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Accueil du site > Actualités > Politique > Extra-territorialité du droit américain

Extra-territorialité du droit américain

 Dernièrement, un patron de PME française – qui rentre tout juste de Téhéran – est convoqué à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Il s’y voit signifier qu’il ne doit pas dépasser un certain niveau d’investissement en Iran sous peine de se voir interdire le marché américain… A peine sorti du 2, avenue Gabriel, ce dernier alerte aussitôt le Quai d’Orsay qui… ne lui a jamais accordé de rendez-vous…

Il y a quelques années : Total, Siemens, PPR, Alcatel, Bolloré parmi tant d’autres ; en 2015 : BNP Paribas, Alstom et le Crédit Agricole ; en 2016 : Sanofi et Airbus ; demain, Mercedes, Renault, DCNS, Vinci, Safran, Veolia sommés de répondre aux convocations de la justice américaine !

Une banque européenne vient de décider de clore toutes ses opérations dans 18 pays et a mis sous surveillance ses activités dans 12 autres. Deux banques françaises considèrent qu’il est judicieux de réduire au minimum leurs relations avec une quarantaine de pays, dont plusieurs pays d’Afrique francophone, d’Asie ou d’Amérique latine ; leur contrôleur américain pourrait y trouver à redire. Les entreprises françaises qui veulent travailler avec ces pays sont priées de passer par les banques américaines. Plusieurs centaines de sous-traitants d’une entreprise industrielle européenne majeure ont fait l’objet d’enquêtes de la justice américaine et se sont vus contraintes de remettre tous les documents commerciaux et techniques relatifs à leurs relations avec leurs clients.

Sur le site du Department of Justice (DOJ), qui la tient scrupuleusement à jour, la liste des procédures engagées contre des entreprises non américaines s’allonge. Et le bras armé du procureur américain frappe désormais à peu près partout dans le monde, dès lors que le dollar, un serveur américain, une puce électronique ou un satellite de télécommunication, lui donne matière à poursuivre – fonde sa compétence universelle.

Hervé Juvin : « l’application extra-territoriale du droit américain a détruit des entreprises françaises (Alcatel et Alstom notamment), elle a permis d’extorquer des milliards d’euros à des entreprises européennes. Elle s’apprête à attaquer Sanofi, Airbus, Safran et bien d’autres. Elle a pour prétexte la lutte anti-corruption, le respect des embargos américains, le combat anti-terroriste, pour objectif affiché l’efficacité économique, la moralisation des affaires, l’établissement des conditions d’une concurrence libre, ouverte et équitable partout dans le monde. Tout cela à l’appui d’un impérialisme juridique grandissant, tout cela au bénéfice de l’intérêt national américain. L’extra-territorialité du droit américain se propage à la faveur de l’abandon du droit international, de la faiblesse du régalien et de la négation de la puissance de mise en Europe. Elle constitue un élément majeur de la stratégie de « Global Constraint » – « contrainte globale » – qui renouvelle la stratégie de l’empire américain ».

La brutalité du procureur américain, la dureté des inculpations et des sanctions, les campagnes d’intimidation résultent moins des textes que de l’extrême résolution avec laquelle ils sont mobilisés au service, moins d’intérêts particuliers, que d’une vision du monde. Le droit américain reflète une conception de l’ordre social fondé sur la concurrence darwinienne pour la survie qui élimine les plus faibles, sur un modèle scientiste et néo-rationaliste en vertu duquel la technique et la croissance résoudront tous les problèmes posés par la technique et la croissance. Ce modèle est totalement opposé au modèle républicain de solidarité et de mutualité qui emprunte le meilleur de ses principes aux systèmes de régulation complexes des organismes vivants2.

