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Accueil du site > Actualités > Politique > France 2007 : « L’écologie au coeur des élections » ?

France 2007 : « L’écologie au coeur des élections » ?

L’année 2007 verra deux élections majeures se succéder, les présidentielles puis le renouvellement de l’assemblée nationale.

Deux élections majeures dans un contexte politique difficile. La course à la présidentielle a vu récemment Nicolas Hulot (Fondation Nicolas Hulot et Planète Nature)menacer de se présenter si le débat ne s’orientait pas plus sur l’enjeu écologique, non pas l’écologie de papa, mais l’écologie qui permettra de sauvegarder les espèces en voie de disparitions, l’Homme compris.

Le Monde 2 de ce week-end titre : « Réchauffement climatique : Et si c’était pire ? », un titre bien accrocheur qui a failli m’envoyer directement sur un journal plus people pour ne pas gâcher mon week-end à moi, surtout que de réchauffement je n’en voyais point, ou plutôt si car j’envisageais déjà d’appuyer sur le bouton marche du chauffage le 12 août. Mais le Monde titrait aussi « La croissance française affiche une forte hausse au 2ème trimestre » et surtout « Les magazines people ouvrent une brèche dans la vie privée des personnalités politiques », j’avais donc la conscience tranquille et pouvais voir Ségolène en maillot sans m’abaisser à acheter Closer ou VSD.

Revenons au Monde 2 et au réchauffement climatique, ce dernier est bien lié à l’activité de l’homme, ceux qui en doutent encore ont des intérêts dans le pétrole, et surtout la production de CO2 le fameux dioxyde de carbone nous tue, comme quand vous décidez de faire tourner votre voiture dans votre garage fermé, l’air finit par manquer.

La Terre c’est pareil sauf qu’il n’y pas d’issue de secours (et aucun pompier extra-terrestre à portée de téléscope).

Cependant ce n’est pas le constat qui m’intéresse ce sont plutôt les solutions. Quelles solutions faut-il mettre en place pour changer la donne, en tout cas pour limiter les dégâts ?

Une seule solution sûre : Réduire drastiquement les émissions de CO2.

Cette solution a plusieurs conséquences dont la première est de sortir de l’ère du Pétrole. Vous voyez tout de suite les implications géopolitiques et économiques que cela entraîne. En fait il n’y a pas de solutions idéales, il faudra sortir du Pétrole et du Nucléaire qui sont des énergies non renouvelables.

Pour les politiques c’est donc un réel casse-tête. Le protocole de Kyoto a été adopté mais que de temps perdus.

Avec 2007, une solution se profile t’elle via le politique ?

Oui et non, oui car les Français sont sensibles aux problèmes de réchauffement climatique et non car ils ne sont pas prêts sauf si...

Sauf si la France décide de se spécialiser dans les énergies renouvelables, solaire, éolien, géothermie, énergie marémotrice et piles à combustibles. En effet en décidant par exemple de changer la production énergétique de la France c’est l’économie entière qui peut voir ses bases se modifier. Mais pour cela il faut un débat d’envergure national.

En modifiant la structure de l’économie nous pouvons aussi créer de l’emploi, grâce à une croissance « verte ».

Mais la plus grande révolution doit venir des citoyens, c’est à vous qu’il appartient de montrer que l’avenir de notre planète vous intéresse, que l’avenir de vos enfants et petits enfants vous intéresse.

C’est à vous de choisir des produits dont les emballages sont réduits, c’est à vous de choisir les produits les plus adaptés à l’environnement. C’est à vous de choisir les transports en communs, de dépenser plus en panneaux solaires, en isolations, de bien faire votre tri sélectif, d’aller à l’école à pied...

Un autre « grand » de l’écologie en a conscience il a créé Good Planet et il est célèbre pour sa Terre Vue du Ciel, c’est Yann Arthus Bertrand, pour qui seule une prise de conscience collective permettra de changer nos comportements. Et les pouvoirs publics (Éducation Nationale et les grandes entreprises ne sont pas en reste, en effet la menace est sérieuse, la menace de changement climatique c’est aussi une menace pour l’économie, mais une entreprise seule, aussi riche soit elle ne peut pas proposer une voiture propre (par exemple) sans qu’elle trouve d’acheteurs prêts à payer plus chère l’innovation technologique et le gain écologique car le gain économique ne sera pas présent au départ. C’est en partie pour cela que l’on retrouve l’Education Nationale, l’Ademe, les grandes entreprises dans les campagnes de sensibilisations. Parce que tout ne peux et ne dois pas venir de l’Etat, mais des citoyens.

