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Accueil du site > Actualités > Politique > Emmanuel Macron, le saut de l’ange (1)

Emmanuel Macron, le saut de l’ange (1)

« À chaque fois que notre pays a traversé une période de peur et de doute, la condition pour sortir de cette situation fut la même : rebattre largement les cartes. » (Emmanuel Macron). Première partie.

Le Ministre de l’Économie Emmanuel Macron a franchi le Rubicon en annonçant le mercredi 6 avril 2016 à Amiens, sa ville natale, la création de son propre mouvement politique, "En Marche".

L’idée affichée n’est pas d’être candidat à l’élection présidentielle mais d’initier une démarche qui se veut hors du clivage classique gauche/droite pour redresser la France qui a beaucoup d’atout dans la compétition économique mondiale : « Je ne veux pas me positionner dans la campagne présidentielle. Nous sommes à treize mois du premier tour, il est trop tôt. Nous verrons d’ici quelques mois si nous avons réussi à structurer une offre politiques nouvelle. C’est notre défi. » ("Journal du dimanche" le 10 avril 2016). Pour l’instant, en quelques jours, il aurait réussi à convaincre quelques milliers de Français à venir le rejoindre. Invité du journal télévisé de 20 heures ce dimanche 10 avril 2016, Emmanuel Macron a revendiqué 13 000 adhésions.

Le nom du mouvement ne paraît certes pas très original, selon Alain Juppé : « En Marche, ça ne pêche pas par une excès d’imagination, je n’imagine pas un mouvement qui soit à l’arrêt. » (8 avril 2916). Amusant commentaire de celui qui s’affirmait il y a vingt ans "droit dans ses bottes" et pour qui "en marche" semblerait pourtant la suite logique !


Un ministre hyperpopulaire

Si la vidéo en "direct live" (lors de son discours d’Amiens) n’a même pas été suivie par 8 000 internautes, Emmanuel Macron bénéficie pourtant d’une popularité hors du commun. Certes, il n’est plus si jeune qu’il n’en paraît. À 38 ans, beaucoup de personnalités politiques étaient déjà arrivées à des responsabilités bien plus importantes que les siennes. Par exemple, Laurent Fabius, à cet âge, était déjà Premier Ministre. Mais des sondages auraient de quoi rendre fou n’importe quel ministre. Mais son discours est nouveau, il n’est pas alambiqué, ne cherche pas à jouer, à contourner, à tournoyer autour des réalités. Il parle clairement, simplement, sans chercher à tromper, à induire en erreur, et cela plaît. Il ne prend pas les gens pour des imbéciles. Il les respecte.

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En effet, si l’on en juge par exemple avec le sondage réalisé par Odoxa pour "Le Parisien" publié le 16 janvier 2016, Emmanuel Macron serait le meilleur représentant de la gauche à la prochaine élection présidentielle. Au premier tour, il battrait Nicolas Sarkozy pour la qualification au second tour face à Marine Le Pen (22% contre 18%), seule hypothèse du sondage où un candidat issu du PS pourrait prétendre au second tour. Et au second tour, il battrait Marine Le Pen avec 65% contre 35% et il battrait Nicolas Sarkozy avec 64% contre 36%. François Hollande ferait des scores nettement inférieurs et ne gagnerait un second tour que face à Marine Le Pen mais en aucun cas face à un candidat LR quel qu’il soit.

Par ailleurs, ce sondage a placé Emmanuel Macron parmi les deux seules personnalités dont les bonnes opinions l’emporteraient sur les mauvais opinions, avec 53% de bonnes opinions (contre 45% de mauvaises opinions), dépassé seulement par Alain Juppé qui graviterait au sommet avec 57% de bonnes opinions (contre 41% de mauvaises opinions). Les deux suivants, Manuel Valls et François Bayrou, resteraient encore parmi les plus appréciés (respectivement avec 48% et 43% de bonnes opinions) mais recueilleraient néanmoins plus de mauvaises opinions que de bonnes.