Ce dispositif à prétention universel s’accompagne d’un affichage moral, toujours précédé de campagnes de presse appuyées par des Fondations et des ONG mobilisées dans un but de légitimation. Le premier effet des poursuites et des sanctions américaines contre les banques suisses, accusées de favoriser l’évasion fiscale, est que les banques suisses conseillent désormais à leurs clients de déposer leurs fonds aux Etats-Unis, d’ouvrir des sociétés au Delaware ou au Nevada, aujourd’hui parmi les premiers des paradis fiscaux du monde. Quant aux récalcitrants, ils se verront attaqués par la presse et les ONG. Dernièrement, le quotidien parisien Le Monde nous a servi un étrange scoop accusant le cimentier Lafarge d’entretenir des complicités avec des groupes jihadistes… Il n’a pas fallu attendre 48 heures pour voir surgir les chevaliers blancs de plusieurs ONG lançant pétitions et autres actions à l’encontre du cimentier !

Ces opérations sont le fait de diverses officines, disposant pour certaines de moyens étendus, pour la plupart d’une influence fondée sur le présupposé naïf que tout est mieux chez les autres, pour quelques-unes du projet explicite de soumission de la France aux intérêts étrangers. Au nom de l’éthique des affaires ou de la bonne gouvernance, des associations, des médias, des groupes exercent une pression plus ou moins directe sur les entreprises françaises pour qu’elles se conforment aux pratiques et aux intérêts américains ou à ceux de leurs alliés – combien de séminaires, de sessions de formation dans ce but ! – et, d’abord, pour qu’elles financent elles-mêmes des actions qui leurs sont contraires ! Ces officines donnent une nouvelle ampleur au trafic de réputation et d’influence. A coup d’indicateur biaisés, de classements tendancieux, d’enquêtes bricolées, elles accréditent des procédures et des méthodes de gestion étrangères à la culture européenne des affaires, comme « la bonne gouvernance », « la mise en conformité », « les administrateurs indépendants », etc. l’ensemble revêt une certaine puissance en raison des relais que constituent cabinets d’avocats américains, auditeurs et comptables anglo-américains, banques d’affaires et fonds d’investissements, qui ont intérêt à agir, a produire de la norme, à relayer et manipuler certaines méthodes comptables.

Ainsi par conformisme, sinon par colonialisme intellectuel, combien de sociétés françaises ont-elles sciemment introduite le loup dans leur propre bergerie ? Combien d’entreprises françaises et européennes ont-elles confié des audits et autres analyses opérationnelles et stratégiques à des sociétés d’audit anglo-saxonnes ? Lorsqu’on sait, par exemple, que le plan « Vision-2030 » – censé diversifier et moderniser l’économie saoudienne – a été concoctée par la société McKinsey… nous voilà rassuré et grandement assuré que les princes wahhabites ne financeront plus l’islam radical dans le monde !

Alors que faire ? Travailler à se désexposer à la justice américaine, à se décrocher du dollar. Les outils disponibles sont déjà là : ne plus travailler qu’avec les marchés de cotation des matières premières hors dollar, tels que la Chine en a ouvert en novembre 2015 (le premier portant sur l’or) ; refuser d’avoir affaire avec tout prestataire de services hébergé aux Etats-Unis, filiale d’une entreprise américaine , ou relevant d’une manière ou d’une autre de la justice américaine ; exiger que la totalité des données de l’entreprise soit traitée, hébergée et préservée dans des centres informatiques localisés en France ; imposer une autre monnaie que le dollar pour toute transaction internationale (comme l’impose l’Iran pour son pétrole et son gaz) ; éliminer de ses appels d’offre toute banque, toute institution financière américaine, ou filiale d’un établissement américain ; ne communiquer aucune information , ne diffuser aucune opinion, d’une organisation, ONG, association, Fondation ou institution internationale, sous la dépendance de financements américains3.