Les intérêts des uns et des autres sont convergents, mais sans débat public pas de prise de conscience et sans prise de conscience il n’y pas moyen de proposer et de mettre en oeuvre des solutions politiques ambitieuses pour préserver notre Terre.

Yann Arthus Bertrand m’a écrit un petit mot sur un carton d’invitation

« Regarde la Terre te parles »

J’ai l’impression qu’elle crie au secours et que nous sommes sourds à cet appel alors que l’humanité est fortement menacée par elle-même.

Alors je rejoins sur ce point Nicolas Hulot il faut que l’écologie soit au coeur des élections de 2007.


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38 réactions à cet article    


  • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 11:34

    Malheureusement, je ne pense pas que ça arrivera. Les thèmes à 8 mois des élections ne sont guère fiables.

    Il y aura 3 thèmes de certains : la sécurité, le travail (et l’immigration) et l’éducation. Il y a un an, on nous promettait de parler d’Europe durant la campagne. Mais tout le monde s’en fout désormais.

    Alors pour un sujet encore plus sage (ça ne déclenche pas de passion chez la majorité), comme le dérèglement climatique, la fin du pétrole ou les OGM, je ne vois personne qui pèsera assez lourd dans cette campagne (telle qu’elle a l’air de se lancer) pour imposer ces thèmes dans le débat public.


    • Globalia (---.---.212.160) 16 août 2006 11:56

      « Il y aura 3 thèmes de certains : la sécurité, le travail (et l’immigration) et l’éducation. »

      Pour les deux premiers je suis d’accord mais pour le troisième, j’ai de sérieux doutes. Depuis quand ça intéresse les gens l’éducation ?


    • _Nada (---.---.8.86) 16 août 2006 19:11

      A mon avis, tel que c’est parti, les thèmes vont (encore) être plus restrictifs :
      — > sécurité et immigration (cela ne vous rapelle rien ?)

      Pour le reste, pour chaque candidat :
      — > montrer sa belle « tronche »
      — > faire plaisir à tout le monde
      — > convaincre qu’on est un winner
      — > ah et depuis cette année, une dose de com people pour dire « je suis cool, je suis monsieur tout le monde, je vais en vacances, je suis comme vous ».

      Ah, et puis j’oubliais :
      — > clivage DROITE vs GAUCHE comme d’habitude .... sans même savoir définir ce qu’est être de DROITE ou être de GAUCHE.

      Voila. Rien de nouveau dans ces futures élections... bien malheureusement.


    • Pierre M. (---.---.69.241) 16 août 2006 12:04

      @ l’auteur

      100% d’accord avec ce que vous dites. Si je pense que les politiques ne sont pas prets a integrer l’ecologie au debats de 2007, je reste par contre convaincu que c’est en chacun de nous que se trouve la solution. C’est le consommateur, par ses achats et ses attentes qui pourra faire que les voitures surpuissantes, les produits suremballes seront delaisses au profit de produits plus respectueux de l’environnement.

      Et bien qu’etant pessimiste quand je parle de la capacite de changement du consommateur (on fait tout pour qu’il continue a faire tourner la machine a consommer, source de croissance, miam miam), je vois que tous n’est pas noir : qui aurait pu predire en 1990 qu’en 2006, 20% des dechets seraient recycles (biologiquement ou par reutilisation matiere -chiffres ademe 2005-) On commence egalement a voir de la pub ventant les vertues de produits plus propres...

      Ce n’est qu’une fois que l’electeur se sera interesse a l’ecologie que le politique s’y interessera alors. C’est encore a nous de faire le travail smiley (dans pas mal de domaine c’est pas si complique que ca)

      PIERRE


      • Dje (---.---.50.105) 16 août 2006 12:37

        pour stoper l’utilisation du petrol et du nucleaire ils va faloir plus que une modification de nos comportement de con-sommateur pour nous en debarasser il y a de tres gros interret en jeux et la necessaiter d’un homme politique fort et integre va etre necessaire pour forcer les entreprises (car elle aussi doive faire le changemetn et sont encore plus recalsitrante que le con-sommateur a faire les depense necesaire)

        sans parler de total ou autre entreprise petrol-chimique qui voyen dans le petrole leur seule manne c’est entreprise sont acctuellemetn dangereiuse car elle vount continuer a lutter pour vendre leur petrole Or nous devron stoper sont utilisation avant que nous ne mourrons tous.


        • Pierre M. (---.---.69.241) 16 août 2006 14:41

          @ Dje

          Meme s’il est vrai que les grandes entreprises perochimiques ont un pouvoir faramineux, je pense qu’il ne faut pas sous-estimer le pouvoir du consommateur. En ca, les americains ont bien compris le poids de leur mode de consommation. Ainsi, si une entreprise fait qqchose qui ne plait pas (j’ai l’exemple d’une industrie petroliere qui etait a l’origine d’une maree noire... sur les cotes americaines) les consommateurs boycottent. Et autant dire que quand une entreprise fait pendant un mois 10% de son CA habituel, elle reflechit a deux fois avant de recommencer la connerie.

