Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Euro : Ségo et Sarko, démagos !

Euro : Ségo et Sarko, démagos !

Avec les contre-performances économiques nationales, l’Europe en prend pour son grade. Comme à leur habitude, nos leaders politiques cognent contre l’Union européenne. En ligne de mire, l’euro fort. Le bouc émissaire de service fait recette à nouveau ! Une sale manie, fruit d’une démagogie obligée en ces temps de campagne. Et révélatrice de calculs à court terme, au lieu d’une vision à long terme.

Décidément, la classe politique française est incorrigible. Une fois de plus, l’Europe revêt les habits du bouc émissaire dans les problèmes économiques que rencontre la France. Après Nicolas Sarkozy qui avait émis des doutes sur la pertinence d’un euro fort, c’est au tour de Ségolène Royal de remettre en cause l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE).

Bien sûr, l’institution européenne n’est pas exempte de reproches. Et son orthodoxie peut agacer, surtout quand l’économie européenne connaît des ratés. Néanmoins, comme l’a rappelé, fort à propos, son président, Jean-Claude Trichet, la BCE s’occupe de monnaie, et non d’économie.

Cependant si l’euro a eu indiscutablement un effet inflationniste, il n’a pas que du mauvais. Comme tout événement économique d’ailleurs. Tout dépend si on regarde le verre à moitié plein ou à moitié vide. Et tout dépend des priorités du moment !

Certes, un euro fort pénalise nos exportations. Mais si la France faisait preuve d’une meilleure spécialisation industrielle, l’effet serait moindre.

Comme le rappelle Laurence Boone, chef économiste pour la France chez Barclays Capital, dans une interview donnée au Figaro : ‘"Un euro un peu fort permet de maîtriser l’inflation et permet à la BCE de limiter la hausse des taux. De fait, les importations sont moins chères, ce qui est important par les temps qui courent pour la facture énergétique. L’euro fort aura contribué à atténuer le choc pétrolier (...) Une monnaie forte avec des perspectives haussières attire les investissements étrangers : si elle s’apprécie, le rendement de l’investissement s’apprécie d’autant. Un bon point pour l’attractivité de l’Europe !"

Par ailleurs parler de « toute-puissance », comme le fait la candidate socialiste, qui en vient à « casser la croissance », c’est faire croire que notre avenir économique est exclusivement entre les mains de la banque européenne ! Nos politiques seraient pieds et poings liés ! Faux, bien sûr ! C’est tout de même le politique qui décide des mesures économiques (comme on dit de la demande ou de l’offre, pro et contre, cyclique) et financières, jusqu’à preuve du contraire ! Le budget, à ce que je sache, se vote à l’Assemblée nationale.

Avec ces attaques calculées et non fondées, comment s’étonner que les Français soient sceptiques sur l’Europe, quand nos dirigeants s’acharnent à la rendre responsable de tous nos maux ? Et qu’ils entretiennent la confusion ? Dans le même temps, Ségolène Royal souhaite relancer la constitution européenne ! Comprenne qui pourra.

L’Union européenne n’est pas une auberge espagnole où l’on se sert en fonction de ses intérêts ! Ou alors, c’est avoir une bien curieuse conception de la construction communautaire, et qui sent à plein nez la démagogie. La candidate socialiste pose ses filets dans les eaux de l’extrême gauche, animée d’un puissant courant anti-européen, dans l’espoir d’une pêche miraculeuse. Enfin, elle profite d’une méconnaissance, chez la plupart de nos compatriotes, faute d’une pédagogie insuffisante, de la chose économique et de ses mécaniques complexes, où le manichéisme n’a pas sa place.

Une telle attitude est condamnable. Décidément, un vent mauvais anti-européen souffle sur la France. Scandaleux pour un pays qui a été, et qui devrait l’être encore, un des fers de lance de cette aventure collective sans pareille dans le monde, et avec la réussite qu’on lui connaît : paix, prospérité et modernité. D’où son effet d’attraction et surtout d’inspiration ou d’imitation dans d’autres régions du monde. Ses pères fondateurs doivent s’en retourner violemment dans leurs tombes.

Certes, l’Europe, depuis le début de ce nouveau siècle, connaît des couacs, voire des dérapages importants, qui nuisent à son efficacité, et donc minent, légitimement, la confiance placée en elle. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est pourtant la tangente prise par certains leaders politiques, non responsables car leurs discours et attitudes sont loin de l’être. Une tangente dangereuse, car nul ne sait où elle nous mène ni jusqu’où les candidats sont prêts à aller pour gagner les faveurs de nos concitoyens.

