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Accueil du site > Actualités > Politique > Enterrons Terra Nova, une usine à gaz bien peu démocratique pour une gauche (...)

Enterrons Terra Nova, une usine à gaz bien peu démocratique pour une gauche qui ne progresse plus !


Les éditorialistes constatent l’inexorable poussée de la droite en Europe alors qu’en France, le PS entre dans la phase de désignation de son secrétaire général. A lire les analyses et commentaires sur ce second parti de France, on ne comprend plus vraiment les enjeux ni les problèmes. Les uns disent que le Parti socialiste a besoin d’un chef, mais dispose d’un réservoir d’idées, au contraire de la droite qui, en déficit de solutions, aurait emporté les élections en jouant la carte du chef charismatique. Le PS malgré ses idées ne cherche pas vraiment à asseoir un programme, mais plutôt à asseoir ses dirigeants sur les chaises musicales. C’est ce que pensent quelques analystes politiques.

Curieusement, le PS soi-disant riche d’idées et de pistes de réflexion se trouve coupé des intellectuels, contrairement à la gauche italienne ou bien à Tony Blair, cité pour son compagnonnage avec Anthony Giddens. Partant de ce constat, un think tank de gauche vient d’être lancé le 13 mai 2008 à l’initiative d’un cercle élitaire de gauche. Terra Nova, ainsi est dénommée cette nouvelle institution incarnant selon les termes un « think tank progressiste indépendant ayant pour but de produire et diffuser des politiques publiques en Europe ». Ses références, le Center for American progress aux Etats-Unis et, en France, l’Institut Montaigne, grosse institution où figure Jean-Pierre Raffarin et censée inspirer les politiques publiques de droite. Terra Nova s’affirme sans ambiguïté comme résolument ancrée à gauche, enfin, disons d’un bord opposé à celui qui gouverne actuellement. Cette institution a pour objectif de favoriser la rénovation intellectuelle de la social démocratie et de contribuer à la refondation de la « matrice idéologique » de la gauche progressiste ainsi que la promotion de ses idéaux. Elle se veut par ailleurs profondément européenne, ayant de plus la prétention de faire émerger un progressisme européen original, mais en s’inspirant des réussites des politiques publiques menées par nos partenaires européens.

N’y a-t-il pas quelque chose de contradictoire dans l’un des préceptes essentiels portant sur l’analyse des réussites publiques des partenaires européens ? Ou, du moins, une équation rendant quelque peu vaine toute cette agitation pensante. S’inspirer des politiques de gauche, c’est appliquer des programmes qui viennent d’être sanctionnés par les électeurs ? N’est-ce pas alors contribuer à produire une machine à perdre les élections en 2012 ? Et si Terra Nova s’inspire des politiques actuelles, celles qui sont de droite, n’y a-t-il pas le risque d’une schizophrénie propre au progressisme de gauche qui affiche une étiquette, mais propose un produit pragmatique n’ayant rien d’une politique de gauche ? De quoi rendre illisibles les choix pour les citoyens et de les couper encore plus de ces deux mondes eux-mêmes déjà scindés, les politiques et les intellectuels.

La notice de présentation de cette future fondation ne surprend guère tant le propos est attendu. Plutôt que la surprise, c’est sans doute l’agacement qui sera suscité auprès des citoyens constatant ce langage technocratique et cet imposant organigramme évoquant le politburo du temps des Soviets. Deux mots reviennent souvent : expert et science. Pratiquer des expertises, comité d’experts, cabinet d’experts, conseil d’orientation scientifique, directeur scientifique, fonctionnement selon le mode cabinet ministériel. Avec les règles de la diffusion propre au marketing ou à la propagande. Chacun a droit à sa prestation adaptée. Des réunions de présentation pour les politiques ; une présence dans les médias, communiqués, conférences de presse ; enfin, pour le grand public, création d’événements et d’un réseau d’adhérents. Tout cela ressemble à une sorte de putsch mené par des intellectuels pour occuper le cerveau des populations et diffuser de la propagande. Bref, des moyens bien conventionnels ayant montré leur limite par le passé. C’est un peu fort pour une future fondation qui se présente comme progressiste. A moins que le seul salut du progrès soit dans l’expertise et l’usage de la science rationnelle appliquée à l’homme.

