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Accueil du site > Actualités > Politique > Elections : le P.U.A.C. (Parti Unique des Adorateurs de Croissance) devancé (...)

Elections : le P.U.A.C. (Parti Unique des Adorateurs de Croissance) devancé d’une courte tête !

Au second tour, les abstentionnistes sortent vainqueurs alors qu’ils étaient légèrement devancés par les électeurs de la S.E.C.T.E. (Société Economique de Consommation Totale de l’Ecosystème) à l’issue du premier tour. Un pas supplémentaire vers la non-violence électorale...

JPEG C’est un fait, le parti des abstentionnistes s’enracine dans le paysage politique français. Certes il lui reste à confirmer, mais si l’on cumule avec les 1,1 millions de votes blancs, la victoire de ceux qui n’espèrent plus rien des adorateurs de croissance, est sans appel.

Certains diront d’un air sévère qu’il n’est pas admissible de ne pas voter alors que nos aïeux se sont battus pour conquérir le droit de vote. Ils doivent comprendre que l’abstention est un acte politique. Le vote n'est juste que s’il propose un choix, une alternative. Mais y a t-il une quelconque différence aujourd’hui entre toutes les composantes du P.U.A.C. ? Non.

Les seules petites divergences mises en exergue sur des choix de société, sont surtout des effets de langage. C’est de l’ordre du marketing politicien dont l’objectif est de maintenir une illusion de diversité afin de faire perdurer un système gauche/droite, issu d’un concept suranné des siècles passés. Bien entendu, les factions du P.U.A.C, continueront de se chamailler sur des détails pour faire durer encore un peu l’illusion, mais ils sont d’accord sur l’essentiel : il faut de la croissance économique exponentielle éternelle (Même si cela est pourtant physiquement, techniquement, mathématiquement impossible). En définitive, n’ont-ils pour unique remède, le virus à l’origine de tous les maux qui nous accablent ?

Comme disait Albert Einstein : on ne résout pas un problème avec les modes de penser qui l’on engendré.

Dans les faits, qu’elle soit rouge, rose, verte, bleue ou bleue marine, c’est le mythe de la guerre économique mondiale et du productivisme incontrôlé qui l’emporte à travers le vote pour la croissance économique. Je ne vais pas revenir sur ce que j’ai détaillé dans des articles précédents que vous pouvez consulter, mais interrogez-vous vraiment sur le contenu et le rôle de cette fameuse croissance invoquée, implorée, espérée, martelée à longueur de discours et de médias.

Ne pas voter pour le P.U.A.C., c’est finalement agir en faveur de la non-violence.

Pensez aux moaïs énigmatiques de l’Île de Pâques érigés vraisemblablement par une culture qui a sacrifié sa population et son environnement au nom de ses croyances religieuses. La planète Terre est notre île de Pâques dans l’univers. La croissance économique éternelle est notre Divinité, notre Veau d’Or qui nous impose la destruction guerrière de notre île, au nom d'un idéal inexistant. Les doctrines économiques basées sur l’égoïsme, la cupidité et la compétition, ne prennent pas en compte la limitation des ressources que la Terre nous propose gratuitement.

Que va-t-il advenir dans l’année à venir ? Tout est dit dans les derniers propos tenus récemment par les politiciens et économistes et colportés par les médias. A savoir : nous espérons 1% de croissance en 2015, mais il en faudrait au moins 1,5% pour améliorer la situation des plus faibles. CQFD : Donc rien ne va changer et nous allons continuer notre course folle vers le pire en continuant d'engraisser une minorité.

Bref, aujourd’hui, c’est réjouissant ! les français sont une majorité à ne plus être dupes. Une majorité silencieuse, certes. Mais ce silence est plein d’espoir. Encore un effort, aux régionales ils seront plus nombreux à dire : Stop ! Changeons de paradigme ! Et lorsqu’ils seront 70, 75, 80 % à faire le choix de l’abstention malgré la menace de l’amende qui point à l'horizon (il faut bien tenter de ramener les moutons à la bergerie de manière coercitive), alors enfin, nous ferons un pas de géant vers l’univers démocratique.

Le brouhaha médiatique et politicien de la S.E.C.T.E. aura du mal à ignorer et faire taire cet assourdissant silence citoyen. Alors, à nouveau, nous pourrons élaborer politiquement un projet de civilisation qui intègre la réalité planétaire et que certains ébauchent à travers le mouvement de la décroissance.

En attendant, les électeurs du P.U.A.C. peuvent consulter le programme de leurs partis en chanson :


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41 réactions à cet article    


  • Parrhesia Parrhesia 30 mars 2015 20:56

    >>>Et lorsqu’ils seront 70, 75, 80 % à faire le choix de l’abstention ...<<<

    Lorsqu’ils seront 80% à s’abstenir, nous serons tous à travailler au fouet pour les 20 % d’esclavagistes mondialistes qui eux, n’aurons pas oublié d’aller voter pour... eux-mêmes !!!

    Ceci étant, je suis beau joueur et je vous ai « voté » une approbation !

    Bonne soirée à vous.


    • peimpourte peimpourte 30 mars 2015 22:22

      @Parrhesia
      C’est bien aimable, merci. Est-ce ce qu’on appelle le vote utile ou bien un vote d’encouragement ?


