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Accueil du site > Actualités > Politique > Filoche, la sucette à l’ANI...

Filoche, la sucette à l’ANI...

Dans une spectaculaire intervention sur LCI rediffusée et réseautée de toute part, Gérard filoche a fait pleurer la France entière en montrant la traîtrise de Cahuzac face à la misère du peuple. Pour ça, il a sacrifié le temps d'antenne qu'on lui avait accordé pour parler de la transcription dans la loi de l'accord inique Medef- Ayrault appelé aussi A.N.I (Accord National Interprofessionnel) et qui va anéantir le droit du travail protégeant les travailleurs.

Le choix est fait ! 

Il n'est pas question de nier le travail qu'a fait Gérard Filoche pour dénoncer cet accord monstrueux qu'un gouvernement de droite n'a jamais osé proposer. Mais décider de sacrifier un temps de revendication contre un temps de spectacle enlève les quelques doutes que nous pouvions avoir sur le rôle de l'ancien inspecteur du travail à Solférino. 

Cette pantomime n'est pas innocente. En procédant ainsi, en dénonçant le traître du parti, il lave de tous soupçons le PS et le réhabilite comme « un parti sain » et « le premier parti de gauche ». Il exonère alors le système institué depuis des années à Solférino et qui a produit Cahuzac, DSK et en définitive, le social libéralisme et l'avènement du capitalisme qui se moque bien et du peuple, et de la justice sociale, et du droit du travail, et du droit des femmes !

S'indigner du mensonge, demander pardon, crier à la pitié, jouer la piéta, cela ressemble fort à une leçon de catéchèse. La République n'est pas une église et la flagellation n'a jamais prouvé l'existence de Dieu ni celle du socialisme de Hollande et de Ayrault...

Bravo camarade Filoche ! Tu as réussi à embobiner tout le monde avec ton spectacle qui a supplanté tes revendications ! La piste aux étoiles médiatiques t'a grisé. Tu as dit haut et fort aux travailleurs qui était le salaud, il a bien un nom, tu le donnes, c'est Cahuzac ! Mais attention ! Un seul ! En ne désignant que celui qui se nomme lui-même comme salaud, tu ne prends pas grand risque de voir le parti que tu cautionnes avec une grande fierté « depuis plus de 20 ans » se remettre en cause et se remettre La Cause en ligne de mire. 

Le peuple n'a pas besoin de pardon, il n'a pas besoin de sucette à l'ANI pour lui adoucir la gorge. Il a besoin de revendications pas de spectacle. Où étaient les tiennes hier Gérard ? Derrière ton masque de carnaval ? Te voilà déguisé en éléphant ! Tu as gagné tes galons dans la troupe des trompeurs.

Si tu as été sincère, c'est que ton masque a glissé et qu'il t'empêche de voir en face. Si tu as servi, saches que des lâches aux salauds il n'y a qu'un masque et le tien est en train de tomber.


Allez je vais faire ici ce que tu n'as pas fait là-bas : Voilà le travail de Gérard Filoche sur l'ANI :

http://www.filoche.net/2013/02/16/ani-enumeration-des-54-reculs-quil-contient-dans-ses-27-articles/


Moyenne des avis sur cet article :  3.88/5   (57 votes)




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57 réactions à cet article    


  • mario mario 4 avril 2013 11:51

    on commence a tirer a boulet tres rouge sur les socialistes rose pale, ce n’est pas bon !

    filoche ,meme édulcoré est sincere . a l’ump et au ps vous avez le choix de candidat pire que filoche pour vos futur post.

    la paranoia critique, va toujours dans le meme sens,. tés moins a gauche que moi ? donc tés de droite !

    faut arreter de deconner et s’en prendre a ceux qui decident des saloperies .pas a ceux qui les dénoncent. 

     

     

     


    • Croa Croa 4 avril 2013 19:54

      « meme édulcoré est sincere »

       smiley smiley smiley smiley

      Naïf à ce point, crois-tu vraiment que ce soit possible ???


    • leypanou 4 avril 2013 12:01

      Voilà le genre de position extrêmement discutable, et je pèse mes mots.

      Que G Filoche ne soit pas allé aussi loin qu’il pouvait, cela peut se comprendre, mais si on pose une seule question : "si, parmi les membres du PS, vous au Parti de Gauche, vous devriez faire un pas ensemble, vous le feriez avec (Filoche ou Guedj ou MN Lienemann) OU avec, par exemple, (Collomb ou Valls ou Touraine) ? Vous répondriez quoi ?

      Il a été aussi plus facile à G Filoche de s’attaquer à J Cahuzac qu’à, disons, Moscovici par exemple, pour des raisons évidentes.

      Filoche a eu un certain courage quand il a osé dénoncé la deuxième loi Aubry, mais sans grand résultat, les sociaux-libéraux étant majoritaires au sein de la direction du PS.

      Que le FdG d’une manière générale, et le PG en particulier réfléchissent un peu plus sur leur stratégie, cause probable de la stagnation de leur audibilité, l’affaire René Balme de Grigny n’étant qu’un exemple parmi d’autres ainsi que leur position en politique étrangère, sur la Libye et la Syrie spécialement.


      • appoline appoline 4 avril 2013 18:50

        S’il joue la comédie c’est un sacré acteur, j’avais peur d’ailleurs qu’il nous pète un infarctus devant les caméras ; s’il dit la vérité, je comprends ce désarroi, cette colère d’une traîtrise qui va balayer des années de militantisme


      • RBEYEUR 4 avril 2013 12:46

        Cet article démontre une fois encore l’irrésistible  attirance d’une certaine gauche vers le fascisme.

        Ce n’est pas pour rien qu’Adolf HITLER débuta comme adhérent des jeunesses communistes allemandes en  voulant rejoindre les spartakistes de Rosa LUXEMBURG
        Ce n’est pas pour rien que Benito MUSSOLINI débuta  comme adhérent  du parti socialiste italien pour en devenir l’un des cadres...
        Ce n’est pas pour rien que Pierre LAVAL l’un des principaux leaders de la gauche française des années 1920/1930, devenait le « gauleiter  » en France d’Adolf HITLER

        Etc….  

        Finalement, il est des réflexes irrésistibles…


        • Connolly 4 avril 2013 14:29

          Cher ami, je crois que vous ignorez ce qu’est (ou ce que fut) réellement le fascisme pour avancer de telles assertions. Sans parler de l’erreur factuelle consistant à faire d’Hitler un homme issu de la gauche (ou ayant eu des velléités gauchistes, ce qui est là aussi factuellement faux) ou à omettre (volontairement ?) le passage de Laval dans les rangs de la droite (dès 1929) avant de collaborer avec l’occupant nazi (ce qui signifie que Laval ne pouvait plus passer pour un homme de gauche en 1940).

          Et puis, pensez-vous vraiment que le fascisme n’a pas suscité l’adhésion de gens issus de la droite ? 

          Par ailleurs, pour revenir à l’article, je ne vois pas trop en quoi celui-ci ferait la démonstration d’une « irrésistible  attirance d’une certaine gauche vers le fascisme ». Sachant que son auteur est membre d’un PG se réclamant du socialisme, lequel se distinguent du fascisme par ses postulats de base - même si par certains aspects, qui relèvent essentiellement de la rhétorique, ils peuvent se rejoindre.