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Il faut évidemment toujours se méfier des sondages, et Alain Juppé devrait être le premier à rester prudent, car la popularité n’a jamais fait gagner un candidat à l’élection présidentielle, François Bayrou, Édouard Balladur, Raymond Barre mais aussi Jacques Delors, Michel Rocard, Lionel Jospin et même Dominique Strauss-Kahn, dans une moindre mesure, l’ont appris à leurs dépens.

Mais pour quelqu’un qui, quoique énarque, n’est pas entré en politique par la porte classique de l’élection, cela peut donner des ailes évidemment. Il faut dire qu’il a une manière de parler qui casse les langues de bois et les éléments de langage archaïques au point de lui donner de vrais atours d’authenticité.


Une vidéo critiquable

Pour appuyer sa démarche, il a présenté une vidéo où le message est : Il n’est pas possible d’empêcher l’évolution économique actuelle du monde (qu’on le regrette ou qu’on l’approuve). Les Français ont beaucoup d’atouts. Imaginons ensemble les solutions d’avenir qui ne passent que par de nouvelles méthodes, par de nouvelles idées. Et la suite subliminale du message, ce serait bien sûr : et suivez-moi dans une aventure présidentielle, même si aujourd’hui, Emmanuel Macron ne veut pas y penser, et il a raison car il n’a aujourd’hui aucun relais ni aucun financement pour mener à bien une campagne présidentielle qui a toujours nécessité jusqu’à maintenant le professionnalisme de vieux routards de la politique.



Malheureusement, le clip d’Emmanuel Macron a été immédiatement passé au crible de l’émission "Le Petit Journal" le 7 avril 2016 sur Canal Plus qui a montré que les images utilisées proviendraient de films étrangers, ce qui signifierait que des très nombreuses personnes visibles dans le clip, aucune ne serait… française ! Elles seraient américaines, autrichiennes, anglaises…

Le journaliste Renaud Revel, dans "L’Express", a ainsi parlé de « flagrant délit de bidonnage » : « L’imposture pourrait faire hurler de rire. Mais elle laisse plutôt pantois. (…) Captations de bouts de vidéos glanés sur des chaînes étrangères, copiés-collés d’images pillées "à l’arrache" sur des sites américains, bricolage de plans sur palettes graphiques… (…) Se pose la question du sérieux de celui qui dit vouloir rénover notre vite politique. » (8 avril 2016).

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Au-delà de la maladresse du petit film, ce qui manque surtout au stade de la naissance de son mouvement, c’est d’un certain nombre de propositions concrètes pour la nation. Mais comment pourraient-ils les formuler alors qu’il se trouve au cœur du gouvernement de la France ?


Quelques principes généraux

Pour le moment, ne sont exposés que quelques valeurs, ou quelques principes directeurs, mais ils sont définis avec quelques idées assez ordinaires et vagues et avec quelques valeurs très générales : « l’attachement au travail, au progrès et au risque, une égale passion pour la liberté et la justice, un attachement européen profond et exigeant, une croyance inébranlable dans l’énergie de notre pays, pour lui redonner confiance. ».

Dans sa charte des valeurs (consultable ici), Emmanuel Macron émet ce postulat intéressant : « Nous préférons l’innovation à tous les conservatismes. Nous refusons de penser qu’il n’y a de salut que dans un retour vers le passé et pensons au contraire que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès. ».

Sa profession de foi européenne reste quand même assez floue : « Nous croyons que le destin de l’Europe et celui de la France sont indissociables : renouer avec le rêve européen est la condition de notre réussite politique et économique dans la mondialisation. ».

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Il insiste aussi sur des règles de savoir-vivre de moins en moins répandues sur Internet : « Nous sommes attachés à ce que chacun (…) respecte les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, du respect d’autrui, de l’honnêteté et de la probité. Nous condamnons de manière générale tous les actes et tous les propos qui jugeraient une personne pour ce qu’elle est. ».

On n’imagine pas un mouvement politique se créer sans une base intellectuelle ou philosophique, sans quelques grandes références. Pour l’instant, c’est la "nouvelle société" de Jacques Chaban-Delmas qui a servi de guide pour Emmanuel Macron alors qu’il n’était pas encore né à cette époque ! Même sur l’Europe, aucune proposition n’a encore été faite. Ce vide philosophique est dommageable pour une personne qui a travaillé auprès du grand philosophe Paul Ricœur.