    • Abou Antoun Abou Antoun 30 mars 2015 22:30

      Je suis d’accord avec l’auteur, et je n’ai aucune modération ni aucune correction à apporter.
      Je reste sur AV parce qu’on peut encore y lire des choses comme ça.
      Cela dit l’intervention de Parrhesia ne manque pas de bon sens.
      Que faire ?
      Что делать ?


      • peimpourte peimpourte 31 mars 2015 06:40

        @Abou Antoun
        un chose semble certaine. En continuant d’aller voter, on ne fait rien.

        Mais en cessant de voter, alors, tout devient possible ? Reste à atteindre la masse critique.


      • Parrhesia Parrhesia 31 mars 2015 10:40

        @Abou Antoun,

        Merci pour votre commentaire de 22 :30.

        Bonne journée.

        @peimpourte 

        C’est un vote d’encouragement… à voter, bien sûr !!!


      • Domino 31 mars 2015 09:59

        C’est la raison pour laquelle j’ai mis une enveloppe vide dans l’isoloir. Non, je n’étais pas en train de pécher à la ligne.


        • Corinne Colas Corinne Colas 31 mars 2015 11:48

          Même longueur d’onde...


          Juste un rajout à la vidéo sur la croissance car il ne faut pas oublier la fameuse carotte du « pouvoir d’achat » : 

           smiley

          • peimpourte peimpourte 31 mars 2015 13:47

            @Corinne Colas
            Mais oui bien sur le pouvoir d’achat qui reviendra avec la croissance ! En attendant, profil bas !

            vive la chanson du dimanche.


          • Gnostic Gnostic 31 mars 2015 12:19

            Comme l’artice précédent très bien vu

             smiley

            Plutot que l’absention ou le vote blanc qui ne veut rien dire

            je vote NUL par exemple QUENELLE

            • anomail 31 mars 2015 14:11

              Bon article, merci.

              Pour la première fois de ma vie je n’ai pas été voter.
              Tout bien considéré, voter blanc c’est encore cautionner ce système oligarchique.

              Si ils en sont à réfléchir à un artifice aussi grotesque que le vote obligatoire, c’est qu’ils ne savent plus quoi faire d’autre pour maintenir l’illusion de légitimité de ce système.

              (pistolet sur la tempe) Votez ! Vous devez montrer que vous êtes en démocratie !

              Quelle plaisanterie...

              Il faut dire que l’absence d’alternance entre Sarkozy et Hollande a été plus démonstrative que jamais, même pour les gens qui s’intéressent peu à la politique la différence pique les yeux smiley

              Les slogans de campagnes particulièrement efficaces on bien aidé.
              Tout le monde garde en tête « Travailler plus pour gagner plus » et « Mon ennemi c’est la finance », « Remettre la France au travail »...

              Un grand merci aux conseillers en communication, pour avoir aidé les plus candides d’entre nous à conserver la mémoire.


              • Aristide 31 mars 2015 16:00

                Je vais dénoter dans ce concert de louanges.


                Au mépris de toute les études qui démontrent que les abstentionnistes ne voteraient pas très différemment des votants, on fait voter comme l’on souhaite ceux qui ne l’ont pas fait. Mais bon, on peut contester cette thèse, mais s’attribuer la totalité des abstentionnistes, là cela devient une vraie escroquerie.

                Sur un autre fil, on fait aussi voter les abstentionnistes, il s’agit de la gauche radicale que constituerait donc ces non votants. Ici, c’est encore mieux, c’est pour une idée. La « décroissance ». C’est toute de même assez bizarre d’interpréter le vote de ce qui ne l’ont pas fait. Je ne dis pas qu’il n’y a pas quelques % à ne pas voter pour la décroissance. Mais de là, à englober dans son calcul tout les abstentionnistes. 

                Ce n’est pas la première fois que des partisans d’un idée qui récolterait quelques miettes électorales, essaient de s’attribuer le vote de ceux qui ne l’ont pas fait. C’était en général des escrocs ou des farfelus, je crois que vous ne vous classez pas dans ces catégories. N’utilisez pas cette méthode usée. Pas très sérieux.

                Ils ne disent pas « Stop, changeons de paradigme », ils ne disent rien. En tout état de cause, rien qui vous permettent de leur attribuer telle ou telle autre opinion. 


                • anomail 31 mars 2015 18:49

                  @Aristide

                  « Désormais, tout citoyen pourra s’acheter une voiture de la couleur qu’il souhaite à condition qu’elle soit noire ! »
                  - Henry Ford

                  Et bien c’est cela la cinquième république désormais.
                  On peut voter pour le candidat que l’on souhaite à condition qu’ils soit capitaliste et/ou facho.

                  Du coup on ne peut que vous donner raison : Les abstentionnistes voteraient forcément comme les votants, car ils n’auraient pas d’autre choix.

                  C’est justement pour cela qu’ils sont abstentionnistes.


                • peimpourte peimpourte 31 mars 2015 21:16

                  @Aristide
                  Merci pour l’info.

                  Il ne me semble pas avoir écrit que les abstentionnistes votaient décroissance. J’ai simplement suggéré que lorsqu’ils seront fortement majoritaire, salors, la crédibilité du PUAC sera vraiment attaquée et enfin, une véritable réflexion sur notre devenir ensemble sera possible.