          Je pense que le pb est plutot dans la volonte de chacun de faire evoluer les choses. En effet, il est plus facile de se cacher derriere un homme politique qui prendra les coups quand sa reforme ne plaira pas (elle deplaira forcement a qqun et surement a la majorite) plutot que bouger son cul de devant la tele et d’aller faire ses courses en velo...

          Faut savoir prendre sur soit. Quand on pense au niveau de vie des 3/4 des gens de cette planete, on se dit qu’on peut bien faire quelque conscessions sur le notre...


        • gerardlionel (---.---.195.197) 16 août 2006 13:16

          Je crois bien que l ’« Histoire » nous montre ce que l’on peut éspèrer de l’éspèce humaine !... Nous connaissons l’impact de nos activités sur la planète mais l’immense force d’inertie des systèmes en cause : climat, production, consommation...emportera les tentatives d’efforts généraux(Kyoto) ou particuliers, comme des fétus de paille ! Il est déjà trop tard ; comment imaginer les USA renonçant à leur mode de vie ? Comment demander/interdire aux milliards de chinois et d’indiens de renoncer à la « modernité » ! Même des notions comme la décroissance ne pésent rien dans les medias contre la fameuse « croissance »... Vous l’aurez compris, je suis très pessimiste !


          • Offset (---.---.240.214) 16 août 2006 13:58

            « Sauf si la France décide de se spécialiser dans les énergies renouvelables, solaire, éolien, géothermie, énergie marémotrice et piles à combustibles. »

            Faut que l’on commence déjà a s’y mettre. Avant de se spécialiser, il faudrait peut être arrêter d’interdire dans la loi les energies renouvellables et les conbustibles propres. Après on s’étonne que ca ne se développe pas.

            « En effet en décidant par exemple de changer la production énergétique de la France c’est l’économie entière qui peut voir ses bases se modifier. »

            Wahou ... Cool on va tout changer ...

            « Mais pour cela il faut un débat d’envergure national. »

            Ha ... Je me disais bien aussi. Courageux mais pas téméraire. Dès que j’entend « d’envergure nationale », ca me fait penser a des commissions créé sans réel but, qui vont produire des documents qui ne seront pas lu et dont tout le monde se fou. Et dans 5 ans peut être, quand on aura pas le choix, les choses changeront pas la force des choses. Pourquoi vous voulez forcement que cela soit d’envergure nationale ? Vous pouvez pas laisser les gens faire des actions plus locales ? L’envergure nationale, c’est quand on sait pas ce qu’on fait exactement, que l’on sait pas où l’on va, mais on est sur, on a envie de faire quelque chose. Donc pour éviter de prendre des responsabilités, on se place au niveau national, et on se dit qu’il y aura bien quelqu’un qui va trouver des solutions à notre place.

            « C’est en partie pour cela que l’on retrouve l’Education Nationale, l’Ademe, les grandes entreprises dans les campagnes de sensibilisations. Parce que tout ne peux et ne dois pas venir de l’Etat, mais des citoyens. »

            Cette phrase est magnifique. l’EN et l’Ademe representent des actions venant des citoyens ! C’est hilarant. Vous m’auriez cité des associations, des fondations, oui vous auriez pu dire ca, mais l’EN et l’Ademe ! De plus, le comble du ridicule, vous les séparez de l’Etat.


            • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 15:16

              Commentaire plutôt désagréable et d’une mauvaise foi étonnante. Juste un exemple :

              Personne n’a dit que l’Education Nationale ou l’ADEME ne relevaient pas de l’état, mais que c’était bien plutôt des partenaires pertinents pour le changement des mentalités et des pratiques individuelles.


            • Offset (---.---.240.214) 16 août 2006 15:31

              Désagréable ? Parce qu’il ne va pas dans votre sens ?

              En quoi l’EN est un bon partenaire ? Pour manipuler ... heu éduquer les jeunes têtes blondes.

              Je ne remet pas en cause le réchauffement climatique, ni les changement qui vont arriver dans les années qui viennet, mais je remet en cause le fait qu’il faut toujours que les gens parlent a la place des autres. Du style : « il faut obliger tout le monde ». « d’envergure nationale ». Je sais que vous êtes très intelligent, même plus intelligent que les autres, et qu’il faut expliquer aux autres ce qu’il faut faire, pour leur bien. Le problème, c’est que 60 millions de Francais pensent comme vous, et qu’au final, personne se prend en main, et personne fait rien.


