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Accueil du site > Actualités > Politique > Faire travailler davantage la population de France pour moins faire (...)

Faire travailler davantage la population de France pour moins faire travailler chaque français

Michel Rocard veut, pour que la France travaille plus, que nous travaillons tous.

"Nous travaillons quelque 38 milliards d'heures en France chaque année. Vu le nombre de chômeurs - près de 2,9 millions - il est urgent de passer à 41 ou 42 milliards d'heures collectivement" a-t-il expliqué dans les colonnes du Monde. "Mais pour que chacun ait sa place sur le marché du travail, il faut tomber à moins de 35 heures par semaine. Et c'est d'autant plus nécessaire que la durée de vie s'allonge".

Encore une fois, comme dans d'autres notre ami, socialiste et protestant, a raison.

Il me semble qu'on peut dépasser intelligemment le débat du plus de travail pour la compétitivité de l'économie et du moins de labeur pour mieux vivre et surtout pour vivre tous en dehors du chômage... Quitte également à penser l'âge de la retraite avec la pénibilité pour gérer tout cela.

D'ailleurs Rocard proposait déjà d'aller directement au 32 heures dans un ouvrage qui fit du bruit à l'époque, sorti au moment des législatives remportées par la gauche, avant les 35 heures des lois de Martine Aubry. Il s'agissait de lancer des négociations avec le patronat afin de moduler les cotisations sociales selon les heures travaillées. Objectif : Rendre possible les 32 heures ET la compétitivité.

Le projet, si il fut combattu par la branche réactionnaire des corporations syndicales incarnées par le Baron Ernest-Antoine Seillières et plus tard Parisot, intéressa une forte frange intelligente du patronat. Ce fut une autre approche qui fut choisie par Martine Aubry. Il faut dire qu'au même moment, le principal syndicat de patrons français tombait dans une surenchère politicienne et conservatrice duquel il n'est pas encore sorti au niveau national, ce qui rend d'ailleurs d'autant plus méritoire le pragmatisme de sa branche lyonnaise.


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50 réactions à cet article    


  • JL JL 26 janvier 2011 11:37

    De même qu’on peut parler de « réal politic » par opposition à la politque disons, idéale, on devrait parler de « réal économy ».

    En l’occurence, si la réduction du temps de travail pour les salariés dans les grandes entreprises est une chose souhaitable, il n’en est pas de même pour les salariés des PME, encore moins des TPME, et pas du tout pour les artisans et autres auto-entreprenurs.

    Romainblachier, si vous voulez des commentaires de tous horizons idéologiques à ce sujet, je vous propose de lire mon article « 25 heures et heures sup » et surtout le fil des commentaires, toujours d’actualité.


    • JL JL 28 janvier 2011 08:31

      Bien entendu, dit comme ça, ça ne passe pas : ce déni de réalité exprimé par mes moinsseurs témoigne de la difficulté de s’exprimer ici.

      Il est pourtant clair que la réduction du temps de travail dans une PME pose des pb à beaucoup de chefs d’entreprises qui sont, comme chacun sait, dépendant des grandes entreprises, le plus souvent sous traitant d’une seule boîte.
      Par ailleurs, un artisan local peut à juste titre, craindre que ses « compagnons » lui piquent ses clients et ses marchés avec parfois même ses outils de travail, pour faire le boulot au noir pendant leurs RTT !

      Ce que je veux dire, c’est que la réduction du temps de travail dans une société capitaliste est peut-être un faux problème : la bonne question est la répartition des pouvoirs et des richesses.

      Par exemple, il faudrait étudier une limitation du temps de travail à 32 heures, assortie d’une taxation des heures supplémentraires au prorata du chiffre d’affaire de l’entreprise et une juste rémunération des salariés.

      La difficulté est que, d’un coté, les salariés ont besoin d’égalité de traitement, mais de l’autre, la diversité des employeurs, aussi bien en terme de puissance financière que de diversité de métiers fait que ce pb de la réduction du temps de travail relève de la quadrature du cercle.


    • JL JL 28 janvier 2011 08:36

      J’ajoute : il faut que l’Etat emploie les chômeurs, et c’est tout le contraire qui est fait.

      Les employeurs privés ne s’y trompent pas : ils savent bien que, plus il y a de chômeurs et plus ils peuvent contrôler les salaires et les temps de travail. Et c’estpourquoi ils ont entrepris de vider les effectifs de la fonction publique !

      Autrement dit, il faut, sur le nombre de fonctionnaires comme sur la (dé)fiscalisation des heures suppléme,taires, faire exactement le ciontraire de ce que font les gouvernements successifs depuis quue Mitterrand avait dit : « contre le chômage, on a tout essayé ».