Des candidats se jouent des réalités le temps de la campagne. Et, donc, jouent aussi au feu, car c’est prendre le risque de décevoir, sachant qu’ils ne pourront pas tenir leur engagement, contraints qu’ils seront de se plier au principe de réalité une fois au pouvoir.

La campagne est bel et bien lancée. Quant à la démagogie, elle se porte bien, merci !


Moyenne des avis sur cet article :  4.4/5   (60 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • Bill Bill 12 décembre 2006 12:47

    Je vais faire le populiste de service, je sais que c’est ce qu’on va me reprocher. Il n’y a pas que l’euro fort, il y aussi le fait de la politique ultra-libérale (tiens, dans ma bouche c’est curieux...) de l’euroland, qu’on pense au textile et aux industries. Les eurolandiens sont malhonnête finalement ! Evidement qu’il y a surement de bonnes choses dans l’euro (pas son nom en tous cas, quelle horruer, écu c’était bien plus joli, on se serait cru riche !), mais pour l’instant ça ne nous sert pas. Ca ne sert d’ailleurs que les grandes entreprises. Je le disai dans un autre fil, l’euroland est là pour se trouver dans la lignée des Etats-Unis, il n’y a qu’à voir l’€ et le $... Je suis persuadé que de Gaulle serait malade si il voyait ce qu’est devenu l’Europe !

    Bill


    • olivier (---.---.229.136) 12 décembre 2006 14:36

      a populiste, populiste et demi

      qui achete les textiles chinois ? que celui qui achete au supermarché uniquement des produits fabriqués dans l’UE me jette la premiere pierre.

      Comme toujours la verité est au centre

      Alors oui le liberalisme fait les delocalisations.

      Mais n’oublions pas que si personne n’achetait de produits chinois, on en importerait pas. Et pourquoi on achete chinois ? Ne me dites pas que c’est uniquement parce qu’il n’y a que ca de disponible, c’est une contre verité. C’est evidemment parce que c’est moins cher. En somme on achete moins cher pour pouvoir acheter plus. Plus de quoi ? plus de lingettes, plus de graisse, plus de fringues, plus de teles ecran plat , plus de lecteurs DVD pour regarder la guerre des mondes ...

      Je le repete : la verite est au milieu


    • Bill Bill 12 décembre 2006 15:02

      Olivier

      Je ne dis pas le contraire, mais est ce que la Chine par exemple joue le jeu du libéralisme ? Je ne suis pas économiste, mais il me semble que les rêgles du jeu sont bien appliquées par l’euroland, mais pas par les Etats-Unis par exemple, qui sont plus protectionnistes, et la Chine maintient sa monnaie très bas. Au final, c’est du gachis pour nous. D’ailleurs un peu plus de libéralisme au niveau national ne nous ferait pas de mal !

      Mais lisez plutot ce que dit Sam plus bas, je n’ai pas trop de temps moi-même, mais son développement est vraiment très intéressant !

      Bien à vous.

      Bill


    • chantecler (---.---.146.110) 12 décembre 2006 21:33

      @ Olivier :« pourquoi on achète »Chinois« ,parce que c’est moins cher ! ».De mon point de vue c’est de moins en moins vrai !Au fur et à mesure que cette économie se développe,je constate que les produits« Chinois » commencent à coûter bonbon:c’est normal,comme la concurrence est laminée,il y a des monopoles d’importateurs : donc,on est obligé d’acheter des produits de piètre qualité,parce que la concurrence n’existe plus,et qu’on n’a plus le choix:où va t’on ?


    • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 13:52

      Bien sur, l’institution européenne n’est pas exempte de reproches. Et son orthodoxie peut agacer surtout quand l’économie européenne connaît des ratés. Néanmoins, comme l’a rappelé, fort à propos, son président, Jean-Claude Trichet, la BCE s’occupe de monnaie et non d’économie.

      Remarque incohérente. Tu démontres deux lignes plus loin que la monnaie forte induit une baisse des exportations et que la hausse des taux provoque une baisse du crédit et de la croissance. Ceci, ne serait-ce que par le simple fait que ces variations ont des coûts supportés par les citoyens et/ou les entreprises, souligne le fait que l’action sur la monnaie est essentiellement politique.

