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Accueil du site > Actualités > Politique > Être Jeune et Gaulliste en 2010 : Laurent Maisonnat (6/8)

Être Jeune et Gaulliste en 2010 : Laurent Maisonnat (6/8)

Entretien avec Laurent Maisonnat, 23 ans, coordinateur régional en Rhône-Alpes de Debout Les Jeunes et délégué départemental de DLJ-Rhône. Il revient sur son engagement politique et sa conception du gaullisme.

Vous êtes jeune et né après la mort du Général de Gaulle. Et pourtant, vous vous revendiquez du gaullisme. Comment donc êtes-vous devenu gaulliste ?

Je suis devenu gaulliste à l’âge de 12 ans, si l’on peut dire, en lisant des livres d’Histoire sur le XXème siècle. J’ai découvert, au départ, le de Gaulle historique : le résistant de 1940. Pour moi, il incarnait le rebelle visionnaire face aux vieux généraux de la guerre de 1914-1918 qui incarnaient ce que le général appelait « l’esprit de la Ligne Maginot », en un mot : l’immobilisme. De Gaulle était pour moi celui qui ne baissait jamais les bras même quand tout paraissait, aux yeux de ses contemporains, perdu ; lui, au contraire, avait le courage et l’honneur comme qualités essentielles. Puis quelques années plus tard, j’ai découvert le de Gaulle politique et social : l’initiative qu’il avait pris de créer la Sécurité Sociale en l’inscrivant dans le programme du CNR de 1945, la nationalisation des chemins de fer et de l’électricité, la défense des services publics (car pour lui, l’intérêt général primait sur le particulier ; le particulier qui était bien souvent celui des puissances d’argent), la mise en place d’une économie forte et dynamique au service de la société par la contrainte politique (« la politique ne se fait pas à la corbeille » disait-il), alors que c’est tout le contraire aujourd’hui… Mais aussi l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis d’Amérique, la culture de « l’exception française » et l’envie d’aller sans arrêt de l’avant sans oublier qui nous sommes.

Ce n’est pas une attaque de ma part, mais certains l’affirment. Par méchanceté ou après réflexion, je ne sais pas. Tout dépend de la personne qui le dit, peut-être. En tout cas, il y a de fortes chances pour que les lecteurs d’AgoraVox aient entendu ce genre de propos, je vous pose donc la question : le gaullisme n’appartient-il pas à l’Histoire, au passé ? Le gaullisme n’est-il pas mort avec le Général de Gaulle ?

Le gaullisme est une pensée politique historiquement jeune par rapport aux autres. Regardez le libéralisme : c’est Adam Smith qui en fut le théoricien, il y a deux siècles ! On aurait pu nommer sa pensée « le smithisme ». Le communisme ? C’est Marx qui a donné le terme de marxisme à sa pensée communiste il y a un siècle et demi ! Le socialisme français moderne ? C’est Jean Jaurès, dont la pensée puissante aurait elle aussi pu être éponyme en s’appelant « le jaurèsisme », fondée il y a un siècle. Le gaullisme n’a que soixante ans en comparaison et n’a pas disparu avec le décès du général. Nous sommes donc le plus jeune des courants de pensée politique ! Pour ce qui est de la pensée politique, je dirais que le gaullisme n’est pas une nostalgie ni une idéologie, mais une vraie pensée politique faite de grands principes qui peuvent exister tant que la France existera. Une certaine idée de la France qui se traduit par une volonté d’indépendance vis-à-vis des puissants (le refus de la guerre en Irak est l’exemple même de la singularité de la voix de la France dans le monde), la mise au service de l’économie par la force politique pour l’intérêt du pays et de son peuple, la place des femmes dans la société (avec le droit de vote des femmes en 1944 et le droit de travailler et d’ouvrir un compte bancaire sans autorisation du mari ou du père en 1965), le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la Sécurité Sociale et les services publics « à la française » (que beaucoup de peuples nous envient, j’ai assez voyagé pour le savoir), une exception culturelle qui fait de notre pays le plus visité au monde, tous ces éléments font que le gaullisme est très actuel et ne doit pas être vu comme « une nostalgie de 1958 », mais comme une boussole et une carte de principes vitaux qui s’inscrivent dans une certaine idée de la France.

Qu’est-ce qu’être gaulliste aujourd’hui ?