Examinons la structure imposante de cette usine à gaz pensante. Un comité de direction, rien de bien surprenant. Puis, en amont, pas moins de 250 experts, des personnalités qualifiées de l’entreprise, de la haute fonction publique et du monde associatif. Pas très démocratique pourrait-on penser. Une élite qui s’arroge les prérogatives pour penser le politique. Ce cabinet d’expert est censé fournir des évaluations pour les solutions inventées par le comité scientifique comprenant 100 membres répartis en trois collèges.

Premièrement, les universitaires. On sent le cercle formé sélectivement dans quelques lieux de prédilection. Notamment Sciences Po Paris, l’EHESS de Paris, quelques universités… de Paris, un prof à l’Ecole des Ponts, un autre à l’Ecole normale, des chercheurs du CNRS. Rue89 a noté la faible présence des femmes. C’est en effet une cocasserie dont on se demande si elle ne cache pas quelques réseaux souterrains. J’ose poser une question incorrecte. Quels sont les lieux où les femmes sont absentes ? Les deux grandes loges maçonniques les plus influentes pardi (GO et GLNF). A chacun de penser ce qu’il veut. Mais, par-delà l’absence des femmes à tous les niveaux, c’est cette consanguinité entre membres des mêmes institutions, entre gens qui se fréquentent, mandarins de la fac et quelques gens bien placés dans l’édition.

Deuxièmement, au sein du conseil scientifique, figurent parmi le second collège des personnalités dites de la société civile. Est-ce là la réelle ouverture vers les vies citoyennes ? Jugez-en par vous-mêmes sur la base de quelques titres et professions de ces messieurs. Directeur général, président, consultant, chargé de direction, préfet, PDG, directeur de Culture France, ancien président d’entreprise, maître à la Cour des comptes, ancien commissaire au plan, chief economist, rédacteur en chef, ambassadeur… bref, chacun pourra vérifier cette liste bien peu démocratique ressemblant à un cercle autoproclamé de gens habilités à produire l’organisation sociale, des gens du genre « notable de bureau », des gens qui dirigent d’autres gens, qui se fréquentent entre eux, mais ne semblent avoir de rapport avec la société autre que par l’intermédiaire de numéros, rapports, expertises, chiffres et statistiques. Autant dire que, si une politique se dessine de cette usine à gaz, elle sera concevable comme une douce dictature d’experts. Troisièmement, si on observe la composition du collège international, on retrouve un même type d’individu. Le gestionnaire par excellence.

La création de ce think tank progressiste n’apportera rien à la gauche et le PS serait bien inspiré de prendre ses distances face à cette usine à gaz qui ne peut produire que du bricolage et singer ce qui se fait à droite. Terrible erreur que de vouloir jouer la partie progressiste sans le peuple, sans les citoyens, sans ceux qui vivent et qui ont pour certains des idées. Erreur que de se placer sur le terrain de l’adversaire sans aucun recul philosophique, sans réfléchir à un possible dessein de gauche pouvant s’écarter du pragmatisme, de la technocratie, du bricolage bureaucratique, pour un avenir lié au développement du génie humain sous la gouverne des visionnaires, bien plus habilités à œuvrer pour le progrès que tous ces gestionnaires qui se greffent le plus souvent sur l’intelligence des individus, prétendant diriger et souvent avides de prébendes. Comme sans doute toute cette faune émargeant à Terra Nova. L’avenir vaut mieux que cette fondation.

Terra Nova, une « farce intellectuelle » somme toute divertissante vue de province, si elle ne captait pas la quantité de progrès politique en squattant l’espace des possibles indûment. Pour preuve, cette réflexion d’Oliver Ferrand, président de Terra Nova qui, déjà, inaugure le mode de penser de l’usine à gaz à propos du logement et de la mixité. Créer un « parcours résidentiel », dit-il. Faut oser le faire dans le genre concept technocrate. Et puis une mesure bien bureaucratique, bien administrative. Créer des associations de propriétaires habilités à préempter des logements pour les louer et la manne publique de financier un différentiel de loyer. Bref, une mesure selon moi triplement idiote. D’abord, une association, ça ne se crée pas, et puis ce n’est pas fait pour faire du profit, enfin, l’argent public a d’autres destinations que de remplir le portefeuille de propriétaires pour satisfaire aux obsessions d’intellectuels décidant de montrer qu’ils sont des progressistes en œuvrant pour la mixité sociale. Avec en plus l’idée que la mixité s’achète auprès de la "société des propriétaires" comme une vulgaire marchandise. Il y a des options ô combien plus intelligentes. Notamment celles qui prennent appui sur les vécus et les expériences de tous les professionnels de toutes branches ayant un savoir-faire et une intelligence de terrain. Ces bureaucrates penseurs n’ont aucun savoir-faire si ce n’est jouer d’un charisme leur permettant d’occuper les innombrables strapontins en guise de hochet aurait dit Napoléon ; ils n’ont même pas le génie philosophique leur offrant quelque légitimité à « guider » le progrès. Et, donc, enterrons Terra Nova, cette institution avortée car génétiquement altérée par une consanguinité intellectuelle la rendant inopérante pour un mieux faire et mieux être social à inventer dans d’autres lieux !

