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En France, les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres… de plus en plus pauvres

 Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

 Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire. Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés[1] ».

 Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté. « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre[2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture[3].

 Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée[4] ».

Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes[5].

 Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté. Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation[6].

 Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire[7] ».

 A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres », selon le rapport[8].

 A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ». La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France[9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie[10].

 En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela[11].

 

Les riches sont de plus en plus riches

 

 Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].

 Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste[13].

 

 Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/30742/na+franca+os+ricos+sao+cada+vez+mais+ricos+e+os+pobres%85+cada+vez+mais+pobres.shtml

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 



[1] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », République française, décembre 2012. https://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-pauvrete_gouvernement-decembre2012.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Ibid.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal-logement en 2013 », 2013. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18-chiffres.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).

[10] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », op. cit.

[11] Ibid.

[12] Eric Treguier, « Niel débarque dans le top 10 des plus grandes fortunes aux côtés de Arnauld et Bettencourt », Challenges, 11 juillet 2013.

[13] Ibid.

 


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30 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 2 septembre 2013 10:29

    Alors que les revenus du patrimoine ne représentent en moyenne que 2 à 3 % des ressources des 90 % des Français les plus modestes, ils pèsent la moitié de celles des 0,01 % les plus riches. La rente occupe donc une place de premier plan dans le monde des riches. Le Crédit Suisse recense chaque année, au niveau mondial, le nombre d’adultes possédant un patrimoine supérieur à 1 million de dollars. Selon les calculs de cette banque, la France rassemble 8 % de ces grosses richesses, ce qui la place au 3e rang mondial. Mais d’où vient le patrimoine de ces quelque 2 millions de personnes ? Le plus souvent, non pas des revenus accumulés par le travail des intéressés, mais… de l’héritage.

    Ainsi, parmi les 15 milliardaires français qui apparaissent dans le classement FORBES de 2012, 60 % doivent l’essentiel de leur patrimoine à leurs parents. On est bien loin de l’entrepreneur audacieux et créatif ! Tout cela, les politiques le savent parfaitement. C’est pourquoi il faut s’attaquer aux racines des inégalités, en sachant bien que si l’arme fiscale est importante, la maîtrise de la production et la gestion des richesses le sont encore plus..........

    voir : LE MYTHE DE L’EXIL FISCAL DES RICHES


    • realTMX 2 septembre 2013 11:39

      Entièrement d’accord. Les riches d’aujourd’hui sont des paresseux doublés de profiteurs. Ils ont hérités d’une grosse fortune léguée par papa/maman qui, eux, avaient peut-être travaillé ou probablement hérité. Ils sont « bien nés » mais n’en sont pas respectables pour autant. Ils sont plutôt méprisables.

      Comme le dénonçaient, si justement, les Inconnus en 1991 dans leur chanson « Auteuil, Neuilly, Passy » :
      « Nous sommes issus d’une famille qui n’a jamais souffert.
      Nous sommes issus d’une famille qu’on ne peut plus souffrir. »
      Cette chanson est plus que jamais d’actualité tout comme leur fameux « Rap-tout Vampire ». Il y a fort à parier que ces chansons seraient purement et simplement interdites aujourd’hui.


    • spartacus spartacus 2 septembre 2013 10:48

      lComment calcule t-on un seuil de pauvreté ?


      Les individus sont considérés sous le seuil lorsque le revenu équivalent de leur ménage est inférieur à 50% du revenu médian dans chaque pays. 
      Il découle de l’utilisation d’un seuil de revenu relatif que le seuil de pauvreté augmente avec le revenu du pays. Cette variation du seuil de pauvreté en fonction de la richesse nationale traduit l’idée que la « non-pauvreté » correspond à la possibilité d’avoir accès aux biens et services jugés « normaux » dans un pays donné. Le taux de pauvreté désigne le nombre d’individus qui se situent en deçà du seuil de pauvreté.
      Dans les pays en développement il est calculé différemment, par le nombre de gens ne disposant pas des moyens minimums d’accès aux besoins primaires.

      En tirer une règle sur un pays relève de la manipulation. Il y aura toujours des gens qui seront sous un "niveau de pauvreté.