                  Pour revenir sur le sondage, il me semble qu’il ne veut pas dire grand chose. Moi même, je me suis abstenu car ne trouvant aucun parti lucide face à l’impasse de la quête de la croissance économique pour les raisons qu’elle ne peut en aucun cas être infinie. Je ne suis pas dupe et je sais que le développement durable est un oxymore et la croissance verte du marketing. Mais si un sondeur me demande pour qui j’aurais voté si je l’avais fait, dans cette hypothèse, j’aurais nommé une des factions du PUAC. présente aux élections. On peut donc en déduire que les abstentionnistes voteraient comme les autres et le sondage semble le démontrer. Mais ils n’ont pas voté, donc... soit sans illusion, soit pour aller à la pêche, ce qui revient au même.

                  Quant à la décroissance, ce n’est pas qu’une idée, c’est une démarche qui se base sur des faits. Ce qui n’est pas le cas de la SECTE des adorateurs de croissance.

                  Vous pouvez le constatez par vous-même ici :
                  http://www.decroissance.org/


                • Aristide 1er avril 2015 10:45

                  @peimpourte


                  Vous affirmez donc que la forte baisse du taux de participation entraînerait un défaut de représentativité. Pour ma part, je ne crois en rien à cette affirmation. Individuellement, les citoyens ont le droit de voter, un droit n’est pas une obligation, c’est un droit que l’on utilise ou pas. Collectivement, il est abusif de déduire de l’abstention massive une désapprobation quelconque du système. Au contraire, je crois que les abstentionnistes sont pour leur grande majorité des personnes qui ne se sentent pas concernés, pour de multiples raisons, du je-m’en-foutisme à l’abstention « active », des allumés, des fachos contre le vote, des communistes en errance, des ultras machins ou choses, des « ermites », des alternatifs, des ... Enfin toutes ces personnes qui ne sentent aucune utilité à voter, je crois tout de même que les je-m’en-foutistes soient les plus nombreux dans cette catégorie respectable de citoyens.

                  La décroissance est une utopie comme beaucoup d’autres basée sur une analyse médiocre de notre société, une société qui a des défauts, c’est sur, mais est-il vraiment inutile de rajouter sa dose d’approximations analytiques et de solutions miraculeuses. Par exemple sur ces sujets, le changement climatique dont personne ne peut définir l’ampleur, la baisse des énergies fossiles dont la fin annoncée est reculée périodiquement, les alternatives écologiques qui pètent dans les doigts de ce qui les proposent comme la production de carburant à partir de culture dans un monde ou la nourriture est limitée, le retour à des productions à faible rendement, ...

                  Enfin, tout ces leurres qui font passer les adeptes de la décroissance pour de vrais politiciens visionnaires. Quand on sait la difficulté de la prévision à court terme, on évite de présenter des probabilités comme des certitudes et la modestie devrait être la règle, surtout quand on présente UNE solution unique comme la réponse à tous nos problèmes.

                  Pour finir, il faudrait parler de décroissance aux chinois qui sont passés en 50 ans du moyen age à l’ère industrielle. Ils ne sont pas encore arrivés au niveau de nos sociétés en terme de niveau de vie, d’éducation, de santé, ... La décroissance en Chine ? Je serais heureux d’être spectateur de ces conférences face aux travailleurs chinois qui comme nous espèrent une meilleure vie pour leurs enfants . C’est vrai qu’être décroissant dans un pays ou le niveau de vie est très haut, l’accès à l’éducation assurée pour tous, la préservation de la santé une réalité, ... enfin il me semble assez facile d’être décroissant dans son confort occidental face à une population mondiale qui dans une grande majorité continue à chercher le matin ce qui sera dans son assiette de la journée. 


                • Aristide 1er avril 2015 11:04

                  @anomail


                  Pour continuer dans cette allégorie automobilistique, serait ce donc que vous ne trouviez place dans la palette de couleurs démocratiques. Ou serait ce que chaque fois qu’elle a été présenté cette si belle couleur n’a séduit que une ultra minorité de personnes.

                  Allons, à un moment tous les mouvements écolos et quelque chose ont présenté la décroissance comme UNE solution. L’arrivée des crises qui a montré les conséquences de la « baisse de croissance » (1) sur l’emploi, le niveau de vie, la stagnation et même le recul sur certains domaines a largement contribué à sa disparition des programmes alternatifs à ce que vous nommez les PUAC.

                  Si votre allégorie limite la couleur sachez tout de même que le noir est encore préféré, même imposé, par une grande majorité des citoyens.

                  (1) J’ai volontairement parlé de « baisse de croissance » qui est imposé, pour la différencier de la « décroissance » qui est un choix politique. Même si je vous fourni un argument qui ne tardera pas d’arriver en arguant que les conséquences ne seront pas les mêmes puisque anticipées et non subies. Pour continuer dans l’allégorie automobile, je crois que le résultat est le même si on refuse d’accélérer ou que le moteur est en panne : on reste ou l’on est. Rassurant pour celui qui est chez lui ou pas loin, moins pour ceux qui sont sur un bord de route en rase campagne.

                • Corinne Colas Corinne Colas 1er avril 2015 11:27

                  @Aristide
                  « il me semble assez facile d’être décroissant dans son confort occidental face à une population mondiale qui dans une grande majorité continue à chercher le matin ce qui sera dans son assiette de la journée. »


                  C’est donc faire oeuvre de charité que de s’empiffrer à leurs dépens ?

                • Corinne Colas Corinne Colas 1er avril 2015 11:30

                  ... aux dépens des miséreux, j’entends !


