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Accueil du site > Actualités > Politique > Élections présidentielles 2007, exister médiatiquement

Élections présidentielles 2007, exister médiatiquement

La récente polémique suscitée par la bipolarisation excessive de la campagne présidentielle prend donc de l’ampleur depuis que Marie-George Buffet et Corinne Lepage ont rejoint François Bayrou dans le front des « petits » candidats qui veulent exister médiatiquement. Nul doute que les rangs de cette coalition hétéroclite pourraient bien s’agrandir...

Petits candidats, voilà déjà une expression péjorative que l’on serait bien avisé de ne pas employer. Mais c’est pourtant là une tentation, à laquelle les journalistes et autres commentateurs de l’actualité politique succombent volontiers tout comme au charme certain d’un duel annoncé entre Ségo- et Sarko- (On tient déjà là le titre d’une belle affiche !)

Cette controverse fait finalement ressurgir un débat fort familier aux politologues : les médias font-ils l’opinion publique et accessoirement font-ils les élections ?

Les données empiriques, disons plus simplement l’expérience, nous enseignent la prudence sur ce point. Les électeurs français ont souvent réussi à surprendre et à inverser les tendances des sondages et les prédictions (ou scénarios de politique-fiction) des commentateurs et analystes politiques... surtout lorsque ces prophéties politico-médiatiques étaient lancées un peu précocement dans la campagne.

Il faut reconnaître néanmoins que les médias jouent un rôle indéniable et encadrent d’une certaine manière le débat. Aujourd’hui, la multiplication des chaînes d’information, la course à l’exclusivité, rendue encore plus acharnée avec l’apparition de nouveaux médias, comme l’Internet et les blogs, accentuent davantage le phénomène qui tend à réduire la sphère politique à un affrontement de pourcentages, d’analyses de sondages, de petites phrases, voire de dérapages linguistiques...

L’élection présidentielle est normalement un moment privilégié du débat d’idées, une respiration démocratique dans la vie de nos institutions. Comme le souligne Dominique Wolton, sociologue, spécialiste des médias et de la communication, si les idées, qui s’écartent des courants dominants, ne trouvent pas à s’exprimer au moment de la campagne présidentielle, la société pourrait alors évincer du débat tous ceux qui, en revanche s’y reconnaissent. Le risque est donc celui de voir réapparaître ces courants sous une forme plus violente, de conduire cette partie de l’électorat à se radicaliser, ou à tout le moins, à discréditer dangereusement le système démocratique et ses valeurs.

Lorsque les médias commandent et commentent les sondages à l’excès, le débat d’idées s’efface au profit de l’image des candidats et des estimations chiffrées ; le tout finit par le ton de la campagne, aggravant, en l’espèce, l’enfermement dans une bipolarisation navrante pour le débat démocratique.


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27 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 12 janvier 2007 13:21

    Bonne analyse.

    Plus que le matraquage systématique des candidats favoris des media, il est probable que l’influence de ceux-ci passe surtout par l’actualité qu’ils présentent.

    En effet, l’apparition systématique des favoris est trop évidente pour ne pas entrainer une réaction consciente de la part du spectateur, qui va relativiser le message, surtout si celui-ci est répété pendant 6 mois, voire plus. Ce matraquage peut sans doute jouer un rôle dans la stature des candidats, en légitimant leur candidature, une sorte d’adoubement, mais aura peu d’influence sur leur vote.

    En revanche, parcequ’elle agit sur l’inconscient, et que le spectateur ne peut donc s’en prémunir de façon raisonnée, la présentation de sujets d’actualité en rapport avec les tendences des candidats aura un effet beaucoup plus sensible. Que l’on parle de chômage, d’insécurité, d’éducation ou de politique étrangère influencera beaucoup plus subtilement, mais en profondeur, l’opinion des spectateurs, en faveur de l’un ou de l’autre candidat.

    IL faut en effet regretter la très faible couverture consacrée aux « petits » candidats. L’élection présidentielle est un rare moment de débat démocratique, sur les orientations de notre société.

