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Accueil du site > Actualités > Politique > Europe Décroissance en campagne

Europe Décroissance en campagne

Le but de cet article n’est pas de faire de la propagande électorale pour Europe Décroissance pour qui cela n’est d’ailleurs pas l’objectif premier, mais de faire connaître ce nouvel intervenant de la vie politique...
 

C’est sous l’étiquette « Europe Décroissance  » que le Parti Pour La Décroissance (PPLD) et le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC) se sont réunis pour présenter des listes dans les circonscriptions interrégionales délimitées pour la circonstance : l’élection des députés européens. On ne peut que constater dès le départ un déni de démocratie dans la mesure où une seule circonscription nationale aurait été la véritable représentation du corps électoral français.

 Quoi qu’il en soit, la position d’Europe Décroissance n’est pas une attitude électoraliste dans la mesure où ne sera imprimé ni bulletin de vote ni profession de foi. Raison aussi imposée par des choix financiers que l’on veut réduits.

 Donc, ceux qui souhaiteraient nous accompagner, apporter leurs soutiens, pourront télécharger les bulletins de vote et les professions de foi sur internet à l’adresse suivante : http://www.europedecroissance.eu.

 Parallèlement à cela, et par ce biais, comme nous sommes les promoteurs d’une relocalisation, nous pensons installer des réseaux de réflexion pour définir un nouveau projet politique, ceci indépendamment des partis traditionnels et surtout afin que le citoyen puisse s’emparer du débat public, et surtout en favorisant la vie démocratique par l’autogestion.

 En partant du principe que raisonner économiquement en termes de croissance exponentielle est une absurdité qui met en péril l’équilibre planétaire, il faut donc envisager d’autres solutions. D’ailleurs, l’exemple de l’épuisement des matières premières fossiles et la dangereuse situation du réchauffement climatique devraient donner matière à réfléchir. D’autant qu’en plus la surproduction et le productivisme à outrance ne servent que vingt pour cent de la population mondiale, ce qui pose problème si les pays défavorisés veulent légitimement atteindre le même niveau de croissance. Rien ne pourra suffire, de surcroit resteront les inégalités qui iront en s’amplifiant et pourront être source de conflits occasionnés par la malnutrition, entre autre. Donc en réduisant nos besoins, avec une autre conception de notre société nous mettrons aussi un frein aux flux migratoires qui engendrent de la part des pays développés des atteintes aux droits et à la dignité de l’Homme.

 Quelques principes de base ont déjà été définis pour envisager une décroissance salvatrice, les voici :

 -Redéfinir démocratiquement les besoins de notre société, alimentaires, logement, santé, éducation, transport, et ceci en faisant abstraction de la loi du marché, c’est-à-dire hors des contingences du principe consumériste capitaliste.

 -Réduire le productivisme et par conséquence la surconsommation afin de rétablir un équilibre vis-à-vis des pays défavorisés, entre autre. Par conséquence, penser une agriculture plus diversifiée et plus proche du consommateur, envisager la relocalisation de la fabrication, etc. ceci permettra de limiter les transports, par exemple…

 -Mettre la recherche au service du citoyen et non pour le profit des multinationales.

 Il va sans dire que cela implique aussi de façon plus générale la sortie du nucléaire avec un effort de fait sur les économies d’énergie et la recherche d’énergies renouvelables et non polluantes.

 Aussi, nous devons changer nos modes de raisonnement et ne plus voir dans l’automobile le symbole d’une civilisation qui n’est en fait que la représentativité même du capitalisme productiviste et surtout l’un des éléments les plus polluants. Donc, favorisons la collectivisation du transport.

 Les diverses approches évoquées ne sont que des éléments de travail pour une société différente, cela commence aussi en réformant les institutions européennes, en se débarrassant de l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale, en fait tous les instruments au service d’un ultralibéralisme destructeur et inégalitaire.

 Pour conclure, il s’agit d’une démarche au niveau personnel, collectif et politique. Cette campagne est autogérée et est porteuse d’idées nouvelles dont seul le citoyen en sera dépositaire, et ceci au service d’une décroissance choisie et sereine.