      Par ailleurs, l’UE a remonté ses taux pour faire baisser l’Euro. Pourquoi ? Pour sauver le dollar qui a dévissé il y a une semaine sur les marchés, entraînant toutes les bourses, suite aux mauvaises nouvelles amenées par les indices US de construction, de confiance des ménages et autres.

      Ce qui ne changera pas le fait que l’UE, encore et toujours, se plante au chevet de la monnaie, pour la finance et les grands groupes. Ce qui ne changera pas non plus le fait qu’à à la hausse ou à la baisse, l’UE n’a toujours rien dans ses programmes sociaux.

      Elle ne prend aucune initiative concertée pour obliger les grosses entreprises à embaucher et adopter des règles favorisant la hausse des salaires, l’amélioration des conditions de travail ou la concertation (meilleure représentativité syndicale, rapport de concertation avec les CE, véritables négociations salariales...). Rien non plus pour harmoniser par le haut les minimas sociaux, impulser une politique de relance, seule capable de créer les emplois, les dizaines de millions d’emplois dont toute l’Europe a besoin.

      De petits usuriers, déguisés en représentants du peuple et en haut fonctionnaires, sont à la tête de l’UE et ne pensent qu’à grossir leur énormes bas de laine.

      En conséquence de quoi, le jeu de l’euro ignore les citoyens des classes pauvres et moyennes, mais favorise toujours et encore la pérennité et le développement...de la Bourse. On le voit,le CAC est reparti, même si il est hésitant ; le Nasdaq redémarre franchement, ainsi que le Dow Jones.

      L’UE, abusant de l’alibi « risque kolossal » d’inflation que nous ressort à chaque fois Trichet, le bien nommé - il a été redressé par les impôts, pour avoir omis de déclarer certains avoirs...On le voit, c’est l’archétype de la rigueur budgétaire, l’exemple même d’un haut fonctionnaire intègre et dévoué.. - joue à fond le jeu du capitalisme financier mondialisé.

      Les avoirs des entreprises cotées, qui, faut-il le rappeler, commandent le marché, comme la production en organisant la sous-traitance, sont maximaux, comme leurs capitalisations boursières qui, depuis trois ans, remontent de manière ininterrompues, après l’éclatement de la bulle internet.

      Elles en sont a racheter leurs actions, ces belles entreprises qui font tant pour LEUR croissance, tant elles ne savent que faire de l’argent et répugnent à augmenter les salaires ou à se diversifier.

      Sous pression essentielle de l’actionnariat financier qui réclame son BNA et son PER, comme Moïse les tables de la loi. Concentration du capital, concentration des entreprises qui élaguent tjs plus les branches dont la rentabilité est moindre. Et gare à ceux qui ne sont pas assez performants.

      Exemple : le Crédit Agricole, malgré un bilan financier 2006 montrant une croissance à deux chiffres, vient de subir une sévère correction sur le marché. Pas assez performant, mon fils.

      Que fait l’UE contre cette financiarisation, cette concentration du capital qui ne se réinvestit qu’en lui-même et circule dans ses murs ?..Elle voit d’un bon œil, quand elle ne le favorise pas, la multiplication des introductions en Bourse, la multiplication des produits boursiers très complexes, très risqués et très spéculatifs - futures, warrants, swaps - , l’alignement sur les standards US et la mise sous contrôle des bourses européennes.

      Alors, dénoncer une UE objectivement contre les peuples, c’est irresponsable, vraiment ?

      Vouloir sortir de ce carcan européen qui nous asphyxie rapidement, c’est irresponsable, vraiment ?

      Qui osera prétendre que depuis l’UE de la majorité des populations s’est améliorée ? Personne, sauf les économistes menteurs de l’INSEE et les politiques aveugles ou achetés. Notre niveau de vie a baissé car nos prix se sont envolés, nos salaires ont stagnés et nos charges ont cru.

      Je ne vois pas pour qu’elle foutue raison on continuerait à crier « vive l’UE ! » comme des perroquets, alors que cette UE-là nous fait crever, et rapidement.

      Que les politiques français en soit responsables, c’est une évidence. Ils l’ont voulu, créé et manipulée, cette nouvelle entité politique multinationale.

      Pour nous l’imposer, in fine, à l’arraché avec Maastricht, cet anti-modèle cruel qui profite à une fraction de déjà privilégiés.

      Aujourd’hui, il faut admettre que l’Etat-Nation marche incomparablement, essentiellement mieux que l’Union Européenne, pour l’ensemble des citoyens.

