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Accueil du site > Actualités > Politique > Eric Besson éparpillé façon puzzle

Eric Besson éparpillé façon puzzle

Le magistrat Serge Portelli sort le bazooka

"L’antisarkozysme est un humanisme" : s’il est un homme qui pourrait faire sienne cette maxime de notre invention, c’est bien Serge Portelli, le vice-président du Tribunal de Paris, qui n’a pas l’habitude de mâcher ses mots pour dénoncer la politique impulsée par Nicolas Sarkozy. En forme de bilan de cette année 2009, il faut relire ce qu’il écrivait sur son blog le 3 novembre dernier, sous le titre de L’extrême droite comme si vous y étiez : "Le sarkozysme n’est pas la droite classique. L’idéologie qui l’anime n’est pas celle que nous connaissions. Le discours qu’il développe n’est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d’Estaing. Le vocabulaire qu’il utilise - avec soin - n’est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite et ce langage - qui s’impose insidieusement grâce à l’empire et l’emprise médiatique du système - nous habitue progressivement au pire. Même si les livres d’histoire et de sciences politiques ne le présentent pas ainsi, l’un des actes fondateurs de notre démocratie est, en 1981, la suppression de la peine de mort. Nous avons abandonné pour de bon l’un des derniers oripeaux de la barbarie. Dans sa course éperdue à l’électorat et aux idées lepénistes, Nicolas Sarkozy n’arrête pas de tutoyer cette peine de mort et de jouer avec cette abolition fondatrice. Dans la stratégie ordinaire du discours paradoxal, tout est dit pour nous rapprocher de l’idée que cette peine est envisageable, quitte au dernier moment à se draper vertueusement dans un discours abolitionniste auquel plus personne ne croit. L’utilisation permanente du mot “monstre” pour désigner les auteurs des crimes les plus graves fait partie de cette dérive perverse du vocabulaire. On exclut ainsi ces hommes de l’humanité ordinaire : inutile de chercher à les ramener un jour parmi nous - ce qui, au-delà de la nécessaire sanction, est la mission première de la justice -, nous sommes dans la logique de l’élimination. Dire d’un homme qu’il est un “monstre”, c’est tuer l’homme en lui." Portelli aborde ensuite avec pertinence la problématique de la lutte contre la délinquance sexuelle et le mot "castration" qui s’invite au bal de toutes les régressions.

Puis vient le tour, dans le viseur du bazooka de Portelli, de notre ministre de la Persécution des étrangers : "Eric Besson, lui, avec le zèle touchant des ultimes convertis, tentant de faire oublier ses anciennes et virulentes dénonciations du sarkozysme, avoue sans pudeur qu’en exécution des consignes du président de la République, il cherche à récupérer les voix de l’extrême droite. Il veut, dit-il, “la mort” du Front National. La paradoxe est que cet homme qui se disait de gauche et se dit à présent de droite, patauge dorénavant non seulement dans les idées mais les pratiques de l’extrême droite. Enfermer des enfants dans des centres de rétention, expulser des jeunes scolarisés, détruire des familles, faire vivre dans l’angoisse des dizaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, simplement “coupables” de n’avoir pas de papiers, mobiliser en permanence et pervertir l’appareil d’Etat dans des tâches purement électoralistes, renvoyer des étrangers par charters dans des pays en guerre... voici la réalité de cette politique nauséabonde. Utiliser la souffrance d’êtres humains pour asseoir son pouvoir aujourd’hui et le conserver demain. Dévoyer les valeurs de la République pour fortifier un clan. Mais il faut, là encore, tordre le cou aux mots pour légitimer ce combat déloyal. L’appellation de ce ministère d’identité nationale est une honte permanente, une opération de grossière propagande qu’il nous faut dénoncer chaque jour. Sans que jamais ne s’installe le renoncement." Un bon programme pour 2010, non ?

PS : relire sur plumedepresse Eric Besson, ministre des lepénistes.


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95 réactions à cet article    


  • morice morice 28 décembre 2009 12:42

    il est évident en effet que la clique qui nous gouverne joue avec la peine de mort et les vieux concepts d’une droite pétainiste dont l’écrivaillon reste ce Guaino qui fait un tort considérable à la droite classique en l’entraînant chaque jour un peu davantage vers le gouffre des valeurs puantes de l’extrême droite. L’abolition de la peine de mort, vous avez bien fait de la rappeler, nous a enfin fait devenir des êtres humains. Or la bête n’est pas morte, visiblement, et on le sent bien ici avec les commentaires de certains nostalgiques qui sentent bien dans quel sens du poil on les caresse en ce moment... 