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27 réactions à cet article    


  • Bois-Guisbert 25 mai 2009 10:11

    Europe Décroissance, c’est le seul parti qui progresse quand il perd des voix et recule en pourcentage.

    Ca, c’est de la cohérence !


    • Kapokier Kapokier 25 mai 2009 10:17

       smiley

      Je crois avoir trouvé pour qui j’allais voter moi... !

      Très bonne initiative citoyenne ! Même si, a priori, le résultat sera forcément réduit : parler de décroissance quand tout le monde veut avoir son écran plasma est difficlement entendable. Je pense qu’il faut soutenir ce type d’engagement !

      Continuez, votre site est maintenant dans mes favoris...


      • LE CHAT LE CHAT 25 mai 2009 10:20

        une seule circonscription nationale aurait été la véritable représentation du corps électoral français.

        Les 8 circonscriptions ont été étudiées pour assurer une sur-représentation aux partis favorables au traité de lisbonne UMPSmodem


        • EXPAT456 25 mai 2009 10:21

          @ l’auteur,
          Bon nombre de vos idees ont le merite d’etre de bon sens.
          Pourtant, je reste sceptique quant a l’idee meme de decroissance.
          Pour moi, l’une des idees fortes que nous apporte cette crise actuelle (comme les precedentes d’ailleurs), c’est qu’il faut mieux maitriser la croissance (sans doute en s’attaquant aux effets speculatifs et en trouvant les clefs d’une meilleure repartition de la richesse) !
          Mais decroissance, ne peut signifier que destruction d’emplois et de richesse...
          Vous faites aussi une certain nombre de raccourcis (mais un seul article ne peux pas tout decrire !).
          « faire abstraction de la loi du marche » par exemple : comment allez vous vous y prendre ?
          « sortir du nucleaire » ... et mourir de froid l’hiver ?
          « se debarasser de l’omc, fmi ... » : pour quelle gouvernance alors ?

          Encore une fois, je partage un certain nombre de points de vue avec vous, mais le changement dans la continuite me parait moins « utopique ».


          • Mengneau Michel Mengneau Michel 25 mai 2009 11:28

            « Quand on a une utopie à plusieur, elle commence à être une réalité ».

            C’est à quelque chose près les mots d’Herbert Marcuse, donc j’y crois dans la mesure ou il n’y a véritablement pas d’alternative viable, croire que le développement durable est la solution est par contre une utopie car nous ne pourrons pas faire de la croissance éternellement. Et quand on voit la fonte du permafrost qui s’accélere, il y a vraiment de quoi s’inquiéter et chercher la solution qui va nous sortir d’un productivisme destructeur.

            http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


          • faxtronic faxtronic 25 mai 2009 12:12

             "on pourraît créer des emplois pour remplacer ceux de l’énérgie nucléaire en réorientant la fabrication d’énergie vers l’environnemental : ne pourrait-on par exemple « obliger » peu à peu les gens à installer des pompes à chaleur dans leurs habitations
            donc création d’emploi de fabricants et poseurs de pompes ?’

            Obliger comment ? a coup de baionette ?

            Et puis je serais bien curieux de savoir si il existe une source d enrgie alternatives, produisant de l energie massivement, regulierement, proprement et a bas cout. J en connais pas une seule.

            Un utopie est dangereuse, car elle necessite des moyens inhumains pour etre mise en oeuvre, et elle est des le depart deconnecte de la realite, et ammene la desillusion et ensuite la desolation.


          • bipdan 25 mai 2009 12:13

            Quand je lit " -Redéfinir démocratiquement les besoins de notre société, alimentaires, logement, santé, éducation, transport, et ceci en faisant abstraction de la loi du marché, c’est-à-dire hors des contingences du principe consumériste capitaliste." Je pense comme vous que cela n’est pas possible a prendre au pied de la lettre .