Hervé Juin de conclure : « pourquoi ne pas utiliser WeChat, entièrement chinois, plutôt que les sites de relations américains ? Pourquoi ne pas prévenir tous les utilisateurs de Cloud Computing et autres Big Data, comme de progiciels américains, que le nouveau pouvoir US utilise les prestataires de services pour acquérir toutes données utiles de la part des utilisateurs naïfs ? Pourquoi ne pas tenir en alerte toutes les entreprises contre le recours à des logiciels américains qui comportent tous les algorithmes pour suivre, déceler, dénoncer les opérations non-conformes à l’intérêt national US ? Après, c’est trop tard. Quand l’entreprise emploie, laisse pénétrer ses fonctions vitales, laisse les prestataires américains la conseiller, auditer ses comptes, assister ses politiques commerciales, gérer ses flux de factures ou de capitaux, c’en est fini de son indépendance stratégique. Quand elle accepte de subordonner ses relations internationales au regard des Etats-Unis ou de leurs alliés, c’est fini. Il faut organiser la grande séparation d’avec l’occupation américaine, il faut faire tomber le nouveau mur qui nous aliène. Qu’il passe dans nos têtes plus que dans la rue, qu’il se compose de droit, de finance, d’audit et de conformité, ne le rend que plus présent. Il s’insinue partout, il nous coupe de nos traditions, de notre histoire, il nous rend insensible à notre intérêt propre, et voilà que la France ne peut même plus préférer les Français, l’Europe préférer les Européens ! Nous avons le monde devant nous. Il vaut tellement plus que l’illusion de l’alliance américaine ! »

Désormais, nous devons regarder la réalité en face. Au nom de la lutte contre la corruption, au nom du combat légitime contre les pratiques abusives, c’est la lutte contre la diversité humaine et contre la liberté des peuples à décider de leurs lois et de leurs principes qui franchit s’impose et se généralise. C’est une colonisation américaine d’un nouveau type – soft et smart colonisation – qui s’affirme au fur et à mesure que la croissance signifie moins apporter une utilité augmentée que l’obsession de tuer ses concurrents par tous les moyens.

De toute urgence : contre l’extra-territorialité du droit américain, il faut lire, diffuser et citer l’étude d’Hervé Juvin.

Richard Labévière 8 août 2016


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25 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 15 septembre 19:12

    Excellent article qui confirme ce que je pense depuis 45 ans .....
    la boite ou je travaillais voulait vendre des produits aux USA !
    nous avons eu un marché .... A une seule condition : acheter notre matière première chez eux !
    Petit problème : au prix ou il vendaient leurs choses nous aurions coulé la boite en quelques mois .....


    • clostra 15 septembre 19:50

      Que faire ? n’est-il pas trop tard ?


      • lsga lsga 15 septembre 21:41

        Échanger la Vème République, rédigée par un généralissime maurrassien dans le but de lutter contre les forces révolutionnaires françaises, contre la constitution américaine ? Une constitution révolutionnaire, rédigées par des révolutionnaires, pour protéger le peuple américain des despotes ? 


        Le second amendement : vivement. 

        • Robert GIL Robert GIL 16 septembre 07:53

          @lsga
          la constitution americaine a été ecrite par 55 personnes dont la majorité etait avocat, spéculateur foncier, propriétaire d’esclave, préteur sur gages et financiers... il n’y avait aucun ouvrier, salarié ou paysan : ils ont donc ecrit une constitution qui protege la propriété privé et l’arbitraire sous le couvert de belles paroles couchées sur un morceau de papier. Il faut etre naif pour croire que la constitution americaine ai une quelconque portée revolutionnaire !


        • mac 16 septembre 15:49

          @lsga
          Pourtant du temps de Gaulle, les « révolutionnaires » ont largement eu le temps de s’exprimer, il n’y a qu’à voir la « chienli » de mai 68 avec comme corollaire des décennies de Cohn-bendit et de socialistes young leaders.

           Alors que maintenant on a « progressé » : toute manif qui dérange le pouvoir peut être interdite pour trouble à l’ordre public alors que des match de foot dans des stades de 50 000 personnes avec violences en périphérie sont généralement maintenus ( faudrait tout de même pas en foutre un coup au business le plus lucratif de note époque !).

