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Elections présidentielles de 1995, 2002, 2007, portraits entrelacés

Le démarrage de la campagne de 2007 paraît fulgurant, débutant avec une procédure de désignation des candidatures qu’on appelle primaires, pour les comparer à leur homologues américaines. Mais autant ces dernières sont rodées de longue date, autant la France vient de découvrir une innovation créant un précédent en scrutant le dispositif qui a permis d’investir Ségolène Royal. Et si l’on observe ce qui se passe ailleurs, dans d’autres formations, on y voit aussi des sortes de primaires affichées, comme celles de l’alliance antilibérale au sein de la famille UMP. Et Chirac ?

Si l’on devait faire des comparaisons d’une élection à une autre, on constaterait que 2007 ressemble plus à 1995 qu’à 2002. La première explication tient en une formule, fin de règne. Pour Mitterrand, c’était sûr, et d’ailleurs il avait annoncé son retrait bien avant les échéances de la campagne. En revanche, l’absence de clarification de Jacques Chirac jette le trouble, surtout dans son propre camp. Mais quelle que soit sa décision, nous sommes dans une ambiance de fin de règne, comme en 1995. A cette époque, Jacques Delors, le candidat le mieux placé dans les sondages, se désistait. Et l’appareil du PS intronisait le « meilleur d’entre tous à gauche » à cette époque, un certain Lionel Jospin. Quant à la droite, son candidat naturel pour ainsi dire était le Premier ministre Balladur, promis dans les sondage à un duel face à Jospin. C’était évident en novembre 1994, sauf que le renard Chirac était en embuscade, et fort d’un charisme associé à une machine électorale des plus performantes, il allait créer la surprise du premier tour.

Quid de l’automne 2006 ? A gauche, la situation est clarifiée pour le PS. Le seul coup de théâtre serait que Fabius parte en free lance, mais sans appui, sans réseau, sans alliance, une telle échappée est inenvisageable, contrairement à celle de Chirac en 1995. En 2006, Sarkozy est dans la position de Balladur, de celui qui, par nature, s’impose à l’évidence dans l’opinion et les médias. Qui pourrait rééditer le coup de « la France pour tous » en 2006 ? Mam ou Villepin, ce dernier ayant la légitimité conférée par la direction de Matignon. Toujours est-il que la conjoncture de 2006 ressemble de près à celle de 1994, tant sur le plan de la bataille des présidentielles que sur celui de l’ambiance fin de règne, des doutes émis par les citoyens, avec en plus une économie en crise, pas aussi prononcée qu’à la fin du règne de Mitterrand, mais avérée tout de même, et aussi cette crise sociale qui, elle, s’est sensiblement aggravée. A noter quand même une différence de taille, due au calendrier : en 2007, les présidentielles sont quasiment couplées aux législatives, contrairement à la situation de 1995, ce qui offre quatre combinaisons possibles.

La situation à l’automne 2001 était bien différente. Une évidence dans les deux camps. Chirac s’imposait comme candidat à sa propre succession pour un second mandat, et même si l’unanimité n’était pas de mise, nul ne contestait, au sein de la toute nouvelle UMP, qui s’appelait à l’époque Union pour la majorité présidentielle, la légitimité du président en exercice. Au PS, après cinq ans à Matignon, longévité exceptionnelle faut-il le souligner, et fort de son bilan, Lionel Jospin s’imposait comme le candidat incontournable. Dans ces conditions, pourquoi vouloir inventer un programme, discutailler, débattre, se battre, l’affaire était classée. Une campagne de routine et hop, l’affrontement décisif pour l’Elysée en 2002. Mais certains se sont invités pour troubler le jeu, dévoilant que le consensus sur la bipartition n’avait pas lieu d’être. Par ailleurs, le bilan de Jospin était surestimé, grâce à la bonne conjoncture économique de la fin 1990, ne pouvant masquer cette fracture sociale durablement installée, alliée à ces fêlures disséminées sur le territoire. Jean-Pierre Chevènement voulait proposer une alternance républicaine et sociale. Fiasco, et le FN au second tour.