            Par contre cela part d’une question interessante que je poserais ainsi : Si nous n’avions pas a subir la loi du marché qui nous pousse probablement a surconsommer, quels seraient nos besoins réels en de terme alimentaires, logement, santé, éducation, transport pour assurer une base stable a notre société ?

            Biensur nous subissons et subirons encore la loi du marché, et vouloir créer un modele qui s’en affranchit completement semble pour l’instant hors de portée. Pour autant cela permettrait au moins d’avoir une base de référence entre nos besoins réels et la réalité de notre consommation. Pour sur que le delta ferait certainement réflechir...


          • Croa Croa 25 mai 2009 18:38

            « c’est qu’il faut mieux maitriser la croissance »

             Tu n’as donc pas comprit que la croissance est un choix économique ? Ce choix est celui du productivisme (à gauche et à droite) et du libéralisme (à droite surtout .) L’Oligarchie y trouve sa source de domination grâce au crédit, dope de la croissance.

            Ceci dit il faudrait plutôt parler d’a-croissance que de décroissance. C’est ce que l’on trouve dans les programmes authentiquement écolos (rubrique économie.)
             


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 25 mai 2009 10:35

            Bonjour Michel,

            la décroissance est un mot choisi en réaction à la fâcheuse tendance chronique de nos élites vers le toujours plus. Une autre dénomination vers une stabilité sans consonance d’immobilité serait la bienvenue. Toute action souffre immanquablement d’un retard si elle n’est qu’une flagrante réaction.

            J’étais d’un naturel optimiste jusqu’à ces derniers temps mais ceci m’a entrainé toute ma vie à une très certaine « optimisation  » de tous mes comportements. Peut-être devraient-t-ils chercher dans cette direction, comme « Europtimis », par exemple, afin de voir europtimiser sur ce mouvement.

            Cordialement. L.S.


            • saint_sebastien saint_sebastien 25 mai 2009 11:31

              l’idée est de baser l’expansion de notre économie sur d’autres indicateurs que le PIB et la Croissance. Pas évident , mais inévitable dans les 10 ans qui viennent.

              on est vraiment à l’aube de grands chagement économiques , le role des politiques est d’anticiper ces changements et non de dire on s’adapte quand il est trop tard. La crise actuelle pouvait etre anticipé en regardant les bons indices et indicateurs et en écoutant les bonnes personnes...


              • bernard29 bernard29 25 mai 2009 11:43

                Vous dites ; 

                premier principe de base  ; 

                ...........................Redéfinir démocratiquement les besoins de notre société,.........

                Le premier combat est donc le combat démocratique.

                La décroissance nécessite la croissance de la démocratie.

                Pour 2012, il aut établir un pacte démocratique . http://pacte-democratique.blogspot.com/2008/10/le-pacte-dmocratique-2012.html 





                • Marianne Marianne 25 mai 2009 12:42

                  @ l’auteur : D’accord pour en finir avec le capitalisme et inventer un autre système économique.

                  Le productivisme et la recherche du profit maximum forment un couple infernal qui conduit à la forme de croissance destructrice pour les hommes et l’environnement que nous connaissons - surarmement, guerre et déforestation, pollution des rivières et des ressources en eau, pollution de l’air que nous respirons,à grande échelle.

                  Je ne suis pas pour une société consumériste - j’ai horreur de la publicité, j’évite les emballages plastiques, j’achète des produits locaux, je cultive mon potager et je prends les transports en commun chaque fois que c’est possible mais je ne suis pas pour la décroissance.

                  Je pense que la croissance est nécessaire aux progrès humains mais une croissance respectueuse des hommes et de l’environnement... J’ajoute que prêcher la décroissance, c’est se faire le chantre d’une situation dans laquelle nous entrons précisemment. Quant aux pays du sud, ils y sont déjà depuis longtemps !

                  Mais je veux dénoncer ici ces gadgets politiques sortis tout droit des officines de la pensée libérale et autres thinks-tanks et qui apparaissent à la veille des élections pour nous faire avaler des couleuvres !

                  Ou quand l’apologie du dénuement se fait la complice objective du nouvel ordre mondial capitaliste. Car les décroissants s’inspirent entre autres d’un philosophe décédé en 2002, Ivan Illitich.

