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Accueil du site > Actualités > Politique > Eoliennes attrape-nigauds

Eoliennes attrape-nigauds

Quelques jours après une quasi rupture sur le réseau électrique breton, l’énergie éolienne aurait pourtant le vent en poupe. Yann Artus-Bertrand nous pousse à une petite remise à niveau.

L’année 2009 ne s’achèvera pas sans que cette vérité dérangeante ne soit proclamée : l’éolien va nous sauver. Les attendus du sommet de Copenhague restent vagues. Le froid automnal manque de déstabiliser un réseau électrique français caractérisé par le prix unique et l’héritage d’un monopole longtemps incarné par l’opérateur EdF (Rosé angevin et réseau européen). Dans des régions excentrées et dépendantes de centrales lointaines, chacun a craint une rupture. Celle-ci menace toujours les Bretons, les Provençaux ou les Niçois.

Le Monde dresse un bilan assez sombre pour les premiers d’entre eux. L’hydroélectricité installée dans la presqu’île couvre moins de 10 % des besoins, entre la centrale de la Rance et les petits barrages de l’Argoät. Vers le sud, la centrale thermique de Cordemais produit à partir de l’estuaire de la Loire (département de la Loire-Atlantique). Vers le nord, les réacteurs nucléaires de Flamanville sont implantés sur le littoral occidental du Cotentin (département de la Manche). Les élus bretons manifestent néanmoins un urgent désir d’attendre, se défaussant sur l’Etat, toujours coupable à l’heure de la décentralisation. Mais comme demain est un autre jour, tous affirment en chœur des changements à venir. Pour le mois de janvier, en revanche, on ne pourra empêcher les sautes d’humeur potentielles du réseau. Les Bretons rongeront leur frein.

L’énergie éolienne va nous sauver.

Une perspective s’ouvre aux yeux ébahis du lecteur, même si un retour en arrière n’est pas inutile. Au début du mois de décembre, une tribune du Monde est passée inaperçue. L’énergie du vent la bienfaisante nous place dans la perspective la plus favorable pour comprendre tous les bienfaits à attendre des éoliennes. Les auteurs commencent par associer le sommet mondial sur le climat avec la situation du Danemark. De très nombreuses éoliennes équipent en effet le pays, avec une capacité installée en 2008 de 3.160 MW [source]. A titre de comparaison, la centrale nucléaire normande de Flamanville affiche une puissance de 2.600 MW. Au Danemark, les centrales brûlant du charbon, du pétrole ou du gaz naturel fournissent 80 % des besoins du pays en électricité [source].

Mais les éoliennes danoises assurant 20 % de la production font tomber en pâmoison nos chroniqueurs d’un jour. « Copenhague, capitale du Danemark, est tournée vers la mer et vers un parc de 20 éoliennes implantées à quelques kilomètres du littoral et propriété collective de milliers de Danois. Le ballet des éoliennes rythme le paysage comme celui des navires, à deux pas de la Résidence royale.  » Les éoliennes ne servent pas seulement à rendre les Danois moins dépendants des énergies fossiles, mais elles les rendent fiers et heureux [1]. Les éoliennes ne déparent pas les paysages baltiques. Au Danemark tout est beau, alors qu’en France les entrées de ville sont « toutes uniformes et hymnes à la consommation  » [sic]. Que les Français imitent donc les Danois ! De toutes façons, les paysages gardent les traces d’activités passées. Comme les terrils d’hier, les éoliennes doivent démontrer que la France a elle aussi pris rendez-vous avec la modernité. Evidemment, Pierre Bachelet a fait chanter les Français... « Au nord, c’étaient les corrons, la terre c’était le charbon. Le ciel c’était l’horizon. Les hommes, des mineurs de fond.  »

La mortification s’impose comme exercice de survie pour l’homme post-moderne. « Et puis, quelque part, ces éoliennes matérialisent et visualisent nos consommations et leurs impacts, ici avant tout visuels ; alors que la magie de nos interrupteurs fait oublier les pollutions, lourdes et irréversibles, associées aux productions électriques.  » Cette ascèse comble les pratiquants, car la lumière arrive par le vent. L’énergie ventripotente fonctionne nuit et jour, en hiver comme en été. On dénombre dix fois moins d’éoliennes par Français que par Danois ? « Le terme de frilosité sied bien à nos décideurs politiques.  » L’éolien réduit en outre le chômage, met fin aux tensions entre nations, « énergie de paix, indépendante de tout marchandage, de tout chantage et de tout embargo.  » Il est inépuisable.