          Finalement mai 68 aurait pu être la première révolution Orange (un personnage un peu trop populiste au goût de certains remplacé par un ancien employé de banque d’affaire, ce sont des choses qui pourraient avoir existé)

          Aller salut grand révolutionnaire !


        • Samson Samson 16 septembre 20:59

          @Robert GIL
          « Il faut etre naif pour croire que la constitution americaine ai une quelconque portée revolutionnaire ! »
          Digne d’un authentique « mou-du-bulbe », votre assertion insulte rien moins que la mémoire de Lafayette !
          Malgré la position de ce dernier, ils ont « omis » d’abolir l’esclavage, mais ont par contre été les premiers, alors même que Louis XVI régnait encore, à abolir tout privilège de sang et introduire une liberté religieuse inconditionnelle, Pour rappel, ni Karl, ni Groucho Marx n’étaient encore nés !

          On connaît suffisamment les carences de l’école républicaine pour qu’il paraisse nécessaire d’en rajouter une couche ! smiley


        • epicure 17 septembre 20:25

          @Samson

          Oui ils ont oublié l’esclavage contrairement à la révolution française.
          Quand à liberté religieuse, c’est surtout la licence religieuse que cette révolution a entérinée.
          Comme disent les américains, la constitution libérale autorise « the freedom for religions » mais ne protège pas « the freedom FROM religion », c’est à dire une vrai liberté de conscience.
          D’ailleurs les cours de crétinisme, ou créationnisme en langage bigot, sont bien la preuve que ce n’est pas la liberté qui est défendue.
          D’un autre côté la noblesse britannique ne devait pas être bien implantée chez les colons pour pouvoir peser sur l’orientation de al révolution.
          Vu que ce sont des bourgeois qui ont ait le texte, il est assez logique qu’ils aient abolis les privilèges de sang. Ils ont juste remplacés les privilèges de sang par les privilèges de possession.


        • andromerde95 17 septembre 20:32

          « Comme disent les américains, la constitution libérale autorise « the freedom for religions » mais ne protège pas « the freedom FROM religion », c’est à dire une vrai liberté de conscience.
          D’ailleurs les cours de crétinisme, ou créationnisme en langage bigot, sont bien la preuve que ce n’est pas la liberté qui est défendue. »


          hey le facho stalinien, dans une démocratie et dans un pays libre, on a le droit de répandre sa croyance et opinion. d’ailleurs le facho stalinien : la liberté de conscience ce n’est pas empêcher les gens par la force de l’Etat d’écouter ce qui ne te plait pas et les cours de darwinisme ne te gênent pas, mais les cours de créationnisme si...
          on appelle ça l’hypocrisie.

          sinon hitler était darwiniste ;)

        • Samson Samson 18 septembre 16:51

          @epicure
          "Vu que ce sont des bourgeois qui ont ait le texte, il est assez logique qu’ils aient abolis les privilèges de sang. Ils ont juste remplacés les privilèges de sang par les privilèges de possession.« 
          Logique ! La goutte qui a fait déborder le vase était une taxe sur l’importation du thé imposée par la couronne à ses colonies . A la différence de la révolution américaine, dirigée par une colonie contre le monopole imposé par sa métropole, la révolution française s’est directement opposée aux privilèges de sang, pour finalement dans les faits leur substituer eux aussi ceux d’une même classe bourgeoise alors montante.

          En ce qui concerne la »license« religieuse entérinée par la révolution américaine, elle se voulait une réponse »éclairée" à l’obscurantisme des procès des sorcières de Salem (MA) qui ont marqué durablement, et encore aujourd’hui, l’imaginaire U$.
          A Salem et dans sa région, cette mémoire de l’arbitraire religieux reste vivace et est soigneusement entretenue : plus de monuments et de boutiques y sont consacrés que sur l’ensemble d’un vieux continent où il s’est pourtant maintenu plusieurs siècles en faisant infiniment plus de victimes.


