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Accueil du site > Actualités > Politique > Fonction publique : faites ce que je dis...

Fonction publique : faites ce que je dis...

Le 19 septembre 2007 à Nantes, le chef de l’Etat déclarait :

 

"... / ... Nous devons donc refonder une fonction publique où les fonctionnaires n’auront pas le sentiment d’être réduits à l’impuissance, parce qu’ils ne savent pas toujours ce que l’on attend d’eux, parce qu’ils ont trop souvent le sentiment d’être mal aimés, mal considérés, parce qu’ils servent un Etat qui fonctionne mal, qui ne répond pas à ce que nos concitoyens sont en droit d’en attendre, qui perd toute continuité et toute cohérence dans la valse hésitation des réformes qu’on multiplie sans jamais oser les mener jusqu’à leur terme.

Le malaise est partout.

Il est dans l’Etat qui est devenu impécunieux et impuissant en même temps qu’il ne cessait de s’étendre pour devenir tentaculaire.
Il est dans les hôpitaux totalement désorganisés par les 35 heures.
Il est dans la fonction publique territoriale.

Ce malaise ronge les meilleures volontés.
Ce malaise fait obstacle au changement.

Le moment est venu de reconstruire.

... / ... Le service public ne peut pas obéir au critère de la rentabilité financière. Mais le service public a un devoir d’efficacité. Il a le devoir de rendre le meilleur service possible sans gaspiller l’argent public qui est l’argent des Français ... / ... Chacun peut comprendre que dès lors que nul ne peut indéfiniment dépenser plus qu’il ne produit, la hausse non maîtrisée des effectifs de la fonction publique a fatalement pour corollaires la baisse du pouvoir d’achat et le rétrécissement des perspectives de carrière.

Mais, dans mon esprit, la réduction des emplois publics est une conséquence et un moyen de la réforme, non une fin en soi. Je me suis engagé à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cet engagement, je le tiendrai parce qu’il n’y a aucun autre moyen pour améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires et retrouver les marges financières qui permettront à l’Etat de ne plus vivre à crédit en finançant par le déficit, non l’investissement, mais le fonctionnement ... / ... Ce que je vous propose, c’est une révolution culturelle, une révolution pour changer les mentalités, pour changer les comportements et pas seulement les structures, pas seulement les procédures, pas seulement les moyens ... / ... La haute fonction publique doit bien évidemment se montrer exemplaire à la fois dans le partage de l’effort et dans la modernisation ... / ..."

Le message était clair. Eric Woerth l’annonçait le 18 mai 2008 : "Paris (AFP) — Le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, juge qu’’il n’y a pas de raison de reculer’, sur la réduction d’effectifs prévue parmi les fonctionnaires, quand ’on a la conviction d’agir pour l’intérêt général’", dans une interview au Parisien dimanche.

"Je ne suis pas un père Fouettard, mais il est impératif de diminuer les effectifs de la Fonction publique", ajoute le ministre, qui veut "les réduire doucement, sans brutalité". "A partir du moment où on a la conviction qu’on agit pour l’intérêt général, il n’y a pas de raison de reculer", explique M. Woerth, qui estime que "reculer, ce serait faire reculer le pays".

"Tous les pays, qui sont parvenus à équilibrer leurs finances publiques, ont réduit le nombre de leurs fonctionnaires", souligne-t-il. Le ministre juge qu’il serait "irresponsable" de ne pas saisir l’"opportunité" de la démographie qui "fait que beaucoup partent en retraite". ... / ... "Le gouvernement a programmé 22 900 suppressions de postes de fonctionnaires dans le budget 2008 et 35 000 ont été annoncées pour 2009 en application du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) ... / ..."

Le ministre comme le gouvernement et le président ont d’ailleurs fait savoir qu’aucun mouvement social ne saurait les faire reculer. Lorsqu’on voit une telle détermination, on se dit que dans les cabinets du président, du Premier ministre et des ministres, la plus grande rigueur et surtout l’objectif d’efficacité doivent être la règle !

Alors, qu’en est-il ?