Les trois signataires de cet opus édifiant sont Yann Artus-Bertrand, déjà repéré pour son engagement dans la maison durable [L’idéal de la hutte], Paul Neau et Gilles Lara. Le premier entretient des liens avec les industriels [exemple]. Le deuxième se présente comme ingénieur écologue en énergies renouvelables et le troisième préside l’association CLER. Paul Neau dirige un bureau d’études spécialisé dans l’installation d’éolienne. L’association de Gilles Lara regroupe quant à elle cent-cinquante professionnels qui œuvrent dans les énergies renouvelables. Cette dénomination englobe des réalités diverses. Si le soleil et le vent sont intemporels, ce n’est pas le cas du bois. Les panneaux photovoltaïques n’émettent aucun gaz à effet de serre, mais doivent être produits et recyclés. Les biocarburants concurrencent les productions agricoles traditionnelles avec des conséquences sur les prix des matières premières, comme récemment le maïs en Amérique latine [Ne pas confondre panade et tortilla]. Finalement, les trois signataires de la tribune du Monde font du lobbying tout en s’en défendant. Il n’y a là rien de gênant en soi. Les groupes pétroliers ou ceux du nucléaire n’agissent pas différemment. Que les professionnels assument cependant les inconvénients de leurs installations. C’est un minimum.

Il est frappant de distinguer un site d’un professionnel de celui d’un lobbyiste. Dans le cas des éoliennes, le premier s’adresse à deux publics. Pour des particuliers et des entreprises isolées, cette énergie a un réel attrait. Mal raccordés au réseau, les uns et les autres souffrent plus que d’autres de coupures répétées. Pour les collectivités locales, en revanche le même professionnel flatte une autre fibre, en indiquant combien des éoliennes serviront à appuyer un discours vert. Il n’en demeure pas moins que l’utilité de ces installations dépend de la régularité du vent, et la puissance installée demeure insuffisante par rapport aux besoins d’une agglomération.

Dans le domaine du lobbying en faveur du vent, planète-éolienne constitue un exemple de plaidoyer permanent. Contre l’énergie bienfaisante se dressent les comploteurs. Les hommes politiques sont tous menés par de bas instincts (appât du gain, bêtise et aveuglement). Les journalistes répandent la mauvaise parole : Hervé Kempf pourtant zélé pourfendeur des énergies polluantes se trouve ainsi cloué au pilori [2]. La presse répercute les interrogations gouvernementales sur l’identité nationale ? planète-éolienne plaide pour le classement de vieilles éoliennes éparpillées sur le territoire, avant de vilipender l’acharnement réglementaire français censé freiner le développement de l’éolien.

« ’Forte’ de cette identité nationale, notre pays aujourd’ui est dans une situation plus que paradoxale : 2ème potentiel éolien d’Europe et 1er fabricant de contraintes réglementaires pour limiter le développement de cette énergie. Début octobre, le Sénat votait ainsi pour que les projets soient soumis à la loi sur les ICPE2, comme le sont tous les sites industriels nationaux Seveso. En bref : le propre soumis au sale ; les énergies renouvelables obligées de justifier qu’elles ne portent par atteinte à l’environnement (quelle humiliation !) ; l’initiative du Grenelle de l’environnement réduite à un ’cache‐sexe’ (car sans éolienne, les objectifs 3 de ce fameux Grenelle ne sont que chimères).  »

Sur le papier, l’éolienne complémentaire se transforme en énergie ventripotente. Mais en Bretagne ou en Provence les tensions sur le réseau demeurent... Le gouvernement français met lui à disposition un rapport sur le sujet : pari sur l’éolien.

PS./ Geographedumonde sur l’environnement et les questions climatiques : Tous monarques !Comment transformer le plomb en plomb ?, Le cru bourgeois gentilhommeKlaus a tempêté, Du risque climatique lointain au risque terroriste immédiat au Bangladesh, Le monde à l’échelle d’une autoroute, Anomalies normales en ItalieEl nino, synecdoque ou métonymie ?, Décroissants obscurs, Les nouveaux pharisiens du réchauffement climatique

 

[1] « Les éoliennes y sont admirées avec fierté, dans ce pays classé comme le plus heureux de la planète (si on se réfère au Monde Magazine n° 1 du 18 septembre 2009 : "Voyage au pays du bonheur, pourquoi le Danemark reste en tête des nations heureuses").  » / Le Monde.

[2] « Qui plus est, cet article s’inscrit dans une ligne éditoriale développée depuis un certain temps déjà par Le Monde, et par son responsable environnement Hervé Kempf. Non, M. Kempf, les éoliennes ne sont pas un encouragement à consommer plus d’électricité, mais bien à consommer plus proprement. Pourquoi jeter le bébé (éolien) avec l’eau du bain notre méprise énergétique) ? » / Planète-éolienne.