    S’il faut faire la différence entre ces petits candidats (certains ne sont là que par ego ou intérêt), l’absence dans le débat de ceux qui défendent effectivement une vision de la société, construite tout au long des années et pas uniquement lors d’une élection, est préjudiciable (même si leur rôle est peut-être plus de susciter le débat et d’inciter les candidats « majeurs » à prendre en considération des sujets importants que de vraiment attirer des votes).

    Quant aux candidats outsiders (Bayrou et Le Pen), le relatif ostracisme dont ils sont victimes est tout autant domageable, car il les contraint à adopter un langage aggressif pour être repris dans les principaux media, plutôt que d’expliquer leur projet alternatif qui mérite débat (il faut noter la stratégie, sans doute payante, de François Bayrou de passer beaucoup plus par les media régionaux et par le web pour présenter des idées, endroits où il dispose de plus d’espace pour un débat de fond, et où il n’est pas restreint aux petites phrases du débat politicien parisien).


    • yvan (---.---.148.16) 12 janvier 2007 13:59

      @Voltaire

      Ce n’est pas la première fois qu’on peut mesurer la pertinence de vos commentaires . J’ajouterai cette remarque concernant « les petites phrases d’actualité à l’actif des candidats préférés » . Les responsables de ce monde médiatique (...) ont évalué, tout comme vous, l’impact de ces orientations dont le CSA ne tient aucune comptabilité . Ceci prouve bien qu’il s’agit d’une action délbérée et parfaitement orchestrée par les staffs, probablement en ligne directe avec les conseils d’administration des « sponsoring lobbies » . Avez vous une idée, M.Voltaire, de la raison profonde de tout cela ?

      A vous lire


    • T.B. T.B. 13 janvier 2007 06:15

      Il est parti de loin l’usurpateur, sans vergogne, du nom Voltaire pour nous glisser en douce, quelques poncifs plus loin savamment brodés, tout le bien qu’il pense de Bayrou. C’est son droit. C’est aussi le mien que de dénoncer le mensonge Bayrou.

      FB est aussi dangereux que Sarkozy, voire pire car il avance masqué en se parant de toutes les vertus alors que Sarko lui, au moins, annonce plus ou moins la couleur. Bayrou se dit démocrate, propose même une démocratie directe mais dans des conditions telles qu’elle ne verra jamais le jour. Procédé des plus vicieux. Il propose également les votes blancs enfin considérés comme suffrage exprimé ... à condition de rendre d’abord le vote obligatoire. Même procédé vicelard. Il est également, à l’instar du petit Jésus qu’il vénère, grand faiseur de miracle : son nom sur la page web de Quid a brusquement disparu depuis 3 semaines. Il faut dire qu’elle indiquait son appartenance à la Trilatérale, la plus puissante organisation mondiale qui regroupe toutes les multinationales responsables de presque toutes les « tensions internationales » pour « libérer » les peuples de leurs pétroles ou placer des dictateurs là où les gisements de tous ordres sont prometteurs. Gentils lobby qui détiennent la majeure partie des médias et s’infiltrent dans toutes les démocraties comme un couteau dans du beurre.

      Mais bon, pas grave : Dieu tout puissant et si cher à Bayrou le catho pratiquant n’a pas réussi à effacer son nom dans le lien ci-dessous : http://www.solidaridad.net:80/articulo2530_enesp.htm 10ème nom en dessous de European Groupe lequel a pour Président Peter Sutherland (président également de l’European Policy Center, de Goldman Sachs International, de BP (British Petroleum), membre du comité de direction du groupe Bilderberg et directeur non exécutif de la Banque Royale d’Écosse.)

      Diviser pour régner. Surtout pas de démocratie directe. Mettre à la place une « démocratie représentative » droite / gauche, des chefs de partis médiatisés à outrance, membres de la Trilatérale en coulisse (ou d‘autres organisation qui ne défraient pas la chronique comme Le Siècle ou l‘IFRI), et le tour est joué. Les moutons sont ainsi bien gardés (police et climat d‘insécurité volontairement entretenu), tondus (impôts), maintenus dans l’ignorance (info), dans la pauvreté (chômage artificiellement maintenu entraînant acceptation de bas salaires), menés à l’abattoir à coup de nationalismes et de « tensions internationales » orchestrées (jeunes recrues sacrifiées), rendus rentables (par achats massifs de biens de consommation produits par les multinationales). Une bonne dose de religion savamment et sournoisement distillée est également conseillée.