La gauche est politiquement morte. Les chacals de l’intelligentsia peuvent maintenant se nourrir de son cadavre. Et le PS de chercher un chef charismatique car c’est la seule chance pour la gauche d’avoir une maigre possibilité de l’emporter en 2012. En l’état actuel des choses, c’est-à-dire en jouant sur le terrain de la droite.


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20 réactions à cet article    


  • wesson wesson 14 mai 2008 11:12

    On prends les même vieux libéraux estampillés de gôche, et on refait la république des idées, avec de toutes nouvelles idées libérales et un peu de social au milieu pour faire gôche.

    Regardez-moi cet aéropage de socialistes patentés de compétition. Ne sont-ils pas beau à voir, tous ces quadras, quinquas administrateurs de quelques entreprises en train de nous expliquer ce que la gôche de demain sera !

    Un machin de plus qui ne manquera pas de nous ressortir un "vive la crise" lors de la prochaine législature. Avec une gôche comme ça, plus besoin de la droite...

    pathétique !


    • tvargentine.com lerma 14 mai 2008 11:39

      Mr DUGUE affirme sans analyse "Les éditorialistes constatent l’inexorable poussée de la droite en Europe"

      FAUX,les électeurs se positionnent par rapport à un bilan,une équipe,des idées,un programme

      Ce que n’avait pas SEGOLENE ROYAL qui nous faisait croire qu’elle était socialiste,alors qu’elle vient d’être prise en photo en train de prier DIEU ?  par PARIS MATCH

      SOEUR SEGOLENE ROYAL DE LA COMPASSION ET DES RESTOS DU COEUR QUI PRIE A L’EGLISE,a été aussi condamné par la justice comme une vulgaire négiere

      Une chance pour elle,qu’il n’y avait pas d’africain !

      Les électeurs européens ,en Angleterre ou en Italie se sont positionné par rapport au bilan plutot catastrophique pour le "centre" en Italie (ce qui démontre bien que l’on ne dirige pas un pays au centre) et en Angleterre,par rapport aux impôts nouveaux

      Il n’y a donc pas un glissement vers "la droite" mais vers un rejet d’une politique que les électeurs n’approuvent pas

      Il est vrai que tant que la famille CAUCESCU (HOLLANDE-ROYAL) continue à la main mise sur le PS,les électeurs de gauche,n’auront que Nicolas Sarkozy comme espoir dans une poltique réformatrice par rejet des HOLLANDES-ROYAL et de la cour de petit marquis

      Voila pourquoi il faut dire aux "socialistes" qui existent encore,de se préparer à voter Nicolas Sarkozy en 2012

       

       


      • JL JL 14 mai 2008 11:41

         

        ""Il y a des options ô combien plus intelligentes. Notamment celles qui prennent appui sur les vécus et les expériences de tous les professionnels de toutes branches ayant un savoir-faire et une intelligence de terrain. Ces bureaucrates penseurs n’ont aucun savoir-faire si ce n’est jouer d’un charisme leur permettant d’occuper les innombrables strapontins en guise de hochet aurait dit Napoléon ""

        Entre peste et choléra, entre individualismes et corporatismes, l’alternance c’est ni plus ni moins que la navigation entre Charybde et Scylla ! Alors un chef charismatique à gauche, si c’est pour singer la droite, non merci. La Gauche n’est jamais aussi bien que dans l’opposition et la Droite quand elle est au pouvoir dans cette sacrée cinquième République qui n’ose même pas fêter son cinquantième anniversaire, des institutions faites par un homme de Droite pour la Droite.

        La bonne solution pour la Gauche serait de viser une victoire aux prochaines législatives, et de refaire des institutions pour la Gauche. Le problème c’est que les législatives interviendront dorénavant en plein état de grâce du nouveau président : merci qui ?!


