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Flottaison démocrate

Jeudi 10 mai 2007, François Bayrou a donc lancé le Mouvement démocrate, une prolongation de l’UDF essentiellement destinée à mettre un terme à la perception traditionnelle de ce dernier comme d’un lieutenant naturel du RPR/UMP.

Cet événement à la portée symbolique participe d’une démarche entamée par le leader du parti centriste à la veille de l’élection présidentielle de 2002, basée sur l’idée - fort juste - qu’il existe désormais un écart formidable entre la vocation et la pratique de la haute fonction publique en France, et qu’il convient tout simplement de revenir aux fondamentaux : l’engagement politique est d’abord l’affaire d’une mise à disposition de la communauté des compétences individuelles, en fonction des problèmes donnés, et à seule fin de résolution desdits problèmes.

En la matière, il serait évidemment culotté de prétendre que l’exercice politique auquel se sont prêté les différents responsables qui se sont succédés aux plus hauts postes de la magistrature, de la législature et du gouvernement depuis quelques dizaines d’années, brille par l’excellence des résultats et la bonne foi de ceux qui les ont établis. L’analyse de François Bayrou, en ce sens, a représenté lors de l’élection présidentielle de 2007 une sorte de bouffée d’oxygène pour un grand nombre de Français qui conçoivent l’action publique en marge des limites idéologiques qui guident traditionnellement les partis majoritaires, et il est compréhensible que le président de l’UDF ait cherché à tout prix une traduction effective de ce que beaucoup regardaient encore à l’automne 2006 soit comme une fantaisie du paysage politique, soit comme une cause perdue à l’avance.

Cette traduction, c’est aujourd’hui le Mouvement démocrate. Lors de ses deux campagnes présidentielles, François Bayrou a regardé, il a décrit, il a - aussi - caricaturé, il a critiqué, puis il a proposé. Pendant que Royal et Sarkozy surenchérissaient à tout-va, il y a donc eu, chez Bayrou, une volonté affichée de remise à plat de ce que doit être la politique, de redéfintion des enjeux, de remise des compteurs à zéro. A ce titre, et au vu de l’adhésion relativement spectaculaire d’un certain électorat à ses thèses, il était évidemment impossible pour lui, au lendemain du premier tour, de poursuivre avec l’étiquette UDF si fortement connotée et qui, ironiquement, était probablement l’illustration la plus parfaite d’une logique de copinage que Bayrou avait entrepris de combattre. Exit, donc.

Cet événement devrait être une bonne nouvelle pour tous les démocrates actuels et futurs, ralliés circonstanciels d’une élection hors norme ou simples citoyens progressivement convaincus qui assistent à la naissance (ou plus exactement peut-être la suite logique) d’un parti à vocation majoritaire dont le chef n’a édulcoré ni la forme, ni le contenu du discours, en dépit d’une troisième place à l’élection présidentielle, obligeant traditionnellement le candidat concerné à une forme de modestie.

D’une certaine manière, le leader centriste a réussi un pari fou : qui aurait pu dire, il y a un an de cela, que presque un électeur sur cinq allait glisser un bulletin Bayrou dans l’urne le 22 avril 2007 ? L’effervescence autour de sa candidature est allée crescendo, incontestablement, et la démarche pédagogique qu’il a faite sienne permet d’avancer sans craindre de trop se tromper qu’il est parvenu à fédérer autour d’une conception nouvelle (en tout cas dans l’histoire récente de notre République), et probablement de manière plus durable que ne veulent bien le prétendre nombre d’analystes et de ses opposants.