    • T.B. T.B. 14 janvier 2007 16:44

      Cet article est un leurre. Il fait passer les petits éléphants pour des petits candidats (vous y noterez la présence de Bayrou alors que c’est le 3ème qui bénéficie de la plus grande médiatisation aprés segozy sarkolène ...)

      Voici les vrais « petits candidats » complètement occultés, liste non exhaustive et leurs programmes n’ont rien de loufoques :
      - France Gamerre,
      - Eric Taffoureau-Millet,
      - Roland Castro,
      - Christian Chavrier,
      - Jean-Philippe Allenbach,
      - Nicolas Miguet,
      - Michel Martucci,
      - Robert Baud,
      - Jean-Christophe Parisot,
      - Michel Baillif,
      - Edouard Fillias,
      - Jean-Paul Le Guen,
      - Jean-Michel Jardry,
      - Jean-Marc Governatori,
      - Yvan Bachaud,
      - Alain Mourguy,
      - Yves Aubry,


    • T.B. T.B. 14 janvier 2007 16:48

      Vous trouverez 30 petits candidats et leurs sites dans le lien ci-dessous :

      http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20061213.WWW000000339_les_petits_candidats.html


    • Viv (---.---.152.234) 15 janvier 2007 10:54

      Ce qui est marrant, c’est qu’avec Bayrou on pourrait mettre en place l’équivalent du point de Godwin : « Plus une discussion sur François Bayrou dure longtemps, plus la probabilité d’entendre parler de la Trilatérale tend vers 1 ».

      J’ai l’impression que c’est la seule chose que les contradicteurs de Bayrou lui trouvent !

      Concernant la défense des petits candidats, je ne vois pas le mal qu’il y a à être une grand candidat et à défendre les petits.

      ++


    • cristinadegabriac (---.---.235.70) 28 janvier 2007 23:28

      ces derniers temps, je suis affligée par toutes les tentatives d’étrillage des uns des autres.les deux jumeaux des présidentielles françaises en sont toujours à la cours de récré. Ségolène applique la méthode des listening tours bien connue aux US qu’Hilary clinton a utilisée pour se faire élire comme sénateur de new York. La france décrouvre avec émoi une méthode democratique qui consiste non pas à faire de la promo mais à écouter les autres à savoir les électeurs. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle en fait.Les vrais problèmes ne sont pas traités ni même abordés. Quant à son jumeau de l’ump, plus calme et certainement capable d’ecouter et d’aborder ces problèmes, il s’occupe à destabiliser sa concurrente même si ces allocutions ont gagné en plus de « coeur » . Aujourd’hui, j’ai l’impression que le Français s’est replié chez lui et rêve de son côté d’une société où il trouverait sa place, une maison, une belle ville, bref un endroit humain.Les débâts d’idées et de société ne l’intéressent guère. On assite à un nouvel humanisme celui de l’individu. Les politiques devraient traiter ces questions et également parler et rassurer sur l’europe, sur l’environnement. j’ai decouvert un blog qui en parlait : celui des archis. www.architecture2007.com on y traite du cadre de vie, du logement et surtout de la qualité architecturale de nos villes Par ailleurs, pourquoi le pays se clive-t-il ?Le voter utile dès le premier tour risque de tuer les idées de tous les partis autres .Le centre, pour ma part, et les radicaux, creuset des grands esprits jadis, ont toute leur place dans ces débats et dans nos choix.Ils nous permettrons d’aborder la vie politique avec les outils matures qui nous préserveront des extrêmes néfastes du 21 avril dernier, cet inoubliable rendez vous présidentiel où le boulet de canon nous a effleuré les oreilles


    • Reinette (---.---.102.27) 12 janvier 2007 15:31

      les médias font-ils l’opinion publique et accessoirement font-ils les élections ?