Le changement dans la pratique de l’engagement

L’idée est peut-être de ratisser large. Certes, Emmanuel Macron a appelé autant des élus LR que PS à venir le rejoindre. Pour l’instant, ce sont plutôt du milieu économique que les premiers soutiens sont arrivés avec le grand chef très télévisuel Thierry Marx ou le fondateur de Meetic Marc Simoncini. À part quelques députés socialistes dont le nombre ne dépasse pas celui des doigts d’une seule main, le risque est que ce mouvement ne soit qu’un rassemblement de célébrités médiatiques.

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C’est le thème du changement (qui n’a rien de nouveau dans l’histoire politique) qui est décliné chez Emmanuel Macron : « L’heure n’est (…) plus aux compromis et aux demi-mesures car, comme nous le savons tous, c’est le système tout entier qui doit changer. Nous voulons le faire évoluer dans le respect d’une vision collective claire et assumée, nourrie par le débat d’idées. ».

Le leitmotiv d’Emmanuel Macron me paraît très sain : « Partir du réel pour apporter des réponses neuves ». Ainsi, il évoque une certaine paralysie intellectuelle : « Ce sont (…) les comportements de corporatisme et de défiance qui, en tentant d’empêcher ou de ralentir la course du monde, brident l’innovation, la créativité et la confiance en l’avenir, et donnent le sentiment que nous subissons la mondialisation. ». Pour ensuite constater : « Nos débats politiques font trop souvent abstraction du réel. (…) Les réponses du passé ne sont plus adaptées : la mondialisation, la révolution numérique, le désordre mondial, le péril climatique ont tout changé. ».

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Parmi les propositions de rénover l’engagement politique, Emmanuel Macron propose une mesure de bon sens mais qu’il reste à prouver dans la pratique : « En Marche s’engage à ne soutenir aucune revendication corporatiste contraire à l’intérêt général, et à rendre publique la liste des consultations que notre collectif aura jugées utiles de mener afin de ne céder à aucune forme de lobbying. ». Dans la charte, il est dit à peu près la même chose : « Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers et se dresser contre les corporatismes qui sclérosent notre pays. ».


Dans un prochain article, je reviendrai sur la volonté d’Emmanuel Macron de faire voler en éclat le clivage traditionnel gauche/droite ainsi que sur les réactions plutôt hostiles de la classe politique.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 avril 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La Charte de En Marche (à télécharger).
Emmanuel Macron à "Des paroles et des actes" (12 mars 2015).
La loi Macron.
François Hollande.
Manuel Valls.
Alain Juppé.
François Bayrou.
Le Centre aujourd’hui.
Casser le clivage gauche/droite.
Paul Ricœur.
La France est-elle un pays libéral ?

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24 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 avril 11:01

    Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi Macron est capable de présenter un programme politico-socio-économique véritablement innovant, crédible, réaliste et progressiste ?...


    • Clocel Clocel 11 avril 11:11

      @Jean-Pierre Llabrés

      Et quoi plus ???

      Bolchevique !!! smiley


    • Habana Habana 11 avril 13:03

      @Jean-Pierre Llabrés
      Vous avez complètement raison !

      S’il avait eu des idées vraiment neuves, différentes et innovantes, il n’aurait jamais rejoint cette équipe de bras cassés !!
      Pas d’inquiétude donc, on ne se prendra pas dans les filets de Macron !

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 avril 16:11

      @Habana

      Macron a été banquier d’affaires chez Rothschild & Cie avant d’être nommésecrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande de mai 2012 à juin 2014.

      Puisqu’il est si BRILLANT aujourd’hui, nous dit-on, sans doute l’était-il déjà dès mai 2012 ou avant.
      Que ne nous a-t-il régalé de son programme politico-socio-économique véritablement innovant, crédible, réaliste et progressiste dès cette date quitte à prendre son envol politique en toute indépendance ! ! !


    • Jason Jason 11 avril 11:47

      Ah, comme elle est facile la métaphore du jeu de cartes ! Mais de quelles cartes s’agit-il ? Du jeu des sept familles, des milles bornes ou du Monopoly ?

