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Accueil du site > Actualités > Politique > Entreprise démocratique et transformation culturelle ?

Entreprise démocratique et transformation culturelle ?

L’entreprise et les « maux » du travail

Travailler pour exister. Travailler pour vivre. Travailler pour gagner de l’argent. Travailler pour conquérir le pouvoir. Les maux des salariés sont grandissants avec des conséquences désastreuses : déprimes, suicides etc. Qui dit contrat de travail, dit soumission à son employeur. Quels remèdes ? Mettre un terme au productivisme forcené, retour à des valeurs humanistes, et surtout le « juste » partage de la valeur ajouté entre les actionnaires (les propriétaires de l’entreprise) et les salariés (« les locataires de l’entreprise »). La méthode est la réforme. Pour être pragmatique, il est utile d’envisager « la transformation culturelle » de l’entreprise avec pour finalité : « travailler autrement ». Changer les comportements dans les entreprises, souvent basés sur le «  statut  », équilibrer les rapports de force entre collaborateurs et management, restaurer la liberté de pensée et d’expression, préserver les droits de l’individu et de son identité.

Une entreprise démocratique : est-ce une utopie (un lieu qui n’existe pas) ?

Demain, adapter la dynamique du marché au développement durable en entreprise, passera par étendre les principes démocratiques au sein des entreprises. Le dirigeant s’inspirera de la réflexion collective et répartira la valeur ajouté avec équité entre actionnaires et salariés. Si la valeur ajouté est « justement » répartit, c’est la société française qui sera « juste  » ( un pouvoir d’achat « juste »). le « capitalisme social », c’est considérer que l’argent n’est pas une finalité mais un moyen. « L’entreprise sociale  » doit concilier l’économie, le social et l’environnement. Comment équilibrer le rapport de force entre cadres et non-cadres, entre actionnaires et salariés ? Comment changer les comportements ? Pour redonner du sens au travail d’un salarié, il faut le consulter et l’intégrer à la réflexion collective. Pour profiter de l’intelligence collective, il faut mobiliser l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Fixons la limite. Le maximalisme démocratique voudrait que les décisions soient collectives. Et quand bien même l’extension des principes démocratiques est une victoire d’un camp sur l’autre (démocratie versus dictature), seule une personne doit trancher à la fin du processus, à savoir le plus haut responsable. Dans une entreprise, c’est le PDG. Dans une université, c’est le Président de l’université. Dans une clinique, c’est le chef de clinique. ETC.

Démocratement, Pierre-Franck Herbinet.


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2 réactions à cet article    


  • Elisa 4 février 2010 21:14

    Dans le « y faut ya qu’à » cet article est champion, je passe sur la platitude des propos et la superficialité de l’argumentation.

    Quant au capitalisme social, c’est un serpent de mer qui ne trompe plus personne en particulier depuis la crise financière, le renflouement des banques par les contribuables et la privatisation des profits qui a succédé aussitôt.


    • Ecométa Ecométa 5 février 2010 09:21

      « Il y a quelques années on annonçait le déclin des organisations, la fin des entreprises. On voulait leur appliquer les principes de la gestion de portefeuilles. On redécouvre qu’elles sont d’abord des communautés humaines, des organismes vivants. ». Extrait du discours de Sarkozy à Davos.

      Personnellement je doute de ses intentions, mais, si, à l’instar du Président Sarkozy, du moins comme il le dit dans son discours, votre idée est de refaire de l’entreprise une « société », une « communauté humaine », et pas qu’une entreprise à profits, d’en faire une entité consciente des problèmes qui se posent au monde et non seulement préoccupée par ses seuls besoins productivistes et capitalistiques ; alors, je partage votre point de vue ! Par contre, si l’intention est bonne, l’expression, celle de « capitalisme social » est malheureuse car il y a là comme une antinomie !

      Il y a le « capital social », souvent appelé capital, et qui désigne d’une manière comptable l’ensemble de ressources apporté à l’entreprise. Elle permet cette expression de « capital social » de donner au capital un sens juridique, comptable et économique. Généralement le « capital social » est la représentation au passif des engagements de l’entreprise envers les associés ou actionnaires d’une société du fait de leurs apports. C’est la contrepartie des apports en biens ou numéraires réalisés par les propriétaires. Le capital social est une garantie générale pour les créanciers (fournisseurs, banquiers…) et est donc soumis à un régime juridique strict. Ainsi les réductions du capital social sont soumises à des mesures de publicité pour que les créanciers de la société en soient informés.

      Il faut abandonné, non pas le capital, moyen utile et nécessaire à l’économie, mais le capitalisme, véritable « Dogme » qui réduit l’économie au seul moyen qu’est le capital ! Je pense que c’est ce que vous vouliez exprimer !

      « L’entreprise sociale  » doit concilier l’économie, le social et l’environnement. Comment équilibrer le rapport de force entre cadres et non-cadres, entre actionnaires et salariés ? Comment changer les comportements ?

       
      L’entreprise, à vocation économique et non exclusivement capitalistiques, a pour but premier de produire des biens ou services dans le but de satisfaire les besoins de la société. C’est elle, l’entreprise, qui doit être au service de la société et non ’inverse comme c’est trop souvent le cas actuellement, car, assez généralement la société est mise au service de l’entreprise : l’entreprise exploite la société !

       
      Comment équilibrer ? Comment changer les comportements ? C’est simples il nous faut revenir en arrière, en finir avec ce nouveau taylorisme, avec cette nouvelle Organisation Scientifique du Travail, avec cet individualisation, cet individualisme crétin, cette concurrence crétine entre les différentes entités de l’entreprise, entre le commercial qui oublie le cœur de métier, de ce management, qui, obnubilée par le seul résultat financier, oublie le cœur de métier de l’entreprise, oublie le service rendu à la société … à ses clients !

      Il y a deux trésors cachés dans les entreprises : des coûts de « dysqualité » importants  et une intelligence collectives totalement inexploitée !

      Il faut en finir avec l’O. S. T. (modernité régressive sous couvert, non pas de la science mais du scientisme), en finir avec l’individualisme méthodologique, et revenir sur la voie de la sociologie d’entreprise. Une sociologie d’entreprise explorée un temps mais pas assez longtemps, pas suffisamment, car trop rapidement abandonnée pour satisfaire à cette guerre économique, troisième guerre mondiale qu’est la mondialisation économique. Certains humains, des crétins, malheureusement souvent dirigeants, ne se plaisent que dans la guerre, le conflictuel, et une guerre économique que certains économistes libéraux libre-échangistes, tous issus de l’Ecole économique libérale de Chicago, pour beaucoup nobélisés d’ailleurs, ont voulu installer pour régner et gouverner en maîtres absolus. La guerre, les conflits ont toujours eu des motifs bassement économiques ; en même temps c’est tellement plus facile en temps de guerre, en période de chaos, d’imposer sa loi, celle du plus fort !

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