          Première différence : le socialisme n’est pas une idéologie politique – contrairement au nationalisme et ses expressions extrêmes que sont le fascisme et le nazisme -, mais une théorie à caractère essentiellement socio-économique. Une théorie relativement récente puisqu’elle est née au 19e siècle. Laquelle se fonde (pour synthétiser ses diverses obédiences) sur une gestion égalitaire et démocratique des moyens de productions et des services par l’ensemble des travailleurs (toutes catégories confondues) pour le bien-être de tous. Le but premier de l’économie n’étant plus l’enrichissement individuel (qui dans les faits aboutit à l’enrichissement d’une poignée au détriment de la masse), mais de répondre aux besoins essentiels de l’ensemble des humains. Le socialisme, par ailleurs (là encore toutes tendances confondues), vise soit la destruction immédiate de l’Etat (les anarchistes) soit son dépérissement graduel (toutes les autres tendances et notamment les marxistes). Ce qui signifie qu’il est intrinsèquement anti-étatique puisque l’Etat n’est nullement une fin en soi et doit de toute façon disparaître à terme. Pourquoi ? En premier lieu, parce que l’Etat moderne est, selon les socialistes, consubstantiel à la bourgeoisie et au système qui l’a porté au pouvoir, à savoir le capitalisme. D’où leur volonté de le détruire in fine pour aboutir à une société humaine autogérée par l’ensemble des individus libre et égaux politiquement, socialement et économiquement. Libre économiquement au sens où à la faveur de la sécurité matérielle que lui procurera notamment le revenu universel, l’individu pourra (ou pas suivant la nature de l’activité) coopérer et s’associer avec la ou les personnes de son choix.

          Autres différences notables : le fascisme repose (pour synthétiser) sur les piliers suivants : nationalisme (ethnico-culturel, ce qui implique une conception inégalitaire de l’humain, donc tout le contraire du socialisme), totalitarisme étatique (contrairement au socialisme qui aspire au dépérissement de l’Etat. Le totalitarisme fasciste n’abolit pas la propriété privée des moyens de production à condition néanmoins que les « propriétaires » prêtent allégeance au régime), corporatisme (donc tout l’inverse de la lutte des classes puisqu’il s’agit au contraire d’encourager la collaboration entre classes), anti-parlementarisme (qui va de pair avec le culte du chef, lequel établie un lien direct avec le peuple sans passer par des corps intermédiaires, contrairement au socialisme), impérialisme (qu’il ne faut pas confondre avec l’internationalisme cher aux socialistes. L’impérialisme fasciste vise à apporter au monde entier les « lumières » ethnico-culturelles du pays où le régime est établi).




        • modesto modesto 4 avril 2013 16:14

          @rbeyeur
          il n’y a que sur agoravox qu’on puisse trouver aussi rapidement le point godwin !!
          j’y reviens de temps à autre afin de ne pas laisser tout-puissants les zélateurs du complot international et inquisiteurs modernes de tous les « sociaux-traitres » ... (tous au bûcher !)


        • kitamissa kitamissa 4 avril 2013 14:45

          ah Filoche !


          je le connais l’animal !! je l’ai même viré d’un chantier un jour, se présentant comme inspecteur du travail, et venant pour faire de la propagande coco ( c’est lui l’un des fondateurs de la LCR ) ,

          en plus il s’adressait à des tâcherons Turcs et Egyptiens qui comprenaient que dalle à ses salades , il s’est fait sortir manu militari et malgré ses menaces, on l’a jamais revu !

          • Connolly 4 avril 2013 14:56

            Oui enfin, cela (c’est-à-dire ce que vous avancez), personne n’ira le vérifier, puisqu’invérifiable ! 


          • kitamissa kitamissa 4 avril 2013 15:11

            Oui c’est invérifiable, mais je l’affirme au nom de ma bonne foi.....


            mais si vous défendez Filoche, après tout, c’est vôtre droit le plus légitime !

          • joshuadu34 joshuadu34 5 avril 2013 06:53

            Franchement, si vous l’avez viré d’un chantier, chapeau bas ! L’ayant vu intervenir dans le 3ième, fin des 90’s, face à un patron ayant pourtant un soutien gouvernemental, et ayant vu ce patron se liquéfier face à lui (parce que non seulement l’est pas pourri, le bonhomme, mais il a -avait- de sacré arguments et n’hésitait pas une seconde à déployer tout l’arsenal juridique qui fait mal, ce que tous les patrons de son secteur savaient parfaitement), fallait non seulement un sacré caractère, mais aussi une énorme dose d’inconscience, voire une volonté suicidaire pour son entreprise pour oser lui tenir tête...

            Quand à l’argument politique qu’il aurait brandi, suis assez dubitatif, j’avoue... Non seulement ce n’était pas ses méthodes, justement, mais, bien au contraire, Filoche, dans l’exercice de ses fonctions, s’appuyait non pas sur des arguments politiques, mais sur le code du travail et de la santé qu’il connaissait sur le bout des doigts, observant, déjà, avant de mettre le doigt là ou ça faisait mal... Même le MEDEF ne l’a pas fait taire et s’en est mordu les doigts (dans le 77, fin des 90’s), alors vous...

            Vous étiez ou, monsieur kitamissa, quand Filoche est intervenu ?

            Je connais le personnage, et si je ne suis pas d’accord avec ses positions politiques actuelles, je ne doute pas une seconde de son honnêteté, comme votre récit me semble à des années lumière de ses pratiques...

            Bon, si votre intervention s’avérait exacte, vu les dossier sur lesquels il intervenait, surtout dans le bâtiment, on ne peux quand même pas dire que ce soit glorieux pour vous, puisque ça faisait quand même quelques temps déjà qu’il n’intervenait plus que sur les dossiers les plus « pourris », à la demande de ses collègues généralement, pour tenter de débloquer une situation intenable pour les salariés... Pas sûr, dès lors, qu’il soit à votre avantage de vous glorifier de l’avoir vu ! Son intervention signifierait que non seulement les conditions de travail sur votre chantier étaient dangereuses et préjudiciables à la santé de vos salariés, mais aussi que vous n’aviez qu’un mepris total envers les lois et les organes de représentation des salariés ! C’est dans ces cas, depuis au moins la fin des 80’s, que vous le voyiez débarquer !


          • 1871-paris 1871-paris 5 avril 2013 08:21

            « tacherons,turcs et egyptiens... » haaa kitamissa ont voie la toute l etendu de votre humanisme d entrepreneur du btp, un vrais philosophe du fil a plomb et du niveau. les ouvriers francais etaient s en doute trop cher. ou leur situation « reguliere » faisaient su ils etaient moins rude a l effort ?!?

            donc pour finir j hesite entre deux personnages, soit un tenardier ploutocrate egarde dans le btp ou simplement un mytho umpiste, frontiste !

          • olfe olfe 6 avril 2013 14:20

            @ Joshuadu34,

            Vous n’avez pas compris kitamissa, cher ami, il voulait dire que la propagande communiste, c’est le code du travail.
            D’ailleurs, il y a un détail qui ne trompe pas : Le Code du travail est rouge comme le drapeau communiste....
            Donc, quand on défend un ouvrier contre un patron, un faible contre un fort, on est communiste... Finalement, il n’a peut-être pas tort, Kitamissa...


          • Les Bulles Les Bulles 4 avril 2013 16:14

            Franchement, je trouve cet article injuste.

            Filoche fait un travil super sur l’ANI. Il fait de la pédagogie et explique chaque article de l’accord en démontrant les pièges tendus aux salariés.

            Alors c’est vrai qu’on se demande ce qu’il fait encore au PS. Il devrait être au Parti de Gauche. Mais chacun fait son chemin à son rythme. Mélanchon a mis du temps à quitter le PS. Laissons aussi à Filoche le temps de faire son deuil du PS.