                  Voici quelques une des thèses qu’il défendait : .

                  Sur la médecine :

                  Parlant des occidentaux et des progrès de la édecine : “Un tel dégoût de l’art de souffrir est la négation même de la condition humaine”.

                  “La promesse du progrès conduit au refus de la condition humaine et au dégoût de l’art de souffrir”.

                  “Plus grande est l’offre de « santé », plus les gens répondent qu’ils ont des problèmes, des besoins, des maladies, et demandent à être garantis contre les risques, alors que, dans les régions prétendument illettrées, les « sous-développés » acceptent sans problème leur condition”.

                  Et l’escargot c’est encore lui :

                  Voici ce qu’il écrit dans son ouvrage “ Les territoires de la décroissance”, 2007.

                  La Sagesse de l’escargot

                  Celui-ci nous enseigne non seulement la nécessaire lenteur mais une autre leçon plus nécessaire encore. « L’escargot », nous explique Ivan Illich, « construit la délicate architecture de sa coquille en ajoutant l’une après l’autre des spires toujours plus larges, puis il cesse brusquement et commence des enroulements cette fois décroissants. C’est qu’une seule spire encore plus large donnerait à la coquille une dimension seize fois plus grande. Au lieu de contribuer au bien-être de l’animal, elle le surchargerait. Dès lors, toute augmentation de sa productivité servirait seulement à pallier les difficultés créées par cet agrandissement de la coquille au-delà des limites fixées par sa finalité. Passé le point limite d’élargissement des spires, les problèmes de la surcroissance se multiplient en progression géométrique, tandis que la capacité biologique de l’escargot ne peut, au mieux, que suivre une progression arithmétique ». Ce divorce de l’escargot d’avec la raison géométrique, qu’il avait lui aussi épousée pour un temps, nous montre la voie pour penser une société de « décroissance », si possible sereine et conviviale.”

                  L’exemple de la limace qui n’a pas de coquille, donc pas d’habitat, donc pas de déchets et donc économies substantielles d’eau, d’énergie, etc... n’aurait-il pas été plus judicieux ?

                  La limace est plus décroissante que l’escargot !

                  Autres ouvrages d’Ivan Illitch (décédé en 2002) : “Une société sans école”, “Le chômage créateur”... Les titres parlent d’eux-mêmes.
                  Tout un programme n’est-ce pas ?




                  • omar omar 25 mai 2009 13:36

                    "En partant du principe que raisonner économiquement en termes de croissance exponentielle est une absurdité qui met en péril l’équilibre planétaire, il faut donc envisager d’autres solutions« 

                    L’idée même de décroissance porte en elle de nombreux concepts et idées sous-jacents :

                    • la dépopulation (horrible mais envisagée par les sbires du WWF) ou au moins une politique de contrôle des naissances (exemple chinois) qui poserait le problème d’une adoption de cette politique par toutes les nations, en fonction de conditions économiques actuelles déjà très inégalitaires (coercition pro-gouvernement mondial)
                    • La répartition juste et équilibrée des ressources entre toutes les nations (le philantropisme n’est pourtant pas la valeur sacrée sur laquelle se sont construites les nations occidentales donc encore une fois ce n’est réalisable que par la coercition d’un gouvernement mondial).

                    Pour ce qui est de l’équilibre planétaire, revenons à l’échelle réelle de ce que représente l’espèce humaine en comparaison de l’évolution de la Terre depuis quelques milliards d’années. Ce n’est pas pour la terre qu’il faut s’inquiéter mais plutôt pour l’espèce humaine, il ne faut pas se tromper d’échelle. Si nous venons à disparaître à cause de conditions climatiques ou environnementales, la Terre s’en portera très bien et une autre espèce aura tôt fait de nous remplacer, car mieux adaptée et plus prolifique.

