépendants. Vient à manquer un seul élément à cette belle mécanique et celle-ci prend le risque de péricliter. D’où le caractère très relatif des performances individuelles au sein des entreprises. Laquelle relativité devrait suffire à justifier une réduction drastique des écarts aberrants en termes de rémunération.

                    Le problème des libéraux repose justement sur cette négation dogmatique du collectif au profit de l’individu déconnecté de son prochain. Ce qui constitue une aberration qu’avait déjà dénoncée en son temps Proudhon- qui allait influencer Marx dans l’élaboration de sa théorie de la plus-value.

                    Ainsi, dans « Qu’est-ce que la propriété ?  », Proudhon explique que même si un capitaliste payait le travail du salarié à « son juste prix » (qui serait encore à définir !) il reste une partie du produit qui reste dérobé : celui né de l’association des travailleurs dans l’atelier : la force collective de travail. Pour l’expliquer Proudhon recourt à une démonstration à partir d’un événement qui frappa l’imaginaire de ses contemporains : l’érection de l’obélisque de la place de la Concorde. Ainsi, les 200 grenadiers qui ont érigé en un jour l’Obélisque ont accompli un travail que n’aurait pu accomplir un seul grenadier en 200 jours, mais son salaire aurait été la somme de ceux versés aux 200 grenadiers : le capitalisme ne paie pas la « force immense qui résulte de l’union et de l’harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts ».

                    Pour Proudhon, donc, le non paiement de cette force collective constitue une escroquerie, un vol puisque les travailleurs, si cette partie de leur ouvrage lui avait été réglée, pourraient renouveler sans problème l’opération. Or ils restent dans la précarité, à la merci de leur employeur. Il faut, par conséquent, faire cesser ce vol et conserver aux travailleurs leur propriété. Et sa proposition est d’organiser l’échange de cette propriété et son contrôle par le fédéralisme industriel. Dans le même temps la vie sociale s’organise, elle, dans la commune fédérée aux niveaux régional, national et international. La gestion de l’ensemble demeurant sous contrôle des producteurs par le biais des mandats de gestion et de mandats impératifs dont les titulaires doivent rendre compte régulièrement.


                  • John_John John_John 10 mai 2012 20:57

                    Les richesses appartiennent aux entreprises qui les produisent, ça s’appelle la justice. La redistribution des richesse de force comme pratiqué par le gouvernement s’apparente à du pillage, rien qui n’aide les pauvres là dedans.


                  • Connolly 10 mai 2012 22:12

                    « Les richesses appartiennent aux entreprises qui les produisent, ça s’appelle la justice. La redistribution des richesse de force comme pratiqué par le gouvernement s’apparente à du pillage, rien qui n’aide les pauvres là dedans ».


                    Parce qu’elles sont crées par les travailleurs - et non par les entrepreneurs qui ne font qu’apporter le capital de base - les richesses devraient donc leur appartenir via une redistribution juste et équitable. Le vol et le pillage sont le fait des entreprises qui s’accaparent le travail des salariés. Sans le travail des salariés il ne saurait y avoir de création de richesses.

                  • John_John John_John 10 mai 2012 22:24

                    Bullshit, le travail des salariés est acheté à son juste prix, c’est à dire au prix du marché. Vous tombez dans le panneau de la plus-value marxiste qui n’existe bien évidemment pas. Try again.


                  • Connolly 10 mai 2012 23:44

                    « Bullshit, le travail des salariés est acheté à son juste prix, c’est à dire au prix du marché »

                    Le marché a bon dos pour justifier les écarts délirants en termes d’émoluments (de un à 300 parfois !) et partant « l’exploitation de l’homme par l’homme ». Votre marché libre de toute entrave est bel et bien un vecteur d’inégalité outrancière.


                    « Vous tombez dans le panneau de la plus-value marxiste qui n’existe bien évidemment pas. Try again ».

                    Sauf que les humains ne sont pas des marchandises, comme vous le pseudo-humaniste le prétendez. Conclusion : la théorie de la plus-value est bel et bien valide, et vous le savez pertinemment.

                    Sans le travail salarié, l’entreprise - et donc l’entrepreneur - n’est rien du tout. Sans le travail salarié, il n’y a ni création de richesses ni création d’emplois. Conclusion : ce ne sont pas les entrepreneurs qui créent les emplois (hormis les tous premiers au moment de lancer la machine), comme le prétendent les propagandistes libéraux en tout genre, mais bel et bien le travail collectif de l’ensemble des salariés. Conclusion bis : les richesses doivent appartenir à leurs créateurs, les travailleurs salariés ; ce qui relèverait de la justice élémentaire.