On compte à ce jour 37 ministres ou secrétaires d’Etat. Même si les secrétaires d’Etat sont sous la tutelle de ministères, on peut globalement dire que tous les aspects de la gestion du pays semblent couverts. Il ne faut en effet pas oublier que chaque ministre ou secrétaire d’Etat dispose d’un cabinet dont le nombre de conseillers peut varier de zéro (Rama Yade) à une trentaine (Roselyne Bachelot) à 37 (Christine Lagarde) soit en moyenne une vingtaine de conseillers.

Une visite sur le site de la présidence de la République à la page "Cabinet de Nicolas Sarkozy" amène à se poser des questions sur la diminution du nombre de fonctionnaires notamment en ce qui concerne le cumul ou doublonnage.

Composition du cabinet de M. Nicolas Sarkozy, président de la République :

Secrétaire général : M. Claude Guéant
Chef de l’état-major particulier : amiral Edouard Guillaud
Conseiller spécial du président de la République : M. Henri Guaino
Conseillers du président de la République :
M. Raymond Soubie
Mme Catherine Pegard
Conseiller diplomatique et Sherpa : M. Jean-David Levitte
Secrétaire général adjoint : M. François Perol
Directeur du cabinet : Mme Emmanuelle Mignon
Conseillers à la présidence de la République :
M. Franck Louvrier
M. Arnold Munnich
M. Patrick Ouart
Chef de cabinet : M. Cédric Goubet
Chef de cabinet adjoint : M. Samuel Fringant

Mais, enfin, pourrait-on se dire, après tout, le budget de la France peut bien offrir quelques (très chers) collaborateurs au président. Oui, mais c’est en lisant la deuxième partie de la liste consacrée aux conseillers et conseillers techniques qu’on est partagé entre le sourire et l’abattement.

Conseillers :

M. Dominique Antoine, conseiller culture, éducation, jeunesse et sports
M. Bernard Belloc, conseiller enseignement supérieur et recherche
M. Olivier Biancarelli, conseiller parlementaire et Outre-Mer
M. Erard Corbin de Mangoux, conseiller affaires intérieures
M. Bernard Delpit, conseiller économique
Mme Cécile Fontaine, conseiller défense
M. Pierre-Jérôme Henin, conseiller presse questions internationales
M. Bruno Joubert, conseiller diplomatique adjoint
M. Bertrand Martinot, conseiller social
M. Jérôme Peyrat, conseiller politique
M. Fabien Raynaud, conseiller affaires européennes
M. Maxime Tandonnet, conseiller immigration et intégration

Conseillers techniques :

M. Boris Boillon, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient
M. Olivier Colom, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé du G8, des Nations unies, des affaires multilatérales et globales et de la francophonie.
M. Edouard Crepey, conseiller technique en charge des questions institutionnelles, constitutionnelles et juridiques
Mme Sophie Dion, conseiller technique sport
M. Jean-Baptiste de Froment, conseiller technique éducation
M. Eric Garandeau, conseiller technique culture et communication
M. Christophe Ingrain, conseiller technique justice
M. Rachid Kaci, conseiller technique politique de la ville, diversité
M. Damien Loras, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des Amériques, de la Russie, du Caucase, des Balkans et de l’Asie centrale
M. Bertrand Lortholary, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Asie et de l’Océanie
M. Matthieu Louvot, conseiller technique industrie-énergie-transport
M. Christophe Malvezin, conseiller technique agriculture et pêche
M. Rémi Marechaux, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Raphaël Radanne, conseiller technique santé
M. Aimeric Ramadier, conseiller technique fonction publique et jeunesse
M. Boris Ravignon, conseiller technique développement durable
M. François Riahi, conseiller technique réforme de l’Etat
M. François Richier, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires politico-militaires
M. Julien Samson, conseiller technique protection sociale
M. Romain Serman, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
M. Eric Tallon, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires européennes
M. Julien Vaulpre, conseiller technique opinion

Notre Premier ministre serait quant à lui plus mal loti ?

Pour mémoire, le cabinet du Premier ministre se compose de :

1 Directeur du cabinet, 1 Directeur adjoint du cabinet, 1 Conseiller auprès du Premier ministre, 1 Conseillère auprès du Premier ministre pour la communication.

