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Accueil du site > Actualités > Politique > Elysée 2012 : Des Crises en thèmes pour Sarkozy

Elysée 2012 : Des Crises en thèmes pour Sarkozy

Qu’il plairait à mon cœur que la phonétique de ce titre l’emporte sur la vérité qu’il veut dénoncer. Non pas que je souhaite la disparition physique de notre président, bien sur, mais son élimination de la scène politique, en mai 2012, me comblerait d’aise. Quoique. Sortir SARKOZY, certes, mais pour y mettre qui et faire quoi ?

De toute façon j'aurais tort de crier victoire prématurément. Sarkozy n’est pas encore battu, quoiqu’en disent les sondages du moment. Paradoxalement les effets ravageurs de la crise le servent bien plus qu’ils ne l’handicapent. Crise sociale, crise économique, crise démocratique, crise identitaire et sécuritaireautant d’inquiétudes agitées tels des oripeaux de la peur. C’est bien sur cette notion de peur que Sarkozy veut et va bâtir l’édifice de sa campagne électorale. S’érigeant comme seul et unique protecteur des Français dans un moment qu’il n’hésite pas à comparer aux pires moments de notre histoire, faisant régulièrement référence au conseil de la résistance, dont l’action réparatrice est née des horreurs de la guerre, encore inscrites dans notre mémoire collective.

Sa frénésie à vouloir « sauver le monde », pour stérile qu’elle soit, lui confère une stature internationale indiscutable, avantage certain sur son principal concurrent, le socialiste François Hollande, à qui cette même stature fait cruellement défaut. Par ailleurs, est-il complètement loufoque d’imaginer que sa soumission du moment au diktat de Madame Merkel ne soit en fait qu’un artifice complice avec la chancelière Allemande.

La pierre d’achoppement entre les deux dirigeants Européens étant le rôle de la BCE (Banque centrale Européenne) à laquelle Sarkozy veut donner pouvoir de racheter la dette des Etats, ce à quoi Angela Merkel s’oppose fermement. Et si tout ceci n’était qu’une mise en scène concertée. Autant Sarkozy que Merkel sont à la veille d’une réélection, même si pour la chancelière l’échéance est en 2013.

Imaginons un instant que, à quelques encablures de la Présidentielle, Sarkozy obtienne de Merkel, par la révision autocratique des traités Européens, que la BCE ait un rôle actif dans le rachat des dettes souveraines.

Le principal argument de campagne de la gauche et du candidat Hollande, qui plaide pour cette solution, s’effondre,.devenant de fait obsolet

La gauche n’a plus alors dans sa besace que sa réforme fiscale, ses 60.000 postes supplémentaires dans l’enseignement, et la sortie du nucléaire issue des basses nogociations avec EELV (Europe Ecologie Les Verts).

Du pain béni pour le candidat Sarkozy, qui aura beau jeu de dénoncer une politique aggravant les déficits publics, que lui s’évertue à réduire. Beau jeu de brandir la "menace" pesant sur l’emploi et la croissance, inhérente à l’abandon du nucléaire. Fi sera fait alors du bouclier fiscal et du Président des riches.

Là est la stratégie Sarkozy : Couper l’herbe sous les pieds de Hollande.

Pourquoi n’est-il pas stupide de penser que cela se fasse avec la complicité de la chancelière Allemande.

Son inflexibilité du moment quant au rôle de la BCE, irrite son opposition, principalement le SPD, mais commence aussi à faire grincer des dents dans son propre camp.

En ne cédant que tardivement, au bénéfice conjoint de Sarkozy, elle trouvera alors grâce auprès des siens et, comme notre Président, aura réussi à priver l’opposition du principal argument destiné à contrer sa réélection.

Enfin, l’unité du couple franco allemand consolidée, trouvant en Sarkozy réélu le principal ambassadeur de son action politique légitimée, elle s’assure à son tour de sa réélection.

Autant Merkel que Sarkozy ne devront leur salut électoral que dans la minutieuse et orchestrée démolition des arguments de campagne de leurs adversaires politiques (Lapalissade). Attendu que la politique est avant tout un grand théâtre, l’hypothèse d’une comédie jouée de concert entre les deux pivots de l’Union Européenne, n’est peut être pas si absurde.

Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Che64 Aussi sur TWITTER @che64000


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2 réactions à cet article    


  • Taverne Taverne 5 décembre 2011 10:33

    Ceux qui aiment la France ne laisseront pas Sarkozy vendre notre pays à l’Allemagne. Enfin, je l’espère...

    Qu’on renvoie le nain de jardin à Jardiland ! Bon d’accord, c’est méchant mais ça défoule. Bon alors, qu’il retourne chez Truffaut puisqu’il nous prend pour des truffes. C’est moins méchant.


    • Veaulubiliator99 Veaulubiliator99 6 décembre 2011 09:07

      OSEF !

      Je préferai que la France soit sous tutelle allemande que de rester avec notre erreur génétique comme résident...

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