    • armand armand 28 décembre 2009 13:58

      morice,

      Franchement, j’ai honte de subventionner jusqu’à la fin de leurs jours des monstres ; ma seule objection à la peine de mort c’est le risque d’erreur judiciaire - assez pour effectivement justifier l’abolition.
      Mais je constate que les abolitionnistes, non contents d’avoir au gain de cause, s’en prennent ensuite aux peines-plancher. Tout le monde n’est pas récupérable.


    • Reinette Reinette 28 décembre 2009 14:37



      Armand, c’est un refrain très extêmedroitiste que vous nous faites là


      j’avais crû comprendre que vous étiez professeur ?


    • Reinette Reinette 28 décembre 2009 14:52


      Armand

      excellent livre à lire d’urgence


      Eloge de la barbarie judiciaire de Thierry Lévy - Editions Odile Jacob

      Avocat, Thierry Lévy entend montrer que l’actuelle procédure pénale est injuste parce qu’elle ne respecte pas le principe fondamental de l’égalité des parties : « Qu’elle soit suivie ou pas d’une incarcération, la mise en accusation place la personne poursuivie pour un délit ou pour un crime dans une position d’infériorité dont elle ne se relèvera pas. » Les jeux sont presque toujours déjà faits avant même le procès, devenu une parodie de justice. N’est-ce pas ce qu’a montré de manière exemplaire l’affaire d’Outreau qui a brisé la vie de nombreux innocents ? La victimisation est devenue telle que le plaignant est transformé en sacro-sainte victime dont la parole est inattaquable. À ce compte, l’institution du plaider-coupable ou l’extension de la garde à vue ne peuvent qu’accentuer l’inégalité dans laquelle est systématiquement placé l’accusé.



      autre livre à ne pas rater, du même auteur

      Plutôt la mort que l’injustice - Au temps des procès anarchistes.
      Thierry Lévy brosse le portrait des inspirateurs de l’anarchie, Proudhon, Bakounine, Kropotkine. Il évoque Ravachol, Auguste Vaillant, Emile Henry et Caserio et les Trente, ety restitue les échanges terribles qui ont marqué leurs procès.


      vous pouvez les faire lire à vos élèves, ça n’explose pas !


    • armand armand 28 décembre 2009 14:58

      Reinette,

      Tout dépend de ce que vous appelez « extrême-droite ». Je ne vais pas vous exposer toutes mes idées, n’étant candidat à aucun poste ! J’ai un point de vue plutôt traditionnel dans la matière - la plupart des crimes et délits sont rachetables, quelques uns, non. Je m’élève aussi contre l’hyper-judiciarisation de notre société. Et j’aime bien qu’on laisse aux gens le droit de se défendre. Dans certaines limites. En somme, une société composée de personnes autonomes, s’épanouissant dans des corps de métier stables, où l’Etat joue son rôle de régulateur, non une poussière d’individus rangés par niches de consommateurs.
      Pour l’économie, je suis plutôt à gauche, pour les questions sociétales, identitaires, culturelles, plutôt traditionaliste.
       Quant au fait d’être professeur, en quoi serait-ce une contre-indication ?


    • Reinette Reinette 28 décembre 2009 15:42


      Armand, vous devriez vous relire : je reprends votre commentaire phrase par phrase

      Tout dépend de ce que vous appelez « extrême-droite » 
      vous ne savez pas ce qu’est l’extrême-droite en France, Armand ?

      Je ne vais pas vous exposer toutes mes idées, n’étant candidat à aucun poste !
      après avoir lu ces deux derniers commentaires, Armand, je dis heureusement !

      J’ai un point de vue plutôt traditionnel dans la matière
      la tradition, ah Armand LA Tradition ! à part De Villiers et PenLeuleu ??

      - la plupart des crimes et délits sont rachetables, quelques uns, non.
      de quels crimes parlez-vous ? Avez-vous déjà visité une prison ? Connaissez-vous quelqu’un ayant séjourné en prison ? la France mauvais élève en Europe en ce qui concerne ses prisons, Armand

      Je m’élève aussi contre l’hyper-judiciarisation de notre société.
      la justice pour ceux qui peuvent payer - les autres démerdez-vous ! un avocat, Armand, ça coûte cher, TRES cher
       
      Et j’aime bien qu’on laisse aux gens le droit de se défendre. Dans certaines limites.
      ah, c’est vrai, Armand, les bons procès à papa Staline, c’était le bon temps !
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_stalinien




      En somme, une société composée de personnes autonomes, s’épanouissant dans des corps de métier stables, où l’Etat joue son rôle de régulateur, non une poussière d’individus rangés par niches de consommateurs.
      Vous pas bouger ! moi garde-à-vous !