[3] « Ce durcissement proviendrait d’un récent rapport de la Commission de Régulation de l’Electricité qui annonce par exemple que la rentabilité des installations photovoltaïques frise les 100% ! Mazette ! C’est d’ailleurs pour cela qu’avec un des tarifs au sol les plus bas d’Europe, nous avons un parc installé 20 fois plus petit que nos voisins allemands ou espagnols ! Plus c’est gros et plus ça passe. La CRE, autorité ’indépendante’ par statut, bastion technocratique et doctrinaire du lobby anti-renouvelable, est une habituée de la méthode. M. Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, numéro deux du gouvernement, se laisserait-il mystifier, en pleine négociation mondiale sur le réchauffement climatique ? En flagrant délit de greenwashing ? Planète Eolienne, fédération des énergies du vent, n’oublie pas que le soleil et le vent sont complémentaires. Elle sollicitera donc dans les jours prochains l’aide de tous les élus, de toutes les associations et de tous les citoyens pour faire remonter une profonde et bruyante colère collective auprès du ’ministère des affaires non écologiques’ pour que ce projet d’arrêté soit abandonné sinedie.  » / planète-éolienne.

Incrustation  : Eole par photo-plap


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69 réactions à cet article    


  • Yaka Yaka 22 décembre 2009 13:19

    « comment l’éolien est devenu un lobby comme un autre »

    C’est vrai, mais je ne vois pas bien ce que cela apporte au problème scientifique.

    « il évoque rapidement la puissance dérisoire de ces installations en comparaison de notre consommation d’énergie »

    A mon humble avis, vous n’en savez rien. Vous en avez juste assez d’entendre parler d’éoliennes alors vous essayez de les descendre.
    Sur un site convenablement venteux, les éoliennes sont rentables. Le potentiel éolien est très important dans des pays tempérés et nordiques.
    Nous avons largement de quoi couvrir 25-30% de notre consommation avec l’éolien.


  • Algunet 22 décembre 2009 17:52

    Source wikipédia : « En France, le potentiel éolien est très important (le 2e d’Europe)7 : 20 GW terrestres pour une production de 50 TWh par an, et 40 GW offshore pour une production de 150 TWh par an, soit un potentiel éolien théorique de 200 TWh par an. S’il était disponible en 2040, il représenterait alors 31 % de la consommation française prévisible d’électricité. Cette production de 200 TWh/an se répartirait ainsi : 8000 éoliennes offshore de 5 MW sur 40 grandes centrales installées entre 15 et 40 km de la côte, à des profondeurs maximales d’eau de 200 m ; 8000 éoliennes terrestres de 3 MW, soit moins du quart du nombre de pylônes très haute tension (400 kV) installés en France (qui mesurent 50 à 55 m de haut - et jusqu’à 100 m dans les zones vallonnées, contre 80 à 100 m pour les mâts des grandes éoliennes). »

    Sauf que lorsqu’il n’y a pas assez de vent, les réacteurs nucléaires ne peuvent monter en puissance suffisamment vite... Il faut donc mettre à coté l’équivalent en énergie thermique qui émet des GES

    Au final des éoliennes pour diminuer les GES, c’est probablement une mauvaise bonne solution écologique Il convient donc d’approfondir sa réflexion.


  • bo bo 21 décembre 2009 19:24

    un regret ...pas d’information sur le socle en béton ( qui restera en place des siècle) nécessaire pour implanter et maintenir l’éolienne..... et sur le bruit : allez à la pointe de l’Espagne face au Maroc et là vous entendrez le bruit des éoliennes bien avant de les voir....


    • Gasty Gasty 22 décembre 2009 08:02

      J’invite ceux qui passe sous une éolienne à faire la différence entre le bruit du vent dans les arbres et le bruit du vent sur les pales d’une éolienne.
      La première génération était probablement bruyante. Quant au socle en béton... ???


    • Yaka Yaka 22 décembre 2009 13:23

      Il y a une énorme différence de bruit entre les éoliennes des années 90 et les éoliennes modernes.

      De nos jours, le bruit mécanique est pratiquement nul, reste le bruit aérodynamique, qui fait le même bruit que le vent ... sauf qu’il est répétitif et régulier.

      J’ai néanmoins séjourner dans une petite ville près d’un parc éolien, et même si on peut entendre le bruit en se concentrant, il ne gène nullement dans la vie de tous les jours.

      Quant au bloc de béton, peut-on le comparer aux déchets radioactifs ?


