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Accueil du site > Actualités > Politique > Formation des enseignants : reconstruire sur un champ de ruines

Formation des enseignants : reconstruire sur un champ de ruines

Avec 16 000 suppressions de postes pour l'année 2011, et de nouvelles suppressions prévues pour 2012, la rentrée scolaire se déroule dans un climat tendu. Une grève est prévue le 27 septembre pour dénoncer la baisse des effectifs. Terra Nova publie de nouveau sa note d'avril 2011 sur la formation des enseignants, en réitérant son diagnostic : abandonnés aux réalités du terrain sans réelle formation pédagogique, les enseignants ont vu leurs conditions de travail se dégrader. Sous couvert d'améliorer le niveau de leur formation, la mastérisation a provoqué une chute des vocations, alors que se profile une crise majeure du recrutement. La réforme n'a pas su régler la question de la formation initiale des enseignants, moment crucial où se définit le sens de leur mission. Or le métier de professeur s'apprend, sur des bases académiques, et au sein de véritables écoles professionnelles. La formation des enseignants est un investissement, sans lequel il n'est pas de réussite de l'élève et de système éducatif de qualité.

Il est urgent de proposer une sortie à l’impasse destructrice de la « masterisation » pour la formation des enseignants, matérialisée par le passage, décidé et mis en place par le gouvernement, du niveau de recrutement des concours enseignants à bac + 5, sans réelle formation pédagogique. Cette nécessité est d’autant plus forte qu’elle doit aussi répondre à la crise du recrutement qu’elle n’a pas manqué d’aggraver.
 
Pour autant, les formations initiale et continue des professeurs, en vigueur avant la réforme, étaient inadaptées et sous-dimensionnées face aux enjeux de l’école d’aujourd’hui. Faire ce constat, c’est aussi prendre en compte le fait que les modalités de formation initiale du métier conditionnent en grande partie l’image que les futurs professeurs se font de celui-ci. Aussi, notre premier postulat est que le sens de la mission des professeurs se définit d’abord au moment crucial de la formation initiale et de l’entrée dans le métier.
 
Un principe fondamental de notre approche est que le métier de professeur s’apprend de façon méthodique et ordonnée, comme celui d’ingénieur, de médecin ou d’officier de Marine. Il s’apprend à la fois sur d’incontestables bases académiques et au sein d’une école d’application chargée d’encadrer la confrontation avec le réel : les élèves de notre temps, dans une société en évolution.
 
Or, cet apprentissage a un coût et prend du temps. Il faut faire le pari qu’il s’agit d’un investissement rentable pour toute la nation. Il n’est pas un pays en réussite éducative qui n’ait investi fortement dans la sélection et la formation de ses professeurs. Sans enseignants bien formés, il ne peut y avoir de réussite de l’élève, de l’école et de l’éducation.
 
Un raisonnement court en filigrane de notre propos : il s’agit de la nécessité de surmonter l’opposition entre « savoirs académiques » et « compétences professionnelles », qui se cristallise notamment autour de la formation des professeurs, de dépasser l’affrontement entre les « républicains », nécessairement présentés comme des dinosaures promoteurs de savoirs certes élevés mais intransmissibles aux élèves, et les pédagogues, toujours affublés de sobriquets humiliants, militants d’une école vidée de tous savoirs ambitieux. Cette querelle a trop coûté à l’école, mais aussi à la gauche. Celle-ci ne peut rester dans l’ambigüité : un projet éducatif progressiste repose largement sur une formation de qualité des personnels, levier majeur des transformations de l’école française.
 
Pour ce faire, trois options sont possibles, qui nécessitent dans tous les cas de rompre avec la situation actuelle :
 
- Option A : fixer le concours pour les enseignants (admission et admissibilité) à la fin du Master 1ère année (M1). L’année de M2 est composée d’une partie stage pratique, une partie mémoire et une partie découverte des métiers et missions connexes à l’enseignement.
 
- Option B : fixer le concours (admission et admissibilité) à la fin du Master 2ème année (M2). L’année de M1 est composée d’une partie recherche, une partie stages obligatoires de découverte du métier et une partie approche formalisée des politiques éducatives et de la connaissance du monde scolaire. L’année de stage aurait lieu à l’issue du M2, dans un service à mi-temps avec une formation soutenue en école professionnelle.
 
- Option C : appliquer un parcours de formation spécifique aux professeurs des écoles (option A) et aux professeurs du secondaire (option B).
 