Certains évoquent 2007 comme une élection majeure. Jacques Attali dit que c’est la dernière qui puisse peser sur l’avenir. Je dis le contraire, 2007 risque de se révéler inutile, mais 2012 sera peut-être le moment décisif. En tout cas, cette campagne semble démarrer de manière étrange. Les cadres de l’UMP ont bien raison lorsqu’ils souhaitent que la désignation se fasse au plus tôt. Cela dit, il n’y a aucune stratégie gagnante en l’état actuel du chaos dans les esprits des citoyens. La cote de Ségolène Royal est surévaluée. Un bon nombre de gens de gauche ne voteront pas pour elle. Une chose semble certaine, le flou est de mise. Rarement une élection se sera présentée avec autant de flou sur fond de crises plurielles. Autrement dit, un chaos dans le jeu politique articulé à un désordre social, le tout sur fond de défiances mutuelles entre le peuple et les élites. De plus, une passion politique nouvelle semble avoir investi une partie des citoyens, le référendum sur le TCE l’atteste, non sans que l’Internet n’y soit impliqué, bref, rien de commun avec 1995 et 2002.

En 1995, Chirac s’est fait élire sur le slogan La France pour tous, symbolisé par un pommier. En 2002, il n’y avait aucun slogan, mais un bilan ; en 2007, La France d’après sera opposée au Désir d’avenir. C’est à dessein que je caricature les deux candidatures, en supposant que les formules parlent. Que disent-elles ? Qu’il y a un vide, et que ce vide sera comblé par la participation des citoyens, par leur investissement dans la vie participative, avec une nuance. Pour Sarkozy, il s’agit d’un vœu subordonné à un idéal matérialiste. Gagner plus en travaillant plus. Une nuance ayant bien plus que l’épaisseur d’un cheveu avec l’ordre juste de Ségolène ? Je suis bienveillant avec la politique, j’ose croire qu’il existe une différence et que Ségolène en appelle à la vie politique de l’individu, alors que Sarkozy met en avant les enjeux économiques. Mais par-delà les professions de foi des deux intéressés, je ne vois pas de différences essentielles. Surtout que la frontière vacille, et que des sympathisants socialistes peuvent très bien voter UMP, et inversement. Et que parmi les sarkozystes, certains se réclament de gauche, et que parmi les ségolistes, d’aucuns n’osent pas se dire de droite, mais...

Mais n’oublions pas qu’une élection est une rencontre en un homme et un peuple, selon la formule de de Villepin. Je préciserai, un entrelacs entre un chaos de prétendants, une société en crise, le tout médiatisé symboliquement par la machine médiatique et physiquement par la machine des partis (réseaux). Nous voilà donc bientôt en 2007, avec une crise sociale plus grande qu’en 1995, dévoilée en 2002, une crise des partis peut-être supérieure à ce qu’elle a été en 1995. Le tout sur fond de plus grande confusion, les analystes ayant décelé une défiance des citoyens vis-à-vis des politiques (dévoilée en 2005), alors que d’autres analystes voient dans le phénomène Sarko-Royal une proximité nouvelle entre une personnalité et les citoyens. Rarement on aura assisté à une telle confusion.


Quel sera le résultat de ces élections ? Nul ne le sait, mais une chose est certaine : la distribution des votes résulte d’une rencontre, celle des intentions, discours, programmes et figures affichées par les candidats (avec comme courroie de transmission les machines électorales et les médias) et celle des désirs, volontés, aspirations, craintes, état d’esprit des Français, face au présent et à l’avenir. Parmi les électeurs, des mécanismes démocratiques « ordinaires » fonctionnent. D’abord la fidélité à une orientation bipolaire, gauche-droite, manifestée par des nuances (extrême ou centre) et une volatilité (exemple en 2002, des ouvriers votant Le Pen ou des cadres votant Jospin). Et puis la logique déterministe, une équipe qui a bien gouverné dans le passé le fera dans l’avenir et inversement. Bref, on ne change pas une équipe qui gagne, et on congédie l’entraîneur si elle perd. Enfin, la logique non déterministe. Le pari sur l’avenir. En ce cas, on vote en accordant un crédit à l’avènement d’une part de nouveauté incarnée par des promesses auxquelles on croit. Bref, espérer l’inespéré, l’inconnu.

La logique de l’inconnu, du changement, a fonctionné un peu en 1974 et beaucoup plus en 1981, avec le Changer la vie comme deal proposé par Mitterrand. Ensuite, toutes les élections se sont jouées sur une logique déterministe. En 1988, la France ne veut pas de Chirac après son passage à Matignon et reprend Mitterrand. Et après ?