                     »D’ailleurs, l’exemple de l’épuisement des matières premières fossiles et la dangereuse situation du réchauffement climatique devraient donner matière à réfléchir.« 

                    Il n’y a pas beaucoup d’intelligence ni de créativité mise en jeu dans le seul fait de pomper des ressources fossiles et de les consumer, c’est pourtant la principale manière d’obtenir l’énergie nécessaire à notre développement depuis quelques décennies déjà.

                    La déplétion des matières fossiles est plutôt une bonne nouvelle en même temps qu’un défi scientifique majeur pour les sociétés humaines et je ne doute pas un seul instant qu’une espèce capable de casser l’atome, d’observer les constellations lointaines, de dresser la carte de son génome, et d’envoyer des véhicules dans l’espace, sera à même de relever ce défi.

                    Pour ce qui est du réchauffement climatique et de ses conséquences néfastes vous en parlez comme d’une évidence largement acceptée par la communauté scientifique (ce qui n’est pas le cas) et vous semblez relier l’activité humaine et le réchauffement climatique, ce qui est un raccourci idéologique grossier.

                    Vous vous trompez encore d’échelle en envisageant la minuscule espèce humaine comme responsable du réchauffement, alors que le majestueux soleil et les rayons cosmiques pourraient défigurer à tout jamais la face de la Terre dans un accès d’activité comme l’ont constaté les vrais scientifiques. L’arnaque du CO2 n’est qu’une enième tentative des pseudos eugénistes pour brider le développement du tiers monde. C’est une résurgence du fascisme moderne.

                     »Il va sans dire que cela implique aussi de façon plus générale la sortie du nucléaire avec un effort de fait sur les économies d’énergie et la recherche d’énergies renouvelables et non polluantes."

                    La question du nucléaire est une question brulante à plus d’un titre, la sortie du nucléaire serait le suicide de notre espèce. C’est le nucléaire qui à permit cette débauche d’energie nécessaire à l’édification des société occidentales, ainsi que leur suprématie militaire sur le reste de la planète.

                    Il est légitime pour les autre nations de se doter de capacités de production d’électricité grâce à l’énergie nucléaire, c’est une question de survie d’autant plus urgente que nous nous rapprochons de la déplétion des sources d’énergie fossile. Et voilà des romantiques qui arrivent avec leurs belles idées et qui vous disent qu’il faut tout arrêter, même si cela signifie des millions de morts (l’énergie electrique c’est aussi des hopitaux, des stations de dessalement, des écoles, des moyens de transport, etc.)

                    Si l’occident ne disposait pas de cette formidable avance technologique lui donnant des moyens supplémentaires de faire face à des enjeux énergétiques majeurs, on pourrait alors envisager ces notions de décroissance et de sortie du nucléaire de façon moins passionnée.

                    Mais quand on entend un des grand promoteurs de ces nouvelles idées romantiques dire qu’en mourrant il souhaiterait revenir comme un virus dévastateur pour décimer la race humaine, on se demande bien à qui peuvent profiter ces nouveaux courants de pensée activement et ouvertement soutenus par de nombreux gouvernements.


                    • Kalki Kalki 25 mai 2009 14:03

                      Je ne pense pas que « Europe décroissance » fasse vendeur, en communication.

                      Comme si on voulait perdre d’avance, non quand meme pas.

                      AH le pouvoir des mots : « Europe durable » ,ca aurait fait mieux, mais pour être précis il faudrait aussi connoter : europe équitable.

                      Là vous aurais plus de monde : de toutes les classes, finalement, le capitalisme ne profite pas à beaucoup : mais tout le monde ne s’en rend pas compte, et tout le monde croit le contraire.


                      Difficile de renverser une crèpe quand on l’a en pleine bouche.


                      • décurion 25 mai 2009 14:46

                        Le fait de passer du couple à une famille avec enfants, génère de la croissance. Que les besoins des nouveaux nés soient différents de ceux des défunts, il s’ensuit de la croissance. Le remplacement, de vêtements, d’outils et d’objets divers usagés, est un facteur de croissance dans une infinité de domaines. L’assouvissement de quantités de besoins aussi naturels qu’indispensables ne peuvent être satisfait qu’en sacrifiant à une activité , forcement en croissance, sauf cas de dénatalité constante et généralisée.