                • Corinne Colas Corinne Colas 1er avril 2015 11:43

                  @Aristide

                  "toute les études qui démontrent que les abstentionnistes ne voteraient pas très différemment des votants"

                  Bref, vous évoquez des sondages en fait... qui utilisent la technique de l’entonnoir : une question fermée entraîne la réponse souhaitée ! Sauf que dans la vraie vie, même obligé d’aller voter, chacun a la possibilité de déposer une enveloppe vide dans l’urne.

                  Grâce à un sondage IFOP encore, j’ai appris que 6 Français sur 10 avaient soutenu la loi Macron, cependant avec IFOP toujours, 80 % des Français désapprouveraient le système capitaliste. Ce qui est bien dans les sondages, c’est que contrairement aux apparences, l’un ne contredit pas l’autre puisqu’il est parfaitement possible par ex de « soutenir » la loi Macron tout en désapprouvant le système capitaliste !

                  Mélanger les sondages avant les urnes, sortis des urnes, qui pourraient sortir des urnes... déjà cela pique les yeux ! J’apprécie beaucoup le site d’Olivier Berruyer qui a le courage d’afficher ses convictions mais n’étant pas obligée d’adhérer à toutes ses analyses, j’avoue avoir été perplexe en lisant son billet. Au fait, je me demande même pourquoi, on s’embête avec ce truc coûteux des élections quand il suffit de prendre un échantillon (assez petit de préférence) de la population à chaque fois, de leur passer un coup de fil et de décider qu’une intention c’est la même chose qu’un vote...

                  "Je ne dis pas qu’il n’y a pas quelques % à ne pas voter pour la décroissance. Mais de là, à englober dans son calcul tout les abstentionnistes." 

                  C’est évident que les abstentionnistes ne forment pas une majorité de « décroissants ». L’auteur de ce billet sur Agoravox n’englobe rien, il a bien écrit : "certains ébauchent à travers le mouvement de la décroissance", on sait que ce n’est qu’une partie de l’abstention... 

                  Ne vous en déplaise, il existe un mouvement des abstentionnistes : des « indignés » divers pas forcément chevelus ou fachos ou rêveurs (supputations encore) qui se refusent à croire qu’un choix est possible entre la peste, le choléra et le typhus, qui pensent aussi parfois que l’exercice de la démocratie ne se limite pas à quelques secondes dans un isoloir ! 

                  &nbsp; »concert de louanges"  ? 

                  Plutôt quelques voix discordantes qui ne se connaissent pas, qui pensent la même chose et qui viennent juste l’écrire ici, histoire de marquer le coup, de se « compter » tout en sachant pertinemment que cela ne dira rien cependant sur la profondeur du mécontentement. En effet, beaucoup de gens n’en pensent pas moins tout en se tenant à l’écart de ce qu’ils considèrent (à tort ou à raison) comme du verbiage sur le net... 


                • anomail 1er avril 2015 14:53

                  @Aristide
                  « Ou serait ce que chaque fois qu’elle a été présenté cette si belle couleur n’a séduit que une ultra minorité de personnes. »
                  -
                  La soupe électorale est ainsi faite que les minoritaires sont comptés comme inexistants, de telle sorte que pour obtenir ne serait-ce qu’un siège à l’assemblée il faut déjà atteindre des scores très honorables (donc avoir l’argent et la visibilité médiatique nécéssaire). C’est pour faire barrage au FN il paraît.


                • anomail 1er avril 2015 15:05

                  @Aristide

                  « L’arrivée des crises qui a montré les conséquences de la « baisse de croissance » (1) sur l’emploi, le niveau de vie, la stagnation et même le recul sur certains domaines »

                  Je reconnais la méthode « scientifique » commune aux trolls et au économistes : corrélation = causalité.

                  Et bien oui, dans une économie basée sur la croissance, quand il n’y a plus de croissance il n’y a plus d’économie.

                  Raaah purée, quel scoop smiley Heureusement que vous êtes là sinon je serais certainement passé à coté.

                  Sauf que : https://www.youtube.com/watch?v=tbAR2z-VAk8

                  Plus sérieusement, voudriez-vous m’expliquer d’où vient ce besoin éperdu de croissance ?

                  Qu’est-ce qui crée cet effet d’aspiration, qui fait que l’on doit grandir ou mourrir (il n’y a rien entre les deux) et que du coup, à la fin on est certains de mourrir (manque d’énergie et de matières premières).


                • anomail 1er avril 2015 15:16

                  @Aristide

                  « si on refuse d’accélérer ou que le moteur est en panne : on reste ou l’on est »

                  Un peu raté cette allégorie, confusion entre vitesse et accélération. Je corrige :

                  Si le moteur est en panne, on s’arrête (la crise)
                  Si on refuse d’accélérer, on conserve la même vitesse.

                  Or dans l’économie capitaliste dominante, on ne peut qu’accélérer ou s’arrêter.
                  Impossible de maintenir une vitesse stable.
                  On accélère jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de carburant ou que le moteur explose.


                • anomail 1er avril 2015 15:30

                  @Aristide

                  En résumé la bonne question est : Pourquoi avoir basé l’économie sur la croissance ?


                • Aristide 1er avril 2015 15:39

                  @anomail

                  Vous qui avez l’air de savoir donc je vous laisse présenter votre théorie. Le ton mis dans nos échanges devient désagréable, serait-ce le seul fait de contredire une théorie qui vous rend agressif ?