      Aujourd’hui, l’UE tue notre niveau de vie, parce qu’elle impose des règles censitaires, non concertées et un standart économique ultra-libéral, dont tout le monde constate et l’omniprésence et la nuisance.

      Avec l’active complicité des politiques, en grande partie achetés comme le démontrent - si besoin était, puisque toute une classe a éprouvé la nécessité de s’auto-amnistier - de plus en plus d’ouvrages.

      C’est une corruption structurelle profondément ancrée qui corrompt les pouvoirs, rend dérisoire les discours et cantonne au farcesque les élections.

      Dernier ouvrage dénonciateur en date recensé : aujourd’hui même sur AV. Les parlementaires bénéficient d’ assistants, de voyages, de réunions, de conférences, payées par les lobbies.

      Deux impératifs élémentaires et nécessaires :

      1 sévir, faire payer ces politiques « pro-UE », au moins ne pas voter pour eux et les traduire en justice ;

      2 quitter l’UE pour revenir à la maîtrise de notre destin, économique et autres, pour retrouver notre volonté et notre liberté d’agir dans la démocratie retrouvée.


      • Voltaire Voltaire 12 décembre 2006 15:41

        Article pertinent.

        Il est évidemment paradoxal de voir ceux qui ont voté en faveur d’une banque centrale européenne la vouer aux gémonies, mais on est dans la rengaine habituelle :

        Dès que quelque chose ne vas pas, c’est la faute de l’Europe (Commission, banque centrale), ce méchant Bruxelles qui applique bêtement ce qu’on lui a demandé de faire... bouuuh ! Et bien sûr, pas une once d’auto-critique, comme si un gouvernement national pouvait faire quelque chose de mal...non, c’est toujours la faute des autres (Bruxelles, les étrangers, la gauche, la droite...).

        La banque centrale européenne fait son travail, c’est à dire contrôler l’inflation. On oublie souvent qu’en cas d’inflation, ce sont les petits et les faibles qui trinques, les retraités, les petits salaires, pour qui on ne peut revaloriser pleinement les versements.

        Ce contrôle de l’inflation entraine la solidité de l’euro, qui permet aux états de l’euroland d’emprunter à des taux exceptionnellement bas ; et quand on connait la dette abyssale de notre pays, on imagine le coût d’un renchérissement du taux de l’argent (et donc des intérêts à payer).

        Si les gouvernements européens remettaient de l’ordre dans leurs finances, et donc dans leurs dépenses, la banque centrale n’aurait pas besoin d’intervenir...

        Quant à Royal et Sarkozy, ils nous servent l’habituel discours populiste et simpliste... c’est la faute de l’autre. Beuuuaah !


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 décembre 2006 09:20

          Ce qui est simpliste c’est la position « purement » monétariste d’une BCE totalement indépendante de la politique économique (et dans ne relevant pas du débat démocratique) ; position que même les USA rejettent avec quelques succès ! Les USA sont sur le plan monétaire plus keynésiens que l’Europe : il ne jouent pas selon les mêmes règles du jeu et pour le moment à nos dépens.


        • Popov De Kerl Popov De Kerl 12 décembre 2006 15:46

          oula ne mélangez pas tout, la BCE est l’organisme sans doute le plus contestable de l’UE pour le moment, en effet les restrictions que ce sont imposer les pays européens en terme de déficit entre autre rendent l’action de la BCE critique,

          les décision de la BCE ont un effet immédiat sur l’économie des pays, mais la BCE ne voit pas a ma même échelle que les gouvernement, vous mélangez un peu macro économie et meta economie ce qui n’a rien a voir,

          si les effet des décision de la BCE sont aussi critique en france c’est parceque les politiques d’endettement constante de not boulets de ministres nous ont retiré la totalité de notre marge de manoeuvre, du coup la ou un matelas financier devrait permettre d’amortir les décisions de la BCE (ce qui est le cas dans les autres pays européens) la france subit de plein fouet les effet pernicieux d’une gestion à l’échelle supérieure

          alors bien sur les politiques francais peuvent se permettre de crier que ce n’est pas leur fautes, en oubliant joyeusement qu’ils nous ont foutu dans la merde en endetant le pays (ah oui mais entre temps ils se sont amnistiés, ca doit couvrir ca aussi ) smiley

          quant a sortir de l’europe, il faut être fou pour proférer de telles bétises, au niveau économique l’europe a un poid qui est relativement important selon les domaines d’activité, même si pour les citoyens cela ne se voit pas toujours. Se priver de ce poid c’est perdre tout pouvoir au niveau mondial, tant politiquement qu’economiquement