            • 1871-paris 1871-paris 5 avril 2013 08:23

              c est clair il faut qu il passe au PdG


            • RBEYEUR 4 avril 2013 16:56

              De @Connelly, le 4 avril à 14h29 :

              « …Cher ami, je crois que vous ignorez ce qu’est (ou ce que fut) réellement le fascisme pour avancer de telles assertions… ».
              C’est justement démontrer un fascisme certain que de considérer ma communication comme assertions (ici)

              « … Sans parler de l’erreur factuelle consistant à faire d’Hitler un homme issu de la gauche (ou ayant eu des velléités gauchistes, ce qui est là aussi factuellement faux)…).
              Nier les racines fondamentales de gauche d’
              Adolf HITLER qui le conduisit à rejoindre Rosa LUXEMBURG et à constituer ensuite le « national bolchevisme » puis le « national-socialisme », nier le pacte germano soviétique qu’il conclut le 23 août 1939 avec STALINE, nier la désertion de Maurice THOREZ de l’armée française en avril 1940 en allant se réfugier à Moscou par application de ce pacte, nier l’alliance objective des communistes français avec Adolf HITLER lorsqu’ils commettaient de nombreux sabotages dans les usines d’armements françaises par application de ce pacte, etc., n’est-ce pas là approuver une certaine gauche dont la puanteur est inexpugnable ?

              « …ou à omettre (volontairement ?) le passage de Laval dans les rangs de la droite (dès 1929) avant de collaborer avec l’occupant nazi (ce qui signifie que Laval ne pouvait plus passer pour un homme de gauche en 1940)… ».
              Le sectaire absolu rejoint la pure sottise.
              En effet, Pierre LAVAL devenait président du conseil d’un gouvernement radical-socialiste, le 30 janvier 1931, ou figurait, notamment, Aristide BRIAND (ministre des affaires étrangères)….
              Bizarre pour un homme politique de gauche converti à la droite dès 1929 ?
              Mais ce n’est là qu’un tout petit exemple de l’imposture de gauche (veuillez pardonner le pléonasme).

              Quant aux logorrhées qui suivent la communication d’où sont extraits les traits précédents……


              • Connolly 4 avril 2013 21:27

                « Nier les racines fondamentales de gauche d’Adolf HITLER qui le conduisit à rejoindre Rosa LUXEMBURGet à constituer ensuite le « national bolchevisme »  puis le « national-socialisme », »

                Oui, je le nie, car tels ne sont points les faits cher ami, mais le fruit de vos fantasmes .

                Hitler n’a jamais adhéré aux jeunesses communistes ni rejoint Rosa Luxembourg au sein du mouvement spartakiste (franchement je ne sais pas où vous avez été pêché ça !). Au lendemain de la guerre, Hitler s’abstiendra de tout engagement politique avant juin 1919 (voir les travaux de son biographe, Ian Kershaw, Hitler, tome I, Flammarion, 2000)
                - tandis que Rosa Luxembourg passe de vie à trépas en janvier 1919 (à Berlin alors qu’au même moment Hitler se trouve en Bavière !). Il s’engage alors dans une campagne de propagande anti-communiste et donne libre cours à son antisémitisme. Ce qui l’amène tout naturellement à adhérer au parti d’extrême droite d’Anton Drexler, connu comme le Parti ouvrier allemand, qu’il rebaptisera Parti national-socialiste des travailleurs allemands en février 1920.

                Quant au « national-bolchevisme », idéologie d’extrême droite rejeté par les communistes allemands, celui-ci a existé indépendamment d’Hitler et n’a donc aucun lien direct avec le national-socialisme fondé par ce dernier.


              • Connolly 4 avril 2013 21:30

                De toute façon, le poncif éculé visant à conférer à Hitler et au nazisme des racines de gauche là aussi été contredis à maintes reprises, et notamment par des historiens de renom. Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia à ce sujet (passage qui là encore reflète bien ce que j’ai pu lire sur la question) :


                "L’idée de mélanger nationalisme et socialisme ne se concrétise cependant pas en un programme d’action réellement défini, bien que Drexler prône une protection sociale pour les travailleurs, et la fin de l’exploitation capitaliste de ces derniers. Le DAP donne ensuite naissance au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) : pour le spécialiste de la période Ian Kershaw le national-socialisme (ou nazisme) fait partie des « mouvements extrémistes antisocialistes  », et le socialisme politique est critiqué par Hitler lui-même. Pour l’historien Aloïs Schumacher, si le programme de 1920 du parti nazi comporte certains points qui l’approchent des thèses socialistes, on ne peut faire du national-socialisme un courant socialiste, Hitler ayant pour sa part défini dès 1922 le « socialisme »comme un dévouement inconditionnel à l’État et à la Nation : « Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans une mesure telle qu’il ne connaît pas d’idéal plus élevé que la prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand hymne Deutschland über alles signifie que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette Allemagne, sa terre et son peuple, son peuple et sa terre, celui-là est un socialiste ».

                La suite au prochain numéro...


              • Connolly 4 avril 2013 21:32

                Le nazisme est une idéologie dont la nature même fait l’objet de débats. Pour Ian Kershaw, en dehors du nationalisme et du racisme, le nazisme n’a pas de réelle cohérence politique, du fait notamment de la diversité de sa clientèle électorale et militante. Le national-socialisme n’envisage pas d’éliminer la propriété privée ni les différences de classe, mais de fournir une protection sociale et des salaires décents aux travailleurs. Dans le projet national-socialiste, les classes sociales continueraient d’exister, mais la lutte des classes serait éliminée au profit de l’union de la « communauté du peuple » (Volksgemeinschaft). L’aile gauche du NSDAP, menée notamment par les frères Gregor et Otto Strasser, accorde une place importante au socialisme et à l’anticapitalisme, au contraire d’Hitler qui se montre très hostile envers les influences « marxistes » et n’envisage aucun contrôle ouvrier sur les entreprises. Après la progressive élimination de celle-ci à partir de mi-1930, l’aile gauche du parti nazi disparait complètement, politiquement et physiquement, au cours de la nuit des Longs Couteaux en 1934.

                La suite au prochain numéro...


              • Connolly 4 avril 2013 21:33

                La chute de cette faction montre que le seul intérêt d’Hitler pour le socialisme était la manipulation de cet important courant : après 1934, les représentants gauchisant du parti ne joueront plus qu’un rôle de « leurre social » : si le socialisme et l’anticapitalisme continuent ensuite - en théorie - de faire partie de la propagande nazie, la plupart des objectifs sociaux proclamés ne sont pas concrétisés, les nazis ayant fait de multiples compromis sur ce point avant et après leur arrivée au pouvoir. L’égalité entre les hommes est à l’encontre des idées nazies, qui reposent au contraire sur une croyance en une inégalité fondamentale entre les hommes. Pour Ian Kershaw, la Volksgemeinschaft - basée sur la pureté raciale et le concept de lutte - ne repose sur aucun concept socialiste moderne, mais au contraire sur une forme primaire de darwinisme social et d’idées impérialistes héritées du xixe siècle. L’historien Hajo Holborn souligne qu’Hitler lui-même n’a jamais été socialiste, et que les termes « nationalisme » et « socialisme » ont été utilisés dans ses discours comme des synonymes et de manière interchangeable, leur sens variant d’ailleurs en fonction du public auquel il s’adressait.

                Suite et fin dans le prochain numéro...


              • Connolly 4 avril 2013 21:35

                Le national-socialisme, en outre, n’entretient aucun rapport avec d’autres mouvements et courants « socialistes », qu’il s’agisse des sociaux-démocrates ou des communistes, sinon une hostilité radicale qui mènera à la violente répression de ces derniers après l’accession des nazis au pouvoir. Les divers courants socialistes — notamment en relation avec la Sopade, direction extérieure en rupture après que certains dirigeants du SPD eurent tenté la conciliation avec les nazis — ont été très actifs au sein de la résistance allemande au nazisme"


                « nier le pacte germano soviétique qu’il conclut le 23 août 1939 avec STALINE, nier la désertion de Maurice THOREZ de l’armée française en avril 1940 en allant se réfugier à Moscou par application de ce pacte, nier l’alliance objective des communistes français avec Adolf HITLER lorsqu’ils commettaient de nombreux sabotages dans les usines d’armements françaises par application de ce pacte, etc., n’est-ce pas là approuver une certaine gauche dont la puanteur est inexpugnable ? »

                Voilà ce qui s’appelle une belle pirouette !