                    Dernier point pour enfoncer le clou : vous aurez beau avoir des fonds de départ à ne plus savoir qu’en faire, vous aurez beau être un génie en termes d’entrepreneuriat, sans le travail salarié il ne saurait y avoir de création de richesses. Cela, même un enfant de 10 ans peut le comprendre. 


                  • John_John John_John 11 mai 2012 09:45

                    « Le marché a bon dos pour justifier les écarts délirants en termes d’émoluments (de un à 300 parfois !) » >> Le revenu correspond à la création de valeur, et oui, un individu peut très bien produire 1000 fois plus de valeur qu’un autre, rien d’étonnant la dedans quand on a compris le principe d’échange économique.

                    « et partant « l’exploitation de l’homme par l’homme ». Votre marché libre de toute entrave est bel et bien un vecteur d’inégalité outrancière. » >> Aucune exploitation dans la salariat, surtout quand vous êtes libre de partir à tout moment. Vous confondez ensuite inégalité et différence, voire injustice, ce qui est ridicule. Il n’y a pas de gain « indécent » tout simplement parce qu’on ne peut pas concevoir de perte indécente non plus. Vous nous faites un caprice de jalousie là, c’est pas très sain.

                    « Sauf que les humains ne sont pas des marchandises » >> Bien sur que non qui a dit ça ? Personne n’achète des humains, à part l’Etat, mais le travail des salariés comme du patron ,lui, est bien une marchandise comme les autres.

                    « Conclusion : la théorie de la plus-value est bel et bien valide, et vous le savez pertinemment. » >> Non, vous délirez complètement. La théorie de la plus value s’appuie que une objectivité de la valeur (la « valeur-travail »), alors qu’en réalité la valeur marchande d’une production n’est pas définie par la quantité de travail, la valeur est subjective. Il n’y a donc strictement aucune plus value, réveillez vous un peu. 

                    « Sans le travail salarié, l’entreprise - et donc l’entrepreneur - n’est rien du tout. Sans le travail salarié, il n’y a ni création de richesses ni création d’emplois. » >> Le travail des salariés est une matière première de l’entreprise comme les autres, ce que vous dites est aussi tautologique que de dire « Sans électricité l’entreprise ne fonctionne pas », ben oui évidemment, mais ça ne change rien à la véracité de mon propos.

                    « Conclusion : ce ne sont pas les entrepreneurs qui créent les emplois (hormis les tous premiers au moment de lancer la machine), comme le prétendent les propagandistes libéraux en tout genre, mais bel et bien le travail collectif de l’ensemble des salariés. » >> Ce sont les entreprises qui créent des emplois, nuance. 

                    « Conclusion bis : les richesses doivent appartenir à leurs créateurs, les travailleurs salariés ; ce qui relèverait de la justice élémentaire. » >> La part de richesse qui leur revient leur appartient, donc pas de problème jusque là. Le principe d’une entreprise, c’est de combiner des matières premières (dont le travail salarié) qui sont achetées à leur juste prix du marché, pour vendre un service avec profit. Ce profit appartient uniquement à l’entreprise, donc à ses actionnaires.

                    « vous aurez beau avoir des fonds de départ à ne plus savoir qu’en faire, vous aurez beau être un génie en termes d’entrepreneuriat, sans le travail salarié il ne saurait y avoir de création de richesses. Cela, même un enfant de 10 ans peut le comprendre. » >> C’est une vue de l’esprit, en aucun cas un argument, et de plus c’est de moins en moins vrai. Aujourd’hui on peut créer des boites qui font des millions avec 5 personnes, toutes actionnaires, et des machines. Votre conception industrielle du monde est périmée, changez de disque.


                  • HELIOS HELIOS 11 mai 2012 17:30

                    si on suis bien votre raisonnement, les salaires devraient etre aussi calculés en fonction du marché !

                    Depuis quand cela existe-il ? quand les « employeurs » ne trouvent pas au prix qui leur convient, ils « importent » des immigres plus ou moins legaux qui sont prets a tout accepter, et en plus ils glosent sur le travail que les français « ne veulent plus faire ».

                    En plus de respecter une sorte de marché du travail, le principe de realité pousse a ce que la part de la richesse cree devraient etre repartie entre le travail et la remuneration de l’argent selon le même mode de calcul... plus de CA, plus de marge, plus d’argent aux actionnaires et aux salariés... cela changerait tout.


                  • John_John John_John 12 mai 2012 01:15

                    Quand on embauche, on achète du travail salarié au prix du marché, comme on achète des matières premières au prix du marché oui, où est le problème ?


                    Ce qui serait intéressant, c’est la généralisation du principe des bonus. Que tous les salariés touchent un intéressement au bénéfice de l’entreprise, en plus de leur salaire fixe déterminé par le marché du travail. 