        • François Vesin François Vesin 15 septembre 22:19

          « A peine sorti du 2, avenue Gabriel, ce dernier alerte aussitôt le Quai d’Orsay qui… ne lui a jamais accordé de rendez-vous… »


          Encore un incapable qui ne savait pas lire !
          Pour alerter le quai d’Orsay, « you must speak l’Orsay fluently  »
          Franchement, s’ils parlaient encore le français au quai, 
          il y a longtemps que nous aurions compris ; Okay !!!

          • sleeping-zombie 16 septembre 08:28

            ..« Extra-territorialité du droit »...
            Quel abus de langage.
            Exemple :
            il ne doit pas dépasser un certain niveau d’investissement en Iran sous peine de se voir interdire le marché américain
            -c’est juste du marchandage, la police américaine n’est pas venue l’arrêter.

            en 2015 : BNP Paribas, Alstom et le Crédit Agricole
            je ne me rappelle plus les autres, mais pour la BNP, s’était « payez l’amende ou vous serez interdit d’activité chez nous ». Là encore, un marchandage.

             la liste des procédures engagées contre des entreprises non américaines s’allonge.
            Et pourquoi ne s’allongerait-elle pas ? Un entreprise chinoise de textile qui vend des vêtements hautement inflammables en Europe serait innattaquable parce que chinoise et qu’en Chine les normes sont plus souples ? ridicule.

            Et toute la seconde partie de l’article, c’est juste une description biaisée d’un truc appelé « impérialisme », mais qui n’a rien de juridique. Juste économique. C’est jamais qu’une forme de pression exercée par un client sous la forme « si vous voulez nous vendre vos produits, ce sera à nos conditions », et nos entreprises cèdent parce que « notre empire » est plus faible que l’empire US.

            Nous avons le monde devant nous. Il vaut tellement plus que l’illusion de l’alliance américaine.
            c’est quoi le propos ? choisir un autre impérialisme ? comme si les russes et les chinois étaient plus éthiques. Créer son propre impérialisme ? on a déjà essayé, nos petits dirigeants tiennent trop à leur petit pré carré, l’UE a atteint ses limites.
            Refuser la notion même d’impérialisme ? Comme les Gaulois contre les Romains ? ça leur à bien servit...

            Bon, c’pas tout ça, mais j’ai des courses à faire dans un supermarché d’import chinois...


            • Alren Alren 16 septembre 12:36

              @sleeping-zombie

              Et le pistolet sur la tempe, c’est aussi du « marchandage » ?

              Nos entreprises ont un moyen de ne pas payer les amendes US, c’est de se retirer des USA !!!
              le marché du monde est bien plus important que celui des USA et le sera plus encore avec le déclin inévitable de ce pays à mesure que s’éloigne dans le temps la Deuxième guerre mondiale dont il a tant profité pour dominer l’Europe et le monde.

              Si Airbus par exemple ne faisait pas construire des avions dans ce pays pourri où il va subir un espionnage industriel intensif en faveur de Boeing, il perdrait peu de choses, puisque le grand marché sera de plus en plus asiatique selon les prévisions.
              Il sera difficile au gouvernement d’empêcher les clients US qui auront fait le choix raisonné d’Airbus pour s’équiper, d’acheter sans mettre en cause ouvertement le libéralisme officiel.


            • sleeping-zombie 16 septembre 18:26

              @Alren

              Et le pistolet sur la tempe, c’est aussi du « marchandage » ?

              Nos entreprises ont un moyen de ne pas payer les amendes US, c’est de se retirer des USA !!!

              Dans ce cas, la menace d’être viré du marché US n’a rien d’un pistolet sur la tempe... et c’est justement mon propos. Les US n’obligent personne en mettant à l’amende des société etrangères, elles les mettent juste face à un choix.


            • Alren Alren 17 septembre 13:46

              @sleeping-zombie

              OK Je vous avais mal lu. Nous sommes d’accord.