      Ce monsieur veut réinventer la roue, et c’est son droit. Sa démarche est d’autant plus étrange qu’il est le mieux placé pour savoir qu’il existe dans les ministères et à l’Assemblée des tonnes de dossiers, propositions et rapports pouvant résoudre un grand nombre de problèmes. A propos de propositions, qu’est-il advenu des cahiers de doléances préparés pendant la candidature de Ségolène Royal en 2012 ? Tout ça a un goût de déjà vu.

      Il se dit socialiste. De quelle obédience ? Son nouveau groupe devrait se nommer « La marche des impuissants », tant il est vrai que le pouvoir est entièrement entre les mains du monde de la finance et des libéraux de Bruxelles.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 11 avril 12:38

        Le seul à avoir fait bouger la France fut De Gaulle...Depuis son départ TOUS LES AUTRES on simplement « bouger » leurs culs pour avoir l’argent des Français dans leurs comptes en banques... !


        • Daniel Roux Daniel Roux 11 avril 14:36

          Je me méfie de ces hommes qui prétendent être ce qu’ils ne sont pas.

          Macron, prétend qu’il a suivi des cours à l’Ecole Normale Supérieure, mais ne précise pas qu’il n’a jamais fait partie de cette prestigieuse école, ayant raté le concours à plusieurs reprise.

          Un inspecteur des finances qui entre chez Rotchild, ça ne me plaît pas non plus, surtout s’il revient en politique par l’intermédiaire de Jouyet, l’homme, qui garde toujours sa place, sous Sarko la magouille, et Hollande, le fourbe.

          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-pantouflage-cause-de-la-crise-137

          A ce compte là, Peyrol aussi pourrait être un homme nouveau.

          Il est de la même espèce d’homme qui sait se faire des relation, comme Cambadélis, qui a obtenu une rare, très rare dérogation d’un Président d’Université, pour entrer en Maitrise sans avoir sa Licence.

          Non, vraiment, ce bonhomme là ne m’inspire pas confiance.


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 avril 15:40

            @Daniel Roux

            Macron a été banquier d’affaires chez Rothschild & Cie avant d’être nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande de mai 2012 à juin 2014.

            Puisqu’il est si BRILLANT aujourd’hui, nous dit-on, sans doute l’était-il déjà dès mai 2012.
            Que ne nous a-t-il régalé de son programme politico-socio-économique véritablement innovant, crédible, réaliste et progressiste dès cette date quitte à prendre son envol politique en toute indépendance ! ! !


          • Victorin (---.---.130.65) 11 avril 14:41

            Est ce un article à visée comique ?


            • robin 11 avril 15:12

              Rien qu’à le voir faire ce qu’il fait et dire ce qu’il dit Macron est le prototype même du très très vieux politicard laquais des banksters (pléonasme) déguisé en jeune.


              • escoe 11 avril 15:50

                Dans un prochain article, je reviendrai sur la volonté d’Emmanuel Macron de faire voler en éclat le clivage traditionnel gauche/droite ainsi que sur les réactions plutôt hostiles de la classe politique.

                Quand j’ai lu ça à la fin de l’article j’ai pissé de rire. Bon je n’ai plus qu’à passer la serpillière parce que ce n’est pas le Rakoute Machin qui va venir le faire


                • Alpo47 Alpo47 11 avril 15:57

                  Combattre les corporatismes,dit il ... Mais lesquels ?

                   Le MEDEF qui multiplie les excès outranciers et le lobbying pour défendre les intérêts des actionnaires ? Je ne suis pas certain ...Les blocages devant le changement de l’administration ? Pas davantage
                   J’ai peur qu’il s’adresse uniquement aux salariés et aux minimaux sociaux.

                  Rien de neuf sous le soleil.


                  • amiaplacidus amiaplacidus 11 avril 16:16

                    C’est rare que je me laisse aller à la trivialité, mais dans ce cas, je ne peux pas résister, on dit Macron ou Macro ?