                  • HELIOS HELIOS 12 mai 2012 08:21

                    ... si l’achat du travail se faisait au prix du marché, les restaurateurs, les entreprises de maçonnerie etc n’auraient pas autant de mal a recruter...

                    mettez le prix, et vous verrez que les candidats se presenteront, quel que soit le metier !


                  • aliante 10 mai 2012 15:31

                    la captation de richesses par les fonds spéculatifs est entrain de détruire les pays en Europe socialement ,économiquement en les fascisant en plus et aucun politicien n’a le courage de montrer les muscles
                    non ils laissent les gens fantasmer c’est une attitude irresponsable qui en parti dut à la collusions des politiques avec le monde financier et médiatique
                    la Sarl Lepen toujours prompt a s’en prendre aux chinois oublie dire que si la zone euro ne s’est pas effondrée c’est grâce au soutien chinois qui a continué d’acheter de l’euro alors que l’empire Anglo Saxon appelait à la defiance totale sur la dette des pays europeens pour parier à la perte et que tous les investissements fuient vers les Usa ,un pays qui emprunte à 2 % alors que 30% des gens mangent avec des tickets de rationnement ,un pays techniquement en faillite totale croulant sous des centaines de milliards de dettes ,Alors qu’un pays comme l’Italie qui a un taux d’épargne le plus élevé en Europe emprunte à 6 % ,on comprend bien ou est cette arnaque de l’instrumentalisation de la dette pour démembrer les pays au profit des Soros et cie et la city anglo saxonne ,d’ailleurs ils ne s’y sont pas trompés en attaquant la Grece, la Goldman Sachs etait au courant des dettes Grecs alors ils ont refilé l’info au fond pension Anglo Saxon qui se sont dépêchés de spéculer à la baisse et ils ont gagné des centaines de millions d’euro pourquoi s’arrêteraient ils en bon chemin ,la France sera attaquée aussi ,il faut voir comment la Chine réagira ,Les Chinois ont jugulé l’action des spéculateurs anglo saxons depuis pas mal de mois,Alors ça ne vous pose une question pourquoi les Chinois n’achètent plus de dette américaine mais de la dette européenne ,
                    même les russes s’y sont mis en achetant de la dette française
                    Les usa et l’Angleterre n’ont plus un rond ils sont en faillite totale alors ils attaquent l’europe pour que les investisseurs se detournent de la zone euro ,


                    • aliante 10 mai 2012 15:43

                      l’industrie reviendra parceque le pétrole se raréfie et à mesure que l’augmentation s’en fait sentir les frais de transports plombent la rentabilité de produire toujours plus loin
                      l’écologie aujourd’hui a un sens que bien de pays émergents vont finir par prendre en compte nous avons qu’une planète ,produire est vendre sur place est une stratégie ou tout le monde est gagnant
                      il ne faut plus jurer par les économistes ,ils n’ont jamais rien prévu,


                      • caramico 10 mai 2012 16:07

                         Le bon génie promet au pauvre d’exaucer son souhait, en lui précisant qu’il doublera la mise pour son voisin.

                        Le pauvre réfléchit, puis dit : Crève moi un oeil !

                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 10 mai 2012 16:08

                          Excellent article. +1


                          • fredleborgne fredleborgne 10 mai 2012 18:07

                            P....tain d’article. Vous n’allez pas vous faire des amis.
                            Heureusement, ces cornards en question ne lisent pas agoravox. Mais n’allez pas le mettre en lien sur votre mur fesse de bouc..
                            Je n’ai pas trouvé de « case » pour vous, ce qui par ma nature, est rafraichissant, mais cependant (mon côté larbin qui s’ignore sans doute) dérangeant puisque je ne sais si je dois plusser ou pas..
                            En tout cas, continuez à dire des choses comme ça. Ami ou ennemi, qu’importe quand les vérités qu’on ne devrait pas ignorer sautent à la figure.
                            Merci


                              • BEOTIEN 10 mai 2012 19:46

                                A qui se pose sérieusement cette question du pourquoi tant de personnes votent contre leurs plus évidents intérêts, je ne saurait trop recommander :

                                http://www.slate.fr/story/54315/pauvres-vote-interet-economique

                                Ensuite serez-vous mieux armés pour mener la seule tache qui vaille : convaincre.


                                • winston smith 10 mai 2012 20:02

                                  bonjour, 

                                  J’aime ce genre d’article qui décrit quelques engrenages de la machine absurde que l’on appelle le peuple français. Je crois que c’est le tour de force politique du siècle, et pour peu que l’on ait une conscience politique claire et conséquente, on reste sidéré. La société de classe, sans conscience de classe...
                                   

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Robert GIL

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