                • Aristide 1er avril 2015 15:57

                  @Corinne Colas


                  La charité a peu à voir dans cette affaire. Il s’agit de cohérence et de ne pas proner un système de « décroissance » alors que nous sommes dans le confort relatif. En retournant votre question un peu simple, est ce que de s’arreter de s’empifrer améliorera leur situation. Je crois que l’abandon d’importations de Chine ne peut qu’avoir une mauvaise influence sur leur niveau de vie. 

                  Pour ce qui est des abstentionnistes, je vous accorde que l’on peut discuter de la validté de la thèse selon laquelle ils voteraient comme les autres. Vu la fibilité relative des sondages, la manière de psoer les questions, ... enfin tout ce qui rend le péquin moyen heureusement sceptique sur leur qualité.

                  Mais si vous êtes cohérent avec votre proposition d’impossibilité de connaitre les motivations et choix des abstentionnistes, je ne vois aucun élément qui vous permet de soutenir qu’il y aurait une signification à cette abstention. Pour les « indignés », chauves ou chevelus, pour la « décroissance » , ...

                  @anomail

                  C’est bien de reconnaître que vous êtes une ultra minorité favorable à la « décroissance ». Effectivement, vous n’avez pas le militantisme suffisant pour représenter une force autonome ou à défaut vous associer à d’autres partis pour faire valoir vos idées.

                  Anomail, j’arrête là avec vous, après cette accusation assez surprenante de trollage et autre amalgame, je vous laisse jouer ce jeu tout seul, en tout état de cause sans moi. Vous n’avez pas besoin de moi pour vous convertir à des théories plus classiques, et je vous laisse à vos certitudes.

                • anomail 1er avril 2015 19:29


                  @Aristide

                  "Vous qui avez l’air de savoir donc je vous laisse présenter votre théorie.« 

                  Ce n’est pas »ma« théorie, c’est néanmoins celle à laquelle j’adhère le plus car elle a le mérite de donner un sens global à tout ce qui nous arrive.

                  Regardez ces 4 vidéos et vous aurez à peu près fait le tour.
                  -
                  L’argent-dette :
                  http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news
                  -
                  Pourquoi il nous contraint à la croissance :
                  https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI
                  -
                  Comment ça va se terminer si on ne change pas de modèle économique :
                  https://www.youtube.com/watch?v=uwzhEzlgZsk
                  -
                  Ce qu’en pensent les politicards :
                  https://www.youtube.com/watch?v=mm7jghN51gU
                  -

                   »Le ton mis dans nos échanges devient désagréable, serait-ce le seul fait de contredire une théorie qui vous rend agressif ?"

                  Désolé, quand j’entends des phrases qui sortent tout droit de BFMTV, je ne peux m’empêcher de lancer quelque piques.

                  S’il vous plait, relisez mes propos. Je ne profère pas d’invectives, je ne vous attaque pas personnellement, je ne fais que vous contredire sur les points qui me semblent erronés (c’est à dire à peu près tous en l’occurrence, j’en suis le premier désolé).

                  C’est pour cela que vous me trouvez agressif ?


                • peimpourte peimpourte 1er avril 2015 22:42

                  @Aristide
                  il y beaucoup de préjugés et de conditionnement dans votre discours. ne voyez-vous pas que c’est justement au nom du retour de la croissance qu’actuellement tout le système de santé, d’éducation des retraites, est mis à sac ?
                  le retour de la croissance est impossible. notre besoin de croissance est lié à la création monétaire exponentielle par le crédit.
                  doit-on continuer à courir après une chose impossible ? A qui profite le crime ?
                  Le principe d’une SECTE c’est d’aller jusqu’au bout de ses contrevérités et même de provoquer son suicide pour avoir raison. Notre société de croissance fait de même ?
                  Maintenant libre à vous d’y croire encore un peu.
                  Quand à l’argument des chinois heureux grâce à la croissance, pardonnez-moi de ne pas y croire. Rien qu’un exemple il y a des usines en chine ou on a installé des grillages pour empêcher les ouvriers de se suicider des étages.
                  la croissance chinoise se fait sur le dos des chinois qui produisent presque gratuitement nos produits bon marchés dans des conditions sociales et environnementales catastrophiques. Et encore ils sont trop chers puisque aujourd’hui la Chine est à son tour victime de délocalisations...
                  Enfin la croissance c’est l’accroissement du gâteau de la richesse. Tant que l’on nous concentre sur les miettes supplémentaires, on ne regarde plus qui se groinfre du gâteau.

                  enfin, sur la raréfaction des énergies, il y aurait beaucoup à dire. Pourquoi selon vous on coure vers les gaz de schiste si ce n’est pour pallier provisoirement à la baisse de production des puits de pétroles ? la baisse des cours actuels est provoquée par l’arabie séoudite qui vend à prix coutant pour détruire la capacité productives de ses concurrents et adversaire politique (Iran par exemple)

                  Tous les experts je dis biens tous, s’accordent aujourd’hui pour admettre que le pic de production de pétrole conventionnel a été franchi en 2006. Enfin, si la demande de pétrole mondial stagne, c’est justement parce que la croissance est nulle. Si demain ça repartait, la flambée des cours la stopperait net ! c’est d’ailleurs ce qui s’est passé en 2007 et qui a déclenché la cris des subprimes. la croissance mondiale, c’est bien fini. Et même si certains pays ont une forte croissance actuellement, c’est parce que c’est un pourcentage et que le PIB est très faible donc.

                  bonne nuit.