            • Daniel Roux Daniel Roux 16 septembre 09:50

              Qui sait que les US exigent d’être informés sur toutes les transactions financières des banques européennes, impliquant des américains ?

              Et qui sait que les US refusent de communiquer aucune information sur les transactions de citoyens européens, sur le territoire américain ?

              La conséquence ? Les US deviennent le plus puissant paradis fiscal de la planète, en faisant la chasse aux autres.

              Avec la complicité des gouvernements de l’Union Européenne, bien entendu.


              • yvon 74 (---.---.125.230) 16 septembre 22:18
                @Daniel Rouxa
                ha la complicité des pays européens !!!!. les USA ont toujours mené le monde par le bout du nez, y compris les gouvernants FRANCAIS : MITTERAND CHIRAC SARKO HOLLANDE et cela malgré les mensonges honteux qu’elle prodigue .Quoi de plus normal puisque aucun état réagit même lorsqu il apprend que leur pays grand ami et démocrate  les USA les espionnent . le seul moyen de stopper cette machine ,est de ne pas suivre toutes les infos toxiques et soutenir la RUSSIE la CHINE et l INDE dans leur combat commercial contre les USA en boycottant au maximum les produits américains... montrons que les peuples sont plus responsables que leurs dirigeants , et le boycotte commence par Mac do, les Parcs d attractions américains, Facebook , coca cola etc
                la devise américaine étant " amusez vous, prenez du plaisir, consommez, nous nous occupons du reste !!!! DEGAULLE doit se retourner sans sa tombe de voir notre dépendance envers ce pays dont il a voulu nous liberer !!!!!

              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 16 septembre 10:20

                Il ne faut quand même pas s’étonner que le noyau central d’un empire impose sa loi dans ses provinces éloignées, se comptoirs et ses colonies.

                C’était déjà le cas avec Rome qui avait imposé non seulement le droit romain (qui n’a été que modifié, depuis), mais aussi les juridictions romaines sur tous les territoires qu’elle contrôlait. Si les notables étaient souvent des locaux qui avaient choisi le camp de l’occupant au regard des avantages qu’ils en retiraient, les magistrats étaient romains, parlaient latin et défendaient les intérêts de l’empire et de ses élites, 
                L’interventionnisme juridique n’est qu’une conséquence d’une domination économique et politique.

                • Alren Alren 16 septembre 12:41

                  @Jeussey de Sourcesûre

                  les magistrats étaient romains

                  Au début seulement de la colonisation.
                  Puis les colonies sont devenues plus puissantes que Rome elle-même, en particulier la Gaule avec ses riches terres et l’administration est devenue locale même si l’empereur restait le maître symbolique.
                  Le parallèle avec aujourd’hui est en effet étonnant.


                • HELIOS HELIOS 16 septembre 10:45

                  ... ah, ah, ah... encore un article qui me fait rigoler : bien jaune, hélas.


                  Voila un auteur qui se plaint de l’imperialisme americain, qui constate la soumission de nos z’elites et elus et qui refuse la seule alternative, et encore pas garantie, de s’en sortir !

                  ... au lieu de faire semblant, engagez vous et terminez votre message par : pour notre bien a tous, votez M Le Pen, JL Melanchon, Dupont Aignan... (choisissez il y en a aussi d’autres)... mais ne faites pas semblant, ou alors, ne vous plaignez pas !
                  Agissez..... vous avez entendu Sarkozy hier soir ? 5 ans de plus avec la même chose si vous ne prenez pas position, pour que tout le monde sache....

                  • zygzornifle zygzornifle 16 septembre 14:23

                    A peine sorti du 2, avenue Gabriel, ce dernier alerte aussitôt le Quai d’Orsay qui… ne lui a jamais accordé de rendez-vous… Whouha hahahaha faut pas réveiller le quai quand il dort et qu’il sait tout ......


                    • zygzornifle zygzornifle 16 septembre 14:23

                      il sont en train de plancher sur la campagne 2017 de mou du bulbe .....