Une formation de qualité des personnels enseignants passe par la mise en place de véritables écoles professionnelles : celles-ci piloteraient la formation initiale et continue, en partenariat avec les universités, sur la base de cahiers des charges nationaux.
 
Consulter la note intégrale ici

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16 réactions à cet article    


  • Razzara Razzara 21 septembre 2011 11:58

    Calmos tu es vraiment l’idiot du village !

    Tu sais quoi, je t’invites à passer une semaine avec moi au bahut, histoire que tu puisses juger par toi même de la situation. Ca te tente ?

    Parce que j’en ai un peu ras la cafetière de cette rhétorique sur les enseignants. Un discours bien rodé qui a été fourré dans la caboche des zozos dans ton genre avec l’aide constante des merdias de masse , et que tu répète tel un perroquet !

    Le discours est un peu toujours le même : ’Ah, tu es prof ... Pfff, les profs ça bosse pas, ou si peu, toujours en grève ou en vacances, en plus vous êtes payé tout l’été à passer deux mois au club med !’

    La réponse que je fais systématiquement : ’D’abord nous somme payé sur 10 mois, rémunérés sur 12, donc les deux mois d’été ne sont pas payés en réalité. Quand bien même le salaire est versé sur l’année pleine. Pour le reste, le concours est ouvert à tous. Donc si tu veux les mêmes avantages y qu’à !’

    Et la, je te le donne en mille : ’Ah non, pour rien au monde je ne voudrais me coltiner ce boulot de dingues ! Des mômes à supporter toute la journée, tu vois pas !’ 

    Très explicite non ? Parce que ce sont bien les gamins de tous ceux qui tapent sur les profs de cette façon dont il est question, non ?

    Ah, mais par contre, des parents très préoccupés que leurs enfants soient en classe (pour ne pas les avoir dans les pattes à gérer), ça oui, il y en a plein ! Après les faire bosser, suivre leur travail, etc, etc ... LES EDUQUER, LES ELEVER  ! Non, non hein, ça c’est un boulot pour ces cons qui sont 2 mois en vacances, qui foutent rien, et qui sont toujours prompt à battre le pavé pour défendre des soit disant avantages indus..

    LES PROFS NE SE BATTENT PAS EN PREMIER POUR EUX, MAIS BIEN POUR LES GAMINS ! QUEL IMBÉCILE IL FAUT ÊTRE POUR NE PAS PIGER CA ? CE METIER N’EST PAS UNE PLANQUE, ON LE FAIT AVANT TOUT PARCE QUE L’ON A LA CONVICTION DE L’IMPORTANCE DE TRANSMETTRE DU SAVOIR ET DES CONNAISSANCES ! AUTANT DE CHOSES QUI NE PEUVENT SE FAIRE BIEN QUE SI LES INDIVIDUS QUI SONT ENGAGES DANS CE PROCESSUS (Profs, comme élèves, comme administration) SONT ÉPANOUIS.

    Alors je le redis : venez passer 1 bonne semaine, 1 mois, à voir vos petites têtes blonde in situ avec des profs. Ca vous changera la vie ! 30 à 35 mômes en même temps 5 à 7 heures par jours, et tous le reste ... Ouais allez, venez tester !

    Et pour ne pas faire de jaloux, je propose aussi que les profs aillent faire un stage en entreprise. Histoire de mieux percevoir les contraintes que vivent les parents ... Si je dis cela, c’est parce que, avant d’être prof j’étais en entreprise, et qu’il est manifeste que certains collègues qui n’ont jamais vraiment quitté le milieu scolaire (école, collège, lycée, fac, concours, poste d’enseignant) ont une vision, si non erronée, à tout le moins biaisée, de ce monde.

    A bon entendeur

    Razzara


  • Razzara Razzara 21 septembre 2011 22:30

    Mais Calmos, c’est que c’est vrai que je t’ai touché ... un peu, un peu, mais quand même.