1995, la France élit Chirac, sans trop y croire, pour ne pas élire Jospin, mais elle a aussi refusé Balladur. Parfaite logique déterministe fonctionnant en négatif. C’est un Chirac absent des affaires gouvernementales depuis 1988 qui a été choisi. Dans un contexte de crise sociale et, disons, de crise de l’avenir. En effet, dans le sillage de l’élection, sous le gouvernement Juppé, à l’occasion des grèves de décembre 1995, la société française s’est mise à croire, à tort ou à raison, que les générations futures vivraient moins bien que leurs parents (ce phénomène s’est produit aussi au Japon).

2002, la France élit Chirac sans débat de second tour. Dans un contexte où on a largement fait pour cacher une crise apparemment évaporée avec la « nouvelle économie », les 35 heures et la conjoncture internationale favorable (à noter cependant la pente descendante en 2001), où tout devait aller de soi, où les deux candidats étaient les deux principaux personnage de l’Etat, tous deux aux commandes du pouvoir, bref, une logique déterministe imposée d’en haut, avec un résultat indéterminé et imprévisible, qui, semble-t-il, a traduit la lassitude des Français, au point que Chirac et Jospin totalisent moins de quarante points dans une élection avec une abstention importante.

2007, la logique de rupture, revendiquée par Sarkozy et Royal, est cadrée pour répondre à ce refus de la logique déterministe adopté par une bonne partie des Français depuis 1995 et du reste, amplifié par les médias. Les analystes comparant 2007 à 1981 ne s’y sont pas trompés, enfin, sur cet aspect ; car au vu de l’étendue de la crise, ce n’est pas le Changer la vie de Mitterrand, mais le sauver la vie, en inventant autre chose, qui prévaut en 2007 ; quitte à en appeler aux citoyens (démocratie participative) ; l’autre option étant de tracer une ligne Maginot nationaliste (FN). Cela dit, si les candidats se targuent d’être en rupture, les programmes, ficelés de bric et de broc, composés d’archaïsmes et de gadgets, ne suivent pas les discours et donc, cette élection de 2007, basée sur des postures, risque de virer à l’imposture.


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18 réactions à cet article    


  • LE CHAT (---.---.75.49) 28 novembre 2006 10:54

    bon article , j’avais moi même dans un de mes commentaires parlé de postures et d’impostures de ces candidats produits marketing .Aucun vrai projet capable de provoquer un quelconque enthousiasme, tout juste des budgets prévisionnels de gestionnaires .encore des lendemains qui déchantent en perserpective !


    • le sudiste (---.---.58.2) 29 novembre 2006 00:51

      Bon article ? Sans déconner ! C’est à mourir de rire... Ca ne ne sera pas la première fois que notre multidiplomé de service (cf ce commentaire mémorable du débat Le Pen/Bayrou) se prend pour un fin analyste de la politique française... Personnellement je lis dans l’intro concernant le gros suspens sur Chirac : « En revanche, l’absence de clarification de Jacques Chirac jette le trouble, surtout dans son propre camp. » Quand on en est là sur la compréhension du jeu politique de son pays, il faut avoir conscience d’une seule chose : le mieux c’est de se recycler dans les commentaires du saut à la perche...


    • Demian West (---.---.254.113) 28 novembre 2006 11:00

      Scrutin électrique.

      Après le tumulte des campagnes certes électives, mais internes aux partis politiques, et dont les socialistes firent leur suspens le plus tendu, on navigue désormais dans le calme le moins troublé par d’humbles sautes d’humeurs des politiciens en rade de télévision. En effet, le théâtre des politiques nous donne à voir des passages furtifs de quelques personnages importants de la politique, dont on se demande parfois s’ils se présentent à quelque élection et présidentielle.

      On y verrait un Bayrou incertain et toujours en bras de chemise si blanche qu’en rôle de candide : même quand il ne saurait plus autant faire illusion de son programme qui laverait plus gris. Aussi, on y trouve un Le Pen très courtisé depuis que la vieillesse, insistante et définitive, lui aura donné un ton et une diction polie assez : mais qu’il dit toujours, avec cette constance des fanatiques transgresseurs, les mêmes rejets de tout sens commun de la tolérance. Ailleurs encore : on voit un Sarkozy si maître des média qu’il semble les fuir un peu : avec la raison de l’homme habile qu’il voudrait paraître...