                Cher ami, personne ne nie les faits évoqués ci-dessus (pas même les cocos orthodoxes ! Vous vous rendez compte un peu !), lesquels se retouvent dans n’importe quel manuel d’histoire.

                Sauf que ce pacte ne fut nullement l’aboutissement d’une attirance idéologique réciproque, mais obéit à une logique purement stratégique (les front populaires furent créés quelques années auparavant pour justement faire barrage au « fascisme »)
                - au même titre du reste que celui scellé entre les USA et l’URSS à partir de 1941.


                « En effet, Pierre LAVAL devenait président du conseil d’un gouvernement radical-socialiste, le 30 janvier 1931, ou figurait, notamment, Aristide BRIAND (ministre des affaires étrangères)…. 
                Bizarre pour un homme politique de gauche converti à la droite dès 1929 ? »

                Sauf que vous ne dites pas tout cher ami. D’une part, avant d’être président du conseil en 1931, Laval était entré dans les deux premiers gouvernements Tardieu (de 1929 à 1930), dominés par l’Aliance démocratique située au centre-droit, où l’on trouvait certes certains radicaux indépendants (donc de centre-gauche voire de centre-droit), deux ou trois socialistes indépendants (ayant refusés la création de la SFIO en 1905, parmi lesquels Briand, le Jean-Marie Bockel ou Eric Besson de l’époque) mais aussi des membres de la Fédération républicaine classée franchement à droite. Une fois à la tête de l’exécutif (qui n’était pas radical-socialiste), de 1931 à 1932, puis de nouveau comme ministre dans le 3e gouvernement Tardieu, cette composition ne varia guère. Bref tout cela pour dire qu’en 1940, Laval ne pouvait donc plus passer pour un homme de gauche, que cela vous plaise ou non.


                « Quant aux logorrhées qui suivent la communication d’où sont extraits les traits précédents…… » 

                Ma « logorrhée », comme vous dites, avait pour objet de démontrer par a+b qu’il n’y a aucune corrélation idéologique entre le socialisme et le fascisme. Maintenant, j’attends toujours de votre part une contre-démonstration circonstanciée et honnêtement étayée, c’est-à-dire sans falsifications de l’histoire...


              • Jean-Louis CHARPAL 4 avril 2013 17:00

                Peut-être suis je trop optimiste, mais vu les affaires de fraudes fiscales qui se profilent à l’horizon et qui vont éclabousser « la bande des quatre », de l’extrême droite à la « gôche » de salon, il se pourrait que ce ne soit pas le Front de Gauche qui éclate, mais le PS, qui n’est pas « la » gauche et dont les dirigeants sont à droite.

                Dans ce cas les vrais hommes ( et femmes ) de gauche se retrouveront !

                Du moins pouvons nous nourrir cette espoir ...


                • Croa Croa 4 avril 2013 19:59

                  Et pendant ce temps là les mondanités fromagères continuent....


                  • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 4 avril 2013 21:02

                    Le PS est un parti néolibéral, qui n’a rien de socialiste.


                    Pour militer au PS en se prétendant socialiste, il faut être :

                    Soit très con,

                    Soit un salaud.

                    • joshuadu34 joshuadu34 5 avril 2013 07:24

                      Vous oubliez une troisième possibilité : celle de rejoindre l’aile gauche de ce parti en pensant pouvoir le changer, à tord ou à raison ? Personnellement, je pense à tord, on ne changera pas ce parti de l’intérieur, mais cet avis est personnel et, peut-être ai-je tord de penser ça... L’avenir seul le dira !

                      L’honnêteté des convictions de Filoche n’est plus à démontrer ! Alors que dès la fin des années 80, Gérard aurait pu rejoindre une carrière politique fructueuse, approché par les cadors du PS, et par Jospin, ce qui aurait pu lui ouvrir les portes d’une carrière gouvernementale, il choisit de rester un homme de terrain, proche des travailleurs, partageant ses expériences avec les politiques et donnant un avis de terrain, son avis, certes, bon ou mauvais, seules des convictions permettent de le juger, mais un avis qui ne transige jamais avec l’honnêteté de sa ligne !

                      Cette honnêteté, il la garde jusqu’à sa retraite, en 2010, et rien ne permet de douter qu’il ne l’a pas toujours ancrée en lui !

                      Filoche n’est ni un con (il l’a, maintes fois prouvé), ni, encore moins, un salaud ! Il a des convictions avec lesquelles on peux ne pas être d’accord, comme je le pense, mais des convictions honnêtes !

                      La vraie question à se poser le concernant c’est : mais qu’allait-il faire dans cette galère ? Il a cru, et crois encore, pouvoir déporter ce parti, avec d’autres, et le ramener à une ligne politique de gauche... Il s’est choisit un combat : celui de tenter d’améliorer les conditions de vie des populations, sans jamais renier qui il est ! Bref, c’est un des rare à être encore droit dans ses bottes, et clean !

                      Si vous voulez parler de cons et de salauds, les cibles, de l’extrème droite à l’extrême gauche, ne manquent pas ! Mais pas sûr que Filoche soit la meilleure de ces cibles, puisque, pour le coup, c’est vous qui risquez de passer pour un con à ne pas vouloir comprendre que vouloir combattre les cons ne fait pas de vous un salaud, et vice versa !


                    • lionel-pg44 4 avril 2013 22:17

                      Salut Didier,


                      Nous étions dans la même ruche à Bordeaux... 

                      Si j’ai beaucoup reproché à Filoche son engagement auprès d’Hollande dans la campagne présidentielle, je te trouve assez injuste avec lui, pas pour ses larmes, mais au regard du boulot qu’il a fait comme inspecteur du travail et le boulot pédagogique (même imparfait) sur l’ANI dont tu as relayé le lien. 

                      Je ne sais pas ce que Filoche fera dans les semaines qui viennent, mais je gage que comme quelques membres de ce parti dit socialiste il reverrons leur copie.

                      Pégistement.

                      • Didier Didier Parti de Gauche 4 avril 2013 22:25

                        Salut Lionel,

                        Je comprends le malaise que peut créer cet article, bien sûr, les mots ont un sens. Je tiens juste à préciser dans quel sens j’utilise « lâche » et « salaud » puisqu’il s’agit en partie de ça.
                        C’est dans le sens de celui qui ferme les yeux et de celui qui participe à la domination. En fait ce sont des concepts sartriens qui ne choquaient pas en leur temps. Le lâche est celui qui laisse faire un système dominant sans rien dire alors qu’il en a conscience (et nous avons tous nos lâchetés, comme le dit JLM, ce système a réussi à nous priver de tout courage), le salaud est celui qui va plus loin, c’est celui qui collabore au système pour y trouver sa place.
                        Je reconnais et le dit, le travail de Gérard Filoche sur l’ANI. Je mets même le lien vers son blog et ses analyses que je partage. J’ai même eu l’occasion de saluer son travail en assemblée citoyenne. Par contre, sa position sur LCI est une caution morale pour le PS. Tant qu’il reste au PS et essaie de le bouger de l’intérieur, bon....je pense que c’est inutile mais il fait un choix qui peut marcher, je lui fais crédit. Mais quand il monte au créneau pour sauver le PS, ça ne me semble plus la même démarche. D’autant plus quand c’est au détriment de la dénonciation de l’ANI dont il est le premier et peut-être le premier des combattants. On est exposé quand on est le premier. Quand je parle des éléphants, ce sont évidemment des « installés de Solférino », de ceux qui font du PS ce qu’il est, et par sa prestation, GF participe à la parade des éléphants du PS autour de l’affaire Cahuzac. Sûrement pour la première fois ? Mais il le fait. Peut-être malgré lui ? Mais il le fait. J’émets un doute à la fin de mon texte, on verra... Je ne serai pas surpris qu’il entre dans un futur gouvernement ! On en reparlera peut-être bientôt ?