            • faxtronic (---.---.127.45) 16 août 2006 15:09

              Ah la la. Changez la structure de l’economie francaise en economie verte, setipabosamadame ! Deja, certain me diront :« Encore faut il que l’économie francaise ait une structure... », mais je ne dirait pas cela.

              En effet il faudra bien que nous nous adaptions. En belgique, les sacs poubelles sont payants, environ 2euros le sac poubelle. Mon principale dechet c’est la litiere pour chat et le plastique, putain de plastique. Le reste est recycle ou trie, par ce que c’est cher.

              Il faut autoriser les biocarburants, quitte a les taxer comme le petrole. Il faut encourager encore la recherche dans le solaire, car c’est toujours aussi cher et inefficace.

              Il faut trier et recycler les metaux, les materiaux de constructions, le bois, le plastique, le caoutchouc, comme pendant la guerre. Mais pour cela il faut que cela soit rentable economiquement.


              • Philippe VIGNEAU (---.---.82.128) 16 août 2006 15:31

                et bien moi je pense que l’ecologie sera au coeur de la campagne presidentielle 2007 : la faute au futur grand succes a la candidature de Nicolas Hulot... on verra de toute facon c’est encore loin tout ca...


                • Tom Tom (---.---.117.34) 16 août 2006 17:32

                  « Une seule solution sûre : Réduire drastiquement les émissions de CO2. »

                  — > Arretez de manger de la viande (élevage = 30% des emission de CO2.) 30% c’est drastique.


                  • (---.---.107.66) 16 août 2006 18:12

                    Voir par exemple cette page et le passage qui explique que, effectivement, c’est pas mal de manger moins de viande (si on ne veut pas arrêter totalement)...


                  • androsace (---.---.68.210) 16 août 2006 17:37

                    Le problème insoluble est toujours le même : Les questions fondamentales concernant l’environnement s’inscrivent sur des actions à long terme, alors que le politique agit dans le cours terme. Il est très difficile de convaincre les électeurs sur des sujets dont l’échelle temps est au moins de 20 ans. Ceux qui interesse les électeurs ( ils ont raisons ), c’est quelle est l’augmentation du SMIC, la baisse du chomage demain.


                    • _Nada (---.---.8.86) 16 août 2006 19:18

                      J’adhère à votre commentaire.

                      Je rajouterais cependant la remarque suivante.

                      Plus que « il est très difficile de convaincre les électeurs », je dirais (hormis N. Hulot bien sûr), « il est très difficile de prendre le risque de vouloir tenter de convaincre les électeurs ».

                      Pourquoi un homme politique (parmis les éléphants) aborderait ce thème (avec des vrais mesures chiffrées, des objectifs chiffrables) quand il sait qu’une campagne présidentielle doit s’en tenir à remporter les voix sur des idées simple(simplistes) et des promesses vaseuses ?


                    • Zamenhof (---.---.193.160) 16 août 2006 18:13

                      Et en plus les « écologistes » français sont tellement déglingués, carpettes qui ont trop peur de paraître « irréalistes » et de déplaire aux lobbys, attrappe-tout qui ont un avis sur tout sauf sur l’écologie, ambitions personelles qui se déchirent à belles dents. Pendant ce temps là les enjeux et les perspectives deviennent de plus en plus radicales ; la réflexion ne se fait qu’en dehors de cercles politiques, les milieux (écologiques) politiques sont complètement sclérosés. On est loin de René Dumont !


                      • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 18:58

                        Les écolos ont pleins de défaut, mais de là à dire qu’ils ont un avis sur tout sauf sur l’écologie... Il y a de la marge !

                        Non, un des problèmes majeurs est l’absence de communication efficace. Le débat d’idée chez les Verts par exemple est retransmis nulle part. Pourtant, prôner le développement soutenable, ce n’est pas sans poser des problèmes concrets devant les modèles de développement des pays en voie de développement, qui veulent de la croissance à faible coût sur le court terme (très polluants donc).

                        Que faut-il faire alors ? Leur refuser de se développer pour la lutte contre le dérèglement climatique ? Ou les laisser faire ? C’est tout le sens des négociations à Montréal pour la suite de Kyoto.

                        Mais ce genre de questions n’apparaissent malheureusement pas dans les débats en France, alors qu’il existe à Greenpeace, dans les partis écolos, etc.

                        On peut se consoler en pensant que ces sont des mouvements jeunes, avec relativement peu de professionnels de la politique par rapport aux autres partis. En attendant, c’est la cause écologiste qui en pâtit.