      Pour l’économie, je suis plutôt à gauche, pour les questions sociétales, identitaires, culturelles, plutôt traditionaliste.
       Quant au fait d’être professeur, en quoi serait-ce une contre-indication ?
      Demerdez-vous, Armand ! c’est votre problème !


    • armand armand 28 décembre 2009 17:35

      Reinette,

      Vous n’avez pas compris nombre de mes propos, et vous y mêlez des considérations d’un autre ordre.
      Parce que ls prisons françaises sont la honte de l’Europe et du monde il faudrait cesser de condamner ?
      D’abord, vous ne savez rien de mes positions en matière de préventive - je suis contre, sauf dans les cas crimes de sang - ni pour toute une vaste gamme de délits où il existe des peines de substitution, l’emploi de bracelets électroniques, ainsi de suite.
      Par contre, j’assume une position de droite - je renverrais les condamnés étrangers dans leurs pays.
      avec cela on ne devrait plus craindre le surpeuplement. Et ce n’est pas parce que je tiens à des peines fermes que je souhaite que les prisons soient des pourrissoirs.

      Quant à la judiciarisation à l’outrance, je trouve débile l’accumulation de plaintes en tout genre, pour un oui ou pour un non, depuis les pseudo-diffamations jusqu’aux plaintes contre le chant du coq du voisin. Elle est le propre d’une société qui ne laisse pas les gens régler leurs afffaires eux-mêmes, d’une société où l’on n’ose même plus faire une réflexion à un voisin ou gamin indélicat ou bruyant.

      Si quelqu’un m’insulte, je lui colle mon poing dans la g...le, et s’il est plus fort que moi, et bien tant pis, j’encaisse mais je ne vais pas aller pleurnicher au commissariat. Mais je conçois que les femmes, les enfants et les vieux ne puissent faire autrement que de porter plainte.

      Voyez-vous, ce n’est absolument pas praticable, ni de mon temps, mais j’ai la nostalgie de l’époque où un homme allait partout où il le voulait, muni de sa carte de visite, où l’or qu’il avait dans son gousset avait cours partout, où il pouvait porter une arme pour se défendre, et s’adonner à des paradis artificiels sans que cela ne tombe sous le coup de la loi. Et où il réglait ses problèmes en ayant le moins recours aux tribunaux que possible.
      En cela je me reconnais comme homme de Droite.
      En cela aussi j’estime que Sarkozy n’est absolument pas de droite : dynamitage des institutions traditionnelles, des hiérarchies médianes dans la société, affichage d’immoralité et de mauvais goût, à part l’autoritarisme (mais réservé à lui seul et à ses affidés), l’appui aux grands capitalistes (mais il existe une Droite traditionnelle et sociale), je ne vois rien de très « Droite » chez Sarkozy. De populiste, certes - mais le populiste est, selon l’époque, de gauche ou de droite, passant de l’un à l’autre avec une suprême aisance.

      Pour votre gouverne, je connais bien les problèmes des prisons - mon père a été condamné à dix ans pour vol de voitures, dans le Sud des USA. Il a purgé sept ans. Vous vous doutez que ce n’était pas le Club Med.


    • Reinette Reinette 28 décembre 2009 18:12


      Armand


      je suis une femme, et moi aussi ...Si quelqu’un m’insulte, je lui colle mon poing dans la gueule !

      ce n’est pas réservé aux hommes, n’est-ce pas ?


      rapport 2009 : l’outil pour savoir et faire savoir
      http://www.oip.org/actualite/actualite/rapport-2009—loutil-pour-savoir-et-faire-savoir-693-195.html

      http://www.oip.org/actualite/actualite/-que-le-regard-se-detourne-et-tout-peut-arriver---*-697-195.html

    • armand armand 28 décembre 2009 18:35

      Reinette,

      Ben.... pas très friand de femmes qui se battent. Remarque, comme je suis fan d’Emily Deschanel de la série « Bones », et qu’elle n’est pas manchotte.... bref...