                        Pour ce qui est des mots comme lâches et salauds, cela participe d’un principe. Je pense que le capitalisme et le libéralisme, pour des raisons évidentes, ont nivelé les goûts, les couleurs, les arts (cinéma entre autre), le langage et la pensée pour pouvoir vendre la même chose à tout le monde. Il y a un polissage de la société de consommation (celle à qui on veut faire avaler des images projetées en boucle - celle de GF sur LCI par exemple) qui s’autocensure et se bride, dans laquelle il ne faut plus de « disputes » publiques, plus voir la mort en face, plus utiliser certains mots qui deviennent « populistes » et où plus personne ne choisit son camp de peur de devoir en changer avec les alternances au pouvoir. « On n’insulte pas l’avenir ». Mais l’avenir est ce qu’on en fera, sinon ne nous engageons pas ! Ce système provoque notre lâcheté et je n’échappe pas à ça.

                        Mais je me refuse à m’y résigner et je fais même tout pour le condamner. Je comprends que cela choque et je présente mes excuses à celles et ceux qui ressentent un malaise, mais je dirais même que c’est fait pour ça, pour étonner, pour réveiller, pour ébrouer... Alain disait que "penser c’est dire non", c’est le contraire de l’opinion qui opine, qui dit oui, qui baisse la tête comme si elle s’endormait. Celui qui dit non se réveille secoue la tête de droite à gauche, s’ébroue. En utilisant ce style, j’essaie de provoquer une dénivellation, peut-être un réveil mais ce serait prétentieux.

                        En tout cas ça fait réagir et si la réaction est constructive c’est toujours un plus pour le débat.
                        A bientôt.


                      • Yohan Yohan 4 avril 2013 23:32

                        J’ai pas mal fréquenté la gauche depuis mes années lycées. J’y ai cru, trop longtemps à mon goût, mais ma méfiance naturelle m’a évité de copiner avec. Dans mon métier, la plupart des salariés votent à gauche au point de s’adresser à tout le monde comme s’ils faisaient parti de la même secte. Il ne leur vient m^me pas à l’idée que vous pouvez être de droite en travaillant là où ils travaillent. En réalité, ils sont convaincus de la valeur et de la supériorité de leurs idées. C’est bien le problème, ils ne doutent pas et ne se posent pas beaucoup de questions. On dirait des robots. Quand un mec de leur camp fait quelque chose que leur morale réprouve, ils l’excommunient immédiatement. Un mauvais gauchiste devient automatiquement un suppôt de la droite, un traitre à son camp. Ce faisant, la gauche se protège et élimine ses miasmes sans pudeur. C’est exactement ce qu’à fait Filoche, sans calcul, puisque c’est dans sa génétique de gauchiste qui se veut propre sur lui. Les Filoche ne pourraient continuer à vivre leur foi s’ils se mettaient à douter d’eux mêmes et de leur parti. Moi même je me suis laissé avoir par son indignation paraissant sincère. C’est tout le mérite de l’auteur de s’interroger sur ce qu’on vient de voir sur les plateaux de télévision. 


                          • fifilafiloche fifilafiloche 5 avril 2013 00:03

                            Je te marde, Péon ! ;o)


                            • RBEYEUR 5 avril 2013 01:05

                              Quelques bien bonnes tirées du baragouin logorrhéique de @Connolly.

                              D
                              ’abord :
                              « …Oui, je le nie, car tels ne sont points les faits cher ami, mais le fruit de vos fantasmes
                              Échangerait-on des fantasmes ?
                              Serions-nous dans un fumoir de shit ?
                              Toutefois, il est vrai que pour oser nier L’INCONTESTABLE penchant gauchiste d’Adolf HITLER, comme c’était d’ailleurs le cas pour  Benito MUSSOLINI, on pourrait penser que ce serait la conséquence d’un « coup dans le nez »…
                              Mais, comme je le disais précédemment, le sectaire absolu rejoint la pure sottise, laquelle s’assimile peut-être à une certaine forme de fantasme…  

                              Mais le fin du fin est vraiment dans ce qui suit :
                              « …Sauf que ce pacte ne fut nullement l’aboutissement d’une attirance idéologique réciproque, mais obéit à une logique purement stratégique (les front populaires furent créés quelques années auparavant pour justement faire barrage au « fascisme »)… ».
                              Il s’agit du pacte germano soviétique conclut le 23 août 1939 entre d’Adolf HITLER et STALINE dont on nous dit qu’il procéderait d’une « logique purement stratégique » en réponse aux fronts populaires créés précédemment…
                              C’est ainsi que STALINE aurait répondu en août 1939 au « mauvais coup » que lui aurait infligé son factotum Maurice THOREZ en 1936…,. et ce dernier, de peur de l’avoir vexé, aurait déserté l’armée française en avril 1940 pour aller lui présenter ses excuses à Moscou….    
                              Extraordinaire !

                              Mais bon !


                              • Connolly 5 avril 2013 09:31


                                « Toutefois, il est vrai que pour oser nier L’INCONTESTABLE penchant gauchiste d’Adolf HITLER, »


                                Incontestable dites-vous ? Mais prouvez-le que diantre au lieu de l’affirmer de façon péremptoire, comme si vous étiez parole d’évangile ! Et ce serait moi le sectaire !
                                Au moins de mon côté, ai-je tenté, à travers mes « logorrhées », de démontrer par a+b que tel n’était pas le cas. Source fiable à l’appui (Kershaw), je vous ai démontré que vous mentiez comme un arracheur de dents quant à la soi-disant affiliation d’Hitler aux jeunesses communistes et au mouvement spartakiste. Car, cher ami, si cela ne relève point du mensonge, alors il conviendrez peut-être d’étayer vos affirmations via des sources fiables. Or, en l’absence de celles-ci pour le moment, j’en déduis donc que vous reconnaissez implicitement vos bobards.

                                Conclusion : vous êtes intellectuellement malhonnête. Vous vous permettez d’user de procédés (mensonges, sectarisme, injures) que vous ne cessez de reprocher à ceux qui ne partagent pas vos vues, selon l’adage du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

                                « comme c’était d’ailleurs le cas pour  Benito MUSSOLINI, on pourrait penser que ce serait la conséquence d’un « coup dans le nez »…  »

                                Personne ne nie que Mussolini fut socialiste. Sauf qu’au moment de créer le mouvement fasciste par son alliance avec les nationalistes les plus radicaux (de droite), Mussolini cessa d’être idéologiquement socialiste (pour les raisons évoqués dans un précédent message, fascisme et socialisme étant antinomique), que vous le vouliez ou non ! Et ce n’est pas moi qui le dit gratuitement et péremptoirement (comme vous le faites de votre côté), mais bel et bien les faits, tels que les ont dévoilés la plupart des historiens. M’insulter n’y changera rien, et ne fera que vous enfoncez davantage dans le ridicule...