      Non Mr Mitterrand, vous n’avez pas essayé le contraire de ce toutes les mauvaises solutions que vous vous obstinez à mettre en oeuvre !


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2011 08:48

      il faut que l’ Etat emploie les chômeurs , 


      L’ esprit et la lettre de ceux qui s’ en remettent à l’ Etat pour résoudre leurs préoccupations . 

      Un jour maman et papa seront morts et il faudra vous débrouiller avec
       vos mains à vous JL et nous pas attendre de l’ Etat . 

      Sont  perfusés par l’ argent de la communauté les gus et viennent donner 
       des cours de survie ......hahaha ........des aliénés poing et pieds liés par 
       l’ Etat ses secours et ses services ....

    • JL JL 28 janvier 2011 08:58

      A écouter : « En toute franchise » d’Hubert Huertas ce matin sur France Culture, qui recevait

      Jacques Cotta : journaliste, auteur de « Qui veut la peau ds services publics » (7 mn qu vous devez écoutetr sinon acheter le livre 350 pages).

      « Hôpitaux, écoles, postes, gares, commissariats, tribunaux, services sociaux... Dans quel état les gouvernements successifs, de droite ou de gauche ... »


    • JL JL 28 janvier 2011 09:15

      Jacques Cotta : journaliste, auteur de « Qui veut la peau des services publics ? » aux éditions Jean-Claude Gawsewitch

      Extrait : «  »Hôpitaux, écoles, postes, gares, commissariats, tribunaux, services sociaux... Dans quel état les gouvernements successifs, de droite ou de gauche, ont-ils mis nos services publics ? Quelles en sont les conséquences dans notre vie quotidienne et pour les 36 000 communes françaises ? Jacques Cotta a sillonné les quatre coins de l’Hexagone pour évaluer in situ l’état de nos services publics. Le constat est alarmant à tous les niveaux : pour se soigner, se déplacer, se loger, se chauffer, s’éduquer... La défaillance des services publics menace aujourd’hui nos droits fondamentaux. L’administration française est-elle vouée à tomber dans le privé ? Les maires résistent, mais quelle latitude ont-ils véritablement pour réagir ? Quel avenir réserve-t-on aux acquis arrachés de longue lutte, aux services publics, aux retraites, à la sécurité sociale ? Alors que la réforme des services publics s’annonce comme l’un des enjeux majeurs des présidentielles 2012, voici un document percutant qui révèle ce qui se passe réellement en France et ce que l’État nous cache. "

      La durée hebdomadaire est une vessie qui nous cache la lanterne, à savoir, la destruction systématique par l’UMPS de notre organisation socio-économique.
       


    • JL JL 28 janvier 2011 09:29

      rocla, le drame c’est que vous ne savez rien de chez rien, vous ne le savez pas, et le pire du poire, vous êtes un ridicule donneur de leçons.

      Un pitre qui se croit malin.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2011 18:16

      JL , 


      Vous êtes un pitre pire du poire ....... smiley



    • LE CHAT LE CHAT 26 janvier 2011 11:37

      qu’il commence à prendre sa retraite , ce mastodonte du PS !


      • jpm jpm 26 janvier 2011 11:38

        Il y a plusieurs façons d´imaginer le partage du temps de travail tout en augmentant le nombre d´heures travaillées collectivement. L´on pourrait aussi très bien imaginer un développement d´un véritable compte épargne temps qui permettrait de stocker des heures supplémentaires sans limites (par rapport à la durée légale du travail) pour prendre ensuite une longue pause tout en restant paye et bien évidemment sans passer par la case Assedic. Cela permettrait ensuite de faire un grand voyage, de reprendre des études et même d´avancer l´age de sa retraite en quittant plus tôt son activité.

        En moyenne sur plusieurs années, ce système permettrait de diminuer ou lisser le temps hebdomadaire travaille... tout en préservant l´organisation du travail dans les domaines ou c´est nécessaire. Le compte étant personnel et nominatif, il n´est pas lié à l´employeur.

        Ce système de compte épargne temps pourrait être géré solidairement dans un fond collectif, l´employeur payant immédiatement les heures supplémentaires travaillées... qui servent alors a rémunérer les autres ayant droits. Evidemment les premiers temps, le fond est bénéficiaire dans la mesure ou personne n´a de droits. On peut imaginer qu´en cas de décès... les droits acquis soient reverses a la famille.

        Cette formule donnerait de la souplesse a ceux qui veulent, ou peuvent travailler plus sur certaines périodes de leur vie pour ensuite pouvoir lever le pied tout en gardant le même niveau de vie.