          C’est entre autre parceque la france a été la locomotive de l’europe que certain pays nous reconaissent une réalité politique et nous respectent encore un minimum


          • Ocséna (---.---.37.228) 12 décembre 2006 23:32

            Comment croire que, dans notre société, les enfants ne sont pas déjà dénaturés petits ou les journalistes pourris aussitôt grands

            Avant même de savoir que nos ancêtres étaient les Gaulois, les enfants ont appris que prix de vente moins prix de revient égale bénéfice. C’est bon pour leur cerveau, ça les rend au pire matérialistes.
            - Dans ces conditions de parfaite maîtrise arithmétique, un journaliste adulte devrait te dire sans barguigner ce que valent les candidats à la présidentielle, combien paient l’ISF, et quel est leur bénéfice.
            - Eh bien,voilà que dans les journaux, soudain, ils ne connaissent plus du tout les règles du calcul. Silence !

            Qu’à cela ne tienne, demandons aux copains ! : En dehors d’Arlette et de Marie-George, d’après vous les gars (les filles aussi), qui donc (au pluriel) « sont » astreints à l’impôt sur la fortune, qui (au singulier) a en plus un yacht et qui (un autre) a en plus des chevaux ?


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 décembre 2006 09:13

              1) Il n’est pas démagogique sur le fond, sinon sur la forme, de lancer le débat sur la finalité de la BCE. Cette finalité est celle de lutter contre l’inflation sans autre considération économique. Or ce n’est pas le cas de la banque fédérale américaine qui gère la dollar, monnaie concurrente de l’Euro (de plus il ne faut pas oublier que la monnaie chinoise est, par décision politique sino-américaine de fait, indéxée sur le dollar) qui adjoint à cette finalité celle de la croissance et donc de l’emploi.

              2) Le TCE (qui à mon avis et à celui de la majorité des états européens qui l’ont ratifié n’est pas mort) prévoie des consultations régulières entre le BCE et l’EUROGROUPE pour ajuster les politiques économiques européennes et celle de la BCE.

              Il est donc normal que ce débat apparaisse dans le présente campagne présidentielle, d’autant que beaucoup d’économistes importants en France et ailleurs demandent une plus grande intégration de la politique économique européenne. Or on ne peut admettre une totale indépendance (terme qui n’a aucun sens réaliste en ce monde) de la BCE par rapport à la politique économique pas plus qu’une totale indépendance de la monnaie par rapport à l’économie réelle ; même la BCE le sait et doit en tenir compte. La question est donc de savoir si l’autonomie relative nécessaire de la BCE doit en démocratie se faire contre les avis des instances représentatives des politiques économiques, ce que les américains refusent puisque la banque fédérale américaine doit rendre des compte de leurs décisions devant le congrès.

              Le monétarisme n’est qu’une position économique parmi d’autres (ex : le keynésianisme) ; ce modèle est donc discutable et en tant que tel doit être soumis au débat démocratique.


              • tal (---.---.22.132) 13 décembre 2006 09:59

                @ par olivier

                Réponse IN-PA-RABLE !!! simple,brève et diablement vraie.

                A elle seule votre réponse résume toute cette réalité, le reste n’est que verbiage stérile.

                Excéllent !

                Merci. smiley


                • PIMPADA (---.---.56.180) 14 décembre 2006 19:51

                  Royal-Le Pen au second tour, qui dit mieux ?

                  Sarkozy n’a aucune chance face à Segolene. Il risque de revivre l’humiliation électorale et politique qu’a connue Jospin.