Puis :

Chargés de mission auprès du Premier ministre :
M. Jean de Boishue, ancien ministre,
M. Daniel-Georges Courtois,
Pierre David,
Jean-Marc Monteil,
1 Chef du cabinet,
1 Chef du cabinet militaire,
1 Chef adjoint du cabinet,
1 Conseillère, chef du secrétariat particulier,
1 Conseiller Europe,
1 Conseillère pour les affaires économiques et financières,
1 Conseiller social,
1 Conseiller pour les affaires intérieures,
1 Conseillère pour la justice,
1 Conseiller parlementaire,
1 Conseiller pour la réforme de l’Etat et la fonction publique,
1 Conseiller pour le budget,
1 Conseiller pour l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche,
1 Conseiller pour l’industrie, la recherche et l’énergie,
1 Conseiller diplomatique,
1 Conseiller pour le développement durable,
et Arno Klarsfeld (aucune précision),

5 conseillers au service de presse.

Conseillers techniques :
1 Affaires diplomatiques,
1 Fiscalité et prélèvement obligatoires,
1 dossiers culturels et discours,
1 Affaires diplomatiques et coopération franco-allemande,
1 Relations avec le Sénat et les associations d’élus,
1 Education,
1 Financement des entreprises, services, artisanat, concurrence, consommation et tourisme,
1 Politique de la ville, intégration et lutte contre l’exclusion,
1 Relations avec l’Assemblée nationale et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et de l’UEO,
1 Enseignement supérieur et recherche,
1 Santé,
1 Ecologie et urbanisme,
1 Discours,
1 Sécurité,
1 Stratégies industrielles, PME-PMI, technologies et société de l’information,
1 Administration territoriale, collectivités locales et Outre-Mer,
1 Sports, jeunesse et vie associative,
1 Libertés publiques,
1 Finances sociales,
1 Affaires stratégiques,
1 Affaires locales,
1 Energie, politique industrielle et sûreté nucléaire,
1 Discours,
1 Travail et formation professionnelle,
1 Affaires économiques internationales,
1 Espace, industries de défense, recherche et innovation,
1 Climat, transport et règles de construction,
1 Macro-économie et emploi,
1 Culture et communication,
1 Agriculture, pêche et forêt.

Chargés de mission :
1 Aménagement et logement,
1 Relations avec élus,
1 Education,
1 Prévisions économiques,
1 Relations avec l’Assemblée nationale et le Parlement européen.

En regardant de plus près les deux (impressionnantes) listes, on constate non seulement que l’Elysée et Matignon possèdent dans leurs cabinets respectifs des équivalents ou doublons et qu’ils couvrent la totalité des sujets ou dossiers gérés par les ministères ou secrétariats d’Etat. Muni de ces informations, on est légitimement en droit de se poser une question : comment est-il possible d’obtenir la moindre efficacité dans l’action ?

Une question nous vient immédiatement à l’esprit : la réduction du nombre de fonctionnaire dont Eric Woerth se gaussait il y a peu de temps va-t-elle s’appliquer aux ministères, à Matignon ou au cabinet élyséen au nom de l’efficacité et de la gestion sérieuse ? Car, enfin, les émoluments des fonctionnaires présents dans les cabinets n’ont rien à voir avec celui des simples salariés de la fonction publique ou territoriale.

Une question pour laquelle, probablement, nous risquons d’avoir du mal à trouver un interlocuteur... pour y répondre.

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17 réactions à cet article    


  • Chtiboom 3 juin 2008 11:45

    Au cas où vous ne le saviez pas, l’Etat gère un budget de plus de 250 milliards d’euros, avec plusieurs millions d’agents publics. Le Président de la République et le Premier Ministre sont les responsables de l’Exécutif, à savoir l’équivalent, pour une société privée, du Président et du Directeur Général.

    S’il existait - et ce n’est pas le cas - une entreprise engageant un budget de 270 milliards d’euros et employant plusieurs millions d’employés, croyez moi, il y aurait largement autant, voire plus, de conseillers autour de ces deux personnes.

    C’est vraiment facile de cracher sur l’Etat et les hommes politiques. Ca ne mange pas de pain, ca permet de s’assurer d’une bonne petite audience de râleurs qui ont un avis sur tout sans se poser les vraies questions, et qui sont les premiers à se jeter sur les boucs émissaires du moment.