      Car, on l’aura compris : l’heure est probablement défavorable dans le creux des manoeuvres actuelles, qui jouent aux chaises musicales précèdant le vrai chantier de la vraie bataille. Et dont l’issue sera forcément sans pitié et sans ressource de répit ni de repentir pour les perdants de la plus brutale montée vers le triomphe élyséen. Souvenons-nous des bottes secrètes qui tapèrent partout dessus le parquet glissant des désordres judiciaires, et donc souvenons-nous des débats violents qui viennent de s’étriller dans les blessures du « sang bleu » républicain et Royal aussi. Pire encore : oserons-nous évoquer les luttes qui se préparent certainement ? en manière de revanches de ces coups bas que nous venons d’évoquer sans en rien dire. On s’en doute : que l’après-guerre électoral se prépare déjà, dans les chambres discrètes et les couloirs, en courbes et contrecourbes, qui mènent au rococo du chic parisien si cruel qui se décidera à l’Elysée.

      Aussi, serait-on en droit d’ouvrir le concours aux signatures par cette question inquiète : Y aurait-il donc quelque danger à vouloir prendre ce plus haut-siège de l’Etat ? Quand Nicolas Hulot s’y refuse encore à se présenter à ce sport extrême de la glisse sur les suffrages des Français. Notre Nicolas, le vert galant, ne tente-t-il point de passer la patate chaude, de la planète qui s’échauffe plus encore, aux autres prétendants de la Pénélope républicaine ? Celle qui tisse et défait les odyssées des prochains gouvernements. Lesquelles politiques — selon les mauvaises langues qui font tantôt l’opinion — feraient tapisseries des vraies solutions qui sauraient réellement porter quelque transformation de fond dans l’écologie de la société du Beau Monde.

      On sent bien que le navire de la politique flotte prudemment dans un maudit courant média, car tout miné d’écueils incertains : comme si nous traversions les pires sacs et ressacs de l’info. Car, durant ces jours de cette traversée de titans, il suffirait qu’une information, certes malvenue et toute étrangère au débat électoral mais si bien-envoyée dans la rubrique people, vienne y mettre le branle qui sait basculer les figures des haut-destins qui saturent l’échiquier. Il reste que c’est exactement cette partie de jeu de massacre, a contrario, que les Français aiment le plus à la confondre, et aussi souvent que chaque fois, avec ce qu’ils nomment des élections. Un scrutin qui devrait, selon ce nouveau mode : élire non-pas leur Président, mais surtout ceux dont ils ne veulent point.

      Et, ce jeu semble bien-mené par l’intelligence sûre d’une nation si retorse aux règlements. Les Français qui savent parfois placer, à la fin, un indésirable qu’ils auront choisi, et sur son plus haut-siège. Puisque les électeurs savent que la Présidence rassied et embourgeoise les plus ardentes fougues révolutionnaires des candidats, dont les promesses électorales sont constamment oublieuses.

      C’est pourquoi, dans ce théâtre, chacun des partis politiques attend d’entrer au vif de son plein rôle, et pour y donner sa plus belle scène la plus artistement jouée, aussi à plein drap sur la toile et surtout au bon moment. Puisque, ce rôle doit être joué selon la pantomime des acteurs du Molière versaillais : c’est-à-dire, en cherchant à plaire, mais d’une manière toute équivoque. Nous voulons dire, selon un jeu qui sait s’abaisser, dans le même temps, pour qu’il s’assure la place du second rang, soit du ministrable sinon du Président. Plutôt que le candidat s’assurerait effrontément la place souveraine au premier rang, puisqu’elle est déjà prise. Ne sommes-nous point dans un régime dont le seul souverain resterait le peuple lui-même ? tant qu’il le dirait encore selon son bon plaisir, c’est-à-dire en votant chaque fois selon sa plus surprenante stratégie.

      Demian West


      • Marsupilami Marsupilami 28 novembre 2006 11:09

        Bonne analyse et mise en perspective. Je pense aussi que l’élection de 2012 sera réellement décisive. Celle de 2007, en dépit de sa pipolisation tapageuse, n’est probablement qu’une parenthèse.


        • Marie Pierre (---.---.167.154) 28 novembre 2006 15:54

          Marsu,

          Une parenthèse avant la 6° constitution ? C’est à dire la fin de l’élection présidentielle au suffrage universel ?