      Pour vendre du papier ou fouetter l’audimat, conquérir des marchés publicitaires ou complaire à leurs actionnaires, les médias colportent la peur à coup de manchettes criardes, d’articles et de reportages sur la « violence » et la « délinquance ».

      Simultanément, ils couvrent d’un silence plein de mépris les victimes de la violence économique et de la délinquance patronale.

      « Il y a du chômage, on en a pas parlé pendant la campagne », pleurnichait dans une émission de téléachat Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde (LCI, 27.04.2002).

      Car les pyromanes de l’« insécurité » ne maîtrisent plus la flamme qu’ils ont alimenté. Ils voudraient à présent vendre plus de papier et plus d’audimat encore en affectant d’être désolés de la montée de l’extrême droite.

      Habiles à apaiser leurs consciences, les médias déploient une pédagogie anti-FN dont Libération a fourni le modèle (génial). Un article présentait les dangers du programme du FN en ces termes :

      « Adieu la paire de basket made in Tunisie à 22 € ou le jean made in China à 30 €, achetés en grande surface » (Libération, 25.04.2002).

      Ces journalistes qui encore affirmaient :

      « Personne n’envisage sérieusement que MM. Chirac et Jospin ne se retrouvent pas face à face au second tour. » (Le Monde, 19.04.2002)

      ou caquetaient que

      « Jacques Chirac et Lionel Jospin sont assurés du second tour. » (Serge July, Libération, 16.04.2002)

      donnent des leçons de morale civique en stigmatisant la « frivolité », « l’insoutenable légèreté » et la « désinvolture démocratique » de ceux qui n’ont pas voté pour les candidats du Parti de la Presse et de l’Argent (Laurent Joffrin, Le Nouvel Observateur, 25.04.2002).

      En effet, le Parti de la Presse et de l’Argent qui a alimenté le FN et ses combats n’est pas seulement constitué par les responsables de droite, Le Figaro, RTL et TF1.

      Le Parti de la Presse et de l’Argent,

      c’est aussi le Parti socialiste et ses alliés : des radios comme France Inter ou France Culture

      c’est aussi des périodiques prétendument « citoyens » ou « de gauche » comme Le Monde, Libération, ou Le Nouvel Observateur.

      Tous disposés à mentir ou à se courber pour favoriser les patrons qui plastronnent et le « modèle américain » (guerre permanente aux pauvres du monde, prisons pour les pauvres d’Amérique).

      Le cœur de l’idéologie dominante bat dans les colonnes du Monde comme sur les ondes de TF1 : chaque jour, ce journal détermine l’agenda éditorial du reste de la presse.

      Créé en 1944 pour équilibrer le pouvoir de l’argent et des trusts, Le Monde rêve à présent d’être coté en Bourse. Comme TF1. Depuis 5 ans, le quotidien « de référence » a multiplié ses liens de servitude financière avec les plus grands groupes capitalistes français (Bouygues, Lagardère, Vivendi, Pinault). Coïncidence ? Cette publication crépusculaire révère marchés financiers et marchands de canons. Elle frétille à l’idée de gagner des millions. Comme le soir, sur TF1.


      • Reinette (---.---.102.27) 12 janvier 2007 15:41

        Entre récupération et injures, la presse qui ment s’englue dans le traitement de la contestation. Elle présente l’anarchisme comme le dernier produit tendance pour étudiants en art dramatique, le trotskisme comme un casting de télévision, le reste comme inexistant.

        Désormais, le PPA (Parti de la presse et de l’argent) s’expose au grand jour. Sur France Inter, un chef de L’Express (groupe Hersant / Dassault) a interpellé José Bové : « Est-ce qu’il n’y a pas dans le mouvement altermondialiste un rejet de la démocratie, c’est-à-dire un rejet du libéralisme ? »

        Depuis, le Parti de la presse et de l’argent s’époumone à gonfler les polémiques qu’il fabrique afin, par succession d’associations douteuses, d’assimiler résistance à l’air du temps et antisémitisme.