        • Lapa Lapa 14 mai 2008 12:42

          de toute façon par le principe même de l’alternance, le PS peut ne rien changer du tout et même n’avoir aucun programme il sera de toute façon au pouvoir. Aucun intérêt de changer ce qui a marché et marchera toujours. Les français, prompt à brûler ce qu’ils ont adoré et adorer ce qu’ils ont brûlé remettra le PS aux manettes dès qu’ils en auront marre du sarkoshow. Et vice versa !

           

          sclérosé le système ? oui un peu !


          • arturh 14 mai 2008 12:46

            ".... Examinons la structure imposante de cette usine à gaz pensante. Un comité de direction, rien de bien surprenant. Puis, en amont, pas moins de 250 experts, des personnalités qualifiées de l’entreprise, de la haute fonction publique et du monde associatif.... Premièrement, les universitaires. On sent le cercle formé sélectivement dans quelques lieux de prédilection. Notamment Sciences Po Paris, l’EHESS de Paris, quelques universités... "

            C’est toujours amusant cette peur, même chez les critiques les plus acharnés, d’appeler un chat un chat.

            Depuis plus de 20 ans il est impossible que le PS ne soit pas dirigé par un énarque. Il est impossible que le PS ne présente pas un énarque à la présidentielle, que son groupe parlementzaire ne soit pas dirigé par un énarque.

            Bravo pour ce long développement, Monsieur Dugué, mais n’aurait-il pas été plus clair de résumer votre propos par un "Le prochain groupe de réflexion du PS (think tank, en français, d’après le PS), sera dirigé par un énarque" ?


            • arturh 14 mai 2008 14:04

              J’aurais peut-être dû préciser que le Président de Terra Nova est énarque. Ce que Bernard Dugué ne précise pas. A moins qu’il ne le sache pas....

              En effet, sur son site internet, dans sa "présentation détaillée", en tous les cas, à la page 12, Terra Nova ne le précise pas.... http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=26&Itemid=43 laissant, comme Bernard Dugué, un vague "haut fonctionnaire" pour présenter Olivier Ferrand (page 12) ... J’adore : "Présentation détaillée", mais ils oublient de préciser que le Président est énarque...


            • 1984 14 mai 2008 14:29

              Ajoutons que terra nova est financée par...Microsoft !!!


            • Voltaire Voltaire 14 mai 2008 12:49

              Je suis moins sévère que vous sur ce projet de think tank.

              Certes, vos critiques quant à sa constitution assez fermée sont valables, et cela risque d’entrainer cet organisme à proposer des solutions plus technocratiques que de bon sens, mais attendons de voir.

              Un certain nombre de ses membres est de grande qualité, et la gauche progressiste avait besoin d’un système qui lui permette de proposer des idées cohérentes, à partir d’analyses de fond. Or, ce dont a souffert Mme Royal est d’une tendence à la réaction aux évènements très marketing plutôt qu’à la proposition d’une vision cohérente de la société.

              Attendons donc de voir comment les travaux de cet organisme se traduiront en "produits" utilisables par les politiques. Je suis assez sceptique quant à l’utilisation qu’en fera le PS néanmoins : Mme Royal est allergique aux "experts" (tout comme vous ?) et préfère faire valider ses concepts par des comités ad hoc ’désir d’avenir) peu productifs, et Mr Delanoë n’a pas la réputation d’être un homme d’écoute. De plus, la vision sociale-démocrate de cet organisme risque bien de se heurter aux divisions habituelles du PS. Il n’est pas impossible que finalement ce soit François Bayrou qui récupère une partie des travaux de ce think tank si son parti se met enfin en ordre.

              Dans tous les cas, il semble que le juste équilibre entre comités d’experts, compétents mais à la vision souvent restreinte, et groupes de citoyens, capables d’exprimer les besoins et attentes mais moins de formuler des solutions pratiques à l’échelle d’un pays, demeure à trouver. Il y a là une formule encore à trouver qui serait bien utile pour les politiques. 

               


              • Bulgroz 14 mai 2008 13:25

                Monsieur Dugué,

                Vous avez mal saisi la nature profonde du socialisme porté par le PS et ses épigones tel ce think tank de Terra Nova.

                Je vous fait un bref descriptif et vous allez voir que tout deviendra plus simple.

                Comme le souligne Laurent Joffrin dans son excellent édito intitulé « Sarkozy est un con fin », l’émergence du clan Delanoe dans la pré campagne de la pré pré présidentielle est confortée par l’axe Chevemento Jospiniste (tendance « Gauche moderne ») qui appuyé par les Melenchonistes (tendance « Gauche socialiste ») a fait la synthèse des Emmanuelo Valso Moscoviciens (tendance « Socialisme et Démocratie »).