                      • (---.---.9.238) 16 août 2006 19:01

                        Penser globalement et agir localement, je n’invente pas le mot d’ordre des écolos. Le problème, c’est que les Présidentielles sont le centre d’un tohu-bohu médiatique, mais le niveau national :

                        1/ paraît peu pertinent en matière de prévention climatologique ;

                        2/ n’apparaît pas plus pertinent en matière d’action citoyenne. Il ne suffira pas d’un discours pour rayer la tradition bonapartiste.

                        Le niveau national est adapté à quoi ? A pas grand chose, et en matière d’écologie c’est tout à fait évident. Sauf à croire que la publicité et la compassion peuvent tenir lieu de politique.


                        • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 19:13

                          L’échelon national n’est pas le plus pertinent pour la lutte contre le dérèglement climatique : cela dit, il reste pertinent quand même.

                          Pour vous en convaincre, jetez un coup d’oeil sur ce site qui revendique clairement ce qu’on peut faire au niveau national :

                          Résidentiel tertiaire
                          - Mesure 1 : Réglementation thermique dans les bâtiments neufs et anciens pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire

                          Transport
                          - Mesure 2 : Baisse généralisée des vitesses sur les routes
                          - Mesure 3 : Transférer les recettes du stationnement payant aux collectivités locales pour financer les modes de transports sobres en carbone
                          - Mesure 4 : Réduire la consommation unitaire des véhicules

                          Economie d’électricité
                          - Mesure 5 : Pour des appareils électriques économes en énergie

                          Agriculture
                          - Mesure 6 : Réglementation sur les excédents azotés

                          Information
                          - Mesure 7 : Réglementation sur les publicités énergivores

                          Formation
                          - Mesure 8 : Former les professionnels aux enjeux du changement climatique

                          Institutions financières
                          - Mesure 9 : Arrêter les financements publics des énergies fossiles au profit des projets sobres en carbone

                          Portée générale
                          - Mesure 10 : Réforme fiscale écologique


                        • _Nada (---.---.8.86) 16 août 2006 19:34

                          Gilles, je me permets de reprendre vos propositions en incluant mes commentaires.

                          Résidentiel tertiaire Mesure 1 : Réglementation thermique dans les bâtiments neufs et anciens pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire

                          — > Oui. Par contre, compte tenu des prix actuels de l’immobilier, cela va être dur de faire passer une « autre » augmentation du coût due à des équipements nouveaux.

                          Transport Mesure 2 : Baisse généralisée des vitesses sur les routes

                          — > Pourquoi pas. Pensons également à ne plus favoriser le transort routier au détriment du féroutage.

                          Mesure 3 : Transférer les recettes du stationnement payant aux collectivités locales pour financer les modes de transports sobres en carbone.

                          — > Oui. Cependant, le développement des transports en communs propres est un peu teinté du syndrome « bobo ». OK pour les grosses agglomérations, où cela revêt une nécessité indéniable. Par contre, en zone rurale (ce qui signifie en France quasiment en dehors de Paris et sa Région) :
                          — > l’augmentation des loyers dans les villes ou subsiste encore une activité économique
                          — > la mobilité géographique professionnelle accrue
                          — > ... tendent à accroitre de manière importante le nombre de km parcourus par les personnes qui vont au boulot tous les jours (en zone rurale) ... et sans avoir possibilité d’avoir recours à des transports en commun. Que faire alors ?

                          Mesure 4 : Réduire la consommation unitaire des véhicules
                          — > Oui. Pour cela, il faudrait également que le gouvernement donne l’impulsion, par l’autorisation d’usage des carburants verts par exemple. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

                          Economie d’électricité Mesure 5 : Pour des appareils électriques économes en énergie.
                          — > Oui

                          Agriculture Mesure 6 : Réglementation sur les excédents azotés.
                          — > Pas seulement la dessus. Quid des surconsommation d’eau dues à l’arrosage intensif des cultures de maïs (c’est un exemple) ?? Les régions ou l’arrosage intensif est avéré sont curieusement les mêmes que celles ou les effets de la sécherre sont récurents. Etonnant non ? Un (j’ai bien dis UN) agriculteur pouvant consommer 250000 m3 d’eau en une année (source reportage « Lundi Investigation » sur Canal+) ... tout cela, subventionné par la PAC !!!
                          — > D’une manière générale, sur le plan de l’agriculture, il faudrait arrêter de favoriser les agricultures intensives, très consommatrices de ressources (pesticides, eau, ...).

                          Information Mesure 7 : Réglementation sur les publicités énergivores
                          — > OUI, 3 fois OUI. Arrêtons les tonnes de publicités papier qui font le chemin imprimerie—>boite aux lettres—> poubelle !!!