Être gaulliste aujourd’hui : c’est de ne pas être résigné face aux crises multiples qui nous frappent et de se dire qu’un autre avenir est possible car la mondialisation n’est pas une fatalité. C’est croire que la France a tous les atouts pour pouvoir continuer d’être un pays indépendant, fort face à la globalisation, ayant suffisamment de ressort pour ne pas perdre la guerre économique que nous vivons entre la Chine, l’Inde et les USA, et où l’Europe apparaît bien faible à l’heure actuelle. C’est aussi croire en son pays : en sa capacité de fabriquer de l’avenir pour notre jeunesse, en la volonté du peuple, à la création de travail qui permet de vivre dignement avec nos acquis sociaux, un rassemblement de la Nation, des Français sur un socle commun de valeurs républicaines, laïques et sociales ainsi qu’une histoire commune pour un vrai vivre-ensemble. Ces grands principes sont l’héritage contemporain du général de Gaulle.

Il y a des gaullistes dits de Gauche. J’en conclus qu’il y en a de Droite, bien que le gaullisme se soit toujours voulu social. Et vous ? Nicolas Dupont-Aignan a déclaré reconnaître venir de la Droite. Et vous ?

Personnellement, je ne me suis jamais senti de Gauche, mais pas vraiment de Droite non plus. Ma conscience politique s’est forgée vers l’âge de 12/13 ans, vers 1999-2000. À l’époque, Lionel Jospin était Premier ministre et privatisait à tour de bras (encore plus que Balladur !), notamment des autoroutes (Autoroutes du sud de la France par exemple, où peu à peu les péagistes disparaissent, remplacées par des machines, et où les tarifs ont augmenté encore plus rapidement d’années en années) sans parler de la libéralisation du courrier, signée en 1999 pour satisfaire l’Union européenne qui voulait mettre fin au monopole de la Poste sur le courrier en France pour l’ouvrir au privé, et qui s’est concrétisée en 2009. Pour cela, les mots « Gauche » et « social » n’ont jamais été des synonymes dans mon esprit. « Gaullisme », au contraire, était synonyme de « progrès social » pour les raisons évoquées précédemment.

Il est vrai que j’ai fait un rapide passage au Modem lors de sa création car Bayrou faisait souvent référence à de Gaulle dans ses discours. Mais j’ai été vite déçu par l’immobilisme du "troisième homme de 2007" et l’absence de ligne claire. Depuis juin 2009, je suis à Debout La République (DLR) aux côté de Nicolas Dupont-Aignan.

Le Général de Gaulle a été considéré comme le sauveur de la France parce qu’il a permis de vaincre l’Occupant, ce nazi qui gazait des gens dans des camps. Aujourd’hui, les camps ont disparu, mais des gens sont expulsés dans des pays qu’ils avaient quittés pour échapper à la mort. La France, patrie des Droits de l’Homme qui, dans ses lois, par deux fois (1981 et 2007), a aboli la peine de mort, est un État qui renvoie des gens se faire tuer. Est-ce un échec dans la victoire sur le III° Reich ? Le rôle d’un gaulliste aujourd’hui n’est-il pas de rappeler que ce n’est pas parce que le nazi est allé très loin dans la barbarie que toute politique peut être menée tant qu’elle n’égale pas le degré d’horreur et d’injustice de ce dernier ?

Nous ne sommes plus en 1940, et heureusement ! Les personnes qui viennent en France car elles fuient la guerre peuvent déposer une demande de droit d’asile afin d’y demeurer. La France est d’ailleurs championne d’Europe, devant la Suède, d’acceptation de demandes de droit d’asile ! Nous savons tous aussi que la nature humaine n’est pas rose et que certains utilisent de manière perverse le droit d’asile afin de s’assurer un avenir qu’ils ne veulent pas dans leur pays alors que leur vie n’est en rien menacée. S’il arrive que certaines personnes ramenées chez elles se fassent malheureusement tuées, volontairement ou involontairement dans leur pays, ce n’est certainement pas voulu de la part de la France. Il y a soixante-quinze ans, entre 1935 et 1939, la France a accueilli des milliers de juifs allemands, tchécoslovaques ou polonais menacés par le nazisme. Nombres de ces juifs naturalisés ont rejoint de Gaulle dans sa lutte de la France Libre. Le nazisme (et le fascisme) sont morts en 1945. Toutes les dictatures qui restent encore ancrées dans de nombreux pays sont nées après 1933 et ne sont pas comparables au nazisme qui est une idéologie de domination mondiale unique en son genre. Les comparaisons douteuses aujourd’hui font florès, comme si tout pouvait se ramener et se comparer à la période 1933-1945. Mais il est tellement plus facile de combattre Hitler quand il est mort et de se prendre pour un résistant en s’inventant des III° Reich à abattre, pas plus réels que les géants de Don Quichotte, pour ensuite se donner des gages de pureté.