                • Aristide 2 avril 2015 12:55

                  @peimpourte


                  Je passe sur l’introduction où vous me décrivez comme un lapin ébloui par les phares, incapble de voir LA réalité. Serait ce donc qu’une ultra minorité de penseurs économiques serait tout d’un coup les seuls à disposer de la clairvoyance suffisante. Les autres seraient à vous entendre des idiots utiles du système qui va dans le mur.

                  Passons, sur le fond, le rééquilibrage inévitable des économies dans le monde passe par une plus forte progression de la richesse dans les pays émergents. Vous parlez de la Chine, la vision anecdotique des ouvriers se suicidant par centaines ne peut dissimuler la multiplication par 4 du revenu par habitant depuis 2000. Cette croissance mondiale se fait plus globalement, d’autres diraient un juste rééquilibrage. 

                  Vous faites bien de préciser « pétrole conventionnel », ce que vous oubliez c’est que si le cours du pétrole monte, ou remonte, ce qui est inévitable, il rendra exploitable des réserves qui ne le sont pas. Je sais que les adeptes de la « décroissance » ne cessent d’agiter ce chiffon rouge de la fin du pétrole. D’autres énergies fossiles concurrentes deviendront aussi économiquement viables.

                  La crise des subprimes provoquée par la remontée des prix du pétrole ? Ah bon, 

                  Vous proposez quoi comme solution ? Parce que toutes les explications qui sont données aussi justes soient elles, ne constituent pas une solution ? Si la décroissance est une fatalité qu’elle nécessité à la promouvoir ? S’il faut agir, quelles seraient les actions politiques à mener ? 





                • peimpourte peimpourte 2 avril 2015 15:06

                  @Aristide
                  Bonjour Aristide, je vois que vous êtes en forme.

                  Donc le revenu des chinois multiplié par quatre ? c’est une moyenne ? Avec donc une minorité qui s’enrichit fortement et une majorité qui survit ? Mais si la moyenne augmente, alors.

                  Pour le pétrole. la croissance est liée au cout de l’énergie. tous les progrès dans tous les domaines de la vie, ont peu à voir avec le système politique qu’il soit capitaliste ou communiste (les deux sont basés sur la croissance et le productivisme) tous les progrès techniques (sans entrer sur le débat pour ou contre la technique), sont avant tout lié à l’abondance d’énergie...
                  Au début du pétrole, il fallait dépenser un baril d’énergie pour en gagner 100. Aujourd’hui, les meilleurs gisements (conventionnels) tirent 18 barils pour un dépensé. les schistes et sables bitumineux, c’est 1 dépensé pour Trois récoltés (benef : 2) quant aux agrocarburant, c’est un pour un je crois (bref, c’est nul). Ne vous en déplaise, les experts s’accordent à dire que nous avons grillé la moitié de nos réserves et que celui qui reste sera de plus en plus difficile à exploiter. (d’ou une énergie nette de plus en plus faible). De plus, de même que nous avons progressivement augmenté nos besoins en pétrole, la consommation ne pourra se maintenir et progressivement va diminuer.
                  Pourquoi ? admettons qu’il y a encore 100000 barils (c’est un exemple) et que nous consommions 100 barils par jour. ça fait 100 jours de conso et le 101nième jour, plus rien ? vous comprenez que la baisse de production sera progressive et qu’elle a déjà commencé (très peu de stock et compensation avec des énergies à faible rendement et encore plus polluantes mais il semble que ce détail vous importe peu)

                  le pétrole c’est 80% de notre énergie et il n’y a rien pour le remplacer du jour au lendemain si ce n’est la réduction de nos consos (voir le scénario négawatt)

                  Donc la reprise économique mondiale est impossible et de toute manière la croissance ne créé plus d’emploi mais elle les détruits (voir un de mes articles précédents). lla seule croissance aujourd’hui est celle de la masse monétaire (voir un autre de mes articles) Vous voyez qu’il n’y a aucune idéologie dans mes propos.

                  maintenant, si vous me demandé si je préfererais un monde juste avec une meilleure répartition des richesses, je vous dis oui. Et vous ? Mais je sais que le système de l’accroissement du PIB, ne le permettra pas et même qu’il est responsable des inégalités.

                  Pour les solutions j’en reparlerais dans d’autres articles. Mais il faut commencer par bien identifier les problèmes.

                  Enfin, sachez que ce que j’écris, ce qui se passe dans le monde aujourd’hui a été prédit de manière scientifique par le Club de Rome par exemple, il y a 45 ans. Cela fait donc de longues années que nous savons.

                  Au plaisir


                • Aristide 2 avril 2015 16:43

                  @peimpourte


                  Sur la chine, est ce que votre démol mis sur la multiplication par 4 de la richesse produite depuis 2000, veut dire que vous contestez l’amélioration globale de la situation des chinois ?
                  Pour ce qui est de la fin du pétrole vous posez des hypothèses assez simplistes. Vous parlez du 101 ieme jour qui sera celui de la fin du pétrole. Je suis assez surpris que vous ne compreniez pas que la simple division du stock actuel par la consommation moyenne annuelle donne un résultat qui puise être une prévision réaliste sur la durée qui reste avant la catastrophe annoncée.