                          Formation Mesure 8 : Former les professionnels aux enjeux du changement climatique OUI. Enfin, s’il n’y a personne pour les faire travailler (administration ou entreprises privées) ...

                          Institutions financières Mesure 9 : Arrêter les financements publics des énergies fossiles au profit des projets sobres en carbone
                          — > ??

                          Portée générale Mesure 10 : Réforme fiscale écologique
                          — > C’est bien tout le problème. Que mettre dedans ? Financé par qui ?


                        • (---.---.9.238) 16 août 2006 19:55

                          Je les approuve toutes et j’en ajouterai encore bien un peu pour lutter contre les méfaits de la publicité et de la propagande (dont le culte de la croissance).

                          Néanmoins, il faut aussi être cohérent. Nous avons besoin d’une action publique plus efficace et donc il est nécessaire de faire sauter le mythe de la centralité monopolistique de l’Etat-nation quasi-surnaturelle dans la politique. Il est aussi important de souligner que la politique réelle échappe à la dimension nationale, ce que les problèmes écologiques montrent avec pas mal d’évidence, que de valoriser ce que l’on peut intégrer dans ce cadre national. L’un n’empêche pas l’autre, mais je voulais souligner qu’il faut être audible et ne pas forcément se jeter sans recul dans l’exercice électoral.


                        • (---.---.144.116) 16 août 2006 19:48

                          Bah,

                          Si 15000 morts dus à la canicule en 2003 n’ont pas fait bouger les politiques, c’est pas durant les élections que ca va bouger. Au mieux, si Nicolas Hulot se présente, les autres vont nous abreuver de promesses qui seront tout de suite oubliées sitôt élus.

                          La seule chose qui nous reste est donc justement d’agir comme consommateurs responsables, c’est un domaine ou il y a de plus en plus d’expériences positives, en france et dans le monde y compris au Canada (voir www.atestrie.com par exemple).


                          • faxtronic (---.---.127.45) 17 août 2006 11:18

                            Ah si, cela a fait bouge les chose. Pour la canicule 2006, il y a une centaine de morts, c’est tout. Et que des gens promis de toute maniere a une mort prochaine. Il y a meme eu des morts du a l’hyperhydratation, waarf. Donc le monde s’adapte, pas de panique.


                          • La Taverne des Poètes 16 août 2006 21:38

                            Elle se demande où est passé / Celui qui l’a peinte de vert/ Avec du bleu l’a façonnée / Puis l’a lancée dans l’univers.

                            Elle se demande où est partie / La bonne fée reine des arts / Celle qui lui a donné vie / Puis qui a rompu ses amarres.

                            La Terre croupit dans l’espace / Elle interroge l’univers / les hommes ont bien souillé sa face : / Elle voudrait changer d’atmosphère.


                            • Serge Weidmann (---.---.253.230) 16 août 2006 23:10

                              L’élection du Président de la République, c’est élire celui ou celle qui devra guider la destinée des Français pendant 5 ans.

                              Cela n’a rien à voir avec les phantasmes apocalyptiques de soi-disant écologistes auto-proclamés.


                              • Serge Weidmann (---.---.253.230) 16 août 2006 23:12

                                Suite :

                                Lire ce que j’en pense avec plus de détails sur mon blog : http://ventdauvergne.canalblog.com

                                article intitulé : « Pas de vacances pour Mr Hulot »


                              • Bulgroz (---.---.8.193) 16 août 2006 23:16

                                Vu, pas mal le site.

                                C’est Charasse qui sponsorise ?


                              • mathieu (---.---.188.187) 16 août 2006 23:43

                                le monde part en lambeau, l’espece humain dont je fait malheureusement est en train d’ouvrir les porte de l’enfer. je crain fort qu’il soit trop tard, les gens ont une haine envers les autres, le monde veut tout detruire. Mais la graine est planté et le mande changera, et personne ne pourrai faire contre sa. Soit notre espece s’adapte soit elle disparaitra, de nouvelles especes apparaissent et de toute maniere ce monde humain je ne peut plus l’accepter et toujours je lui dirai non. Maintenant la vrai affirmation : Le monde ne sera pas detruit tant que vous ne le voudrez pas, il sera simplement different, il n’y a aucune raison d’avoir peur, il faut s’adapté et changer, peut etre que je le jour de la renaissance viendra et je reprendrai espoir, et le dementelement du monde ne se fera pas, mais je ne crois pas que les choses changeront et on va detruire ce monde qui nous detruira et les tenebres viendront et une fois la 6 eme extinction massive d’espece terminé et bien de nouvelles especes prendront la place de celle presente et un jour qui sait une nouvelle race qui aura notre role et peut etre ne fera t’elle pas les memes choix que nous, qui nous emmenent au suicide de l’humanité entiere.