    • Yann Amare 28 décembre 2009 20:08

      Sarkosy est une pourriture innommable, Portelli a mille fois raison de dénoncer ses agissements contre la démocratie. Et les français se laissent faire sans trop la ramener, il faut tout faire pour que ce type soit empêché de nuire, lui et sa bande de minables fayots qui lui servent de paillasson. On avait pas vu un truc pareil depuis De Gaulle et ses barbouzes escadrons de la mort du SAC...


    • CHARLY 28 décembre 2009 21:16

      Armand

      C’était un pauv’ gars qui s’appelait Armand, il n’avait pas de papa , il n’avait pas de maman.


    • nephilim 29 décembre 2009 10:04

      Par Armand : Pour l’économie, je suis plutôt à gauche, pour les questions sociétales, identitaires, culturelles, plutôt traditionaliste.
       
      Un ignoble national socialiste quoi !!!


    • DIMEZELL 28 décembre 2009 12:57

      Nous n’avons pas encore la bête mais les odeurs sont de plus en plus fortes, elles s’immiscent perfidement dans tous les lieux.
      Il y a par ailleurs une véritable psychanalyse à effectuer concernant certains éléments de la clique au pouvoir, si vous connaissez des livres là dessus, je suis preneur.


      • Reinette Reinette 28 décembre 2009 14:42


        Dimezell

        le sarkophage (vendu en kiosque)

        http://www.lesarkophage.com/enkiosque.html


      • Big Mac 28 décembre 2009 13:12

        « L’antisarkozysme est un humanisme »

        C’est vrai, c’est indéniable, Sarkozy est nul !

        La gauche en arrive à un tel point de nullité qu’elle se quantifier par la négation de la nullité plutôt que par l’affirmation de l’excellence.

        Ne plus exister qu’en étant anti-nul, c’est être plus nul que nul.


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 décembre 2009 13:18

          Sarkozy est un ennemi du peuple qui doit être combattu en tant que tel, fermez le ban.


        • armand armand 28 décembre 2009 14:03

          Olivier Bonnet,

          C’est ça - vous faites concurrence à Florentin Gastard pour les formules puériles à l’emporte-pièce ? Il a, au moins, l’excuse de l’âge.
          « Ennemi du peuple », cette expression qui fleure bon les génocideurs sanglants de la Convention, les procureurs spéciaux de Staline et de Mao...Les formules d’Arlette, pas même adoucies par l’effet « petit facteur ».


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 décembre 2009 15:18

          Je n’ai pas peur des mots : dans tous les domaines, je considère que la politique menée va à l’encontre de l’intérêt national.


        • Reinette Reinette 28 décembre 2009 17:29


          C’est vrai AUSSI que la gauche est nullos !


          2012 deuxième tour : le p’tit Oliv’ face à penLeuLeu !


          on rigole ! on rigole !


        • armand armand 28 décembre 2009 13:53

          A caricature, caricature et demi.

          Serge Portelli et son admirateur se surpassent !
          Oh le méchant Sarko ! Il insulte Messieurs les assassins, et veut limiter le séjour en France au seuls nationaux et étrangers munis de permis en bonne et due forme.
          On en tremble - l’ombre menaçante de la droite extrême évoquée dans ces tirades dignes des pires activistes du Syndicat de la Magistrature, toujours plus prompte à plaindre le criminel qu’à défendre la victime.

          Traiter les Fourniret, Fofana et autres assassins de « monstres », quelle honte ! Alors que ce sont des malheureus, victimes de la société capitaliste, et qu’on peut les réformer avec un peu d’amour et d’éducation. Reconduire les immigrés clandestins à la frontière, quelle abjection, alors qu’ils incarnent collectivement la figure christique à laquelle la goooooooooche aspire depuis que le prolétaire français sent trop le « petit blanc », et qu’il faudrait non seulement les régulariser, mais leur ouvrir grand les coffres des allocs et les portes de nos logements sociaux, préalablement débarrassés des sales nantis de Français.
          Et vous appelez cela de l’humanisme ! Au bas mot de l’inconscience, car les institutions existent pour défendre les citoyens, précisément contre les « monstres », et c’est cela leur fonction prioritaire, et non l’hypothétique rachat desdits criminels. Et pour défendre les frontières. .. Sinon, c’est la loi de la nature, et chacun reprend ses droits.