                                « Il s’agit du pacte germano soviétique conclut le 23 août 1939 entre d’Adolf HITLER et STALINE dont on nous dit qu’il procéderait d’une « logique purement stratégique » en réponse aux fronts populaires créés précédemment…
                                C’est ainsi que STALINE aurait répondu en août 1939 au « mauvais coup » que lui aurait infligé son factotum Maurice THOREZ en 1936…,. et ce dernier, de peur de l’avoir vexé, aurait déserté l’armée française en avril 1940 pour aller lui présenter ses excuses à Moscou….    
                                Extraordinaire ! »

                                Vous vous enfoncez dans la malhonnêteté cher ami. Car ce n’est pas vraiment ce que j’ai écrit. L’argument selon lequel les fronts populaires furent crées pour faire barrage au fascisme (il s’agissait donc là d’un « pacte » d’essence idéologique, sachant que socialistes et communistes étaient, pour la plupart, à l’origine issus de la même organisation, en France la SFIO) venait en appui du fait que le pacte germano-soviétique n’était nullement d’essence idéologique mais qu’il relevait de la stratégie pure et simple.


                              • 1871-paris 1871-paris 5 avril 2013 07:15

                                mais que fout Filoche encore au PS ?!?!?


                                • joshuadu34 joshuadu34 5 avril 2013 07:44

                                  Je comprend parfaitement la colère mélée de tristesse de Filoche, même si je ne suis pas d’accord avec cette étiquette socialiste, il a, lui, toujours expliqué son attachement politique par cette volonté de ramener le PS à gauche et à suffisamment prouvé son manque d’intérêt pour les postes (qu’on lui propose depuis plus de 20 ans), pour ne pas être taxé de lâche ou de traitre...

                                  Bref, son honnêteté est difficile à mettre en doute ! Même si ça n’empêche pas la critique, se tromper et être malhonnête sont deux choses bien différentes, et se battre aux côtés de quelqu’un d’honnête est toujours préférable, même si on ne partage pas totalement son but, que de côtoyer un parfait salaud opportuniste de la même couleur que vous !

                                  Pour en revenir à son intervention, je la comprend ! Filoche se bat, depuis plus de 20 ans, pour tenter de ramener le PS à gauche, et pour en extraire la corruption, qu’il a, à de maintes reprises, condamnée, se mettant à dos pas mal d’éléphants... Et il sait, comme beaucoup, que l’attention des sujets importants est continuellement détournée de manière à maintenir un statu quo. Il lutte aussi, donc, comme ici avec l’ANI, pour continuellement ramener cette attention sur les sujets importants, intervenant souvent médiatiquement pour ramener le débat sur les terrains qu’il ne devrait pas quitter.

                                  Il sait donc que non seulement l’affaire Cahuzac détruit toute confiance envers TOUS les militants PS (ce que démontrent certains commentaires qui, méconnaissant le personnage, le mettent pourtant dans la même valise que les éléphants du PS), mais qu’elle détruit aussi la lutte qu’il mène lui, contre l’ANI. Loin d’être con, il sait aussi le profit que portera cette affaire à l’extrême droite, et les dégâts insensés que cette affaire fera dans la confiance et l’intérêt politique ! Il sait que Cahuzac vient de mettre à terre tous les politiques qui luttent honnêtement en seulement 4 mois ! Après ses nombreuses années à tenter de porter l’attention sur des sujets qu’il juge importants, il sait que tout son travail est sapé par un nom : Cahuzac ! Il y a quand même de quoi être dépité...


                                  • simir simir 5 avril 2013 09:00

                                    Les négociations entre l’Angletere, la france et l’URSS ont commencé en Mars 1939 et ont duré 4 mois. 

                                    De ces pourparler il ressort avec évidence que tandis que l’URSS voulait aboutir à un accord sur pied d’égalité la France et l’Angleterre avec le soutient des EU, avaient d’autres buts dont celui d’imposer à l’URSS tout le poids des sacrifices que coûterait la riposte à l’agression hitlérienne tandis que ni l’Angleterre ni la France ne prenaient la moindre obligation envers l’URSS
                                    Molotov a déclaré : « Se garantissant contre une attaque directe de la part d’agresseurs par des pactes d’assistance mutuele entre eux et avec la Pologne, et s’assurant le concours de l’URSS en cas d’attaque contre la Pologne et la Roumanie, les anglais et les français laissaient pendante la question de savoir si l’URSS pouvait à son tour compter sur une aide de leur part en cas d’attaque...... La situation était donc inégale pour l’URSS »
                                    L’ambassadeur d’Allemagne à Londre Dirksen a écrit dans un rapport en 1939 que l’Angleterre essayait d’aboutir à un accord avec l’Allemagne par voie de négociations
                                    Le 8 Mai 1939 il fut même demandé au gouvernement soviétique de faire une déclaration unilatérale par laquelle : « Il s’engagerait, au cas où la Grande Bretanne ou la France seraient entrainées dans des opérations militaires...de leur prêter immédiatement son concours... »
                                    Donc on le voit des obligations unilatérales.
                                    Ces obligations unilatérales auraient obligé l’URSS de transférer au front Est une grande partie de ses troupes de la frontière mandchourienne ce qui aurait permis aux japonnais de libérer 30 divisions en mandchourie et de les diriger contre la Chine et l’Asie du Dud est en général et en fin de compte contre les forces américaines
                                    Cette façon de faire fut tellement énorme que certaines personnes ont aprement critiqué un jeu aussi grossier. 
                                    En été 1939 Lloyd George publia dans le journal Le Soir un article dénonçant ces comportements et ces atermoiements interminables. Il Disait « Chamberlain, Halifax et John Simon ne veulent aucun accord avec la Russie »
                                    En outre et cela a sans doute un rapport, le jour où l’armée hitlerienne entrait dans Prague une délégation d’industriels anglais négociait à Düsseldorf un vaste accord avec l’industrie allemande. 
                                    Sayers and Kahn dans The great conspiracy. The secret war against soviet russia p 239 disent qu’une alliance rapide avec la Russie aurait nuit aux négociations de Robert Hudson ministre du commerce avec Helmut Wohltat conseiller économique d’Hitler sur un prêt britanique à l’Allemagne.
                                    Enfin voici ce que déclarait Truman sénateur qui devint président des EU au New York Times le 24 Juin 1941 : « Si nous voyons l’Allemagne prendre le dessue nous devons aider la Russie, et si les chances sont du côté de la Russie, nous devrons aider l’Allemagne, afin qu’elles tuent le plus possible »
                                    Tels sont les faits 
                                    Les falsificateurs de l’histoire préfèrent avoir recours aux ragots mais il n’en reste que l’URSS n’a pas eu d’autres choix. Ce choix a déterminé l’issue favorable de la 2eme guerre mondiale et en signant ce pacte l’URSS ne doutait pas un seul instantque tôt ou tard Hitler attaquerait 

