Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Et si l’on apprivoisait le capitalisme ?

Et si l’on apprivoisait le capitalisme ?

De nombreuses personnes d’horizons différents nous proposent des articles pertinents pour analyser et essayer de trouver des solutions aux divers problèmes que traversent nos sociétés, notamment pour tenter de résoudre la problématique de la dette, en France comme ailleurs. Malheureusement, beaucoup (la majorité, ne posent le problème et sa solution qu’en termes d’économie de marché et de politique partisane. Alors que ce n’est pas en appliquant quelques recettes que l’on sortira de cette impasse. Le problème restera, pour la bonne raison que sa cause fondamentale réside dans la nature même du système économique dans lequel nous sommes embringués. La solution ne peut en aucun cas se satisfaire de petits ajustements ici ou là ! 

Pour dire les choses directement et sans fioriture inutile, ce n’est pas en appliquant l’idéologie du capitalisme prédateur, ce qui est le vrai nom de ‘l’économie de marché", selon Galbraith, que l’on résoudra le problème.

Prenons une métaphore : supposons un renard qui vient manger la volaille des fermiers locaux de façon récurrente. Ces derniers vont le trouver et lui dire : voila M. le renard, nous ne souhaitons pas que nos volailles disparaissent à cause de votre voracité, alors nous vous proposons de ne manger qu’un pourcentage limité de façon à ce que nous puissions toujours disposer d’une quantité suffisante. Les négociations prennent du temps et pour finir un accord est trouvé. Tout le monde est content. Sauf que notre renard, fidèle à sa nature, va continuer à manger de façon très conséquente ces volailles fort appétissantes et tant pis pour l’accord avec les fermiers qui n’engagent qu’eux-mêmes. Quant à nos fermiers, n’osant pas contrarier le renard, ils sont forcés de laisser faire, et de plus en plus d’entre eux se retrouvent ruinés, car le renard, qui n’est pas le seul parmi ses congénères, aura dévoré toutes leurs volailles.

La solution n’est pas de passer un accord avec le ou les renards, mais tout simplement de les chasser de façon à ce qu’ils ne viennent plus jamais dévorer les volailles.

Dans l’économie, c’est pareil. Ce n’est pas en passant un "accord" avec les marchés, entendez par ce terme, les spéculateurs, qui "dévorent" l’économie réelle par leur spéculation effrénée, que l’on sauvera l’économie des pays endettés. Ca ne marchera jamais et d’ailleurs, ça n’a jamais marché. Ce qu’il faut c’est sortir radicalement du capitalisme prédateur et instaurer, élaborer, un autre système économique où ces spéculateurs n’auront aucune place. Ce qui implique d’interdire toute activité spéculative et de mettre hors d’état de nuire toute cette clique d’individus crapuleux et sans scrupules.

Quant à la fameuse "croissance" qui serait la solution si elle pouvait être relancée ; encore une autre absurdité et non des moindres. Il y a de quoi rester stupéfait que de voir des gens pourtant intelligents continuer à promouvoir un système aussi manifestement absurde ! Comment peut-on une seconde prôner une croissance exponentielle dans un monde aux ressources limitées ? Un enfant de dix ans est capable de comprendre cela.

Comme je l’ai déjà maintes fois formulé, la question n’est jamais posée par ces tenants de la croissance à tous prix : de quoi vivront les générations futures lorsque toutes les ressources de la planète seront épuisées, la terre polluée et saccagée par les multinationales prédatrices ?

Si l’on me rétorque qu’un faible taux de croissance permettra à la fois une certaine prospérité, (pour qui ?), tout en limitant l’impact sur les ressources de la planète, je répondrais que ce n’est que de l’enfumage. En réalité, un taux de croissance régulier de 3% annuel, cela équivaut à 34,4 % sur dix ans, et 80,6% sur vingt ans, car 3% annuel signifie, 3% de plus par rapport à l’année précédente. Sinon, c’est 3% la première année et 0% les autres années. C’est le principe des pourcentages successifs. Et ceci, les tenants de la croissance à tout prix, se gardent bien de le dire. On ne sait jamais, les gens pourraient bien réfléchir et se poser des questions relatives à l’avenir de leurs enfants.

Quant à la problématique politique partisane, donc de partis, il n’est pas besoin d’une analyse très fine pour voir combien la solution ne peut venir de politiciens professionnels aussi corrompus qu’incompétents, complètement asservis au système. Que peut-on attendre de cette classe d’individus qui est incapable d’imaginer autre chose que le modèle actuel ? Rien de bon, parce qu’ils y trouvent leur intérêt. Donc, au final, c’est tout un projet de société qui est à élaborer, et il y a urgence. Car avec leur avidité sans limite, ces gens pourraient bien entrainer l’humanité dans une catastrophe sans retour !