        Face à eux, les responsables contestataires pratiquent la politique de la fesse tendue. Ils défèrent à toutes les sommations médiatiques, s’exhibent devant les caméras, se dandinent devant les micros, répondent aux questions les plus bêtes. Ils ne font pas avaler ses cravates hideuses à Elkabbach, ils ne tirent pas les oreilles de pachyderme de Moati, ils ne font pas tomber Alain Duhamel de son solex, ils ne poussent pas des cris séditieux devant Arlette Chabot. Plaintivement, ils expliquent l’urgence d’un « autre monde » à ceux qui ont bâti celui-ci, y compris aux animateurs-patrons gavés d’euros.

        Quand le Parti de la presse et de l’argent a bien ri, il éloigne les importuns d’un coup de cravache. Avant de les sonner à nouveau pour le prochain spectacle.


      • pommedapi (---.---.4.116) 13 janvier 2007 19:15

        Décidemment Reinette, j’apprécie de plus en plus tes interventions.Moins dogmatiques et plus décapantes.J’espère un jour saisir où tu veux en venir. Car je suis un peu comme toi,sauf que je ne vois pas de lumière, même pas de lueur. smiley


      • Mathieu (---.---.228.253) 12 janvier 2007 15:55

        je trouve aussi le texte pertinant.

        Cependant qu’est ce qu’on appelle petit candidats ??? Si la défintion se fait en fonction du temps d’antenne, François Bayrou ne saurait être considéré comme tel. Les derniers relevés du CSA, comme certaines émission ( arrêt sur image) ou site internet (www.acrimed.org) montrent que son temps de parole est quasi identique que celui des deux malabars qu’on impose à tout le monde. Attention à la victimisation excessive, arguement poltique qui peut être juste mais qui est souvent trop facile.

        Quand on regarde le dispositif de campagne de TF1, par exemple, il reçoit une émission speciale comme les deux autres. En plus, il aura facilement le beau rôle puisque qu’il sera en face du principal parti fasciste français. Il aura beau jeu pour apparaître comme le défenseur de la démocratie, etc. Il apparait comme outsider car les commentateurs accpetent de lui assigner ce rôle. il ne l’est pas plus que tous les autres. Il a une place proche de celle d’Olivier Besancenot : il est utile pour mettre en valeur l’UMP comme le postier permet de valoriser les sociaux-libéraux. Je trouve cette vision très réductrice, cela fait apparaitre un échiquier politique moins compliqué qu’il ne l’est... C’est « la ménagère de moins de 40 ans » appliquée aux rapports de force et visions politique !

        On peut aussi penser que F Bayrou le dit pour défendre la démocratie. C’est pas impossible : pour défendre le puralisme politique, il a bien fait un don au PCF après les élections de 2002. Geste qui l’honore et merci encore !


        • Voltaire Voltaire 12 janvier 2007 16:45

          Sur le point précis des temps media consacrés à F. Bayrou et aux autres, vous faites une erreur par confusion :

          Les principales données qui ont été commentées sont les temps de parole, c’est à dire le cumul des interventions directes des candidats. Le temps de F. Bayrou a été artificiellement élevé sur TF1 en décembre, en raison de sa longue interview au journal télévisé lors de sa déclaration de candidature.

          Il faut noter que pour ces temps de parole, le CSA a aussi épinglé les media d’information continue (France-info, LCI etc...), pour lesquels Bayrou a disposé d’environ 10 à 30% seulement de temps de parole par rapport à S. Royal et N. Sarkozy, et les autres candidats encore moins.

          Mais le CSA comptabilise aussi les temps d’antenne, c’est à dire en ajoutant les commentaires et reportages des journalistes, et là bien sûr l’écart se creuse...

          Enfin, n’est pas comptabilisées le nombre d’interventions et de commentaires ; or, difficile de passer un seul journal de 20h sur les principales chaines sans avoir au moins 10 sec de reportage sur les faits et gestes de Mme Royal ou Mr Sarkozy, tandis que les autres candidats sont évoqués au mieux une fois par semaine.

          C’est d’ailleurs ce matraquage que les français reconnaissent et dénoncent, et pas les temps de parole effectives (qui sont effectivement un peu plus équilibrés).