                  Allons, le renchérissement entraînera un processus lent de réadaptation qui impactera directement toutes les industries et secteurs économiques, et tous les aspects de la vie des habitants. Le tissu économique réagira bien heureusement par le progrès, économie d’énergie, alternatives, ...La limitation des transports aux produits à forte valeur, les transports devenus chers rendront les productions locales plus intéressantes, les tomates d’Andalousie ne rempliront plus nos étals et nos autoroutes, le transport aérien de la même manière sera limité en place de cette fuite en avant du tourisme de masse que l’on voit aujourd’hui. Le déplacement des millions de travailleurs pour remplir des bureaux surpeuplés et cher en énergie cédera la place au télé travail. ... Ce ne sont que quelques exemples de ce que l’on peut imaginer comme mutation dans notre société. Il est impossible de prévoir le rythme et la durée de ces mutations. Le scénario de la « fin du pétrole » tel que présenté avec des voitures en pannes sur les autoroutes, des files d’attente devant les stations services, des usines à l’arrêt, ... est une vision sans grande imagination. C’est vrai que le catastrophisme est plus porteur. 

                  Vous parsemez votre discours d’affirmations pour le moins discutables : 
                  - tous les progrès techniques sont avant tout lié à l’abondance de l’énergie ? Si c’est pour évacuer rapidement la notion de progrès pour ce qui concerne la production et la consommation d’énergie, je crois qu’il faille allez plus loin que l’affirmation non étayée.
                  -le pétrole c’est 80% de notre énergie ? Les chiffres sérieux donnent autour de 40% qui est la part du pétrole dans le mix énergétique mondial actuel et prévu à la baisse par tous les experts. Mais effectivement 97% pour le transport. Ce qui conforte le scénario de la relocalisation des productions.
                  - l’accroissement du PIB responsable des inégalités ? je suis sur que tous les pays émergents qui sortent d’une économie de subsistance pour rentrer dans une économie où apparaît une classe moyenne, ou la durée de vie progresse, ... seraient heureux d’apprendre qu’il vont dans le mur en continuant à augmenter leur « richesse globale ».
                  -il n’y a aucune idéologie dans mes propos ? C’est bien la première fois qu’un mouvement qui veut influencer la vie de tout un chacun se réclame d’aucune idéologie, surprenant déni.

                  Sur les prévisions du Club de Rome, l’effondrement aurait du se produire en 2000, il n’y a rien de plus risqué que la prévision. D’ailleurs ceux qui s’y risquent et sont sérieux indiquent toujours les limites de leurs prévisions. Pour les prévisions qui justifieraient la décroissance, je ne trouve aucune précaution dans la formulation d’hypothèses qui sont énoncées comme des certitudes et des faits avérés.

                   



                • peimpourte peimpourte 2 avril 2015 21:37

                  @Aristide
                  Allez on remet ça ? C’est ma tournée !

                  le PIB de la France a été multiplié par quatre depuis 1980. Je n’ai pas l’impression que les français en sont plus heureux aujourd’hui. Pourquoi cela serait-il différent en Chine ? la croissance du PIB ne mesure pas le bien-être des gens. Et si nous voulons que les pays pauvres améliorent leur destin, c’est à nous de décroitre avant tout car la planète ne supporterait pas un modèle occidental pour tous. Vous voyez que ce n’est pas moi qui me comporte en gosse de riches.

                  pour les 80 %, j’ai commis une erreur, je voulais parler des énergies fossiles dont la production est vouée à décroitre comme pour le pétrole. Avec mon 101ème jours, je voulais vous dire que forcément la production allait décroitre progressivement, qu’elle ne serait pas linéaire jusqu’ à la fin dans la mesure que les puits faciles seraient vidés pour de nouveaux toujours plus délicats et polluants. et que donc, la fin des énergies fossiles avait commencé. (savez-vous par exemple, qu’un puit de gaz de schistes est à 50% de sa production au bout de deux ans) c’est pour cela que l’on les fait mobiles).

                  Quand vous parlez de relocalisation liée à la rareté et l’augmentation du cout de l’énergie. Vous êtes là en pleine pensée décroissante. Les économistes médiatiques sont très fort pour pomper et récupérer, puis pervertir les bonnes idées de ceux qu’ils cherchent à décrédibiliser par ailleurs. Comme disait Gandhi, « au début ils nous méprisent, puis ils nous combattent, puis nous gagnons. »

                  Mais la il y a un hic. l’économie de croissance est basée sur le gaspillage des ressources car pour qu’il y ai croissance, il faut consommer pour produire, pour consommer pour produire... :. Donc demain nous serons économes, et là croissance s’arrètera. D’ailleurs elle s’arrète déjà. Si vous avez compris cela, vous admettrez que toutes les politiques basées sur le retour de la croissance sont absurdes.
                  Vous me demandez des solutions, moi qui suit plus prompt à critiquer. Cela m’a inspiré un article prochain. Mais dîtes-moi, qu’elles sont les solutions qui marchent du côté des adorateurs de croissance ? Depuis le temps.

                  Bonne nuit.