                    • MAIBORODA MAIBORODA 11 avril 18:30

                      Adam Hollande avait deux fils (on pourrait dire aussi deux « fers au feu ») : Abel et Caïn.

                      P.S (c’est le cas de le dire) : Caïn s’échinait à labourer les terres de Droite en faisant croire qu’il cultivait celles de Gauche, et Abel gardait les brebis dans les verts pâturages de la social démocratie.

                      Que croyez-vous qu’il advint ?


                      • rocla+ rocla+ 11 avril 18:36

                        @MAIBORODA


                        une histoire qui se termine cahin  caha 

                      • rocla+ rocla+ 11 avril 18:38

                        D’ ailleurs Caïn et Abdel ça pouvait pas coller .... smiley


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 avril 18:47

                          Ne vous fatiguez pas à suivre les journalistes et les médias perfides !


                          Car Macron est juste « l’oeuvre des médias », sondage après sondage ils ont réussi à l’intégrer dans la sphère des « candidats potentiels » ! 

                          Macron n’a pas encore la qualité d’un « décideur politique », il n’est même pas actuellement un « apprenti sorcier » !

                          La Gauche ne peut rien dire suite à « cette initiative » qui ne lui plait pas et la Droite jubile parce qu’elle considère que c’est un schisme en plus qui va encore disloquer les quelques voix qui s’accordent au sein du faux parti socialiste !

                          Oubliez ...

                          • Marignan Marignan 11 avril 19:19

                            Hagiographie ou article comique ? Si l’archétypique ministre de l’économie façon XIXème siècle (pur produit libéral de la banque affairiste sans attachement à la France) incarne un avenir pour notre pays, alors nous l’aurons dans le dos chaque fois qu’il se retournera.
                            Une création de parti-râteau utile à ramener les voix égarées dans le giron du parti ombrelle dont il est issu au moment de l’élection (2017), comme il en apparaît à chaque fois (ex. Le Front de Gauche, aujourd’hui disparu, qui tapinait pour ramener l’électeur perdu à F. Hollande ensuite en 2012). En Marche signifie, rentre dans le rang, au pas. La seule idée de cette création est inscrite dans le nom, EM =ME= Emmanuel Macron, pour le reste, que du vent d’idéologie dominante déjà en œuvre et à la manœuvre depuis le coup d’état libéral de 1789.


                            • Sozenz 11 avril 19:24

                              Que le titre est bien mal choisi
                              macron, le saut de l ange
                              à moins que vous n ayez oublié un adjectif ...
                              ne vous demandez plus pourquoi la vraie Foi est en perdition , si vous nous présentez de tels anges ...^^


                              • BA 11 avril 20:00

                                Emmanuel Macron = Institut Montaigne = MEDEF.


                                Le mouvement lancé cette semaine par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.


                                La polémique est elle aussi "en marche". Le mouvement politique lancé le 6 mars par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, En Marche, n’est peut-être ni de droite ni de gauche. Mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du Medef.


                                Découvert par Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran). 


                                Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre.


                                Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association est celle du domicile privé du couple.


                                L’Institut Montaigne est un groupe de réflexion proche des idées du Medef. Durant les dernières années, il s’est notamment positionné pour donner la priorité aux accords d’entreprises sur le code du travail, pour supprimer les allocations logement (APL) pour les étudiants non-boursiers, pour travailler plus sans gagner plus, rendre dégressives les indemnités chômage, supprimer la prise en charge du congé parental, et porter l’âge de départ à la retraite à 63 ans.


                                http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html



                                • Ar zen Ar zen 11 avril 20:53

                                  Comment peut-on manipuler si facilement les masses ? A croire que les Françaises et les Français ne comprennent rien à rien. Ils et elles ont tout devant les yeux, il suffit de décrypter.

                                  - A quoi sert le TSCG signé des deux mains par Hollande ? Quel est sa portée ? Peut-on s’y opposer ? Macron peut-il s’y opposer ?

                                  - A quoi servent les traités européens, TUE et TFUE ? A quoi sert l’article 121 du TFUE ?

                                  "Article 121

                                  (ex-article 99 TCE)

                                  1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

                                  2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

                                  Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

                                  Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation."

                                  Macron peut-il s’y opposer ?