D’après D.POSITAIRE

http://2ccr.wordpress.com/2013/11/30/et-si-lon-apprivoisait-le-capitalisme/


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

46 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 décembre 2013 10:18

    À l’auteur :

    « ce n’est pas en appliquant l’idéologie du capitalisme prédateur [...] que l’on résoudra le problème. »
    Mais si. Mais si.

    La France et le Monde se porteraient mieux si l’on s’orientait vers une 

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financé par l’Épargne.

    Lire, SVP :
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
    Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
    Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.

    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel.



    • antyreac 17 décembre 2013 10:45
      Et si l’on apprivoisait le capitalisme ?

      Le capitalisme est déjà apprivoisé en grande partie dans les pays démocratiques par le biais des impôts.
      On peut maintenant qu’améliorer la fiscalité pour le bien de tous. 

      • jaja jaja 17 décembre 2013 10:51

        Seule la propriété collective des entreprises et des banques, placées sous le contrôle des travailleurs et de la population, permettra de dépasser ce système capitaliste pourrissant...

        La propriété collective des banques et de la monnaie permettra ensuite de s’assurer le monopole du Crédit. Monopole du Crédit permettant à son tour de refuser de rembourser la dette aux gros actionnaires capitalistes (nationaux ou étrangers) qui la détiennent....

        En dehors d’un système autogestionnaire basé sur la démocratie directe exercée aussi bien au niveau de la Cité qu’à celui du monde de l’entreprise, il n’y aura aucun salut possible...


        • antyreac 17 décembre 2013 11:48

          La propriété collective, monopole d’état, autogestion 

          ce sont des terme sauvages qui font désormais partie du passé...

        • bourrico6 17 décembre 2013 12:59

           Seule la propriété collective des entreprises et des banques, placées sous le contrôle des travailleurs et de la population, permettra de dépasser ce système capitaliste pourrissant.

          Même pas, le problème des collectivité, c’est l’absence de perspectives.
          Les chefs ne restent qu’un temps.
          Que tu fasses bien ou que tu fasses de la merde, c’est pareil, ce n’est pas ton travail qui est jugé.
          Franchement, même le plus motivé perds toute « ardeur » rapidement à ce rythme la.

          Ce qui fait avancer les gens, c’est la carotte pognon, tenter de fonctionner autrement, c’est aboutir à des absurdité de type Soviétiques, et d’ailleurs, vous aurez toujours une nomenklatura.

          C’est l’avidité, l’ambition, qui fait avancer les choses, qui fait que certains ont envie de se casser le cul à entreprendre des choses.

          Vous ne pouvez supprimer cela sans engendrer une catastrophe par absence de tout.
          Regardez l’Algérie, riche, mais avec des clauses pour les étrangers telles que personne n’y va car on ne peut pas y faire de pognon.

          On ne peut tomber dans les extrêmes sans que ça parte en vrac, en ce moment, une poignée de pillards à pris le dessus, mais on ne peut laisser les « esclaves » prendre le pouvoir non plus, ça risquerai d’être la fin de tout.


        • Rounga Roungalashinga 17 décembre 2013 11:37

          Pour avoir un aperçu d’un système économique radicalement alternatif, je conseille la lecture de La Révolution européenne, du socialiste français Francis Delaisi.


          • JL JL 17 décembre 2013 14:23

            Le capitalisme est une organisation économique terriblement efficace pour produire des biens et des services. Voilà pourquoi il n’est pas souhaitable de l’éradiquer.

            Mais il est comme une centrale nucléaire : si on ne le contrôle pas, il détruit son environnement.

            En revanche, ce qu’il faut combattre, voire, éradiquer c’est l’intégrisme libéral.

            A ce sujet, deux liens :

            Cette vidéo de ’Là-bas si j’y suis’ consacrée ’ à Ayn Rand, la ’pasionaria du capitalisme’ idole des élites mondiales,

            et cet article dans LMD consacré à l’ouvrage de Domenico Losurdo, :

            Chérir la liberté, justifier l’esclavage  : ’’ Qui se fait du libéralisme l’image donnée par les libéraux va au-devant de rudes surprises en lisant ce maître livre de Domenico Losurdo, où d’entrée apparaît un extraordinaire paradoxe.’’


            • JL JL 17 décembre 2013 14:33

              Domenico Losurdo, Contre-histoire du libéralisme, traduit de l’italien par Bernard Chamayou, La Découverte, Paris, 2013, 390 pages, 25 euros


            • Denzo75018 17 décembre 2013 14:51

              Apprivoiser le capitalisme !?

              TRES SIMPLE : Acheter des actions de la bourse (1ier & second marché) en fonction de son potentiel, et les faire fructifier en les achetant/revendant.