        • éclaireur (---.---.85.227) 28 novembre 2006 12:11

          Cet article est truffé comme beaucoup d’autres de jugements de valeurs. Celui qui saute aux yeux est que « la cote de Ségolène Royal est surévaluée. Un bon nombre de gens de gauche ne voteront pas pour elle ».

          Sur le même mode, l’auteur en vient à conclure que « cette élection de 2007, basée sur des postures, risque de virer à l’imposture ».

          Ce n’est pas ce qu’on attend d’un article. J’aurai préféré qu’on essaye d’expliquer pourquoi en France il est impossible d’être élu en disant qu’il va falloir se retrousser les manches parce qu’il y a une dette de 1200 milliards d’euros, que les industriels Français sont absents de la production de biens intermédiaires, et qu’il faut relancer une dynamique de l’offre compétitive. Et que c’est maintenant qu’il faut investir et pas en 2012. De toute façon, la marge de manoeuvre est trés faible.

          Que ce soient Sarko, Ségo ou Bayrou, leur présidence sera dictée par l’obligation de répondre à ces exigences. Le résultat de l’élection dévoilera le nom de celui ou de celle le plus à même à préparer la vaseline.

          Le reste n’est que littérature.


          • fouadraiden fouadraiden 28 novembre 2006 14:53

            à Eclaireur,

            entièrement d’accord sur votre commentaire. l’article « analyse » les raisons mondaines qui agitent le monde politique. « analyse » qui elles-mêmes se fondent sur des valeurs mondaines partagées par les mondains que nous sommes,l’auteur ne pouvait y échapper.

            ceci étant dit, je m’en fous completement de qui sera à la tête de l’ancien corps social.


          • DEALBATA (---.---.166.140) 28 novembre 2006 13:05

            La véritable imposture, c’est la démocratie : Cette déesse accueillante qui simule le plaisir quand nous nous abandonnons a elle pour purger nos désirs et ne retient de nous que la somme à saisir.


            • Jade Jade 28 novembre 2006 16:33

              « La véritable imposture, c’est la démocratie »
              tout a fait d’accord avec toi.. c’est un peu comme quand l’auteur parle « que parmi les sarkozystes, certains se réclament de gauche »..
              rien que l’expression « un sarkozyste se disant de gauche » ca fait doucement rire ! quand on suis leur logique d’ultra libéralisme à tout va on croit rêver.. S’ils font cela c’est uniquement pour amadouer l’électorat le temps des élections et après ils vont continuer leur logique purement de droite une fois les législatives passées..

              Par contre d’après moi le problème est complexe pour relever la France et ce n’est pas avec des mesures uniquement de droite ou uniquement de gauche qu’on sortira le pays de la crise vers laquelle on fonce à tombeau ouvert. Parler d’augmenter la compétitivité par exemple je veux bien mais jusqu’a quel point ?
              j’entendais ici un patron d’une pme dire qu’il ne pouvait payer ses salariés plus cher que 1200/1300 euros bruts car ses marges étaient très réduite... Alors on redevient plus compétitif en adoptant le salaire des chinois ? la oui c’est évident qu’on sera compétitif mais en revanche je pense que la situation sociale ne fera que s’aggraver...


            • pingouin perplexe (---.---.63.73) 28 novembre 2006 14:36

              Que l’instruction puisse entretenir l’esprit critique de telle manière que cela permette de sonder la teneur du discours politique, c’est là à mon avis, chose tout à fait souhaitable et saine. Cela ne saurait d’ailleurs avoir d’autre conséquence logique que... de favoriser jusqu’au bout le soutien de la condition de possibilité de l’éveil critique, à savoir, la démocratie parlementaire. Il y a lieu d’émettre de vives inquiétudes lorsque l’on observe parfois de bien tristes récurrences en matière de discrédit à ce propos. Une activité de veille intellectuelle doit à mon avis combattre une certaine pente à la « hooliganisation » des mentalités.

               smiley


              • DEALBATA (---.---.166.140) 28 novembre 2006 15:20

                C’est cela, aux arbres citoyens ! Qu’un esprit impur abreuve nos sillons ! L’instruction des esprits est certes une chose dangereuse puisqu’elle a accouché de la révolution Française et sa difformité démocratique mais il ne faudrait surtout pas qu’elle se retourne contre ses parents adoptifs, les ténardiers des Lumières. Alors veillons, à ce que notre sacro-sainte démocratie ait la force d’éradiquer toutes ses effluves réactionnaires pour conserver à jamais ce liquide plasmatique glauque et insipide (avec des vrais extraits de consensus mou et de chimères) dans lequel baignent béatement nos concitoyens.