                                  - A quoi sert l’article 63 du TFUE ?

                                  "CHAPITRE 4

                                  LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS

                                  Article 63

                                  (ex-article 56 TCE)

                                  1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

                                  2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites."

                                  - Et l’ordre juridique de l’Union européenne, Macron peut-il s’y opposer ?

                                  "3.3. L’ordre juridique de l’Union européenne Les politiques communes, qui sont l’essence de l’intégration multinationale, sont basées sur la législation commune. L’élément intrinsèque du concept de politique commune est sa force contraignante sur les États membres. Ces derniers doivent donner aux institutions communes les moyens d’appliquer les politiques communes et de faire respecter leurs décisions par toutes les parties concernées et leurs citoyens. À ces fins, les politiques communes sont formées par des actes juridiques arrêtés par les institutions communes, appliqués par les États membres et/ou les institutions communes et contrôlés par les institutions communes [voir le chapitre 4]. Les droits nationaux des États membres sont harmonisés dans un grand nombre de domaines dans le cadre des politiques communes. Un droit spécial, appelé précédemment « acquis communautaire » et désormais « acquis de l’UE », est ainsi créé afin de matérialiser les politiques communes, un droit qui a la primauté sur le droit national, même constitutionnel des États membres, que celui-ci soit antérieur ou postérieur à la législation européenne. En effet, selon la Cour de justice, les États membres ont transféré définitivement des droits souverains à la Communauté (et ensuite à l’Union) qu’ils ont créée, et ils ne peuvent revenir ultérieurement sur ce transfert par des mesures unilatérales [voir affaire 6/64], à moins de décider de se détacher de la CE/UE. Cela est encore une caractéristique du processus d’intégration multinationale, qui différencie cette dernière de la coopération intergouvernementale, où les décisions ont des conséquences politiques, mais n’ont pas un pouvoir contraignant sur les pays participants. Un processus d’intégration multinationale, comme celui de la CE/UE, ne pourrait pas fonctionner, si chaque État membre pouvait esquiver les obligations de la législation commune en mettant en jeu son droit national, y compris son droit constitutionnel."

                                  De 1992, Maastricht à 2008, Lisbonne, il y a eu 19 lois constitutionnelles pour faire coincider notre constitution avec les traités européens. Des transferts massifs de souveraineté ont été réalisés de la France vers l’UE. (Entre 1958 et 1991, en 34 années, 4 lois constitutionnelles seulement contre 19 en 16 années depuis Maastricht).

                                  Actuellement « 85% des lois » votées en France sont l’application dans le droit national des réglements européens, directives européennes et recommandations européennes, le plus souvent par ordonnances, notre représentation nationale regardant passer le train. Les Français étaient des veaux maintenant ils sont des vaches ! Ils ont grandi !

                                  Alors notre jeune et fringant Emmanuel Macron, à quoi peut-il donc bien servir ? Il n’a strictement aucune marge de manoeuvre. Vous avez lu les mots employés ? « Force contraignante ! » les acquis communautaires ont « la primauté » sur le droit national ! Réveillez vous bon sang !

                                  Comment, hormis les commentateurs du système, les autres peuvent-ils se laisser gruger de cette façon ? Je n’arrive pas à la comprendre. La France n’a aucune possibilité que celle d’appliquer les traités ! C’est quand même clair !

                                  Pourquoi une partie des commentateurs refusent-ils de mettre en perspective ce qui doit l’être ? C’est désespérant ! On vous ballade et vous vous laissez faire ? Faut pas croire ce que dit Bernard Guetta !


                                  • elpepe elpepe 12 avril 03:14

                                    @Ar zen
                                    bonjour
                                    oui en effet c est la bonne reponse a croire que l on a que des cancres ds la classe,
                                    Macron me fait pense a un ecolier qui n a pas encore virer sa cuti, on devrait se cotiser pour lui payer une pute


                                  • MIlla (---.---.1.10) 12 avril 11:15

                                    @elpepe Il a épousé sa maman.


                                  • zygzornifle zygzornifle 12 avril 09:02

                                    crif crif crif houura pour Macron .....

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