    Pathétique...


    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 3 juin 2008 12:29

      Chtiboom

      "Le Président de la République et le Premier Ministre sont les responsables de l’Exécutif, à savoir l’équivalent, pour une société privée, du Président et du Directeur Général."

      Absolument pas. Tout d’abord parce qu’une entreprise privée n’est pas comptable de l’argenrt public et surtout ne donne aucune leçon de maintien à l’ensemble de la société civile.

      "une entreprise engageant un budget de 270 milliards d’euros et employant plusieurs millions d’employés, croyez moi, il y aurait largement autant, voire plus, de conseillers autour de ces deux personnes."

      Je travaille dans le privé depuis plus de 30 ans et je peux vous dire que je n’ai jamais vu d’entreprises qui salarient autant de spécialistes cumulant les mêmes fonctions !!!

      Il est inadmissible alors que le Président, le Premier Ministre et plus généralement le gouvernement nous expliquent qu’il faut être efficaces alors que chacun conserve son pré carré et ses spécialstes personnels.

      Vous trouvez mon article pathétique, c’est votre droit. Toutefois expliquez moi pourquoi des l’élus locaux (département et région) jusqu’à la présidence de la république on considère que les spécialistes des autres sont si mauvais qu’ils faille posséder lson propre de conseillers ou hauts fonctionnaires ?

      Pendant ce temps, ce sont surtout les "petits" fonctionnaires qui vont en faire les frais. Et bizarrement, ceux là sont aux service de TOUS les français !!!

      Faites ce que je dis ...

       


    • Rage Rage 3 juin 2008 23:13

      Bonsoir,

      Voilà par exemple une excellente disposition institutionnelle que la constitution pourrait reprendre : plafonner le nombre de ministre, de secrétaires d’Etat et de "staff" technique.

      Soyons encore plus clair : la liste est composé de tous ceux qui devaient se trouver en mai dernier dans le QG UMP pour scander le nom de Sarkozy. Quelle formidable élan républicain ! Chacun pour soi, et tous pour moi !

      La liste est tellement dingue - et encore c’est la liste officielle - qu’avec environ 20 conseillers par "tête" pour les 37 ministres/Secrétaires d’Etat (rappelez vous la promesse des 20...) + les 2 zouaves, on monte à l’effectif coquet d’environ 800 personnes UNIQUEMENT pour du conseil !

      Vu que le moindre porteur d’eau touche 3500€/mois, je vous passe les détails de facture.

      Et ce n’est QUE les conseillers ! A cela il faut ajouter les intendances, chauffeurs, jets privés etc, etc...

      A ce prix là, pour pondre merde sur merde, franchement on peut se poser la question suivante :

      Sommes nous dans une république bananière ?

      Pour ma part, ça fait déjà longtemps qu’on aurait dû déblayer tout ça du paysage. Et surtout qu’ils n’aillent pas nous parler d"efficacité" et de serrage de ceinture : leur salaire est proportionnel à leur incompétence.

      Pathétique.


    • Chtiboom 3 juin 2008 13:38

      Votre affirmation "parce qu’une entreprise privée n’est pas comptable de l’argenrt public et surtout ne donne aucune leçon de maintien à l’ensemble de la société civile", que vous mettez en opposition à "Le Président de la République et le Premier Ministre sont les responsables de l’Exécutif, à savoir l’équivalent, pour une société privée, du Président et du Directeur Général" est à côté de la plaque.

      Le Président de la République est l’équivalent du président d’une entreprise, fixant les grandes orientations, définissant les priorités, prenant la main sur les sujets qu’il considère comme devant l’être. Le Premier Ministre - comme un Directeur Général - assure la gestion courante de l’entreprise, met en musique les orientations du Président.

      Il n’y a rien en cela qui soit contredit par le fait que le budget de l’Etat soit issu des impôts.

      Quant à votre envolée "Je travaille dans le privé depuis plus de 30 ans et je peux vous dire que je n’ai jamais vu d’entreprises qui salarient autant de spécialistes cumulant les mêmes fonctions !!!", cela me fait bien rire. Citez moi une seul entreprise dépassant 1.000.000 de salariés. Il n’y en a pas. Votre expérience professionnelle personnelle est donc d’aucune utilité dans ce débat.