      • jako jako 2 septembre 2013 12:19

        « lComment calcule t-on un seuil de pauvreté », curieusement mr Spartacus, le seuil de pauvreté se mesure avec le ventre et le bien être, je le fixe en france à environ 1200 euros pour une personne seule


      • spartacus spartacus 2 septembre 2013 21:47

        Inadapté 1200€ à Paris avec un loyer de 750€ par mois c’est invivable. En province propriétaire avec un jardin, on vit simplement.


        La seule unité de compte et le seul moyen de sortir de la pauvreté c’est le travail et la liberté du travail.
        Le vrai social c’est l’emploi privé, qui ne soit pas à charge des actifs. Le seul qui crée de la richesse qui ne soit pas une dépense d’état.

        Le taux d"emploi privé est la meilleure mesure de la misère. 

      • Le printemps arrive Le printemps arrive 3 septembre 2013 07:37

        @Spartacus :
        Arbeit macht frei, n’est-ce pas ?


      • kalagan75 2 septembre 2013 10:51

        "Selon les dernières statistiques de l’administration fiscale, 291.630 Français étaient redevables de l’impôt sur la fortune (ISF) en 2011, contre 593.878 en 2010. Un plongeon qui s’explique essentiellement par la réforme Sarkozy. Les plus riches résidents toujours en majorité à Paris et dans sa banlieue ouest.« 

        ce sont ces chiffres qui doivent être pris en compte pour véritablement prendre en compte la »fabuleuse" richesse des français car, contrairement aux affirmations mensongères que propagent des tachons d’extrême gauche de type demosthene et ses 2.6 M de millionnaires en cash en france, les chiffres de l’administration fiscale sont sans équivoque : la résidence est enfin sortie en partie du calcul et le chiffre annoncé par nos amis suisses est de suite divisé par 10 .


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2013 10:56

          « Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. »

          Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne.

          Lire, SVP :
          Refondation du Capitalisme & Dividende Universel
          ou/et
          http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf

          Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

          Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

          Objectif Principal :
          Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
          Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
          Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

          Objectifs Spécifiques :
          I)
          Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
          Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
          Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
          II)
          Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
          Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
          II.1)
          À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
          II.2)
          a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.

          b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
          II.3)
          Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel.


          • Karol Karol 2 septembre 2013 10:59

            Merci de rappeler cette dure réalité. Cette concentration de la richesse et du patrimoine risque fort de continuer. Alors que nos gouvernants scrutent à la loupe l’augmentation de 1/10 ème du PIB, tranquillement et automatiquement, sans rien faire, la valeur du patrimoine privé augmente de 4 à 5 % par an. Malheureusement la majorité de la population ne dispose de rien d’autre que de son travail et celui-ci ne cesse d’être dévalorisé au nom de la compétitivité et de la mondialisation. Comme l’indiquait Piketti ce matin à France Inter, au niveau patrimoine et inégalités on est revenu à la situation d’avant 1914. Alors que faire ? deux nouvelles guerres mondiales pour diminuer les inégalités en écrasant du patrimoine et diminuer le chômage en éliminant des millions de travailleurs. ?
             Il, y a peut-être une autre solution ?


            • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 2 septembre 2013 11:53

              et les pauvres qui voudraient être riche en s’accaparent, légitimement selon eux, les richesses de riches qui ne le sont pas mais qui passent pour l’être auprès de pauvres politisés sans travaille, voleurs eunuques téléguidés par les discours de politiques très riches eux, qui voudraient tant que les pauvres deviennent riches pour que le pauvre riche soit contraint de quitter son pays et laisser la place à d’autres pauvres extra-européens qui écouteraient et voteraient pour le politique très riche... etc


              • spartacus spartacus 2 septembre 2013 12:00

                Mais non c’est faux ce misérabilisme.

                Les chiffres ne sont pas présentés par l’auteur. 
                Quand on vit du misérabilisme, on ne dira jamais que c’est l’inverse qui se passe.

                Le revenu par habitant Français est l’un des plus élevé au monde et n’a cessé d’augmenter depuis des décennies. C’est un fait intangible !


                Tout est bisounours et manipulé dans le texte. L’auteur fait son fond de commerce communiste l’ode à la misère.
                .
                L’auteur expose « la production de la France est de 1900 milliards d’€uros ». C’est le PIB pas la Production !
                Le PIB est un agrégat. 57% des factures du PID sont des factures de l’état, et l’état ne produit rien. Il dépense l’argent des contribuables. 