Le Général de Gaulle était marié à une femme très catholique. Yvonne était très conservatrice. Et vous ? Votre gaullisme est-il débarrassé de toutes ces pensées qui sont qualifiées par certains d’arriérées ?

Il ne faut pas confondre Yvonne de Gaulle et Charles de Gaulle ! Charles de Gaulle, président de la République française, refusait de communier à l’église lorsqu’il était dans ses fonctions de président et n’était pas opposé au fait de recevoir chez lui des hommes et des femmes divorcés ; tout le contraire d’Yvonne…De Gaulle, par sa famille, était un catholique « libéral » et laïque, ce qu’il mettait en application. Il ne faut pas non plus mélanger la vision politique souvent visionnaire de de Gaulle avec les considérations de l’un et l’autre dans son couple. La pensée politique gaulliste est bien au-delà de ça !

Je ne peux pas ne pas vous parler de Mai 68. Quelles revendications de ce mouvement-là reprenez-vous à votre compte ?

Mai 68 a été dirigé contre de Gaulle. Il est au départ une envie de dénouer le corset d’une société encore ferme sur certaines considérations morales. Le mouvement a été assez vite récupéré par l’Extrême-Gauche, puis la Gauche en général. On en venait à glorifier Castro et Che Guevara (et même Ho Chi Minh) et les maoïstes… mais il y a des revendications dont nous sommes les héritiers : comme la liberté sexuelle et la mixité dans les établissements scolaires et universitaires. Mai 68 a aussi été la porte ouverte au libéralisme économique, qui ne faisait pas rêver de Gaulle car il « écrasait les plus humbles. » N’oublions pas que les étudiants-bourgeois de 20 ans, révoltés de Mai 68, étaient au pouvoir en 1983 lorsque la politique française a amorcé de manière voulue son tournant –pudiquement appelé « rigueur »- vers le libéralisme économique.

Vous vous réclamez du Général de Gaulle. Un homme qui a dû fuir son pays pour échapper à une condamnation à mort avant d’échapper à un attentat lorsqu’il était le chef de l’État. Faire de la politique, c’est dangereux. Vous y pensez souvent ? Vous avez eu le malheur de le vérifier par vous-même ?

Je sais en tout cas que la politique n’est pas de tout repos ! À Debout La République, nous dénonçons un certain nombre de choses et nous en proposons d’autres, ce qui demande un vrai investissement bénévole. Ce que nous disons n’est naturellement pas du goût de tout le monde. Une fois, alors que je finissais de manifester avec un ami militant à DLR contre la casse des services publics (c’était au printemps 2009 à Lyon), nous avons été pris à partie par cinq militants du syndicat SUD (qui étaient aussi au NPA.) Ils nous demandaient expressément de vider les lieux. Selon eux, nous n’avions rien à faire ici car nous n’étions pas classés à gauche sur l’échiquier politique. Une vive discussion s’est engagée, où nous leur avons expliqué nos positions sociales et gaullistes, ce qui nous a valu de nous faire traités de « fascistes » et d’ « extrémistes ». Face à de telles stupidités, nous les avons renvoyés à des livres d’Histoire de classe de 3ème, ce qu’ils n’ont pas bien apprécié... Nous avons continué à clamer nos valeurs sociales, ce à quoi ils n’arrivaient plus à répondre. À la fin, on sentait qu’ils voulaient en venir aux mains, mais ils partirent avant la fin du « débat », énervés et crispés. Alors oui, faire de la politique, ça peut devenir dangereux ! Mais il n’y a pas de plus glorieux combat que celui de ses convictions !

Vous êtes un militant de Debout la République et non de l’UMP. Ce dernier parti n’a rien de gaulliste ? Vraiment ? Quand ses adhérents se réclament du Général de Gaulle, ce sont des menteurs ? Quelle est votre différence avec l’UMP ?