    Parce que tu dis est bien vrai, et rejoint mon propos, en particulier sur le constat final. Ceci-dit, quand tu écris : ’

    Quand j’étais scolarisé et que nous dépassions les bornes , l’Instituteur n’hésitait pas à nous coincer la tête entre ses jambes et à nous donner 2 ou 3 claques sur le cul

    Nous n’avions pas intérêt à ce que cela se sache à la maison.....c’était la trempe assurée’

    Il faut que tu saches que moi aussi j’ai connu ça, l’époque ou t’avais pas intérêt de la ramener avec les adultes. Celle ou tu pouvais te prendre une mornifle juste avant midi parce que t’avais dépassé les bornes (très bien marquées les bornes ...), et une deuxième le soir si ça avait le malheur de filtrer dans l’oreille du daron. Crois moi qu’il y a des jour ou ça me démange au fond de la pogne ... Il m’est même arriver de proposer à un branlotin mal dégrossit de 17 ans d’aller faire un tour sur le parking pour l’aider à calmer ses poussées de testostérone. Mais bon, globalement je m’en tire bien. J’ai le répondant qui va bien, et les mômes me respectent parce que je suis toujours honnête et direct avec eux , pour le positif comme le négatif.

    Mais aujourd’hui, si tu colles un taquet à un môme, ou si les mots que tu emplois dérapent, ou si plus ridiculement tu lui mets une note minable parce que son boulot est minable, si non inexistant .... Attention, très mauvais plan, les emmerdes commencent : parents, administration, inspecteur. Tu passes à la broyeuse, quand bien même le môme t’aurait chié dans les bottes jusqu’à plus soif !

    Un exemple ? Allez : tu vires un gamin qui t’a gonflé à bloc de ton cours (avec travail à faire, à rendre, noté et notice explicative circonstanciée ) et cinq minutes après le patron se pointe avec pour te le faire reprendre ... Yeah ! Je peux te dire que rare son les collègues qui ont alors le culot de dire ’Ok, vous me le ramenez alors que je viens de l’exclure pour des raisons que j’estime absolument justifiées ? Et bien c’est moi qui m’en vais ! Et de faire ton sac pour joindre immédiatement le geste à la parole. Oui, oui, parce que si tu cèdes au boss sur ce coup, tu es mort avec ta classe !

    Un autre : tu colles une sale note à un môme qui t’a rendu un copié-collé pour un travail dont la consigne était clairement de ne pas le faire (je ne forme pas des moines copistes !), les parents débarquent outrés dans le bureau du proviseur : quoi ! mais il a fait le travail ! C’est pas juste ! gna gna gna ! Monsieur machin abuse de son autorité ! Et le patron de te faire mandé pour accepter de modifier ta note en présence des parents .... Mmmmh du bonheur aussi ça ! Je te laisse imaginé à quel genre de prise de tête peu tourner le truc si tu refuses de céder ...

    Ces exemples illustrent parfaitement le genre de situations auxquelles les profs sont confrontés. Et je peu te garantir qu’il te suffit dans avoir 3 ou 4 des biens motivés comme ça sur un effectif de classe pour te pourrir complètement la vie. Il y a parmi mes collègues des gens supers (la majorité), près à se mettre en quatre pour les gamins qui leur sont confiés (oui, les parents nous confient leurs enfants. C’est le terme correct) et qui finissent dingues parce qu’ils sont confrontés à une quadrature du cercle ingérable. 

    Alors oui, il y a plein de choses qui fonctionnent mal dans le système éducatif français, mais je ne crois sincèrement pas qu’il soit le fait des profs. Mêmes si dans cette profession comme d’autres il y a des tocards et des tires-au-flanc.

    Calmos, ce soir tu m’es sympathique. Alors je retire ce qualificatif désobligeant ’d’idiot du village’ et te promets de ne plus l’employer à ton endroit. Mais rassures toi, j’en ai d’autres smiley

    Cordialement à toi

    Razzara


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 septembre 2011 02:29

    Calmos et l’école, ça fait deux.

     smiley


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 22 septembre 2011 02:38

    Sacré chaton pour qui le respect passe fatalement par la violence et l’humiliation corporelle avec « l’Instituteur qui n’hésitait pas à nous coincer la tête entre ses jambes et à nous donner 2 ou 3 claques sur le cul ».

    Et dans la foulée il t’a sodomisé ? Tu as été obligé de lui faire une fellation ? Allez, dis-le, grand malade, je comprendrais mieux ton aversion pour l’école.


  • lesdiguières lesdiguières 2 octobre 2011 13:53

    Mes années 60 - Une histoire vécue, ... au lycée

    http://www.atramenta.net/lire/et-je-baise-tes-levres/35243

    Bonne lecture


  • Tristan Valmour 21 septembre 2011 11:39

    Option D : proposer des UV de professionnalisation dans les facultés (lettres, maths, histoire, sciences, etc.) dès la 1ère année pour les étudiants qui se destinent à enseigner. Un UV de 4 à 8 heures par semaine passées dans un établissement scolaire.