                Payer des gens à creuser des tous et d’autres à les reboucher n’a jamais constitué une production de richesse.

                • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2013 12:20

                  Par spartacus (---.---.---.149) 2 septembre 12:00
                  Le misérabilisme n’est peut-être pas opportun mais il est incontestable qu’il existe des populations de nantis et des populations de démunis, en France et dans les autres pays du monde.
                  En conséquence, il ne semble pas inopportun de vouloir rééquilibrer la balance par une voie qui peut s’insérer dans l’existant, sans tout détruire ni repartir de zéro.


                • Nums Nums 2 septembre 2013 15:42

                  Le revenu par habitant Français est l’un des plus élevé au monde et n’a cessé d’augmenter depuis des décennies. C’est un fait intangible !


                  Admettons. ..

                  Maintenant Môssieur l’économiste, veuillez nous parler de l’inflation (la réelle, pas celle de l’INSEE) et des ses conséquences. Que les revenus augmentent : très bien. Mais si l’inflation galope, alors ?

                  Ensuite veuillez-nous parler de l’indexation des salaires sur l’inflation. Ah ? Les salaires ne sont plus indexés sur l’inflation ?

                • spartacus spartacus 2 septembre 2013 16:33
                  Je vous accorde que l’inflation est truquée par les étatistes. 
                  Ils ont besoin d’effet d’annonce de croissance. Elle se calcule, sur la différence de PIB sur 2 années, moins l’inflation. Plus l’inflation est « faible », plus la croissance est forte. Leur internet est donc de minimiser l’inflation Exact.

                  Par contre il faut déjà s’entendre sur la définition du salaire.

                  En réalité les salaires Français sont très très élevés

                  Il semblent faible, mais c’est une impression. La partie cachée des charges sociales absorbe la majorité de la croissance de ce dernier. 
                  En Allemagne, en Angleterre et dans tous les pays qui nous entourent, un brut de brut plus faible, donne un net plus élevé qu’en France, et ils sont tout aussi bien soignés. 

                  Le misérabilisme que vous accusez n’est pas un problème de richesse, mais un problème de revenu disponible


                • Nums Nums 2 septembre 2013 16:41

                  L’intérêt de minimiser l’inflation concerne les riches épargnants et seulement eux. Inutile de faire une démonstration : vous êtes économiste...


                  Pour ce qui est de la comparaison avec d’autres pays et les thèmes abordés, je m’abstiendrai de commenter... smiley

                  Ah si, c’est vrai que les salaires sont très élevés en France. Tenez par exemple en Allemagne, il n’y a pas de salaire minimum il me semble. Donc, les smicards français sont plutôt bien lotis, pas vrai ? 1000 euros / mois, c’est Byzance !

                • foufouille foufouille 2 septembre 2013 16:48

                  crassus bave devant les 3.5€/h brut allemand


                • L'enfoiré L’enfoiré 2 septembre 2013 18:00

                  Nums,


                  « Ensuite veuillez-nous parler de l’indexation des salaires sur l’inflation. Ah ? Les salaires ne sont plus indexés sur l’inflation ? »

                  Je ne connais pas la situation en France, mais au Luxembourg et en Belgique, ils le sont.
                  Bien que beaucoup chahutés, critiqués par la FEB (Fédération des Entreprises Belges).
                  L’inflation est tout à fait normale.
                  Il faut un peu d’inflation.
                  C’est la stagflation qui est plus grave.
                  Revisitez les différents termes de l’économie.

                • foufouille foufouille 2 septembre 2013 12:27

                  « 

                  Le revenu par habitant Français est l’un des plus élevé au monde et n’a cessé d’augmenter depuis des décennies. C’est un fait intangible ! »

                  et les prix sont élevées.



                  • bartneski bartneski 2 septembre 2013 12:44

                    Les riches c’est comme les pauvres. Il y en a trop. Que dites vous ? Il y en a de plus en plus ? Alors c’est que ça doit servir à quelque chose ou profiter à quelqu’un non ? Qui profitent des pauvres ? Qui profitent des riches ? Mmmmmm.... en réfléchissant un peu, la richesse et la pauvreté ne profitent qu’aux riches non ? Ha ces riches... ils exagèrent. Toujours à se plaindre en plus... les pauvres, eux, ne se plaignent jamais. Ils souffrent en silence dans leur yacht. Salauds de pauvres !!!


                    • HELIOS HELIOS 2 septembre 2013 12:45

                      ...interressant article, mais helas (et ce n’est pas une critique) est du niveau café du commerce.

                      La crise ? elle n’existe pas. La vraie crise provient de la repartition de la richesse, ce n’est pas la premiere fois qu’on en parle.
                      Les riches ne sont pas plus fenéants, ni coupables de leur richesse, ils « subissent » c’est a dire qu’ils profitent de mecanismes qui nous sont imposés par l’ouverture des frontieres (et sa deregulation) et la financiarisation de la societe qui en plus de son effet predateur a pollué les esprits a l’image de Spartacus.

                      La preuve l’autre jour, le agriculteurs sont venus vendre directement leur production... pour contester les marges des supermarchés... mais comment ont-ils fixé leurs prix de vente ? sur l’impression que le client allait acheter a leur prix, et non pas sur leur cout reels plus leur marge. ils ont ainsi vendu les tomates a 1, 50 Euros pendant que les magasins ED les vendaient 99 cts le kilo !!!

                      la financiarisation de la societe aujourd’hui c’est l’isolement du tissu economique destiné a soutenir le tissus social. « normalement », l’activité economique reparti la richesse créee dans le tissus social et en coherence avec le pouvoir economique de ses acteurs.
                       
                      Avec la financiarisation, les prix ne sont plus locaux, ni même lies a l’economie sociale, ils sont comparés a la rentabilité financiere des places de marchés ! Ce qui interdit tout financement economique autre, privant les economies locales d’investissements. (pourquoi je construirais une activite a Nice, si je peux gagner le double a la bourse ?)

                      Mais il y a pire, l’apauvrissement due a cette rentabilité qui guide l’investissement et exige une performance et la diminution de la part sociale (les salaires et cotisations) a aussi un autre travers terrible... :

                      — Les rares marges degagées par les activites, c’est a dire la richesse economique produite par l’activité economique disparait et s’evapore pour aller se fixer sur des places de marchés privant ainsi l’enrichissement des tissus sur lesquel elle agit...
                      En clair, quand Carrefour fait de la marge a Nice, ce n’est pas a Nice que cette marge est distribuée ou consommée pour faire vivre le tissu economique, mais a Paris ou a Londres, a la bourse, qu’elle file se reinvestir... une vraie predation, une saignée sur toute la zone economique où l’entreprise opere !

                      Alors, accuser le capitalisme, accuser les investisseurs, les rentiers (qui depensent leur argent, n’en deplaisent a ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez) est une grossiere erreur.

                      Il faut imperativement RELOCALISER l’economie, même si on ne ferme pas les frontieres !

                      Pour cela, il n’y a pas de solution miracle, mais il faut mettre en place un ecosysteme favorable, garce a des regles simples et efficaces.

                      — faire en sorte que les entreprises aient un interet LOCAL autre que leurs salariés, pour qu’elles redistribuent la richesse sur place

                      — faire en sorte que la creation d’activité economique soient financée localement pour que la richesse produite ne fuie pas ailleurs.

                      Il existe uen solution simple, qui demande quelques simulations pour que ses parametres soient afficaces, c’est la creation d’une nouvelle forme jurique de societe, encouragée par une fiscalité adaptée (on le voit pour les auto entrepreneur, la fiscalité a un poids incitatif fort.)... cette forme serait une forme dont les detenteurs de capitaux (dans un premier temps, voir si c’est suffisant) soient a 85% des personnes physiques locale... donc un maximum de 15% de holding au autre societés ou/et resident hors de la region (ou un rayon economique a definir).
                       le taux d’imposition de ces societé pourait etre revu a la baisse et un certain nombre de mesures fiscales pourraient faciliter leur developpement/efficacité, comme par exemple un avantage comptable pour les produits/services/matieres de source locales...

                      .. et nous verrions revenir les rentiers, preter de l’argent a des boites nouvelles, innovantes, redynamisant le tissu local !