Lors du Conseil national de l’UDF, tenu jeudi 10 mai à la Mutualité, François Bayrou a rappelé ces différents points, et a évoqué la posture pour les échéances législatives ; logiquement, de même qu’il s’était refusé à annoncer sa préférence pour l’un ou l’autre des deux candidats retenus au second tour des élections présidentielles, il a d’ores et déjà promis la présence d’un candidat du Mouvement démocrate dans chaque circonscription, et le refus de négocier avec l’un ou l’autre des deux grands partis - et plus particulièrement le Parti Socialiste - avant de se lancer dans la bataille. Il s’agit à la fois de crédibiliser l’ambition de la nouvelle formation centriste et, surtout, d’accorder ses actes à ses paroles - le fondement d’une “bonne” pratique politique, selon lui.

Il conviendrait évidemment d’applaudir l’intégrité de la démarche et de celui et ceux qui la soutiennent si cette volonté affichée de rigueur extrême ne confinait pas soudain à l’aveuglement le plus incompréhensible sur un plan strictement stratégique.

Entendons-nous : il ne s’agit pas d’acclamer, à l’inverse, ceux qui ont si rapidement quitté le navire pour rejoindre celui d’à côté au premier signe d’une difficulté : la posture contradictoire choisie par Hervé Morin, Jean-Louis Bourlanges et consorts, grands pourfendeurs de la corruption des appareils devant l’Eternel jusqu’au soir du premier tour, risque d’ailleurs de refroidir les ardeurs d’électeurs de droite tout de même pas complètement amnésiques dès le mois prochain. Toutefois, et ainsi que l’a rappelé le même Bourlanges lors du Conseil national de jeudi dernier, il ne faut pas non plus perdre de vue qu’un combat politique ne se mène démocratiquement que par la victoire à une élection, quelle qu’elle soit, et qu’il est impératif pour un mouvement nouveau de créer autour de lui les conditions les plus favorables possibles pour se garantir des chances de succès, faute de quoi il sera purement et simplement privé de parole. Dans ce contexte, on peine à croire - et ce n’est rien de le dire - que François Bayrou préfère le sort que les institutions de la Ve République réservent par exemple à Jean-Marie Le Pen, plutôt que de chercher, au moment où il lance son parti, un moyen de lui garantir une tribune d’où il pourra se faire entendre.

Et quel est ce moment, d’ailleurs ? Regardons les choses en face : jamais depuis la Seconde Guerre mondiale la droite n’a été aussi forte. A gauche, en parallèle, la situation a rarement été aussi critique : dépourvu d’un leader et d’un candidat incontestés, le Parti socialiste a tellement désemparé jusqu’à ses fervents supporters que les électeurs de courants plus minoritaires tels que les Verts ou le Parti communiste ont eux-mêmes préféré voter pour Ségolène Royal, tant ils apercevaient le risque flagrant de rééditer le 21 avril 2002. J’argue en effet que les scores remarquables de la candidate socialiste au premier comme au second tour, malgré l’écart important qui la séparait de Nicolas Sarkozy dans les deux cas, sont le signe non d’une adhésion massive et entière à son “pacte présidentiel”, mais bien d’un choix longuement pesé par un électorat traumatisé lors du dernier scrutin présidentiel et soucieux de porter coûte que coûte une voix “de gauche” au second tour en 2007.

Il suffit d’ailleurs de prendre place au spectacle rocambolesque que servent les dirigeants du PS depuis le soir du second tour pour voir que le programme de Mme Royal était loin de faire l’unanimité, à l’opposé diamétral de ce qui s’est produit à droite, du reste.

Les circonstances sont donc particulières. Il est tout à fait évident qu’elles ont permis, dans une certaine mesure, l’émergence de François Bayrou au niveau qu’il a atteint, entre une droite qui mord sur l’extrême-droite et une gauche qui n’a pas su se définir. La situation n’a évidemment pas changé d’un iota depuis le 6 mai, et ne changera vraisemblablement pas avant le 10 juin - à moins que le courant centriste promis par Sarkozy au sein de l’UMP ces derniers jours ne prenne soudain corps et siphonne l’électorat de l’UDF/MD dans des proportions a priori peu probables.