        • Mathieu (---.---.228.253) 12 janvier 2007 17:36

          Ah... bien renvoyé. Donc mes excuses pour cette confusion.


        • Michel (---.---.160.170) 12 janvier 2007 16:50

          « Petits candidats, voilà déjà une expression péjorative que l’on serait bien avisé de ne pas employer. »

          j’admire votre esprit critique. Notez quand meme qu’avec la photo de votre article, vous entretenez la « bipolarisation » et la notion de « petits » candidats. C’est bien dommage.

          « L’élection présidentielle est normalement un moment privilégié du débat d’idées, une respiration démocratique dans la vie de nos institutions. »

          Vous trouvez ??? Moi je pense que c’est plutot un cirque médiatique digne de la star academy, basé sur l’ego des candidats, les « p’tites phrases », le culte de la personalité, mais certainement pas sur des débats d’idées. L’election presidentielle française fait figure de proue de la deliquescente « démocratie » représentative française où le citoyen ne peut utiliser son vote que pour elire des personnes.

          Le plus drole c’est que juste derrière, il y les legislatives et que si le président (ou la présidente) n’a pas la même couleur que l’assemblée nationale, il (elle) risque de s’emmerder sévère pendant son quinquennat.


          • contribuablépuisé (---.---.175.21) 12 janvier 2007 18:52

            En ce qui me concerne j’appelle de tous mes voeux une réelle bipolarisation de notre société politique et voici pourquoi.

            1°) La multiplication des partis politiques ne peut que nous conduire à un fonctionnement du type 3° république, où un parti minoritaire peut faire tomber les gouvernements au gré de sa fantaisie. Alors que dans un monde qui bouge de plus en plus vite et qui nécessite un gouvernance réactive, l’action gouvernementale est déjà sans arrêt freinée par les corporatismes de tout poil, par la peur des syndicats, par la peur de déplaire à son électorat ; alors si on ajoute à çà l’obligation incessante de compromis ce sera l’immobilisme le plus complet.

            2°) En cas de bipolarisation les leaders politiques seraient obligés de faire l’apprentissage de la démocratie au sein de leur propre parti. En effet lorsqu’il y a eu débat et vote sur un sujet donné au sein du parti, la moindre des choses seraient qu’ils respectent le vote majoritaire. Souvenez-vous du spectacle affligeant donné par certains lors du référendum sur la constitution européenne.

            3°) Pour l’élection présientielle, quel est ce cirque auquel nous assistons ? Nous voyons des candidats n’ayant aucune chance d’accéder au poste convoité (Mme Buffet, le petit facteur, l’employée du crédit lyonnais...) venir proposer des solutions qu’ils n’auront jamais à appliquer. Dans ces conditions, ils peuvent raconter les plus grosses inepties économiques, polluer le jugement de quelques pourcentages d’électeurs et plus grâve encore permettre à certains électeurs d’éluder les choix bien réels qu’ils ont face à eux.

            4°) Imaginez qu’un Bayrou vienne à remporter l’élection présidentielle. Quelle majorité à l’assemblée pour le soutenir ? Lui qui bêle au manque de démocratie, laquelle propose-t-il au sein de son propre parti ? Toutes les actions de l’UDF depuis 2 ans ne sont pensées que pour mettre en avant M. Bayrou. Ceci me gêne beaucoup, j’aurais aimé que des débat et des votes aient lieu à l’UDF comme ils ont eu lieu au PS, même si ce n’est pas parfait c’est déjà un pas vers une gestion démocratique d’un grand parti.