L’UMP n’a plus rien de gaulliste à l’heure actuelle. Pour plusieurs raisons. La signature et la ratification du traité de Lisbonne en 2007 par le président Sarkozy et le parlement, qui est la copie-conforme du Traité Constitutionnel Européen (TCE) de 2005, rejeté par 55% des Français, est déjà antigaulliste car ne respecte pas la voix référendaire, ce que de Gaulle faisait (il est même parti quand il a perdu celui de 1969). Giscard d’Estaing, qui avait en partie rédigé le TCE, reconnaissait lui-même que « c’est la même boîte à outils sauf que l’on a rangé les outils différemment et que l’on a changé la décoration. » De même, le retour dans le commandement intégré de l’OTAN, dont de Gaulle nous avait sorti pour ne pas être sous influence américaine, est antigaulliste. Les rares personnes se réclamant du gaullisme dans la majorité présidentielle ne sont quasiment jamais entendues, et quand ils peuvent parler, on ne les écoute pas plus qu’on ne prend en considération leurs idées. Ils ne mentent pas, mais sont totalement isolés dans l’UMP, et y restent bien souvent pour conserver leur siège. Ils ont en eux un gaullisme, là pour le coup, de « nostalgie de 1958 », mais qui ne fait pas une pensée politique structurée de principes. De même, je ne connais pas de jeunes UMP se revendiquant du gaullisme.

À DLR, nous refusons que l’on bafoue la voix du peuple consulté par référendum. Nous sommes pour la défense des services publics comme la Poste, que le gouvernement Fillon veut privatiser. Nous sommes pour que la sécurité reste un droit garanti, alors que depuis trois ans Sarkozy a supprimé 10 000 postes de policiers et gendarmes sur le territoire français ! Nous sommes pour que l’Union Européenne change de cap, en devenant une Europe des nations démocratiques, comme l’on montré les Français par leur vote en 2005 car ils ne veulent plus de cette Europe-là où le laisser-faire libéral est béni par la Commission Européenne. D’ailleurs, c’est l’UMP qui veut poursuivre dans cette voie avec l’aval des socialistes ! Nous sommes pour rassembler les Français sur des valeurs communes et non pour les diviser comme le fait Sarkozy. Nous sommes contre l’immigration choisie de l’UMP car elle aboutit à un pillage organisé des talents des pays en développement. Il y aurait encore beaucoup à dire, mais vous aurez déjà compris nos fortes oppositions politiques, économiques, sociales, militaires et géopolitiques avec l’UMP.


Pourquoi avez-vous choisi Debout la République ?

J’ai choisi DLR car c’est le seul parti qui est réellement indépendant du jeu des deux grands partis qui s’échangent le pouvoir et font quasiment la même politique depuis vingt ans. Le seul aussi qui donne au gaullisme un visage moderne sans en dénaturer les principes fondateurs. J’ai aussi choisi DLR car notre président Nicolas Dupont-Aignan (NDA) a une façon d’exposer les faits, de s’intéresser à des éléments de la vie politique que les autres ont laissé tomber qui est unique dans le paysage politique français. En un mot, il est DIFFÉRENT et propose un avenir aux jeunes.

Et vos proches, que pensent-ils du gaullisme ? Comment vivent-ils votre engagement ?

Parmi mes proches, un certain nombre voit avec beaucoup de sympathie mon engagement politique dans le gaullisme. Le gaullisme est teinté de la grande Histoire et a un prestige intact. Je pense que c’est ça qui fait que l’on regarde mes convictions avec intérêt !

Propos recueillis par Richard Patrosso

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6 réactions à cet article    


  • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 novembre 2010 16:33

    Bonjour jeune ami

    Vous êtes sympa car vous êtes de ma famille politique , mais je dois vous confesser que je suis vieux et plutôt réservé vis à vis de De Gaule .

    Aujourd’hui tout le monde est gaulliste, même Madame Buffet l’autre jour ....

    Vous avez la foi, c’est bien mais vous mythifier mon cher, vous mythifiez ; a la fin on va apprendre que De Gaulle guérissait des écrouelles .

    J’ai été éveillé à la politique en Mai 58 , j’avais 14 ans et j’ai adoré De Gaulle . Vive De Gaulle, vive l’Algérie française criais je dans les meetings /

    Cocu deux ans après, je ne m’en suis jamais remis et j’ai décidé une fois pour toutes de ne plus croire en un homme providentiel .

    Etre vacciné de bonne heure est salutaire . Cela ne m’empêche pas de croire que certains sont meilleurs que d’autre mais toujours avec distance et retenue .

    Le gaullisme , c’est aussi les luttes fraternelles entre français et la résistance ce n’est pas que De Gaulle et les généraux d’avant guerre n’étaient pas tous idiots et Pétain fut un adversaire de la ligne Maginot et un ardent défenseur des chars et de l"aviation .Vous ne me croirez pas et c’est dommage car à force d’enfoncer des clous ils sont bien plantés dans les petites têtes .

    En un mot méfiez vous quand même des simplifications historiques .

    A propos , les réunions avec Dupont Aignant , c’est toujours dans une cabine téléphonique  ?

    Vive la république quand même .