          Mais rassurez-vous, la France demeure un pays « humaniste », où les mamans de pauvres braqueurs peuvent, au choix, se plaindre à la radio des bobos subis par leur progéniture, voire porter plainte contre des salauds de commerçants qui ont osé rossé le brigand qui tentait de les détrousser. Ou des violeurs sont relachés longtemps avant terme et peuvent donner libre cours à leur convivialité naturelle en s’installant à quelques mètres du dolicile de leur victime, en attendant de passer aux actes une fois de plus.

          Continuez, messieurs les humanistes, de vous empoumonner dans des diatribes aussi futiles qu’inconscientes, et vous ferez effectivement le jeu de l’extrême droite, et surtout de Sarkozy qui saura recycler contre vous vos effarantes maladresses.

          Il existe une critique radicale, lucide, incontestable des dérives du sarkozisme, notamment sur le plan institutionnel. Car c’est là où tout se joue.
          Lutter contre la suppression des juges d’instruction, insister pour que les ministres soient de vrais spécialistes du domaine qu’on leur confie, responsables devant le PArlement,et non de simples courtisans récompensés de leur fidélité, ou des icônes d’une pseudo-diversité ; lutter surtout contre l’hyper-présidence, contenue en germe dans la constitution gaullienne, voilà des buts précis.
          Mais la gauche n’en a cure, car elle entend, elle aussi, user de ces pouvoirs une fois qu’elle aura gagné les élections.


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 décembre 2009 15:10

            Votre argumentation (d’extrême droite, effectivement, comme le souligne un commentaire) est pitoyable : ignorez-vous que durcir la répression n’a jamais fait baisser la délinquance ? Portelli parle de la mission de la justice, qui n’est pas seulement de punir, ce qui semble totalement vous échapper, mais aussi de réinsérer. En multipliant les incarcérations, ce pouvoir crée des récidivistes. En abandonnant la prévention au profit du tout répressif, là aussi, ce pouvoir obtient le résultat inverse de celui qu’il prétend souhaiter. La politique pénale de la Sarkozie est une erreur flagrante, et vous balayez tout ça avec des formules populistes et démago du genre « Messieurs les assassins » ou « les mamans des pauvres braqueurs ». Vous êtes en plein dans la posture sarkozyste de « défense des victimes », qui est une imposture : qu’en pensent les victimes des plans sociaux ? Qu’en pensent les victimes des bavures policières ? Qu’en pensent les victimes d’accidents du travail à qui on va taxer les indemnités ? Qu’en pensent les victimes de la hausse des mutuelles qui ne pourront plus s’en payer et ne pourront plus se soigner ? Toutes ces victimes-là ne vous intéressent pas, je suppose. Elles sont pourtant bien plus nombreuses.

            Ignorez-vous enfin, pour aborder le volet immigration, que ces « immigrés clandestins » sont pour la plupart des gens déjà installés en France, qui travaillent et cotisent (sans avoir droit à rien en échange), et qu’on les « fabrique » en tant que clandestins en modifiant les textes et les pratiques pour refuser de leur délivrer des papiers ?


          • vilistia 28 décembre 2009 15:19

            Armand

            Vous êtes contre l’hyper-présidence, êtes-vous pour un régime parlementaire à la proportionnelle , il faudra bien un chef à la France et vous le nommeriez comment ?


          • armand armand 28 décembre 2009 15:25

            Toujours le même refrain de la gôoooche bêlante : c’est la faute à la société.
            Qu’il y ait des besoins de réforme, certes, que la société soit injuste aux faibles, douce aux puissants, aucun doute là-dessus. Mais vous noyez le poisson en mettant sur le même plan la victime d’un plan social et celui qui se fait tabasser par des délinquants. Le tout pour relativiser les méfaits desdits délinquants.
            Il me semble qu’il y a nettement moins de bavures policières que de victimes de l’incivilité et de la criminalité ordinaire dans les zones de non-droit, dont la plupart n’osent même plus se plaindre, et dont la reprise en main exigerait des opérations fortes et soutenues qu’un pouvoir public pusillanime n’oserait jamais consentir.