Aussi, il convient de s’interroger. Est-il responsable, sensé, prudent, lorsqu’on dirige une force politique arrivée troisième lors d’une élection, et donc potentielle perdante dès le premier tour de l’élection suivante-en l’occurrence, les législatives - de refuser tout dialogue avec un parti dont les intérêts stratégiques et la philosophie constitutive fondamentale sont finalement proches des siens ? “Le drapeau du Parti socialiste est à terre”, nous a dit Laurent Fabius le soir du deuxième tour. Mais pourquoi François Bayrou, par un accès de vertu qui finit par toucher à la coquetterie, ne profiterait-il pas de la fragilité de son frère ennemi pour couler une bonne fois pour toutes les fondations de son propre Mouvement qui, pour l’heure, n’existe qu’en substance ? Les choses ne sont évidemment pas aussi simples, et il n’est pas dit non plus que le PS accepte stricto sensu un tel procédé, mais il semble assez clair que l’électorat progressiste, lui, n’est plus à un sacrifice près pour se mettre à l’abri d’une hégémonie conservatrice et attend avec une certaine impatience que les dirigeants politiques finissent par mettre leur orgueil dans leur poche et s’inquiètent du sort de leurs concitoyens avant tout.

Les conditions sont réunies pour qu’un grand courant central prenne la place importante que de nombreux électeurs ont souhaitée lors des élections présidentielles. Cela passe par des négociations, qu’on le veuille ou non. Il est louable de constater que l’homme qui a su incarner ce courant reste - une fois n’est pas coutume en politique - fidèle aux principes d’exigence et de loyauté au point de courir le risque sérieux d’enfanter d’un parti mort-né. Certes, cette posture ne lui a pas trop mal réussi jusqu’à présent. Cependant, il aurait une responsabilité cruciale et probablement dévastatrice si, par excès de zèle, il privait de facto son propre électorat de toute chance réelle de représentation à la Chambre.

Nicolas Sarkozy, par les mesures précises qu’il a annoncées et par la méthode qu’il a mise en œuvre pour devenir président de la République, est l’anti-François Bayrou par excellence. Sur un plan idéologique, les deux hommes ne s’opposent pas en tout, bien au contraire ; mais sur un plan philosophique, on cherche en vain les ressemblances, au point que la France qu’envisage Nicolas Sarkozy est le négatif de celle qu’avait espérée François Bayrou. Il ressort de ces analyses une proximité a priori envisageable entre le chef de l’UDF et les dirigeants socialistes sur la mise en place d’une forme de “coalition de contre-pouvoir” à l’Assemblée nationale, destinée à mettre des garde-fous à la politique engagée que promet le président élu. Il n’y a rien de mal à cela, et il n’y a rien de flou non plus, ni quoi que ce soit qui semble de nature à brouiller le message et l’ambition du Mouvement démocrate. A son chef, rapidement, de choisir en conscience entre l’intégrité stérile de son entreprise et le service pragmatique des causes défendues.


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9 réactions à cet article    


  • daryn daryn 23 mai 2007 20:51

    Si François Bayrou avait donné une consigne de vote entre les deux tours, il se serait déconsidéré auprès de ces électeurs, et ces derniers n’en auraient pas tenu compte.

    Qu’est ce qui vous fait croire que la situation devrait être différente aux législatives ?


    • Nicolas Nicolas 24 mai 2007 00:40

      Si Bayrou est proche du PS, ca veut dire que le PS pourra bientôt rejoindre l’UMP !

      PSF : 100 ans de conneries !


      • vivelecentre 24 mai 2007 08:13

        A Daryn,

        mais si Bayrou a donné une consigne de vote dans l’entre deux tours ! Il a dit qu’il ne voterai pas pour Sarkozy ! vous avez loupé l’episode ?