                Au terme d’une brillante campagne animée par les Geatano Gorco Bianconistes (tendance « alternative socialiste »), la tendance Martino Aubrististe (tendance « Nouvelle gauche ») renforcée par les Jeanneaux Bianconistes (tendance « Trait d’union ») a investi les Bruno Lamothe (tendance « Ambition Socialisme ») afin de mener des négocations avec les durs de la tendance « pour rassembler la gauche (ex popériniste)  » commandée par l’ex Straustkanien, Claude Bartelone (tendance « Agir pour l’égalité ») qui étaient tentés de rejoindre les affidés du clan Hollando Royaliste (tendance « Rénover Maintenant ») animée par les Montebourgo Bruno Lamothiens (ex tendance « Renouveau Socialisme Européen »).

                La tendance « Nouvelle Gauche » animée par les ex Marie-Noëllo Lienemannistes s’est fondue, après d’âpres tractations dans la mouvance des Vinconot Peillonistes (tendance « Sauvons le Socialisme »).

                C’était sans compter les zélés affidés de la tendance « ex Gauche moderne », animée par les Jean-Marie Bockelo Jouyeistes (virés depuis) et Roland Ries (en voie de remplacement par la tendance « Réformisme et Rénovation »), courant issu de la motion 4 du Congrès de Mans, qui, après avoir constaté le vide crée par l’exclusion d’un certain nombre de militants comme Michel Charasse, Michel Charzat, René Dosière, Pierre Aylagas, Jean Codognè, Bernard Kouchner, Jean-Paul Bachy (tendance « gauche moderne »), René Revol, Jean-Yves Gouttebel, Malek Boutih, Jean-Claude Beauchaud, Georges Frêche (réintégré depuis dans le silence), Alain Baudin, (tendance « 17 Novembre ») Claude Allègre (parti avant exclusion), Gilles Seguin (tendance « trait d’Union »), Eric Loiselet, Roland Daverdon, André Guyot, Éric Besson, Jean Marie Bockel, Jean-Pierre Jouyet (liste non limitative) ont crée la nouvelle tendance « Utopia » géré par l’ex tendance « rassembler maintenant », courant issu de la motion 145678 BGJT du congrès de Dijon et animé par le sympathique ex Mauroyste Frank Pupunat

                Voilà en peu de mots ce qu’est le Socialisme.


                • Bulgroz 14 mai 2008 17:11

                  Calmos,

                  Il a pas été réellement exclu, le PS (partie saine) s’est bouché le nez pendant 4/6 mois, depuis ils se sont débouché le nez. Même Ségolène lui a serré les mains sans les gants.

                  Mais au total, on peut dire que le PS est un grand parti d’exclusion. Il est implacable sur le plan de la doctrine. C’est incroyable le nombre de vrais socialistes qui se sont avérés être de vrais faux socialistes. L’épuration a été conduite de main de maître.

                  Aucun exclu n’a crié à l’exclusion, bizarre, non ?

                  A t on vu un socialiste exclu dire que la décision était injuste et réclamer sa réintégration ?


                • sisyphe sisyphe 14 mai 2008 15:15

                  bernard dugué :

                  Il y a des options ô combien plus intelligentes. Notamment celles qui prennent appui sur les vécus et les expériences de tous les professionnels de toutes branches ayant un savoir-faire et une intelligence de terrain

                   

                  Tiens, tiens ! Monsieur Dugué deviendrait-il Ségoleniste

                   

                  La gauche est politiquement morte.

                  Comme on a pu le voir lors des dernières élections municipales et cantonales !

                  Décidément, Monsieur Dugué et ses affirmation péremptoires sont .... impayables ...


                  • Le péripate Le péripate 14 mai 2008 18:31

                    Le Roi dispose ses fidèles à sa droite. Aussi, il n’y a pas plus à gauche que de refuser de servir le Roi. C’est à dire refuser de servir l’Etat spoliateur et liberticide. Pas la peine de réinventer l’eau chaude tous les matins, la vraie gauche existe, ce sont les libéraux.

                     


                    • Bulgroz 14 mai 2008 19:47

                      Excellent commentaire, Sisyphe, un modèle, une référence pour tous.

                      Chapeau.

                      Mais où sont les insultes ?.


                    • JL JL 15 mai 2008 09:23

                      @ Sysiphe


                    • Rom 14 mai 2008 22:20

                      La gauche a besoin de râler, mais elle a aussi besoin d’optimisme !! C’est pas la protestation seule qui fait avancer le schmilblick.

                      Il y a des options ô combien plus intelligentes. Notamment celles qui prennent appui sur les vécus et les expériences de tous les professionnels de toutes branches ayant un savoir-faire et une intelligence de terrain

                      Il n’empêche que tu n’avances là rien de concret...

                      C’est vrai, ya des énarques. C’est vrai, ya des parisiens. mais est-ce que pour cette seule raison, il faut refuser de donner sa chance à ces gens qui semblent de bonne volonté ? C’est un peu limite comme raisonnement... Les livres de gens comme Maurin ou Méda sont remplis d’idées intéressantes. Lis les !

                      Oui à l’expression citoyenne, oui au travail collectif, mais avec les intellectuels, pas contre eux ! (D’ailleurs, t’es "scientifique, philosophe, ecrivain" non ?)

                       

                       


                      • Frabri 14 mai 2008 22:39

                        La gauche a fait sont temps comme force de progrés social, c’est ce qu’ont compris la majorité de ceux et celles que s’abstiennent ou votent blanc, ou nul.

                        Par contre comme force conservatrice elle a encore un avenir avec ce think tank, elle pourra même revenir au pouvoir en 2012 , a condition que la malorité des électeurs et électrices en aient ras le bol de Sarkozy.

                         

                         


                        • Frabri 14 mai 2008 23:14

                          Un certain nombre de nos concitoyens et concitoyennes pensent a tort ou a raison (l’avenir le dira) qu’avec la croissance de droite ou de gauche on va dans le mur.

                          Donc choisir entre la droite ou la gauche ,c’est effectivement choisir entre la peste ou le choléra.


                        • PManiere 15 mai 2008 15:57

                          Vos propos me paraissent énoncer quelques étonnantes approximations au sujet de l’Institut Montaigne.

                          Nous ne sommes pas, mais absolument pas, « une grosse institution censée inspirer les politiques publiques de droite » : nous ne sommes pas une « institution », mais une simple «  association  » (sur le point de se transformer en fondation), nous ne sommes vraiment pas très gros (un peu plus de 3,5 millions d’euros de budget annuel, recueillis auprès de plus de 250 personnes physiques et personnes morales), et nous travaillons en toute indépendance avec tous ceux qui le veulent bien, de droite ou de gauche, sans aucun lien avec tel ou tel parti. J’en veux pour preuve la composition paritaire en terme d’étiquette politique de notre comité directeur qui est composé, outre le Président et le directeur, de 10 personnes, 5 notoirement de droite ((Nicolas Baverez, Ana Palacio…) et 5 notoirement de gauche (Guy Carcassonne, Philippe Wahl…). Nos débats sont toujours contradictoires, nous avons reçu Jean-Marie Le Guen (PS) et Valérie Boyer (UMP) il y a deux jours lors d’une conférence sur la santé, Michel Rocard et Michel Pébereau il y a un mois et demi sur les subprimes, mais aussi tant d’autres de droite et de gauche. Dans un mois, nous faisons un débat qui sera ouvert par betrand Delanoë et clôturé par Roselyne Bachelot, avec Luc Ferry et Louis Schweitzer entre autres.

                          Nous avons des axes de recherche qui manifestent notre double souci : compétitivité économique et cohésion et mobilité sociale. Rien de tout cela n’est politique ! Comment qualifieriez-vous ces propositions que nous avons formulées : CV anonyme, sanctions financières pour les députés absentéistes, suppression des golden parachutes… Ces bonnes idées n’ont qu’une teinte politique : celle de l’intérêt général ! Est-ce ce positionnement profondément original (car unique) en France qui dérange tant ?

                          Quant à notre prétendu lien avec Jean-Pierre Raffarin, je ne vois vraiment pas où vous avez trouvé ça ! Il n’a absolument, totalement rien à voir avec nous. Je me demande si je ne vais pas commencer à faire courir le bruit que vous avez été fondés, vous Agoravox, par Alain Poher ou Georges Marchais J

                          Sérieusement, on peut être en désaccord sur tel ou tel point, c’est normal, c’est le débat ! Mais autant le faire de bonne foi et sans chercher à caricaturer ceux avec qui on échange ou dont on parle !

                          Cordialement,

                           

                          Philippe Manière, Directeur de l’Institut Montaigne

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