                                • (---.---.107.65) 17 août 2006 10:36

                                  Apparemment t’es mûr pour te faire embrigader dans une secte là, t’as l’air d’en avoir le profil psychologique. Reviens sur Terre et reprend le contrôle de toi-même, tout seul ! Et fais des phrases plus courtes déjà... !


                                • (---.---.162.15) 17 août 2006 00:54

                                  Nous avons là une bizarre façon de parler d’environnement en omettant un point concret sur lequel il est facile de prendre position : interdiction des O.G.M..

                                  Am.


                                  • faxtronic (---.---.127.45) 17 août 2006 11:19

                                    autorisation des OGM tu voulais dire ?


                                  • (---.---.144.116) 17 août 2006 18:40

                                    « Ah si, cela a fait bouge les chose. Pour la canicule 2006, il y a une centaine de morts, c’est tout. Et que des gens promis de toute maniere a une mort prochaine. Il y a meme eu des morts du a l’hyperhydratation, waarf. Donc le monde s’adapte, pas de panique. »

                                    Ouais, en mettant des climatisateurs qui émettent des GES et en rajoutant un plan canicule et un bureau supplémentaire dans leur institut de veille, ou les gaziers ne sont capables de traiter que des crises prévisibles (les situations de crise étant par définition imprévisibles).


                                    • marc (---.---.25.108) 17 août 2006 18:47

                                      Pour une fois que l’on parle d’écologie ne boudons pas !

                                      Cependant, restons réalistes :

                                      Nicolas Hulo ? Ecologiste ?

                                      Sans doute oublie t’il les milliers de litres de kérozène brulés par son hélicoptère pendant ses émissions tv.

                                      Il oublie peut-être aussi d’avoir un programme, non ?

                                      A moins que la vente de ses produits dérivés (qui eux n’ont rien d’écolo) ne rapporte plus suffisemment ?

                                      Soyons sérieux ! Ecologie oui, mais avec un vrai candidat !


                                      • Rudy (---.---.104.182) 19 août 2006 12:01

                                        Bien sûr que faire connaître la nature est une activité en elle même polluante . Elle doit être compensée . Cela n’empêche pas que le candidat écologique doit être présent sur la scène politique des élections présidentielles 2007 .


                                        • philippe (---.---.255.65) 22 août 2006 23:58

                                          reprenons un peu nos bases d’économies. Le consommateur cherchera obtenir le plus possible de l’argent qu’il dépense. En conséquence, ledit consommateur isole sa maison etc... si c’est financièrement rentable. un gouvernement ayant une vision claire de l’avenir souhaité maniera l’outil fiscal (dans les 2 sens) pour mener le pays vers l’objectif. c’est le cas depuis peu en France aussi, et les résultats sont encourageants.

                                          Malheureusement, le bilan est faussé par le prix artificiellement bas de l’électricité, qui n’inclut pas les couts futurs du stockage des déchêts nucléaires, ni aucune taxe sur les combustibles utilisés. EDF gaspille 70% de l’énergie primaire, et ne livre que 30%. les panaches de vapeur et autres dégagements de chaleur représentent plus d’énergie que nos importations de pétrole.

                                          Aujourd’hui, nous avons la responsabilité de réduire notre impact sur la nature, mais nos choix sont détournés par des informations fausses, la première information étant financière. Un système de taxation unifié pour toutes les énergies et tous les acteurs me parait indispensable pour nous permettre de faire les choix justes.

                                          quelle que soit l’issue des élections, la situation est suffisemment grave pour qu’aucun parti n’ose faire l’impasse. mais aurons-nous une vraie liberté de choix ou continuera-t-on à nous duper ?


                                          • Gerald (---.---.213.111) 28 août 2006 10:53

                                            @ l’auteur et aux autres

                                            Le problème dans cet article et le fond de la discussion, c’est qu’on mélange deux choses : - d’une part un choix politique où il va falloir choisir une personne qui va tenter de faire un tout petit peu évoluer les choses face à une administration qui, elle, a le temps devant elle et qui sait enterrer les décisions qui ne lui plaisent pas, surtout si elles n’ont pas fait l’objet d’un gros débat médiatique
                                            - d’autre part une préocupation à l’échelle planétaire. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si la conférence de Kyoto qui a débouché sur le Protocole du même nom était internationale. Malheureusement, on sait que les instances internationales sont peu efficaces (cf.l’ONU ou l’OMC).