            • Battement d’elle (---.---.90.133) 14 janvier 2007 13:37

              à contribuablépuisé

              ’’permettre à certains électeurs d’éluder les choix bien réels qu’ils ont face à eux.’’ Je suis étonnée que certains aient déjà fait le choix de leur ’’président’’ : quels peuvent bien être les critères retenus ? est-ce la couleur de leur cravate, la griffe de leur tailleur...leur appartenance à tel ou tel parti politique ou la phraséologie qui fluctue en fonction de l’auditoire lors des meetings ? Jusqu’à maintenant pas un seul des candidats à la course au pouvoir n’a été capable de coucher noir sur blanc un programme bien défini. Leur seule véritable idée est celle d’accéder au trône : n’est-ce pas un peu léger comme argument ? " Rien n’est plus dangereux qu’une idée, quand on a qu’une idée’’ Jacques Prévert


            • mosca (---.---.162.248) 12 janvier 2007 19:39

              La non représentation des divers courants d’idées dans les medias ,les assemblées justifie leurs apparitions dans le debat présidentielle,seul moment ou ils peuvent un peu s’exprimer alors que les exclus politiques sont majoritaires en France.Créons une democratie sociologique(sexe et profession représentées proportionnellement dans les assemblées)qui demande au gouvernement d’etudier leurs projets puis les accepte ou les refuse.Le gouvernement et son président, élus par listes avec droits de panachage serait controlé a posteriori par une autre assemblée de citoyens tiré au sort avec des moyens d’expertises choisi au coup par coup par eux memes.La majorité des 2 assembléés pourraient renvoyer ceux qui ont faillis.Le pouvoir executif pourrait avoir des moyens de gouverner dans les cas d’urgences mais avec obligation de se justifier aupres des assemblées apres coup.Les politiques ne pourraient accéder que dans le pouvoir executif et dans les pouvoirs locaux.Adieu les apparitchiks accumulateurs de pouvoir et d’argent sans compétence particuliere de direction,le jugement se fera d’abord localement sur piéce.Enfin ce n’est qu’un debut pour trouver d’autres solutions de gouverner mieux et en phase avec les citoyens cela reste a approfondir.Il faut mieux une democratie réelle que virtuelle on voit le résultat.


              • Arlou (---.---.65.152) 13 janvier 2007 02:25

                Très bon article.

                La publicité pour le bipartisme exprimé dans un post, ci-dessus, correspond tout à fait à ce que souhaite le PS et l’UMP (faute de pouvoir avant même le premier tour s’éliminer l’un l’autre). C’est en tendant à ce résultat, qu’ils ont pour cette campagne électorale, et plus que jamais, installé une sorte de ceinture sanitaire en rendant très difficile, par pressions auprès des maires, l’obtention des 500 parrainages nécessaires ou en négociant des ralliements contre la promesse de quelques circonscriptions ou de ministères. Enfin, pour le cas ou cela s’avèrerait insuffisant, ils agitent également le spectre du 21 avril 2002 et la nécessité du « vote utile » dès le premier tour.

                Le problème est que nos deux « grands » candidats PS et UMP que l’on voudrait nous imposer, qui veulent s’imposer, et que les médias nous ont déjà imposés de manière plus ou moins subliminale, depuis des mois, et qui disposent de frais de campagne énormes, qui seront remboursés par l’Etat, ne sont désignés que par les militants de leurs partis qui représentent tout au plus 1% des français.

                Alors ceux qui veulent imposer le bipartisme en France devraient peut-être commencer par réfléchir à d’autres formes de primaires et surtout demander aux Français ce qu’ils en pensent.


                • Dan (---.---.174.187) 13 janvier 2007 15:26

                  Bonjour, Depuis que je suis tombée par hasard sur cette interview :

                  http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/2006/10/politicshow_fut.html

                  je suis persuadée que ni Sarko, ni Ségo ne seront les vainqueurs de cette élection mais bien lui, cet homme à la tête bien faite, non populiste et à la probité prouvée. Il a du De Gaulle... c’est lui que la France profonde - loin du microcosme parisien - choisira.

                  Attention,l’interview devait durer 1 h, elle en a duré 3, tant elle va en profondeur, dans le politique et l’humain. A écouter avec un bon verre, bien assis dans un fauteuil ou allongé sur son lit...

                  La question de SA majorité à l’Assemblée est souvent posée pour justifier le vote pour Sarko-Ségo.

                  Qu’a fait De Gaulle ? N’a-t-il pas gouverné avec les gens ayant une vision, jusqu’aux communistes ? Lorsqu’il sera élu, le peuple de France sera assez intelligent pour lui donner une majorité avec laquelle il pourra diriger le pays.