        En disant cela il a d’une part abandonnée la neutralité qui etait le combat de la nouvelle Udf et cela a entrainé une réaction epidermique de son ancienne equipe qui n’avait pas validé ce choix

        On pourrait disserter longtemps sur cette prise de position publique mais il est indeniable qu’il a été motivé a la fois par sa haine de Sarkozy et de l’ump et l’espoir d’incarner le premier ministre incontournable de S Royal

        Les evenements en ont decidé autrement, mais il ne faut pas oublier qu’a ce moment là, Bayrou etait le « premier ministre preferé de Royal » pour la majorité des soutiens socialistes et centre gauche

        D’une facon plus generale, Bayrou a loupé l’occasion de sa vie

        Il avait un boulevard devant lui, il aurait du pendant ces 5 dernieres années profiter de la guerre Villepin/sSArko pour recomposer la droite autour du centre droit modéré

        Au lieu de cela, il a plutot joué la posture d’une opposition musclé et systhematique et fait glisser lentement son positionnement au centre gauche dans l’espoir maintenant de recomposer la gauche autour du social democrate sur les decombres du ps

        Il fait une erreur magistrale à nouveau car même si le Ps a besoin d’une refondation, ils se passeront de monsieur Bayrou et ont suffisament de barons pour l’incarner (Dsk , Royal, ou autre)

        d’autre part, même si le ps est en difficulté, les legislatives leurs donneront de l’air frais et il ne faut pas oublier leurs puissances de feux ( ne controle t’il pas 20 regions, nombre de departements et des grandes villes -Paris lyon, Lille, Nantes-)

        Pendant la campagne, il a focalisé sur Sarkozy au lieu de profiter et s’engouffrer dans la faiblesse relative de la candidature Royal

        Etonnant quand même qu’avec un tel boulevard (un certain rejet de Sarko et la mesentante des socialistes soutenant du bout des levres Royal) il n’est fait que 18% !

        cependant, devant son isolation dans le modem réinventé principalement autour de sa personne, devant l’eclatement du centre en 4 poles, devant l’echec de toute ses tentatives de rassemblement autour de son action ( sa seul prise de guerre est Begag), devant la defection des elus et des cadres,( aux dernieres nouvelles, Christophe Lagarde ne se presente pas sous l’etiquette Modem, Artigues etait à Matignon mardi matin et De Sarnez est pressentie pour un secretariat d’etat après les legislatives !!!) peut etre peut on se poser des questions sur la personnalité de Bayrou inapte a federer et par trop egocentrique ( peut etre le defaut naturel du centriste..)


        • daryn daryn 25 mai 2007 02:22

          @vivelecentre

          la stratégie pré-campagne que vous évoquez lui aurait apporté le score qu’il aurait mérité, à savoir ses 6% de 2002.

          il est indeniable qu’il a été motivé a la fois par sa haine de Sarkozy et de l’ump et l’espoir d’incarner le premier ministre incontournable de S Royal

          C’est de la politique fiction. Personne n’a jamais cru que SR puisse termier en tête. La seule question était le nombre de points d’écart avec NS. Au soir du premier tour j’avais parié au moins 5, elle a fait 6. Elle le savait. NS le savait. FB le savait.

          NS n’a pas besoin du centre et le sait. Il aura une majorité UMP. Il a déjà jeté de Robien, les PSLE suivront sans tarder après les législatives. A mon avis Fillon ne terminera pas l’année : on va avoir une rentrée chaude en septembre qui motivera une remaniement ministériel pour mettre en place une équipe de choc pour ’faire face aux enjeux’. Exeunt les ministres d’« ouverture ».

          Dans l’intervalle FB essaiera de faire fructifier le seul capital dont il dispose, à savoir ses électeurs. Et à mon avis sa stratégie d’entre-deux tours était bien la seule qui lui permette de les fidéliser.


        • Thomas Thomas 25 mai 2007 12:33

          Je me permets modestement de vous orienter cet article : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23724

          Bayrou ne peut s’afficher avec le PS parce qu’il n’en partage pas les idées. Son programme reste un programme de centre droit (du social mais moins d’état). Il veut faire une OPA sur les électeurs progressistes du PS, pas sur les idées du PS (les quoi ?)