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 21 décembre 2009 19:33

      à bo,

      Sur les inconvénients des éoliennes, vous risquez fort de vous voir retourner des arguments équivalents : les centrales nucléaires donnent des déchets radioactifs, et les centrales thermiques rejettent des gaz à effet de serre. Et l’on est pas plus avancé ! Si l’on veut de l’électricité, il faut le payer. Directement ou indirectement (empreinte écologique). Et le choix n’est pas facile.

      PS. / L’ACTU tombe dans le mille !! Marseille et le département des Bouches-du-Rhône connaissent ce 21 décembre une vaste coupure d’électricité : à surveiller de près, en espérant qu’il n’y aura pas de fâcheuses conséquences.


      • bo bo 27 décembre 2009 10:18

        Mon propos n’est pas un argument c’est un constat.
        Mes arguments seraient d’ordre financier : elles sont subventionnées et resteront largement subventionnées.... elles sont gérées par 2 grandes multinationales (pour plus de 90% de celles installées) qui se font du gras sur notre dos. ...et qui entretiennent un lobby très lucratif
        Essayez d’installer une petite éolienne privée (peu visible et ne faisant pratiquement aucun bruit) : vous verrez le parcours du combattant pour avoir un accord.....si vous l’obtenez : là on touche à une chasse gardée réservée..... interrogez vous, pourquoi on peut en installer des individuelles dans la plupart des pays (pour des coûts raisonnables) et comparer en France .....


      • L'enfoiré L’enfoiré 21 décembre 2009 21:31

        Ne pas confondre la configuration du Danemark et celle de la France.
        Un coup d’oeil sur le relief, sur le fait que la mer entoure le Danemark, en fait une presqu’île avec des iles, suffisent.
        La Baltique n’est pas la Méditerranée, ni l’Océan.
        L’offshore, où en est on en France ?


        • wesson wesson 21 décembre 2009 22:27

          Bonjour l’auteur,
          boaf, aujourd’hui, l’autre seule alternative est une arnaque : le solaire est fragile, d’un rendement pitoyable et fortement aléatoire, et les capteurs sont ruineux et très énergivores à produire.

          Alors l’éolien est certes aussi une arnaque, mais c’est loin d’être la pire. Une éolienne est posée en quelques jours, démontée en quelques jours, et - en comparaison avec tout le reste - génère une pollution nulle.

          L’éolien n’est ni une panacée, ni la solution du futur, mais de toutes les arnaques à l’énergie propre que l’on trouve maintenant, c’est probablement la moins pire de toute !


          • Jean Poignon 13 janvier 2010 18:02

            je partage votre idée moi je pense qu’un gouvernement qui aurait le sens du bien commun de son pays devrait ne pas mettre tous ses oeufs dans le meme panier en matiere energetique A ce titre, pour produire en vitesse et pas trop cher de l’élec, il est bon pour le pays France de faire un gros mix de tout ce qui lui appartient sur son territoire : aussi bien biomasse que PV et bien sûr éolien ( sans oublier qu’il faut éteindre la lumière et baisser le radiateur électrique la nuit chez les enfants !) moi ce que je ne sais pas calculer, c’est le prix diplomatique ( et en dernier lieu économique) à long terme d’acheter des montagnes de gaz russe, des bateaux entier d’uranium africain ou australien et des super-tanker de pétrole ( de partout ailleurs)

            qu’en dites vous Wesson ?


          • timiota 22 décembre 2009 02:01

            Retour sur investissement de l’éolien

            Voici la seule analyse complète que je connaisse, qui conclut qu’une éolienne rembourse son cout énergétique en qqs années ;

            http://perso.hirlimann.net/cgi-bin/mt/mt-search.cgi?blog_id=5&tag=%C3%A9olienne&limit=20

            D’autre part, ieee SPECTRUM a publié une étude sur la difficulté d’étendre l’éolien en Allemagne,

            http://spectrum.ieee.org/energy/policy/germanys-green-energy-gap

            en se basant sur les fermes marines au large de la presqu’ile danoise, justement. Ca n’a pas atteint les niveaux espérés, et c’est un peu en rade, leur projet. The point noir pour un déploiement grande échelle est qu’il faut des centrales classiques pour quand le vent tombe (anticyclone d’échelle européenne, plus étendu que les connexions raisonnables du réseau haute tension, qqs 100 de km).

            Bref, je ne suis pas convaincu que ce soit la moins pire de toutes les arnaques tant qu’on est pas des experts en « smart grid » pour la distribution à la bonne échelle, et qu’on ne sait pas stocker 7 jours de vents gras pour les 7 jours de vents maigres à suivre.