                        Il me semble évident qu’il y a confusion, entre la croissance globale, économique & financière, le plus souvent générée artificiellement et donc inutile, et la croissance indispensable aux individus et trop souvent, individuellement insuffisante.

                        Je trouve que l’idée, l’intention est bonne, mais tout le reste est à revoir. Le discours est mauvais, parce que l’auteur nous invite à une mutation intellectuelle et citoyenne, alors que la sienne a déviée avant d’être achevée.

                        Que je sois invité à redéfinir les besoins de la société, avec mes concitoyens, ne pourrait que m’ agréer, mais l’intention ne dure que le temps d’une demi phrase.

                        Il est clair, que la redéfinition des besoins à été faite, et il ne s’agit plus de participer à un projet, mais d’ adhérer à un cahier des charges imposés.

                        Vous nous proposez une démocratie entre personnes du même avis.

                        Je penses que cela est révélateur du poids énorme de l’éducation, que l’on subit y compris lorsqu’on la dénonce, et bien des esprits qui s’estime éclairés, ne le sont qu’ à la parcimonie d’une chandelle.

                        Au delà de ces détails, finalement mineurs, ce qui me gêne le plus, c’est que les solutions proposées sont, en apparence le contraire de ce que nous subissons.

                        Une anti économie pour combattre les méfaits de l’économie.

                        Et l’ « homme » dans tout ça ?

                        Il devra forcement s’adapter à votre solution. Ainsi , ce n’est pas la société que l’on reconstruit autour de l’homme, mais l’homme qui doit subir le carcan du visionnaire.

                        A compter de l’instant, ou la décroissance devient un but, au lieu d’un moyen, ou deviendrez fatalement et insidieusement les escrocs d’une nouvelle idéologie



                        • Croa Croa 25 mai 2009 19:17

                          « Le fait de passer du couple à une famille avec enfants, génère de la croissance. »

                          Tu as raison... Bien que par « croissance » on entende plutôt « croissance économique et financière » (surtout financière mais passons !)

                          Justement la croissance démographique est aussi un problème, un des premiers mis en avant par les partis écolos (les faux écolos oublient souvent son majorant économique à cause d’alliances politiques contre nature... passons !) La population ne peut que s’accroitre quelques temps encore, à condition en plus de faire le nécessaire pour réduire la fécondité des ménages !
                          ___________________________________

                          La décroissance devrait être plutôt un moyen qu’un but, effectivement. Mais à chacun de faire son chemin vers la vérité. A l’inverse je me rapelle d’une époque où l’écologie ne trouvait pas la principale racine des problèmes révélés par Dumont, forcément économique !


                        • Kalki Kalki 25 mai 2009 19:42

                          Si vous utilisez croissance pour tout définir on est dans de salle drap pour débattre ou savoir ou on en est.

                          La production de nourriture ayant atteint grâce à la croissance ou progrès un niveau supérieur aux besoins, le capitalisme est un non-sens, et la croissance aussi. Les transports des denrées vont redevenir rares, en suivant le cours du baril.

                          La production secondaire avait (avant qu’on délocalise) atteint un niveau gras à la croissance ou progrès  supérieur au besoin...

                          LA DEMANDE ÉTAIT CONSTANTE, LES MARCHES ÉTAIENT PLEINS.

                          On à été obligé de créer de nouveau besoin, de continuer la folie de remplir de vide, de faire creuser de trou, de les remplir, de créer des pièces, des machines pour qu’elles crèvent 2 ans après, et ce n’et pas qu’une question de prix, c’est une question de faire marcher la machine, pour ne pas qu’elle tourne a vide.. ;

                          Et vous ne voyez toujours pas le non-sens ?

                          La mondialisation basée sur le commerce global fermera ses portes, la croissance dans des visions extra territoriale ( et avec des firmes sans nation ) en prendra un coup.

                          Alors maintenant il reste quoi comme croissance la croissance tertiaire , le service. C’est une pure vue de l’esprit. Et la croissance financère , yahoo... on aller loin, il y en a qui flotte sur des utopies tout la haut.