                      Bon, desolé, c’est l’heure de l’apero, on refera le monde plus tard, bonne appetit a tous.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 2 septembre 2013 18:05

                        « Les riches ne sont pas plus fenéants, ni coupables de leur richesse, ils « subissent » c’est a dire qu’ils profitent de mecanismes qui nous sont imposés par l’ouverture des frontieres (et sa deregulation) et la financiarisation de la societe qui en plus de son effet predateur a pollué les esprits a l’image de Spartacus. »


                        je dirais « fainéants » plutôt, n’est pas de mise.
                        Pas de pollution d’esprit de Spartacus, il y a une chose qui reste à se demander « quel est le plus que j’apporte à la société pour mériter ce que je gagne ou ne gagne pas, que j’ai fait gagné dans le passé avant la retriate ? »
                        Tout est là.
                        Le reste c’est du baratin.

                      • HELIOS HELIOS 2 septembre 2013 19:21

                        Salut l’enfoiré... pas d’accord, ou peu d’accord peu importe ce que je ressens sans faire l’effort d’une longue explication, c’est que nous apportons tous quelque chose a la societé. Il faudrait quantifier selon la nature de l’apport, mais pour moi, il y a des gens qui n’ont pas « gagné » leur richesse ou leur retraite au regard de l’economie monetaire, mais l’ont gagné 1000 fois par leur action non quantifiable.

                        Donc je ne condamne personne, je n’accuse personne de profiter, je dis seulement que dans une societe civilisée et intelligente il y a un minimum de dignité a accorder aux personnes. Du plus humble d’entre nous au plus riche, il n’y en a pas un qui ne merite sa place.

                        Un peu de moderation me parait le minimum entre ceux qui s’attaquent au « rentier » (qu’est-ce que c’est un rentier ? ne seront nous pas tous rentier a la retraite ?) et ceux qui defendent la loi de la jungle sociale comme Spartacus... qui ne dit pas toujours que des betises, evidement.


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 2 septembre 2013 13:00

                        Le nombre des SUPER RICHES EXPLOSE et ils deviennent de plus en plus riches !

                        Selon le classement du magazine américain Forbes, le monde n’a jamais compté autant de milliardaires : ils sont 1 426 cette année, 200 de plus que l’an dernier. Un record absolu depuis 30 ans.
                        source

                        Il faut pas chercher très loin pour expliquer l’explosion des super riches qui rime d’ailleurs avec l’appauvrissement de la population européenne .

                        La plupart des multinationales voire des super riches échappent aux impôts ou elles payent très peu d’impôts, voici deux exemples :

                        Apple déclare 257 millions d’euros de chiffre d’affaires en France, quand il en réalise en réalité plus de 3 milliards, mais tout en ne s’acquittant au passage que de 6,7 millions d’euros d’impôts. Comment ? Grâce à un système d’optimisation fiscal élaboré. source

                        En 2011, Google n’a ainsi payé que 5,4 millions d’euros d’impôt sur les sociétés (pour un chiffre d’affaires compris entre 1,25 à 1,4 milliard d’euros en France, selon les estimations). source

                        Les multinationales et les banques privées encaissent les bénéfices et chargent les contribuables quand il s’agit des dettes.

                        En Europe des grosses sociétés échappent aux impôts par des nombreuses ruses.

                        Il suffit par exemple pour une société qui opère sur le marché français de déclarer le siège de ses marques déposées au pays Bas. La maison mère payé ensuite des royalties à ses sociétés filles (donc elle même est le propriétaire des dépositaires des marques) et réduit ainsi par ce tour de passe passe son taux d’imposition en France. Au pays bas les sociétés filles ne payent pas des impôts sur les royalties perçu par la maison mère. Les règles entres les pays sont conçu de manière à permettre aux riches à ne pas payer des impôts et de participer ainsi aux frais du fonctionnement des pays européens.

                        Une autre ruse pour échapper aux impôts pour rester à l’exemple précédent consiste d’emprunter de l’argent à une de ses sociétés filles (au pays Bas) et rembourser cet argent ensuite avec des taux d’intérêts élevées, ceci permettent également à payer moins d’impôts en France.

                        La politique Européenne est contrôle par les marchés financiers, avec Goldman & Sachs entête.

                        La 2ème chaîne de télévision allemande ZDF à présente à des millions d’allemands la pieuvre Goldman Sachs. http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/zdf-television-pieuvre-goldman-sachs

                        Cette politique d’austérité que nous subissons, nous payons notamment pour les pots casses des très gros fraudeurs et les abus du monde de la finance puis la fraude organisé (paradis fiscaux) par les banques privées. 