                      • alain-aaae (---.---.254.184) 16 septembre 14:25

                        excellent article mais venant des américains comme je l ais écri lorsque j ai été embauché agent secret il y a 47 ans bien que n ayons que peut participé a des opérations secretes mon officier un colonel me disait de se méfier des américains car ils n ont pas d amis.

                        je ne suis pas surpris qu ayraut le ministre des ordures des socialistes ne peut recevoir ce patron.C EST lamentable

                        • Samson Samson 16 septembre 20:22

                          "L’extra-territorialité du droit américain se propage à la faveur de l’abandon du droit international, de la faiblesse du régalien et de la négation de la puissance de mise en Europe."

                          Quand c’est Goldman Sachs qui intronise une majorité des pontes de la BC€ et des banques centrales €uropéennes, ou recycle en remerciement pour leurs « loyaux » services les ex-présidents de la Commission €uropéenne, pourquoi donc les U$A se gêneraient-ils encore ? L’extra-territorialité du droit U$ ne représente jamais que la cerise sur le gâteau de notre vassalité !

                          "Ainsi par conformisme
                          , sinon par colonialisme intellectuel, combien de sociétés françaises ont-elles sciemment introduite le loup dans leur propre bergerie ?"

                          Avant même d’ouvrir Twitter, Google ou Facebook, çà commence dès leur installation ou leur usage d’un système d’exploitation et d’outils réseaux brevetés Microsoft (sans même parler d’Apple), toutes entreprises soumises aux rigueurs du Patriot Act, et dont - faute d’accès au code source - on ignore même quelles fonctionnalités sont utilisées pour siphonner et envoyer vers leur maison-mère toute info commercialisable. Autant dire qu’un tel environnement logiciel ouvre tant au brevetage outre-atlantique de toute innovation ou développement technologique étudiée par n’importe quel département de recherche €uropéen qu’à l’avantage concurrentiel de disposer en toute transparence de la comptabilité, des budgets et de toute info concernant toute entreprise, association, individu ou état €uropéen ou inféodé, ...

                          Ok ! Linux, BSD et autres systèmes d’exploitations open-source sont eux aussi largement développés outre-atlantique, mais au moins, leur code est vérifiable et, le cas échéant, modifiable. Et si la transition vers de tels environnement logiciels demande une certaine effort d’adaptation, il reste à la portée de n’importe quel quidam ou entreprise un tant soit peu motivé par la confidentialité de ses données.
                          Je suggère donc de commencer sans tarder par décoloniser et libérer nos PC, serveurs, moteurs de recherche et réseaux sociaux ! smiley



                          • yvon 74 (---.---.125.230) 16 septembre 22:46
                            je ne comprends pas ??? l AMERIQUE est une grande démocratie ???
                            elle prête serment sur un livre religieux la bible !!!!
                            elle a exterminé les indiens !!!!!
                            elle a développé la chasse aux nègres !!! peuple inférieur !!!
                            elle a lancé deux bombes atomiques sur la population japonaise
                            elle a mené depuis 1945, 43 guerres contre différents pays au travers de la CIA
                            elle a déversé des tonnes d exfoliants sur la forêt vietnamienne (on en meurt encore ce jour)
                            elle est responsable du chaos au proche orient
                            elle a placé sur toute la frontière Russe avec la complicité des H politiques d Europe des bases de l OTAN
                            belle leçon de démocratie non ???


                            • soi même 17 septembre 01:03

                              Vous en mettez du temps pour comprendre de quoi il retourne en France, suivrè la bourse et vous avez la clé de l’outrecuidante des États Unis.

                              A ces fameux 4/40 Français, et bien regardé qui dirige la finance en sous main et vous aurait compris que la France a été cocufier par Mitterrand, Chirac et plus particulièrement par l’agité de Nelly, quand à Babar, le seul reproche que l’on peut lui faire c’est qu’il reste un Babard. .

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Robert GIL

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