            La géothermie me semble sympa si on sait la centraliser un peu (des km de profondeur, c’est pas dans votre cave) ; la source est inépuisable (radioactivité du noyau/manteau, si si, toujours là 4,5 milliards d’années après, mais moins qu’au temps du réacteur nucléaire naturel géologique d’Oklo (Gabon) il y a 1,5 milliards d’années),
            .... le plus dur est de faire remonter les calories, et de ne pas trop réchauffer notre bilan thermique de surface quand même...


            • Polemikvictor Polemikvictor 22 décembre 2009 08:38

              Etude incomplete sauf si on accepte de ne pas avoir d’electricité quand il n’y a pasde vent.

              Une etude serieuse porte sur l’integration des éoliennes dans un systeme de production permanent d’electricité. Comme il faut mettre en place des generateur tres réactifs pour compenser les manques de vent, le bilan devient le contraire comme cela est constaté par les mauvaises performances du Danemark en terme d’emission de CO2.
              Pour plus de détails :

              http://www.manicore.com/documentation/eolien.html


            • Yaka Yaka 22 décembre 2009 13:27

              Si l’on installe des éoliennes un peu partout, les irrégularités seront lissées.


            • Polemikvictor Polemikvictor 22 décembre 2009 14:26

              Faux !!! car la zone concernée sera plus grande et le besoin en energie aussi.


            • Yaka Yaka 22 décembre 2009 14:35

              Je ne suis pas expert en météorologie, mais le vent n’est pas faible partout à la fois. Donc si on multiplie les sites, les irrégularités devraient s’annuler entre elles.


            • l ecolo 27 décembre 2009 13:49

              à Yaka qui a dit : « Si l’on installe des éoliennes un peu partout, les irrégularités seront lissées. »


              Non, il en faudrait absolument partout sur la planète enitère, montagnes et océans compris – et le résultat ne peut quand même pas être garanti.

              Et puis, cela supposerait un maillage à l’échelle planétaire, avec les coûts et les pertes au transport qui en découleraient.

              C’est une utopie.



            • Asp Explorer Asp Explorer 22 décembre 2009 10:41

              Il faut rappeler aussi la vulnérabilité des éoliennes vis-à-vis des événements climatiques. On va « fêter » dans quelques jours les dix ans de la tempête de 1999, qui aurait envoyé en orbite tout le parc éolien français si nous en avions eu un à l’époque.


              • Kelson 22 décembre 2009 11:04

                Tu te bases sur quoi pour annoncer cela ? Il ne fait aucun doute qu’il y aurait eu des dégâts... mais je te trouves bien catégorique.


              • Yaka Yaka 22 décembre 2009 13:30

                En cas de vent fort, l’éolienne est stopée et les pales sont calées de facon à ce que le vent « glisse sans pousser ».

                Exemple : vous roulez sur l’autoroute et vous passez votre main à la fenêtre.
                Si vous mettez votre main à plat, elle sera fortement poussée vers l’arrière. Mais si vous mettez votre main en travers, vous n’aurez pas de mal à la maintenir en place.


              • Asp Explorer Asp Explorer 22 décembre 2009 14:37

                Effectivement, au vu des réactions, on a bien oublié cette tempête qui a retourné des navires et fait voler des voitures...


              • wesson wesson 22 décembre 2009 16:22

                Bonjour Asp,

                « on a bien oublié cette tempête qui a retourné des navires et fait voler des voitures... »

                sauf que par défaut, les éoliennes sont fait pour supporter le vent, et d’ailleurs c’est même à ça qu’on les reconnait.

                Le jour ou vous verrez des éoliennes arrachées par le vent, n’oubliez pas de vous couvrir aussi un peu pour éviter de prendre sur la gueule toutes les maisons qui vont voler en escadrille autour !


              • lharmas 24 décembre 2009 02:58

                En 99 il y avait déjà des parcs éoliens dans le sud de la France .. et pas de dégats !
                Même les éoliennes pour particuliers sont munies de sécurités.
                (oui vous trouverez une vidéos d’éolienne qui s’emballe et explose = accident)

                Ce qui me choque dans votre message n’est pas la faute commise, errare humanum es, mais que trois personnes aient plussés une erreur si évidente. Une fois de plus je me fais une remarque qui me gêne et m’inquiète : crédulité, influençabilité, manque de sens critique d’une partie non négligeable des gens.


              • oncle archibald 22 décembre 2009 10:44

                Je viens d’inventer le mouvement perpétuel : En aval d’une centrale hydroélectrique, on construit un barrage pour stocker l’eau qui a été déjà « moulinée » .. avec une pompe mue par une éolienne, on remonte l’eau dans le premier barrage lorsqu’il fait du vent et ainsi on peut stocker l’électricité à sa guise, réglant le problème des jours sans vent ... pas con l’mec ! 