                  • www.jean-brice.fr (---.---.240.80) 13 janvier 2007 21:54

                    Comparer BAYROU à DE GAULLE ; c’est aller un peu fort ! Il faudrait retomber sur terre . Un Gaulliste.


                  • Gio (---.---.91.178) 16 janvier 2007 00:24

                    Jean Brice : pas un peu fort, inepte !


                  • contribuablépuisé (---.---.12.83) 13 janvier 2007 18:38

                    pour ceux qui souhaitent la multiplication des candidats :

                    Trouvez-vous que la démocratie Française fonctionne tellement mieux qu’aux US ou bien qu’en Engleterre ?

                    Je ne souhaite pas imposer le bipartisme, je souhaite simplement qu’il devienne évident. Je souhaite que tous ces petits partis nés de la pure embition personnelle, crées pour 1 homme et non pas pour la bonne marche de la démocratie, disparaissent pour laisser la place à des hommes responsables au sein de leur propre parti.


                    • contribuablépuisé (---.---.12.83) 13 janvier 2007 18:50

                      Pour Dan

                      Lorsque vous écrivez « le peuple de France sera assez intelligent pour lui donner une majorité » je trouve que c’est de la pure langue de bois. Vous devez faire partie du bureau politique de M Bayrou, ou bien alors il n’a pas encore découvert votre talent.


                      • Algy Algy 14 janvier 2007 03:01

                        Juste quelques précisions rapide :

                        1/ la photo illustre justement le problème des « petits candidats » qui peinent à exister entre les images omniprésentes et archidominantes de Royal et Sarkozy.

                        2/ La question n’est pas vraiment ici celle du bipartisme ou d’un retour à un scrutin proportionnel. Il s’agit plutôt de réfléchir à ce qu’est sensé être le débat des présidentielles où ceux qui entendent se présenter, quelque soit leur chance ou probabilité d’être élu, dans la mesure où ils ont des idées à proposer, peuvent le faire dans un cadre démocratique.

                        Merci pour tous ces commentaires


                        • contribuablépuisé (---.---.5.61) 15 janvier 2007 09:13

                          J’avoue que j’ai du mal à suivre le raisonnement d’« ALGY » qui dit qu’il n’y a aucun rapport entre la multiplication des candidats à l’élection présidentielle et un éventuel retour aux magouilles de la 3° république.

                          On a bien vu le résultat catastrophique obtenu en 2002 avec la candidature de JP Chevennement et de Mme Tobira.

                          La multiplication des partis politiques ne fait qu’encourager les intransigeances, elle permet aux uns et aux autres d’échapper aux débats et compromis nécessaires au sein d’un grand parti qui sont la base de la démocratie et de la responsabilité.

                          Si je prends comme exemple M Besancenot, il me semble qu’il ne représente en France qu’un pouvoir de nuisance, et encore plus aux partis de gauche qu’à la droite. Il peut prétendre les pires absurdités car il sait qu’il n’aura jamais à les assumer. Mais par contre il aura pollué les débats et les vrais choix que nous avons à faire.


                        • Hal Eurode (---.---.118.66) 15 janvier 2007 10:03

                          Je suis heureuse ... Je suis heureuse ... Je suis heureuse ...

                          Je veux ... Je veux ... Je veux ...

                          Je ferai ce que vous voudrez !

                          Evita Peronnelle

                          Hal smiley


                          • Sylvain Poirier Sylvain Poirier 18 janvier 2007 03:47

                            Il y a aussi ma candidature qui ne figurait pas dans cette liste du Figaro. Par contre il y a la liste du site du Monde où j’apparais bien depuis la mi-décembre. Donc il y a plein de listes un peu partout, que chaque candidat doit dénicher une par une pour y figurer... j’avais contacté l’AFP deux fois espérant que ça fasse diffuser l’info de ma candidature mais ils ne m’ont toujours pas inclus dans leur liste !

                            Une liste complète avec les points essentiels des programmes, est donnée par le journal Le Socle, numéro 1 de janvier 2007, paraissant chez les marchands de journaux.

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