              Cela serait instructif, pédagogique et il n’y aurait plus que ces « salauds » d’actionnaires ou de riches à tirer tous les bénéfices !!! L’achat/vente d’actions est OUVERT à tous et quelque soit le montant !


              • Piotrek Piotrek 17 décembre 2013 15:13

                Le capitalisme tel qu’on le connaît est mort en même temps que le communisme. Les théories du capitalisme sont tout simplement intenables face à la réalité du monde d’aujourd’hui : comment défendre les économies d’échelle face à des ressources finies ?

                Plus aucun riche n’est capitaliste, ils usent des failles du système et espèrent que leurs transactions passeront inapperçues alors que le capitalisme est par définition pour la trensparence qui est nécessaire à la fixation du prix.

                Le capitalisme est sur son lit de mort, avec son énorme tumeur qu’est la bulle financière. Ce qu’il faut faire c’est penser son héritage avec ce qu’il avait de bon et de mauvais, pour qu’il s’en aille dignement et pour préparer sa succession.


                • antyreac 17 décembre 2013 17:05

                  Le capitalisme est moribond ’c’est un scoop ,depuis quand ?


                • mpag 17 décembre 2013 16:29

                  Encore une fois une âme charitable et innocente qui nous propose des solutions au combien utopique tel les sept nain allant au travail en chantant leur fameux refrain, 

                  Vous ne voyez pas le fond du problème simplement la forme, mettez « l’homme » à la place du « renard » dans votre métaphore, cela revient au même
                   le capitalisme a que faire du bien et du mal, elle est le résultat de notre évolution 
                  Le problème n’est pas le système mais la psychologie humaine qui l’a inventé et l’auto flagellation n’est pas une solution

                  Le capitalisme survivra du moment que les hommes trouveront des intérêts profitable à sa survie dans ce système, l’éthique et la moral sont des données secondaires mais qui permettent heureusement de faire face au dysfonctionnement de celui-ci par conséquent de notre propre « invention : le capitalisme » 

                  Les gens s’attendrissent des horreur de l’homme faite à la nature et à sa propre exploitation en regardant leur télévision fabriquer à l’autre bout du monde avec des matériaux particulièrement polluant 
                  Ils s’attendrissent des enfants qui meurent de faim devant des émissions en mangeant à n’en plus finir............

                  Vous combattez le capitalisme, vous vous trompez de combat,
                  Vous voulez changez de société, changez ce qu’est l’homme et il a fallu quelques millions d’années dévolution pour en arriver à son fonctionnement psychologique actuelle 

                  petite nuance tout de même, le « mal » que vous combattez réside en nous, vous ne voyez que les résultats en combattant sa forme, autant frapper dans le vide ou prendre un fouet et s’auto flageller pour ce que nous sommes 

                  Dernière chose, Combien de personnes s’en sortent grâce à ce système, bien plus qui chutent à mon avis, quasiment toutes les sociétés l’acceptent même les plus fermés avec un capitalisme étatique ( corée du Nord, chine et j’en passe)




                  • Morpheus Morpheus 17 décembre 2013 17:11

                    Et si l’on euthanasiait le capitalisme ?


                    • antyreac 17 décembre 2013 17:24

                      Autant de tuer toute l’humanité qui vit grâce au capitalisme 

                      et puis le remplacer par quoi ?

                    • Gandalf Claude Simon 17 décembre 2013 17:24

                      « de quoi vivront les générations futures lorsque toutes les ressources de la planète seront épuisées, la terre polluée et saccagée par les multinationales prédatrices ? »


                      En saccageant l’économie par la dette publique et la spéculation sur celle-çi, comme cela est pratiqué en Grèce, Italie, Espagne, traitement de faveur que Merkel souhaite établir dans un futur traité. Le mode opératoire US est un peu différent, mais les conséquences sont relativement semblables.

                      Donc, remercions la spéculation, l’endettement, de permettre la limitation de l’exploitation des ressources au seul bénéfice des nantis.

                      Bref, Mr Gil, il y a comme une contradiction dans votre vindicte.





                      • antyreac 17 décembre 2013 17:30

                        Réaction épidermique classique d’un fan des écolos en rut...


                      • Gandalf Claude Simon 17 décembre 2013 19:22

                        Oui, sauf que je suis tout sauf écolo.


                      • Gandalf Claude Simon 17 décembre 2013 19:26

                        Pendant que Gil rêve de s’attaquer aux multinationales pour protéger la planète, le système a choisi le collatéral de l’épuisement des ressources : la consommation.


                        J’y peux rien, j’émets une hypothèse que la gestion de crise tend à confirmer.

                      • Pyrathome Pyrathome 17 décembre 2013 17:33

                        Pas de liberté pour les ennemis de la liberté...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Robert GIL

Robert GIL
Voir ses articles







Palmarès