                SVP que quelqu’un de plus instruit que moi m’explique pourquoi ça ne marcherait pas, ou si c’est susceptible de marcher, pourquoi ça ne se fait pas ...

                • Kelson 22 décembre 2009 11:07

                  Stocker de l’énergie par ce principe peut marcher... Il existe des projets. Le problème est qu’il faut la plupart du temps construire des réserves gigantesques... Bref, affaire à suivre.

                  Évidement, cela n’est pas un mouvement perpétuel parce que comme toujours il y a des pertes... mais cela peut rester intéressant.


                • grosminique 22 décembre 2009 12:35

                  Pas con l’mec comme tu dis, mais tu réinventes l’eau chaude. Ce procédé est déjà utilisé dans les centrales hydrauliques la nuit, période de faible consommation. Dommage pour le concours Lépine, mais persévère, on ne sait jamais. 


                • oncle archibald 29 décembre 2009 12:22

                  mais grominique c’est très con de faire remonter de l’eau avec le courant que l’on vient de fabriquer avec la même eau .. A moins que le lac de retenue ne déborde, ce qui est rarissime, because les agriculteurs en été qui veulent arroser et les canons à neige des stations en hiver. Il vaut mieux se contenter de fermer les vannes et arrêter de mouliner ... C’est pour cela que s’il fait du vent la nuit, au moment ou il y a peu d’utilisateurs, on peut utiliser ce courant produit « quand même » par les éoliennes pour remonter de l’eau en amont vers les barrages .. Juste parce que le courant produit par les éoliennes n’est pas toujours produit au moment ou on en as besoin ...


                • oncle archibald 22 décembre 2009 10:49

                  Ce qui risque vraiment de freiner le développement des implantations d’éoliennes c’est la suppression de la taxe professionnelle, puissant moteur pour convaincre un maire de laisser implanter sur son territoire ces appareils souvent très disgracieux la ou ils sont .. mais pas toujours, d’où l’intérêt d’une étude d’impact sur le paysage et l’environnement comme pour n’importe quel autre demande d’implantation ... Dans ma région, il y a quelques châteaux cathares qui conviendraient bien comme résidence principale à Don Quichotte ... Dommage que les viticulteurs aient perdu l’habitude de dynamiter ....


                  • manusan 22 décembre 2009 11:23

                    La construction annuelle des éoliennes en France, qui n’est possible faut-il le rappeler que grâce aux généreuses subventions de l’Etat, produisent moins d’électricité que la hausse annuelle de la consommation.

                    Plutôt que de parler d’éolien, on devrait d’abord parler d’économie d’énergie, un exemple simple qui créer de l’emploi et dont les dépenses financières seront amorties : l’isolation de l’habitat.


                    • sagesse 27 décembre 2009 13:40

                      Absolument !
                      La vague de froid que nous avons rencontré en France a également touchée l’Allemagne, pourtant j’ai lu sur différentes chaînes d’infos que leur consommation en matière d’électricité était en forte baisse cette année...... Miracle ? pas vraiment, en Allemagne l’économie d’énergie est sérieusement abordée, pas comme en France.... Les pavillons en parpaing mal orientés continuent à sortir de terre, le chauffage électrique a encore de beaux jours devant lui ! sans parler de l’éclairage public, un véritable scandale....
                      Revenons à la base du problème,la consommation, les éoliennes ne sont que des boucs émissaires dans cette histoire, mais visiblement ça en arrange certains de prendre cette voix-là....


                    • distance critique 22 décembre 2009 11:57

                      Excellent article .
                      1. Les énergies renouvelables polluent .
                      Les grands barrages hydroélectriques détruisent les vallées, font stagner l’eau, nuisent à la faune aquatique .
                      Les éoliennes dégradent le paysage, font du bruit, et derrière chaque éolienne il y a une centrale à charbon .
                      2. La pollution générée par le nucléaire est très localisée .
                      Le niveau de radioactivité près d’une centrale nucléaire est inférieur à la radio-activité naturelle dans les régions granitiques .
                      La pollution radioactive peut être confinée, alors que la pollution des centrales au charbon, toxique et CO 2, se libère dans toute l’atmosphère .
                      3. La priorité devrait être à l’efficience énergétique, aux économies d’énergie, à faire payer l’énergie à son juste coût, à lisser les pics de consommation d’électricité afin de diminuer la production d’électricité à partir de centrales à énergies fossiles, la France est le pays au monde qui consomme le moins d’électricité à énergies fossiles, mais il faut encore mieux faire .
                      A terme construire un habitat presque neutre en énergie, interdire le transport routier longue-distance remplacé par le transport ferroviaire, fluvial et martime, taxer le kérosène, diminuer fortement la consommation de viande .