        • iris 26 janvier 2011 12:23

          enciore une usine à gaz !!


        • Gabriel Gabriel 26 janvier 2011 11:39

          Bonjour,

          Aujourd’hui nous avons un gouvernement qui aimerait nous faire travailler 40 H voir plus alors qu’il ni a pas de travail pour tout le monde. 18 à 20 % de personne sont sans travail, chiffre non officiel mais bien réel ! Ils augmentent sa durée par le biais des années (Retraite à 62 voir 65 et bientôt 70 ans) Pendant ce temps 25% des jeunes de moins de 25 ans pointent au chômage, chaque jour des entreprises détruisent des emplois en délocalisant afin d’engranger des bénéfices à redistribuer aux actionnaires, on automatise de plus en plus ce qui provoque des pertes de jobs (Caissières, monteurs etc …) Ce système nous conduit droit dans le mur d’une révolution. Moins d’emploi égal moins de consommateur, moins de consommateur égal moins de production, moins de production égal plus de chômeurs etc etc.. Le système dingue du capitaliste actuel c’est le serpent qui se bouffe la queue. Quand il arrivera à la tête, il se posera la question entouré d’un tas de branleur (Les experts financiers) : « Ben ! Comment c’est arrivé ??? » Moi je me demande comment des gens qui ont fait tant d’année d’étude peuvent être aussi con ? Cela reste une véritable énigme ….


          • ecophonie ecophonie 26 janvier 2011 16:21

            Gabriel ou comment se faire plusser.
            Faites de la politique...


          • mick_038 mick_038 26 janvier 2011 22:51

            Je suivais l’autre soir une émission économique sur Encyclopedia (que je recommande à tous d’ailleurs).
            De grands analystes sociologiques, économiques, financiers et techniques en étaient venu à la conclusion que notre système de fonctionnement depuis la fin de la seconde guerre, plutôt que de nous faire évoluer, nous ont fait perdre à peu près 400 ans d’évolution technologique et social, la faute à l’utilisation de nos outils, de nos mentalités et de nos lois de marché.
            Ils ont pris pour cela 3-4 exemples qui vous verrez sont assez édifiant :
            -l’automobile. Un monde miné de brevets en toutes sortes, ou la concurrence est redoutable, les sommes engagés dans la recherche et les brevets colossales, et l’innovation malgré tout peut importante, au vu des sommes engagés. Nul n’ose trop innover de peur d’empiéter voir d’immiter un brevet qu’aurait déposer un concurrent. En calculant (de manière peu précise il est vrai) le nombre d’heures dépensées à refaire la même chose que le voisin mais sans le copier, le nombre de fois où a été réinventés la roue (chaque groupe a son système d’airbag, d’abs, d’esp, de motorisation), les sommes gigantesques investies, si toutes ces énergies avait été mises en commun, le permis n’existerait plus aujourd’hui, le moteur a explosion dans un musée préhistorique, quant au combustible gasoil, essence, nos enfants n’en connaitraient même pas la couleur. Plus de 98% des ressources et énergies investies dans le secteur automobile n’a été que du gaspillage.
            -Ce même raisonnement appliqué à l’aérospatiale (brevet, concurrence, réinvention de la roue toussa), fait qu’aujourd’hui nous devrions déjà avoir une demi douzaine de base de lancement sur la lune, que mars serait colonisé à 50%, et que l’éventuelle colonisation d’europa aurait déjà commencé....
            -Si on prend le secteur de l’informatique, et là on ne peut s’empécher de penser à MS et Apple, qui avec leur brevets respectifs ont « tué », y’a pas d’autre mot, toute innovation dans le secteur informatique (OS, matos et co) pendant des années, la même constatation s’impose... Le temps du clavier et de la souris serait révolu depuis belle lurette, nos pauvres écrans plat dans le même musée préhistorique, la 3D sans lunette et écran largement répandu.... Plus de 70% des investissements l’ont été dans le vent, pour des procès, des droits, des blocages....
            - Pour l’énergie, c’est encore bien pire... La pile à combustible serait l’énergie de M. Tout le Monde, largement répandu et quasi gratuite, et le pétrole aurait été abandonné dès le début des années 90. En 2000, on aurait du démanteler la dernière centrale nucléaire....
            -Idem pour la médecine, sida, cancers etc.... relégués au rang de simple maladie. Au fait saviez vous qu’il existe une OGM anti-carrie ?
            - Mais le point le plus « troublant », c’est le travail lui-même, qui sous la forme que nous connaissons, aurait tout simplement disparu, remplacé par un comportement nouveau, le « collectivisme », décrit comme l’intérêt d’un et de tous, et une éducation complétement remanié, que le sociologue a « intelligement » qualifié d’éducation et d’intelligence « open-source », dans un monde ou le fait de coloniser d’autres planètes aurait fait de l’argent une valeur caduque. Seul compterais le savoir, la culture, et la transmission de ces valeurs aux générations future...
            Il est amusant de noter que ce sont les mêmes erreurs que nous répétons aujourd’hui qui ont en partie entrainer la chûte des grandes civilisations d’autrefois : les perses, les grecques, rome... La guerre et la concurrence entre les ports, les provinces et les territoires n’ont fait que précipiter leur déclin.... Et aujourd’hui on continue pareil, sans rien changer...