                          Par ailleurs niez-vous les problèmes climatiques, écologiques, sanitaires, et technologiques de cette vision du monde ?

                          Pensez-vous réellement que c’est le meilleur des mondes ?

                          Pensez vous que c’est un monde serein ?

                          Pensez vous que c’est un monde durable ?

                          Et ce que c’est le monde le plus humain, pour les 95% de la population qui n’est pas l’élite.


                        • décurion 25 mai 2009 20:30

                          Pour compléter mon commentaire précédent, La décroissance, comme la croissance, ne peuvent raisonnablement être un but, ni même un moyen. L’un ou l’autre, ne peuvent être que la conséquence, d’une action menée en amont.

                          Je trouve antinomique, de prôner un changement de nos modes de raisonnement, et d’ériger la décroissance en solution vertueuse. Cela démontre, non seulement, que les raisonnements sont inversés, et non changés, mais en plus prépare à accepter d’éventuelles nouvelles contraintes économiques., ce qui pour un grand nombre d’individus ne changera rien à l’ordinaire.

                          La croissance et la décroissance, ne sont que les deux faces d’une même médaille, et si la recherche de la croissance pour la croissance, est un non sens, la recherche de la décroissance pour la décroissance le sera tout autant. Le réel changement, serait de cesser de considérer l’économie, la finance, la croissance, etc,,, comme des outils, et de les prendre pour ce qu’ils sont : les conséquences de nos besoins réels ou supposés.

                          Si l’on considère, que 50 % de notre activité est du à l’état, qui n’en rend pas la moitié à la collectivité, on pourrait réduire de 25% l’activité globale sans préjudice individuel.

                          En procédant de même avec les besoins générés par la pub ou par la loi, en interdisant les pratiques commerciales à la limite de l’escroquerie, en mettant son nez, dans les recoins ou le législateur a posé son empreinte, on pourrait changer la face du monde, sans se serrer la ceinture.

                          Pour le reste, je serais enclin à laisser agir le genie humain, pour peu qu’on le prie de chercher le bonheur, et non la décroissance.


                        • Croa Croa 26 mai 2009 20:15

                          à la France en Action nous pensons justement comme Décurion «  chercher le bonheur, et non la décroissance. » smiley

                          Quoique cela passe bien toutefois par un rejet de la croissance et une relocalisation de l’économie afin de faire revivre nos villages.

                          Surtout : le « bien être durable » : un concept fort pour  l’Alliance !


                        • herve33 25 mai 2009 15:27

                          Plutot que de parler de décroissance , il faudrait d’abord redéfinir ce qu’est réellement la croissance et la notion même de richesse . La croissance ou décroissance ne se limite pas à l’augmentation ou diminution du PIB .

                          Or actuellement nous sommes plutôt en décroissance sur bons nombres de valeurs , en tout cas en ce qui concerne la qualité de la vie , le pouvoir d’achat , l’environnement et la qualité des rapports humains au niveau individuel que collectif .


                          • Montagnais Montagnais 25 mai 2009 15:34

                            N’importe quel gamin de 10 ans comprend qu’on ne peut assigner un objectif de croissance infini à un quelconque système. Mais les artistes de variété qui nous gouvernent , eux, ne le comprennent pas.

                            De toutes façons, ils n’y peuvent rien.

                            La décroissance ne dépend pas de quelques interrogations du type « mais on va mourrir
                            de froid alors ?... », « ..on va devoir marcher à pied ?.. »

                            Il s’agit d’une dictature, qui pointe son groin, sans ménagement. Jusqu’à présent, nous avions connu des dictatures circonscrites (temps/espace), dues à quelques voyous à croix tordues sur la manche, quelques comptables à veston raz-le-pet et deffe à étoile rouge...

                            La prochaine dictature, c’est maman Terre elle-même qui va la souffler. Une autre affaire ! Elle tiendra pas compte de quelques jérémiade de ci de là.

                            Même Hulot, brocardé écotartuffe de l’année par les add busters et autres journaux sur le Décroissance (la joie de vivre) commence à baliser.

                            « dictature de la décroissance » est un concept nouveau (dont on se passerait..), mais qui devrait s’imposer.

                            Mettre la chaîne de caractères « dictature de la décroissance » dans Google... et surveiller avec le temps. 


                            • Croa Croa 25 mai 2009 19:27

                              Refuser la croissance peut aussi être une utopie, un choix.

                              C’est au contraire la croissance qui est une dictature. La nature peut effectivement la contrarier ce qui sera la pire des choses.

                              Un virage démocratique serait la solution mais est-il possible ? smiley


                            • Frabri 25 mai 2009 15:40

                              Enfin une liste que sort des sentiers battus ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Comme la croâââââssance, l’économisme, le productivisme, le consommationnisme, le technoscientisme...etc.

                              Le mouvement « la décroissance », existe a peu prés depuis 2002 lorsque Pierre Rabbi (pionnier de la décroissance) voulait se présenter a la présidentielle, n’ayant pas obtenu les 500 signatures il n’avait pas pu le faire.
                              C’est la première fois que ce mouvement se présente a une élection. Comme sur internet c’est le meilleur « nouveau projet politique », il a un grand avenir.

                              Pour plus d’information sur ce mouvement
                               :http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_(%C3%A9conomie)#Ouvrages
                              Le mensuel « la décroissance »
                              http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/la-decroissance-ne-connait-pas-la-51700

                              « moins de bien , plus de bien », « moins de compétition, plus de coopération », « penser globalement , agir localement et réciproquement, penser localement agir globalement ».


                              • Frabri 25 mai 2009 15:41

                                « moins de bien, plus de lien »


                              • King Bounty 25 mai 2009 17:17

                                la décroissance nous sera bientot et inéluctablement imposée par la nature !
                                Alors je ne voit pas du tout l utilité d un parti de la décroissance !
                                Pourquoi pas un parti pour que le soleil se leve chaque matin ???


                                • xray 25 mai 2009 17:50

                                   

                                  La misère est le fondement de la société de l’argent. 

                                  Europe construction 

                                  Ils ne construisent rein du tout ! (Ils sont incompétents en tout domaine.) 
                                  Tout ce que l’on voit de l’Europe ne son que des images. 

                                  Il faut se méfier des images. 
                                  Les images masquent des fonctionnaires incompétents, intouchables,  payés à prix d’or pour ne rien faire et toujours à la recherche de quelque chose à voler. 

                                  Les fonctionnaires intouchables sont au service d’un pouvoir qui gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. Le pouvoir est entre les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. 

                                  Pour la France, le capital de la Dette publique est de cinq fois le budget net de l’
                                  État. 


                                  Le bourbier européen 
                                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/09/le-bourbier-europeen.html 

                                  Les 12 impasses de la construction européenne 
                                  http://www.u-p-r.fr/ 

                                  Un Rabbin appelle à voter pour la liste anti sioniste.
                                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2009/05/08/un-rabbin-appelle-a-voter-pour-la-liste-anti-sioniste.html 

                                  La niche à chien fait de la résistance.
                                   
                                  (Par nature, les fonctionnaires sont toujours à la recherche de quelque chose à voler.) 
                                  http://echofrance23.wordpress.com/ 



                                  • Croa Croa 25 mai 2009 19:44

                                    Voter pour la décroissance, pourquoi pas ?

                                    Ce sera mieux que s’abstenir, ce que veulent faire parait-il un grand nombre de gens !
                                    (Voir ma réaction à ce sujet)

                                    Sans vous obliger,
                                    je conseille pour ma part les écologistes indépendants ; Voir au besoin cette vidéo avec Francis Lalanne.

                                    Pour l’heure l’important est de Voter...  Votez n’importe quoi SAUF pour les partis historiques et leurs alliés complices du système en place qui détruit la nature et l’avenir de nos enfants.

                                    Désavouer les adorateurs de la croissance sera un début....
                                    Même dans le désordre !

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