            Là vous ressortez une évidence, la prévention va de paire avec la répression. Mais dans les diatribes de votre camarade, c’est la « diabolisation » du criminel qui est mise en cause. Non, monsieur Bonnet, Fofana, Fourniret, Louis, et d’autres ne sont pas récupérables. Un violeur mitirécidiviste doit être mis hors état de nuire avant de s’interroger sur ce qu’on peut en faire.
            C’est la protection des honnêtes de gens qui est la responsabilité numéro 1.
             Qu’une éducation défaillante et un consumérisme immoral, secondés par une sous-culture de m...de importée des ghettos U.S. aient généré des prédateurs qui ignorent le bien et le mal, soit. Mais le premier reflexe doit être de s’en défendre et non de les « comprendre ».
            La « compréhension » ce sera dans un deuxième temps, au sein des institutions qui auront la charge de les rééduquer.


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 décembre 2009 15:31

            Vous répondez à vos fantasmes, à ce que vous croyez lire : qui donc a dit qu’il fallait comprendre et excuser les criminels ? Ni moi, ni Portelli ! Vous parlez de « refrain de la gôoooche bêlante », mais vous bêlez très bien aussi à droite : « il faut punir les criminels et protéger les honnêtes gens ». Qui a dit le contraire ?


          • armand armand 28 décembre 2009 15:36

            Vilistia,

            Soit élu au suffrage universel, soit élu de la Chambre, comme sous la Troisième Rép., un président est toujours nécessaire. Mais non un hyper-président. C’est à dire je limiterais ses pouvoirs notamment en imposant l’audition des ministres devant la Chambre, qui pourrait retoquer les choix présidentiels.
            De plus, si le Président doit incarner la France, il ne devra pas s’impliquer au profit de son parti politique, une fois élu.
            De plus, les modifications constitutionnelles devraient être plus progressives, et non obtenues par simple vote majoritaire, même aux deux tiers. Elles devraient correspondre à une tendance fondamentale et confirmée de la société.

            Plus généralement, j’aimerais voir disparaître cette mise en avant d’un seul homme, comme concepteur d’un projet et source de toute légitimité. En particulier, qu’il ne lui soit pas permis de bouleverser à volonté toutes les structures et hiérarchies traditionneles des institutions.

            Pourtant, j’ai effectivement des sympathies monarchistes - mais je constate que Sarkozy détient plus de pouvoirs que tous les rois de la Restauration, plus de pouvoirs que même Napoléon III.
            Or, monarchie ou république, je tiens au rôle essentiel du Parlement.


          • amipb amipb 28 décembre 2009 15:45

            Nous n’avons le droit de vie ou de mort sur personne. Tuer un être humain, lui-même meurtrier ou pas, reste un meurtre.

            La peine de mort n’a jamais rien résolu et concoure plutôt à maintenir une chape de violence sur la société. Regardez le « modèle » américain pour vous en convaincre...


          • armand armand 28 décembre 2009 15:53

            En brandissant des expressions comme « ennemi du peuple », vous vous déconsidérez par vos propres outrances.

            Relisez le texte de Portelli et la hiérarchie des faits. Il met en avant l’utilisation du terme « monstres ». Alors trouvez-moi autre chose.
            Et je le mets en parallèle avec un texte de Jean Daniel (pour qui j’ai beaucoup d’admiration, même si je ne suis pas ses idées), où il écrit qu’être de gauche c’était ne pas voir dans le délinquant un criminel à punir mais un malheureux à réformer. C’est là toute votre philosophie. Ce n’est pas la mienne.

            Là je ne vous suis pas - il existe un danger immédiat, il faut le contrer. Un criminel, il faut le punir. C’est seulement après qu’on peut parler de prévention ; même si la prévention permet, éventuellement, de « prévenir » d’autres crimes.

            Les exemples que j’ai donnés sont concrets - y compris la mère du braqueur qui porte plainte. J’aurais pu donner plusieurs exemples d’honnêtes citoyens poursuivis parce qu’ils ont riposté à des aggressions ou se sont simplement défendus.

            Je trouve plus généralement que le système judiciaire actuel oublie la notion de « contrainte » qui était primordiale, dans la jurisprudence d’il y a cent ans : un criminel qui agit provoque de facto une réaction, de ses victimes, de la police, qu’on ne saurait confondre au nom de la proportionalité. Ce qui conduit de nombreux criminels à d’interminables marchandages juridiques, servant toujours à minorer leur responsabilité. Mais ceci est un autre débat.


          • snoopy86 28 décembre 2009 15:55

            Moi j’adore Bobonnet et ses poncifs comme « les immigrés clandestins qui cotisent » alors qu’Armand n’avait fait aucune allusion à cela.