    Coût pour l’Etat : très faible. Besoin uniquement de payer des heures aux enseignants référents ou à un professeur de faculté, coordinateur.

    Bénéfice pour l’étudiant : il saura s’il est fait pour enseigner, si ce métier lui plaît, plutôt que d’attendre 4 ans et se confronter à la situation réelle. Acquisition de compétences de terrain. Attribution d’un bonus au concours.

    Bénéfice pour l’Etat : une main d’œuvre gratuite qui vient suppléer les suppressions de poste.

    Informations supplémentaires : dédoublement de classe, 2h par semaine, où un groupe de 2 à 6 élèves est confié à l’étudiant.

    Suppression de l’agrégation en concours interne et externe qui n’apporte strictement rien aux élèves mais qui coûte cher à l’Etat (agrégé fait 15 h au lieu de 18h et il est payé beaucoup plus qu’un certifié). Plusieurs millions d’euros d’économie.

    Suppression des options théâtre et autres activités de ce type. Les élèves qui veulent faire théâtre peuvent s’inscrire dans un club hors de l’école. Les profs qui veulent enseigner le théâtre peuvent le faire à titre bénévole dans une association, hors de l’école. Le théâtre, c’est très bien, mais pas à l’école.  

    Formation des professeurs à la psychologie de l’éducation et psychologie cognitive.

    Analyse fine des écoles sudbury aux US.

    Le concours est-il nécessaire ? Non. On peut le supprimer. Quelqu’un qui réussit un concours est un bon étudiant. Ca ne signifie pas qu’il deviendra un bon professionnel. C’est toujours le terrain qui décide. Une solide formation universitaire, validée par des diplômes suffit.

    Recrutement des enseignants au niveau local, établissement par établissement, par un collectif composé d’un psychologue, d’enseignants (avec 1 seul syndiqué) qui n’appartiennent pas à l’établissement demandé par le candidat et du chef d’établissement. Un jury dont les membres changent pour éviter tout copinage. Période d’essai de 3 mois, puis « emploi à vie », sauf si faute professionnelle, fainéantise ou incompétence. Dans ce cas, avertissement avec mise à l’épreuve et aide apportée au prof pour se remobiliser. Si échec alors processus de radiation encadré par un collectif. Si suppression de poste pour baisse d’effectif, alors reclassement prioritaire dans un autre établissement, voire dans une autre administration.

    Formation tout au long de la vie, à raison de 2h par semaine.

    Veille pédagogique.

    Demander aux élèves d’apprendre leur cours chez eux avant de le voir en classe (à l’aide des livres scolaires), puis choisir un élève pour pendant 15 minutes faire cours à la classe. Développe le leadership, la compréhension des cours, les capacités d’apprentissage.

    Création d’un site Internet officiel qui recueille les ressources pédagogiques dans toutes les matières, avec obligation pour les professeurs de l’alimenter à raison d’un document tous les deux mois. Professeurs sont rémunérés pour cela.


    • zelectron zelectron 21 septembre 2011 13:14

      Si la gauche reprend le pouvoir ne va-t-elle pas recruter à tour de bras des jeunes profs de gauche en éliminant systématiquement ceux de droite ou modérés ?


      • Kalki Kalki 21 septembre 2011 14:10

         


        d’ailleurs, il y a plus personne qui travail, et aussi les surdiplomés ...

        OH : on la refait comme dans les années 1980 : on dit au ptit cons étudiants qui ont soutenus la gauche, ca va être la fete, tout le monde aura bac + 5, les cons, ont rien compris

        pendant ce temps là on retirait des comptes du chomage des millions de personnes, oh ils sont étudiants, puis on met en place les stages a vie et on est tranquile pendants quelques décennis

        oups désolé, la c’est la fin

        plus personne ne travail



        • ottomatic 21 septembre 2011 14:27

          Décidement les socialistes ne manquent pas de culot ! Se plaindre de la catastrophe scolaire qu’ils ont eu même mis en place...



          • ottomatic 21 septembre 2011 15:09

            Et a ceux qui moissent, j’ai toute ma famille ou presque dans l’éducation national, je sais malheureusement de quoi je parle....