                • (---.---.121.130) 28 novembre 2006 16:29

                  Les Gérard de la Bourse, ou le meilleur du pire

                  La France et les Français en particulier aiment à recevoir des récompenses, prix et autres distinctions honorifiques. Mais ils ne goûtent guère les palmarès à caractère satirique, du type prix citron ou cornichon saluant des réalisations pour le moins approximatives. C’est donc avec une certaine appréhension que le petit monde du paysage audiovisuel français attend la cérémonie des « Gérard de la télévision » (par opposition aux César et par référence aux nombreux Gérard de la profession), qui va récompenser le 29 novembre, la veille des « 7 d’or », les pires programmes de 2006 dans un certain nombre de catégories. Par exemple, le bide de l’année, le plus mauvais téléfilm, la série poussant au suicide, la plus mauvaise nouvelle émission, le chroniqueur aux capacités intellectuelles contrariées, la chroniqueuse tête à claques, etc. On en passe et des meilleures.


                  • Le Bordelleur (---.---.119.150) 28 novembre 2006 23:46

                    A mon avis il peut malgré tout avoir un seisme politque, si jamais Le Pen passe Sarkozy au premier tour, le FN deviendra le parti majoritaire à droite, ce qui lui donnera encore plus d’impact politique. Quand on voit l’orientation que la politique a prise depuis 2002, un Le Pen au second tour serait déplorable pour l’avenir, et cinq ans c’est long très long, il peut s’en passer des choses. Ce qui fait qu’en 2012 on aura peut-être d’autres soucis, qu’une nouvelle tartuferie démocratique !!! Je ne propose qu’une alternative, c’est de voter blanc massivement, hitoire de mettre un grain de sable dans cette machine électorale à produire des cons indéboulonables.


                    • MrPiment MrPiment 29 novembre 2006 09:47

                      Votez blanc aujourd’hui c’est voter pour le vainqueur. Les conséquences de ce vote sont loin d’être un grain sable, mais plutôt une illusion.

                      C’est refuser de faire un choix. Certes on ne nous propose pas ce qu’on voudrait avoir, mais la difficulté est justement la. Quel est celui (ou celle) qui sera le « moins mauvais », dont les propositions se rapprochent le plus de ce que vous voulez.

                      Choix difficile c’est évident mais choix quand même, voter blanc c’est choisir la facilité en se voilant la face.

                      Chirac a fait 82% avec pas mal d’électeur de gauche, en a-t-il tenu compte pour son gouvernement et lors de son mandat ? Au fait qui se souvient du nombre de vote blanc de 2002 ? personne... Alors en tenir compte...

                      @l’auteur Une nouvelle fois vous repoussez à demain les problèmes d’aujourd’hui, nier 2007 pour penser à 2012 c’est ne pas s’impliquer dans 2007 et ne rien avoir à se reprocher pendant les 5 longues années qui viendront.

                      C’est selon moi une erreur, rien ne nous permet d’affirmer que 2012 sera différent, sur quoi vous basez-vous ? Votre petit doigt peut-être...

                      Pour l’instant vous me donner l’impression d’un donneur de leçon : « Je vous l’avais dit que 2007 ne servirait à rien, pensons à 2012 » et rien ne dit qu’en 2012 c’est 2017 qui sera la solution... Et pendant ce temps la, le « peuple » subit les conséquences des choix fait tout en haut de l’état. Il y a imposture dans les candidatures selon vous, sont-ils alors « tous pourris » ?

                      La question aujoud’hui c’est « qui choisir en 2007 ? », si vous mentionnez 2012 vous êtes hors-sujet, nous aurons le temps de parler de 2012 parler le moment venu.

                      Article intéressant smiley


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 29 novembre 2006 10:34

                      @ MrPiment

                      Le choix qui m’est proposé en 2007 ne me convient pas. Aucun programme ni candidat n’est en mesure d’améliorer la situation de la France. Je voudrais bien m’impliquer mais je suis désabusé (voir mon prochain billet ici s’il est accepté par la rédaction).