                • peimpourte peimpourte 2 avril 2015 21:43

                  @Aristide
                  ah, j’oubliais. pour les subprimes.
                  la hausse des cours à l’époque, lie à la croissance économique et donc au besoin en énergie, a empêché les pauvres américains qui avaient acheté à crédit à taux variable leurs maisons en banlieues éloignées de tout (travail, commerce), de pouvoir continué à rembourser à cause de la hausse de leurs factures énergétique. c’est l’un des faits déclencheur qui a engendré la suite. Ce facteur important n’a globalement pas été repris par la masse médiatique.

                  voila en résumé.

                  au revoir


                • anomail 3 avril 2015 11:35

                  @Aristide
                  "Serait ce donc qu’une ultra minorité de penseurs économiques serait tout d’un coup les seuls à disposer de la clairvoyance suffisante. Les autres seraient à vous entendre des idiots utiles du système qui va dans le mur."

                  Oui. En fait c’est juste la minorité qui ne travaille pas pour les banques.


                • anomail 3 avril 2015 11:40

                  @peimpourte

                  « La croissance est liée au cout de l’énergie. »
                  Plutôt à la quantité d’énergie disponible, le prix en monnaie de singe importe peu.


                • anomail 3 avril 2015 14:10

                   @Aristide

                  « C’est bien de reconnaître que vous êtes une ultra minorité favorable à la « décroissance ». Effectivement, vous n’avez pas le militantisme suffisant pour représenter une force autonome ou à défaut vous associer à d’autres partis pour faire valoir vos idées. »
                  -
                  Il ne sagit pas de « moi », de « militantisme », « force » et autre « parti ».
                  J’expose simplement ce que j’ai compris en sortant un peu des sentiers battus.

                  Le fait que le taux de croissance croise l’axe des abscisses aux alentours de 2015 était prévisible depuis plus de 20 ans.
                  -
                  Ainsi, à mes yeux ceux qui prétendent à une relance croissance en 2015 sont des idiots ou des escrocs voir des traîtres, choisissez votre camp smiley
                  -
                  Une chose est sûre : ils nous font perdre à la société un temps précieux.
                  -
                  La décroissance commence maintenant, c’est juste un fait.
                  -
                  Nous y sommes contraints physiquement car l’énergie et les matières premières nécessaires au doublement de la production tous les 35 ans est en train de faire défaut (2% de croissance par an, c’est bien de cela qu’il s’agit).
                  -
                  L’économie actuelle est totalement inadaptée à ce changement de paradygme : C’est un gigantesque schéma de ponzi, d’oû la nécéssité d’une augmentation permanente de l’activité : les nouveaux entrants.
                  -
                  Les grands de se monde sont bien sûr au courant, alors ils nous promettent monts et merveilles en raclant les fonds de tiroir pour gagner quelques années : Gaz de shiste, pétroles bitumeux, nucléaire... au prix d’un sacrifice écologique qui rendra peut-être impossible le démarrage d’autre chose. C’est ce qu’on appelle communément « aller dans le mur ».
                  -
                  Cette décroissant peut être subie ou contrôlée, selon que l’on laisse faire ceux que le modèle économique actuel place en situation de privilège (les financiers, les politicards, les faux journalistes).


                • Aristide 3 avril 2015 15:40

                  @peimpourte


                  Que le PIB n’est soit pas une mesure du bonheur est une évidence. Que vous contestiez que le PIB participe de l’amélioration globale des conditions de vie ne m’étonne guère. Un seul petit exemple, l’espérance de vie a progressé dans le même temps de presque 10 ans. La mortalité infantile a été divisée par 2. 

                  Sur la décroissance, vous vous attribuez les ajustements capitalistiques ( relocalisation, économies, ...) alors qu’ils ne sont que le fonctionnement normal du système. La décroissance n’a rien à voir la dedans. 

                  Sur le gaspillage, je vous accorde qu’une énergie peu chère n’encourage pas à l’économie, tout le monde à bien compris que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. Encore une fois, rien à voir avec la décroissance.

                  Ceux qui conteste la « théorie des décroissants » ne sont pas des adorateurs de la croissance comme vous vous plaisez à l’étaler à tous bouts de champs. La croissance au niveau mondial permet le rééquilibrage de nos systèmes économiques qui souffrent essentiellement des disparités de conditions sociales. Il n’y a aucun remède miracle, les pays émergents vont mettre des décennies à rattraper le niveau de vie actuel. Obligatoirement, il y aura des ajustements, des modifications des habitudes, par exemple, le « besoin » de se déplacer pour des raisons professionnelles, de loisirs sera surement une des première adaptation du système. Rien à voir avec la décroissance.





                • alinea alinea 31 mars 2015 19:41

                  Ce qui est sûr, c’est qu’il est plus facile de se compter quand on agit pour quelque chose, que de se compter quand on n’agit pas contre quelque chose. Là ce n’est pas un ensemble, ce n’est pas une force qui pourrait se mobiliser ; ce qui serait intéressant c’est d’arriver avec deux ou trois projets inédits, les proposer aux abstentionnistes, et qu’ils en choisissent un, et les proposer aux votants, et qu’ils en choisissent un. Ça donnerait une idée !!
                  J’ai des idées pour ces projets et j’y pensais sous forme de chartes « progressives », de la plus soft à la plus hard qui serait l’anarchisme décroissant non violent.
                  Ça ne serait pas un vote mais un engagement, là, tout de suite, et quand le numéro trois est complétement intégré dans les habitudes, on passe au numéro deux, puis un ; ou bien on part du deux si on est déjà dans cette mouvance. Même si le « un » est l’utopie, bien sûr ; l’utopie peut tracer un chemin, et s’il est fait ensemble il peut être très gratifiant !

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