          • Pie 3,14 21 septembre 2011 20:09

            En quoi les socialistes sont-ils responsables des suppressions de postes dans un contexte de croissance démographique ?

            La baisse des postes commence sous Chirac, à partir de 2002 et s’accélère sous Sarkozy, à partir de 2007. Les réformes actuelles ne visent qu’une seule chose, limiter les heures de cours pour les élèves, remplir les classes à ras bord, supprimer au maximum les dispositifs utiles mais coûteux ( RASED, remplacements efficaces, formation des débutants, formation continue,etc...).
            Quant aux salaires, ils sont bloqués depuis 10 ans.
            La politique scolaire publique n’a qu’une logique financière qui favorise de fait le privé sous contrat ou non, le reste n’est que cosmétique. 


          • Pie 3,14 21 septembre 2011 20:22

            J’ai aussi beaucoup d’enseignants dans mon entourage. Ils disent tous que leurs conditions de travail se sont dégradées, que le métier est devenu vraiment difficile, qu’on leur demande de faire plus avec moins sans tenir compte de la réalité.
            Le ministère parle d’aide personnalisée, de pédagogie adaptée à chaque élève, de suivi individuel dans des classes de CP de 30 élèves ( parfois à double niveau), de secondes à 35 et de maternelles à 44...
            Quelle hypocrisie, en fait la logique n’est que financière et tout le monde rame, parents comme enseignants.


          • Ptetmai 21 septembre 2011 16:40

            Soyons honnête


            Il y a de nombreux « professeurs des écoles à recycler » très sérieusement et des inspecteurs aussi. 

            Les gosses ont changé, le méthodes doivent changer surtout face à de nombreux parents manquant d’un minimum d’autorité. 

            Et quand un jeune enseignant veut adapter sa pédagogie à l’année en cours, il est souvent bloqué par ses collègues archaïques de la classe d’avant ou de la classe d’après ou de la classe parallèle et il se résigne à faire comme les autres pour ne pas en plus avoir les parents sur le dos. 

            • lemouton lemouton 21 septembre 2011 17:39

              En France
               il y a environs 800 000 enseignants
              et 62 millions de conseillers qui leur disent comment faire leur boulot...  smiley


              •  C BARRATIER C BARRATIER 21 septembre 2011 20:53

                J’ai connu de très près des écoles professionnelles efficaces, les enseignants y apprenaient à enseigner en présence d’élèves, leurs professeurs prenaient une classe en main devant eux. Les conseillers et inspecteurs d’aujourd’hui se permettent nombreux de conseiller de faire ce qu’ils ne sont pas capables de faire ! (ne pas généraliser quand même)
                Le haut niveau d’études dans la discipline enseignée est indispensable. Quand on domine bien son sujet, on est mieux capable de transmettre, ou plutôt d’aider l’enfant à apprendre. Dans apprendre il y a prendre, ce qu’on appelle parfois les méthodes actives.

                On apprenait à la fois la connaissance de l’enfant, de l’adolescent, de la dynamique du groupe classe, et les méthodes pédagogiques qui « marchaient » dans ces écoles professionnelles ; les Ecoles normales d’Instituteurs, fermées par Napléon 3, rouvertes par la République, fermées à nouveau par PETAIN, rouvertes par la République, fermées par JOSPIN, avec un maître d’oeuvre particulièrement incompétent ; BANCEL, qui ne rêvait que d’en faire des Instituts de l’enseignement dit supérieur (hélas). J’espère que la République rouvrira ces écoles, car on a même fermé les instituts BANCEL JOSPIN.

                Les ENNA (écoles normales nationales d’apprentissage) avaient les mêmes méthodes que les écoles normales d’Instituteurs, appliquées au « Technique ».
                Fermées aussi pour remplir les machins JOSPIN BANCEL.

                L’école évolue vite, ces formations permettaient aux enseignants de toujours savoir bien faire et d’avoir une autorité naturelle et appréciée, d’accompagner naturellement les évolutions.

                Voici une vue des choses qui repose sur pas mal de vécu de ma part :

                « Pédagogie et méthodes actives : le lycée de demain ? »

                http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=198


                • lesdiguières lesdiguières 2 octobre 2011 13:53

                  Mes années 60 - Une histoire vécue, ... au lycée

                  http://www.atramenta.net/lire/et-je-baise-tes-levres/35243

                  Bonne lecture

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