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Accueil du site > Actualités > Politique > « En Marche » vers quoi ? Affaire Ferrand : chronique d’un citoyen en (...)

« En Marche » vers quoi ? Affaire Ferrand : chronique d’un citoyen en colère ! (ACTE II)

Puisqu'on vous dit que rien n'est illégal !!!

 

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Dans un article paru le 26 mai 2017, je relatais les faits rapportés par le Canard enchaîné, concernant « l’affaire Ferrand », en m’offusquant que la presse de manière quasi-unanime, de même que certains avocats pleins de certitudes, considèrent que rien n’était illégal dans cette opération.

Lien vers l’article : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/en-marche-vers-quoi-affaire-193508

Peu après la parution de cet article, le Parquet de Brest semblait donner raison à cet aréopage de la nomenklatura et « classait l’affaire » sans suites, sans même ouverture d’une enquête préliminaire.

J’avais pour ma part considéré que l’opération relatée par le Canard, si elle était avérée, pouvait s’avérer douteuse, car elle posait deux questions liées :

  • celle de la bonne foi de M. FERRAND, le conseil d’administration de la mutuelle ayant donné son aval pour la location d’un immeuble à une société (SACA) montée par son épouse (Mme DOUCEN), ladite société n’ayant pas encore d'existence juridique et n’étant pas encore propriétaire de l’immeuble ! Question de la bonne foi toujours, car il n’était pas sûr que l’intérêt de la mutuelle ait été de louer des locaux aussi précipitamment…
  • celle de l’intérêt des mutuelles, au regard des intérêts des époux FERRAND. L’offre de location de SACA était certes apparemment la plus avantageuse parmi celles présentées. Cependant, la mutuelle investissait 184 000 € de travaux dans la future location acquise par Mme DOUCEN et intégralement financée par un emprunt de 402 000 €. Au final, sur un actif de 586 000 €, la mutuelle investissait près de 30% du total, valorisant ainsi le patrimoine de l’épouse de M. FERRAND et devant ensuite verser à sa société un loyer annuel de 42 000 € !

Je soulignais que, dans ces conditions, l’intérêt des mutuelles pouvait sembler d’investir directement dans l’achat et la rénovation d’un bâtiment dont elles auraient été propriétaires. Vu l’investissement déjà réalisé, un emprunt ne leur aurait pas coûté beaucoup plus cher que le loyer… Une autre option possible eût même été celle d’un crédit-bail…

J’en concluais que, face à une opération qui pouvait sembler contraire aux intérêts des mutuelles, les questions de la bonne foi et de l’intérêt du couple, étaient potentiellement à mettre en relation avec la qualification d’abus de bien social, délit répréhensible pénalement et défini par l’article L 241-3 du code de commerce.

Depuis, le Parisien a publié le 29 mai 2017 des révélations plus que troublantes faites par Maître Alain CASTEL, ancien bâtonnier de Brest, qui est à l’époque intervenu dans la vente de l’immeuble pour le compte d’un de ses clients.

Selon le Parisien, l’avocat apporte des éléments nouveaux montrant que la promesse de vente de l’immeuble a bien été signée par M. FERRAND et qu’elle contient une « condition suspensive de conclusion d’un bail commercial entre la SCI devant substituer M. FERRAND et les Mutuelles de Bretagne ».

Après le classement de l’affaire par le Parquet, l’avocat considère que « le dossier mériterait au moins des investigations complémentaires. »

Selon les révélations de l’avocat publiées par le Parisien, ce dernier affirme qu’à l’époque, il avait « tout de suite compris la manœuvre » et que cela l’ « avait choqué », en poursuivant « Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat ».

Quand le Parisien souligne que la proposition de location de SACA était la moins chère, la réponse de l’avocat est édifiante et fonde toute la logique de ce que j’ai pu écrire dans mon article du vendredi 26 mai :

« La question, n'est pas là. Ça, c'est de l'enfumage ! La vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. C'était l'intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié. Or là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C'est un schéma moins éthique ».

A côté de la question de l’abus de bien social que j’ai pu évoquer, Maître CASTEL interrogé par le Parisien soulève la question de l’existence possible d’un autre délit : celui d’entrave aux fonctions de commissaire aux comptes prévu par l’article L 114-51 du code de la mutualité et passible de cinq ans de prison et de 75 000 € d'amende.

Plus clairement, selon son article L. 114-32, toute convention à laquelle « un administrateur ou un dirigeant opérationnel est indirectement intéressé ou dans laquelle il traite avec la mutuelle, union ou fédération, par personne interposée est soumise à l'autorisation préalable du conseil d'administration ». Par le biais de cette disposition, de telles conventions doivent être soumises à un commissaire aux comptes qui rédige un rapport spécial transmis ensuite à l'assemblée générale de la mutuelle, qui statue. Ceci tend à éviter tout conflit d'intérêts.

Une question se pose dès lors : y a-t-il a eu rapport spécial transmis à l’assemblée générale de la mutuelle ? L’assemblée générale s’est-elle prononcée ?

 Maître CASTEL considère à juste titre que « c'est à Richard Ferrand de répondre, et peut-être au parquet de Brest »… et peut-être ajouterons-nous aux mutuelles de Bretagne…


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63 réactions à cet article    


  • Le421 Le421 29 mai 16:10

    Oui mais voilà !!
    Vous allez très vite comprendre que nous avons changé de Président, de régime, et que la transparence ne sera faite, avec la complicité de Bayrou, que sur ce qui ne nuit pas à l’orchestre Macron &Cie...
    France 2 voit sa rédaction appelée par le service communication de l’Elyzée pour éviter les plans vidéos peu avantageux... On est revenu à l’ORTF de ce côté-là.


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 mai 22:59

      Bon allez. On ne va pas se mentir mais la vraie raison de la mise à mort de ce monsieur nous vient encore une fois du site E&R qui la résume en une phrase : Monsieur Ferrand a soutenu une association pro-palestinienne. Ceci décide tout. Le reste est du bavardage. 


    • Taverne Taverne 30 mai 19:01

      @Le421

      « la transparence ne sera faite » Qu’est-ce vous en savez ? C’est du pur procès d’intention. Tant que la justice n’était pas saisie et « En Marche » pas informé des faits (rien de signalé par le Fisc non plus), il n’y avait pas de raison de se précipiter sur la guillotine (Tout le monde ne partage pas les méthodes, dignes du sanglant Robespierre, de Jean-Luc Mélenchon).

      Si l’affaire grossit ou si le juge est saisi, le président demandera au premier ministre d’agir...

      Quant à la réforme de moralisation, elle n’est pas du tout remise en question. Le passé est le passé, l’avenir sera ce que la loi aura décidé.


    • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 19:22

      @Taverne

      Si l’affaire grossit ou si le juge est saisi, le président demandera au premier ministre d’agir...

      Je suis d’accord avec vous sur une chose : les prochains jours seront très instructifs de ce point de vue...

      Mais permettez-moi d’être pessimiste... Sur un plan juridique, en termes de « présomption du fait de l’homme », je crois que nous sommes plus que servis... Si la justice n’est pas de nouveau saisie ou ne se ressaisit pas de l’affaire dans de telles conditions, je me demande quoi faire de ma carte d’électeur (et je crois que je ne serai pas le seul)...

      Nous serons alors effectivement bien loin de la « vertu » du « sanglant Robespierre » pour reprendre votre expression. Mais peut-être nous rapprocherons-nous d’une colère engendrant une nouvelle « terreur »...

      Plus sérieusement, nous sommes très loin de la Suède où un Ministre démissionne pour une tablette de toblerone. Je crois que la colère gronde dans ce pays pour un tas de raisons... L’affairisme politique en est une...Je ne souhaite pas l’explosion, mais elle est possible et je crois qu’il faut en être conscients. Je crois que la loi sur la moralisation (ce n’est pas la première) qui sera effectivement votée, ne doit pas être à l’image des précédentes ! Elle doit être sans concession aucune. De même qu’un Président ne doit pas être un homme ordinaire, un élu ne doit pas être un homme ordinaire : il doit être absolument exemplaire... Je ne suis pas pour ma part un adepte de Robespierre, loin s’en faut, mais le concept de « vertu » avait du sens...


    • Taverne Taverne 30 mai 19:49

      @Jean-Luc Hodemon

      Pour des raisons tenant à mon devoir de réserve (même si j’utilise un pseudo), je ne donnerai pas mon avis sur l’affaire. Mais, si rien n’est fait et que l’on étouffe l’affaire, je pourrais aussi m’abstenir. Au début, c’était défendable, mais là ça ne l’est plus.


    • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 23:10

      @Taverne

      Au début, c’était défendable, mais là ça ne l’est plus.

      D’accord avec vous : la situation n’est plus défendable et elle est même disons le peut-être condamnable...

      Par contre, je ne comprends pas votre allusion au devoir de réserve... Même si vous êtes fonctionnaire, vous êtes en droit de vous exprimer publiquement en tant que citoyen, à moins d’être militaire, magistrat, d’occuper un emploi fonctionnel ou certains postes de la haute fonction publique...


    • kader kader 31 mai 23:19

      @La mouche du coche

      Gouvernement Macron : le pro-BDS Richard Ferrand nommé ministre de la cohésion des territoires

      Le bras droit du président Emmanuel Macron, Richard Ferrand, a été nommé mercredi ministre de la cohésion des territoires.

      Le secrétaire général de « La République En Marche ! » est accusé de soutenir l’organisation anti-israélienne AFPS activement impliquée dans les actions de boycott de l’État d’Israël.

      Le député de la 6è circonscription du Finistère a financé à au moins deux reprises l’AFPS.

      En 2014, l’élu a demandé au ministère de la Justice de réfléchir à une modification de la loi afin que le BDS ne soit plus illégal en France.


    • troletbuse troletbuse 2 juin 01:18

      @La mouche du coche
      Eh bien, si ils se bouffent la gueule en famille, c’est excellent  smiley


    • ASTERIX 4 juin 10:23

      @Taverne
      soyez adultes ne vous laissez pas manipuler par une majorité d ’élus MUNICIPAUX vèreux qui ne

      pouvant plus cumuler ET FAIRE 30ans de mandat vont entrer en guerre contre MACRON ( ferrand !!! )

      degageons 90% DE NOS ELUS INCOMPETENTS (lire marianne de cette semaine liste et ancienneté des députés des clowns comme MYARD SONT ELUS DEPUIS 40 ANS °)

      OU TROUVE T’ ON LES PLUS CUMULARDS ET ANCIENS ???  CHEZ LES RIPOUX ET AU FN !!!!!!!!!!


    • Alren Alren 4 juin 15:49

      @Taverne
      « la transparence ne sera faite » Qu’est-ce vous en savez ?

      Le parquet de Brest
      , dans un premier temps, s’est empressé de classer sans suite  : « Circulez, y’a rien à voir, petit peuple soumis, ceci ne vous regarde pas » en espérant que l’affaire ferait « Pschitt ! ».

      Et puisque vous parlez en halluciné de Mélenchon, tout le monde sait que s’il avait commis une telle faute, il serait déjà en préventive !

      En revanche, on a déjà vu des dizaines d’affaires impliquant des gens de droite, dont certaines très graves comme celle de Balladur et les contrats d’armement avec le Pakistan, ou celles de Pasqua « à tout âge », s’enliser dans des procédures sans qu’il en sorte de condamnations proportionnées aux délits et même aux crimes.


    • Esprit Critique 29 mai 16:11

      Ne cherchez plus, ou alors juste pour le fun, il y a déjà sufisement de pièces accumulées, et de dates précisées, pour caractériser une petite escroquerie ,finement montée, des Ferrand, au préjudices des mutuelles de Bretagne.


      • Esprit Critique 29 mai 16:12

        @Esprit Critique
        La MNEF, vous vous souvenez ?


      • Jean Pierre 4 juin 23:02

        @Esprit Critique
        Une « petite » escroquerie finement montée aussi au préjudice de la collectivité puisque ce montage est clairement une rémunération occulte (enfin presque occulte) de Ferrand par la mutuelle. Cette forme de rémunération « immobilière » va générer beaucoup moins de prélèvements (cotisations et impôts) qu’une rémunération légalement déclarée sous forme de salaires ou de primes. 

        Il n’y a pas que les adhérents de la mutuelle qui sont volés dans cette histoire. Nous le sommes tous. Le minimum serait que l’Ursaff et l’administration des impôts enquêtent sur cette fraude manifeste.

      • flourens flourens 29 mai 16:31

        PFFFFFF, l’auteur cite plusieurs codes, le code du commerce, le code de la mutualité, tous de 3000 pages, à virer, comme le code du travail, celui ci empêche d’embaucher, les autres codes cités empêchent les affaires, donc plus de code, aucun, on entend personne la dessus, idéologie ???


        • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 18:09

          @flourens

          toutes ces lois qui empêchent de « magouiller en rond » entre gens de bonne famille !
          Quel carcan !!!


        • logme logme 29 mai 16:39

          Attention à ne pas ignorer la position de la mutuelle et les éclaircissement apportés par le conseil d’administration :

          "... les Mutuelles assurent ce lundi que Richard Ferrand a agi en "parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d’administration« . Elles indiquent avoir »fait le choix de gestion de privilégier l’investissement dans l’outil de travail plutôt que dans l’immobilier", justifiant ainsi leur choix de louer les locaux brestois plutôt que d’acheter les murs. Dans leur communiqué, Rémi Salaün etDaniel Guillaumin expliquent surtout que "le commissaire aux comptes a confirmé aux Mutuelles de Bretagne qu’aucune convention réglementée ne se justifiait et que celles-ci ont respecté leurs statuts et les dispositions du Code de la mutualité".

          Ce qui a mon sens, permet aux principaux intéressés de répondre clairement au questions que se posait l’auteur de l’article et de clarifier la situation.


          • @logme

            Vous oubliez de préciser que ces deux administrateurs de la mutuelle sont des petits camarades PS de Richard Ferrand : tous deux figurent sur la liste de François Cuillandre maire PS de Brest ....


          • Complément d’information sur Marianne


          • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 18:22

            @logme

            Ben voyons...Voilà qui tombe à pic !

            Mais dans la pratique, même si c’est le conseil d’administration et son Président qui décident ,qui prépare la stratégie d’une entreprise ? 

            Ne s’agit-il pas de ses organes de direction (à l’époque M. Ferrand) ? En outre cela ne répond pas à la vraie question de l’intérêt économique de la mutuelle ou de l’intérêt des époux Ferrand à l’origine de l’opération.

            Je rappelle de nouveau les propos de l’ex-bâtonnier de Brest publié par le Parisien qui affirme qu’à l’époque, il avait « tout de suite compris la manœuvre » et que cela l’ « avait choqué », en poursuivant « Richard Ferrand allait louer l’immeuble à la mutuelle et il allait s’enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat ».

            Par ailleurs, qui a signé le compromis de vente dès l’origine ? Ne serait-ce pas selon les pièces mises en avant par le Parisien M. FERRAND lui-même ?

            Finalement tout cela est très (trop ?) bien huilé non ? Un vrai conte de fée...


          • Tribidule Tribidule 30 mai 00:29

            @Sharpshooter - Snoopy86
            C’est pourquoi ce soir ....Cambadelis semblait marcher sur des oeufs....


          • Buzzcocks 1er juin 12:30

            @Sharpshooter - Snoopy86
            hello mister, il y a 4 mois vous parliez d’une presse aux ordres pour éliminer votre Maitre. Maintenant vous citez même les journaux qui il y a 2 mois n’étaient que des menteurs, des imposteurs. Vous tournez votre veste souvent ?


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 mai 17:08

            À l’auteur :

            « La question, n’est pas là. Ça, c’est de l’enfumage ! La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. C’était l’intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d’un bien largement fructifié. Or là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C’est un schéma moins éthique ».

            Il semble bien que les mutuelles se sont faites avoir dans la grands largeurs... ou avec la complicité des dirigeants.
            On est très loin d’une gestion de « bon père de famille ».


            • logme logme 29 mai 17:38

              @Jean-Pierre Llabrés

              Justement, les mutuelles ont répondue à cette question : « les Mutuelles assurent ce lundi que Richard Ferrand a agi en parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d’administration » . Elles indiquent avoir fait « le choix de gestion de privilégier l’investissement dans l’outil de travail plutôt que dans l’immobilier », justifiant ainsi leur choix de « louer les locaux brestois plutôt que d’acheter les murs »

              En d’autre terme les mutuelles se sont engagées sur un bail plutôt que sur un emprunt. Une telle démarche permet de rester plus flexible ( sur un horizon plus court ). Après ce type d’arbitrage dépend tout à la fois des activités et de la stratégie de chaque entreprise. Et l’arbitrage dépend bien sur des réponses à un appel d’offre ( qui en l’occurrence à bien été réalisé par le conseil d’administration ).


            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 29 mai 18:25

              @logme

              J’ai l’impression que l’idôlaterie peut rendre aveugle...


            • Et hop ! Et hop ! 29 mai 22:21

              @logme : 


              La mutuelle a apporté tout l’argent nécessaire pour acheter (42 000 EU / an) et rénover (285 000 EU de travaux) l’immeuble, mais en pure perte puisque, en fin de comptes au bout de 10 ans, ce n’est pas elle qui se retrouve propriétaire de l’immeuble de bureau qu’elle a acheté et rénové, mais la concubine du directeur de la Mutuelle.

              L’avocat a raison : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. C’était l’intérêt de celle-ci. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d’un bien largement fructifié. Or là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. ».

            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 mai 06:53

              @logme

              Étrange gestion : préférer payer un loyer plutôt que d’être propriétaire...
              Qu’en disent les mutualistes ? ? ?...


            • berry 30 mai 07:13

              @Et hop !
              Comme un vieux briscard habitué aux interrogatoires, Richard Ferrand n’avoue rien, malgré les évidences. 
              Son explication vaseuse dans Le Parisien est digne d’un sketch :

              "je ne suis pas partie de l’affaire. Je ne suis ni marié ni pacsé, nous n’avons pas de patrimoine commun. »
               
              C’est sa concubine depuis des années, mais à la limite, c’est à peine s’il la connait.
               


            • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 17:09

              @berry

              Sauf qu’apparemment, selon les pièces publiées, c’est lui qui a signé le compromis de vente : donc, il y aurait mensonge (1 de plus dans la république exemplaire)...


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 mai 17:24

              L’affaire est très simple en fait.

              Ce qui l’est moins, c’est pourquoi cet arrangement entre comparses de haut vol, aux préjudices de la Mutuelle de Bretagne, donc de ses adhérents laisse de marbre le procureur de Brest ?

              Peut-être est-il indispensable qu’une victime du préjudice porte plainte pour que le procureur agisse.

              Toutefois, les lecteurs n’ignorent pas qu’un procureur à le pouvoir extraordinaire de pouvoir classer une plainte sans avoir à justifier sa décision, ni même informer le plaignant - qui n’a pas d’autre droit que d’attendre et attendre ... 

              Nous sommes si peu de chose eu égard aux intérêts de nos zélites.


              • sirocco sirocco 30 mai 00:02

                @Daniel Roux

                On peut penser que la girouette Bayrou n’a pas eu besoin de donner d’instructions (doit-on dire des consignes ?) au procureur de Brest. Ce dernier a tout de suite compris où était son intérêt.

                 
                Bon ben... on a la confirmation que la République En Marche est bien une république bananière.


              • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 07:49

                @Daniel Roux

                Rappelons qu’il n’est pas impossible que le Parquet ait reçu des instructions... On peut le déplorer, mais beaucoup dans les médias semblent volontairement occulter le fait que le Parquet est soumis à l’autorité du garde des sceaux...


              • zygzornifle zygzornifle 29 mai 17:53

                Ferrand le Socialiste .....


                comme le disait Margaret Thatcher : « Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres….

                • troletbuse troletbuse 29 mai 18:38

                  Thevenoud : 3 mois avec sursis bien sûr. La justice devient comme les curés : Vous me direz 3 Ave, 2 Pater et ne recommence plus mais pour la pourriture politicarde seulement.


                  • joletaxi 29 mai 19:10

                    pas à dire, on voit tout de suite les limites de la république exemplaire non ?
                    Bah, les électeurs décideront,faudra juste, pendant quelques temps, ne pas en faire des tonnes avec le couple Balkani.
                    On ressent comme un malaise non ?
                    Enfin, il a bien serré la pogne à Trump, c’est l’essentiel


                    • BA 30 mai 08:03

                      La ministre Marielle de Sarnez visée par une enquête.

                      Après le ministre Richard Ferrand, c’est au tour de la ministre Marielle de Sarnez d’être sous le feu des projecteurs.

                      Les deux ministres vont-ils démissionner ?

                      Le suspens est insoutenable.

                      Assistants parlementaires : Marielle de Sarnez visée par une enquête.

                      La classe politique française aurait-elle pris de (très) mauvaises habitudes ? L’affaire Fillon, ironiquement appelée Penelope Gate, a semé le trouble sur le travail réel des attachés parlementaires à l’Assemblée et au Sénat dès lors que ces emplois sont réservés à des proches. Aujourd’hui, un autre front judiciaire se dessine, visant cette fois des pratiques au préjudice du Parlement européen destinées à alléger les frais des partis et à assurer le train de vie de certains élus. La déflagration pourrait se révéler de plus grande ampleur.

                       

                      D’abord par le nombre : la situation d’un quart des eurodéputés français va être disséquée par la justice. Par les protagonistes ensuite. Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes - qui dément tout délit – est notamment visée.

                      Cette fois, c’est le Front national qui a allumé la mèche. Le parti d’extrême droite est le premier à avoir été soupçonné par les instances européennes d’avoir fait prendre illégalement en charge les salaires de certaines petites mains du parti et du garde du corps de Marine Le Pen par le Parlement. D’où une économie substantielle estimé à plus d’1 million d’euros pour les finances du Front.

                       

                      Marine Le Pen a pour l’heure refusé de se rendre à la convocation des juges, arguant l’irruption des magistrats dans la campagne. En tout cas, le parti d’extrême droite ne veut pas tomber seul. Il entend démontrer qu’une telle pratique est très répandue parmi le personnel politique français. Le 14 mars, une eurodéputée frontiste, Sophie Montel, adressait un courrier de dénonciation (un « article 40 » dans le jargon judiciaire) à François Molins, procureur de la République de Paris, et au patron de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

                       

                      « Je suis contrainte de porter à votre connaissance des éléments attestant que plusieurs élus français au Parlement européen ont à leur service des assistants ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective », écrit Sophie Montel. « Au nom du principe d’égalité », elle demande à la justice de faire la lumière sur 19 eurodéputés (de droite, de gauche ou écologistes) et d’une trentaine d’assistants. Autant de cas consignés dans un tableau Excel transmis au procureur Molins.

                      Afin d’y voir plus clair, le parquet de Paris a ouvert le 22 mars dernier une enquête préliminaire pour « abus de confiance ». Les investigations ont été confiées à l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff), et l’Olaf pourrait bientôt être sollicité en appui. Il s’agit donc d’un quasi « copier-coller » de la procédure visant le FN qui, elle, se trouve à un stade plus avancé, à l’instruction.

                       

                      Le cas le plus emblématique reste celui de Marielle de Sarnez, proche du Garde des Sceaux, François Bayrou. Jointe ce lundi soir, la ministre des Affaires européennes, s’emportait : « J’ai toujours respecté le règlement du Parlement européen. J’ai eu comme attachée parlementaire, basée dans ma circonscription à Paris, Philippine Laniesse six ou huit mois à temps partiel, après vérifications d’usage avec le parlement. Elle a fait son travail avant de démissionner il y a un mois. »

                      L’enquête devra s’attacher à déterminer le rôle exact de son ex-collaboratrice parlementaire Philippine Laniesse, conseillère régionale et élue municipale du XIXe à Paris. Cette dernière est aujourd’hui chargée de communication de la ministre. Jointe lundi soir, Philippine Laniesse, 26 ans, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

                      Sur quoi déboucheront les investigations ? Une source proche de l’enquête appelait à la prudence, rappelant que celles-ci ne faisaient que commencer. Une autre se montrait plus affirmative : « Ce genre de pratiques relève du sport national. Il faut maintenant décortiquer chaque cas, chacun étant différent. »

                      http://www.leparisien.fr/politique/assistants-parlementaires-marielle-de-sarnez-visee-par-une-enquete-29-05-2017-6996540.php


                      • Spartacus Spartacus 30 mai 08:55

                        Les mutuelles ne publient pas leurs bilans.....Sic.

                        Il serait temps de demander des explications au commissaire au compte sur son manque de clairvoyance et s’il a repéré ce conflit d’intérêt. .....

                        Il est donc compliqué de juger du bien fondé des propos de l’intérêt de la mutuelle de préférer la location à l’investissent direct de locaux.

                        Ferrant a crréé le besoin et la demande par sa position de dirigeant.
                        Il en a profité personnellement pour se constituer un bien personnel.
                        C’est légal.
                        Les seuls cocus sont les adhérents de la mutuelle

                        C’est ça le mutualisme.....Personne et tout le monde est responsable. 
                        Au conseil d’administration, juste des vieux cons de retraités incompétents pour lire un bilan viennent assister au conseil d’administration pour avoir leur nom sur la revue et bouffer une fois par an des petits fours...
                        Aucun n’a exigé la publication des bilans ! Le minimum du minimum.
                        Allez pas demander à ceux ci de savoir lire un passif et déceler des engagements de court ou long terme dans le bilan qu’ils sont censés voter.....

                        La question n’est pas là, elle est ailleurs. 
                        La connivence des nominations des dirigeants de la mutualité Française et le parti socialiste...
                        Mnef, GMF, Matmut, tous des dirigeants apparatchiks plus gauchistes les uns que les autres.
                        La gamelle est bonne et sans risque avec des conseil d’administration de quidams sans formation comptable ou administrative. 

                        Comme dans tous les systèmes collectifs ou collectivistes, il ya toujours une minorité qui profite de la majorité....Le mutualisme ne déroge pas à cette règle.

                        • Jean-Luc Hodemon Jean-Luc Hodemon 30 mai 17:16

                          @Spartacus

                          Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel, mais non, il n’est pas compliqué de juger des questions relatives à l’intérêt de la mutuelle.

                          42 000 € (location) sur 15 ans = 630 000 € de location + 184 000 € de travaux = 814 000 €

                          Si la mutuelle avait acheté un local du type de celui de SACA cela lui aurait coûté 402 000 € + 184 000 € de travaux = 586 000 € (plus les intérêts en cas d’emprunt), mais il y a de la marge et à la sortie la mutuelle est propriétaire de la totalité des actifs, donc il n’y a pas photo.

                          Comme le dit le bâtonnier, le reste c’est de « l’enfumage »...


                        • Jean Keim Jean Keim 30 mai 09:22

                          C’est le fric qui mène le monde et c’est la pensée qui a inventé le fric.


                          Les lois qui ne sont que des pensées couchées sur du papier, sont au bout du compte écrites par et pour ceux qui ont le fric pour pérenniser leur position.

                          Tout est solidement verrouillé, nous ne pouvons en aucune façon changer directement ce système car nous sommes le système.

                          Seule notre façon de penser peut amener un changement réel, ce que certains appellent, dans un flou sémantique, une modification des consciences. 

                          • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 30 mai 09:30

                            @Jean Keim

                            Ah salut Jean , je passais par là et que vois je..

                            Oui je te rejoins tout à fait...surtout sur nous sommes le système...mais ceci on doit bien le dire n’est pas encore perçu..sauf rares exceptions...le « système » nous donc allons continuer sur le même chemin pour un moment encore..

                            par contre je développerais un peu ceci :" Seule notre façon de penser peut amener un changement réel, ce que certains appellent, dans un flou sémantique, une modification des consciences. « 

                            Et bien de mon vécu, en y incluant une partie que je n’ai pas encore réellement développée car elle doit toucher autre chose que la pensée..et je ne sais comment faire pour le moment, partie qui est la révélation du programme de la pensée..révélation est ici le mot exact qui convient, et bien justement le problème est la pensée elle même....

                            cette pensée humaine qui s’ auto glorifie sans savoir pourquoi, moi je sais pour moi même par ces révélations, est la source de notre démence, souffrance, etc...

                            elle ne peut »gérer« le phénomène de la vie seule....notre seul »voyage" il est là......il l’a toujours été en fait...comme tu le sais toi même..

                            etc..

                            Je te salue...comment vas tu ? smiley


                          • Spartacus Spartacus 30 mai 10:21

                            @Jean Keim


                            C’est l’intérêt personnel qui mène le monde....L’argent est un moyen.

                            L’argent n’est qu’un moyen d’échange pour obtenir de l’intérêt personnel....

                            Même la générosité ou l’altruisme est mené par l’intérêt personnel ; Le soi qui recherche en l’autre la reconnaissance sociale ou personnelle.

                            Adam Smith l’a définit comme la somme des intérêts personnels comme la « main invisible »....
                            La main invisible est juste imparfaite.....
                            Il existe des autres choix utopistes que la « main invisible » qui croient qu’on peut s’y substituer, mais tous ceux qui ont essayé les autres voies ont échoués.

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Jean-Luc Hodemon

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