            Alors je me demande si, plutôt que de réformer à chaque fois un petit ce monde du travail, terme sali, affadi et rendu ville par ses mauvaises fréquentations que sont concurrence, loi du marché, compétitivité, coût, économies, délocalisation, ne serait-il pas mieux et profitable de le reformer entièrement une fois pour toute ?


          • Cocasse cocasse 26 janvier 2011 11:49

            Mais pour que chacun ait sa place sur le marché du travail, il faut tomber à moins de 35 heures par semaine. Et c’est d’autant plus nécessaire que la durée de vie

            C’est bien sur logique, puisque la machine remplace l’homme de plus en plus. La société doit s’adapter en baissant son temps de travail, sinon l’exclusion et le chômage ne pourront que croitre.
            J’avoue que je suis assez perplexe, pour une fois Rocard dit quelque chose de censé, ce qui est en contradiction avec son attitude européiste ou sa dernière remarque au Medef « la nation devient un problème ».

            Je suis d’accord avec le commentaire de gabriel aussi.


            • Deneb Deneb 28 janvier 2011 07:38

              cocasse : ... la machine remplace l’homme de plus en plus...

              ce n’est pas la machine qui remplace l’homme (ou la femme, d’ailleurs), elle est un outil. Le marteau ne remplace pas la main. Le travail est seulement de moins en moins physique et de plus en plus intellectuel. Pour qu’un robot puisse fabriquer un objet, quelqu’un doit le programmer, non ? Pas du travail, ça ?


            • Deneb Deneb 28 janvier 2011 08:28

              Bon, c’est vrai que le marteau ne remplace pas la main, mais son invention a tout de même mis au chomage tous ceux qui cassaient les pierres à mains nus.


            • Philou017 Philou017 26 janvier 2011 12:04

              M Rocard est un des personnages qui a le plus trahi la gauche, car son discours est depuis longtemps parmi les plus progressistes.

              Ses actes vont à l’opposé. C’est un zélateur sans faille encore aujourd’hui de l’Europe, parfaite machine à déstructurer tous les systèmes sociaux, comme à enlever toute souveraineté aux peuples. M rocard est un vieux monsieur, qui s’est perdu dans la gloriole et les apparats liés au pouvoir. Récemment il déclarait aux patrons dans une assemblée du MEDEF « c’est vous qui avez raison », sous les applaudissements nourris de la salle.

              Le fait que certains puissent encore accorder le moindre crédit à sa parole montre que, si les manipulateurs et les illusionistes ont besoin de comparses pour jouer leur partition, ils en trouvent toujours dans le public. N’est-ce pas Blachet ?.

              Moi, ce qui m’étonne encore plus que la dérive de Rocard, c’est la capacité d’un certain nombre de citoyens à vivre dans l’illusion.


              • diogenius 26 janvier 2011 19:58

                Je trouve curieux que vous parliez du progessisme de Rocard comme d’une maladie honteuse. Etes-vous sûr d’aller bien ?
                Car l’horizon indépassable pour toute société ayant compris quelque chose me semble être l’idée de progrès.


              • Philou017 Philou017 27 janvier 2011 02:42

                Merci, ca va.

                Le progressisme ? Qu’est-ce que c’est ? je n’aime pas trop les termes dits modernes qui servent surtout de slogan. Parlons de choses sérieuses. Vous voulez sans doute parler de progrès social.

                Il se trouve que la politique menée et prônée par monsieur Rocard va complètement à l« encontre du progrès social.

                Cela a été un promoteur sans faille de l’Europe ultra-libérale, comme ministre puis comme député Européen. Comment peut-on faire la promotion d’un système économique qui est un des plus anti-social qui soit et se prétendre progressiste ? Comment peut-on assister à l’effondrement progressif du système Français sans jamais se poser la question de la politique que l’on mène pendant ce temps ?

                Le progrès social est plus que chez n’importe qui, une posture politique chez Michel Rocard. Comme c’est quelqu’un qui contrairement à d’autres avait un idéal social, je le pense tout du moins, il devient évident que M Rocard a trahi son idéal en se réfugiant dans un discours de posture.

                C’est un des pires ennemis du progres social, car c’est un de ceux qui ont cautionné l’errance libérale avec le profil le plus »social", donc le plus trompeur.

                Quand aux 32 heures, je ne préfère même pas en parler, tellement c’est une vision débile dans le contexte actuel.


              • Yérémiah Yérémiah 26 janvier 2011 12:16

                pour se rendre compte a quel point tout ceci est stupide il suffit de ne plus employer le mot chômeur pour désigner des hommes libres et non soumis à l’exploitation de l’homme par l’homme.

                les salariés, pardon, les exploités heureux de l’être peuvent bien faire 60h par semaine si cela leur chante mais qu’ils n’imposent à personne leur mode de vie aliénant.

                Si le travail c’est la santé, donnez donc le mien à un malade ! je dirais même plus au boulot les feignasses et payez vos impôts en silence.

                « L’amour du travail bien fait et le goût de la promotion dans le travail sont aujourd’hui la marque indélébile de la veulerie et de la soumission la plus stupide. » Raul VANEIGEM


                • Ronald Thatcher rienafoutiste 26 janvier 2011 13:47

                  gros minet et titi, c’est du cartoon là !! smiley

                  je suis entièrement d’accord avec vous !


                • Ced 26 janvier 2011 17:12

                  C’est bien mignon tout ca, effectivement, l’employé se fait exploiter. Mais tu fais comment pour manger et te loger, si tu n’as ni travail ni rente ?
                  Exploiter les aides sociales ? C’est bien léger et surtout tout à fait hypocrite...


                • ZEN ZEN 26 janvier 2011 12:26

                  Le jour où Rocard tiendra des propos cohérents, on l’écoutera.
                  On a entendu de lui depuis 68 tout et son contraire...


                  • cathy30 cathy30 26 janvier 2011 12:28

                    Il a piqué la phrase à valls qui ne veut rien dire.
                    Intéressante cette interview au monde : Les prêts hypothécaires lancés par sarko n’ont pas marché parce que les français n’en ont pas voulu. Ce n’est pas sarko qui a fait marche arrière, ce n’est pas la même chose.
                    Je ne savais pas que Juppé était un Gaulliste social... c’est une première.
                    Mais il nous dit que l’institution Mondial (NOM) est un peu chahutée en ce moment.


                    • daniel paulmohaddhib 26 janvier 2011 13:59

                      salut

                      le temps de la reaction doit se terminer...
                      les dirigeants font et disent n’importe quoi , avec la legitimite donnee par le bon peuple qui est tout sauf bon..une sorte de regime royalo-facisto-empriro-sioniso-neo-con se dessine..

                      en soi c’est simple ,certains veulent tout et ne rien faire....les parasites modernes tous enfants des voleurs et sorcier bidons de l’ancien temps sont en train de tuer le chene...au gui l’an neuf, va devenir au gui la fin du monde des humains....

                      le bon peuple, et je suis amere de le dire n’a rien d’autre a proposer , mais absolument rien d’autre que ce que disait sarko : moralisons le capitalisme..
                      en clair le bon peuple il veut quoi : si il peut il veut etre calife a la place du calife , et ne pas mourir....le bon peuple comme le bon elite a la trouille ....il la cache sous des tonnes d’occupations, de desirs, d’amusements ....de fuites en avant...avec un seul slogan...pitie je ne veux pas mourir..

                      en faisant ca, de l’elite en pognon a l’elite en rien du tout , tout le monde partage le refus de vivre......refuser la mort c’est refuser la vie, ca va ensemble...

                      peu importe, oui le bon peuple propose la meme chose qui amene le colonialisme ( destrution des modes de vies ancestraux pour voler le sous sol..) , la guerre ( demandez aux financiers de toutes guerre le pourquoi du comment ?etc etc....
                      en fait tout ca pour une vie de confort bourgeoise...si si....l’oubli du reel a un prix bien sur !!!!
                      le bon peuple propose la meme chose mais en gentil ....
                      c’est comme de demander a un coureur olympique gonfle de doping qui courre pour du pognon de s’arreter avant la ligne...et laisser passer les autres...
                      comment est ce possible d’etre aussi con ?

                      la verite est ailleurs..
                      le dormeur doit s’eveiller....
                      le lait va deborder !


                      • Gabriel Gabriel 26 janvier 2011 15:14

                        @daniel paulmohaddih,

                        Tout ce que vous dites n’est pas totalement faux, cependant c’est en généralisant que vous commettez la principale erreur. Non tout le monde ne veut pas être calife à la place du grand calife  Non tout le monde n’est pas bouffé par le consumérisme et oui il y a encore des personnes qui pensent, espèrent, partagent et aiment leur prochain …. Mais vous, qui faites parti du peuple ou peut-être de l’élite, que proposez vous et que faites vous pour la communauté ?


                      • Tiberius Tiberius 26 janvier 2011 15:43

                        Tout cela c’est bien joli, mais qui dit partager le travail dit également partager le salaire.

                        Or je me doute bien que cette seconde partie de la proposition de Rocard est inacceptable pour la plupart des Français. 

                        Il me semble donc bien plus pertinent de chercher à créer de nouveaux emplois plutôt que de partager ceux qui existent et du même coup, les revenus qui vont avec.


                        • Ced 26 janvier 2011 17:22

                          Faux, il faut partager les bénéfices ! Le problème est celui de la répartition des bénéfices entre les employés et les actionnaires.
                          Les gains de productivités sont tous allés dans les poches du patronat et des actionnaires et aucunement dans les poches des salariés. Si c’était un tant soit peu le cas, la durée du travail aurait pu diminuer individuellement de façon drastique et le chomage de masse ne serait pas ce qu’il est.


                        • Tiberius Tiberius 26 janvier 2011 19:18

                          Avant de souscrire aux idées de Rocard, tâchez de bien le lire.

                          Il a dit que ce partage du travail devait se faire sans perte de compétitivité. Il s’agit donc bien dans son esprit de réduire les salaires en proportions de la baisse du temps de travail. On partagerait ainsi à la fois le travail et les richesses générées.

                          C’est pour cela que je dis que ce n’est pas acceptable : Il faut créer de nouveaux emplois au lieu de partager ceux qui existent et les revenus qui vont avec.


                        • FRK44 FRK44 27 janvier 2011 10:21

                          Cela fait 40 ans qu’on nous raconte la même chose, il faut créer des emplois, il faut, il faut.... De la part des « Elites », ce n’est pas étonnant, ils défendent leur pré-carré, leur « expertise » : ils ont même réussi à l’imposer dans quelques esprits simples.
                          Maintenant, avec les moyens d’information disponibles, on peut s’apercevoir de la vacuité de tels propos.

                          Ceci étant, les chiffres sont sans appel ; l’emploi disparait depuis les années 70. La raison, l’automatisation pour une meilleure productivité ; résultat produire autant ( et même plus ) avec moins. Conséquence, moins d’emplois disponibles ( peu d’offres ), concurrence sur l’emploi disponible ( beaucoup de demandes ), baisse de la valeur du travail ( loi du marché ).
                          Cours d’économie de première année.

                          J’ai lu, en effet, que les personnes au smic ( et moins ) n’accepteraient pas la baisse du temps de travail car ils ne peuvent pas se le permettre.
                          Le fait d’avoir une productivité constante ne signifie pas obligatoirement une baisse de salaire ; une meilleure répartition des bénéfices, une réorganisation du temps de travail, ...

                          Tant que les gens n’accepteront pas l’idée que d’autres ne peuvent pas avoir d’emploi, que la valeur d’une personne n’est pas liée à son travail, qu’une société ne s’évalue pas sur un taux de croissance du produit intérieur brut, alors comme l’explique gabriel on ira dans le mur.
                           
                           


                        • Tiberius Tiberius 27 janvier 2011 11:30

                          Si l’emploi disparaît c’est parce qu’il est moins compétitif en France que dans d’autre pays. Or augmenter les salaires ou réduire le temps de travail ne va pas le rendre plus compétitif ni ramener ou empêcher la poursuite des délocalisations, AU CONTRAIRE. Si vous voulez stopper la fuite des emplois, il faut faire ce que personne n’a encore osé faire, c’est-à-dire bloquer la progression des salaires en France jusqu’à ce que les Chinois se décident à laisser augmenter les leurs, car ils font exprès de maintenir de bas salaires pour piller nos emplois industriels.


                        • sisyphe sisyphe 27 janvier 2011 12:25

                          Par Tiberius (xxx.xxx.xxx.31) 26 janvier 19:18

                          Avant de souscrire aux idées de Rocard, tâchez de bien le lire.

                          Il a dit que ce partage du travail devait se faire sans perte de compétitivité. Il s’agit donc bien dans son esprit de réduire les salaires en proportions de la baisse du temps de travail. On partagerait ainsi à la fois le travail et les richesses générées.

                           ?????????

                          Je ne vois pas le lien entre partage du travail sans perte de compétitivité, et...........la réduction des salaires ?

                          Avec un rendement aussi compétitif, une meilleure redistribution des bénéfices en faveur des salariés, (c’est, je pense, ce qu’évoque Rocard), et la perspective d’embauche des chômeurs, une baisse des horaires peut s’effectuer sans perte au niveau des salaires... 

                          Par ailleurs, en cas d’embauche des chômeurs, le gain pour l’état peut être redistribué vers les entreprises, qui n’auraient ainsi pas à effectuer une baisse des salaires (comme ce fut le cas pour le passage des 39 heures aux 35 heures). 

                          Création d’emplois, donc ; ok, mais vu la difficulté d’en créer, la solution d’une baisse horaire, permettant l’embauche, me semble une bonne solution. 



                        • daniel paulmohaddhib 26 janvier 2011 16:45

                          salut gabriel..

                          merci de ton mot..

                          tu dis :oui il y a encore des personnes qui pensent, esperent, partagent et aiment leur prochain....
                          aimer son prochain...je ne sais pas, ce cote catho me gonfle....moi j’essaye d’etre egoiste , etre egoiste c’est moi qui m’occupe de moi, si tout le monde faisait cela on n’en serait pas la , car ca n’implique pas du tout d’utiliser les autres...mais de se debrouiller tout seul ou de cooperer sans profit.....et en etant egoiste je refuse toute autorite et je n’en impose pas, je ne peux de facto vivre dans le monde des humains...j’y suis, mais je m’en tape., pas des humains quoique en general je passe pour un bizarre donc je suis rejete., si on passe au facisme, je suis mal barre...car je refuserais comme j’ai refuse pas mal de choses.........c’est totalement desesperant et desesperant totalement...
                          non le peuple n’est pas bon et je l’ai vecu, le peuple est aussi haineux, suiveur , bidochon , une elite qui n’a pas reussi c’est tout....
                          tous les humains de haut en bas souffrent , ont peur de tout , et ne cherchent pas du tout a se saisir du sujet principal ’ l’origine du mal ...soi meme....toute notre vie est la recherche de bouc emissaire de notre propre demission devant notre incapacite a simplement vivre , car le miracle est deja la..vivre EST le miracle....
                          De vrai sympa il y en a evidemment, ils sont soit demolis par ce monde ,soit marginaux , soit caches....j’aime les anormaux....
                          Ce soir , le gouvernement lache du lest , tout va bien....d’ailleurs ils attendent jusqu’ou aller trop loin...c’est tout...et il y a encore une marge enorme....

                          tu dis : Mais vous, qui faites parti du peuple ou peut-etre de l’elite, que proposez vous et que faites vous pour la communaute ?

                          pour la communaute je ne fais rien du tout...sauf au hasard des rencontres pour un ou deux...il n’y a pas de communaute du tout, c’est un mot qui n’a pas de realite, il y a des humains qui essayent de profiter les uns des autres...pour moi c’est tout...certains gagnent a ce jeux....les elites elles cooperent , le bon peuple lui il s’en tape de tout cela...du pain et des jeux...panem et circenses, depuis Rome tout reste immuable dans les esprits..le couple maudit maitre/esclave....
                          ce que je propose la de suite , rien du tout...c’est sans espoir...fuyons !!!
                          a ma facon j’ai pete un cable vers 10 ans, ce monde qu’on me propose ne m’interesse pas...au mieux il est d’un ennui sucidaire je trouve....
                          on a affaire a un humain qui a l’age ou il voit sa mort arriver , pete un cable et se met a vivre une vie revee , un ideal....
                          c’est la , a ce moment que se produit le drame qui n’interesse personne...on quitte le sens de la vie pour une vie ideale.au moment ou je refuse la mort....cette fuite qui devient peur reste enfouie au fond de nous, mais ce que peu savent ,c’est que c’est cette peur qui dirige nos vies secretement....la quete de la securite, du pouvoir , de l’argent , de la possession est le signe d’un humain qui a peur mais qui fait le malin.....je suis desole je n’y peux rien pour celui qui croit a un ideal,
                          Avec des gens de partout dans le monde on travaille sur l’apres culture du profit ,de l’argent ,des religions bidons., ...on sera mort avant d’avoir commence ,mais c’est passionnant...
                          voila pourquoi je dis : il faut arreter de reagir , le pouvoir mene le bal , nous on gueule..
                          c’est pas qu’il faut...10 000 annees de cette meme histoire ne semblent dire grand chose a personne..pas assez toujours..
                          si on garde business et competition...rdv dans 10 000 ans pour le meme constat..
                          c’est quand meme pas dur a voir ? si ?

                          il existe une vie , une vraie vie....pas une vie de con dans une democratie avillissante ou une dictature asservissante , etc... certes non ...
                          le voyage des humains est interieur, survivre suffit ...on ne comprends rien a cela....mais rien a un point que ca frise le genie quand meme...
                          voila....dit en quelques mot l’impasse de cet humain raleur qui a comme seule action de poser un bout de papier dans une urne de temps en temps en echange croit il d’une vie paisible ....
                          as tu deja vote une seule loi Gabriel ?
                          une seule , tu as dit non et ils ont dit oui.....non au vote , a une societe hierarchise , a la valeur donne a un humain, aux choses , non a la competition donc non a la guerre...
                          oui a la culture locale collective et sans aucun profit...a une vie simple avec le sens du beau....pour vivre avec les autres il faut vivre avec soi et ca passe par autre chose que la vision d’un boulot salarie pendant 50 ans....avec prime a la casse a la fin...

                          Gabriel , on donne le pouvoir a des gens ,qu’en font ils ? ; ils s’en servent...

                          ps : le trait est caricatural , mais represente le fond de ma pensee du moment....
                          j’assume et je ne peux rien pour personne, pour moi si, pour des gens de rencontre oui , mais la pensee globale est pour moi une enorme erreur de toutes facons et l’histoire millenaire me donne ,helas raison..

                          si l’humain a un futur ca n’aura rien a voir avec ce present qui est la continuite du passe, ce sera une vie exterieure simple mais efficace , collective de fabrication et de partage......ceci est strictement interdit aujourd’hui.....et desole gabriel, mais tout lesgens que j’ai pu cotoyer pensent cela, enfin pensent est un grand mot , car ils ne font que repeter...

                          Prends ceci a tous les degres , en fait au premier ou deuxieme ca marche bien....
                          ne m’en veut pas de ce propos...je te repond amicalement...vraiment je veux dire..
                          alors amicalement a toi...
                          ps : clavier anglais,si je corrige ca me fait des signes étranges( comme celui-ci ) donc je ne peux corriger.


                          • Tiberius Tiberius 26 janvier 2011 17:05

                            Dans ce cas il faut commencer à faire pousser votre blé afin de réaliser votre pain tout seul. Et puis surtout il faut cesser d’utiliser l’eau, l’électricité et tout ce qui provient comme votre ordinateur du travail des humains en société.

                            Vivez donc comme un Hermite !


                          • Gabriel Gabriel 26 janvier 2011 17:52

                            @daniel paulmohaddhib

                            Je reprend ton passage : « le voyage des humains est interieur, survivre suffit ...on ne comprends rien a cela....mais rien a un point que ca frise le genie quand meme... »

                            Et je te réponds que la vie est une partie à jouer. Et dans cette partie il ni a ni gagnant ni perdant, mais une seule règle : « Jouer la partie jusqu’au bout et du mieux que l’on peut »

                            Salut, positive et cultive l’impermanence.


                          • daniel paulmohaddhib 26 janvier 2011 18:10

                            Et je te réponds que la vie est une partie à jouer. Et dans cette partie il ni a ni gagnant ni perdant, mais une seule règle : « Jouer la partie jusqu’au bout et du mieux que l’on peut »

                            alors tout va bien , 10 000 ans de démence humaine n’ont servie a rien, comme l’histoire même truquée par les vainqueurs..il va falloir encore plus de malheur je pense...
                            cet humain va donc aller jusqu’au bout , le suicide collectif , je le redis a ce point c’est du genie !!!


                          • daniel paulmohaddhib 26 janvier 2011 17:56

                            Ave tiberius...Moriture te salutant !!
                            tiens quand ca devient un argument pour demolir tout a coup le collectif existe....
                            la bonne blague.....

                            tu as dit : Je ne pense pas que ce soit la misérable quête de l’intérêt individuel qui ait porté les soldats de Napoléon jusqu’aux confins de l’Europe. Ce qui a motivé ces hommes et les a rendu si héroïques, c’est l’amour de la France.

                            ouah !!!!!!!! 


                            • Tiberius Tiberius 26 janvier 2011 19:30

                              ben oui mais pour moi le patriotisme, en tant qu’entrepreneur ce serait de rogner mes marges pour maintenir coûte que coûte mon activité en France. Et pour les salariés d’accepter de ne pas augmenter les salaires pour accroître au fil des ans la compétitivité des produits made in France

                              Partager le temps de travail et les salaires qui vont avec ne va pas rendre la France plus forte, au contraire...


                            • Arthur 26 janvier 2011 18:15

                              Bravo Rocard , je salut une vérité d’économie social. pour être compris dans toute son ampleur, nous devons faire un effort de pensé.

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