    • Patricko 22 novembre 2010 17:44

      De Gaulle dès 1944 -lors du discours de Brazzaville- avait compris que le temps des colonies en était au début de la fin... L’Algérie comprise. De retour au pouvoir alors que les paras voulaient tous sauter sur Paris après avoir occupé la Corse, de Gaulle combattit le FLN afin d’arriver en position de force à de futures négociations qu’ils savaient inévitables...

      L’intégration de l’Algérie et de tous les Algériens était impossible car au moins 7 millions d’Algériens sur 9 voulaient l’indépendance. Mais comment le faire comprendre aux 950 000 Français d’Algérie qui avaient toujours vécu ici ? Il eu la malchance de tomber sur deux extrémismes : le FLN et l’OAS qui voulaient coûte que coûte l’Algérie pour leur camp et se fichait de ce que de Gaulle pouvait penser, alors qu’il avait ’malheureusement déjà tout compris.Il suffit de lire le discours de 1944 de Brazzaville. Ainsi que le chapitre « OUTRE-MER » dans les mémoire d’espoir pour comprendre le choix terrible qu’à dû faire le général. Il ne l’a pas fait « de gaité de cœur » (c’est l’une des première phrases du chapitre)

      Réduire la pensée gaulliste à la guerre d’Algérie est pathétique. Comme l’a dit ce jeune le gaullisme :
      "C’est aussi croire en son pays : en sa capacité de fabriquer de l’avenir pour notre jeunesse, en la volonté du peuple, à la création de travail qui permet de vivre dignement avec nos acquis sociaux, un rassemblement de la Nation, des Français sur un socle commun de valeurs républicaines, laïques et sociales ainsi qu’une histoire commune pour un vrai vivre-ensemble.« 

      Sur Pétain, le jeune gaulliste n’y fait pas référence. Beaucoup de généraux comme Gamelin, Joffre et Chauvineau pensaient à la ligne Maginot. Même si Pétain était un défenseur du char qu’il fit construire en un certain nombre pour l’armée française (plus que de l’avion) il pensait que »les chars d’assaut ne changeaient absolument pas les données de la guerre" (cf la préface livre du Général Chauvineau Une invasion est-elle encore possible ?) TOUT LE CONTRAIRE DE DE GAULLE ! qui pensait que le char devait être le fer de lance de l’attaque ! et non un soutien à l’infanterie comme le préconisait Pétain ! Vous faîtes erreur CAMBRONNE sur la volonté de Pétain : il voyait le char et l’avion comme des soutiens de l’infanterie et l’artillerie, pas comme de Gaulle qui pensait à la force de frappe !

      Au fait le Congrès de Dupont-Aignan s’est tenu dans la salle Olympe de Gouges dans Paris XIème, il y avait environ 1700 personnes dans la salle et à l’extérieur... Alors pour la cabine téléphonique... j’en ai jamais vu une qui pourrait accueillir autant de monde !


    • Shaytan666 Shaytan666 22 novembre 2010 18:11

      Le Général de Gaulle a été considéré comme le sauveur de la France parce qu’il a permis de vaincre l’Occupant, ce nazi qui gazait des gens dans des camps.

      Pfft, les nazis n’ont jamais gazé personne, si vous ne me croyez pas vous n’avez qu’à demander à Faurisson, Dieudonné ou Le Pen  smiley


      • Deneb Deneb 22 novembre 2010 18:15

        Pourtant tout le monde sait que chez Hitler on gazait gratis.


      • Papybom Papybom 22 novembre 2010 18:33

        Bonjour Monsieur Patrosso.

        C’est vrai que ne vous abaissez pas à répondre. Un trac est un trac....

        Arrêtez-vous, par respect pour lui, d’assimiler Le Général de Gaulle avec le parti de Dupont-Aignan.

        Il n’y a pas de Gaullistes. Le général était un homme, pas une légende. Un homme avec des qualités et des défauts.

        Mais trouvez-moi un politique aussi honnête, aussi respectueux de l’argent public  ; ensuite vous pourrez en faire son éloge sans flagorneries.

        Monsieur Dupont-Aignan dépose déjà sa pub ici, sans jamais répondre aux citoyens, cela suffit  !

        Relisez : La Vie quotidienne à l’Elysée au temps de Charles de Gaulle de Claude Dulong. Que N.D.A s’en inspire….

        Laurent Maisonnat, ce n’est pas ce journaliste du Figaro  ?

        Cordialement.


        • Dzan 22 novembre 2010 18:55

          A 12/13 ans ?
          Ben mon vieux ! Moi, je jouais au docteur avec mes copines !!!

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