            Une petite précision tout de même : quand un immigré illégal cotise ce ne peut être qu’en usurpant l’identité d’un travailleur légal ( essayez donc d’avoir un N° URSSAF sans titre de travail ). Il est donc alors doublement coupable smiley

            Jamais ils ne mesurent l’étendue des conneries qu’ils profèrent


          • armand armand 28 décembre 2009 15:57

            Nous n’avons pas le droit de vie ou de mort sur les animaux non plus. Assassiner un veau innocent quand on peut vivre en se nourrissant de légumes me désole. Pourtant, je n’ai pas le couragê d’être végétarien ; Mais si j’avais le chois, j’épargnerais le veau et je pendrais Fofana.


          • vilistia 28 décembre 2009 16:31

            Armand
            A la proportionnelle comme on dit , tout le monde aura droit à sa part de gateau minime. et que fais-tu de tous ces Identitaires dont le mouvement ressemble de plus en plus à une cour de miracles, on y trouve même des féministes.
            A part protester et vouloir courir vers une hypothétique guerre civile inutile, à quoi servent-ils sinon au profit de notre Sarkosy ?

            Dans l’exercice de la guerre civile ou de la révolution, le français a tendance à ne jamais le terminer....


          • armand armand 28 décembre 2009 17:50

            Vilistia,
            J’essaie de ne pas chavirer en voyant votre portrait et de vous répondre...

            Ma religion n’est pas faite concernant la proportionnelle - système plus juste, peut-être, mais qui permet aux plus extrémistes de se faire représenter et d’user d’une influence disproportionnée en cas de coalition.

            Bonne remarque sur les Français. L’examen de leurs chants politiques fait apparaître une constante - l’appel aux armes. « Debout les damnés de la Terre », « Allons enfants de la patrie », « Prends ton fusil Grégoire ».... Le Gaulois était bagarreur et indiscipliné...


          • Yohan Yohan 28 décembre 2009 19:27

            Sampiero
            Pas toujours vrai. Tous les patrons ne jouent pas à ce jeu. J’ai un copain petit patron dans le BTP qui a embauché un sénégalais avec une vraie carte de travail pour s’apercevoir plus tard qu’il utilisait la carte d’identité d’un tiers (consentant apparemment).


          • Guy Liguili Guy Liguili 28 décembre 2009 20:50

            Hitler était végétarien !


          • antennerelais 28 décembre 2009 21:27

            « En brandissant des expressions comme »ennemi du peuple« , vous vous déconsidérez par vos propres outrances. »

            ----------

            Sarkozy « ennemi du peuple » c’est ce qu’on appelle un fait.

            Emmanuel Todd, qui pas plus que Portelli ne passe pour un farfelu, a été plus loin : « la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme », de même que « l’Etat se mettant à ce point au service du capital », sont tout simplement des caractéristiques du fascisme, tel qu’il a pu être observé au siècle dernier.

            sources : Le Monde, LePost


          • DESPERADO 29 décembre 2009 12:06

            Armand ou le crétinisme savant.


          • Yohan Yohan 28 décembre 2009 14:05

            Les français adorent les voleurs et sont magnanimes pour les délinquants jusqu’à ce qu’ils se fassent agresser et dépouiller brutalement....


            • armand armand 28 décembre 2009 14:24

              Bonjour Yohan,

              Le syndrome Cartouche...


            • vilistia 28 décembre 2009 14:59

              Armand

              vous me décevez, vous qui teniez des propos lyriques sur un ton professoral au dessus de la mélée, c’est tristounet maintenant de vous lire.

              Armand, ressaissivez-vous et tenez-vous droit par la même occasion, vous faîtes Peuple. Vous allez bien, vous êtes sûr ....


            • Reinette Reinette 28 décembre 2009 15:03


              Vilistia

              je suis d’accord avec vous, en ce qui concerne les commentaires d’Armand.

              c’est la fin de l’année, un p’tit coup de fatigue !


            • armand armand 28 décembre 2009 15:04

              Belle Villistia (est-ce vous sur la photo - on dirait la Fée Mélusine, la Vouivre qui guette le promeneur forestier, la dryade Villya....),

              J’aime bien parfois entrer dans la mêlée, relever les manches, frapper de taille et d’estoc, essuyer de belles blessures que des princesses pourront panser. Et toujours m’entendre dire « garde-toi à droite, garde-toi à gauche »...
              Car c’est là le problème.
              Sérieusement, je n’ai pas de pitié pour les salopards. Dieu pardonne, moi pas....

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