      Sur le fond, lorsque l’on exerce des responsabilités, quelles qu’elles soient - privées ou publiques - le point majeur est de prendre la bonne décision sur la base des meilleures informations possibles. Tous ces conseillers sont là pour assurer ce travail.

      Il manque d’ailleurs à votre "raisonnement" un élément capital. Tous ces conseillers ne sont pas des fonctionnaires. Et quand bien même ils le sont, ils ne doivent leur poste qu’au bon vouloir de l’homme politique qui les a choisi.

      Remettez vous il y a deux ans en arrière. Imaginez un seul instant Sarkozy conseillé par des gens que Villepin aurait choisi... Et là, peut-être, apparaît à vos yeux le fond du problème.

      La carrière politique d’un Ministre peut s’arrêter du jour au lendemain en raison d’une erreur grossière, d’une décision catastrophique. Or, leurs décisions dépendent en grande partie de la qualité de l’information qui est remontée par leurs conseillers. Si vous faites dépendre les conseillers d’une personne autre que celle à qui ils fournissent les informations nécessaires aux décisions, c’est humain, en cas de nécessité de choix, les conseillers privilégieront ceux dont leur avenir dépend.

      La principale raison pour laquelle les "petits" fonctionnaires souffrent, c’est que l’administration centrale et déconcentrée est en "roue libre". Les politiques ne mettent pas assez les "mains dans la cambouis", ne se préoccupent pas assez de la vie interne de leurs ministères.

      Au final, quand il y a des luttes de pouvoir (et Dieu sait qu’il y en a) en différents Directeurs d’Administration Centrale, et que ces conflits engendrent des problèmes avant tout pour les "petits fonctionnaires", il n’y a personne pour arbitrer, et les difficultés perdurent.

      Mais allez-y, continuez à taper sur les politiques, c’est facile. Et puis si vous êtes si fort et si intelligent, qu’est-ce qui vous empêche de vous présenter aux élections - et naturellement de gagner puisque vous êtes au-dessus du lot - pour montrer comment vous, vous allez bien faire les choses ?


      • Medicis 3 juin 2008 13:58

        Sarkozy a toujours de bons petits soldats pour défendre sa cause, même quand elle est indéfendable !


      • Zenobia Zenobia 3 juin 2008 19:26

        Si une telle situation vous convient, tant mieux pour vous, mais moi, je ne paie pas des impôts pour "salarier" toute cette pétaudière !!!

         


      • Dolores 3 juin 2008 19:42

        Si on a la prétention de vouloir assumer la fonction présidentielle , à mon avis on doit avoir au moins quelque idée de ce qui vous entoure et quelques idée personnellles sur la façon de contribuer "au bien général".

        Quand on a besoin de conseillers sur tout les sujets c’est qu’on ne connait rien, ni la vie dans son propre pays ni ailleurs, et qu’on ne vie pas dans le même monde que celui de ses "sujets", puisqu’on n’a besoin de tant de "nègres" pour se "renseigner.

        Quand en plus on fait appel à quelqu’un pour écrire ses propres discours cela démontre qu’on n’a ni idées ni de capacité à s’exprimer seul.

        Ne dites pas qu’il a trop de travail, dites plutôt qu’il veut être "servi" et qu’il s’achète des cerveaux pour pallier à ses "manques", tout en les récompensant, par des salaires hors de proportion, de leur servilité.

        Je vous ferai remarquer que le gouvernement n’est pas une entreprise même si certains pensent que tout doit être privatisé (même l’état) et que son but n’est en rien comparable

         


      • Jean Lasson 3 juin 2008 22:30

        Sarkozy a toujours de bons petits soldats pour défendre sa cause [...]

        Il est bien possible qu’au moins certains de ces petits soldats soient tout simplement payés pour faire ce travail...

         


      • tvargentine.com lerma 3 juin 2008 14:52

        Décidement mon pôvre ami,vous tombez dans le populisme en stigmatisant le fonctionnement d’un Etat de droit républicain.

        Vous écrivez à une réponse d’un lecteur

        "

        Vous trouvez mon article pathétique, c’est votre droit. Toutefois expliquez moi pourquoi des l’élus locaux (département et région) jusqu’à la présidence de la république on considère que les spécialistes des autres sont si mauvais qu’ils faille posséder lson propre de conseillers ou hauts fonctionnaires ?"

        Allez donc demander au repris de justice JEAN PAUL HUCHON qui entretenait sa femme sur le dos des contribuables locaux

        Allez donc demander a Mr HUCHON pourquoi depuis 2004 il n’a fait aucun aménagement routier entre Colombes et la Défense ,les routes sont devenu tellement dégradées que nous avons l’impression de regresser ,alors que nos impots et taxes locaux explosent

        Allez donc demander à MR HUCHON pourquoi il refuse de récuperer une partie des fonctionnaires alors qu’il passe sont temps à embaucher dans son petit coin

        Bref ,la liste des reproches seraient à faire sur le Président de la Région Ile de France,dont nous avons constaté (TOUS) que les routes et les RER n’ont fait l’objet d’aucun investissement par la Région

        on appelle cela un SOUS-INVESTISSEMENT

        L’automobiliste ne peut même pas prendre les transports en commun,ils sont surbooker !

         


        • jkw 3 juin 2008 15:52

          il devient très difficile de trouver des échanges sérieux sur ce site !

          ce que dénonce l’auteur est une réalité (Raffarin avait également multiplié les effectifs de son cabinet)

          que vient faire Huchon là dedans ?

          je souhaiterai qu’on respecte certaines valeurs comme l’honêteté...et je trouve qu’il est malhonnête de prôner la cure d’amaigrissement "pour les autres" et de s’octoyer plein d’avantages... l’exemplarité ça existe encore ? après on s’ingigne des jeunes qui "n’ont plus de repères" ! cherchez l’erreur

          trois exemples :

          - les caisses sont vides pour les salariés : paquet fiscal pour son électorat !

          - les fonctionnaires sont dans la rue : on ne fait rien ! les taxis sont dans la rue : on retire la proposition Attali !

          - les étudiants sont dans la rue : on tape dessus ! les agriculteurs déversent du purin devant les pféfectures, dessoudent les grilles, badigeonnent les murs de peinture....on laisse faire aucune poursuite ! (ils sont du syndicat proche de la droite)

          et je ne vais pas parler des dossiers politiques qui ont été enterrés.....

          je dis que nous sommes dans une situation ou même la gauche la plus pourrie n’aurait pas oser faire la moitié de cela.....

          oui, Sarkozy a raison, avec lui TOUT est possible !

          je trouve cela indécent !!

           

           

           


          • Chtiboom 3 juin 2008 16:18

            Si vous voulez un échange sérieux, commencez par lire mon commentaire, et l’on pourra discuter du fond.


          • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 3 juin 2008 16:32

            Chtiboom


            Vous n’aimez ni mon article ni les gens qui ne pensent pas comme vous. Votre commentaire est un point de vue et chacun doit pouvoir le remttre en cause la démocratie existe même dans l’expression)

            1 ere solution : Vous acceptez le dialogue et les remarques et tout se passe bien

            2eme solution : Vous proposez un article à AGORAVOX pour expliquer pourquoi vous approuvez la multiplication et la redondance des cabinets présidentiel et ministériels.

            Merci

             

             


          • Artius 3 juin 2008 18:44

            A quand l’augmentation du point d’indice de 170 % ?

             smiley


            • Yohan Yohan 3 juin 2008 22:02

              A quoi sert cette kirielle de conseillers bien inutiles puisque notre président décide de tout  : a placer ses amis, les amis de ces amis et ceux qui pourront servir un jour peut être ?

               


              • Rage Rage 3 juin 2008 23:15

                Réponse : ils ne servent à rien pour 80% d’entre eux.

                Mais il faut bien payer les colleurs d’affiche et les adhérents UMP...


              • Jdemnahouby 4 juin 2008 10:25

                Totalementd accord avec chti boom,

                Meme si le nombre de conseillers peut parait excessif, quand on gere un pays de plus de 60 millions d habitants on a besoin d aide c est du bon sens et ca me fait marrer de voir des gens stigmatiser l omnipresence de Sarko et son "je decide tout tout seul" et dans le meme temps s offusquer du nombre de conseillers qui coutent forcement tres chers.............. on en vient a des calculs simplistes ou y aurait + de 800 conseillers a mini 3500 EUR

                Laissez moi rire !