                        Le hommes politiques sont des complices de ce système et souvent ils passent d’un côté à l’autre (vie politique <> banque) exemple Mario Draghi

                        Au moment de la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, Mario Draghi a souvent été décrit comme le candidat idéal (à un ou deux petit « détails » près, comme son passage chez Goldman Sachs, lire ci-après). Le CV est impressionnant. Titulaire d’un Ph.D en économie du prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) mené sous la supervision de Franco Modigliani et Robert Solow, il a exercé des responsabilités au sein de la Banque mondiale puis du Trésor italien. C’est de cette période (1991-2001) que lui vient sa réputation de père la rigueur. Coupes dans les dépenses publiques, dévaluation de la lire, création d’un impôt exceptionnel sur tous les comptes courants et privatisation d’une grande partie des entreprises publiques... source


                        • bibou1324 bibou1324 2 septembre 2013 13:37

                          « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça. »


                          Coluche - Extrait du sketch « Le chômeur »


                          Donc cet article affirme qu’il n’y a rien de nouveau depuis les années 1940 ... sensationnel !

                          • iphitos 2 septembre 2013 14:10

                            C’est vrai que l’inverse aurait été étonnant.


                            • Bulgroz 2 septembre 2013 16:46

                              Pour mesurer les écarts de richesses, il y a le rapport inter-décile qui mesure l’écart entre le 10% des plus riches et les 10% des plus pauvres.

                              L’Insee nous indique que ce taux au niveau national est de 3,39 évoluant entre le maximum à Paris (5,11) et le minimum en Mayenne (2,56).

                              Le rapport de la « Conférence nationale sur les indicateurs de développement durable - 20/01/2010 » préparé conjointement par l’INSEE et le SoeS (Service de l’observation et des statistiques) du CGDD dit que ce rapport inter-décile est stable depuis 2005 après avoir légèrement diminué entre 1996 et 2005.

                              http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=dossiers_web/dev_durable/distribution_revenus.htm

                              Pour comparer les pays européens entre eux, on utilise le rapport inter-quintile (rapport de la part des 20% les plus aisés à la part des 20 % les plus modestes), le taux Français est de 3,8 alors que le taux européen est de 4,9.

                              Pour plus de précision concernant les écarts de revenus entre pays de l’OCDE, voir rapport du Sénat : mais sur des chiffres 1999.
                              http://www.senat.fr/rap/r07-441/r07-441127.html

                              Avant intégration des services publics : France (4,04), Allemagne (4,26), OCDE (5,2)

                              Après intégration des services publics : France (2,59), Allemagne (2,81), OCDE (3,40)

                              Donc, la France fait partie des pays les moins inégalitaires, 6ième pays le moins inégalitaire sur 26.


                              • JP94 3 septembre 2013 21:29

                                pour combien de temps encore ? 

                                les inégalités s’accroissent partout en Europe !
                                Si on est 6ème et qu’elles s’accroissent partout , on peut rester 6ème ...même si ça s’aggrave .

                                La position de notre pays est aussi le fruit des luttes : en Angleterre , elles sont supérieures ( et étaient moindre juste pendant la 2ème GM ...) car les syndicats n’y luttent pas comme ici ...
                                 alors inquiétons-nous car aujourd’hui si tout le monde rejette Hollande et sa politique ( sauf le MEDEF , ça va de soi ), il n’y a pas de forte mobilisation pour contrer cette politique d’accroissement des inégalités qui caractérise le gouvernement Ayrault .

                              • MARMOR 2 septembre 2013 17:06

                                interessant cet article....... vous devriez disserter sur le charbon, de plus en plus noir, et le lait de plus en plus blanc...


                                • Micka FRENCH Micka FRENCH 3 septembre 2013 07:37

                                  De l’Ecossaise, hilare...

                                  Et si l’on disait pour faire simple :
                                  « Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus c*ns » ???

                                  Micka FRENCH quelque part sur le Web...


                                  • Claudec Claudec 3 septembre 2013 13:25

                                    Les riches sont de plus en plus riches, comme la société dans son ensemble.

                                    Les pauvres sont de plus en plus pauvres .... et de plus en plus nombreux, ceci pouvant expliquer cela, leur nombre sur terre augmentant chaque jour de 140 000 environ.
                                    Voir : L’histoire et l’avenir des pauvres

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