                      • Yaka Yaka 22 décembre 2009 13:50

                        Ben il y a du boulot aujourd’hui !

                        1. « Les énergies renouvelables polluent .
                        Les grands barrages hydroélectriques détruisent les vallées, font stagner l’eau, nuisent à la faune aquatique .
                        Les éoliennes dégradent le paysage, font du bruit, et derrière chaque éolienne il y a une centrale à charbon . »

                        L’homme n’a cessé de modeler le paysage. Pour construire ta maison ou ton immeuble on a surement beaucoup nuit à la faune et à la flore. Pour l’électricité c’est PAREIL. Après il y a des sources plus ou moins perturbatrices.
                        Il faut en effet une source secondaire pour palier à l’irrégularité du vent. Mais dans tous les cas, ce que tu as produit avec le vent n’est pas produit avec des énergies fossiles.

                        "2. La pollution générée par le nucléaire est très localisée .
                        Le niveau de radioactivité près d’une centrale nucléaire est inférieur à la radio-activité naturelle dans les régions granitiques .
                        La pollution radioactive peut être confinée, alors que la pollution des centrales au charbon, toxique et CO 2, se libère dans toute l’atmosphère .« 

                        Le nucléaire émet des déchets qui restent radioactifs pendant des milliers d’années, dont le traitement est très couteux. Ce problème ne peut être mis de côté aussi facilement.
                        De plus, le risque d’une catastrophe nucléaire n’est jamais nul.

                         »3. La priorité devrait être à l’efficience énergétique, aux économies d’énergie, à faire payer l’énergie à son juste coût, à lisser les pics de consommation d’électricité afin de diminuer la production d’électricité à partir de centrales à énergies fossiles, la France est le pays au monde qui consomme le moins d’électricité à énergies fossiles, mais il faut encore mieux faire .
                        A terme construire un habitat presque neutre en énergie, interdire le transport routier longue-distance remplacé par le transport ferroviaire, fluvial et martime, taxer le kérosène, diminuer fortement la consommation de viande ."

                        Il faut jouer sur tous les terrains, alors laissez les constructeurs d’éoliennes installer des éoliennes et les entreprises d’isolation thermique isoler les maisons.
                        La France utilise peut être peu d’énergies fossiles, mais elle utilise de l’uranium qui présente le même problème de non renouvelabilité.

                        Votre dernier paragraphe ne peut se faire que par des pressions de la part des états, et un ralentissement économique le temps de changer nos habitudes de production et de consommation.
                        Il faut changer notre consommation, ce qui est, je le crois, incompatible avec le capitalisme.


                      • distance critique 22 décembre 2009 13:52

                        Les énergies fossiles, par explosions dûes au gaz, au charbon, etc, l’énergie hydroélectrique, par rupture de barrages, font plus de morts que le nucléaire .
                        Les hydroliennes sont plus intéressantes que les éoliennes .


                      • l ecolo 27 décembre 2009 14:24

                        à Yaka qui a dit : « Le nucléaire émet des déchets qui restent radioactifs pendant des milliers d’années, dont le traitement est très couteux. Ce problème ne peut être mis de côté aussi facilement. De plus, le risque d’une catastrophe nucléaire n’est jamais nul. »

                        1a.- tout, sur notre planète, est radioactif depuis l’origine et toute la planète restera imprégnée de radioactivité jusqu’à la fin de sa vie (prévue dans quatre ou cinq milliards d’années) ;

                        1b.- les « déchets radioactifs » retrouvent une radioactivité du niveau de la radioactivité naturelle au bout de quelques centaines d’années ;

                        1c.- le coût du traitement des « déchets nucléaires » n’empêche pas de fournir l’électricité la moins chère, après celle obtenue par la combustion du charbon ;

                        1d.- les réacteurs à neutrons rapides (type SuperPhénix) sont capables d’utiliser les combustibles nucléaires en laissant une quantité infime de produits de fission – curieusement, c’est le parti politique Les Verts qui a exigé, et obtenu au moyen d’un chantage électoral, la destruction de SuperPhénix en France, heureusement, d’autre pays travaillent sur la technologie Rnr ;

                        2a.- il est de la prudence élémentaire de prévoir qu’un accident grave se produira un jour ou l’autre dans une centrale nucléaire, c’est ce qui permet d’en diminuer les conséquences au point de les rendre acceptables – Three Mile Island, en 1979, a apporté la preuve que l’accident le plus grave possible pouvait être maîtrisé sans dommage pour les travailleurs, les populations environnantes et l’environnement ;

                        2b.- chaque année, les applications du nucléaire dans les domaines de la sécurité et du médical (diagnostic et soins) permettent de sauver plusieurs millions de vies humaines. 


                      • l ecolo 27 décembre 2009 14:36

                        à Yaka qui a dit : « Il faut jouer sur tous les terrains, alors laissez les constructeurs d’éoliennes installer des éoliennes et les entreprises d’isolation thermique isoler les maisons. »

                        J’apprécierais hautement que l’État, tout du moins en France, laissât les constructeurs d’éoliennes installer leur moulins à vent sans les subventionner et sans contraindre l’Edf à acheter leur production à un prix prohibitif même lorsqu’elle n’en a pas besoin – parce que obliger l’Edf à acheter, très très cher, une électricité qu’elle jette aussitôt choque mon sens de la logique.

                        Obliger quelqu’un à acheter une fourniture dont il n’a nul besoin s’apparente au racket.

                         


                      • olivier cabanel olivier cabanel 27 décembre 2009 22:37

                        distance critique,
                        votre raisonnement est tendancieux,
                        oser écrire que les pollutions nucléaires sont localisées est tout simplement monstrueux,
                        je ne vous souhaite pas un cancer,
                        et pourtant, ce serait la preuve de l’énorme connerie que vous avez écrite,
                        et je reste poli


                      • oncle archibald 22 décembre 2009 12:06

                        L’architecte que je suis en est bien convaincu et il a envie de braire quand il voit des bâtiments gigantesques, par exemple la grande bibliothèque François Mitterand à Tolbiac ou les sièges de certaines grosses entreprises à la Défense, construite avec des parois vitrées beaucoup plus que de raison alors qu’il s’agit de stocker des bouquins ou de faire travailler des gens dans des conditions de température et d’hygrométrie contrôlées .. Merci les clims ! Eté comme hiver il faut une énergie folle pour maîtriser ces paramètres .. La première économie d’énergie elle est dans la conception du projet (orientation, ouvertures protégées, etc ..) et bien entendu dans une isolation et une inertie de masse soigneusement étudiées ..


                        • Daniel Roux Daniel Roux 22 décembre 2009 12:17

                          "Les hommes politiques sont tous menés par de bas instincts (appât du gain, bêtise et aveuglement)« 

                          Auriez-vous au moins un nom à proposer d’un homme politique vivant, au pouvoir ou l’ayant été, ne correspond pas à cette description ?

                          Les éoliennes sont un moyen de produire de l’électricité, avec ses avantages et ses inconvénients. Titrer »Eoliennes, attrape-nigauds" est injuste.

                          Installer une éolienne sans étude de site préalable, peu effectivement conduire à des déconvenues. Mais pas plus que d’installer un panneau solaire à l’ombre ou un barrage hydraulique dans un oued au Sahara.

                          Ce qui reste certain, est que les centrales nucléaires sont potentiellement sources de catastrophes et produisent des déchets intraitables, que les centrales thermiques polluent et produisent des gaz à effet de serre.

                          D’accord avec vous sur l’absurdité de comparer le Danemark à la France, climat, population, géographie sont différents. Ce n’est pas une raison pour ne pas étudier les techniques utilisées par les uns et les autres, comme les digesteurs à méthane par exemple.


                          • Serge Serge 22 décembre 2009 13:36

                            Une question simple et terre à terre...
                            Combien d’éoliennes faut-il installer sur le territoire de la France pour assurer la fourniture en électricité de toute sa population en remplacement des centrales nucléaires et autres ?
                            J’attends la réponse...et sans langue de bois !


                            • Yaka Yaka 22 décembre 2009 14:06

                              La consommation de la France en 2005 : 482,4 TWh (source : wikipedia)

                              Les éoliennes les plus répandues sont à 2 MW (source : moi)

                              Elles ne produisent en moyenne que 20 % de leur capacité maximale par an, donc pour chaque éoliennes : 2 * 20/100 * 365 * 24 = 3504 MWh par an

                              Donc 482 400 000 MWh / 3504 MWh = 137670 éoliennes.


                            • Yaka Yaka 22 décembre 2009 14:13

                              Consommation de la France en 2005 : 482,4 TWh

                              Une éolienne : 2 MW
                              Elle ne produit que 20-25 % de sa capacité maximale :

                              2 * 0.2 * 365 * 24 = 3504 MWh par an.

                              Donc cela fait 482
                              400 000 MWh / 3504 MWh = 137 670 éoliennes en France pour 20%
                              ou 110000 pour 25 %

                              Ce facteur joue un rôle très important, mais vous avez l’ordre de grandeur.

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