                Dites donc le mechant Sarko, il serait pas encore plus mechant s il avait pas de conseillers du tout ??
                Ne le considereriez vous pas encore + autocrate ???

                Ah oui au fait a chaque fois que je dis du bien de Sarko sur Agoravox, je suis remunere d un pin s de l UMP et d une photo dedicacee de Carla, ca vous dit pas d en recevoir ?

                Pour ceux qui ont pas compris le commentaire de Lerma, c etait pourtant pas complique : au lieu de voir le mal partout meme dans des choses qui s expliquent, focalisez vous plutot sur des vrais scandales !
                A trop se focaliser sur les moindres faits et geste de Sarko, vous oubliez de regarder ce qui se passe a cote de chez vous...............
                 

                Maintenant au lieu de critiquer cette enorme charge pour la societe, parlez plutot concretement des actions entreprises, et la j avoue qu il y a de quoi et on est en droit d etre decu des mesures prises par ce gouvernement maintenant il faut etre naif pour croire qu il peut tout rgler en 1 an notre super Sarko

                Pour finir un petit article d un journal propagandiste, paye par Sarko :
                 

                Charasse : « Le PS ne dit plus
                la vérité aux Français » Exclu du Parti socialiste, le sénateur du Puy-de-Dôme vient d’adhérer au groupe RDSE (Rassemblement démocratique social et européen) qui compte désormais 17 membres.

                LE FIGARO. Dans quel état d’esprit êtes-vous après votre exclusion du PS ?
                Michel CHARASSE. Très zen. Pour moi comme pour beaucoup de Français, il y a un certain temps que le niveau du PS ne dépasse pas celui des trottoirs municipaux, sujet sur lequel il faut reconnaître que les socialistes sont très bons !

                Qu’entendez-vous par un « certain temps » ?
                Le PS s’est étiolé petit à petit jusqu’à la déchirure brutale de l’échec de Lionel Jospin, en 2002. C’est comme un bassin qui se vide : contrairement à ce qui se passait sous François Mitterrand, nous ne parlons plus aux Français pour leur dire la vérité, mais pour distraire les médias sur des sujets secondaires, des questions de société qui n’intéressent le plus souvent que les minorités.

                Vous pensez au pacs ?
                Oui, mais pas seulement. Que disons-nous par exemple aux Français, depuis des années, sur l’avenir des retraites ? Aujourd’hui comme en 2003, au moment de la loi Fillon, nous n’avançons aucune proposition courageuse. Le gouvernement réforme tout seul, et nous ne savons que dire non. Avec, parfois, des propositions d’une démagogie effrénée : il se trouve encore des élus PS pour faire croire à des pauvres gens que nous reviendrons à 37,5 ans de cotisation ! Sur un sujet fondamental qui angoisse tant les Français, les socialistes se taisent parce que dire la vérité en face, ce serait se mouiller sur la durée des cotisations, leur montant, éventuellement le niveau des retraites, sans parler de l’âge de départ ! Vous les voyez, ces frileux, se lancer là-dedans ? Oh, ils ont été courageux sous Rocard et sous Jospin, pour faire le bilan objectif de la situation des retraites. Mais ils se sont bien gardés d’annoncer la moindre mesure ! Au fond d’elle-même, la direction du PS est ravie que la droite se tape le sale boulot. Lionel Jospin avait décidé de n’aborder le sujet qu’une fois élu, de peur, sans doute, que dire la vérité lui fasse perdre les élections. Eh bien, l’absence de vérité a réglé l’affaire !

                Est-ce aussi la raison de l’échec de Ségolène Royal ?
                Entre autres. Les Français n’ont jamais su ce qu’elle ferait sur les retraites ! Elle s’est bien gardée d’y réfléchir, et surtout de faire des propositions. Il faut dire qu’un sujet de cette importance est difficile à aborder dans le cadre de réunions participatives Tupperware… Je suis frappé aussi par le silence du PS sur la situation et sur l’avenir des finances publiques, sécurité sociale et budget de l’État. Le traité de Maastricht de 1992 nous impose de réduire nos déficits de 80 à 100 milliards d’euros d’ici à 2012. Il a été négocié par un président et un gouvernement socialistes, soutenu par une majorité socialiste et approuvé par référendum par les Français, appelés par le PS à voter oui ! Le gouvernement actuel s’attaque au problème dans la douleur et sous les lazzis des socialistes, mais que proposent-ils à la France pour appliquer « leur » traité et pour que notre pays reste écouté et respecté en Europe ?

                Pourtant, le PS parle sans cesse des déficits…
                Oui, tous les jours, sans doute pour faire sérieux et responsable. Mais quant aux solutions, c’est autre chose. Faut-il des impôts et/ou des cotisations sociales supplémentaires ? Silence ! Des économies budgétaires et sur les dépenses sociales ? Motus ! Et quand on les pousse dans leurs retranchements, ils brandissent le paquet fiscal, qu’ils proposent d’abroger, ce qu’ils ne feront pas, notamment sur les heures supplémentaires et les droits de succession. En ajoutant aussitôt qu’ils redistribueront les 15 milliards ainsi récupérés en pouvoir d’achat. 2012 attendra ! En même temps, ils refusent bec et ongles la moindre participation des patrimoines au financement de la dépendance. Autrement dit, ils trouvent tout à fait normal qu’un pauvre type, qui n’aura jamais de maison ni d’appartement, paie des impôts pour permettre à un propriétaire de transmettre son bien à ses héritiers qui, peut-être, ne se sont jamais occupés de lui. C’est peut-être de la justice socialiste, mais ce n’est pas de la justice sociale ! Et je pourrais citer d’autres exemples : que propose le PS pour compenser la montée du prix de l’essence, si ce n’est de laisser le pauvre Sarkozy ramer tout seul ?

                Le PS va encore vous accuser de sarkozysme…
                Même exclu du PS, je reste socialiste. Je le suis depuis 46 ans, donc bien plus longtemps que beaucoup des adhérents actuels, et pas grâce à une carte à 20 balles ! Je voudrais que ce parti, que j’ai servi toute ma vie parce qu’à travers lui je voulais servir la France, sorte à son prochain congrès des propositions sérieuses et courageuses. Qu’il cesse de se demander s’il est libéral ou pas, participatif ou pas… Aujourd’hui, quand on prononce le mot « partage » au PS, combien sortent leur revolver ? Notre sociologie n’est plus celle du pays. François Mitterrand disait que, pour gouverner la France, il faut aimer les Français. Le nombrilisme quotidien ne me paraît pas être la forme d’amour que nos concitoyens attendent des socialistes.

                Après votre exclusion, dans quel groupe allez-vous siéger au Sénat ?
                J’ai adhéré mardi au groupe RDSE, où je retrouve mes amis radicaux de gauche qui, eux, sont de vrais républicains et de vrais laïcs.

                 

                Mais je suis sur que vous allez me demontrer que Charasse est senile.... smiley

                 


                • Jdemnahouby 4 juin 2008 11:02

                  Tenez je vais vous donner une vraie piste pour ce qui est de scandale :

                  Vous savez surement que les grandes surfaces du style CARREFOUR achetent via des centrales d achats et ce sont ces centrales d achats qui bien souvent imposent aux agriculteurs les prix d achats (meme si le marche europeen est fausse du fait des aides europeenes).

                  Mais ce qu il y a de mieux, c est que ces centrales d achats sont en fait la propriete des Carrefours et autres et leurs marges sont a ajouter aux marges que Carrefour et consorts mettent en + !

                  Pour pimenter le tout, il y a tres peu de centrales d achats (3 si j en crois ma soeur), vous imaginez bien qu elles s entendent comme larrons en foire pour se mettre d accord sur les prix de vente ET d achats !

                  La dessus que repond notre geo trouvetou national Sarko ?
                  Permettre l implantation des grandes surfaces en centre ville, et vas y qu en 2 phrases je te detruis le petit commerce de centre ville avec un effet sur les prix NULS.

                  Voila ca c est un scandale !

                   

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