                  Il est étonnant que les médias dominants ne fassent (pas encore) le parallèle avec le « coup de théâtre » du 21 avril 2002. On sait tous qu’au-delà du débat d’idées des militants et des intellectuels, la réalité des urnes appartient à la majorité des électeurs qui votent avec leurs tripes ou leurs feelings. Contrairement à tout ce que peuvent raconter les sondages, comme en 2002, Sarkozy n’a aucune chance face à Segolene, et il risque de revivre ce qu’a connu Jospin, l’humiliation électorale et politique. En dépit de ses erreurs de « débutante », Segolene Royal apparaît comme une conservatrice paisible. Malmenée par Fabius et DSK, elle les a écrasés (60% de voix contre 40% à eux deux). Malmenée par Sarko, elle va aussi l’écraser... peut-être même passer au premier tour, qui sait ? Qu’ils sont nombreux les citoyens qui attendent sur leur starting-block le grand jour où ils sanctionneront l’insolent Sarkozy. Le vote-sanction anti-sarko sera dominant au 1er tour. Jospin avait perdu son destin présidentiel en se faisant caillasser en Palestine. Il avait terni l’image de grandeur de la France. Sarkozy l’a perdu en allant faire allégeance à Bush et en critiquant « l’arrogance française » de Chirac et Villepin. Ce faisant, Sarkozy entretient cette image irrévérencieuse de judas, d’Iznogoud qui veut toujours être calife à la place du calife. En prônant la rupture, tranquille ou pas, Sarkozy fait partie des politiciens fast-food à la sauce américaine, sous influence américaine, adepte de l’agitation médiatique. Sarkozy est un aventurier agité prônant la rupture vers des horizons guerriers. Il prône l’état de guerre permanent en banlieue, comme fait Bush contre « l’axe du mal ». Après la guerre aux « voyous » des banlieues, il fera la guerre aux « Etats-voyous », formule buschienne. On le voit arriver avec ses gros sabots sous mimétisme américain. Il n’hésiterait pas une seconde à aller bombarder l’Iran. Après les banlieues, c’est la planète qu’il voudra nettoyer au karcher. Il a toujours voulu se la jouer à l’anglo-saxonne en exhibant sa femme. Manque de chance, Cecilia l’a cocufié au vu et au su de tout le monde, et il a tout fait pour la récupérer. Quelle gaffe ! Tout en se vengeant d’un auteur, d’un éditeur et d’un redchef, entre autres. Passer sa campagne à dire « c’est la faute aux immigrés », ça fait plaisir à quelques vieilles dames, mais ça fait fuir les travailleurs, les agriculteurs, les enseignants, les patrons, etc... N’oublions surtout pas que Sarko, catalogué ennemi des immigrés, est lui-même fils d’immigré. Le comble c’est bien qu’aucune « racaille d’immigré » ne votera pour lui. Quant à ceux qui détestent les immigrés, ils voteront Le Pen, comme d’habitude. L’original vaut bien mieux qu’une mauvaise copie. Comment la droite ne s’en rend-elle pas encore compte qu’elle court à sa propre perte avec Sarkozy ? S’il y en a au moins une qui l’a compris, c’est Michelle Alliot-Marie. Elle est un personnage à part dans l’état-major de la droite. Elle ne sort pas de l’ENA, et a été la première femme française présidente d’un parti politique, le RPR de 1999 à 2002, ainsi que la première femme ministre de la Défense. Lorsqu’au dernier au Conseil national de l’UMP, elle avait critiqué la discrimination positive, sous les huées du public, Sarkozy lui avait répondu que « le combat c’est contre nos adversaires, à l’extérieur de notre famille politique ». L’Umpereur, comme le nomment des internautes, n’admet pas la critique interne. Et Chirac dans cette histoire ? Soit il laisse faire avant de se relancer pour un troisième mandat et mourir au pouvoir, comme les dictateurs du tiers-monde. Tout est possible. Soit il se délecte en se disant « après moi, le déluge ». Il laisse Sarkozy se démener et perdre l’élection en entraînant la droite dans sa chute. Une dernière vengeance en somme, après celle de la fameuse dissolution. Et oui, ce n’était pas une connerie de plus. Il l’avait fait exprès pour se venger de ses « amis du RPR » qui avaient préféré soutenir Balladur. Villepin était (déjà) son complice, comme il l’est encore maintenant avec ses silences.


                  • moebius (---.---.56.150) 14 décembre 2006 22:51

                    rien n’empeche les dirigeants europeens de se concerter surtout pas la BCE ses pouvoirs sont limités et elle n’a pas à décider à leur place ceci dit défendons la République, la Nation, la Laicité , nos fromages et tout ce que vous voulez car nous sommmes menacés par tout ce qui nous est extérieur et ayons une pensée émue pour tout nos politiques qui nous veulent tant de bien juste avant ces sacrés foutu bordel de merde d’élection qui commencent à me gaver de chez Gaver pére et fils


                  • degueuloir (---.---.98.193) 17 décembre 2006 14:07

                    Ségo sera élue haut la main,si c’est ce que vous voulez savoir,un régne de 10 ans commencera,laissant la droite en cendre..... !!! smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès