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Accueil du site > Actualités > Politique > « Entendez-vous dans nos campagnes... ? »

« Entendez-vous dans nos campagnes... ? »

Lassalle et Chassaigne partent en campagne contre l’Etat qui selon eux "ne porte plus une véritable politique d’aménagement du territoire et des espaces ruraux". La singularité du tandem est à signaler. Tous deux sont députés-maires mais le premier est au MoDem alors que le second est au parti communiste ! Mais ce sont deux amis très proches et leur entente cordiale ne faillit pas quand il s’agit de faire cause commune.

Entendez-vous dans nos campagnes la voix de ces deux députés d’horizons politiques opposés qui font cause commune pour dénoncer l’abandon par l’Etat des campagnes françaises ?

On parle toujours des banlieues qui souffrent mais beaucoup moins des campagnes. Les duos mal assortis ont toujours fait le bonheur des amateurs de comédie populaire, mais ici il s’agit de politique et c’est du sérieux.

André et Jean :

André Chassaigne est maire de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme), Jean Lassalle est maire de Lourdios-Ichère (Pyrénées-Atlantiques). Les deux hommes sont liés par une amitié indéfectible.

Quand Jean a fait sa grève de la faim, qui l’a soutenu ? André ! (Jean avait fait, au printemps 2006, une grève de la faim de 39 jours à l’Assemblée pour obtenir le maintien d’une activité industrielle dans le Béarn). Voici la lettre de soutien :

Mercredi 5 avril 2006

Cher ami,

Je tenais à t’adresser mes plus sincères vœux de soutien pour la courageuse grève de la faim que tu as entamé mardi.

Je t’avouerai avoir été extrêmement surpris en apprenant cette nouvelle, hier matin. Bien sûr, je connaissais le combat que tu menais contre la délocalisation de l’usine Toyal, poumon économique de la vallée d’Aspe, depuis déjà de nombreux mois.

Je me reconnaissais évidemment en cette lutte, étant également concerné par les ravages de la désindustrialisation de nos territoires comme par la désertification de nos montagnes. Je m’identifiais évidemment dans la bataille, en sous-main, que tu engageais contre Total, le véritable décideur, au fonds, de cette délocalisation. Mais la grève de la faim ne faisant pas partie de l’éventail d’actions du militant communiste moyen, je n’avais pas imaginé que tu puisses parvenir à une telle extrémité.

Aussi, au vu de la faible efficacité de nos modes d’action traditionnels, au vu du mur constitué aujourd’hui par les multinationales, je te tire mon chapeau pour cette action vraiment novatrice ! En espérant vraiment que tu puisses les faire plier au plus vite.

Bien fraternellement

André Chassaigne "

Quand André a présenté, en avril dernier, son amendement sur le texte OGM pour protéger les zones d’appellation d’origine contrôlée (AOC) des cultures OGM, qui l’a soutenu ? Jean !

Appel commun pour faire des "campagnes de France une grande cause nationale".

Lassalle et Chassaigne ont lancé le 3 novembre un appel commun pour faire des « campagnes de France une grande cause nationale ». Ils ont tenu côte à côte une conférence de presse le mercredi 5 novembre pour défendre leur appel en faveur d’une proposition de loi sur ce thème. « Nous devons prendre conscience du drame des campagnes françaises, comme la Nation commence à le faire avec ses banlieues malades », écrivent-ils.

Les deux élus dénoncent « la dégradation des services publics », les agriculteurs qui « partent en faillite sans repreneur », l’Etat qui « ne porte plus une véritable politique d’aménagement du territoire et des espaces ruraux ». 

Voici le texte de l’appel d’André Chassaigne et de Jean Lassalle : "Faisons des Campagnes de France une grande cause nationale !"

Depuis plus de trente ans, l’Etat, avec la dégradation de ses services publics (l’école, la poste, la maternité, les transports...), abandonne les campagnes françaises. Aujourd’hui, certains penseurs bucoliques et les adeptes de la rentabilité les transforment en réserves d’indiens. L’Etat ne porte plus une véritable politique d’aménagement du territoire et des espaces ruraux. Les agriculteurs, ruinés par des prix agricoles qui n’ont jamais été aussi bas, partent en faillite sans repreneurs, suivis par les commerçants et artisans qui ne trouvent personne à qui transmettre leur fonds de commerce ou leur savoir-faire. Les entrepreneurs désertent faute de soutien bancaire et d’infrastructures de transport dignes de ce nom. Les élus assistent impuissants à l’empilement de normes et de lois qui les paralysent et souvent au surendettement de leur commune qui bloque toute vision d’avenir.

Pourtant les campagnes ont joué chez nous, et depuis toujours, un rôle incomparable. Face à la situation actuelle, nous devons prendre conscience du drame des campagnes françaises, comme la nation commence à le faire avec ses banlieues malades. Il faut réinventer un pacte territorial qui redynamise nos territoires et restaure l’égalité républicaine dans notre pays. Il faut parvenir collectivement à remettre nos campagnes au premier plan et leur assigner une nouvelle mission historique, comme celle qu’on leur assigna au lendemain de la guerre, lorsque l’on dit à nos pères qu’il leur revenait de nourrir le pays et de préparer l’Europe. L’utilité des acteurs et habitants de ces territoires doit à nouveau être reconnue par la communauté nationale. Les mots et expressions d’aujourd’hui les figent, glacent l’inspiration vitale qui les animerait pourtant encore. En tout cas, les discours et les politiques publiques actuels ne parviennent plus à définir la relation de l’homme à son territoire. Il faut donc changer et de discours et de pratiques !

C’est la raison pour laquelle nous souhaitons lancer un appel à toutes les bonnes volontés pour la rédaction collective d’une proposition de loi sur le thème : « les Campagnes de France, grande cause nationale ». Considérant que la situation de nos campagnes devient de plus en plus désespérée et que la crise financière doit permettre une remise à plat de notre système de valeurs, le moment nous semble enfin venu, après tant d’années de silence, de porter la question de notre réalité au cœur de l’actualité et de contribuer avec nos revendications et propositions à la refondation d’une société plus humaine.

André CHASSAIGNE, Député du Puy de Dôme

Jean LASSALLE, Député des Pyrénées-Atlantiques

 


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18 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 09:46

    En revanche , le 20h de téhéfin l’a dit , la forêt ne s’est jamais si bien portée , elle a doublé sa superficie depuis 1850 . Les campagnes françaises remplaceront elle l’Amazonie comme poumon vert de la planète ?? est ce que c’est dans le cadre du grenelle de l’environnement que l’on transforme les champs en forêts ? smiley


    • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 09:51

      "AvecTF1 je positive !"


    • Fergus fergus 21 novembre 2008 09:57

      Les banlieues souffrent de révolte incontrôlée et de comportements suicidaires, les campagnes d’abandon et d’une lente agonie que l’on constate dans l’indifférence. J’approuve totalement l’initiative de MM. Chasseigne et Lassalle. Mais sans me bercer d’illusions : le pouvoir en place est,, à l’image de son chef, viscéralement libéral et urbain ! 


        • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 10:46

          Elles se vident de leur sang elles aussi ? "André, Chat saigne !" smiley


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 novembre 2008 10:40

          " ce sont deux amis très proches et leur entente cordiale ne faillit pas quand il s’agit de faire cause commune. "

          Le jour où nous aurons enfin conscience que nous sommes tous sur la même galère, nous ferons enfin tous cause commune, au lieu de bêtement nous diviser sur une couleur politique. Les communes auourd’hui, sont divisées par l’origine. Un tiers de bouzeux locaux, un tiers de parigos parachutés, un tiers d’étrangers invisibles qui vivent en cercle fermé et ne parlent souvent même pas le français...Travailler en commun ne veut pas sysmatiquement dire communiste. Persister dans la division profite à ceux qui règnent. D’ailleurs, dans les plus petits villages, le maire na pas de couleur politique, pas d’affiliation, parfois même, cela lui nuit auprès de l’administraton. " Les élus assistent impuissants à l’empilement de normes et de lois qui les paralysent et souvent au surendettement de leur commune qui bloque toute vision d’avenir. " Aujourd’hui, pour être maire, il faudrait presque des années de droit et d’économie. Pire, ceux qui les pratiquent, s’en servent parfois pour corrompre !


          • JL JL 21 novembre 2008 10:43

            Intéressant. A ce propos, les articles récents concernant RFF (Réseaux ferrés de France) sont à méditer. Sans parler des sabotages répétés.

            Il y a probablement autant d’affinités entre Modem et PC qu’entre PS et UMP. Plus que quelques heures pour avoir une meilleure idée de la future évolution du PS. Et peut-être même de tout le PPF (Paysage politique français).


            • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 10:50

              Il y a des ponts en effet. Par exemple, Maurice Leroy qui a soutenu Bayrou aux Présidentielles vient du communisme. Il est à présent au nouveau Centre sans qu’il soit pour autant ennemi du MoDem.


            • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 10:53

              C’est une histoire d’hommes (ou de femmes). Mais l’idéologie communiste n’est pas compatible avec les idées du MoDem.


            • Daniel Roux Daniel R 21 novembre 2008 13:05

              Ce que je trouve remarquable, c’est que deux députés aient un avis personnel. Ils sont 577 à siéger et à voter - quand ils sont présents - mais combien votent en leur âme et conscience ? smiley

              Pour 2 excentriques, combien de godillots suivant aveuglément les consignes de leur parti alors qu’ils devraient représenter leurs électeurs ?

              Cette stratégie du Bernard-l’Ermitte a plus d’avantages que d’inconvénients surtout depuis que les législatives sont tout de suite après les présidentielles et que les résultats sont acquis d’avance.

              Parmis les nombreux avantages, on peut citer :

              - Le boulot facile puisqu’il suffit d’appuyer sur le bouton qui clignote et que l’autre ne fonctionne pas.

              - Les loisirs puisqu’il devient inutile de lire des textes souvent indigestes.

              - On peut prendre son fiston comme attaché parlementaire pour le peu qui reste à faire.

              - La rémunération tombe tous les mois et encore 5 ans après la prochaine défaite éventuelle.

              - Le chef de groupes est content et vous tape dans le dos en vous appelant par votre prénom.

              - L’investiture et les financements restent acquis.

              - On peut lire le journal ou piquer un petit somme au chaud pendant les débats.

              - On peut même devenir ministre si on attire l’attention du Petit Timonier en dénonçant sans relache le nombre excessif de ces foutus de feignants de fonctionnaires, vous savez ceux qui travaillent dans les hôpitaux, ou comme pompiers ou flics ou prof ou d’autres parasites encore, pour un salaire de misère.


              • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 13:35

                http://www.rue89.com/files/20071001AssembléeInside.jpg

                s’il faut faire des économie , on peut vendre les locaux et louer une salle plus petite !


              • TSS 21 novembre 2008 13:39

                il serait interessant de savoir ce que jean Lassalle,grand defenseur de la nature devant l’eternel,explique ce

                qu’il a fait de la subvention pour la reintroduction de l’ours.

                zuuuuut !! il est contre et son frère est eleveur..





                • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 16:33

                  Pour aller plus loin :

                  "Le nouvel espace rural français", Sénat rapport 15 juillet 2008 de J.François-Poncet et C.Belot.

                  Les pôles d’excellence rurale  : En 2005, la DIACT (délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) a lancé un appel à projet "pôles d’excellences rurale" pour soutenir les initiatives locales. 379 projets ont été labellisés en un an dans les domaines de l’offre aux soins, de l’action sociale et de l’insertion économique.


                  • Marc Bruxman 22 novembre 2008 01:53

                    Le rapport du Sénat est quand même gratiné. Que lit t’on ? Il y a de plus en plus de gens qui vivent dans de "petites" communes. C’est vrai. 

                    Seulement ces petites communes n’ont souvent pas grand chose de rurales. Le phénoméne décrit ici s’appelle la "rurbanité" sous entendu prenez une ville moyenne ou grande, faites y passer l’autorute ou le train et la comme par magie les villages qui se trouvaient dans un rayon de 30 kilométres de la ville en question se mettent à grandir. Car le terrain est pas cher et qu’au final on est vite en ville. Au final ces zones rurales deviennent des extensions de la ville d’a coté au point d’ailleurs que certains de leurs habitants déclarent habiter la fameuse ville quand ils parlent à quelqu’un qui n’est pas de la région. Pourquoi ? Parce qu’ils bossent dans cette même ville, font leur course dans cette même ville, bref le village devient un quartier résidentiel périphérique. Dans certains cas, la ville finit même par rattrapper et englober ce village autrefois tranquille. 

                    J’ai notamment vécu dans un coin en banlieue de chambery qui était quand je suis arrivé encore presque rural (champs à vaches pas loins, fermes pas loins, etc, etc, ...). Mais en une dizaine d’années la ville a finit par rattrapper cette zone, et à la fin il y avait des immeubles à la place du champs à vaches. Il restait un autre champ, un peu plus loin d’assez grande taille celui la, et un petit village derriére qui comptait surement parmis la population rurale. La ville a rattrappé ce village par tous les cotés faisant le tour du champ à vache restant et rognant même sur celui-ci (une partie a été acheté par des promoteurs immobilliers). Vu l’age du paysan et la taille du champ (probablement très peu rentable), il est fort probable que l’endroit soit transformé en jardin public d’ici quelques années. Mais la conséquence de tout ca, c’est que beaucoup de gens qui étaient arrivés dans cette commune parce que c’était pas cher, se sont rééloignés, colonisant ainsi d’autres villages, qui seront un jour à leur tour rattrappés. 

                    Seulement habituellement ces zones rurales la n’étaient pas celles qui posaient problème. Situées à proximité des villes, elles étaient généralement accessibles relativement facilement et leurs marchandises avaient des débouchés la aussi relativement simples. 

                    Ce rapport fait penser à un rapport qui veut donner de l’espoir, ne pas voir la réalité en face. Car le problème était et a toujours été dans des départements ou il n’y a pas de villes et d’infrastructures structurantes (haute saone, creuse, ...). Et la rien ne change. 







                  • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 16:38

                    Devinette : Quand Jean quitte Lassalle, vous savez ce que ça fait ?

                    Réponse : un dédoublement de personnalité.

                    En tout cas, "Lassalle & Chassaigne" ça sonnerait bien comme nom d’enseigne !


                    • Vieux Sachem 21 novembre 2008 19:24

                      Lasalle et Chasseigne, c’est un beau titre ; ça fait penser à Bouvard et Pécuchet, peut-être même à Laurel et Hardy. Mais trêve de plaisanterie, j’aime bien les comportements "nature" de Jean Lasalle. Et puis, combien de députés à bérêt basque ?


                    • millesime 21 novembre 2008 20:50

                      au cours de la réunion du G20 à Washington aucune mesure ni décision n’a été prise concernant les hedge funds situés dans les paradis fiscaux.. ; (et Sarkozy n’a pas quitté Washington pour autant)
                      ceux-ci s’en donnent à coeur joie sur les marchés financiers, soit pour "shorter" les marchés, soit pour créer les liquidités nécessaire aux demandes de rachat.... !

                      lire mon blog...


                      • Marc Bruxman 22 novembre 2008 01:28

                        Ces députés défendent leur territoires et leurs électeurs ce qui est très louable de leur part (on oublie trop souvent mais le role d’un politique c’est de faire le maximum pour leurs électeurs). 

                        Le problème aujourd’hui c’est qu’il y a besoin de très peu de monde pour faire tourner la machine agricole. Derriére le folklore véhiculé en France par le monde rural, on oublie trop souvent que le gros de la nourriture que l’on consomme ou des produits agricoles viennent de fermes gigantesques équipés de moyens technologiques hors du commun. L’agriculteur moderne utilise satellite, GPS, informatique embarquée à bord des moissoneuses, etc... Pour avoir un exemple de ce a quoi ressemble l’agriculture moderne, prenez par exemple ce lien :

                        http://www.inra.fr/internet/Directions/DIC/ACTUALITES/DOSSIERS/DOC/agrip/do sap8a11.pdf
                        (Et oui je suis sur que peu de nos lecteurs imaginent que le métier d’agriculteur pouvait être aussi sophistiqué). 

                        Cette sophistication croissante permet de produire des rendements importants et d’être en surproduction alors même que la surface agricole ne cesse de diminuer et que le nombre d’actifs nécéssaires pour faire tourner les exploitations ne cesse également de diminuer. 

                        Les conséquences de ces modifications sont nombreuses :

                        • D’une part la "barriére à l’entrée" pour vivre de l’agriculture est de plus en plus élevée et plus aucune petite exploitation ne peut se payer le matériel nécéssaire pour lutter face aux grosses. Il arrive un stade ou l’endettement n’est plus une solution. Mais il faut noter que d’autres secteurs ont vécu le même phénoméne. 
                        • D’autre part il se trouve des gens dans les campagnes qui sont désoeuvrés (traduire au chomage). Certains d’entre eux quittent la campagne et rejoignent la ville. C’est un déracinement mais le problème finit par se régler : Leurs enfants seront nés en ville et s’y habitueront. Pour d’autres par contre il n’est pas possible de "s’expatrier" en ville. 
                        La question est donc que peut on faire pour revitaliser les campagnes et permettent à ceux qui y restent et ne veulent pas en partir de vivre mieux. Et la réponse est malheureusement difficile à apporter. Envoyer de l’argent ne fait que prolonger l’agonie. Les politiques de subventions se sont multipliées mais le problème reste toujours entier. Car l’argent ne crée pas l’activité. 

                        La question est, peut on créer de l’activité dans des zones à faible densité de population. Et c’est la que l’on a pas de réponse. L’agriculture n’offre plus de débouchés car les grosses exploitations mécanisées suffisent aux besoins de la population. L’industrie qui offrait naguére quelques débouchés n’a que peu d’intérêt à se maintenir dans les campagnes car le coût du travail y est similaire à celui d’une zone périurbaine mais les coûts de transports augmentent. La faible densité de population rendant enfin une économie de service quasi impossible. 

                        En conséquence une piste pourrait être d’abaisser le coût du travail dans les zones rurales. Cela peut se faire en créant des "zones franches", exonérant de cotisations sociales les emplois crées ou d’une diminution du salaire minimum dans certains de ces départements. Si cette solution avait été appliquée dès les années 70, elle aurait certainement eu un certain succès. Mais aujourd’hui l’industrie suit le même chemin que l’agriculture avec une spécialisation à outrance. Et si il s’agit juste d’avoir de la main d’oeuvre à pas cher, la délocalisation en europe de l’est ou en chine sera de toute façon plus compétitive. 

                        L’autre solution que j’ai évoqué récemment dans un de mes articles pourrait être la constitution de réserves naturelles dans les endroits qui sont trop sinistrés avec des propositions de relogements pour les populations dans des zones un peu plus denses. L’énorme avantage de cette solution c’est que l’on va alors densifier certains villages (ceux ou l’on va reloger les populations déplaçées) ce qui va permettre de créer une masse critique de population et donc de maintenir ou de rouvrir quelques commerces.Si les villages choisis pour le relogement sont situés en bordure de la réserve naturelle, ils pourront servir de passerelle tampon pour les touristes qui viendront visiter la dite réserve. Et donc une économie de service (hotellerie, guide touristiques, ...) pourra se mettre en place dans ces villages. On arrivera ainsi à créer au millieu de départements originellement ruraux de petites villes nouvelles qui auront alors une densité de population suffisante pour que la vie puisse se remettre en marche. 

                        Je sais très bien que ce que je propose ici serait probablement difficile à vivre pour les populations déplacées, mais j’ose imaginer que l’amélioration des conditions de vie dans ces villages un peu plus grands, la présence de commerces plus nombreux voire même de supermarchés à proximité et surtout l’amélioration de l’économie lié au développement du tourisme permettra de doper les revenus des gens et donc de faire en sorte qu’ils finissent par approuver ce programme au bout de quelques années. 





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