          Il avait le choix entre ne pas exister au sein d’une gigantesque majorité présidentielle dans laquelle il aurait du fermer sa g... et tenter d’exister en dehors. Il a fait le second choix et c’est courageux.

          En s’affichant en opposant de NS, il tente de ravir au PS sa place naturelle de leader de l’opposition. Pari difficile parce que, même en décomposition, le PS garde une grosse puissance de feu avec de nombreux électeurs qui voteront PS juste parce qu’ils veulent voter à gauche, indépendamment des idées ou de l’absence d’idées du PS.

          Quant au dirigisme supposé de Bayrou dans son parti, il n’est qu’un enfant de cœur comparé à NS qui a littéralement mis au pas tout l’UMP, et vient de le priver de chef pour mieux le garder sous contrôle.


        • chbellenge 24 mai 2007 18:51

          Il faudrait avoir vécu les choses de l’intérieur de l’UDF pour comprendre ce qui s’y est passé. Je suis conseiller municipal, ancien responsable de la 12eme circonscription des Yvelines et j’ai été démissionné comme du temps de ce bon vieux PCF. Un simple mail aux adhérents pour annonser une démission imaginaire. Oui, c’est vrai, j’ai refusé de soutenir publiquement le candidat investi MoDem, oui c’est vrai je suis le suppléant d’un autre candidat (S.E = sans étiquette) mais Maire adjoint d’un petit village, lui aussi adhérent UDF, exclu de ce matin par mail. Trouvez vous Démocratique un parti qui exclu arbitrairement sans réunir le bureau départemental ? J’ai toujours été anti RPR/UMP et n’ai rien à prouver sur ce point, deux fois candidat aux législatives contre mon député maire RPR alors soutenu par l’UDF. Que pouvais-je faire d’autre alors que le MoDem a donné une investiture à un type sans expérience, qui n’était pas adhérent il y encore un an, un opportuniste de passage ? Je n’étais candidat à rien cette fois ci, mais il y avait des volontaires plus compétents, j’ai donc décidé de soutenir l’un de ceux là. Ce cas n’est pas isolé, le MoDem a investi deux autres candidats dans les Yvelines, inconus au bataillon il y a encore quelques semaines,alors que nous avions des volontaires adhérents de longue date. Où pensez-vous que tous ces exclus de force pourront aller ? Le PSLE est une solution parmi d’autres, mais toujours mieux que l’UMP ! A l’occasion, nous recherchons des volontaires pour tracter sur Plaisir - Les clayes. Bonne soirée à tous.


          • vivelecentre 25 mai 2007 09:57

            et oui !

            il ne suffit pas de nommer son mouvement « mouvement democrate » pour en etre un !

            L’autoritarisme de Bayrou en a fait fuir plus qu’il n’en attire


            • Thomas Thomas 25 mai 2007 12:37

              S’agissant d’autoritarisme, Bayrou n’est qu’un enfant de cœur comparé à NS. Qui, au sein de l’UMP, se permettrait de critiquer le maître, le gourou Sarkozy ?

              Non pas que l’envie manque à certains mais ils savent les risques encourus.


            • vivelecentre 26 mai 2007 13:18

              completement faux !

              vous deviez etre sur une autre planete lorsqu’il y a eu la rivalité De Villepin/Sarkozy malgré le fait que Sarkozy etait déjà a la tête de l’ump

              depuis, il se sont rassemblée sous sa candidature non sans un certain succes !

              Rien de tel chez Bayrou ou si on est pas sur la ligne du chef, on se mets directement en dehors

              La liste est longue chez les centristes au point qu’il ne reste plus grand monde a part les militants de basesqui sont surtout desireux d’essayer de croire qu’autre chose ( on ne sait toujours pas quoi) est possible !

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