                                            Que peut-on donc faire ? A l’échelle européenne, on peut faire beaucoup car nous sommes reponsables d’environ 25% des émissions de CO2. Par exemple : décider d’une taxe supplémentaire européenne de l’ordre de 0,5€ par litre (ou plus) sur les carburants fossiles et utiliser le produit de la taxe pour subventionner les énergies renouvelables qui, POUR LE MOMENT, ne sont pas encore compétitives. Ceci est particulièrement bénéfique : un carburant cher, dissuade de l’utiliser et des subventions importantes européennes permettent d’agir. Et tout le monde bénéficie des mêmes aides contrairement à ce qui se passe aujourd’hui où pratiquement seule l’Allemagne a décidé de tarifs de rachat des kWH renouvelables suffisamment élevés pour développer les filières correspondantes.

                                            Par contre, au niveau mondial, je suis très pessimiste : en effet, la raréfaction du pétrole va entrainer une augmentation des prix du brut qui donneront encore plus de moyens financiers à des pays dont le but avoué pour certains, inavoué pour d’autres, est de détruire l’Occident. Comme il y aura toujours de « bonnes âmes » pour fournir tout l’armement que désirent ces pays, l’avenir s’avère sombre.

                                            Une dernière remarque particulièrement inquiétante : une bonne partie de nos problèmes vient de ce que la terre ne peut faire vivre décemment autant d’êtres humains. On dit cela plus élégamment en affirmant qu’il faudrait 7 planètes pour que les 6,5 milliards d’hommes vivent comme des californiens. Une affirmation plus proche de la vérité est : pour que tout le monde vive comme des européens, disons, il ne faut pas que nous dépassions 3-4 milliards d’êtres humains sur la terre. ce qui pose un problème éthique d’une dimension jamais affrontée par l’humanité. Il n’y a pas de solution « humaine », car même une politique de natalité à la chinoise pour l’Inde, l’Afrique et les pays musulmans n’aurait pas d’effets assez rapides. Je laisse à chacun le soin d’imaginer des scénarios tous plus dramatiques les uns que les autres, mais dont l’un se déroulera forcément. L’histoire de notre planète regorge de disparitions partielles ou totales d’espèces qui avaient trop proliféré. Mon seul espoir, c’est que, devant le gouffre, les hommes sauront éviter l’extinction.


                                            • Patrice (---.---.42.18) 24 septembre 2006 19:38

                                              Je suis à peu près d’accord avec vous tous. Pour ma part, j’oscille régulièrement entre pessimisme (dès que le mercure dépasse 25 ou 30 degrés) et optimisme lorsque je songe aux quantités d’énergie qu’on brûle pour produire des biens dont on pourrait se passer d’un claquement de doigt (40kgs de pub par ménage par an, emballage, suremballages, les jetables : appareils photo, mouchoirs, serviettes, stylos, les modes qui nous font jeter le démodé, la pléthore de vêtements de chacun, les fruits hors saison, les produits du bouts du monde, les vacances au bout du monde toutes les trois semaines, les week-end à la mer, le transport routier, aérien, maritime, ferroviaire pour transporter toutes les conneries futiles, la télé vecteur principal de bêtise, l’internet aussi parfois...). Je force un peu le trait intentionnellement.

                                              Il faut se mettre en tête que lors du choc énergétique inéluctable à venir (et pourvu qu’il vienne vite) si on limite la consommation humaine au strict nécessaire, au vital (un peu d’eau, un peu de blé, un peu de viande) on peut aisément nourrir 7 milliards d’humains. Selon la FAO les humains produisent actuellement environ 20% de produits alimentaires de plus qu’il n’en faudrait pour nous nourrir tous. Le pb étant que ces « marchandises » ne sont pas produites là où elle devraient l’être et que les règles du commerce non respectées faussent tout (les africans achètent du riz européen subventionné car il est moins cher que celui produit sur leur terres, ce qui met quantités de gens au chômage, gens qui vont renforcer encore les masses vivant dans les bidons ville, dépendantes de notre aide de pays « riches »). Nous produisons assez, mais mal et sans aucune consience. Le seul but est le profit.

                                              Je suis d’accord avec la thèse soutenue par nombre d’experts en énergies : Le choc sera d’autant plus rude que nous serons mal préparés, encore trop dépandants des ressources fossiles. Mais les survivants au choc (car cela va générer le chaos par endroit) auront, à moyen terme, une vie meilleure que la notre car de nouveau tournée vers l’essentiel et le naturel.

                                              Tout cela, de nombreux hommes politiques en sont informés (ils en parlent dans leurs discours ou leurs livres) : BAYROU, les Verts, Ségo, Corinne Lepage, mais aussi Hulot, Bové et d’autres moins connus. Je pense qu’il sera difficile de faire l’impasse sur ce thème. Je le souhaite de tout coeur en tout cas. Et pour ma part, je voterai Ecolo mais je ne sais pas encore lequel.

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