                                    • simir simir 5 avril 2013 14:44

                                      Sur Thorez maintenant

                                      La mobilisation est intervenue à l’été 1939 après l’interdiction des journaux communistes et il n’était pas difficile d’imaginer que l’interdiction du parti ne tarderait plus.. Comme une grande partie des cadres et membres du CC Thorez s’est rendu à son centre de regroupement et pris l’uniforme.
                                      Etant député il pouvait très bien bénéficier d’une exemption Il rejoignit néanmoins son régiment
                                      L’atmosphère était alors à l’abandon et à la démoralisation. Les soldats buvaient, jouaient aux cartes, baisaient des femmes..Pas la moindre discipline, pas la moindre préparation. L’armée française était cencée attaquer ou pire faire face à une attaque, mais dans toutes les casernes, les soldats bambochaient, dansaient...
                                      En fait le gouvernement attendait qu’Hitler se retourne contre l’URSS.
                                      Le 26 Sept le décret d’interdiction du PCF fut publié et les municipalités communistes dissoutes.
                                      Le PCF entra dans la clandestinité et confia ses fonds à quelques militants dont le père Marquès. Se retrouver avec 1 million de Frs lui flanqua la trouille et il vint confier les liasses de billets chez J Thorez Vermeerch. Ce n’était pas la meilleure cachette ... 
                                      C’est dans ces conditions que Thorez quitta l’armée. Député il était encore protégé par l’immunité parlementaire, mais il suffisait que la session de la chambre s’achève pour qu’il soit arrêté à son tour. Ce qui fut le cas de beaucoup. A la mi-Octobre 1939, 34 députés furent incarcérés à la Santé 
                                      . Dans les 6 mois suivants 3000 élus PC déchus 1500 condamnations et le 10 Avril 1940, le gouvernement décréta la peine de mort contre les communistes (décrets Sérol)
                                      Donc Thorez n’a pas déserté devant l’ennemi mais a quitté le pays alors qu’aucun coup de feu n’avait été tiré et qu’il risquait de se retrouver en prison.
                                      De plus dans l’esprit de Thorez qui était chauffeur d’un officier, il était absurde de rester à l’armée tandis que les camarades se faisaient arrêter ou devaient entrer en clandestinité. C’était cela la trahison pour lui.
                                      C’est unsignal fort qu’il envoyait à ses camarades : chacun devait se lettre à l’abri.
                                      Donc voila malgré les discours et la déclaration de guerre, la France ne faisait toujours oas la guerre. Ce furent les nazis qui choisirent leur heure en mai 1940 et c’est Thorez qui est désigné comme un traître
                                      Il était comme un clandestin à Moscou et évitait de se montrer même dans les réunions de l’Internationale, il vivait très mal cette situation d’impuissance et son seul souci était de retourner au plus vite en France.
                                      Hélas tout empira en fin 1940 quand son 2eme fils de 2 mois tomba gravement malade et failli perdre la vie . Après ce fut l’exode dans l’Oural par des - 40°. 
                                      Ce ne fut pas un exil doré disons que ce fut aussi doré que ne l’était a vie en URSS à cette époque.
                                      Tous ces commentaires sont tirés du livre La vie en rouge de Jeannee Thorez Vermeersch.

                                      • onc Benjamin 5 avril 2013 15:36

                                        Les bras m’en tombent de lire cet article venimeux. Privilégier la forme sur le fond est toujours facile et accrocheur. Surtout s’arroger le rôle de procureur et de redresseur de torts à contretemps permet de brouiller le message pourtant simple et basique de G. Filoche qui est celui de l’indignation. La cerise sur ce gâteau malodorant est d’ajouter le lien vers le blog de Filoche. Bravo, c’est trés pro !


                                        • Brady 5 avril 2013 17:44
                                          Sauf que Gérard Filoche vous répond, cher auteur, sur sa page facebook, et explique clairement que le débat a été annulé à la dernière minute mais, qu’étant membre du BN, il est resté sur LCI pour réagir à chaud à l’affaire :

                                          un individu vraiment malveillant explique sur « agora vox » :



                                          « Dans une spectaculaire intervention sur LCI rediffusée et réseautée de toute »part, Gérard Filoche a fait pleurer la France entière en montrant la traîtrise de « Cahuzac face à la misère du peuple. Pour ça, il a sacrifié le temps d’antenne »qu’on lui avait accordé pour parler de la transcription dans la loi de l’accord "inique Medef- Ayrault appelé aussi A.N.I (Accord National Interprofessionnel) "et qui va anéantir le droit du travail protégeant les travailleurs.

                                          « Le choix est fait !

                                           »Il n’est pas question de nier le travail qu’a fait Gérard Filoche pour dénoncer « cet accord monstrueux qu’un gouvernement de droite n’a jamais osé »proposer. Mais décider de sacrifier un temps de revendication contre un « temps de spectacle enlève les quelques doutes que nous pouvions avoir sur »le rôle de l’ancien inspecteur du travail à Solférino.

                                          « Cette pantomime n’est pas innocente. En procédant ainsi, en dénonçant le »traître du parti, il lave de tous soupçons le PS et le réhabilite comme « un « parti sain » et « le premier parti de gauche ». Il exonère alors le système »institué depuis des années à Solférino et qui a produit Cahuzac, DSK et en "définitive, le social libéralisme et l’avènement du capitalisme qui se moque "bien et du peuple, et de la justice sociale, et du droit du travail, et du droit « des femmes ! »

                                          il faut vraiment être malveillant pour sortir ça. La vérité, bien sûr est que je suis venu pour parler du nécessaire rejet de l’ANI Medef réactionnaire de A a Z comme j’ai l’habitude de le dénoncer. Quand je suis arrivé à LCI, je venais d’apprendre l’aveu de Cahuzac, je n’étais pas le seul il y avait aussi, je l’ai découvert sur place, un intervenant du Medef et un autre de la CGPME, je ne devais pas être seul sur le plateau, j’ai d’ailleurs tout de suite commencé à polémiquer avec eux sur les 600 millions d’euros de la caisse noire de l’UIMM qui étaient 10 fois plus importants que les 600 000 euros annoncés de Cahuzac, on nous a maquillé, et alors qu’on s’apprêtait à aller vers le studio, la jeune assistante de Michel Field est venue nous dire que tout était annulé, qu’ils changeaient le thème du journal et allaient faire du Cahuzac non stop... elle nous a proposé un taxi pour repartir, les deux patrons sont effectivement repartis aussi vite, moi je suis reste une seconde de plus, j’ai ironisé sur le fait que comme socialiste, je l’avais « sec  »sur Cahuzac parce qu’en plus d’avouer sa forfaiture, celui ci le faisait le jour ou l’ANI Medef arrivait à l’Assemblée ce qui squizzait le débat... Découragé d’avoir fait le déplacement pour rien, j’allais me passer une lingette de démaquillage sur la figure quand ils sont venus me reprendre en me disant que je pouvais comme socialiste, membre du BN, si je voulais, parler de Cahuzac, hop, il m’ont entrainé au studio et j’ai parlé comme vous savez... Non seulement je n’ai pas « renoncé » à parler de l’ANI... mais je n’ai pas eu le choix... Pourtant dans ma première phrase j’ai tâté le terrain... et qui regarde l’émission voit que Michel Field me répète à l’antenne « qu’on n’aura pas le temps »... pourtant à la fin de mes deux minutes de temps de parole, vous noterez que je parviens quand même à ré effleurer ce sujet qui me tenait tant à coeur...

                                          Alors oser écrire « il a sacrifié le temps d’antenne qu’on lui avait accordé pour parler de la transcription de l’ANI » puis il a décidé « de sacrifier un temps de revendication contre un temps de spectacle » pour conclure « cette pantomime n’est pas innocente » relève vraiment d’une malveillance qui me sidère... il faut un esprit assez particulier pour imaginer et tenter de construire une attaque politique aussi vulgaire que celle là.

                                          j’ajoute que de son côté Michel Field a fait le récit parallèle et concordant sur son blog LCI de ce qui s’est passé.

                                          • RBEYEUR 5 avril 2013 18:49

                                            @Connolly (l’enseignant-chercheur précaire).

                                            La nature des propos tenus dans l’article confirme le fond hitlérien d’une certaine gauche consistant à flinguer sans aucune réserve quiconque tenterait d’égratigner un tant soit peu leur piédestal idéologique sacré.

                                            C’est ce dont Gérard FILOCHE est victime à cause de sa réaction profondément humaine qui tranche carrément avec le totalitarisme de cette certaine gauche. 

                                            Mais l’évocation des racines hitlériennes de cette certaine gauche heurte profondément @Connolly (l’
                                            enseignant-chercheur précaire) qui donne dans l’argumentaire gauchouillard(*) que nous connaissons bien, comme en témoigne sa dernière contribution : ici.

                                            Au-delà de cette dernière logorrhée,  notons qu’il ne s’agit que d’un vulgaire « copier/coller  » de Wikipédia, l’auberge espagnole d’informations vulgarisées où chacun y trouve ce qu’il y apporte…
                                            J’ai pu personnellement constater que  le « bréviaire wikipédiste » est tout à fait adapté au « dégagement » de la gauche par rapport au nazisme.  

                                            Par exemple, on ne rencontrera jamais dans Wikipédia la moindre trace des éléments que j’ai pu trouver et étudier en son temps, entre autres à l’ancienne bibliothèque nationale, notamment dans une synthèse des revues, des journaux, des libels, des tracts politiques allemands, etc., des années 1920 où l’on voit très bien l’adhérence d’Adolf HITLER dans le tissu de la gauche allemande de cette époque.

                                            Il se trouve aussi que je n’ai jamais pu trouver, au moment de mes recherches, le moindre exemplaire des numéros clandestins du journal l’Humanité qui fut interdit de septembre 1939 à juillet 1940…
                                            Outre l’appairage qui pouvait être fait entre ces publications et les journaux allemands de l’époque, c’est dans ces numéros clandestins où figurent les incitations au sabotage dans les usines d’armement françaises…

                                            Mais  les gesticulations de @Connolly (l’enseignant-chercheur précaire) et de ses coreligionnaires  pour se dégager de leurs empreintes sont bien cocasses au vu des réalités….
                                            Outre leur comportement totalitaire, et le contenu du présent article en est un exemple, l’antisémitisme d’Adolf HITLER est largement dépassé par ce qu’ils peuvent dire un peu partout,  notamment ici dans agoravox….


                                            (*) Le gauchouillard est un mutant du franchouillard.
                                            Il en reprend l’insuffisance mentale, l’étroitesse intellectuelle, l’esprit borné et la haine du juif.
                                            Il y ajoute la frustration, l’envie, la jalousie, la rancœur et l’amertume vis-à-vis d’une aisance qu’il aimerait bien posséder mais qu’il est totalement incapable d’acquérir par lui-même dès lors que l’appropriation de cette aisance exige inventivité, créativité et productivité personnelles.
                                            Néanmoins, il se considère comme un aryen de la pensée de gauche, un dispensateur de vérités définitives et absolues jamais démontrées, un grand ordonnateur de leçons de morale et de vertu seulement applicables aux autres.
                                            Par son nihilisme et son négativisme, le gauchouillard suscite le totalitarisme sous toutes ses formes en favorisant, notamment, les desseins les plus conquérants du capitalisme.



                                            • Connolly 5 avril 2013 22:38

                                              « Mais l’évocation des racines hitlériennes de cette certaine gauche heurte profondément @Connolly(l’enseignant-chercheur précaire) qui donne dans l’argumentaire gauchouillard(*) que nous connaissons bien, comme en témoigne sa dernière contribution »

                                              Me heurter ? Que nenni cher ami. Vous pensez bien que j’ai d’autres chats à fouetter dans l’existence. Mon but ici consiste juste à démonter un procédé des plus malhonnêtes, qui est le fait d’une certaine droite et de l’extrême droite. Procédé consistant à faire passer le fascisme et le nazisme pour des idéologies de gauche, histoire de bien se dédouaner et de reporter sur l’adversaire les nombreux crimes commis par les affidés de ces deux doctrines.


                                              « Au-delà de cette dernière logorrhée, notons qu’il ne s’agit que d’un vulgaire « copier/coller » de Wikipédia, l’auberge espagnole d’informations vulgarisées où chacun y trouve ce qu’il y apporte…

                                              J’ai précisé que ce passage issu de Wikipédia (que tout le monde consulte, vous y compris, ne faites par l’hypocrite je vous prie) me paraissait pertinent et une bonne synthèse au regard de ce que j’avais pu lire jusque-là sur ce thème, et notamment les travaux de Kershaw (éminent historien britannique qui ne saurait passer pour gauchiste) que du reste l’auteur de l’article cite pas mal.

                                               « J’ai pu personnellement constater que le « bréviaire wikipédiste » est tout à fait adapté au « dégagement » de la gauche par rapport au nazisme ».

                                              Ben voyons ! Il vous reste donc à le démontrer par a+b en reprenant et réfutant mon « vulgaire copier/coller » point par point. Là vous seriez crédible.

                                              Et puis, nul besoin de Wikipédia. Kershaw me suffit.


                                              « Par exemple, on ne rencontrera jamais dans Wikipédia la moindre trace des éléments que j’ai pu trouver et étudier en son temps, entre autres à l’ancienne bibliothèque nationale, notamment dans une synthèse des revues, des journaux, des libels, des tracts politiques allemands, etc., des années 1920 où l’on voit très bien l’adhérence d’
                                              Adolf HITLER dans le tissu de la gauche allemande de cette époque ».

                                              Le dire n’est pas une preuve cher ami. Il conviendrait d’abord que vous définissiez les concepts de nazisme et de gauche, puis que vous citiez certains passages de vos soi-disants synthèses, que vous les compariez à d’autres, de manière à nous expliquer, en dernière analyse, en quoi objectivement il y aurait collusion idéologique entre Hitler et la gauche.

                                              Au fait. Et les infos concernant la soi-disant adhésion d’Hitler aux jeunesses communiste et au mouvement spartakiste, c’est aussi dans vos « synthèses » que vous les avez pêchées. Si tel est le cas alors pouvez-vous le prouver via des citations fiables et vérifiables.

                                              « Il se trouve aussi que je n’ai jamais pu trouver, au moment de mes recherches, le moindre exemplaire des numéros clandestins du journal l’Humanité qui fut interdit de septembre 1939 à juillet 1940…
                                              Outre l’appairage qui pouvait être fait entre ces publications et les journaux allemands de l’époque, c’est dans ces numéros clandestins où figurent les incitations au sabotage dans les usines d’armement françaises… »

                                              Oui et alors, plus personne ne nie ces fait-là de nos jours... juste comme ça en passant. Sauf que comme le fait remarquer Simir plus haut, les cocos avaient peut-être de bonnes raisons pour agir de la sorte. En tous cas, cela ne constitue nullement la preuve d’une quelconque collusion idéologique entre cocos et fachos.


                                              « Mais les gesticulations de @
                                              Connolly (l’enseignant-chercheur précaire) et de ses coreligionnaires pour se dégager de leurs empreintes sont bien cocasses au vu des réalités…. »

                                              Cela n’a rien de cocasse puisque tel n’est point la réalité cher ami, comme je l’ai démontré par a+b. Par ailleurs, je constate votre incapacité à formuler la moindre contre-démonstration un tant soit peu sérieuse.

                                              « Outre leur comportement totalitaire, et le contenu du présent article en est un exemple, l’antisémitisme d’Adolf HITLER est largement dépassé par ce qu’ils peuvent dire un peu partout, notamment ici dans agoravox…. » 

                                              En fait, est totalitaire aux yeux de RBEYEUR – lequel ne souffre guère la contradiction, force est en tout cas de le constater - tous ceux qui n’abondent pas dans son sens idéologiquement. Par exemple : parce que j’ai l’outrecuidance de contester, preuves à l’appui, toute collusion idéologique entre le fascisme et la gauche, je suis donc à la fois sectaire et totalitaire aux yeux de ce grand phare de la pensée qu’est sa seigneurie RBEYEUR.

                                              En tous cas, permettez-moi de vous remercier pour vos diatribes « anti-gauchouillardes », lesquelles m’auront une fois encore bien diverties pour leurs caractères, disons ...sophistiques, outrancières, irrationnels et malhonnêtement subjectifs.

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Didier

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