                      Cela dit, tant que je n’ai pas épuisé les cartes d’une possible ouverture de jeu, je ne me retire pas et continue à écrire et qui sait, des propositions à suivre...


                    • bernard29 candidat 007 29 novembre 2006 10:48

                      « Les promesses de changement on en a soupé ».

                      Exemple sur le cas de la rénovation démocratique

                      Il y a 4 projets finalisés de 6 éme république, il y a de nombreuses propositions débattues ça et là dans les programmes des candidats mais Quelle est la volonté de changement des candidats .

                      Le débat de la rénovation démocratique dans le cadre de la présidentielle est bien de savoir comment le candidat s’engage à rénover les institutions. La question la plus importante est donc celle des modalités de la procédure de la rénovation démocratique choisies par le candidat à la présidentielle.

                      Les deux aspects de cet engagement procédural concerne le

                      1) QUAND ? Le candidat à la présidentielle s’engage ‘il à ouvrir un grand débat public et citoyen sur la rénovation démocratique, dès son élection ?

                      2) COMMENT ? Le candidat à la présidentielle s’engage t’il sur une procédure claire et déterminée, de révision et de réforme des institutions ? ( Par un référendum ? par une constituante ?,par une débat législatif au Parlement)

                      Selon la procédure retenue , on peut ainsi juger de la réelle volonté politique de changement des candidats et voter en conséquence. voir (http://changerlarepublique.over-blog.com/).


                      • yvan (---.---.148.16) 29 novembre 2006 18:47

                        A lire cet article et les commentaires qui suivent, on est pris de malaise.Pourtant depuis la nuit des temps, on sait bien qu’il n’existe pas de solution radicale valable aux problèmes d’un Peuple. Il faut donc travailler pour un mieux, et ce dès 2007 . Ce qui ne va pas, fondamentalement, c’est que le pouvoir politique est en train de perdre la première place en faveur des « lobbies » intermondialistes et des intérêts financiers plus ou moins mafieux... Le Peuple est ainsi privé (de plus en plus) de la propriété de ses propres moyens vitaux . Ne manquons pas cette échéance à l’actif du candidat qui présentera le meilleur plan de guerre contre ce fléau ! Je vous invite à lire mon analyse et quelques idées sur www.enjeux-2007.org


                        • reinette (---.---.143.80) 30 novembre 2006 17:30

                          Les dirigeants des transnationales se foutent pas mal de qui sera l’élu(e) de la prochaine élection présidentielle. Alimentant, sous le couvert de leurs frais professionnels, les différentes campagnes, de droite comme de gauche, ils dictent aux candidats le cadre de leurs élucubrations populistes. Tout ce qui leur importe est de pouvoir continuer la gestion de l’économie sans aucune entrave sociale. Il n’est point de semaine sans qu’on nous annonce la suppression de plusieurs milliers d’emplois.

                          Les travailleurs français ne seraient, si l’on en croit les analystes économiques ayant chapitre dans les médias institutionnels, pas assez concurrentiels, trop chers, trop peu productifs.

                          Il est vrai que si l’on fait la comparaison avec les travailleurs chinois, par exemple, travaillant 72 heures par semaine pour un salaire mensuel de 60 euros, même en travaillant au SMIG 39 heures par semaine, nos travailleurs pauvres ne peuvent tenir la comparaison, ils sont dans les choux !

                          Nous ne sommes pour ces crapules que des producteurs-consommateurs, et non des individus.

                          Si on fait la comparaison avec la société athénienne qu’ils prennnent comme modèle pour leur démocratie, les seuls citoyens véritables, qui ont accès aux décisions, sont les « entrepreneurs » ; nous autres, les travailleurs, n’étant considérés que comme les esclaves de l’époque.

                          LE SUFFRAGE UNIVERSEL N’EST QU’UN LEURRE CENSE NOUS FAIRE CROIRE QUE NOUS PARTICIPONS A NOTRE PROPRE EXPLOITATION, ALORS QUE LES CHOIX QU’ILS NOUS PROPOSENT NE NOUS LAISSENT AUCUNE CHANCE POUR RENVERSER LEUR SYSTEME DE DOMINATION, HORMIS LE PROCESSUS NATUREL D’UNE REVOLUTION SOCIALE !

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